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                    <text>��Vol. XXIII.

Octobre-Décembre 1921

FERl!N GOXZALEZ D.\~ Ll CHRONIOUE J,tONAISE
(Suile •.)

Il convienl de bien élablir a présenl l'affinilé des inlerpolalions qui, dans nolre chroniquc, sonl relatives a Doña Sanc~a,
avec les Généalogies qui figurenl dans les inemes manuscrils
A 189 el G I de l'Académie de l'Hisloire el que j'ai reproduiles
a la suite. Nous remarquerons d'abord que les Généalogies
énumerenl dans des termes prcsque identiques les lrois
mariages de coite princesse :
Domina Sanclia uxor fuit Ordonii imperaloris Legionensis.
Postea habuit virum Albarum Harramelliz, comilem de Alaua. Ad
ultimum fuit uxor Fernandi comitis.

Dans le lexle de Silos, il n'est queslion que d'une seule
femme d'Ordoño III: Urraca, filie du comlc Ferdinand (S 62
el 6'¡ de Silos, 69 el 71 de la Chronique Iéon. ). La rédaclion
de Sampiro (S 25, reproduile par la Chronique léonaise, S ¡o),
insiste sur la répudialion, simplement · menlionnéc d'une
fa\;on équivoque, el ajoule qu'Ordoño épousa une aulre femme,
Gehira, donl il eul Bermuda (II) « celui qui fol podagre ".
D'Alvar llarramelliz, pas un mol, pas plus dans Sampiro que
daos Silos. Du mariage du comle avec Sancha, pas davanlage.
Pourlanl, que la femme de Fernán González se soil appelée
Sancha, c'esl ce que nous apprennenl des documents ou elle
figure a colé de son mari (nous verrons Iesquels).
Quanl a Alvar Harramelliz, ce n'esl pas un personnage
imaginaire; nous le voyons menlionné dans une charle de
Valpuesta ', en 929, comme comte de Lantaron, forleresse
1. Voir B■ll. hilp., 1921 1 p. t et 77.
2. Barra.u-Dihigo, Rev. hi3p., Jgoo, p. 316; cf. p. 311 et 18o._C'e:.l é,idemmeot
ce document que l'auteur de l'arlicle Lantaron daos le Dice. geogr. hisJ. de Espaiía
(1ecc. 1, t. 1, p. ~ 10), anil en yue quand il ~ignale un Herrera Melliz comme comte
de LaoLaron en 929.

l

BuU, h.....

B I l3 L l O T E. ,:_ A C E N8T R A L
A. N. L

_______ u.

-----

�BULLBTl:S lllSPAJ'ClQUE

sur les fronlieres d. Alava vis-a-vis de la Gas tille. M. BarrauDihigo a relevé a ce sujel dans la Coleccion de privilegios,Jranquezas exeneiones y fueros concedidos rí varios pueblos ... de la
Corona de Castilla de González, "un comte d'Alava du meme
nom ... , mentionné dans une charle du 11 janvier 931 ».
L'ordre donné par les Généalogies pour les trois mal'iages
de Doña Sancha ne peut done tenh·qu'a une premiere condition,
c'est que l'Ordonius imperalor qui ful son premier mari soil
Ordoño II, et non prdoño III. Qr, que nous dil la Chronique
léonaise (au ~ 63), suivanl d'ailleurs Silos-Sampi\·O' Que le
roi Qrdoño Alfonso étanl venu aider le roi Garcfa de Navarre,
épousa sa filie, Sancha " qui lui convenait et lui plaisait ».
C'étail sa troisieme femme, au comple de ce texte (sous la triple
forme que_ nous en connaissons) : la premiere était, selon
Silos, Gelvira , nom que Sampiro corrige en Doña Munnia et

que la Chronique léonaise garde tout en ajoutant celui-ci ; la
seconde était Agaronla , d'apres les trois rédactions. Flórez,
qui parle de ces trois reines, pl~ce le mariage de la troisieme
en 92 3, l'année de Nájera. Si Ordoito II mourul en. 924, elle fut
presque aussitot veuve que mariée. Flórez (Reynas cathólicas, t. l,
p. 88 et 9 ) constate qu'il n'esl plus question d'elle apres la
9
mort du roi, a moins que ce ne soit d'elle que parle Luc de
Tuy quand il dit que Ramiro ll, apres son expédition contre
Madrid, revint se reposer a Léon, ou il étaitavec la reine Sancha
quand il appril l'arrivée d'Aceyfaavecunegrande arméemaure.
Nólons tout de suite que Luc a compris de travers el interpolé
d'une fa&lt;:on bizarre la phrase qu'il lisait dans Silos: il a pris
pour le nom d'un chef le mot arahe lalinisé qui veut dire
armée, et il a compensé la suppression des mots " a Fernando
Gundisalui » en ajoutant « sedente cum Sancia regina ".
SILOS (Florez, t. \.VII, p. 295).
Luc (Scholl, P· 83, l. 4&gt;)·
Legione uero consedenti nuntius
venit a Fernando Gundisalai ex

Legione uero eo sedente cum
Sancia regina nuncios venit quod

azeipha grandi quae properabal
ad Castellam.

Aceyfa cum grandi exercitu Maurerum properabal ad Castellam.

Pareille bévue nous averlil qu'il faut nous méfier de son
texte, au moins ici.

FSH'.'iAN GONZALEZ DA:-lS LA CHRONIQL'E LÉONAISE

271

La Chronic¡ue léonaise se contente d'ajouter au texle de
Silos !'Era DCCCC LXXI (année 933) . Pourc¡uoi Luc a-t-il
introduit celle mention d'une reine Sancha, qui n'est pas la
femme de Ramiro? Ne faut-il pas y voir une interpolation
maladroite provenant d'une addition marginale mal comprise ·
et qui pouvait se rapporter a tout autre chose qu'au roi de
Léon? Qui sait s'il n'y avait pas la la mention du mariage de
Fernán González avec la reine Sancha, veuve d'Ordoño 11 ~
Hypothese tentante·1
Quoi qu'il en soil, c'est peu av~nt cetle date de 933 que
Fernán GGnzález aurait épousé Doña Sancha, si nous nous en
rapporlons a M. Fernández de Béthencourt (Hisl. genealógica,
l. 1, p. 448) , qui dit « por los años 931 ».
En 94t, Fernáu González et sa femme, la comtesse Doña
Sancha, font une donation au monastere de Cardeña•, et ils
mentionnent dans l'acle les noms de leurs enfants, qui sont au
nombre de cinq : Gonzalvo Fernández, García Fernández,
Sancho Fernández, Muño Fernández et doiía Fronilde ,.
Mais en 929 , déja, le comteFernán González, dotant l'abbaye
de San Quirce, menlionne deux fois sa femme Sancha,· " uxor
mea Sancia 3 "; et en 919, l'acle de donation par Jeque[ s'ouvre
Je Recueil des charles de l'abbaye de Silos publié par Dom Férotin, est libellé au nom de Fredenando Gundisalviz et uxor
mea Sancia_4 ".
J. Muiíoz J Romero, Colección thfueros municipales t I p 2 5 d'aprfla B
A.11/igiiedades de Esp.i t, '11, p. 361.
' . , . '
ergania,

2 • Dolla Urraca ne figure pas, sans doute parce qu'elle élail mariée depu is
940
ª~vec ;Ordoño IIL (Saluar, Hist. de la ca!a de La.ra, t. I, p, 5o). Ni Nuñ.o 0 ¡ Doña
Fronilde ne sonl comptés au nombre des eníants du comte par Salazar qui a¡·oute
Doña Nuna (p. 5o).
'
3, Doc. publié ~r Dom Férolin, p. 1~, note, de son Hi.stoire di L'abbaye de Silos,
• Tome 1 &lt;.Par1s, 181n), p. t, Que d'ailleuTs Fernán González, en 919 , ftiL déj3
coml_e, de Cashlle, noua en auriona uno confirmalion dans un document de 1
pu~l10 par le P. Serrano dans le Becerro Gálico de Car/Uña, p. 3og-3 1 o, _ Sal~J;
~Hi.st. dt: la casa de Lara, t . I, p. 10) n'aUCguc pas de document antérieur a 937 oll
igure la comtesse Sancha, femme de Fernán González. Cf. Barrau-Dihigo (Rev ltisp
1 9° 0 , P· 3 18~, _qui cile l'opinion de José Barbosa Canaes de rigueiredo Castello iHanc~
dans 58. 1Voltew c~onologica dos Condes de Castilla, admettant que Fernán Gonzále.z.
fut co1!1le de _Cashll~ avanl mai gh. De Coltc année-13 le P. Serrano, daos son recueil,
produit plusieurs acles, ~ont aucun, en eliet, n'esL antérieur au 1 u· mai (p. 21 3). On
pc":L don~ ae demander 11 le &lt;1 ~'redenando camilo jn Castella, du document de 017
dé st ~~e ~1en Fernjin González . Généralement le patronymique n'esl pas omil· toutefo1s 11 test dans un acle du 28 mai 932 (p. r19 du m8me recueil)¡ el 111, « comil; Fre•

�BULLETl:'.'f IIISPANIQUl.

Si le premier de ces documentsest authenlique el exaclemenl
daté, il esl difficile d'admellre que la veuve d'Ordoño 11 ail
épousé Femán González alors que son second mari, Alvar
Harramelliz, étail encore vivanl (nous venons de voir qu'il
l'étail encore en 931).
Mais si le second ne comporte pas une fausse dale, il faul
toul de suite exclurc l'identificalion de la femme du comle
avec celle d'Ordoño U : la dale proposée par Flórez pour le
mariage de ce dernier avec Doña Sancha, 923, serail difficilemenl reportée avant 919.
Or il y a bien une fausse dale, el Don Férotin l'a constaté
lui-meme. Dans ce document, qui porte a la fin les mots :
&lt;1 Ego Fredenando Gundissalvet et uxor mea Sancia ... 1&gt;, la
date est ainsi libellée : « ... nolum die sabbato, 111 nonas
iunias, eraDCCCCLVII, rcgnantc Domino no siro Ihesu Christo
in celis el prínceps terre huius rex Ordonio in Legione, comile
vero Fredenando Gundisahel in Caslella. " L'éditeur fail
observer q~' e( il doit y avoir ici une erreur de copiste, car en
l'année 919 le lroisieme jour de juin tombait un jeudi el non
un samedi i,; et il proposc de lire « in non. iun. n au lieu
de « 111 non. iun.,. Sans doute, mais qui prouve que ce n'esl
pas l'era qui esl fautive? Le documenl, nous dit encore Dom
Férotin, n'esl pas l'original, mais un vidimus de 1 :a55 !
Ass11rément, a quelques années pres, une correclion de l'era
ne nous avancerait nullement, puisque Fernán González apparalt
ici comme marié avec Sancha du vivanl d'Ordoiio. Mais qui
prouve qu'il ne s'agil pas d'Ordoño III? A l'era DCCCCLVJl
il faudrait substiluer une em allanl de DCCCCLXXXVIII
a DCCCCLXXXXIII. Nous ne savons si a pareille époque
Doña Sancha élail vivante, ainsi que j'aurai i\. le dire plus
loin; mais nous ne savons pas non plus si elle étail morte.
Toulefois, celle correclion admise ou supposée admise,
denando io Caslella )l parall bien dé!!iigner le mCmc persoonagc que le &lt;( comile
Fredinando Gundissalbi,: in Caslclla , du ,documeot du 2! mai 932, ioséré a la
page 333. Jeuote que Gonzaho Fernández, dam ce m1'me recueil, ne parail plu1
apris 915 (p. u6), si ce n'esL par rérérence (en 931, p. 209). 11 faudrait d'autres
pillees oncore pour décider de la question, qui a une groHe importance pour le
problema qui 00111 oocupe.

FER"AN GOXZALEZ DA.:,s LA CBRO:,JQUB LÉO:'iAJSE

nous nous heurlons en sens inverse a une autre impossibililé, qui nous vient de la contexlurc meme de la Chronique
léonaise.

11 es! clair que la dale de 960 assignée par nolre Chronique
i, la capture el a la romanesque aYenlure du fameux comte ne
peut etre admise si la Doña Sancha qui le délivre sous promesse de mariage esl la veuve d'Ordo,io II. Et comme il y' est
di! que le comle ful pris avec ses fils, il sensuivrait que celle
Doiía Sancha esl dislincte de la comtesse signalée par des
documenls antérieurs.

11 y a, de loute évidence, une impossibilité irréductible a
concilier ces données contradictoires.
Au surplus, l'interpolaleur de nolre Chronique, tout en
s'inspirant des Généalogies, n'a pas du lout compris que
l'hérofae de l'avenlure ful la veuve d'Ordoiío II. 11 en a fail la
femme répudiée d'Ordoiío III : c'est dans le chapitre de
Sampiro-Silos consacré a ce prince, qu'il a inséré l'addilion:
Iste habuit uxorem Sanctiam, filiam regis pampilonensis, Sancii
Abarca, que ab illo relicta, nupsit comili AlaÚensium Aluaro,

deinde comiti Castelle Fernando Gondissalui.
Ce qui n'esl pas pour simplifier les choses, ·malgré l'apparence, c'est que les dales de la Chronique générale cadrent avec
celles ou les documents nous menlionnent la Doiía Sancha
historique, femme du comie. 11 convien I de faire abstraction
de celte lrompeuse concordance, que condamne formellement
la date de 940, ma,·quée par celle meme Chronique (S 728),
pour la morl du comte.
Ce qui complique encore, c'esl la Doiía Sancha, filie. de
O. Sancho de :\'avarre et femme de Ramiro II, donl parlent
le Liber 1/egum et la Cbronique de S. Juan de la Peiía , . Elle
parait procéder de la méprise signalée tout a l'heure dans
Luc ', et en loul cas se confondre avec , 0 la Doiía Teresa dont
la Générale (S ;01), comme Sampiro (suivi par la Chronique
Cf. Bull. lli$p,, 1921, p. 82,
Luc n'a peul-~lr-e íait que transcrire un tede erroné ou tronqué. J'ai trouvé
en tout cas la meme phra~e dans les mu. Hh 98 de la Bibl. \ac. el 2-~ de la Bibl.
Real.; ce dernier porte consedent~ (9$edtnte) au lieu de sedente.
t.

2.

�BULLETU. HISPA~IQUE

FEfl"iA,- GO"i'ZALEZ DA.NS LA C_HRONIQUE LÉONAlSE

léonaise) fait la femme de Ramiro II, la mere de Sancho 1 et
de Gelvira, mais de plus (la-dessus la Chronique léonaise esl
muelle aussi bien que Sampiro)la filie de Sancho de Navarre et
la samr de García el Tembloso; 2• Ja navarraise Doiia Urraca,
mere également d'un Sancho Ramfrez et d'une Elvira (affirmation toute spéciale aux Généalogies et a la Cbronique
léonaise) •. II y a done trois traditions louchanl le nom de
celte reine de Léon, femme de Ramiro II : il, s'agit probablement d'une seule et meme princesse sur la tete de laquelle
déja Flórez se résignail a accumuler deux noms, Urraca-Teresa,
et nous voyons qu'il conviendrait, pour tout concilier, de tui
en adjoindre un lroisieme, Sancha •. Nous avons vu, d'aulre
part, qu'il y a deux traditions touchant le lien qui l'unit
a l'hérolne de Castrovicjo 3 • C'est un personnage, en somme,
tres instable, a qui son intervcntion dans la légende a coüté
quelques avatars.
Je ne puis ici (et d'ailleurs je n'y reussirais sans doute pas)
reprendre les discussions de Flórez sur les femmes des rois
léonais contemporains de Fernán González; mais pour rendre
plus claire la question telle qu'elle se pose du fait des interpolalions successives . du texle pélagien de Sampiro et de la
Chroniquc léonaise au texte primitif de Silos-Sampiro, je
réunirai ici, en mettant e¡¡tre [ ] ce qui esta la fois dans le Sampiro de Pélage et la Chronique léonaise, et entre -&lt;&gt; ce qui
n'est que danscelle-ci, les passages qui concernent ces femmes.
On se rendra compte des additions faites au texte primilif
rnprésenté par la Chronique &lt;lite de Silos, tres pauvre, ou tres

sobre, en indicalions de ce genre (on sait que le texle original
de Sampiro s'cst consel'vé plus pur dans celle derniere que
dans la compilation allribuée a Pélage) :

1,

"Ramiro II épousa Urraca, les diplómes l'affirment

i,

Ordonius 11. - invenit reginam [domnam Munniam] domnam Gelviram, defunctam, [ex qua 'genuit Aldefonsum et Ramirum]
(§ 61). Tune accepit filiam eius (Garceani) in uxorem, nomine

Sanctiam, convenienlem et placentem sibi (S 63).
Froilanus II. - [duxit uxorem nomine Munnia Domna ex qua genuit
\ldefonsum , Ül'donium et Ramirum, et genuit Acenare, sed
non ex legitimo matrimonio] (S 64).
Aldefonsus lV. - filius domini Ordonii, [duxit uxorem ex qua genuil

Ordonium, nomine] &lt;Onecam, (Sampiro: Xemenam) filiam
regis Pampilonensis Sanlii Abarca&gt; (S 66).
Ranimirus II. - [ex Tarasia, cognomento /i'lorenlina 1 genuitSanctium

eL Geloiram] (S 69).
&lt;duas habuit uxores. Prima galleca fuit, ex qua genuit
regem Ordonium.
Secunda vero navarra fuit, que uocabatur i -rraca, et ex isla
genuit Sanctium Rainimiri et domnam Elviram 1 Deo devotam&gt;

(S 69).
Ordonius lll. -

i
.1

.¡

·' !

(Barrau-Dihigo, Revu~

hiJp. , 1900, p. 179).

l. E;L up quatriéme, Gimena, si nou, en croyons Sandoval (cf. Flórez, Reynas
Cath., t. J, p. 100),
3. On peut facilement les représenter:
P()eme et Chron, de 1344.
Chron. Gén. (Marden-Pidal).
Teresa, sreur de

·~

1

García.

=---~

Sancho.

Sancho.

1

Sancha,
comtesse de
Cas.llllc.

1

Teresa.

)

1

García.

Sancha,
comteue de
Castille,

~

&lt;habuit uxorem Sanctiam, filiam regis Pampilo,1

nensis Sancii Auarca, que, ah illo relicla, nupsit comiti
Alavensium Albaro, deinde comiti CaslelJe Fernando Gondissalui&gt;.
[Uxorem propriam nomine Urracam filiam íam dicli comitis

1

:1
1
1

Fredenandi reliquit].
[Aliam duxit uxorem nomine Gelviram 1 ex qua genuit Yerrnundum regern, qui podagricus fuiL] (S70).
Santius. - [uxorem nomine Tarasiam duxit, ex qua filium genuit
quem Raimirum uocauit].
&lt;qua defuncla, accepit aliam, nomine Godo&gt; (S 7&gt;).
Ordonius IV. - F_redenandus ... comes.dedil ei filiam suam uxorem,
relictam ab Ordonio Ranimiri (S 71) . lpsa quidem remanens
Urraca nomine alio se sociauit viro, &lt;.scilicet Veremundo&gt;

(S 7,).

Nulle trace, on le voit, dans ces texles surajoutés, de la
Do ita Conslanza, filie de Sancho Ordoñez, qui, dans le Rodrigo,
remplace dans son ·role de libéralrice notre Doña Sancha.
Ignoran!, bien enteodu, que le comle Fernán González avait
pour épouse une Doi'ia Sancho depuis de longues années au moment de sa capture, en 960, l'interpolateur de la Chronique

'!
•

1
1
1
1

• 1

1

�2¡6

BULLETIN HISPANIQUE

léonaise a cru se tirer d'affaire en attribuanl a Ordoño III une
des femmes d'Ordoño Il .
II a done imaginé que Doila Sancha, filie de Sancho Abarca,
el veuve d'Ordoño III en 955, puis épouse d' Alvar Harrameliz,
s'est lrouvée en 960 chez son frere García, libre de nouveau el
en état de se faire épouser par le comte .
S'il a opéré celle lransposition ', c'est qu'il n'avail pas d'aulre
moycn de concilier les données hisloriques que lui fournissaienl
les lextes memes sur lesquels il lravaillait, avcc la légende de
Fernán González, légende alors en voie de formalion, sinon
définitive, embryon de celle que nous lrouvons dans le Poeme
et dans la Chronique généralc. A propos des passages de la
Chronique léonaise qui concernenl le Cid, j'ai déja monlré la
légende ajoulant ses broderi;s a l'histoire,; el il s'a~issait
d'événemenls plus récenl~ d'un siec\e ! La déformalion devail
etre plus avancée louchanl Fernán González; el l'hislorien qui
voulait faire cadrer histoire et légende avait beaucoup a faire .
La critique de notre interpolateur s'est trouvée inférieure a la
tache. Qui s'en étonnerait? 11 fal!ait accepler le nom donné a
la libératrice : Sancha.
Avec son systeme, Fernán González en arrive a épouser la
femme de son gendre (cf. Chron . léon . § 72, note 1, et Généalogies, § 12, note 6). 11 a cru que dans les Généalogies (§ 12), a
l'endroil oú il est dit: « Iste Ranimirus ex alia uxore galleciensi domine (un blanc) habuil filium Ordonium regem »,
l'Ordonius re:c se confondail avec l'Ordonius imperator désigné
un peu plus haul comme maride Doi1a Sancha(Sánchez): « Domina Sane tia uxor fuit Ordonii imperaloris legionensis ». La
ful son erreur. C'esl au § 63, a l'endroit ou le texte de Silos
dil de celui-ci (Ordof10 11 Alfonso): « Tum accepil filiam eius
(Garceani) in uxorem, nomine Sanctiarn, convenientem et
1 . C'est a lui que l'erreur scmhle imputable, - et non a l'auleur des Généalogies
elles-memes, comme je l'ai dita la note G du S 1:1 desdiles Généalogies (p . 79 du
tiré :i parl), ol, il faut done remplacer Ordo1ío III par Ordofio JI. «11 est certain
qu'Ordofio II a eu une femme du nom de Sancha, qui Ctait filled'un roide t'lavarre)),
déclare M. Barrau-Dihigo (Revue ltisp, 1900, p. 79), qui d'ailleurs ne cite a l'appui
que le Codex de Meyá (c'est-11-dire les GénéaJogies) et le lexle de Sampiro (et Silos)
que nous rctrouvons daos la Chronique léonaise et queje discuterai plus Join, loucbanl Je mariage d'Ordoiio JI avec Sancha, filie de García.
2. Cf. Bu//. hisp., 19d, p ..~o, tiré 11. parl, p. 98.

FERNA:"I GO"ZALEZ DANS LA CHRO~IQUE LÉONAISE

placenlem sibi », el non au § 70, relatif au roi Ordoiío 111
_(Ramírez), qu'il eut fallu mellre l'interpolation « Iste habuit
uxorem Sanctiam ... i&gt; etc. 1 .
En fail, pour l'auteur des Généalogies, cetle Doiia San cha ful
la femme d'Ordoiío 112, el non d'Ordoño III . Au premier il
donne le litre d'imperato,·; au second, celui de re:c. ll suivait
sans &lt;loule un usage ou une tradition .
Élant données les dales admises par lui pour les regnes de
Sancho Garcés Abarca et García Sá;chez le Trembleur, il ne
pouvait du res le admelti·e que celle San cha 3 fiit filie du
second. Mais précisément le nom Garceanus que l'inlerpolateur de la Chl'Onique léonaise !l'Ouvait au § 63 empechail
celui-ci de confondre la Sancha de ce paragraphe avec celle
donl parlen! les Généalogies "·
Ce qui paralt cerlain, c'est que D01ia Sancha, femme de Fernán González, comte de Castille 1 était bien filie d'un Sancho :
Salazar (liist. de la casa de Lara, t. I, p. úo) cite un documenl
de 947 oú elle est appelée Sanctia Sanctionis.
M. Fernández de Béthencourt, dans son llisloria genealógica
1. L'addition du S 71, « Vnde cum Sanctia.,., etc., ne spécifie rien, puisqu'elle
porte seulemenl I Ordonii regis legionensis ,.
2. La Sanctia de Luc ne serail autre que celle-13.: c'est ce que supposaiL Flórez
(Reynas Cath. 1 t. 1, p. 99).
3. Une note marginale du ms. du Chronicon Silense dont 1\f. Santos Coco (Crónica
Silense, Madrid 1 1919, p. 48) a tiré son lexte pol"le: « lste Garsias regis Sancii Pampilonensis filius regnavit anuos XXXV et obiitera MVIII n1 ce que nous retrouvons
d'ailleurs, sauf le chiffre XXXVI, au lieu de XXXV,:dansles Gémíalogies{S1 2,cr. note 7);
cela donnait les dates de 93/1 ou 936 pour l'avi:nemeot de ce García Sáochez, et de 970
pour sa morL. Or la date assignée par le texte du Chronicon, reproduiL par notre
Chronique, pour la mort d'Ordoiío 11 est l'era DCCCCLXII, soil 92!1. García Sánchcz
a11rail done donné sa filie acelui-ci avant son propre avbnement. (Le texte silé'sien
le qualifie de rex: il a pu porLer ce litre, en clfet, avant 924, année de la morl de son
pCre Sancho.) 11 y avaitquand mCme quelquc in\"raisemblance 3. ce qu'en 924 il fLil
déj3. heau-p6re d'Ordo1io 11, d'autant qu'il n'élail mort lui-mCme qu'en 970. La difflculté subsiste avec le systCme chronologique de !.\f. d.e BÍ'thencourl. qui place Je
916 a 970 le rCgne du pCre de celte San cha, lequel serait García Sánchez ,111 (cf. plus
loin, p. ::q8, n. 1). Je rappellerai que les Géoéalogies fixenl aiu~i /les dates des rois
de Pampelune qui nous intéres;;ent ici (noler l'inlerrCgne de 924 ~ 934):
Sanctius Garsicz Maior cognomento Abarca 905-924;
Ganias rex cognomento Trernulosus 934-970;
Sanctius Quatrimanus 969 (~oit 970)- 1034 (10351).
4. Le texte de Silos est ainsi corn;u dans l'édition San los Coco: « lnterea nuntii
venerunt ex parle regis Garsiani .. . 11 Précédcmment, le lexte porte (p. 47): « Rex
vero Sancius Garsiani filius ... •• et la Chronique léonaise (S 62) C( Rex vero Sanctius
Garsia filius.,, )&gt;, soit Garsia au licu de Garsiani. Uans le passage qui nou~ occupe
il pourrait y avo ir eu primitivement de part et d'autre Sancii Garsiani ou S. Garsiani.

�FER:'&lt;IAN GONZALEZ DAiiS LA CHRONIQUE LÉONAISE

8ULLE1'l'.1 HISPANIQVB

y heráldica de la Monarquía espa;ro/a (l. I, p. 352 el :l57), dis-

tingue neltemenl les deux Sancha. La femme du comte, pour
lui, esl filie de Sancho Garcés I, el Reparador, qui aurait régné
de go5 a 926; ce lle du roi Ordoiio II serail filie du successeur
de ce Sancho Garcés I, a savoir García Sánchez III roi de
' serait
Pampelune, Alava et Aragon de 926 a '970. La seconde
done a la fois la niece de la premiere par son pere, et sa !ante
par son mariage avec Ordoiio 11, cousin germain (Bélhencourt,
t. r, p. 357) de son pcre. C'est « por los años de 923 » que
M. de Béthencourt la marie a Ordoiio II: pas de difficullé.
Mais est-ce par inadvertance, ou par une faute d'impression
qu'il date, p. 352, « por los aiios de 911 " (d'apres Moret, sans
doute), et p. 41,8, « por los aiios de 931" le mariage de la
premiere?
- II faudrait, au préalable, examiner le systeme généalogique
et chronologique adopté par M. de Bélhencourt•. La discussion n'est pas facile; ceL autcur ne produisanL pas ses textes .
Et je m'excuse au surplus de ne pasen lamer pareille question.
Je dais me contentcr de faire ressortir des contradictions qui
montrenl assez d'elles-memes les difficullés auxquelles les
chroniques donnent lieu. Seuls, comme l'a fait remarquer
judicieusementM. Barrau-Bihigo, les diplomes pourraient nous
lirer d'embarras ... quand la date en esL indiscutable.
Vlais je ne me propase pas de lirer au clair une question
aussi embrouillée que celle des premiers rois de Navarre, pas
1. Le voici, en ce qui concerne les princcs et princos!ICs qui nous inl(•renent dans
la. dynaslie dés rois de Pampelune:
_
Sancho Garcés 1, e!_ Reparador (goS-9~G).

1

1

García Sáochez III
(9,6-970).

-,.,-.;::....

---

Sancho Garcés J J,
Abarca
97o•995).
1

García Sánchez IV,
el Ttmblador
(995-999)
1

Sancho Garcés m, ti .Vayor
(1000~1035)

O• Sancba,
condesa de Castilla.

1

D• Sancha,
reina ~f': Loóo.

1

D• Teresa,
reina de ' Leónt

,79

memc ce lle des rois du x• siecle; je ne chercherai pas non plus a
fixer historiquement celle des alliances de famille quºils
contracterent avec les rois de Léon el les rois de Caslille. Je
me préoccupe seulemenl de savoir comment le rédacteur cm
l'interpolaleur de la Chronique léonaise a utilisé les Généalogies, qu'il considérait évidemment comme un texle incontestable. Simple pelil probleme d'historiographie.
·
Si done les Généalogies nous olTraient uft ter rain solide, nous
serions amenés a résoudre ainsi la q ueslion hislorique : la
femme de Fernán González, celle qui signe avec son mari el
ses enfants le document de 94 1, pourraiL etre la Doiía Sancha,
filie de D. Sancho (Abarca?)•, roi de Navarre, el successivemenl
femme d'Ordoi,o II Alfonso, puis d'Harrameliz, avanl d'etre
unie au comte ele Caslille Fernán González . - Deux difficullés
cependant toul au moiBs: 1° Commcnl est-elle déja, en 919, la
femme de Fernán González? 2' comment a-1-elle élé entenée
plus tard avec Ordoño II Alfonso et la premiere femme de
celui-ci, Munna Don na, ainsi que le consigne la Chronique
de Pelayo dans l'édition de Flórez, c'esl-a-dire selon le
m&amp;. F 134, mais non selon le ms. F 86, ou tout le passage
manque 2 ? La premiere de ces difficu!tés disparall d'elle-meme
si nous refusons de nous arreter a la date marquée dans le
vidimus de 1255 (voir p . 272). Mais la seconde?
En tout cas, cette Doi,a Sancha ne saurait elre la Doirn
Sancha qui délivra Je comte a Castl'Oviejo, a· moins: 1° que
l'événe'!lenl romanesque ou celle-ci joue le role que l'on sait
ne soit avancé d'un quart de siecle, et 2° que l'on ne supprim~
les fils qui figuren! dans notre Cl:ironique el dans le document
cilé. C'est beaucoup demander !
1. 0n remarquera que pour ce roi et. son successeut il n'y a pas grand'chose de
changé, en cequí touche 8 notre dliicussion, si nous admettons le systeme géoéalog1que ·cte U. Bét.hencourt, les dates élanl a peu prCs les mdmes, abstraclioa faite de
l'interrCgne. L'identification des deux rois seule change, maí&amp; les noms Sancho et
García resLant de part el d'autrc, on peut s'en tendre._Et c'cst bien pourquoi je n'entre
pas dans la discussion relativc aux rois de ~avarrc: nul besoia. Voir rinquiétanl
Lableau des Tariations des historiens ace ,ujol1 drcssé par M. A. Campión dans Enskariana, q• Serie, p. 1,96.
,. Cf. Bull. hisp., 19161 p. 150; tiré 8. part, p. 137. ll s'agit donc1 encore ici, d'uoe
interpolation. Mais d'autre part, on nous dit que Ooiia Sancha, femme de Fernán
Gonzá.lez, íul enterrée avec son mari a San Pedro de Arlanza. (BHhencourt. t. 1,
f· M8).

�,So

HULLETfl' HISPANIQUE

FERl'UN GONZALEZ DANS LA CHRO'i'IQUE LÉONAISE

Ainsi, dans la Chronique léonaise, les données fournies par
les Généalogies, de la valeur desquelles je ne discute point, ont
été tissées !anl bien que mal avec le roman qui se localisait
dens le Valpirre, non loin de la chaussée des pelerins ...
U ne chose me paralt éviden te, e·est que les Généalogies son!
indépendantes du texte de Sampiro-Silos.
II n'es! pas _dou!eux que les quelques dates• qu'elles comporten! aient élé jointcs apres coup. En príncipe, l'auteur ou
les auteurs ne paraissen t pas s'etrc souciés de préciser la
chronologie, mais uniquement de bien spécifier par des détails
hisloriques apparemmcnl noloires ou par des surnoms proba- ,
blement biep connus les personnages mentionnés. Or, une
généalogie est un sysleme, et pour etre juste, il faut qu'il le
soi! comple!ement. La moindre erreur de filiation le fausse a
fond. C'est probablement a cette difficulté que s'est heurté
notre interpolateur quand il a voulu enrichir de Jeurs données
le texte de Sampiro-Silos, sans se douter que peut-i\tre la conciliation n'était pas possible.
Quant aux tradilions auxquelles il a cherché a faire une
place dans le meme texte, elles étaient sans chronologie, en
l'air si l'on peut dire, et sans idenlificalion bien certaine.
Faice de l'histoire avec de pareils élémcnts était une entreprise candi de. A nous de ne pas nous y laisser prendre.
Ces éléments, il convient de les considérer en eux-me'mes;
c'esl seulement la combinaisoh qui en a été faite qui es! a
reje!er. Nous savons ce que fournissait le texte de S'!mpiro~ilos, ce qu'il y avait dans les Généalogies. Ce qui ne se trouve
ni dans l'un ni dans l'autre· vient-il d'une source écrite ou
d'une lradition orale, Nous ne pouvons le dire, mais il y a la
pour nous, une matiere des plus inléressanles. La fa9on dont
l'inlerpolateur a arrangé lesdits éléments esl facilement per9ue
a l'analyse: nous en ferons abslraction, pour réserver notre
attention aux faits allégués.
Non seulemen! la phrase « Iste habuit uxorem Sanctiam ... n
a été insérée a la place qui ne convenai[ pas, mais au s 7,
l'idenlificalion de la Sanctia qui délivra le _comte avec la filie

de Sancho Abarca, veuve d'Ordoño II, veuve ou ex-femme
d' Al var Harrameliz, puis femme de Fernán González, est arbitraire : elle 'n'est pas indiquée par les Généalogies.
C'est d'ailleurs dans ces interpolalions maladroiles que
réside _surtout l'inlérel de la Chronique léonaise. Nous y relrouvons en etTet l'écho de l'épopée, alors en pleine effervescence,
écho d'autanl plus facile a distinguer qn'il se marie moins
bien a la voix de l'histoire.
Mais nous y prenons aussi sur le fait la facon don! toutes
ces chroniques onl été rédigées, sans cesse agrémentées ou
loul simplemen! augmentées de délails mis d'abord en marge
puis passanl dans le corps du texte, si bien qu'il faut, en these
générale, se garder de les considérer comme représen!ant
respectivemenl l'reuvre de l'auteur sous le nom duque! elles
sont connues. Toules sonl, plus ou moins, des miscellanea 1 ,
el aucune ne mérile spécialement d'elre désignée par ce mot,
pas plus la Chronique léonaise qu'une au!re ', con!rairemenl
a ce qu'a imaginé de faire M. Santos Coco dans son édition
du Chronicon Sitense3.

r. Elles manquent dans le Medfonense.

1. Daas l'étaL otl DOus les donnent la pluparl des manuscrits et 011 elles ont été
édilées jusqu'il ces dernicrs temps. C'est seulement. pour la Chronique dile de
Sebastien ou d'Alphonse 111 que nous pouvons mainlcnant remooler, semble-l-il, au
texte primitif, dégagé des addilioos postérieures. Pour les autres · chroniques, ou
bien le tranil est 8 faire, ou bien nous nous trouvons en préseoce d'une miscellanea,
el c'est le cas, j'en com·iens, de la Chronique léonaise, mais c'est aussi celui de la
Chronique dite de Silos.
1. Au surplus, si non seulement chaque éditeur des Chroniques, m11is chacun
des criliques qui s'é'U occupent plus ou moins a fond s'ingénie a leur trouver de
nouveaux litres plus ou moins adéquats, il faudra bieotót renoncer a s'enlendre.
Ne vauL-il pas mieux conserver, autant que po;;sible, et quoi qu'on puisse penser
de leur appropriation, les noms sous lesquels les textes soot connus déj1l, soit par
le jait de l'éditeur, soit pour une autre cause. Cela, bien enlendu, a moins d'une
découverte qui donne le titre original ou le véritable auteur. Je ne crois pas que la
CliroDique de Silos ait été rédigée a Silos : je continue pourtaot a l'appeler Chronique de Silos.
·
3. M. Sanlos Coco ne s'esl pas laissé convaincre par mes arguments au sujet
du seos a donner a Domus Seminis. ll persiste done a prendre ces dem: mots
pour une sorle de périphrase équi,·alant a Silos. Ainsi il faut admetlre que daos le
parler d'alors 1 Silos désignait le monastere. comme on dirait aujoQrd'hui, par
exemple: ((ll est moine 8. Silos. • JI me semble que l'habitude, en latin tout au
moins, était d'énoncer Je mot monasterium, ou coenobiam, ou domus, ce dernier
surlout, comme daos les e::r.emples quej'ai rappelés (Bull. hisp., ~914, p. 17; p. 85 du
tiré a part), ou encore dans ces quatrains latins monorimes sur le monastere, la
• maison • de Roncevaux :
_
Domus ista dicilur Roscidee vallis ....
publiés plusieun fois, et en particulier par le P. Fila (Bol. de la Real Acad. de la Hüt ••
1885 1 p. 172). Avec non moins d'assurance, M. Santos Coco écarte toutes les objec-

�BULl,ETl:i

IIISPANIQUE

Revenons á l'hérolne de Caslroviejo. Si la Chronique générale (texte Marden-Pidal), en fait non pas la sceur, mais la filie
de D. Garcí:J-, c'est sans doule que la vraisemblance et l'intéret dramatique imposaient ce changement, vu la chronologie adoplée.
Sancho de Nava,-re, suivanl celle chronologie (S 69LÍ), •élait
morl en 908 (Era DCCCCXLVI); !'aventure du comle el de
Doila Sancha (§ 710) est placée en 928 (Era DCCCCLXVI).
L'héro'ine, si elle eíl.l élé la filie d'un roi morl depuis vingtans,
n'aurail plus eu le chai•me de la prime jeunesse. Assurément,
il lui fallait une cerlaine expérience pour mater le vilain
archiprelre ;' mais !'aventure étail plus charmanle pour le comlc
el le lecleur dans la mesure ou la libéralrice élail plus jeune.
On comprend c¡ue pareille considération n'ail pas arreté le
tions quo j'ai énoncées, pa.r exemple la constatatioo du fait que le Chronic(Jn ne
figu_re poinl dans le catalogue, dress.ó au unª siCcle, des lines apparteQant au
monastern, oU figure, par conlre, la Vita sandi Dominici, auS&amp;i bien que la Vitasancli
Emiliani; ou ancore le silence étrange gardé par le chroniqueur au sujet du sainl
fondateur de la ;\laison. 1\1. Santos Coco croit répondre suffi1ammenl. en citant le
passage deNicolas Antonio sur la Vie latine de saint Dominique, quel'auteur de la
Bibliotheca vetus n'esL pas éloigné d'attribuer au moine qui a écrit la fameuse
Cbronique. Mais \l. Sao tos Coco aurai(pu se rappeler que l'auteur de la Vie est
Grimald, asse1, coonu, sur.loul. depui~ les publicalions de Dom FeroliD et de !\f. Filz•
Gerald; c'est encare 8. lui, en fail, que :\l. Santos Coco nous suggilre de reconnaitre
la paternitó du Clironicon, simplemenl sur l'autorité d'une conjecture d'Anlonio
qui, comme l'a démontré Dom Férotin (Hist. de l'abbaye de Silo,, p. 2-4), a commis un;
confusinn, Cetle pateroitó reconnue, tout s'c:i.pliquerait: le maine qui avaH consacré
trois livres l. aainL Dominiquo aurait cru inul.ilc de rappeler1 fút-ce son nom dans
une histoire poli tique. Bel esprit de méthode ! Trop beau pour Ctre vraisembJable.
,Jem'étonne que Grimald n'ait pas, daos sa Vie, mis quelques vers comme daos sa
Chronique, qu'il y ail. 6ll un style Yraimenl bien d.ifférenl, qu'enfin nulle partil en
songe 8. employer, pour désigner son mouaslere, cellepériphrue pourtant f lrouvée ,,
de Domin Seminit, et qu'il ail próféré la plate désignation de monasterium &amp;iliense,
Pour moi, je ne puls que maintenir rnes objections, dont aucune certe, ne,m'csl
app~rue par clle•méme comme péremploirc quaod iJ s'agit d'ébraoJer une opio ion
pltuneurs fois séculail'e, mais qui, réunics, me paraissent peser au moins au11i lourd
que les contre-objecl.ioos du dernier édiLeur. Quant a l'établiuement du te.de
silésien, je ne puis que rendre hommage a la conscience el it la bonne préparation
donl il Lémoigne, ne voulant pas m'engager ici dans une diseussioo sur la móthode
employée el sur la valeur des manuscrils. Je les avai11 il pcu prCs tous énumérés
sioon tons décriLs; j'avais méme reproduit des pholographies réduites· et bici;
défl:ctueuscs, mais ~uffisanLes pour donoer une idée des écrituros el des différenccs
de mains (nol.ammenl entre F-181 el X- 190, quoi qu'eo pense M Santos Coco),
J'aurai l'occasion d'y revenir; je m'en liéns pour le mome.nt ace qui louche de plus
prils 8 la Cbronique léonaise, soit la ilfi!fcellanea pour M. Santos Coco, - P.-S. TouL
ccci élail. prdl pour le tirage quand je re~ois l'lnlroducción a la Hisloria Silense de
M. G6mez Morcuo, oll je vais (.p. n:1 eL -,;uiv.) c¡ue mes objeclions ont ou plus d'effet.
Oo rccoonail que la Chronique de Silos ne sor\ pas el ne peul pa. sortir de Silos.
C'est l'cssentiel. Car pour ce qui esl de faire de seminis un nom propre 1 je n'y ai
pensé que faut.ede mieux. M. Gómez Moreno n'a rien trouvé non plus.

FERNAN GONZALEZ OANS LA CURO'.'ilQL'E LÉONAISE

,83

P. Mariana (VIII, 5), qui place les faits auxquels nous faisons
allusion en 958, el marque la mort de Sancho de Navarre en
926, &lt;&lt; salutis anno nongentesimo vigesimosexto 1), ce qui donne
a l'intéressée au moins trente-deux ans, et combien avec !
C'est cel écueil que le chroniqueur a voulu éviler. Je dis le
chroniqueur: il s'agil de celui de la Générale; car celui auquel
11ous devons la Chronique léonaise dans l'état · acluel ne s'est
pas embarrassé pour si peu, encore moins que le P. Mariana.
Les Généalogies lui donnaient la dale de 92iÍ pour la mort de
Sancho. En 960, dale adoplée par lui pour fa capture du
comte, Doña Sancha aurail eu lrenle-six ans, sans compter le
reste ... Le rédacteur de-Ja Générale a eu plus d'égards pour elle .
Il estcurieux que cesoit acelui-ci que soient venus les scrupules, et non au poele. Mais le poete ne s'encombrail pas de chronologie. Parlant, sceur ou filie, peu lui impcirlait: elle ne pouvait, celle qui délivra de ses fers le comte de Casti,lle, celle qui
excita les demiers désirs (combien funestes) ! de l'archiprelre
chasseur, manquer d'etre jeune: elle l'élail nalurellement.
L'idenlification de celle vaillante navarraise, qui rappelle a
!'esprit le souvenir des rudes serranas de l'archipretre de Hila,
étant ou paraissanf impossible avec une Doña Sancha, filie ou
sceur d'un roi de Pampelune, faul-il rejeler simplemenl l'historicité de la légende, meme dans sa forme la plus .réduile,
celle de notre Chronique?
En 960, Fernán González, comte de Castille depuis plus de
quarante ans, élait probablement veuf de Doí,a Sancha,, donl
le nom ne parail point parmi les personnages qui confirmenl
un document du 5 juillet 963, et parmi lesq uels on trouve Fredenandus comes, Urraka regina (sa fille)3, G rsea Fredenandiz
(son 61s).
11 a pu alors, certes, promellre le mariage a une fille deroi
• 1. Les ~eu:i. _derniers documenl.s cilés par Salazar (Hisl. de la casa de Lara, t 1,
p. So) et ou elle figure soot de 947.
~- Becerro Gótico dt Cardeña, p. 13.
3. VeltVe d'Ordoil.o Ul el d'Ordoño lV 1 peu\•etre a cctte époquc remariée a,·ec
Sancho .\barca, si l'on ea croit. le P. Serrano, qui combaL l'opinion conlrairc de
Morcl (Cartulario del lrtfanrado dt! Col}(lrrubias 1907, p. :u.1 et. 38). D'apris la Chronique léooaise, son troisiéme mari aurait Cté un certain Bermudo « scilicet Vcremundo » (S 7,).

•

�•

BULLETIN HISPA '\'!QUE·

ou a loule autre. Ce qui est sur, c'est que les ·acles ne nous
fon! pas connailrc d·aulre comtesse de Castille, épouse de
Fernán González, que Dofia Sancha, et que le nom de celle-ci
dispáralt des documenls a l'époque oii nolre Chronique la

T.... E

S'appelait elle Conslance, comme veul le Rodrigo? La tradilion que représente ce poeme peut avoir des lrails historiques,

RO;\IAN DE SAINTE TIIÉRESE

marie avcc le comte.

a cOlé de défonnations évidentes,

comme le nom donné au roí

de Navarre, Sancho Ordonne:. l\lais Constanra n'est pour nous
qu'un nom de plus, et qu•un embarras de plus.
Tout en admetlant que Doiia Sancha mourut avanl son mari,
Salazar (llisl. de lit casa de Lara, t. 1, p. 5o) écarle deux documenls d·o¡, il résulterait que le comte Fernán Gomález aurait
eu une seconde femmc, du nom d·Urraca; l'un d'eux est de
965: pour le savant généalogiste, il s'agirail la d'un autre
Fernán Gonzále,, comte de Lara (cf. l. 1, p. 44).

Pour les raisons exposées par M. Sanpere y Miqucl (Rev.
de Arch., 1904, X, p. 380), on peut admeltre que les Généalogies furent rédigées en Navarre. n·aulre part, d·apres M. Serrano y Sanz (Noticias ydocamenlos hist. del COlldado de Hibagor:a
hasta /u muer/e de Sancho Garcés lll •, p. 48), les Généalogies
dans le ms. de Meyá - il en juge par les fac-similés de Palomares - scraient du début du x1• siecle; aussi, réagissant sur
une opinion invélérée, mais mal appuiée, en fa¡¡.¡¡ grand cas
(p. r59). Dans ces condilions, il est dillicile de ne pas tcnir
compte de ce que nous en retrouvons dans les Généalogies du
ms. A 189, el c'est le cas pour ce qui cst dit des unions conlractées par Dofia Sancha, filie de Sa11c/ius Garsie::; Maior cognomento Abarca, car cela nous le lrou vons dans le Medianense
comme le A 189 et dans le legiO/lense de Traggia '· L'addition
de a: Legionensis" a pres e, imperaloris 1i el de n comitem »
avant « de Alaba» n'a rien de lrouhlant.
G. CIROT.

( A suivre.)
1.

Madrid, Centro de Estudios hist.,

Memorias _de ln R. Acad.

1912.

~ la 1/ist.,

t. _IV. 31. Campion daas le ,·ol. cité, p. 4¡r,
compa~e le Leg,ontn.se d_o ~ rdgg,a o_t le l/edi11~eflSe; el ll. Serrano (ou,·r. ciló, p, ¡o),
2.

1
Je .1ledtarumst: avoclc e cod1ce de Leon n, q u1 o e~t autre que Je A 189, donl je venais
de pubUcr(1911) le conlenu (je veut. diro la Chron. léouaisc el les Géaéalogies),

PAR

M. EDMOND CAZAL'

En 1908, M. More! Falio, conslalail en ces termes l'une des
plus grandes !acunes de rl1isloire lilléraire d'Espagne :
Nous 11e possédons aucu¡¡ ouvrage importan/ sur la myslique
espagnole au xr,• siéc/e et /out fait prévoir que ce chapilre si
considérab/e de /' hisloire religieuse de la Péninsule ne sera pas
/1-.iilé de longlemps comme on souhai/erail qu·u pfit r, 1tre,
j'enlends par u,¡ esprit libre,
inféodé ,, te/le ou le/le lcole,
mais !léanmoins sympaWiique aux doctrines conlemplatives en
mt!me temps que Iris informé.

"º"

M. Edmond Caza) s'est cru désigné pourcette haute interpré-

tation. 11 a eu l'initiativc d'éludier ladoclrinedesainleThércsr,
non dans la lourde atmosphere d'une bibliotheque, mais au
creur meme de l'Espagne lhérésiennc. 11 a suivi les traces
de la carmélite d'Avil;,. a Medina, de Tolede a Séville, de.
Burgos a Alba de Tormes. Sur son passage, les couvenls du
Carmel se son! ouverts avec une hospitalilé toule caslillane
el M. Edmond Caza! en a profilé pour inlen•iewer sur l'amour
divin les earmélites de bonne volonlé. Le pcre Silverio de
Santa Teresa a bien voulu aider cet enlhousiaste biographe
de son érudilion et de son crédil. Toutes ces ressources pou,. L'élude écrite par ~l. Edmond Cual (Sainle Tltirese, Paris, OllendorO', 3,3 pag~s
in• 1 2), comprend oulre l'avcrlissc~~nt : 1• un~ _bio¡rraphie (145 pages)¡ 2•. uoe séne

d'éludes complémentaires: ,l/yst1cume, hysterie, auto-irotume. le prob~me de la
catalepsieet de l'exlraction du caur. Un plag~t malhear:,eua:: ~m.ur ThérAae de l'Enfant
Jés1U (35 pages); un appendice: La profemon de .sainte Therese, Le caur de samte
Thérbe. Bibliographie {8 pages).
2. les ltcluns de sainte Thértse. Bullt:lin hispaniqut de janvier-man 1908.

Bull, hilpan.
'9

�•
•
BULL6TIN HISPANIQVE
286
vaienl, en effet, nous offrir une étude magistrale 3. la fois
vivante et documenlée, imparliale el pénélranle.
L'échec de M. Edmond Cazal n'en cst que plus décevanl,
el ses erreurs n'en sonl que moins excusables. Commenl ·
Je lecteur de bonne foi, qui ne peul recourir aux sources
originales, n'accepterait-il pas avec confiance la déclaralion
du prologue :

J'ai cherché la vérité avec tout le calme qu'il esL possible de garder
devant une femme aussi passionnanle que ThérCse d'Avila et je
me suis efforcé d'étre un biographe exact, complet et, peut-etre,
impartial 1 •

Hélasl on esl toujours moins imparlial qu'on "': le croil.
M. Edmond Ca~al le sail mieux que personne, lui qui a si bien
défini les posilions respeclives de ses devanciers :
Cette vie exceptionnelle, ils l'ont fait servir 3. la démonslration
étroite et Corcée de leurs conceptionssur certains étals psychologiques,
de Ieurs doctrines sur les caractCres de l'amour divin, de leurs
hypolheses scientifiques SUl' l"hypnose et l'llxtase. La Carmélile
est une sainte 1 une. malade ou une folle, selon. qu'ils étaient aliénistes, médecins ou moines. lls n'ont méconnu que ceci qui est

capital : c'est que Thérese fut d'abord une femme, une ardenle
femme d'amour ...

Or, c'est bien un roman d'amourquenous aolferl M. Edmond
Caza!, un roman de voluplé, de sang et de mort. Et nous lui
en savons plus gré qu'il ne croil. 11 fallaiL pour obtenir ce
résultal des qualités vraiment originales et qui n'abondent pas
chez les thérésiens, je veu,c dire : un enthousiasrne optimisle
pour les choses d'Espagne, ¡•jmagination d'un-arliste el le
talent d"un auleur dramatique . Grace ces ressources, la biographie de sainte Thérese devient une brillante narration,
illustrée d'images vives, animée d'émouvanls dialogues,
rehaussée enfin par un dénouement d'outre-tombe.

a

1.

Sainte Thir!se, p.

A la vérilé, on aimerait connaitre davantage le caractere des
parents de Thérese et l'influence de leur éducation. Mais
M. Edmond Caza! esl pressé de nous présente_r son héro!ne:
Le Pére FranQois de !libera·, jésuite, qui l'a connue et qui fut son
premier biographe, dit qu'ellc avait un teint d'un blanc mat émou~
vant, des chevcux noirs et bouclés, un front large, uni et tres beau,
des ycux noirs prcsque tonjours vifs et gracieux, avec de la profondeur et de la gravité certains moments ... 1.

a

En réalilé, si l'on a tl!cours au lexle de Ribera; on constate
qae le leinl de Thérese, loin d'elre mal, élail « blanc et rose o.
&lt;&lt; Quant aux ·yeux, ils étaient noirs, ronds, a fleur de tete,
pas grands, mais si bien placés, si vifs el si gracieux qu'ils
obligeaienl chacun a rire des qu'ils riaienl toul en devenant
tres graves des qu'~lle voulait que son visage exprima! de
la gravité'. •
Edrnond Caza!, oubliant la réservc de l'honnéle Ribera,
agrandil les yeux de sainle Thérese par de suaves gradations :
Que n'oblient pas de ses amis la Carmélite? Tout cela, rien qu'en·
posanl sur eux'le velour.s profond de ses yeux 3.
Calme, souriante merne, a peine plu~· pille que d'habiltide~ veloutant

aforce de volonté le feude ses grands yeux noirs ... 4,

.i.

•••

:a, P. ~-

LE ROMAN' DE SAINT.E THÉRi:SE

1 •

l\lais celle idéalisation n'esl qu'une faiblesse . M. Maurice
Maindron n'en est pas loujours exempt, comment la reprocherait-on a M. Edmond Caza!?
Ce biographe .nous évoque ensuite, un peu rapidemenl,
Thérese dans son enfance inquiete, sa brillante adolescence
el son pénible noviciat. Le tableau qu'H nous faitdu monastere
de l'lncarnalion .rappelle les reveries romantiques de Calulle
Mendes:
A l'lncarnation, celte perdition devait etre assez facile. Autout des
murs du vaste jardin&gt; toutétait désert. Qu'un Don Juan o5at J'escaladc,
il ne risquail point d'étre vu . A la nonne amoureuse, au galant
t.P.~3.
-Rihera, Vid 11 di 3a,1ta Teresa, lib. IV, cap. 1, &lt;1 Los ojos negros y rc&lt;lon&lt;los s un
p:&gt;cu papujados ... no grand.es, pero muy bien pncslos y ,·ivos y graciosos, que fn
riycndo8e; se royan todos ... y por otra parte muy graues quando ella q_ueria mmlrar
en el rn~L:o grauedad, ))
·
3. P. i78 .
4. P. 186.
:.i:.

�,88

ernpressé, les bosquets offraient de discrcls refuges. Quant aux conséquences, pour si redoutables qu'elles soient, quelle amoureuse y pense
dans l'entraincment de la passion 1 ?

Aussi sommes-nous rassurés d'entendre M. Edmond Caza!,
dont l'intuiLion est infaillible, affirmer la virginité de sainle
Thérese.
A ces jeux, Thérese perdit tres certaiuement sa candeur, mais plus
certainement encare, elle n'y risqua pas sa virginité, qu'elle garda.

Apres ce témoignage d' &lt;e impar,tialité », le biographe, dans
son savoureux chapitre : !'Amante de Jésus, idenlifie, sans
discussion oiseuse, l'amour divin avec l'amourcharnel. JI oublie
que Jésas fait homme n'apparait a Thérese qu'a la fin de son
évolution mystique.
Par son amour, Théresc possédait Jésus fait homme, Pour taus les
sens de son corps, instinclivement a vides, Jésus était une réalilé tangible, visible, odorante, parlante et bruissanle, qui avait au baiser un
go\It déleclable et précis; une réalité aux formes vivan tes qu'elle
serrait sur son sein, qu'elle étreignait et sur la poitrine de qui, souriante et les yeux fermés, elle s'abandonnait,.

Une qÜeslion se pose cependant qui aurait du arreter au
passage M:. Edmond Caza!, expert en pbysiologie sexuelle .
Dés ·1ors, ce que Thérese appelle l'oraison ne sera pour elle autre
chose que l'acle d'amour sous sa double forme :le don etla possession.
Dans l'acte d'amour, chacun des amants se donne et possede, prend
et est possédé. Cet acte, en plus des extases spirituelles, produit une
jouissance cofporelle dont la profondeur, l'acuilé, l'intensilé varient
suivant les qualités physiques des amanls 3,

Apres cette définition péremptoire, on s'attendrait a ce que
l'oraison, si directement intluencée par le tempérament de la
Carmélite, soit parliculierement fervente pendant la période
de jeunesse. JI n'en est rien ·cependant. Apres nous avoir
déclaré que, a !'a.ge de dix-neuf ans, Thérese était déja un « brasier » d'amour, le biographe constate lui-meme que de 1538
a 1555, c'est-a-djre de la vingt-troisieme année a la guaranl.

2.

•

BULLETIN H!SPANIQUE

P. 43.
P. 55.

3. P. 5~.

LE ROMAN DE SAINTE THÉRESE

•

,89

tieme, la Carmélite abandonna l'oraison. A ,¡elle dale seulement (l'i\ge critique, précisc M. Edmond Caza!¡ et jusqu'a
soixante-sept a □ s, elle s'adonnait a l'auto-érotisme. Pourquoi
se serait-elle privée de le faire pendant dix- sept ans, alors que,
d'apres ce biographe, son tempérament, ses leclures, son idéal
religieux la ramcnaient vers des émotions dont elle avait déja
gouté la volupté? 11 semble au contraire qu'elle n'obtint la
plénitude des graces mystiques qu'apres avoir discipliné son
tempérament.
La réforme du Carmel appara!t bien dans la vie de sainte
Tbérese comrne le nrnud de l'action dramatique et il faut
rendre celte justice au narraleur qu'il a décrit, comme elle ne
J'avait jamais été, cetle lutte arden te des amis de sainte Thérese
et de ses adversaires.
Contre le Dieu éternel; contre un saint mort; contre le Pape et le
général de la Compagnie de Jésus bien vivants; conlre un évé.que 1 des
dominicains 1 des jésuites, des prétres séculiers, des gentilshommes
puisso.nts qui ne se montraient pas toujours 1 mais dont on sentait
l'infatigable acli•m; contre toutes ces forces du Ciel et de la Terre
conjuguées, que pouvait le provincial des Carrnes, la prieure de l'lncarnation, quelques centaines de carmes et de carmélites effrayFs par
la Réforme dorrt ils prévoyaient la généralisation, enfin une douzaine
d'hidalgos et leur clientele 1 ?.••

Encore, pour bien comprendre le caraclere de cette réforme,
faudrait-il écrire l'histoire de la réforme générale de l'Espagne
rcligieuse dont l'un des dirigeants les plus actifs paratt ctre
Pbilippe II.
A pres avoir célébré le triomphe de sainte Thérese et la fondation du couvent de Saint-Joseph, M. Edmond Caza! nous
décrit la « formidable né_vrose colleclive" des nouvelles carméliles en r.ecourant aux images les plus impressionnanles de
son laboratoire :
Ce sont les vio1ons et les violoncelles d'un orchestre dont les vibrations1 uniesen crescendo, se poussent, se soutiennent, s'exasperent,
éclatent en une tempéte h:irmonieuse et puissanto; ou bien, c'est Je
bouillon de cuJlure otl toutes les germinations s'enlr'aident, oll e}les.
1.

P. u6.

�BULLETJN BJSPA~IQUE

LE ROMAN DE SAINTE THÉRESE

croissent d'autant plus vite ~t fort qu'elles sont plus nombreuscs el
virulentes; ou encare, c'est l'alambic de vingL liquides amalgamés,
formant un gaz unique d'une énergie sans limites.,.'·

Mais enfin un cri gémissant s'exhala de leurs étres et ilsretomhCrent,
soupirnnts, épuisés, revenant de si loin 1 !

,90

Cependant, la fondatrice sort de sa relraile pour crécr en
Castille et en Andalousie de nouveaux monasleres. Le biographe
reconslituc celte campagne spirituelle avec un cnlhousiasme
communicatif. GrUce a lui, nous savons les épreuves nombreuses dont l'intrépide Carmélile tl'iomphait dans ces lointains voyages .
Malheureusement, le roman passionnel rcnait au chapilre
snivant 2 • Rien n'y manque, ni les homélies improvisées, ni
les portraits moins vrais que vraisemblables, ni les enlrcliens
romanliques de Thérese de Jésus et de Jcan de la Croix :

a

Et le dialogue la fois sombre et passionné &lt;lut se tcrminer ainsi :
Quand, O ma mere~ -- Aussilol que j'aurai la maison et les quatre
rnurs d'un monastere d'hommes. - ~1 'appcllcrai -je alois comme
aujourd'hui? - Non! Tout en vous sera renouvelé . Vous serez Jean
de la Croix 3, n
&lt;1

Et apres avoir expliqué l'amour divin dºaprcs sainle
Thérese, M. Edmond Caza) vcut bien nous éclairer en
quatre lignes sm· la fa~on dont le comprend sainl Jean de la
Croix.
Ne pas dormir. ne pas manger, s'exlénuer dans les agenouillcmcnls
de quaranle-huit heurcs 1 qu'étail cela, en vérité, puisqu'cn plaisant
Ace Jésus qu'elle aimait, il lui plairait a elle! ... 11 cricrait, il balbu•
-tierait dans ses ex.lases : « Jésus ! Jésus ! 1i Mais c'csl: &lt;t TbérCse !
ThérCse ! 1) que gémirait passionnément son creur !r.

ll faut voir avec quelle complaisance, le biographc, - si
.i'ose le nomme,· ainsi, - décrit les « ébals, de la Carmélile
et de son fils spirituel :
Cramponnés aux. barreaux. de la gril1e, face a face, la bouche
entr'ouverte, les paupieres mi-clases, les Jeux révulsés, ils se tendent
l'un vers l'autre, et leur ardeur est si violente, leur allirancc muluellc
est tellement irrésistible que leurs genoux ne touchent plus le sol!

Apres un tel tableeu, la fin du livre serait bien fade si ne
sortait de l'ombre le moine fatal qui va bientot jouer le role
de bourreau el transformer le romanen mélodrame.
Tous les biographcs anlérieurs a M. Edmond Caza! ont terminé leur récil a J°enterrement de sainte Thérese. l\lais l'imparlialitéde notre historien lui fait douter dela mort elle-meme.
11 nous ofire done un épilogue sensationnel en trois tableaux :
Thérese es/ enterrée .vivante, L 'arrachement da ca,ur el la mort,

Le marlyre posUiume.
Nous citons le passage le plus pathétique :
En Yiolant la sépulture (le P. Gratien) avait un but. Il y alla droit, ·
Sans pudeur; il enleva le drap breché d'or, écarla le large scapulaire,
passa les rnains sous le corps étendu, dénoua la robe, la fit glisser
d'un coup, avec les manChes qui se retourn8rent, avec la chemise
qu'il avait en meme ternps saisie. Les converses élaient tombées
Agenoux. Lui, il se penchait 1 de nouveau admiratif, devant le miracle
plus complet que jamais il ne l'eut revé : le bus te, nu jusqu'a la taille,
élait blanc, de chairs pleines et fermes, de formes nm·males, avec les
seins dressés comme s'ils eussent étévivants ! Et pas la moindre puan·
teur de cadavre, non! mais une odeur saine et néanmoins troublante
de femme exlremement propre, un peu grasse. En_ce temps de routes
peu sU.res, les moines eux-mémes ne dédaigoaient pas d'etre armés.
Pourquoi le P. Gralien, grand voyageur, n'aurait-il pase~ sa navaja?
ll sorlit d'une de ses poches le long couteau, l'ouvrit et la lamelarge,

effilée, poinlue, réfléchit en éclair les flammes des chandelles. Les
con\1erscs, rnaintenant apeurées, se cachaient le visage dans leurs
mains. Pour qui n'est pas anatomis_te, le cmur humain se trouve tout
a fait a gauche. Done, le moine n'hésita pas. Et sous le sein, il planta
le couteau . . ThérCse I ThérCse! tcréveillas-tu brusquement, unefoi§
de plus - la dcrniere-3. ~a piqllre et au froid de l'acier ?-Ouvris-tu
les )eux ~ Vis-lu le maine a la fois relors et lémérairc qui int:onscie1nment te tuail 2 ?

Je crains fort que la vision de M. Edmond Caza! n'inspire
mémorable, que l'Espagne ne nous pardonnerait jamais. En allcndant cette consécration populaire,

a Pathé un film

l. P. ! ',l',I.
2. P lii, cl1Jp. \"111, .!/1 chenenls¡1 :1ssio1111is.

3 P. 1¡1.
~. P. 178.

1. P. 191.
~- p, -.a3~-

�BULLETIN BISPA''UQUE

LE ROMA1'4' DE SAIN:TE TBÉR°ESE

nous examinerons la documentation du biographe. Mais il est
d'abord nécessaire de définir sa mélhode el son critérium au
point de vue de la psychologie expérimentale, de la lhéologie
et de l'histoire .

.

•
••
En écrivanl la derniere biographie de sainte Thérese,
M. Edmond Caza! a-l-il tenu ses engagements de n'elre ni
médecin, ni lhéologien, ni philosophe?
Des apologistes et des compilateurs religieux, des psychologues et
des savants, en redingole de lalcs, en soutanes de jésuites, en tuniques
raisin sec de carmes ou en robes blanches de dominicains, sont allés,
- ou ne sont pas allés, - a Avila. lis ont taconté ou commenlé la
vie de sainte Thérese selon une idée, un plan, un but précom;us. lis
l'ont racontée plutót mal. Ilsne l'ont ni bien connue ni bien comprise,
parce qu'ils ne voyaient a traven elle, que leur superstition, ou leur
foi, leurs lhéories, leurs systemes, .. 1.

Apres ce réquisitoire, d'ailleurs justifié, M. Edmond Caza!
est lenu plus que personne de n'avoir ni systeme, ni théorie,
ni superstition. On pourra en juger par cel averlissement
dénué de toul artífice :

,93

ramenant a la neurologie? Tel est bien le point de vue de
M. Edmond Caza! :
Taus les grands mystiques, fernmes et hommes, sont de grands
hystériques. La puissance de leur mysticisme est en fonclion directe
de la gravité de leur névrose 1 •

Celle explication, d'ailleurs un peu désue!e, réunit encore
parmi les neurologues contemporains d'illustres suffrages,
mais pour la bien défendre, il faut une mallrise de tout premier ordre. Les études spéciales des D" Richer et Eugene
Lcroy se limiten! a des observalions de clinique ou a de
simples hypolheses, sans cesse révisées, jamais définitives.
Alors que le D• Jane!, donl la consciencieuse observalfon fait
aulorité, hésite a recourir au mol d'hystérie, qui est décidé.ment d'un emploi dangcreux, M. Edmond Caza! ignore ces
timidités. A trois siecles de dislance, mais en quelques ligncs
péremploires, il diagnostique ayee une étonnante hardiesse
« l'asthénie de sainte Thérese, ses fievres paludéennes, ses
crises d'hystérie, et surloul ses allaques de catalepsie n.
Que serail-ce si M. Edmond Caza! était médecin? Peut-etre
alors prendrait-il ces grands mots moins au sérieux. Celle
foi, un peu nalve, en la science médicale, nous conduil au
précieu,x chapilre : Mysticisme, hystérie, auto-érotisme, ou les
problemes les plus complexes de psycho -physiologie sont
résolus en seize pages inclusivement.

Il n'y avait tout sfmplement qu'fl écrire ceci: &lt;( ThérE:se n'avait pas
la vocation religieuse. n Parfaitement ! Celte jeune filie n,était pas
faite pour la vie conventuelle. Si, a seize ans, elle avait épousé un
homme digncd'elle, qui l'ellt, ou rendue grosse tout de suite, ou emmenée a la cour de Philippe II, ThérCse serait devenue une trCs
bonne mere de famille, ou une tres puissante femme d'Etat. Elle n'aurait pas été malade. Daos l'un ·et l'autre cas, elle eut obéi ala logique
et ala nature qui veulent qu'une jeunc filie d'imagioation et de sang
chaud cesse d'6tre vierge le plus tót possible et qui exige .qu'une
femme intelligente, d'esprit indépendant et curieux de savoir avide
d'autorité, ne soit pas astreinte aux puériles pratiques superstitieuses
d'un couvent 2 •

. Dios, l'invocation: Baise-moi avec le baiser de ta bouche ! » est comme
un leit-motiv . .'Mais on connait assez maintenant l'amour de Thérese ,.

Las! Fallail- il abolir toutes les inte1·prétalions, pour se
rallier ensüite a la moins originale d'enlre elles, je veux dire :
celle du D' Charco!, qui a cru expliquer le mysli.cisme en le

Hélas, non! Apres celte lecture, nous le connaissons moins
que jamais! Si ignorant que soil M. Edmond Caza! de la
méthode d'inlerprétation allégorique, familiereaux théologiens

1

Sainte ThérCse insiste plusieurs fois sur le fait qu'elle s'unissait

a Jésus dans sa tres Sainte Humanité. « En ses Conceptos del Amor de

1.

P. 5.

I.

:i.

P. 29.

2.

P. :152.
Op. cit. J p. :i54.

•

•

�•
&gt;94

1.E ROMAN DE SAUl'TE THÉRi:SE

médiévaux, il n'a pas le droitde faire et primer a sainte Thérese
ce qu'elle n'a jamais voulu dire. Le lecteur qui voudra bien
ou vrir les Pensées sal' l'Amoul' diuin • connaitra l'inlerprétation
que nous donne la mystique sur le Can tique des Cantiques:
La réalilé n'esL-elle pas plus admirable encore ! ~e nous appro-

Si l'on est d'imaginalion pauvre, de nerfs calmes, de. sens lourdement
endormis, l'on n'y trouve que palhos et l'on s'endorL sur de longucs
phrases 1 •

chons-nous pas du tres Saint-Sacrcmcnl? Je me suis m6me demandé
si l1Épouse ne sollicitait pas ici de Jésus-Christ cetle faveur qu'il nous

fait plus tard ...
Apres cela, notre biographe peut inclure le sacrement de
l'Eucharisli·e dans son chapilre : Myslicisrne, hyslérie el au/oérolisme. Mais que devient son impartialilé?
Ce contre-sens prouverait - s'il en était besoin - que
toul historien d'une myslique «catholique orthodoxe • devrait
connallre la doctrine de ses Lhéologieps. Sainle Thérese (il faut .
bien en prendre son parli) demeurrr;t toujours espagnole
et catholique Pour comprendrc sa doctrine, il cst done nécessaire d'éLudier le Moyen-Age espagnol, c·esl-a-dire de faire
lant soit peu de théologie.
Les iecteurs, qui ne sont pas au cournnt de la terminologie ffiJStique,
sont priés de vouloir bien palienter un peu jusqu'au chapitre intitulé:
l'A manle de Jésus et de lire en suite le chapitre intitulé : Mysticisme,
hyslérie, aulo•érolisme 2.

a

N'en déplaise M. Edmond Caza!, pour expliquer la terminologic d'une mystique du xv1 e siecle, ce n'esl pas aux interprétalions médicales qu'il faut recourir) mais bien aux sonrces
lilléraires et historiques de celte terminologie, c·esl-3.-dire aux

théologiens caslillans c¡u·a lus sainle Thérese : Alonso de.
}ladrid, Francisco de Ossuna, Bernardino de Laredo et San
Pedro de Alcántara 3. )l. Edmond Caza] n'ignore pas que' son
hérofae a lu et relu, pendan! dix-huit ans de féconde assimi- /
Jation, le Tl'oisi.eme abécédaire spiriluel, mais il néglige eette
source essentielle :

•

,g5

BULLETU'f UISPANIQUE

Ce sont des livres ala fois décevants et forrriidables, les ouvrages
de mysliques comme un Fran&lt;;ois d'Ossuna et un Jean de la Croix.
1.

TraUuclion d, s Carmélih:s, l. Y, p. ~oo.

~- P. 3~, nole 1.
•
.
3. i\J. ,forel-Fatio a ót.abli celt.e nécessité dans son éLude rnr les f,tctures de samte
1'bérCse. Op. cit.

,.

M. Edmond Caza!, pour ne pas nous endormir, ferme ces
livres redoulables et préfere expliquer la terminologie mystique
d'apres les docleurs " Legué , et « Gilles de La Tourette n ou
encore d'apres le psychologue" Havelock Ellis n.

• ••
L'élude de M. Edrnond Caza! ne rentre pas plus dans le
domaine de l'hisloire que dans celui de la théologie. Certes,
ce biographe a mis a conlribulion les archives du Carmel el sa
biogn1.phic. en témoigne, mais quclle critique a t-il fail subir

a sa

documenlation? Quelles référcnces donne-t-il? Quelles
sont les sources de ses cilations? Sous prélexle qu'une édition
enriehie de tout cela serait onéreuse et réservée aux seuls
" nababs», M. Edmond Caza! s'esl limité a publier ses affirm~tions. Libre au lecleur d'alleren Castille et de recommencer
Ja campagne inlrépide du bi~graphe thérésien. Ribera est cité.
d'apres la défcclueuse traduclion du Pere Bouix et sainte
Thérese, d'apres celle des carmélites de París sans l'indicalion
de la page, du cbapilre, du ,·olume donleslexlraile la citation.
Le naL·ralcur en arrive -

ce qui est plus grave -

a uliliser

les textes pour improviser des dialogues passionnés et des
hon1élies fanlaisistes ou sa pensée se substitue plus ou moins
a celle de la Carmélile. )loins le slyle el l'équilibrc, c'est bien
l'histoire a la maniere de Tite-Live.
On comprend aisémcnl que Ollendorf, soucieux avanl lout
d'éviter les notes el les références, est responsable de la plupart de ces !acunes. Encore fallait-il qu'il lrouvat un_ auleur
complaisant.
Que si l'on s'en tient slrictement aux procédés de raisonnement, sans discuter la qualité de la pe~sée,-011 esl frappé par
de nombreuses cóntradictions. II est vrai - et M. Edmond
1,

P. 33.

�096

BULLETlN RISPA.NIQUE

Caza! ne s'esL pas trompé en le disant - que sainte Thércse
n'avait, a son enlrée au couvent, qu'un mínimum de vocation
rcligieuse. Mais cambien l'exagération de l'expression· nuit
a la vérité en la rendant paradoxale, c'est·a-dire suspecte :
ll cst une chose que tous les biogl'aphes el commenlateurs ont
paru ignorer et qui pourlant vaut qu'on en parle. Monialc arden te et
mystique, et cependant malicieuse et gaie; carmélite et réformatrice
impitoyable du Carmel; séduisante créatrice d'une regle suave, féroce
el logique; hystérique tourmentee par d'insatiables désirs et p3.mée
dans des hallucinations, des suggestions el des ex tases érotiques d'une
violence inouie, Sainle Thér'ese n'ajamais ea la vocation religieuse 1 •

11 semble bien que cette derniere ex pression est prise au
sens. le plus restreint: « Une nonnequi a vraiment la vocation
suit la regle avec calme et y trouve tout son plaisir.,,Quelques
pages plus loin, M. Edmond Caza! nous apprend qu'en 1534,
c'est.a-dire 0. l'fige de dix-neuf ans, ((Thérese et Jeanne, brasiers
ardenls déja, ne pouvaient que brCiler davanlage aux flammes
cachées dans le Troisieme Abécédaire et que loul de suite elles
découvrirent avec la plus vive émotion ,&gt;.
D'aucuns répondront sans doule que la vocation religieuse
des grands mystiques est bien cet ardent désir d'aimer Dieu
et que pour s'enflammer si vite a la lecture du Troisieme
Abécédail'e (« ce sombre pathos ", vous en souvient-il ?), il faille
vraiment ctre prédestiné ...
En r.éalité, si l'on s'en tient au témoignage de sainte Thérese,
aucune de ces deux positions n'est soutenable. Loin de nous
dire qu'elle était a Becedas « un ardent brasier », la carmélite
nous apprend qu'elle est restée de longues années sans comprendre ses lectures .

•• •
Mais que sont ces vices de définitions ou ces !acunes de
documentation a·coté de la sensationnelle découverte d'une
« Thérese enterrée vivante "? C'est elle qui a valu a Ollendorf
i.

P. 7.

LE ROMA.N DE SAfNTE TJ-IÉRESE

le succes lucratif de plusieurs éditions . ll est done nécessaire
de lui consacrer une élude approfondie.
L'on lrouvera dans le chapilre 11, parlie 11, le résumé du severe
travail de recherche et de classificalion documentaire, d'examen critique, de déduction logique et parfois syllogistique auquel je me
suis livré pour arriver ;\ la cerlitu&lt;le de la vérité.

Le caractere de ceUe documentation est surtout négalif.
111. Edmond Cazal-cette constalalion n'est pas une critiquen'a établi sa these sur aucun document nouveau, mais sur une
inlerprélation personnelle du ,premier biographe de sainte
Thérese, Fran9ois de Ribera, des déposilions faites a l'occasion
de la béatification, des cerlificats d'exhumation et de la tradition orate.
M. Edmond Caza!, frappé des nombreuses inexactitudes et
des conlradiclions d11 récit de Ribera, ému, non sans raison,
par l'enterremenl hi\lif de Thérese et les mystérieux appels
que deux carmélites entendirenl résonner .dans le cercueil de
la sainte, en déduit :
1 ° que Ribera dissimule un elTra)'anl secret;
2° que sainte Thérese fut enterrée vivanle a l'état
de
catalepsie.
Une découverte en amene une autre. Notre observaleur,
poursuivant son enquete, fait trois nouvelles constalations :
I o le cceur de sainte Thérese, vénéré a Alba de 'formes, fut
ealevé a une époque indélerminée ;
· 2º il porte a son sommet une cicatrice horizontale, &lt;( valve
d'un trou en estafilade ", que l'imaginalion espagnole a atlribuée a la transverbération;
3° un « inconcevable silence " pese sur le P. Gérome Gratien
pendan! et apres l'enlerrement de sainte Thérese .
Des lors, lout apparatt avec une lumineuse évidence. Ce_ne
sont pas les deux carmélites dont parle la tradition qui ont
arraché le coour de sainteThérese, mais le P. Gratien lui·meme.
Il a du le faire saos adresse, ce qui explique le coup de navaja
en plein creur. 0r, ce geste fut un meurtre par imprudence,
puisque Thérése vivait encore dans son cer.cueil 1•.•
Examinons successivcment les arguments précités.

�098

LE RO.HAN DE SAINTE 'l'HÉRESE

•99
Thércso constaten! que sa vieillesse, inévitablement déprimée
par une vie de combal et de nombreuses infirmités, paralt,
dans les dernicres années, s'ctre libérée de la névrose.
Ribera la décril ainsi sur le lit morluaire:

BULLETIN HISPA:'tlQUt

Les inexactitudes de Hibera sonl beaucoup moins {eqdancieuses qu'elles ne le paraissent. Ce hiogrnphe n'écrivail pas la
Yie de sainte Thérese, d'apres la nouvelle mélhode historique.
Ayant. recours non seulemenl aux lexles, mai" a la lradition
orale, il essa:yait de concilier les témoignages les plus no1nbrcux
el les plus frappanls saos les soumellrc a une critique minutieuse. Ses crreurs n'attendent pas I'enlcrrement el les cxhumations de sainte Thé_rese pour s'accumuler. Elles abondent dans
toul le récit de la vie et en particulier dans celui des Fondations
dont ilélait bien difficile, acetto époq ue, de conlroler les innombrables gestes. Sur ce sujet, je ren voie M. Edmond Caza! a la
biographie castillane du P. iligucl Mir (qu'il ne cite pas dans
sa bibliogrnphie). 11 y lrouvera les nombreuscs coneclions que
l'académicieu espag1&gt;ol csl obligé de faire subir au récit de
!libera. Cette sévérité, d'ailleurs nécessaire, devrait tenir
comple des contingences. Si l'on compare l'muvre de Ribera
a la pluparl des biographies castillanes, on se rcnd comple que
le premier historien de sainte Thércse s'efl'orva,'au contraire,
de réagir contre les tendances générales a l'inexactilude clll'onologique. Sainle Thérese ne nous offre-t-elle pas le meilleur
témoignage de celle insouciance, elle qui se lrompait sur la
date de sa naissance, de la mort de sa mere et dénon~ait avec
sa franchise coutumiere les défaillances de sa mémoire? Les
contradiclions que M. Edmond Caza! releve dans le texte de
Ribera sonl moins concluanles qu'il ne croit. Si !'historien
avait prétendu dissin1ulcr un monsLrueux secret, íl se serait
efforcé de le8 éviter daYanlage. Ce~ argumenl est done, en Soi,
de faible portée.
Tout autre e,t celui de l'enterremenl prématuré. Treize
heures de veillée mortuaire 1 sont insuffisanles pour un sujet

qui a eu des attaqucs de eatalepsic. Encare faudrait-il élablir
celles-ci. Le biographe nous rappcllc que, dans sa jeunesse,
sainle Thérese demeura quatre jours en lélhargie. Mais, a cette
époque, des symplomes caracléristiqucs précédcrenl el préparerent la léthargic. Au conlraire, tous les biographes de sainle
1. lforle un jeutli., le 4 octobre 158 :i, b. neuf he ures du soi1·, !lainte ThérCse ful
enternie le lendemain malio a di:1. heure11.

Des que la Sainte ful morte, son ,isnge parut plus beau qu·a
rorrlinaire; elle était sans aucune ride, quoique, a cause de son iige,
elle en ellt auparavant quelques-un_es. Son corps élait blanc comme
de l'albfi.tre, sa ch.air douce el maniable, ses membrcs aussi tendres et
aussi flexibles que ·ceux d'un enfant,.

Le D' Georges Dumas 11ous a jadis présenté a l'hopital de
Sainte-Anne une cataleptique dont les membres avait une
soup\esse exceplionnelle. Mais cambien de cadavres la présenlent sans l'inlervention de la catalepsie ! Qui d'eotre nous
n'a vu sur un visage aimé celte expression plus vivante_.que

la vie elle-me me el qui semble nier la mort?
Le troisieme argument est celui des coups mystérieux

•

entendus par deme carmélites daos le chmur du couvent
d'Alba.
Elles veillaient et priaient une nuit dans le chceur du couvent
d' Alba ... et brusquement les deux femmes trcssaillirent ensemble
ébauchant a la hite Je triple signe de croix. L'une et l'autre avaient'
entendu. Des coups, des coups assourdis et pourtant retentissants
jusqu'au plus lointain de leur conscience superstitieuse, des coups
rompaient le silence ... Les coups venaient du ca vea u. C'était tout
simplement l'Ame de sainte Thérese qui se manifestait 2 ,

Pour que ce témoignage ail quelque valeur, il faudrail :
1; Fixer la date de l'événement. Notre biographe !'ignore.
« Des jours passent. Cambien de jours ?... on oe sait pas. ,,
2' Établir que ces bruits ne sont pas des hallucinations.
Et c'est ici qu·apparait l'étonnante partialité de M. Edmond
Caza!. A l'exemple d'Havelo9k !Iellis, Leuba et la plupart des
psychologues con lemporains , il interprete les visions et les voix
des mystiques comme des hallucinations. Quels que soient le
nombre des témoignages, le crédit des témoins, les anlécédents du visionnaire, la cause est jugée comme•une expédence
1.

P. 269 ,

2,

P. 226,

�BULLETIN BISPANIQUB

300

de cli niquc. Tout l'appareil critique fonctionne alors pour
réduire les faits aux explications les plus rationnelles.
Faut-il, au contraire, pour les besoins de la these, que tels
bruits mystérieux soient vraiment les appels d'une catalepLique
enlerrée vivante?-M. Edmond Caza! se garde de les allribuer
a de simples hallucinations. Ces deux ca,rmélites seraient-elles
les seules qui échappenl a la« formidablenévrose collectivc»?.
ll n'en estríen, beureusemcnt.
CaLherine Baptiste, quelques jours avanL la mort de la Mere, avait
vu une étoHe d'une extraordinaire grandeur qui descendit du ciel touté

éclalanle el alla se placer au-dessus de l'église du monastere. De plus,
depuis longlemps privée du sens de l'odorat, Callierine Bapliste, en
baisanl les pieds de la MCre aprCs sa mort: avait recouvré la faculté
de sent{r et subodoré avec délices les suavités exhalées par la sainte

dépouille •.
11 va sans dire que la descenle de l'étoile est pour M. Edmond
Cazal une hallucination visuelle et les suavités mysliques une
ha\lucination olfactive. Pourquoi les appels funebres ne sonl-ils
pas des hallucinations auditives? Parce que M. Edmond Caza!
a besoin de les entendre pour ressusciter sainte Thérese.
Cependan t - el !'historien le reconnait lui-rneme - ces
indices, si émouvants soient-ils, ne peuvent faire naitre que
des hypotheses. C'esl !'examen « imparlial » du cceur de sainte
Thérese qui élablira la certitude.
Comme le fond terrible du drame est le creur, le cceur palpitanl de
ThérC:se, on n'en parle que sons le manteau. Dans les documents
officiels, rien ! Le P. Gratien n'en souffie mot. On ne le voit pas sortir,
ce creur. Tout a coup, sans que personne e-0.t dit oll il se lrou,·ait
auparavant, on ne le voit sortir, ala lumiére du jour public, dans un
récipient en cristal, qu'en 1671, plus de cent ans apres le drame,
quand tous les acteurs et confidents plus ou moins renseignés sont
morts dcpuis longtemps '·

D'apres la citation précédenle, on pourrait croire que la
Carmélile es! marte avant 1571. Or, a celle époque, elle était
encare bien vivante sans etre en catalepsie, puisqu'elle n'est
1.

p.

2.

P. :191.

LE ROMAN DE SAINTE TUÉRfSE

3or
marte qu'en r58,. Le cceur a done été découverl quatre-vinglneuf ans el non plus de cent ans apres le drame. Le seul objet
d~ .celte recti~calio'.1 cst de montrer a ]11 . Edmond Caza!_ qui
pretcnd co'.rr~er Ribera- combien il esl facile de se !romper.
La descr1ptwn du cceur, telqu'il es! vénéré a Alba de Tormes
est d'une précision toule réaliste:

'

Le viscere est allongé, racorni, complétement déformé sec et tombant en poudre peu_ a ~eu. Une cicatrice borizontale, val;e d'un trou
en eslafilade, se v01t tres nettement ason sommet 1.
·

Sans autres « faits" que les deux précédents, M. Edmond
Caza! prétend démonlrcr que l'enlevemenl myslérieux du cceur
el sa large « estafilarl.e " n'onl qu'une explication possible : Je
coup de navaja du P. Gratien. 11 a beau jeu de railler les
dévots qui croient au niiracle de la transverbéralion. Ce n'esl
pas sur ce terrain que nous le suivrons. Mais sans recourir
a l'inlervention du miracle, qui est une ques~ion de foi on

peu l examiner d'aulres hypolheses plus vraisemblables 'que
le geste du « moine a la fois relors el térnéraire "· Daos le
domaine des suppositions, les plu's prudentes sont les
meilleures.
M. Edmond Caza! allribue judicieusement les épines de ce
cre~r sa~ré a ~ne supercheric loute cspagnole. Pourquoi Ja
ma111 qm a ose planter les épines n'aurail-elle pas créé J'estafilade,. afin de concrétiser, a sa maniere, l'apparition du
séraphrn?
Le biographe aurait pu s'avancer davaritage encore el douter
de l'anthenlicité de la relique. Existe-t-il 1111 document du
XVI' siecle qui atlribue celle-ci a sainte Thérese? Sur ce SUJ'et
•I
'
lll a sceur Ana de San Bartolomé n'a rien dit ni )'historien
~iber~ n'a rien écrit. Quelque lhérésien du xvn: siecle a peuletre decouvert, dans un reliquaire anonyme, un cceur don! la
hlessure l'a fait r~ver. Par une association bien nalurelle
il a pu évoquer la fleche d'or qui blessa Thérese « jusqu'au~
entrailles ».. . ªien en tout cas, ni le moindre documenl
d'archive, ni la plus vague lradition orale ne permetd'allribuer

:1:17.
1.

P. 273.

Bull. hispan.

'º

�3o,

AULLETL."11 11.lSPANlQUE

LE R.OMA.N DE SAINTE TBÉRESE

la blessure a la navaja du P. Gratien. M. Edmond Caza! n'en
est-il pas réduit a inlerpréter l'absence du carme comme !'une
des circonstances tés plus suspectes de celle ténébreuse affaire?

diflérence appréciable : on chercherait vainement chez l'illustre romanciet· cette apologie toute personnelle ou M. Edmond
Caza! s'accorde délibéréme1it la consécration de la Science
et de l'Histoire :
Les graphies (antérieures) n'existent qu'en fonction de la conlinuelle

Quelle extraordinairc chose que l'absence totale du P. Gratien !
Logiquement, H eut dll présider a toutes ces .exhumalions, défendre
avec vigueur lajusle these du maintien du corps au Carmel d' Avila. Et
on ne le voit point, personne ne parle de Lui. Ol1 est-ilt En ces années
1583- 1588 1 sa vie est e!Tac~e, elle rentre de plus en plus dans l'ombre,

et cela au milieu de l'hostililé générale. Lui-méme, il lulle mal 1 sans
conviclion et sans force , sans intelligence et sans énergie ... Et un
jour, en 159~ , il sera ex.pulsé de la lléfm·me thérésienne ... On dirait
qu'une malédiction pese sur lui ! Pourquoi? Il est comme accablé par
un remords. Lequel? Mais surtoul, pourquoi ne p~rait il, de 1583

a 1588,

pendant ces cxhumations répétées) ... En 1085, il fait une

furtive apparition au chapHre de Pastrana et ensuitc pour reprendre,
aux Carfllélites d'Avila, la main de ThérC:se, qu'il emporta jusqu'8.
Lisbonne ... Et c'cst toul. .. je ne comprend~ pas 1 •

Nous comprenons moins encore que sur de telles hypotheses, M. Edmond Cazal ait osé porter un jugemení définitif.
Résumo.ns celte pénible instruction : Parce que sainte Thérese
,
a connu, dans sa jeunesse, le sommeil léthargique, !'historien
découvre qu'a l'age de soixante -sept am elle fut enterrée
vivante a l'état de catalepsie. Parce que personne ne parle
du P. Gratien depuis l'enterremenl jusqu'a l'exhumation
officielle, il en déduit que ce moine a ouvert la sépulture,
poignardé Thérese encore vivante et an·aché son caiur.
On ne regrettera jamais assez que la carmélite n 'ait été
exposée quelques jou;·s dans la froide église d'Alba de Tormes.
Cette précaution élémentaire ne lui aurait pas rendu la vie,
mais nous aurait épargné les macabres visions de M. Edmond
Cazal. Cerlaines indiscrélions, quand elles demeurent slériles,
ressemblent fort a des indélicatesses. 11 est des Lombeaux dont
on ne devrail pas essayer de se faire un piédeslal.

.

. •.

Ainsi, M. Edmond Cazal, sans elre spécialiste de théologie,
d'histoire ou ·de psychologie expérimentale, s'est serví de ces
Lrois ennemies a la maniere de \Vells . 11 existe cependant une

3o3

inlervenlion divine eL de la croyance au miracle, tandis que mon
travail est éclairé aux lumieres de la raison, d'une patiente et sereine
critique, d'une science enfin qui a particuliCrement distingué, étudié,
c!assé, rendu matiere banale de manuels neurologiqué3 les phénomenes qu'au xv1• si8cleon altribuait, avec une admiration pieuse ou
une horreur épouvanlée, 8 l'amour de Dieu ou al'incubat et succubat

de Sátan, selon que la patiente et le palient étaient puissants ou
misérables , .

Les résultats oblenus par M. Edmond Caza! sont, a la vérité,
bien dilTérents, mais n ·en présen tent pasmoins une réelle utilité.
1° Son livre a le mérile de réagir contre les fad.es apologies
qui ont di minué sa.inte Thérese au lieu de l'agrandir, Les chapitres comacrés a la réforme et aux fondations décrivent l'activité
de la Carmélite, comme elle ne l'avait pas été jusqu·a présen t.
2° La these de Leuba sur l'érotomanie de sninte Thérese et
les assertions d'Havelock Hellis sur son aulo-éroli,me avaient
besoin a·etre stnlhétisées dans un livre qui ea montrat toules
les faiblesses. Saos trop le vouloir, M. Edmond Caza! nous
a rendu ce se1·vice-.
3• Enfin, son insucces lui--m8me ofl're aux thérésiens relí~
gieux ou laiques un a vertissemenl précieux; la person na lité
de sainte Thérese est si vaste que sa biographie nécessile au
préalable la collaboration de · plusieurs spécialistes. 11 est
indispensable de préluder a tout travail de synthese par
l'ing1·ate exposition de la doctrine, l'in(liption précise des
sources el la définition de la terminologie thérésienne.
Apres ces Lravaux de bibliographie el d 'hisloire, les philo•
sophes el les médecins, les théologiens et les psychologues
pourront avancer leurs interprétations.
u C'est une grande cbose, nous dit sainte Thérese, que de
comprendre une ame ... "
G•sToN ETCHEGOYEN,
Membre de l'icole fran~.ii$e do Rome.
, . P. 208 .

�3o5

A PROPOS DE L ..\_ MQ;,iNAlE DE SÉGOYIE

A PllOPOS DE LA MONNAIE DE SÉGOVIE
•
Les premieres machines a frapper la monnaie furent aussi
mal accueillies par les ouvriers monétaires experts a manier
le marieau. et les coins d'acier, que l'avaient été jadis les
premieres presses a imprimer par la foule des copistes de
manuscrits et des enlumineurs de livres d'heures. u Ceci tuera
cela)) ; les Yieux artisans qui} de pere en fHs, se transmellaient
les secrels d'un métier difficile, ne voyaient pas sans déplaisir
les rouages d'un mécanisme se subslituer a la force habile de
leurs bras. Lcur amour-propre était en jeu, leurs intérets
malériels aussi. Dans tous les pays de l'Europe civiliséc,
rusagc des 1nouJins U monnaie ful aussi long a se généralíser.
On vit se dresser contre eux la meme opposition obstinée.
L'histoire de toules les invenlions sé double ohligatoirement
. du récil de la bataille qu'elles eurent a livrer, et des perturbalions économiques ou sociales dont elles apporlaieni le germe,
a l'insu de leurs auteurs . Par cela meme, et a cause de son
contenu psychologique, elle mérile de retenir l'intérel.
Je voudrais d'abord rappeler en quelques mols ce qui s'était
passé en France lors du changement radical de la technique
de l'art monétaire '. Au milieu du x11" siecle, l'autorité ro y ale
s'était émue de voir circuler dans le royaume quanlités de
pieces rognées. Les contours inégaux des Oans monétaires oll
l'on imprimait au marteau les lypes qui conslituaient la
marq,¡e de garantí~ apposée par l'Élat sur le métal précieux,
permetlaienl a une íoule de délinquanls d'emplir leur escarcelle de copeaux d'oretd'argenl, a rinsu des pouvoirs public,.
Henri II, par une ordonnance dalée du 23 janvier 1.550, interdit
le cours des monnaies rognées et prescrivit de les conyertir en
1. Voycz F. Uazerolle, la Monnaie (Collection des Grandes Jnstitutions de France,
Pari;:., 1907). Pour les délails techniques, v. Ch. Frémont: Origine et évolulion des
outi/s (P· 98 ctsq.), daas le,H• .'11émoire publié par la Société d'encouragement al'induslrie
nationale. Cf. A. bieudonné (Revue numismatique, 19 1 3, p. 42li), Lºorigine du balancier,
et F. ~fazerolle, les médailleurs Jran~ais du xv• au .tV!l• si~cle (passim).

nouvelles especes. La Monnaie de Par is se trou vanl insuffisante
a ce surcro1t de travail, la i\fonnaie de Nesle ful fondée. Avec
les coins de Marc Béchot on y frappa les gros et demi-gros dits
de Nesle. L'existence de cet établissemenl fut éphémere; des
dissensions, le manque de discipline furenl cause que des
l'annéc suivante il était réduil a l'inaclion.
C'est alors que, voulant en finir coiite que coute avec les
fraudeurs, le roi s'enquit d'instruments permellant de donner
aux pii\ces une forme régulierc, en assurant une frappe
_perfeclionnée . Charles de Marillac, ambassadeur á Augsboufg,
fil savoir qu'un orfevre de cetle ville avait inventé un procédé
ingénieux qui répondait aux désirs de Sa Majesté. Henri II lui
dé pecha sur-le-cham p le mailre de la Mo_n naie de Lyon flanqué
de Guillaume de Marillac, valel de chambre du roi, frere de
1

l'ambassadeur. On traila avec l inventeur, un certain Marx
Schwab, dit le chevalie,· du Saint-Sépulcre. On fil conslruire les
machines qui, a pres a voir été transportées a Paris, puis essayécs,

furent installées en 1551 au bout du jardiu du Palais, dans la
Maison des Étuves. L'établissement tira d'abord son nom du
moulin de la Gourdaine, dont on se servil pour metlre en
mouvement les appareils, d'ou Alonnaie de la Gourdaine; plus
tard, ou le connut sous le ti tre de .\lonnaie des Etut•es ou Mo111taie
du Jfoulin. Les instrumenlsimportés d'Allemagnecomprenaient
des laminoirs, des barres a tirer, engins tireurs ou filieres, des
découpoirs, des presses ou balanciers, des tenailles. Peu apres,
Aubin Olivier, un habile mécanicien fran9ais devait les
compléter pat· l'invention de la virote /¡risée, qui permellait de
graver une ioscriplion sur la lrancbe de chaque piCce, suppri1

mant par la meme toute chance de fraude .
La perfection meme des produils du nouvel atelicr, la faveur
du roi qui s'altacha (l leur personnel - Hemi 11 avait trouvé,
mis en présence des pieces d'essai 1t la figure et graveure
d'icelles tant singuliere, subtiile et excellenle que, sans grande
apparence de faulceté, il esl impossible de la pouvoir contrefaire, rongner ni alterer 1&gt; leur valurenl immédiatement
la jalousie de la Cour des Monnaies. Des l'abord, la guerre
étail déclarée. Et le dernier mot resta a la rouline. Di\s , 556,

�, 306

BULLETI~ HISPA.:~HQUE

A PROPOS DE 1,A MO:"iNAIE DE SÉGQVJE

la fabricalion monétaire se ralentit considérablement, on
employa la Monnaie du Moulin a frapper mcdailles, jctons et
pieces de plaisir, « L'hostilité de la Cour des Monnaies, dit
M, Mazerolle, avait réussi a arreter complelement la fabricalion
de l'or et de !'argent, qu'elle fil maintenir a l'llotel des

1570, et l'usage de la frappe mécanique ne devinl régulier
qu'en , 662, un siecle a pres les premiers essais,

Monnaies, malgré s-on oulillage imparfait. » En 1585, trenle-

cinq ans apres l'invention de la frappe mécanique, on ne
fabriquait plus pratiquement de monnaies qu'au marleau,
comme dans l'anliquité, au huiLiCme siecle a,1ant notre Cre.

'Nicolas Briol, sous Henri IV, essaya de réagir, les ateliers
furent transporlé_s au Palais du Louvre, dans la galerie du
rez-de-chaussée; puis, découragé par une opposilion persis-

tan le, Briol dut aller oíl'rit- ses services en Angleterre, en 1626,
Sons Louis Xlll, les agissemenls de la Cour des Monnaies,
toujours hoslile aux innovalions, furcnl cause que l'on éiablit
deux aleliers, la )lonnaie des Médail)es - c'élait l'ancien
balancier du Louvre - el la Monnaie des Especes, qui plus
tard fut lransporlée dans !'Hotel du quai Conti, devcnu, en
1878, nolre seul Hotel des Monnaies,
En Angleterre, de semblables difficullés se présenterenl sous
Je regne d'Élizabelh, C'esl en 1560 qu'nn Fran9ais ccllc fois,
nommé Éloi Meslrel, apporla a Londres une invenlion qui
permellait de lransformer l'oulillage monétaire ,_ Éloi Meslrel,
selon loute vraisemblance, n'avait fait que s'inspii-cr des
príncipes venus d'Allemagne el mis en praliq.ue a París peu
d'années auparavanl, Des 1562, on commenra a la Tour de
Londres d'utiliscr ses appareils; les rémllats íurenl excclfcnls
el la frappe parfaile, 11 en coula cher au malheureux inrenleur,
et son hisLoire fat plus lragique que cel le de ses confreres
pari•iens, Quelques années apres, il ful accusé de fabriquer
clandeslinement de la fausse monnaie, a l'aide de ses presses
mécaniques. C'est du moins la version officielle; j'aime

a

croire que des jaloux - &gt;Is étaient nombreux - ne trouverenl
poi ni ce délour pour se venger, Bref, Éloi ful pendo a TI bum,
en 1569, ses 1nachincs ne furent plus gu8re cmployées apres
1,

V. Herberl A. Grueber, Handbook of thi&gt; coins o/ Gnat Britain and [reland~

London, 1889, p. nxvrr.

A Augsbourg, en 1550, l'ambassadeur du roi de France
s'était h.ilé de poursuivre les négociations av~c les orfCvres

allemands, parce qu'on courait le risque, en en différanl
l'aboulissement, de voir l'i,wenleur vendrc sa découverte a
Charles-Quin!, qui, déja, l'cmployait a d'aulres lravaux:
« L'cmpereur, écril Marillac en juin-décembre 1550, pretend
se valloir de cesl artiflice, ayanl a cesl effecl faicl venir d'Espagne leur prcmier maislre en faict de monnoye, pour appren•
dre ce que ledict chevalie,- s~ail faire •, »
11 est done assez surprenanl qu'on ait atiendo en Espagnc
quelque quarantc ans pour faire subir a l'art monétaire 111
rórnlution inauguréc en France, IJ y a d'autanl plus lieu de
sen étonncr qu'on sail la passion de f\hilippe ll J'OUr l'architeclure el pour la mécanique, Aulour du roi prudenl, les Herrera,
le, Gianello della Torre, les Jacopo da Trezzo s'ingéniaienl
a invenlcr lea machines les plus merveilleuses que l'on eul
vues jusque-la, depuis les horloges savantes jusqu'aux appareils compliqués destinés a amener a_ !'Escorial les matériaux
du monaslere de San Lorenzo en conslruction, el a les mettre
en reuvre, jusqu'aux tours hydrauliques qui servaient au
polissagc el a la gravure des pierres fines'- 11 semblerait
nalurel qu'on ail installé a la mcme époque des machines
reposan! sur les memes príncipes et destinées a la frappe dn
numéraire, Pourlant ce n'esl qu'en 1582 qu'on en fit le projet;
el e'esl a celle date que Philippe II fil venit- d'Allemagne les
ouvriers spécialistes donl' il a vait besoi n, "(, Casto M• del Rivero
a fait réeernmenl l'hislorique de la Monnaie de Ségovie,
a l'aide des documenls conservés a Madrid aux Archives du
1 _V. P. de \"aissiCrc, La dCcout•erle d A ugsbourg des insiruments du monnayage moderne et Leur importa/ion en France en 1550, d'oprl!s lrs cUpéchts dfl Marillac, ambassa•

deur. Montpellier 189:i; Maurice Roy, La .ilonnaie du illoulin, in Rcvue Numismatique
11.PO~ p. 187 et sq. - L'achO\'cment du premier malér;el pl'rfeclio11né n'eut lien
qu'en 1553.
2. 0.1 me pcrmctlra de renvojcr a mon arlicle de la Rttuuc de L'arl ancien ll moderne (,i;,d), GiaMllo CW:l ~ T,1rre, lurloge,· de Charles-Qufot et de Philippe 11, p. 2p273. V. aussi Bralli. Pliilippe/f. París, 191-&gt;, p. 67; Felipe Picalo..,le. Apimtes para una
biblioteca cientifica española del siglo .\ l'I. Madrid, 1891 1 etc.

�3o8

BULLETI::¡ HISPAl'UQtE

Palais Royal•. J'ai eu la bonne forlune de lrouver naguere
a la Bibliolheque Nalionale de Madrid el a Si mancas quelques
textes qui me permeltenl d'ajouter plu,ieurs détoils a cette
excellente étude.
II s'agissail d'établir des machines hydrauliques, en d'aulres termes, des moulins, el l'on délibéra longtemps sur le
choix du cours d'eau propre a les aclionner. Le Manzanarés
ful éearlé pou'r les raisons que l'on suppose, el l'Eresma ful
élu. L'Ingenio de la Moneda ful done construit a Ségovir. Des ·
,583 Philippe II visitait les chantiers. L'édifice subsiste encore
de nos jours, transformé en moulin a farine, mais quelques
modifications furent apportées a l'ordonnance des batiments
sous Ferdinand Yll '· Le P . Sigüenza nous a laissé une précieuse description de la mécanique, je demande la prrmission
de la traduire. C'csl a propos d 'une visite du roi a Sé~o,·ie, en
septembre 1583 :
«Dela, [le roi] vinl a Ségovie pour voir cette excellente
invention pour [aire la rnonnaie, invenlion de l'archiduc d'Autriche 3 : l'eau fait mouvoir une roue, el celle-ci, des deux cótés
opposés, a l'aide de l'eau, en meten mouvement deux autres
(c'est la le principe des mécaniques d'Aristote) en passant
entre les deux axes ou roues de celles-ci (qui sonl en aeinr et
sur lesquelles sont figurées et gravées les armes royales, comme
nous les voyons sur la monnaie, !'une portant la face, et l'autre
le revers); une bande ou ceinture d'argent, de l'épaisseur
que doit avoir la monnaie, la laisse empreinte ou sculptée
sur ses deux faces, loul du long, formant des réaux, qui par
la suite sont découpés en rond par un aulrc tour, avec une
grande facilité . C'est une excellcnte invenlion, qui pcrmcl
1. Casto Ma del Ri,·ero, El ingenio CU la moneda de Segovia (extr. de la Revista de
Archivos, Bibliotecas J Jfuseos. l1adrid, 1919) .
~- On en lrouvera la dcscriplion, le plan el les pholograpbic1 dans l'ouuage cil6
de '.\J. del Rivero. Les archilecles furent Juan Je llerrerael Francisco de \Jora. AYant
la conslruclion del' Ingenio de la .lfoneda, il ex islait a Ségovie un atelicr monétaire
connu dé,ormais sous le nom de .1/oneda vieja.
3. 11 s'agit ici de l'archidu c Ferdinand d'.\ulricbe, second fils de l'empereur Ferdinand ¡ar, et par conséquent cousin gcrmain de Phi! ippe JI. C"est gratuitcmcnl que
le P. Sigüeo:za lui fail ici les honneurs de l' « inveotion t. Rien ne ,icot corroborer
'-eS dires. L'archidttc, en sa qualité de comte du Tyrol, avail sans doute patronné les
ingénienrs allemands, sans plus.

A PROPOS DE LA MO:'(XAIE DE SÉGOVIE

309

d'épargner beaucoup d'argent, de réftexion et de temps, mais
la nation cspagnole se soucie peu de ces in ventions, et les supporlc impaliemmenl; ce qu·on pourrail faire aisémenl el sans
lravail, il plall davanlage de Je fail'C a force de bras. On y a
travaillé quelquc peu d'argent, mainlenanl on en foil pcu, ou
plus du toul, pat·ce qu'on dit que cela présenle des inconl'énienls, ou parce qu'on n'en laisse pas arriver 3. Ségovie 1 • &gt;&gt;
On ne jugera sans doute pas sans intéret de me tire en regard
de la dcscription du P . Sigüenza celle qu'écrivit Jehan Lhermite, ce Flamand qui ful un temps cbambcllan de Philippe ll,
et qui rédigea ses mémoires sur l'Espagne en 1602, une fois
de retourcn son pays,.11 visita la Monnaic de Ségovicen 1596.
Sa description esl moins précise que cdle qu·on Yient de tire,
il insiste loutefois sur l'opération préliminaire du laminage,
la préparalion des fouilles de métal - ce qu'on appelail jadis
en France « ballre la chaulde n - par la les deux récils se
completen!:
&lt;&lt; Et encores que pour lors J'on n'y forgeoit nulle monno):e, si y
avoit il aulounes pieces apprestées 1 pour par icelles monslrer audict
comte [Charles de Brandebourg, vicomte d'Esclay, neveu du comle de
Ber1aymont] et ceulx de sa compaingnie, la maniere el la faQOn de la
forger et hallre:_, lequel se faicL tout par la violence d'eaue, en forme
de moulins et roues qui se gouvernent par ladite eaue, tellement que
pour forger le_s planches ou lames d'or, d'argent et de cuyvre, s'y for-

gent avecq ta plus grande facilité du monde; car ne faull que les
mettre sur l'enclume, et les y tenir fermes &lt;lessoubz le martillaige
1. Fr. J. de Sigllenza,'/li.,toria de la orden de S11n Gerónimo, 1605 (Nueva biblioteca de
autores españoles, t. XII, p. 463). Colmenares (J/istoria de la insigne ciudad de Segovia,
1637, cité par ,t. del Rivero, p. •~) doone une descriplion analogue, mais moins
détaillée, sauí en ceci que pour le déCQupage des piCccs. i1 meulionne un Lour: &lt;• lln
torno redondo, de macha y embra. ►) Cf. llaltasar Porrcfio. Dichos J hechos de el señor
rey Dan Felipe S(•gundo. Réimprimé Madrid, 17 118, XII, 103: ;e EdiOcll allí la casa. de
la mone:ia, coo su ingenio para balirla con el mo,·imienlo del agua, obra tan arlificiosa que en un dia se labran treiolo mil ducados de moneda de plala de preciosa
estampa, con bien poca gente. i&gt;
,. l,,e Passe-lemps de Jehan Lhermite, éd. p. Ch. Rueleilr, Anven, 1890, t. 1, p. ,83.
On notcra que les machines de Ségovic di IJéraient notablemen l des machines frao~aiscs, puisque celles-ci se compossicnt essrntiellement d e presscs ou balancier~,
analogues en principe au vnlo11t doot l'usage se généralisa plus lard. A Ségo,·ie il
n'esl question que de roues, mues par la force hydraulique, comme des laminoirs.
GrA.ce au P. Sigi.ienza nous avoos sur ce point un peu plus que de ,·agues indicalions. L'origioedu balancier doit etre cherchée dans la pres~e 8 vis dont se senil
Bramanl~ pour comprimer le plomb des bulles, el Benvenulo Ccllioi pour frapper
ses méda1lles. Comparez l'el:pression anglaisc: the mill and lhe screw.

a

�311

BULLETI~ HISPANIQL'E

A PROPOS DE LA MONNAIE DE SÉGOVIE

d'un gros vilain marleau qui se gouvernc par lesdictes roues, et en
donne dessus avec une si grande roydeur et force, qu'impossíble me
seroit de le dire; de ces planches ainsi forgées se faict la rnesme
monnoic en moins d'un rien, les passans par cel'tain instrument
dnquel elles sorlent loules .monno-yécs du coing, de l'inscriplion et
armes royales, nerestant autre q11e de coupper-jus chasque piece de
par soy, qui aussi se faict avecq certaine industrie f~rt facile, comme
par les mcsmes pieces de monnoye se peult veoir, lesqueJles ont, du
costé de l'éscu des armes royales, ung pctit pont contr.efaict a celluy
de Segovie qui est l'aqueduct, lequcl d'icy allions aussi veoir comme
une des choses plus rares et anciennes de la Yille. i1

lui qui avait fait venit' les ouvriers du Tyrol, par l'intermédiaire deGeorge Gerling, qui est qualiflé de&lt;&lt; son serviteur )J. Il
fut re1&gt;u a Ségovie par l'éveque qui !'invita a des chasses et
aulres parties de plaisir. A u mois de juillet de l'année suivaute,
l'ambassadeur retournail a Ségovie chargé d'une semblable
mission 1 •
Les machines étaient arrivées a Ségovie le 15 juin 1585; les
premieres monnaies qui y furent frappées: ,-ea/es de á ocho,
portent la date de 1586, et, comme différenl monétaire, l'aqueduc de Ségovie . C'ést Clemente Birago qui avait gravé les
coins. On connall ce Clemente Birago; il avail épousé une filie
du célebre Milanais Jacopo da Trezzo, .dont j'ai déja cité le
nom plus haut, médailleur et lapidaire fameux qui eut une
grande part u la construclion de !'Escorial. Birago exer~ait la
meme profession que son beau-pcre, il y gagna une renommée
universelle: on lui allribua l'invention de la gravure du
diamant. ll fournit a la Cour d'Espagne quantité de joyaux, de
gemmcs gravéés, de sceaux et de bagues . 11 mourul en 159,.
Quant" aux relalions de Jacopo da Trezzo avec Kevenhuller,
elles sont allestées par l'exislence d'une médaille a l'effigie de
l'ambassadeur qui porte la signalure de Trezzo '·
Nous avons des renscignement~ précis sur les condilions
memes du monnayage. On fabriquait alors une monnaie dile
de vellón, qui se composait de cuivre additionné d'un alliage
d'argent3. Le marchand se présenlait a la ~Iaison de la Monnaie avec un marc de cuivre, qu·il avait payé 3o maravédis
auxquels il faul ajouler /1 maravédis de frais pour la fon te . De
son marc de-cuivrc, il tirait 1 ,4 maravédis, mais il lui fallait
payer au roi 34 maravédis pour l'alliage d'argent, plus 24 maravédis de frais de brcrssage, et 12 maravédis de droits". Le marchand s'en tirait done avcc unbénéfice net de 10 maravédis. Un
assez nombreux personnel était employé a la mise en aclion

310

L'inventeur du moulin était en elTet un Allemand, peut elre
ce George Gerling, qui arriva en Espagne en 1585 avec toule
une éqnipe d'ouvricrs tyroliens, et que la morl surpfit presque
aussil6t, Barcelone. ll fuL remplacé par Magno Mayz, el voici
les noms de quelques-uns de ses collaborateurs. C'élaient
Martín Fagel, maltrc de la machine, Maestre Wolfo, Mathias
Smincer, Jacobo Sauroban, Ballhasar lllepull, tous envoyés par
l'archiduc Ferdinand d.,\ u lriche; Jorge Grayft, fondeur, Pedro
Ardebeco, e11Yoyé pour tailler les nou,eaux coins, Joachim
Lingue!, essaycur, liaos Liserburgher, Rrabian Holchar, qui
déclarent "qu'ils sonl ceux qui s'entcndenl le mieux a la construction et la conservation de la machine, el qui sont mariés
a des femmes du pays • ».
Philippe TI, lorsqu'il avait formé le dessein d'employer des
procédés modernes a la frappe de ses monnaie.s, avait eu
reeours a Kevenhuller, ambassadeur d'Aulriche, qui fut son
ami el son conseiller en mainte circonstance~ et en parliculier
lorsqu'il s'agit d'acquisilions d'objels "d'art, d'antiquités, de
médailles, de conslruction de batiments.
Le 4 juillet 1585, Kevenhuller, par ordre de Sa Majésté, se
rendit a Ségovie en compagnie de Jacopo de 1'.rezzo, du capitaine Tiburcio Spanochio et d'une nombreuse suite, pour
visiter la Maison de la Mo,;naie; il en passa l'inspection. C'est

a

a

1. Si mancas, Obras y Bosques1 Segovia 1 leg"aj(J 2. Je respecte ici l'orthographe donnés
par le scribo espJ.gnol aux noms a\lemanéis. Pedro Ardebeco est appelé quelques
lignes plus b:ts Pedro Harlepegue. V. le te'lle publié plus loin, n° :i. Cf. Casto M' del
R.ivero, op. cit. p. 26, 27 et c. On trouvera la, cilés aYec d'autres encare, les m~mes
noms, diversemenl défigurés.

1, V. les documcnls que nous publions ci-aprCs n" 4 E:l 5.
2. 'celle médnillocslreslóe ioconr,u }d'Armaad qui n'cn dil mot dans sorl ounage
sur Lt!s .\Jédailleurs ilaliens. J'en connais an moins deux exemplaires, l'un a u ~lusée
archéologique de :\!adritl, l'auLr.c an Cabinet des méd1illes de Paris.
3. Ccl alliage d'argent fut supprimé en 1596. Doc. n• 14 p. p. M. del Rirnro.
A cetlc date, toute la monn·aie de vellón du royauroe ful frappée a Ségovie. Le docu.
menl que j'ulilise ici date de 1594. (N" 3),

..

�..

3,,

de la machi ne. On complait parmi les« officiales mayores» un
teneur de comptes, et un &lt;e balan\ario &gt;&gt; 1 •
Comme le servicc des nouveaux appareils clifl'érait forl de
ceux qu'on employait dans les aulres ateliers monélaires (a
Grenade ou a Tolcde,'p?r exemple), on dul sen remetlrc au
clirecteur de l'entreprise pour la réparlition des sa\airc; suivant les mérites de chacun. Ce maitre recevail un tant pour
cent par marc de mélal el se chargeait de payer les gages des
employés. Chaquc marc de mélal monnayé coulait a Sa Majeslé i 4 maravédis, el lui en rapporlail 56.
On a vu plus baut qu'avec les machines élail arrivée d'Allemagne une équipe d'ouvriers spécialisles allemands. Pourlaul,
il est conslammenl queslion dans les lexlcs contemporains en
1ó90 d'un Espagnol, Miguel de la Cerda, qui aurail été l'invenleur de l'engin'. ll y a done ici une apparcnle contradiclion. 11 esl probable qu ·il s'agil d'un perrectionnemcnt apporlé
au malériel venu d'Augsbourg, ou d'un nouveau mécanisrne
destiné á le compléler. J'a i parlé plus haut de la virote bris¿e
due a Aubin Oliviel'. Peul-étre faul-il en rapprocher l'invention de Miguel de la Cerda, donl malheureusement nous ne
connaissons que le nom : tijera, les ciscaux. C'est a son sujet
que s'éleverenl les proleslalions de l'ancien personnel; un
documenl fort inléressant nous renseigne au sujet du conllil.
JI en ressort que les ouvriers de la vieille monnaie, dirigés
par un cerlain Juan Castellanos et ses freres, s'opposerent de
touies leurs forces a l'établissemenl des nouvelles machines,
del',, ingenio de Miguel de la Cerda 1i, et montrCrent un mauvais vouloir irréduclible, parce que, disaient-ils, s'il en était
fait usage 1 il n'y aurait-pour ainsi dire pas de ce cisaille»,
et qu'ainsi ils perdraient les !,oo ducals qu'ils gagnaienl par
la chaque année, en conséqucncc d'un accord passé avec le
trésorier de Ségovie. Qu'élait-ce done que la cica/la? On
désignait ainsi les déchels ou rognures de métal qui subsislaient, selon les anciens procédés, apres le découpage des
, . Ce dernier ter me est curieux a relevcr; il n'y avail pasa propremeot parler de
balancier,comme nous l'a,·oas vu toul al'hcure.
!L Voyez le docoment que nous publions plus loin, n• 1.

3,3

A PROPOS DE LA MO~NAIE DE SÉGOVIE

BULLETli'f HISPANIQUE

monnaies, ces déchets étaient le partage des ouvriers monétaires, qui les fondaienl et rcce~,aient pour ce travail une

redevance du lrésorier. La machine de Miguel de la Cerda,
plulot qu'a la frappe des monnaies, serrnil done, semble-t-il,
au découpage aulomalique des llans, supprimant radicalemcnt
la source des bénéfices escomptés par Castellanos et ses
collegues. Inde irre.
En novembre 1586 Hans Bella' élail entré au service de la
machine de Ségovie. ll en ful le surinlendanl jusqu'aux premieres an nées du regne de Phil i ppe 111. La íra ppe de !'argent continua en 1587 et, au cours d'une nouvelle visite otlicielle, Philippe 11, l'impéralrice, sa sreur, veuve de Maximilien II, le prince don Philippe, l'iníanle Isabel le et leur suite,
assisterenl au lravail des engins. Nouvelle visite royale en
1592, donl Jehan Lhermile nous a laissé le récit, en nolant
que l'on continuait en « une allre vielle mayson de monnoye
dedans la vi lle" a forger et batlre la monnaie a coups de marteau; les deux ateliers subsislaienl done l'un a colé de l'autre ,
avcc leurs_ personnels spéciaux et indépendants. Cetle fois
encare les innovateurs n'avaient pas eu le dessus, el malgré
la prolection royale, n'avaient pu supplanter sur-le-champ
Jeurs anciens collegues.
En 1596 la non velle Monnaie de Ségovie recut sa charle
conslitulionnelle sous la forme d'une "Instrucción para el
Gobierno del Ingenio» . M. del Rivera a donné minutieusement
l'hislorique de son aclivité. On y frappa des monnaies d'or,
jusque sous le regne éphémere de Lou,s l". Mais les progres de
la frappe mécanique íurenl tels que la machine de Ségovie
parul des le débul du xvm• siecle une anliquilé. Une ordonnancc de 1730 preserivait de ne plus frapper de monnaies d'Dr
el d'argent que dans les ateliers de Madrid et de Sévillc. c·'était
le cou p de grke porté a Ségovie. Pourtan t, on recommenca
en 174 2 a y frapper des monnaies de billon, comme aux premie,·s jours. Les helles man naies de cuivre de Chartes Ill en
son L a peu pres les derniers fruils.
JEAN BABELON.
1.

Ce llJ.ns Bella, ou Bellhac, íut aussi orren-e de Philippe II platero de oro

V. Documentos i11éd.ílos para la hi!loría de España, LV, 464.

'

•

�BULLE'rl.X HlSPANlQUB

1 '·
Señor, esta mañana vino a mi posada Phelippe de Bcnavides, y m~e
traxo una dozena de piezas de reales hechos con el ingenio. de Miguel
de la Cerda y acuñadas con el cuiio nuevo que ha hecho Clemente
Virago: 4 de a dos, 4 senzillos, y 4 medios, que todos van aqui porquo
me dixo que V. ~Id. le havia mandado quando eslu,·o ai que ~o
embiasse las muestras de los cuños. En eslando 1.iechos, dan a entender
los omciales que aun con el uso se liaran mejores. A mi solo se me
offreze que las rayas de las armas y de las letras serian mas a proposito
algo gruesczillas; dixele a I3enavides viendo que nadie pudiera ha ver
hecho como el esta moneda, y que hiziesse corlar luego otros pocos
que se havian acuñado quando estos [para que no quedasen mas que
lexir ]~. Dixome que se havia topado con un acuñador de la casa de
la moneda de Toledo, y que se los hizo acuñar antes que se fuesse
par.a que se pudiessen emhiar a V. ~Id. Tambien me dixo como esta
apunto todo lo que es menester para hazer la experiencia y prueva de
los mili marcos de plata conforme a lo que V. Md. tiene mandado,
y assi 1 en teniendo respuesta deste papel podremos [yr a la casa que
era de Jacobo 3. Juan de Ybarra ~l, por ha verme dicho Benavides que
'V. Md. lo manda assi. Pero hame parezido que tengo ohligacion de
acordar primero a V. Md. que quando hable en_ esla maleria, dixe a
V . Md. qne Francisco Baptista Veyntin me havia advertido que Juan
Castellanos y sus hermanos harian todo quanto pudiessen porque no
se use del ingenio de Miguel de la Cerda, porque usandose del, no
baria casi sizalln, y perderian asi los l1 c ducados que dize en lo
[rayado de la] memoria que va aqui 1 que entoni;es me dijo les vale
cada un año un concierto que tienen hecho con el thesorero de Segovia
para lo del fundir la sizalla que se haze de la plata que se labra en la
casa de la moneda de alli 1 y que se temia que el Sr Juan de Ybarra
eslava inclinado en el pleyto a las cosas de los dichos Castellanos 1 y
que como les yva tanto en esto procnrarian mucho ser ayudados de
Juan de Ybarra en el estorbo de lo del ingenio de Miguel de la Cerda,
-y yo dixe de passo a V. ~Id. que no creya que esto seria estorbo, pei'o
que si a V. Md. le paresiesse, adeJanle podrian )'r.los despachos por
Biblioteca Nacional de MadTirl. Ms. S. 86 1 fol. 4J6. Recueil de leltres et de
copies de lcltres coneernanl principalement la moneda CU vellón et la r.asa de la mon¿da
de Ségovie. Oo ignorC le nom Jo l'autcur aussi bien que celui du destinataire de la
leltre reprodujte ici.
2. Les móls en ilali&lt;¡n~ sonl de~ notes margiutles surajoulées d'une autrc maiR.
3. La Casa que era di.: Jar:ob·i c-L l'alelicr de Jacopo da Trezzo, sis a Madrid, dans la
rue qui [lorle aujourd'ln1i son nom. Jacopo da Trczzo mourut en 1589, mais aprCs sa
morl on continua d'utiliser son alelierpour le service du roi.
4. Juan de YbarraéLait le secrétaire qui avaitla cbarge des affaires de lamonnaie
1.

de SégoY-ie.

A PROPOS DE U. )IQNYAIE DE SEGOVlE

.

315

:Matteo ~asquez, que es secretario de )os arbitrios, y porque tambie,n
se offrcz10 en la platica recuerdo que Malteo Vasquei es thesorero de
la casa de la moneda de Granada, quedo en que la prue,a se hiziesse
entonces en T_oledo, y que despues se miraria en lo demas, y lo dicho
no es mas de para hazcr recuerdo dello a V. Mrl .. y en teniendo
respuesta deslo, luego yremos Juan de Ybarra y yo a la casa que era
de Jacobo ~le .Trezo, de que resultara tratar de los depachos que se han
de hazer SI ' . Md. no mandare otra cosa. Dios guarde a V. Md. Ea
Madrid. ,8 de Octubre 1590.
. Luego que llego de Sevilla el S· Juan. de Ybarra, me di.ceron Bena- •
mdes Y Veynlin que_ nos acadia brev, el examen del ingenio, aqui
despues hablo c~nmtgo, y de alli creo que resallo que tos mismos me
han vuelto a dezu· que les ha hablado bien en lodo lo que a ello loca
despues aca.

Los &lt;( oficiales de la nueva casa de la moneda»
Marlin Fagel, maestro del nuevo ingenio,
Maestre Volfo.
llathiaS Smincer .
Jacobo Sauroban.
Balthasar lllepult.
embiados por el serenissirno archiduque Don Fernando de Austria
Jorge Grayft, fundidor aleman.
.
Pedro Ardebeco, aleman, embiado por el S. A. D. Fernando de
Austna, para entallar los sellos necessarios al nueho ingenio de
moneda.
·
Joachin Lingue!, ensayador aleman.
Hans Liserbur~her y Rrabian Jlolchar, somos los que mejor entendemos en la fabnca y conserbacion des te yngenio ... y estamos casados
con mugeres desla tierra.
Pedro Harterpeque es el qúe obre los sellos.

Conforme á las ordenanzas del Reyno en las casas de moneda el
mercader, de cada marco de cobre, que le questa treynta mrs 4 p~co

�316

BULLE'flN HJSPANIQUE

mas o menos, con mas quatro mrs que le tiene de costa el fundir y la
merma I del cobre, haze ciento y catorze mrs. Su Magestad a de
haver de cada marco lreynla y quatro mrs de la plata que el
mercader dexa de poner, y ve)'nlc y quatro mrs de los derechos
de la labor de cada marco, y doze mrs por la licencia, que monta
todo setenta mrs, por manera que le quedaran al mercader diez mrs
de ganancia.
Por quitar algunos ynconvinienlos y que el yngenio quede del Lodo
asentado, parece conviene al servicio de Su Magestad se labre ladicba
moneda a un lanlo por marco, para que Su Magestad entienda pontualmente la costa que liene en esta manera.
De fundir la Sisalla de presentacion, con la merma della, costara
tres mrs.
Para hazer las herramientas que se gastan en la dicha labor, seran
menester tres blancas 'l.
A los officiales mayores, que son : iicrivano, balanQario y dos
guardas y alcaldes y alguaciles, an de tener sus derechos; parece
que se les podra dar tres blancas, la una, al scrivano, y las dos
rrepartidas entre los demás, cada uno conforme a la calidad de su
officio.
Por ser la orden de labrar moneda en el yngenio muy diferente de
otras casas de moneda, y que no se pueden trepartir los derechos a
satiE,facion de tantos officialés tan desyguales en abilidad, es mexor
pagar a cada uno lo que mereciese, y baver de estar la dicha labor de
la moneda a cargo de ta·persona que eslu"Viere el syrviente3 della;
parece conviene al servicio de Su Uagestad que a la dicha persona se
pague un tanto por marco y quel pague los officiales·por su quenta,
y que, mientras se labrare moneda 1 la dicha persona no tenga salario,
y qnel pague a los officiales assala_riados el salario que al presente
tienen, sin que Su Magestad tenga gasto en ello, parece que se le
podra dar ocho mrs por cada marco de moneda labrada. Por manera
que a toda costa montara lo que ~u Magestad paga por cada marco
catorze mrs, y quedara limpio para Su Magestad cinquenla y seys.mrs
en cada marco, que es la mitad de ganancia de todo lo que Su Magestad
mandare.labrar.
Qqeda a la quenla de Su Magestad el conserbar las rruedas, y el
canal, y pressa, y lo demas que toca a la fabrica del yngenio. C. N. S.
[signature illisible]. A XII de Agosto MDXCJIII•.

,:k

1.

Dcchet.

l.

1

blancas=

1

A PROPOS DE LA. MOl'fNAIE DE SÉGOVIE

1585, A quatro de Julio, por mandado de Su Mageslad, fue a
Segovia con Jaime 'frezo y el capitan Tiburcio Spanocbio y bastante
numero de criados y familia, a visitar la cassa de moneda de Segovia.
Aviendo dado cobro a las cosas de la cassa de la moneda, hizo venir
oficiales del condado de Tyrol, por medio de George Gerling su criado,
que avia acudido y atendido tres añós a esta profesion, y con esperanza
de el premio avía passado a España; pero, como las mas vezes las
mercedes de España caminan con pies de plomo, la muerte que le
cogio le privo de todo. Ullimamente, mientras estubo en Segovia, le
regalo y ospedo el obispo de Segovia, convidandole a diversas meriendas y cazas _en el bosque de Segovia, l1asta que, acabados sus
negocios, bolvio a Madrid a doce del mes dicho.

Año del Nacimiento de Christo de 1586. Por el mes de Julio bolvio
el conde de Franquenburg a Segovia, por mandado de Su Magestad
del Rey Calolico, donde le os pedo y regalo el obispo de aquella ciudad,
y a viendo concluido con su cúmission de la visita de aquellas casas de
moneda, bol vio a Madrid y dio cuanta a Su Magestad de lo que avia
hecho.
1. Biblioleca fli'acional. Ms. J. 150. c. Historia de Joan Kevenhuller de Aichclberg.
seplimo desle nombre, conde de Franquenburg, baron de Landtscroon y Sumcreck,
_ señor hereditario en Hallo Osterwilz y Carlsperg, cavaleri~ mayor perpetuo del
Archiducado de Carialhia, cavallero de la orden del Tuson de Oro, de los consejo&amp; de
los Emperadores Maximiliano II y Rudolpho Ú, gentilhombre de sus camaras,
erribaudoi de Sus Magcslades Cesa reas eó. mut:has occasiones, y en particular en Roma
y en la Corle de España 1 mayordomo mayor y sumiller de corps del Sereoissimp
Archiduque Alberto, y governador del condado de Goritia. En la qual también se
conlienen los mas sefialados successos y negocios que se tralaron y sucedieron en su
tiempo casi en Lodo el mundo. Sacada de sus originales y manuscriplos con tod
brevedad. » P . 5n.
1. Historia de Joan Keveohuller, p. 5&amp;&amp;.

maravédi. (Pragmatique de 1566, citée par A. Heiss. Descripción

las mORedashispano-cristianas. Madrid, 1865, T. I, p. 164.)

3~ Sic.; il s'agit évidemment du personnage qu'on eüt appelé en Franca le surin•
tendant.

Bull. hispan.

.

�CA.TALOGUB DES MANUSCRITS Da H, MOREL-FATIO

819

vembre 1856. - LeUre de D. Xavier Abadia a D' Francisca Bolh de
Larrea, Cadix•lsla, 18 mars 181 r. - LeLtre de D. Juan Agn Ceán
Bermúdez

CATALOGUE
DES MANUSCRITS DE M. M0REL-FATlO
(Suite

1

.)

Paula Pereyra, Madrid, j8 janvier 18t8.

avec une poésie, El soldado herido, datée du 9 février 1860. - &lt;1 Fragmento de Un matrimonie ci lq moda"; par M.. Lafuente (Fr. Gerundio).

- Coplas de El curioso parlante (Mesonero Romanos). - • Sonnet de
sainle Thérese au Chri•l crucifié ... Traduélion de J'espagnol olTerte it
Madame de Saint Auber par son respeclueux serviteur J . M. l\laury. •
&lt;(

178. D. Gonzalo Fernández de Córdoba, troísieme duc de Sesa.

a D . Francisco de

- LeLlre de J" G. de Escalan te a Fernán Caballero, R'onda, 3o septembre 1866. - LeLlre de Amos de Escalante, Madrid, 7 décembre 1863,

Lcttre de Pizarro i:t un inconnu. - Poésie de D. José Marcbena
A Cristo crucificado n. Copie íaite a l'Universidad literaria de

Sevilla. - Lettre de D. Fedcrigo de Madraza, écrile par sa filie
Isabclle, Patis, mercredi i , . - Lettre de D. Vicente de la Fuente

Extraits tirés de la Casa de Lara, d'Antonio Pérez 1 du Comines de
\' i trian 1 de sain te Thérese, etc.

aD. Santiago Tejada. -

179. Dante. Bibliotheque Nationale. Catalogue des a,uvres de Dante
Alighieri conservées au déparlement des lmprimés. Un exemplaire el
une épreuve. - La materia della Divina Comedia ... , de Michelangelo
Caetani, Firenze, 1897. - G. Parodi, La rirría e i vocaboli in rima
nel/a Divina Comedia, 1896. (Bulleltino della Sociela Dantesca italiana,
Firenze, mars-juin 18g6).
180. Autograpbes espagnols et !et tres espagnoles d' Alphonse
de Latour. Lettre de D. Pascual Madoz a « mi apreciable amigo

Guerra au marquis de rtfolíns, Madrid, 27 février 1866. - LeUre du
duc de Valencia. « Lundi i9. St•Lcu-Taverny. » - Trois lettres de

l\osano », Zaiauz, 14 juillet 1850. - u Epigrama Vicenlii Espineli
Hondensis. » - «Cuento &gt;l, commern;ant par: u Acostóse un buen
marido ... n - « Carla inédita del Venerable caballero D. Miguel

Mañara ... , 16n, » Copie de D. Francisco B. Palomo, Sevilla,
,3 avril 1857 (double exemplaire) . - Biographiedu Pcre D. Cayetano
Fernández y Caballo. - , Antecedentes relativos á la V. M. Francisca
Dorotea, fundadora del monasterio qomínico de N. S·• de los Reyes., »
(Archivo Municipal). - « Las cuatro SSSS. Fabula ... 4 set· 1860. » «·El Zarandito. Villan• de Navidad ... Copla.» - o Tonadilla ... Seguidillas. » - Deux lettres de D. Felix José Reinoso. - « La vela de
sebo. A mi querido amigo, el distinguido literato Don Ramon de
Navarrete. )) - Biographie de-D. Tomas Rodríguez Rubi. - Ordre de
la reine Isahelle II conféra+nt a Gas ton d'Orléans, corute d'Eu, la croix
de l'ordre de San Fernando, 6 février 1860, et lettre du général
Leopoldo O-Donnel au ministre de la guerre, 15 janvier 1860. Letlre de D. J. Juaquín de Mou Fernán Caballero. - « Felipe ,• ...
Madrid, 1849. José M• Diaz ». - Deux autographes de Juan Melénd~z
VaJdés. Antaine de Latour a mis: &lt;,de la main de Fern. Caballero.
Ant. de L. ». - Autographe de D. Agustín Durán. Madrid, ,8 no-

a

1.

Voir Bull. hisp. 1 t. XXlll, p . tS et

211 .

Deux lettres du mnrquis de Molins, l'une de

Londres, 14 novembre 1865. -

Lctlre de

ri. Aureliano

Fernández-

D. Antonio Sánchez Moguel, Sevilla, &gt;4 mars 1868; 11 février 1869
el 18 janvicr 187 r. -"--- Letlre du comte deCheste, Madrid, ,5 avril 1865.
- Lettre du comte de Allamira, duc dé- Monlemari Madrid, II fé ...
vrier 1858. - Leltrede D. Cayetano Fernández, Madrid, i,janvler 1866.
- Septleltresde D. Pedro Ant. de Alarcón et une poésie. - Quaranlequalre lellres de D. José M;• Asensio. - Trcnte-septloltres de O. Juan
,l. Ilueno et deux poésies, !'une El Pecho de Gorila, de D. Juan:\.
Gallego, et !'nutre /ti Pastorcito, Leyenda d l•'ernan Caballero, de Juan
J. Bueño. - Huit lellres de D. Eduardo Buslillo. - Sept leLlres du
marquis de Cabriñana el une note concernanL le poC.te Górtgora. Onze Iettres de D. Manuel Caflete. - Deux lnttres de D. Valenlín
Carderera. - Scpl leltres de D. Adolfo de Caslro. - Q11inzc lettres de
D." Antonio Cavanilles. lne letlre de Cavanilles a Fernltn Cáballero,
oll la romanci€:re a écrit: (( Quemela V. despues de leida. Feman. •

Trois Jetlres de .D. José M• de Cerrageria, beau -fils de Cavanilles.. Trente-deux lettres de D. José Fernández Espino et trois poésie9: de
l'auleur. - Vingt-deux letlres de D. Fernand de Gabriel y Ruiz de

Apodaca· et de Dª Elisa Lópei de Morla de Gabriel. - Onze letlres de
O. Manuel López Cepero et deux poésies. - Six Jet tres de O, Alejao-dro Mon. - Cinq lettres de D. Eugenio )luíioz, - Trois leLlres de
D. Guillermo Morphy. - Une lellre de D. Eugenio de Ochoa, une
letlte de D. C. de Ochoa. - Deux lellres de D. Eugenio de Ochoa a
Fernán Caballero et a D. Juan José Bueno, - Cinq letlres de D. Narciso Joaquín Juárez. -

Qnatorze leltres de D. Santiago de Tejada. _.

Six lellres de O. Francisco Mada Tubino.
t8t. Sainte Thérése (en huit paquels).

�3•o

C.I.TALOGOB D88 IU1'VICB.IT8 D'E K. MORBL-PATIO
BULLKTffl BISP.UIQVB

t.

Notes pour le mémoire intitulé : Les leclurts de 1ainle TMre11, ele., dan• le Bulhlin hispanique, t. X, p. 17-67, comprenanl:
lnlroduction, Bréviaire, Bible, Vies-de Saiots, sainl Jérome, sainl
Auguslin (lellre·de M. Paul Monceaux el de D. Ramón Menéndez
Pida!), Ludolpbe de Saxe, l"Imitalion, Fr: Alonso (\e Madrid, Fr.
Francisco .de Osuna, (letlre de D. Daniel Granada, du P. Michel
Ange, capucin, de M. Je.an Saglio), sainl Grégolre, Fr. Bernardino
de Laredo (Ernesl Cordonnier, , Notice sur les M_odu, faciendi, traité
médico-pharmaceulique en tangue espagnole de la premiere moilié du
JCVt- •Ücle e_
l 1ur son auteur : Bernardino Laredo. Tirage parl de
Jaaus, février 1900, avec une carie de M. Lebegue), Fr. Anlonio de
· Góevara, sainl Pedro de Alcántara. - Nolés pour les Lecture,.
2. Necroloula de ... Don Vicente de la Fuente ... por E1cmo s• D. Ale- •
jandro Pidal y Mon, Madrid, 18g8. - Henri Cbérot, S. J., Une nouvelle traduclion franfaiie des Lellre, de sainté Thérue; exlrail des
Étude1 du 20 juin 1901. - llenri Guerlin, L'art el le, saitÍts. Sainle
Thér;se, Paris, s. d. - Fr. Gerardo de San_ Juan de la Cruz, Otra
carta autógrafa de ,anta Teresa (Boletin de la R. Academia de la
Historia, l. LVII, juillel-seplembre 1910). - Fidel Fila, Una carta .
inldila de santa Teresa (Bolet. de la R. Acad. de la Historia, t. LVII,
novembre 1910). - Du m. Una ·carta autógrafa de ,anta Teresa que
po,e, el·Du.que de Gor. Nuevo estudio (Boiet. de la R. · Acad de la //u•
toria, t. LVII, décembre 1910). - Du m. Dos cartas autógrafas de
,anta Tere,a. Recobro y/otograjia cú la ,egunda ( Bolet. dt la R. Acad.
de la Historia, l. LVII, juillel••~plembre 1910). - B. Bernardioo de
Melgar y Abren, marqués de San Juan de Piedras Albas, Autógrafo
epistolar inédito de ,anta Teresa de Jesús en el que narra y detalla 1u
entrevista con Felipe JI. -Do, autógrafos inédüos de santa ·Teresa de
Jesús ... , 1obre perrona,, parente,cos y lugares. - Cuolro autógrafo,
i.nldao• de ,anta Teresa de Jesfu en lo• que narra 1 detalla ·vici8itude1
Í!'lportanles de,;, vida -Autógrafo •pistolar inédilo de ,anta Terúa
de Je,ús en d que reiteradamente alude a su padre DonAlonsoSánchez
de Ctpeda (Bolet. de la R. Acad. de la Historia. l . LXVI, mai 191fi;
t. LXVII, juillel-novembre , 915).
·
3. Laogue de llainle Thérese dans ses am vres,. en six cahiera. M K. Pielscb, Notes on Spanish Folklore, dan_s la Modern Philology,
t. V, o• ,, juillel •9"7·
4. Cours sur saiote Thérese professé au College de Fraoce en 19071909. CEllvres en neur cahiers; lellres en neuf cahiers.
5. Autograpbes de saiote Thérese. - La derniere leUre de,saiote
Tbérese, publiée par D. Manuel Maria Poli!, Quilo, 1901. Copie. Carta de sanla Teresa de Jesus al canónigo Gerónimo de Reynooa.
Copie prise par H. Léonardon ·¡ la Bibliolheque de l'.~cadémie de
l'Histaire a Madrid. - Leures de saiote Tbérese publiées par D. Fran-

a

cisco Herrero y Bayona, Madrid, 1881. ·Copie.--: Acle .de reooncialion de sainte Thérese a la miligalion, avec une lelfre de la Mere carinélite Mario ·de S'-Paul, Aoderlec,h t, 6 avril 191,. Copie. - Lellre a
Cristóbal Rodríguez de Moja. _Notes. - La Jettre de juin 1fi62, qui ·
accompagne la Vida, transcrite sur l'autographe, Copie. - Leltres
fausses. Notes. - Copie de quatre letlres de sainte Thérese conservées au monaslere d' Anderlechl. Les trois premieres onl été copiées
par une carmélite, 1~ quatrieme par moi. - Varios autógrafos
de ,~ Teresa de Jesús, reproducción foto/itogrdjica de su, autógra/o,•par Vicente de la Fuente. Entrega I et ,, Madrid 1884. - Deux
rac-similés de la Vida. - Fac-similé de la sceur Louise de la Miséricorde (La Valliere).
8. Vida, y virtude, y milagros de ·la bienaventurada virgen Teresa
de Jerús, par Fray Diego de Yepes, (:aragO&lt;;H, 16o6. Extraits. - Vida
de la Madra Tere,a por el Padre Francisco de Ribera, Salamanca,
,figo. Extrails. Copie par llené Costes d'.une lellre du P. Ribera
a la Mere Maria de Cristo, telle qu'elle se trouve dans la pnblication
de Herrero Bayooa. - Carta, de santa Terisa .de Jesús ... con nota•
de Don Juan de Palafo1 y Mendoza, Bruxelas, 1674. Ellrails. ·/,..,en/ario dé lo• bienes que qlU/daron e fincaron por fin e muerte del
1eñor Lorenro-de Cepeda. Copie de D. Alfredo Alvarez, avec une lellre ..
- Reforma de los dtscalfº' por el Fr. Francisco de Sanla María.
Extraits. - María de S' Josepb. Exlraits de lellres de sainte Tbérese
i, elle adressées. - Carmel. Bibliographie. - Habil el étiquelle des
Carmélite,; - Mere Anne de Jésus. Lellres de 1ainte Théres~ a elle
adressées. Déposition d'Anne de Jésus lors du proces de canonisatiori
de sainle Tbérese, d'apres Je ms. des Archives Nalionales de París,
L 1046, n• 6o. - Historia del Carmen descalzo por Fr. Gerónimo de
S. Joser, tomo J, Madrid, 1637. Extraits pris par D. Alfredo Alvarez,
avec une "iellre. - Teile de la Vida, d'aprcs les ceuvres de sainle Thérese, publié par Fr. Luis•de León en 1588 el en 158g. - Lettres de
Fr. Luis de León aux carméliles de Madrid. - Comparaison des
éditions ,!i88 el 1fi8g. - ,:anonisalion de· sainte Thérese, d'apres
le ms . de la Bibliolbequc Nalionale de París, Espagnol 3». Nic. de Ormaneto, éveque de Padoue ( Archives du Valican, Nunz.
Spagna, t. 8 el 10), peodanl son séjour a Madrid. Copie de Roberl
Micliel avec une leltre • .!.... Saintc Thérese el le Fr. Julian de Avila.
Edraits. - Testimonio del padre maestro F. Domingo Bañez ... sobre
¡., Yid11 i libros de la madre Teresa ... t591. Eitrails d'apres le ms. de
Ja Bibliolheque Nalionale de París, Espagnol 322. - Allusions a la
Vida de sairile Thérese. - Fray Gerónimo Gracián de la madre de
Dios. Eitraits. - Lellres de sainte Thérese, citées par D. Miguel de
·Lanuu, dans la Vida de Isabel de Santo Domingo, Madrid, 1638.
Exlrails. - Deux lettres de ~- Cuninghame Graham au 1ujel de la

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cai.len. - Conalitulion dea Cirmélllea. Trou miien. - Qudél 11!11'
la comapoada~ de Nia1e TWrile. Brouilloo lllCOlllpW. - El
ntmto d6 IOllla T,rua por 1). Ati¡el 11. de Bi11cl1, dana la Bo1illlt • •
~"""'1. bibfiofnirl 1 . 1111111#, jeDYitr,févrler 1909. - ieare da
1). Rrhmdo fedro,o l Fem6n Caballero ,ur un potirall 4e Nhlle
eop.. - P. lafoDd, Qa,/,¡ve• porlrmll u famUil,-.ü1aittr.
T~IIHC "'ltJ ~ a n , /wr, levete, Paria, 19.u.
8, llldell del DDDII de- penoq- qui te lrouvtnl dan• lea Iettrea a
fainll Thireee. Dauit c,arlóna et un douier de lícbn,
tfl. J). Carlat ~116m11 de Jqa Blat, CO!IIW dt ranlD •falu..
,.,.....&amp;ion au·Yolume dba Blwl#1 ,ur f/llpagtlr, Parli, tpoo, l. u.
• é!f. 'P• - Notea 1v le prinoe Emanuel de 8ahn llelm eur le am:
• lea'!_loñ, lllr lll dile de-1'1nF1111tai:IÓ, -t11r la COllllt. de Fer:.in N~
- Copie dff lellm.da eornlo de Fern6A Nállea u1illúe1 dau óe
YOiulJIO, - l,tltre de G. l\,ynaud. - Deiilt ldltel de A; d'Al'llelh;
tll, P ~ au RuiuU d# in1trutiotu donnJu au CIMboull·
.,.,., ~ mitúll,.,. ~,-,.,_ ,upui, lu lralUI df W11tpl1a/ilja1qtid U,
IUlíolalioll trcnr,u,,, publié. (1ar A. Morel-Fetlo et H. Léonardoil.
Pui,, •8t4-et, 3 volum1111.
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11. Utlératore. - 13. Romances. F1D1 el Btllü. 1$-14. VocabQlalra,
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l. ~ - de Lope. L''Pltre oommt!Mlllll par: Cllllldlo1 •i qoinM
4wlir1111poco,, TRDICl'iptload'unlmprlmé (Jlibliót~ue Uimallt
de ~dr141-88-11) • .- L'2pbre comm1111oanl per: Gaipai' ,u,iwiafl'f 1:1111 4oa oarlal, oopie, avcc une lellN ció ll. .\. Reatórt. _
M. l. Deluille le Rouls, - Noi. llU' 1- ipllnia. - Compee
~d11 ~ (»l'QI di ~,,. ,. YfC/11, L i Aku, par A•• Rqt.ori, cknt la
~ far ~ A e Pltiló_logw (cWdiR,tea). - B:e~talatio &amp;pon•
, -... - ~ Jlllio Colambtlrio, 1618, Traucription d'ua imprim6
... i. Biblaol~11• Nllloaalt de llldtid f· 1 &amp;¡34. - DórollO, ID de111

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Carpio, P - • .
1893. - HotJQ l\ennert, 1Apll de Y-,a'1 ooillifti&amp; BQllliag,o ,l ,,,..,

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~ JliMM i~ra, 4" Ülftlliol .,,.,.1e1te 4-m le a.lldül "i•n.tiV••
L llf. p. S18•M7. - Damaa-Htu.-rd, /A GatomuAie 8"
4t1
diau. dan• la ~ iruUP4Adatm, L V1 (1841). - A..-F. OlllMm,

14,..,,..

"· pq¡,,vl dMJn •""'9-nl, dan• le'Cof',.,pondoM du 10 mal 184D.

- DamaaeHinaÑ,

Lo,- de V1g4 (fltv•

imltl~, P• 756-7'/t•

~ di Vffdl Bl 0,,.U,0 a/A
"""""'"' dm1 la Z.U.clirifl,/IJr ro-•lina\rPlrilolofi,, l. XXV, p. 411•
4SS, ,;_ Georg Sleffen1, Rotroll-SlrldlfA l . hM • )lolroa al, naAaA11111' J,o¡,- da l',ga'•, Oppelln, 1891 (dMIAce). - Albert Ladwig,
ü ,..., Dramlll au daM KaroliagiullM&amp; &amp;ag,nknul, lledin,
1'98- - El'Jl!lll Mou\, UM ldw ll!Niw da LDJN ü fffa, dana lea
_.,,,,..uoJl,rtn 111. tmUe Picot, Parla, 1815 (cWdlcaoe). - Cllcb6
del fle.ibol161 du tD6aillire ialiln1': Lu OrigiMa ,. ,,..
V-,.,
18,\2). -

Hago A.lbeít I\Mlnerl, UMI'

Lo,.

*

dlll.,_ BeM• ~Jltlnfftt,. t. VU, p. 38,6S. - Blblioppble da Lope
ile Vep.. ojl!II IUl' le doc de S-.
&amp;tiúllea 111r Lope de Ve¡a (qa•tre rabien). - ·Lelr.ique d• IIIOII
iDIPl)llUII de tope de Vep (ua oahler). - Arlbur Ludwig ll&amp;lefel,
J,an ~ 1Co1NÑI• ,eiM Qaelle• úd NacltGfllnangM, llllltln,
igo,\ (dédicl&lt;:!e), - ldmund l&gt;ffl!r, Die Lop, d, V,go-t.ür,_,.,. lia
~ . Z1lrioh, ,a,, (dédlcacc). -IOl6 ele Arm" y ~
L a ~ u IApl da Yffll, Habana, 1884.
18'. liatrdi dl ■. Fr, GalooiáNlilll, lpreuVN de l'arllcle lnll•
iiil'~ d. P"flllOa di1 Glllthardin dans le Bal/elin ilalÑa, LXV, p. 111u-1. - Conoonlance de l:Millon lac. Corbinelll avec Ju m.orlfl del
0peniMIIUI. - l'lolea sur Gulccianlini. - Prologue de la trad1iellon
de la Sloria tl'llali4 de Guiccianlllli par I&amp; IOl Pbillppa IV, d'apn&amp; le
- ; de la BibliotMque Nationale de Madrid 164 1. TrallllCriplion da
11. F.. IIOUNel -et une lattre. - Lexique dea Jl!III• des Rilordi,

t

d'apna lea o,., IMdite.
tat. D. Lllh lle Bequettaa. ~paratlon au mémoire lnlitul6: lA
PI, ti, D. Llie de Req1111eiu 1 ZWg11, graAd_ COIIIIIIO_..,. G CadUII,
ilana le .Baltlfin / t ú ~ , t. VI, p. 1gó-~M - Note■ 1ur 11aq1111r·
ti - 114reuta. - Copie par D. R, llurlllo de l'lndl'llCÍIIII • nuutra
1,Jlorq Donll &amp;t,pbatúa P""ª ,a hijo Don Luú de B,qu,uu, do mi, ele
16:Billllella6que a&amp;lonale de Madrid G 15D. Carie de D, R. Milrilld,C~e d'u.ne lettre de Dolla Ettepbania l sou tUs, D. Lul1 de l\tqll►
--. d'apns 110 IDI, clu Bri\isb 'llu-m. - D. ConllllllllllO Dooifillo
Buh, bóa lM á Beq!IUflU, 8aíoelom, J88&amp;, - D. Fnncilco
.Bando, .Qoll l.ai,.ü R,,,_,,-,, lladlid, 1909, - l. L. l . . ~ •
,

�3,4

BULLErIN RISPAN'IQUB

Le/tres inédites de Don Luis de Requesens, Utrecht, 1859. - Lettre de
E. Castelot. - Leltre de D. Francisco Barado. - Letlre de D. Francisco Marti Grajales. - Trois letlres de D. José Enrique Serrano y
Morales. - Leltre de D. Manuel Magal!ón et les preuves de noblesse
de D. Juan de Zuñiga y de D. tuis de Requesens. - Lettre de D. Joaquín Miret y Sans. - Copie et épreuve du Testamenl de Doña 'Mencía
de Mendoza, marquise del Zenete, comtessc de Nas~au, puis duchcsse
de Calabre. Burgos, 3 jui!let 1535.
t87. D. Francisco de Quevedo. -Estebanille Gonzalez . Liste des
mots importants dans les reuvres de Quevedo. - Don Francisco de
Quevedo, Obras políticas, históricas y críticas, t. I, Madrid, 1893
(exemplaire annoté). - Suppliquedu duc d'Osuna, d'apres !'imprimé
de la Bibliotheque N'ationale de Paris, Oa 1 98 "'· - Lisie des personnages de la Vida y hechos de Estebanillo González.
t88. D. Diego Hurtado de Mendoza, Guerra de Granad,. Prépa•
ration au mémoire intitulé : Quelques remarques sur la Cu.erre de
Grenade de Diego Jlurtado de Mendoza, extrait de l'Annuaire de tEcole
pratique des _Hautes Éludes, 1914-1915. - Lellres de Mendoza de
1547-48. Recueil d'Aymon. - Sienne en 1552. - Quatre lellres de
Mendoza aZurita, copies de M. A. Pages dans le ms: de la co1leclion
Salazar, A. 1u (Bibl. de l'Acad. de l'Hisloire, a Madrid). - Liste des
personnes mentionnées dans la Guerra de Grana1Ja. - Archivo de
investigaciones históricas, año l tome II, n°~ 1 a3, 5 el 6, Madrid, 1911.
-J. Fesenmair, D. .Diego Hurtado de Mendoza, ein spanischer Humanist
des XVI Jahrhunderts, Müncben, 1884. - Lucas de Torre, Carla del
Bachiller de Arcadia y respuesta del capitán Saldzar, atribuidas á
D. Diego Hurtado de Jlend(fza, Madrid, 1913 (Revista de archivos,
bibliotecas y museos, mars•avril 1913}. - Du m. Don Diego Hurtado
de Mendoza no Jué el autor de la « Guerra de Granada ii, dans Ie
Bo/etln de la R. Academia de la Historia, t. LXIV, mai•juin 1914. Lettre de D. Ramón Menéndez Pida!. - Sept lellres de D. Lucas de
Torre. - Leltre de M. Ernest Mérímée.
t89. D. Francisco Manuel de Mello. Liste de mots importants
dans la Guerra de Cataluña. - Note sur la Guía de casados. - Re/a/ion
da Portugal en 168// (Bibliotheque Nalionale de Paris). - Letlres de
l'abbé Legrand sur le Portugal (Clairamb. 1028). - Notes sur D. Francisco Manuel de Mello et bibliograpbie. - Lettre de Charles Kohler.
- Deux leltres de M. Georges Mus.set. - Sept lctlres et neuf cartes de
M. Edgar Preslage.
t90. D. Gonzalo Fernández de Cordóba y Aguilar. Notes sur son
hisloriographie.
t9t. Christoval de Mesa (trois cahiers). Bibliographie et étude de
ses ceuvres. - Carte de M. Ch. Bémont. - Asajrae nobilissimi Turdelanorurn Baeluriae oppidi du.catusque emporitani breois descriptio ...
1

'

CATALOGUE DES YA:NUSCRtTS DE M. MOREL-FATIO

325

autore Henrico Coquo ... Copie dans le ms . de la Bibliotheque Nationale de Madrid par D. Antonio Rodríguez Villa.
.
t92. D. Gaspar de Guzmán, comte -duc d'0livares. Préparalion
au mémoire intitulé : P. lppolito Camillo Guidi, Caduta del con/e
d'Olivares /'anno M. DC. XXXXIII, dans le Bulle/in italie11, t. XII et
XIII. - Gazelte des Beaux-Arls. Le comte-duc ,tOtivares (Eau/or/e
de Velazquez). - Gravare au burin attribuee a Velazquez. - Carte
de D. Rafael Ballester, avec le portrait du comle duc d'Olivares
(g,lerie de Dresde). - La supplique inlilulée: Catholica, sacra y Real
Jlfagestad, altribuée a Quevedo, transcrite d'apres des imprimés el des
manuscrits de la Gibliotheque Nalionale de Paris, Dupuy, 591, fol. 181,
Oi 197 et ms. espagnol 449, fol. 15,. - D. Juan l'érez de Guzmán,
La labor polílico-literaria del conde-dúque de Olivares (Revista de
archivos, bibliotecas y museos, annec Vlll, aout-seplembre 1904). Ou méme, La caida de un valido, dans la Ilustración española y americana, année 1874, nº" 3!l et 33 . Copie. - D. Manuel Co 1meiro,
Discurso de los polilicos y arbitrislas españoles de los siglos _\ n y .\ v11,
Madrid, 1857. - D. F. Ja,ier de Salas, Informe sobre la obra: Les
mariages espagnols sous le regne de Henri IV ... , por Mr. J . T. Perrens
(Revista de España, 1v~ anné~, t. XIX, nº 74, ~5 m~rs 1871). - Notes
sur le comte•dnc d'Olivares. - Jlita e polilica. - Ferranle Pallavicini.
Carie de M. Arturo Farinelli. Leltre de Ch. Kohler. - Yirgilio
Malvezzi. - Vittorio Siri. - Caduta del comle d'Olivares. - La sloria.
-Notes finales. Table de la Caduta. - Leltre de M. R. Reuss. -Satisfacían que da el conde de la Roca a un agra,:io que se le achaca auer
dicho contra el conde-duque. Copie du ms. de la Bibl. Nac. de lladrid,
T. 195 p. 197. - Extrait des Archives de Simancas, secretaria de
Estado, legajo 3540, sur le comle de la Roca. - D. Juau Antonio de
Vera y Figueroa, comle de la Roca. - Extrail des Fragme[llos hisló•
ricos, pris par M11e Blanchard Demouge dans un ms. de la Bibl. Nac.
de Madrid. - Letlres de Madrid, en italien, mars elavril 1643. Copie.
- Leltre de ~l. E. Rouvy. - Nica~dro. - Minute du comptc rendu
de Martín Hume, trad. frarn;aise de J. Condamin et P. Bonnet. Carie
de M. James Condamin.
t93. D. Gregario Mayans y Sisear. Préparalion au mémoire
intitule: Un érudil espagnol au. xvnl° siecte. D. Gregario Mayans
y Sisear, daus le Rulletin hispanique, t. XVII, p. 157-»6. - Letlres de
~fayans de la colleclion Tiran et table de ces letLres. - lndex des
personnages de ces lettres. - Amis el patronsde Mayans. - Garriere.
Travaux faits ou A faire. - f:tat des lellres en Espagne. - Remarques
sur le slyle. - Ad versaires. Victimes. Ranc1.J.Des. - Bibliograpl1ie. En.seignement de la grammaire et du latín. - Diccionario de autoridades. - Philosophie. - FamiHe. Vie domestique. Oliva. - Droit. Mayans et les grands d'Espagne. - Leltres d'antiquaires espagno/s de
1

�3,G

CATALOGUE DES MA~U~CRlTS OE "M, YOREL-FATIO

BULLETlN AISPA:,-IQUE

la /in du Krul· sil~cle adressées_au comte de Lumiares, de.ns la Bibliotheque de l'École des Charles, t. LVII, p. 64-76. - José Ceva)los et José
Bermúdez, d'apres les ms. de lacollcctionTiran. - Carle de D. Julián
Paz. - Neue spanische Schriflen. Rechlsgelahrtheit und Polizey , dans
le Journal zur l(unstgeschichte, 1 í8o . - Correspondencia literaria de
D. Gregorio Mayans y _Sisear, 1771 -1779 (Revista de achivos).
194. Lettres de Carmélites. Lellrcs de la Mere )larie du S'-Sacrement, de la Mere Marie de S 1-Paul 1 de la MCre Genevieve de Sl-Bernard, '
de la ~!ere Marie de l'Immacult1e-f.onceplion, de Ía Mere Agncs de.

a

Jésus-Marie, du prernier monastCre de Paris,
Anderlecht 1 prCs
Bruxellell-, et du P . Séverin de Sainle Thérese. - Lettre de D. Antonio
Paz y Mélia, de D. Miguel Mir, lellre et deux caries de D. lllanuel
Magallón, leltre de 1\1. L. Lambeau, letlrc et une carle du comte
P . de S'-Phalle. - Em ile Gebhart, L 'originalité de sainte Therese,
dans le Journal des Déba/s du r3 novembre 1907. - Notes pour
servir l'article intitulé: CEuvrrs complfles de sainte Thérese de

a

Jésus, traduclion rwuvelle par les Carméliles du premier monastere de
Paris, dans le Journal des Savants de rnars 1911.
f95. Mystiques. Mysliqucs (ordre alphabétique). - Livres mystiques. - Dª Luisa de Carmjal, d'apres l'imprimé de la llibliotheque
Nalionale de París, Rés. 01 785. Extraits. - Mystiques (Mazarine). l\lystiques a la Bibliolheque d6 Versailles . Note de Ilenri Léonardon.
- Copi_e par Mn~ Lilia Cassis ele la bíographie de Fr. Francisco de
Osuna dans ]a Bibliolheca universal franciscana. - Copie, de la
mérne, de la biographie de Fr. Bernardino de Laredo, dans Fray
Andi·és de Guadalupe, llistoria de la santa provincia. de los Angeles.
- The science o/ To-nwrrow and .1/ediaeval .lfysticism by Mrs Cunninghame Grnham. - ,1a11rice Mignon, Sienne et Catherine de Sienne.
Nevers, 1907. - La vida de la seraphica santa Caiherina de Sienna.
Venundantur in monasterio sanctc Cn.therine de Senis civitatis
Yalentinc. - Traite du purgaloire de sainle Calherine de Gines,
Rome, _1899. - D. Fulgencio Aíán de Hivcra, La virtud al uw
y mistica á la moda, Mallorca, 1813, et M,drid, 1887 (Biblioteca
universal).
f96, Fr. Francisco de Osuna. Extrails de son Abecedario spirilual
et dn ,Yorle de los Estados.
197. Miguel de Cervantes (trois cahiers).
i. Liste des rnols imporlants du Casamiento engañoso et du Coloquio de lns perros.
2. Liste des noms de personne et des noms appartenant a la mylhologie de 1a Galatea. - Cervantes : militaires, soldals, jeu, coches,
destreza de la espada, médecin, gouvernement, justice, arbitristas,
jitanos, mots, expressions, versificution, provinces, rivalités entre
villes et familles, bandoleros, littéralure, poésie, langue, comédies,

espagnols, élrangers, marisques, religion, église, clergé, agueros,
astrologíe judiciaire, noblesse, caballeros, hidalgos, duegnes, donsi
trailemenl de merced, maríage; - Cervantes en Anglelerre. - Un
.faux autographe de Cervantes, dans le Bulle/in dtt bibtiophile, 1905,
n• 4 1 15 avril, p. 155-163 (exemplaire annoté). - Un second exemplaire, tiré part. - LeUre de M. C.-M. Briquet. - Lellrede D. R. J .
Cuervo. - Deux fac-similés du faux exernplaire. - Notes sur cetle
falsification.
3. Cervantes : généralilés. - Carie de M. A. Chuquet. - Émile
Gebhart, Hors de France. A propos d'éludes 1·écentes sur le « Don Quichofe, dans le Journal des Débats du 16 et du 21 juillet 1897. Bibliographie. - Une leLlre et une carie de D. Alvaro Verdaguer,
a,'ec une notice biographique sur D. Leopoldo Rius. - Lettre de
D. Fidel Giró a Murillo. - Novelas ejemplares. - Persifes. - Idées,
biograpbie, etc. - Notes sur Cervantes. - Minute du mémoire intitulé: A propos du /roisieme centenaire de Cervantes par Alfred l\lorelJi'alio, dans la Revue des deux Mondes du 1°'" juin 1916. - Epreu,•es
(exemplaire annolé). ~ Exemplaire de la Revue des Deux Mondes
(exemplaire annoté). - Andrenio, More/ Falio y el centenario de Cervantes, dans la Vanguardia, du 18 juin 1916 (deux exemplaires). C. R. Salamero, Un estudio de M. Morel-Fatio. - Laurent Tailhade,
Don Quicholle a París et dans les franchées par M. Ventura García
Caldero11(L'CEuvre littéraire). - Sainle Beuve, Don Quichotte (/\ouveaux lundis, 9 mai ,864). - LelLre de M~• Hélime Dournic . - Lettre
et -carie de M. René Doumic. - Don Quicholte traauil par César
Oudin. Notes bibliographiques. - Leltre de M. de llarchéville a
M. Émile Mayniel. - Cervantes dans le Calogue genéral des imprimés
de la Bibliolheque nationale. - Lellre de M. Léonce Celier. - Lettre
de M. Joaquín llazailas. - Deux caries de M. H.'Morf. - Lellre de
1\. J. Cuervo. - Pero ~ludo, Los de acá y los de allá (Sobre el centenario del(&lt; Quijote ii, dans El Universo du :.i3 mai 1905. - Préparation au mémoire intitulé : Cervantes el le lroisi/Jme cenlenaire du. « Don
Quiclwtte ._ par .l.lfred More! Fatio, dans l' Archio far das Stadiurn der
neueren Sprachen un'l Literaturen, t. CX.Vf, p. 340-361 . - Letlre du
marquis de Laurencin. - Lellre de D. José Ramón Mélida - El
marqués de Laurencin, Hommaje póstumo d la duquesa de Villahermosa, dans le Bolelin de lci. R. Academia de la /lisloria, mars 1906 . José Ramón Mélida, El legado de Villahermosa, daos le Correo du
3 janvier 1906. - La duquesa de Villahermosa, dans El Universo du
7 novembre 1905.
f98. Catalan (denx cahiers).
i. Copies prises a Palma de Mallorca en 1881 : Collalion du Desconort de Ramon Lull, d'aprcs des mss. de llayorque: Regiment de la
cosa publica ordenal per lo reuercnt meslre Francesch Eximenes

a

�3,8
BULLETIN BISP."\NIQUE

Poésie du

se_qle .\ v, fin,'i al presenl inedita, Barcelona, 1889. - Historia y succes

niz. -

·

.

u.e com e

rge , crontca de autor anonim del

/lamentable de Don Ja_yme de Aragd, comte de l'rgell, segon de aquest
n?':1', cognomenat lo desdil.cat. Copie du ms. de !'Arsenal 83o6 et collallon par M.. Amédée PagCs du ms. de l'Académie de l'IJistoire a

Madrid, copié par Diego de iloníar y Sors, · 163,. Préparation d'une
édtt1on de ce tex_te. -

Copie de diverse.s poésies catalanes, d'aprCs le
rns. _de Carpenlras, n'' 3¡¡. -- Eduard Wecbssler, Die Uomanischen

M~rtenl&lt;iagen, Halle, 1893 (dédicace). - Quatorze lellres de M. Amédee PagCs. -:- Deux lcltres de D. Bato lomé J\funtuaer. 1

Descriplion

par M. Amedée Pages, du ms. Bb 1n de la Bibliotheque Nationale
de Madnd. -

Note sur la liltérature catalane.

2. Copie prise a Palma de Majorque en 1881

a !'Archivo del

Patri-

monio el it I'Archive h.is.lorique de di\·ers documcnts historiques. _

Mort de D. Manuel '11la y Fontanals (16 juillel 1884): articles de
D. G~yet:no Y1~al y Valenciano y de _D. J?. Miguel y Badia. _ J?acstmiles d un~ P_iece,&lt;le moss~n Jordi de sant Jordi et du prologue du

ms. de

!~ 81bltotheque \'at,onale de

París, Espagnol »5, faits par

Joseph lastu. -lsop en catalan. Extraits. -

Descdption des mss.

Baluze &gt;34, ,38 el 039, de la Bibliotheque 'íationale

a Paris

conle-

nant des documenls historiques reJalifs a l'histoire de C;taloo-n~
recueillis par Hieronym PU)'ades. - Notes relalives a l'histoire d; la
langue catalane et des mceurs catalanes. - Lei;on d'ouverle faite a
l'É~ole ?es Hautes Eludes : langue el littérature catalane. - Préparatwn d une chrestomathie catalane: Lettre de change du ~ septem2
1
brc 4oQ, dans la llustracion espaffola y americana du 8 avril 1881
- Regimenl preservalia de la pestilencia composl per meslre Luy;
Alcanys. - Testameni d'En B. Serrad,ell de Vich. - Révolution de
16ft0. - Desconort de Ramnn Lull. Deu, lettres de M. Amédée Pages.

-

CATALOGUE DES MA~USCRITS DE J\I. MOREL-1''ATIO

(Yale~cia, &lt;499). Extraits. - 8pi/l de la vida religiosa(Barcelone, 5 5).
1 1
Extra,ts - La fl ,r l
t d'l' //
·

Proverb,s e d,t de pltilosojs per Jq{uda. Copie du ms. de la lliblio-

tbCque Nalionale de Paris, Espagnol, 55 et variantes du ms. de Ja

Bibliotheque 'íacional de Madrid, L. ,. Carie de M. Neubauer. Fragments del roloquis de m• Crislophol Despuig, caval/er de la ciutat
de Tortosa. Copie de certains passages de ce texte dans la co11ection
Baluze. - Psaum_e VI, d'apres le ms. Espagnol 5 de la Bibliolheque
::Vat1ona!e ~e Paris. -

Doctrina moral d'En Pac!is 1 d'aprt!s les mss.

de la B,bjwtheque Nalionale de París, Espagnol, 54 et 55. -Sompni
d'En Bernat Aleige. Extrails el notes pour l'édilion de. Guardia._

Textes Jittéraircs. Extraits de I'Arbre de sciencia de- Ramon Lull
d'aprCs le. ms. appartenant a D. Gerónimo Rosselló. - Proces~
instruido en 1345 contra el Gobernador Arna/do de Eril/ d'.apres la
copie de D. José Quadrado. - Costumes de Catalanya, d'apres le ms.
latm 10, 15,, f' 3 a 8'" de la Bibliotheque Xationale de París. 1

o~

Yicens Garcia. -

329

Extraits du Dotze·de Cristiá cl'Exime-

En/remes de los labradores . - _0rdonnances de Pierre IV. -

Poésies de Serafi .
f99. Jtaiie.' Notes d'ho!el. - Caries de savants. - Bibliograpltie.
- Carte de j\f. Ernesto Uagusa, propriétaire de l'hótel de Trinacria, -

Lettres de M"º Maria Pilrc. - Le,ltre de M. E. Pércopo . - Lettre
du prince Pietro Lanza di Scalea. - LelLre de M. A. Salinas.
200. Corresponda nce littéraire. 1871-1880 (deux volumes).
t. Années 1871-1878 : Academia de.Ja Historia, Adee (Aug.), Aguiló
y Fuster (D . Mariano), Asenjo Barbieri (D. Francisco). Baumgarten
(ll.), Boehmer (Ed.), Boíarull Sartorio (D. Manuel), Cam¡,illo (D. Toribio del), Cbabaneau (C.), Circourl (c'º Albert de), Coellto (Franc.
Adolfo), Delisle (Léopold), Dilthey, Elias y de Molins (Antonio;,
Escudero de la Peña (D. J. M), Fabié (D. Antonio ~!aria), Fernández
Guerra y Orbe (D . Aureliano), Fierville (Ch.), Féirsler (We~delin),
Fuensanla del Valle (m;, de la), Gabara (J .-B.), Gacbard, Gallardo
y Víctor (Manuel J.), Gatli, Gayangos (D. Pascual de), Georgi (Karl),
Gourncrie (J. de la), Graux (Charles), Grober (Gustav), Guardia
(J.-)1.), Gutierrez de la Vega (D . José), Heinemann (O . van), lleredia
/J.-i\J. de), Hoefler (van), Hofmann (Konrad), Jimenez de la Espada
(Marcos), Knapp (W. l.), Lasso de la Vega (D . Angel), Latour (Antoine
de), Lehr (Esnest), Lemeck (Ludwig). Litchtenberger \Fr.), Luanco
(D. José Ramon), Menéndez y Pelayo (Marcelino), Menéndez y
Pintado (Marcelino.), Meyer (Paul¡, Michaelis (A.\ Michaelis de Yasconcellos (Carolina), Milá y Fonlanals (D. Manuel) Ministerio de
Estado, Molinier (AngusLe), Molins (marquis de), Montoro (D. Rafael),
)lorel-l'atio (Arnold), Morel-Fatio (Caroline), i\forf (U.), Murillo (D.
Mariano), Muro (D. Gaspar), lfussafia (Adolf), 0clavio de Toledo
(J. )l.), Paoli (Cesare), Pasqualucci (Loreto), Pécoul (Augusle), Pella
y Forgas(José), Perojo(José del), Piot (Eugene), Puymaigre (comte de',
l\euss (Rodolplte), Revilla (D. Manuel de la\ Rocbat (Alfred), Rodríguez Villa (D. Antonio), Romero de Castilla y Perosso (D. Francisco),
Rouget, Sancho Rayon (D. José), San~ós (de), Tailhan (Jules), Tamizey
de Larroque (Ph.) Toreno(comte de), Tubino (Franciso Maria), Van
den llergb, Yasconcellos (Joaquim), Vida! y Valenciéno (D. Cayelano),
Viollet'(Paul), Vollmoller (Karl), Vuilleumier, Zarco del Valle (Manuel
l\emon).
2. Années 1878-1880: Academia de l,Í Historia, Arhois de Jubainville (d'), Asenjo Barbieri (D. Francisco), Asensio (J. 1\1"), Asociacion
de escritores y artistas, Baist (G.), Baumgarlen (H.), Bémont (Ch.),
Boehmer (Ed.), Boucherie (A.), Cámara (Fr . Thomas), Campillo
Toribio del), Caslan (A.), Cbabaneau (C .), Claude (C.), Claudia,
Coehlo (l'ranc. Ad.), Cornu (Jules), Costa (Joaquín), Delisle (Léop.),
Denis (Ferdinand), Oeprez (Michel), Ebbardt (Franz), Fabié (D. Anlo-

"

�330

CATALOGOE DES )U.'NUSCBITS DB 11, M.OREL..F'ATIO

BULLBTIN HISPA:,lQUB

nio M'), Fernandez Guerra y Orbe (D. Aureliano), Foersler (Wendelin),
Fuensanla del Valle (m'· de la), Gachard, Gayangos (D. Pascual de),
Gener (D. PompeyoJ, Graux (Charles), Grüber (G,), llarrisse (Henry),
Heredia (J.-~I. de). Hinojosa (D. Eduardo de), Jimenez de la Espada
(Marcos), Knapp (W. J.), Lande (Louis), Letourneur (J.), Majorque
(lellre au sujet de ll. Lull), Malleftlle (L.), Mariategui (D. Eduardo),
Mayniel (Emile), Menéndez Pelayo (D. Marcelino), Meyer (Paul),
Michelant (H.), Milá y Fontanals (D. Manuel', Morel-Fatio (Arnold),
Müntz, Murillo (D. Mariano), Mussafia (Adolf), Navarro (D. Felipe B.),
Nicolas (A.), Niemeyer ()!ax), Oclavio de Toledo (J. M'), Oechsli
(Wilhel ), Otiver (Bienvenido), Paillard (Ch.), Palomo (Fr. de B.),
Paris (Gaston), Pastor, Paz y Melia (Antonio), Pécoul (Auguste),
Pella y l'orgas (D. José), Pierson (Paul), Piñar (BJas Leoncio de),
Poullet, Rache! (Paul), Raynaud (Gaston), Hiant (comte), Rodríguez
Villa (D Antonio), Sanchez Moguel (Antonio), Sanpere y Miguel,
Schuchardt (Hugo), Sorel, Slengel (E.), Suchier (H.), Tailhan
(Jules), Tamizey de Larroque (Ph.), Thomas (A .), Vaesen, Viollel
(Paul), follrnotler (Karl), Withney (James L.), Yriarte (Charles),
Zarco del Valle (Manuel Remon).
20i. Carlistes. Notes sur les Carlistes. - Lellre du marquis de
Laborde. - Lellre de M. Albert Mousset. - Exlrails de Lichnowsky,
de Goben, de Rahden, ele. - Coupure de journaux. - Letlre de
D. Francisco Melgar. - Deux lellres et une carte de M. Albert
Mousset. - Carie de D. Gabriel Molina. - Bibliografía espagnola,
1"' mars 1915 (íactum de Sancho-, Marques). - Deux letlres de
M. l\.laurice Brillant, secrétaire du Correspondanl, avec une lettre de
D. Bernardiho Matin Minguez. - Deux lettres de M. Trogan 1 directeur
du Correspondanl.- Deux caries de Fr. José M. de Elizondo. -Leltre
de D. l\amon Menéndez Pidal avec une consultalion sur la parole
Requeté. - Indiscreciones, par D. Miguel de Unamuno. - Trois
lettres, une dépCcbe et deux carles do marquis de Cerralbo. - Lettre
de !l•• 1. Dáchelelte adressée M. Camille Jutlian. - Deux lellres de
D. Alvaro Alcalá Galiano. - Carie de D. Julion Paz. -Así nos tratan.
Pregunta y advertencia de Aforel-Fatio por el conde de Doña Marina.
- En desagravio, por Francisco Melgar, avec l'avant-propos en
minute. - Découpure de journaux sur l'allitude aliadophile de D.
Francisco )lelgar. - Porlrait et aulographe de D. Francisco Melgar
(America latina,, 15 mars 1oi;). - Deu1 leUres de D. Francisco
}lelgar. - Carie de F,. José M. de Elizondo. - Biblioteca de /a
banderti regional. Bio.1rajla de Don Jaime de Borbon. B. de Arlagan,
Barcelona 1 s. d , anc nne collection de limbres porlant l'effigie de
Don Jaime (Dios patria Rey). - Découpure de journaux. - D. Juan
Vá.sqnez de Mella, El úleal de España. Los tres dogmas nacionales,
Madrid, 31 mai 1915. - C. Irom, Espaiia, graripotencia. Prológo del

a

331

Excmo Sr. D. Juan Vásquez de Mella, Madrid, 1915. - El cardenal
]Jlercier y s1i cilebre pastoral. Opinión de Juan Vásquez de Mella.
Madrid, s. d. - LeUre pastorale de Son Eminence le cardinal Mercier,
archeveque de Maliñ.es, sur le palriolisme et l'endu,.ance, NoCl 1914. El cori"eo catalán et d'autres journaux sur la c~nfércnce du 31 mai 1915
de Juan Vásque,. de Mella.
202. Faucnnnerie eu Espagne. Brouiltori d"une étude sur la fauconnerie en Espagne, de M. Georges de l'rézals etde D. Ramon Zarco
del Valle: 11: l'un lient la plume fran('aise, l'autre les notes espagnoles ,.
- &lt;t Aulrefois, Bibliographie. n Leltre de D. Ramon Zarco del Valle á
M. G. de Frézals, Madrid, ,5 aoúl 1886. - « Aulrefois. llistoire,
chasseurs el faucons. 1) Cinq lettres de D. Ramon Zarco del Valle a
M. G. 'de Frézals, Madrid, 7 juin 1886 - ,. seplembre 1888. t\ Aulrefois. Langue et croyances. il • De nos jours )). Lettre en
anglais a M. ~ - Lilford, 22 février 1886. Qualre leltres de D. Ramon
Zarco del Valle a M. G. del'rézals, 15mars 1886-,6décembre1887.
- « Lois el coulumes . n - « Portugal. 11 - u Prouesses de faucons. n
- Coupure d'un journal: « La hazaña de un azor 11 1 par ~I . Gulierrez
Jimcnez. - &lt;t lconographie. » - 1t Document de fauconnerie des
archives d'Aragon. » - Lettre de D. Manuel de Bofarull a M. G. de
Frézals, Barcelone 1 18 février 1886. Leltre de P. Reman Zarco del
Valle 1, \l. G. de ~'rérnls, n septembre 1888. - «Autrefois, Arls et
lellres . 1i - tt Poésie. i - (t Libro de Cclreria de Cava de a¡;.or 1i,
Salamance, 1565. Extraits. - Documenls sur la fauconnerie extrails
des Archives du Pala is Royal de Madrid, de 159~ a 174,. - Documenls
ex.traiLsdesArchives de Simancas. Casa real, lcg0 44 1 45, 6oet Contaduria
mayor,¡, época, leg" 1017 et 1&gt;13. xv1• siecle. - Leltre de M. G. de
Frézals
D. Hamoo Zarco del Valle(?), 31 janvier 1886. - Sur
plusieurs dossier, il y a:« Vu et lraduit. S. O.» (M1" Sara Oquendo).
203. La guerre de i9i4-1918 (cleu;,; cahiers).
t. Académiciens franc¡ais en Espagne en 1916: u Déclaration de
M. Henri Bergsou » (Le Temps). - Mémoire de M. Aguero, ministre
de la République cubaine en:Altemagne, sur les visées de 1' Allemagne.
(Journal des Débats, 8 juin 1917.) - Alvaro Alcalá Galiano. La
verdad sobre la guerra. Origen J aspecto del conflicto europeo, Madrid,
MC}IXV (dédica.ce). - Altemands en Espagne. August H. Hofer
(Barcelona), Das Deulsehtum in Spanien, dans Der Turmhahn, juillel
1914. - La hora de la comida en la llamada &lt;1 Casa de los alemanes &amp; ,
en Barcelona, dan~ le Nuevo mando, janvier 1915. - Découpure de
journaux. - Leltrn de D. Rafael .\llamira. - D. Rafael Altamira,
Comrnent 1'ulformée en Eó:lpagne l'opinion favorable aux alliés, dans
le Petit Parisien du, juiu 1915. -Conférence de M. Rajall Altamira,
Pa•is, 19 ,3. - F. Martin Caballero, Impresiones americanistas, dans
le Boletin del centro de estudios amei·icanislas de Set•illa, t. 111, uum 8,

a

�33,

BULLETIN HISPA~IQVB

CATALOGUE DES MANUSCRlTS DE M. MORBL-FATIO

- Découpures dejournaux. - Lettres de M.. Quiñones de Lean, me
demandant d'accorder un rendez-vous au lieutenant-colonel Benitez.

Torra{xa, 15 janvier 1915. - Traduction en espagnol de l'article du
Correspondan/ el polémiques. - Cotare/o (D. Emilio). Le bénéjiciaire
de la prime par Pierre et Paul. - Cotare/o es germanójilo, daos El
Debate du 31 aoul 1915. - Rafael Altamira, Giner de los Rios ed1tcador, Valencia , s. d.- Lettrede M. G. Koechert. - Jnstilucion libre de
enseffanza. Programa, Madrid, 1910. - Lettre de D. Ram.ón Menéndez
Pidal.-'-Francisco Giner de los Rios. Datos biograjicos, dans la España.
- Gobineau et les races germaniques. Réponse de la baronne de Gulclencrone, née de Gobineau, dans le Temps du 8 janvier 1915. - Germania, Año I, núm. 3. Coupure de la Germania, año 1, núm. i. avec
« elocuentes manifestaciones para « Gormania &gt; del Excmo Sr. Mar-

- Armée espagnole. Extraits. - Azorin. Lellre et carte d'Azorin (José
Martinez Ruiz). Découpures de journaux oU a éclt Azorin. - Rafael
Ballester. Deux lettres et une carte. - Pio Baraja, De un germanójilo
d un suizo. aleman, daos I'lmparcial, ag octobre 1914. - H. Peseuxllichard, Un romancier espagnol Pio Baraja, dans la Reune hispanique, l. XX!ll (1910). - Basques. Euzkadi du &gt;7 el du 3o septembre
1914. Découpure du Temps. - Corpus Barga. Los personajes de

Francia hablan de España. Visita el Monseí'íor Baudrillart, rector del
Instituto catolico, dans La España, .lO janvíer 19 16'. - A la Belgique.
Manifes/e des catholiques espagnols, Paris, Pion, 1916. - Arturo
Campion, Bélgica, el 2 de mayo y los católicos españoles, Londres,
1916. - Jacinto Benavente, El año germanOfilo. Juicios y opiníoncs de
Vásqaez de Mella, Rodriguez Marín, Cotare lo, Carracido, Commelerán,
Satillas,Bonil/a y San Martín, Peñajlor, Ga_y, Saldaña. Año 1, 1916.
Deux arlicles de D. Jacinto Benavente, De Sobremesa, dans Los lunes
del Imparcial, B et :u février 1915 . - V. Blas.colbañez, Las atrocidades
alemanes . . Valencia, s. 'd. - Le romancier Blasco Iba,'tez dans le
Temps du , février 1915. - Breuil (l'abbé). Deux letlres de l'abbé
Breuil des ,1 el 27 seplembre 1915. La idolatría de lajuerza en Alemania y sus consecuencias par Enrique Breuil.-Calalans.Deux lettres
et une carie de C. ~lonloliu - Leltrn de M. Marius André. - Lellre
d~ M. Alfons Maseras, avec Los Parlamentarios Regionalistas al País
por Catalrtña y la Gran España . - Qualre lettres de M. Brutails . Lctl re de M. Cal melle. - Calalans fideles á la maison dº Autriche, par
Lichnowski. - Montanyes Regalades, janvier 1918, contre M. Bernard
Schaedel el D. Antoni M• Alcover. - La Barbarie a/lemande fiétrie aux Jeux floraux de Barcelone en 1915 ... texte catalan et traduction frant;aise, Toulouse, 1915. - Revue calalane, 9• année, nº 97,
janvier 1915, avec une leltre d'envoi de M. Alíons Maseras. « A Morel-Falio de I' Académie des Inscriplions et Belles Lellres .
Paris. » Manifeste. - Pere Corominas, Per l'amor de la Frant¡a.
Amb les uersions castellana y Jran9esa, Barcelona, 1914 (dédicace). Lellre de M. Alfons Maseras avec l'arlicle: Dans la Castille et dans
la Catalogne, par Eugenio Garzon . - Lellre de M. Alfons Maseras
avec le Manifest deis Catalans daos El Poble Calalá du ,7 mars 1915
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a

333

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Lettre de la charnbre _de commerce espagnole

a Paris.

-

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de l'Union fran&lt;¡aise. - Cinq cartes de D. Ramón Mefféndez Pida!. Lettrn de D. Ramón Martinez Sol. -Deux lettres de M. AlberlMousset.
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Numance, dans L'Anlhropologie, l. XXVI, 1915. - Miguel de Unamuno, LºEspagne, r Allemagne et la France, dans le Temps, du 16 janvier 1915. - Article d'Unamuno, dans la Iberia du 10 avril 1915.. Trois articles d'Unamuno : Deber cívico, La fuerza de la opinión,
Papeletas á la alemana, dans le l\'uevo mundo. - Pages acluelles,
1914-1915. L'opinion calholique et la guerre par P. fmbart de La
Tour ... suivie d'une lellre de Don Miguel de Unamuno, Paris , s. d. Unamuno y Zuloaga en Madrid dans España_ - Maurice Barres, Les

..

Bull, hi5pan.

•

�334

BOLtETffl HISPA.!'flQUE

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g février 1915. - D. Julio de Urquijo, Lettre de protestation adres_sée
a ses collaborateurs de France des Études basques Sl-Jean-de-L1Jz,
16 janvier 1915. - Un traitre arr8le a A,-cachon, dans la France de
Rordeaux el du Sud-Ouest, du 29 septembre 1915. - Deux lettres de
O. Julio Urquijo, de Palacio de Setiaes, Cintra, 10 el 23 septembre
1915. - Minute d'une letlre de M. Morel-Fatio Urquijo du 18 septembrc 1915. - Trois lettres de M. Henri Courteault. -Deux lettres

.BIBLIOGRAPIIIE

1

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de París, 1"' juin 19 16 (dédicace). - Letlre de M. A. Olorgel, Propa!JOnde espagnole. - Carte de M. lmbarl de La Tour. ;;- Lettre de la
marquise Arconali Visconti . - Deux lettres de M. Boris de Krjefrki.
- Lettre de D. Ramón Menéndez Pidal. - Letti:e de l'Administraleur
de la librairie Berger-Levranlt. - Deux lellres de M. G. Cirot. Lellre de M. Guerlin avec une lettre de D. Felipe Alaiz: - Découpures
de journaux. - Bibliographie.
A. MOREL-FATJO.
( A suivre.)

Fernando de Los Rios Urruti, Vida e instituciones del pueblo de
Ando,·ra, Una supervivencia se11orial. Madrid, 1920, in-8•,
164 pages et une carte.

M. de Los Rios Urruti, professeur

a l'Université

de Grenade, a

beaucoup lu et il aous en fait généreusement bénéficier. Nous vo:yons
défiler sur les pages de son livre, comme sur un écran, en outre de
Léon, de la Navarre, de la Galice, des Castilles, les Grecs, les Romains 1
les Suisses, les Gerrnains et les néo-Germains, les Hongrois, les
Slaves, les Orientaux et le reste. Le droit comparé est une belle chose,
mais qui n'est pas sans danger; que 1 pour comprendre les institutions
de l'Andorre, on fasse appel aux institutions d'un autre pays, ríen de

mieux; encore fa'udrait-il choisir. Toutes choses•étant égales d'ailleurs,
plus l'exemple vienl de loin el moins profonde doit etre l'analogie.
M. de Los Hios invoque, en un passage 1 Aristote, Cicéron, Machiavel
et Montesquieu; je préfererais qu'il se référilt a la jurisprudence des
tribunaux catalans ou meme du parlement de Toulouse.
Cette réserve formulée sur la methode, voyons comment sont
présenlés les faits el les usages dont il s'agit.
Le premier chapitre est un sobre el intéressant aper9u du Milieu
socwl de l'A.,uf.orre.
Le seoond chapitre traite de la J,'ormati.on lústori,¡ue. En 819,
l'occasion de la consécration de la calhédrale, Je comle d'Urgel aurait
donné l'Evéqueles paroisses de J' Andorre. Peut-etrele comle reprit-il
partie de 5.es droits, car, en 1007, il cédait au monastere de San-Cerni
certaines redevances a percevoir daos les Vallées et, en 1133, il
abandonnait l'Eglise toul ce qu'il possédail en Andorre. En 1176, un
accord reconnalt l'Evique Je domaíne direcl sur les Vallées, Cependanli des le xi" siecle, les - prélals baillerent l'Andorre en lief aux
vicomtes de Cabóet 1 qui les transmírent aux Castelhon et a la maison
de Foix . Des contlits furenl réglés, en n78, par la Paréage: cet acte
attribua nommément au comte de Foix certains pouvoirs, que le
comte déclara tenir en fief de l'Evéque.
A pricri, cette these est claire, simple. Elle l'est meme lrop : ainsi
que j'en ai fait l'oboervation ici méme ', la réalité eot heaucoup plus

a

a

a

a

1. Bulletin hispanique, 1918, pp. r86 et ss. ¡ 19~0, p. 31r,

�•
336

BULLETlN HISPANIQUB

obscure et ernhrouillée. En dehors des textes ut.ilisés par l'érudit
professeur, il en est d'autres, plus nombreux, qui comportent des
conclusions contradictoires a son opinion. N'en point parler, c'est
tourner la difficulté, ce n'est pas la résoudre.
:Mais le récit n'esL pas seulementincomplet, il esterroné; la documentation offre des lacunes et le commentaire, deS inexactitude(graves.
L'acte de 819, - don! la v-raie date est 839 •, - a pour objet la
juridiction ccclésiast.ique et nullement le pouvoir seigneurial. Le texte
est formel, et, d'autre part, si on recherche de quels territoires il
s'agit daos celte charle, on se rendra compte que l'ÉvCque n'en a
jamais été le seigneur 2. Voil.i. done ruinée la base de tout le systeme
bistorique édifié par M. de Lo• Rios. J'en viens au documenl de r 133.
Par cel acte, Armengaud VI, comte d'Urgel, fail donationa l'tveque
de tÜus ses droits dans les vallées andorranes ; il concede aux
habitants «en l'honneur dudit comte et de ceux qui viendront, de
posséder ce territoire ad empramenlun 1&gt; 3 1 c'est-8.- dire qu'ils en
déliendraient le domaine utile, le domaine direct étant réset:vé a
l'Eveque 4. Voila, du moins, ce que l'auteur a vu. On me permettra de
comprendre les cboses autrement.
Propter hoc ego prelibatus Ermengaudus laudo et concedo vobis jamdiclis bominibus ut abeatis ad 5 empramentum in meo honore et amparamentum de me et de meis hominibus meisque successoribus 6.
Honor signifie bien-fonds, seigneurie. Je traduis done:

C'est pourquoi, je susdit Armengaud, je Yous accorde, a vous, ci-dessus
nommés, le droit d'usage sur mes terres, ainsi que ma protection, celle de
mes vassaux et de mes successcurs.

En d'autres termes, Armengaud cElde aux Andorrans, non pas le
domaine ulile sur leur tcrritoire, - a qui aurait-il appartenu, sinon
a eux? - mais un droit d'usage 7 sur le sien, , in meo honore )l.
_Toutes les déduclions de 111. de Los Ríos relativement au régime des
alleux tombent du coup.
1. M. Ferran Valls Tabernera fait celte rectification 'dans les Estudis univcrsitaris
catalans, 19 18,
•
2. Baudon de ri-Iony est, ª"ec raison, tres affirmalif (Relalions poWiquts des comtes
~ Foi::c avec la Catalogne, t. I, pp. 58- 59). En 839, les comtes ét.aient-ils assez indépendanls pour constituer des seigneuries?

,7.

3. F. de Los Rios, Vida e,inslituciones, p.
ti •• Meme ouvrage, p. ~¡.
'
5. Baudon de Mony (t. II, p. 11, note), dit que le texte présente

•

a cet endroU un
blanc, &lt;1 enviroo la place de trois lettres :t. Je lis adtmpramentum, en un mot.
6 Baudon de Mony, t. II, p. 1 , 1 et F. de Los Rios, p. 132 .
7. M. de Los Rios renvoie a une Elude sur la loi Straa, oU j'auraís défioi
aulrement le mot emparamentum. Mais: 1" j'ai indiqué plusieurs acceptions possibles;
2" la loi Strate porte emparamenlum, dont on _peut ne pas faire un synonyme de
adempramentam; 3" un méme mot a souvent, daos divers textes, des 1en1
différeots.

�•
336

BIBLIOGJiAPHIE

BULLETlN HISPANIQUB

obscure et embrouillée. En dehors des textes utilisés par l"érudit
professeur, il en est d'autres, plus nombreux, qui comportent des
conclusions contradictoires a son opinion. N'en point parler, c'est
tourner la difficulté, ce n'est pas la résoudre.
Mais le récit n'est pas seulement incomplet, il esterroné; la documentation offre des lacones et le commentaire, deSinexactitudes-graves.
L'acte de 8rg, - dont la vraie date est 83g •, - a pou~ objet la
juridiclion ecclésiastjque et nullement le pouvoir seigneurial. Le texte
est formel, et, d'autre part, si on recherche de quels territoires il
s'agit dans cette charle, on se rendra compte que l'Eveque n'en a
jamais élé le seigneur ,. Voila done ruinée la base de tout le sysleme
historique édifié par 1\1. de Lo, Rios. J'en viens au document de r 133.
Par cet acte, Armengaud VI, comte d'Urgel, fait donation l"J:;véque
de taus ses droil6 dans les vallées andorranes j il concede aux
habitants « en l'honneur dudit comte et de ceux qui viendront, de
posséder ce territoire ad empramenlun n 3, c'est-8-dire qu'ils en
détiendraient le domaine utile, le domaine direct étant réseivé a
l'EvCque 4• Voila, du moins, ce que l'auteur a vu. On me permettra de
comprendre les choses autrement.
Propter hoc ego prelibatm Ermengaudus laudo et concedo vobis jamdictis hominibus ut abeatis ad 5 empramenlum in meo honore et amparamentum de me et de meis homfoibus meisque successoribus 6.

a

Honor signifie bien-fonds, seigneurie. Je traduis done:
C'est pourquoi, je susdil Armengaud, je vous accorde, a vous, ci-dessus
nommés, le droil d'usage sur mes terres, ainsi que ma protectibn, celle de
mes vassaux et de mes successeurs.
En d'autres termes, Armengaud cede aux Andorrans, non pas le
domaine utile sur leur tcrritoire, - a qui aurait-il appartenu, sinon
eux? - mais un droit d'usage 7 sur le sien, « in meo honore l&gt;.
_Toutes les déductions de M. de Los Ríos relativement au régime des
alleux tombent du coup.

a

1.

M. Ferran Valls Ta.berner a fait cette rectificalion "daos les Esludis uniuersitaris

calalans,

•

Baudon de Mony esl, avec raison, tres affirmalif (Relations politiquas des comtes
ck Fou; avec la Catalogne, t. I, pp. 58 · 59). En 839, les comtM élaient-ilsassez indépendants pour constituer des seigneuries?
3. F. de Los Rios, Vida &amp;instituciones, p. 37.
4.• Méme ouvrage, p. 4 i.
'"
·
5. Baudon de Mony (t. ll, p. 11, note), dit que le texte présente a cet endroil un
blanc, e&lt; environ la place de lrois lettres :t. Je lis adempramentum, en un mot.
6. Baudon de Mony, t, H, p. 11, et F. de Los Rios, p. 132 .
7. M. de Los llios renvoie a une Eta/U sur la loi Slrat!, oll j'aurais défini
ª!1lrem~nt le mot emparamentum. Mais: 1"j'ai indiqué plusieurs acceptions possibles;
2 la 101 Strate porte emparamentam, dont on peut ne pas faire un synonyme de
adempramentu.m ; 3' un méme mol a souvent dan 11 d.h'ers textes des sen,
difl'érents.
'
'
2,.

•

1918.

Dans I'accord de 1 ,,6, M. de Los Rios voit la preuve que le
domaine direct [de l'Andorre] appartenait a J:Eglisel)1. Soit, mais
alors comment peut-on prélendre que les familles de Caboel el de
Castelbon avaient l'Andorre en fief? L'auteur, nous le savons, a oublié
des textes: il en res le encore trop pour que· sa démonStration puisse
etre admise.
Au sujet du Pariage, je signalerai, une fois de plus, deux ou trois
inadvertances. que j'ai déjA relevées a plusi_eurs reprises chez d'autres
écrivains. D'abord 1 le Comte tient ses droits de l'Eveque, non pas u en
fief &gt;) mais &lt;&lt; en fief honoré i&gt;.; ce n'est pas la mCme chose. Ensuite, le
Pariage n'esL pas une concession faite au Comte par le Prélat, qui
aurait retenu tous les pouvoirs non compris dans celte concession;
c'est un arbitrage qui énumCre certains droíls attribués a l'une 'ou a
l'autre partie et qui, pour Je surplt.Is, maintient le~dites partiesen )a
jouissance de ce qui leur appartenait déj3. Cetle disposition est
formellement énoncée dans l'acte 2.
L'Orgunisalion polilique fait l'objet du chapilre 111.
Le temps a effacé l'inégalilé proclamée par le Pariage, &lt;1 la souverai•
neté seigneuriale exclusive de l'Eglise,d'Urgel... Une adaptation poli ti~
que aisément exp1icable a donné lieu au modus vivendi actuel, qui est
une co-souverainelé 3. J&gt; Souverainelé seigneuriale. est un terme peu
juridique: la souveraineté est une chose, la seigneurie en est une
autre. Quand mCme l'EvCque ~erait nelternent le suzerain du Comle,
H n'en résulterait pas qu'il est le souverain. Toute une facedu prohleme
échappe á \l. de Los Ríos.
Nous apprenons en passant,6 qu'il existe chez les Andorrans &lt;( un
désir pro.fond • de supprimer les tribunaux ci\lils de tercera sala et
de reporter leur compétence sur les deux viguiers et le juge des
appellations. Comme le juge connait déjh des affaires civiles en
seconde instance, comme il serail appelé, en troisieme instance,
départager les viguiers, on cooviendra que voila une combinaison
impoisible.
(&lt;

a

r. Op. cit., p. 43.
M. de Los Rios écrit, p. 58:

&lt;( Exclusivamenle tiene el conde de Foix. derechos
de caraclcr patrimonial, quedando el resto de los derechos in legro a favor del Obispo
e Iglesia de Urgel.» El p, 92: u Quedando limitado el poder de los representantes
de Foix por este documenlo ,. Or, p. 160 de son livre, il a imprimé la clause suinnte
du Pariage: 1: Nec per banc presentem seu novam compositionem prejudicium
eliquod generetur episcopo Urgellensi ... nec· comili Fuxensi..., circa hec vel in
hiis que quilibet jam recipiébat. in predicta valle seu vallibus et hominibua de
Andorra; sel quilibet ea recipialpaci6ce et quiete, sine contradicto allerius, sicut
retroaclis temporibus recipere i:onsueverunt, etceplis superius declarati:;. » Ce n'est
pas tout: le co~le de Foi1 pourra conlinuer 3 nommer Un viguier, lequel excrcera
les ml}mes fonéhons qu'auparavant (p. 139). Tout cela mel en pleine lumi6rel'erreur
de M. de Los Rios.
3. P. 63.
4. P. 86.

2.

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338

339

BULtETffl BISP AlUQUB

IUBLIOORAPRI:r.

En somme, que! est, se demande l'auteur, le .statut de I'Andorre?
L' Andorren'est pas une Répuhlique, notamment parce que la puissance
souveraine est en partio exercée par des élrangers. Cela est incontestable; ce qui est moins heureux, c'est de mettre en parallOle u le droit
qu·Q l'Etat espagnol de nommer, en qualité de- patron, l'évCque
cl'Urgel et le droit qu'a le peuple franQais de désigner le chef du
pouvoir exéculH)) '· L'Espagne n'a rien voir en Andorre; l'Eveque
n'est pas le mc,ins dn monde, dans les Valh'·es, le représentanl du
gouvernement de Madrid .
L'Andorre est-elle une principauté? M. de Los Rios ne le pense pas :
la principauLé n'est pas une calégorie d.u droit médiéval. « Le litre de
prince d'Andorre peut llatter la vanité de certains 1 mais il ne saurait
se légitimer scientifiqucment ,. n
L' Andorre, juridiquement, est aujourd'bui ceci : u une seigneurie
avec deux coseigneurs. C'est l'u1time survivance d'un régime universellement abolí ; c'est le dernier écho du Moyen-Age et de la lui
vient un vir inlérét archéologique et humain 3,,
Le quatriBme el dernier chapitre porte sur l'Organisation administra'ive: cuarls ou scctions, paroisses, Conseil général. L'auteur exagere sur
plus d'un point l'imporlance de ce Conseil. Ainsi le Conesil don ne« des
réponses pour définir la coutume; or, définir la coutume, c·esl légifé•rer,
lorsque la réponse a une valeur de décision, commeil esl de lradition i&gt; 4.
N'y a-t-il pas lit une confusion, et bien f8cheusc? Légiíérer, c'cst créer
la loi ou la modifier; constater la coutume, ce n'est pas la fairc.
Les dernieres pages étudient l'au tonomie administrativa de~ Vallées ..
La question étant présentement a l'ordre du jour, on peut se dcmander
si le livre n'est pas une ceuvre de circonstance .. Celle considération
expliquerait bien des choses ...
Done, on raconte que l'Andorre jouit de J'antonomie administrative
et de la propriété des biens domaniaux. J'avais fait obsener jndis que
les Andorrans ne produisent pas de litre et que le probleme doit Btre,
en conséquence 1 résolu d'apres les regles générales du droit; ar, tant
en France qu'~n Catalogne 1 les droits ancien et rnoderne nssurent la
propriété des biens domaniaux au souverain ou au seigneur. non aux
populations. La réfutation est intéressante: la France, on objec.te
que ses altribulions sont limilativement énumérées par le P&amp;riage; nous savons que le Pariage dit exactement Je contraire. - Quant
l'EvCque, on lui opposc «des pratiqucs séculaires 5 n1 sans préciser
autrcment, et on avouera que c'est vague.

On pafle de dófendre oontre lesconvoitises « les richesses forestie,,.,
et hydrauliques' n du pays. 11 ne faudrait pas confondre: forets et
rivieres ne sont pas soumises aux me¡nes ri&gt;gles. Que les autorités
locales prétendent a la propriété des bois. c'est ~dmíssible. Le cas est
différent pour les ruisseaux et les mines : ici le probl6me juridique,
plus complexe, se double de diffieultés d'orclre technique inaccessible,
oux Conseils de cuart ou de paroisse ·el méme au Conseil généraL M. de
Los Rios peut en oi:oirn lo vieil Andorran que je suis : les , pratiques
séculaires » ou plutot les prétep.tions dont il se constitue !'a vocal entralneraient de1 consóquences piteuses. 11 impol'le 8 l'intóri\t m~me dei
VaJJées de rejetor ce régime que des imprudents prétendenlinstaurer.
Jé me resume. Si M. de Los Rios avait voulu donner des preuves de
son érudition générale 1 il aurait parfaitement t•éuS&amp;i; mil,is cela n'étaiÍ
pasen question. Sur le point particulier ·qu'il avait l lraiter, a savofr
l'hi!toire et les usages del'Andorre, le savant professeura áté trap vite et
il a pris la plumo avant que son lnformation fut au poinl, 11 eherche le
litre fondamental de la seigneurie andorrane dana un document du
11.• siecle qui ne se rapporte pas aux droits seigneuriaux; il prcte a une
charle de Ir 33 un sons et une portée que cette charle n'a pas; il se.
méprend relativem.ent '11 des clauses essentielles du Pariage de r!178.
Sur l'un des points prir1:oípaux, M. de Los Rios a pleinement raison;
l'Andorre est une seigneurie en pariage 1 une survivance des temps
passés. C'est la vérilé historique; mais alors il e•t de bonna logique
de laisser aux deux seigneun, 1,urtout en matí0ré législalive -et «,:n
matiere dornaniale, le bCnéflce de celle déflnition. u Le Conseil
général, dit l'auteur, pénelro 1a vie oi,-ile da l'Andorre el on nurait du
mal a trouver une fonclion a lnqucllc sa compétence ne s'Ctende
pas,. n Un Parlemenl qui légH6re et qui administre, qui dispose du
domnino 1 qui jugc, pnr surcroit 1 et qui cassé les sentences des
magistrats donl la nomination lui échappe, serait intolérable daos une
République. Dans une &lt;t seig:n,eurie 11, cela ne se oonQoit mtlme pat.
Ratificr les cmpiétements 1 les confusions de pouvoir 1 les Jbus de tous
genres qui se oommeltent conLro l'autorité des coseigneurs, ce n'est pas
do pragmatisrne ou de la démocrntie, c'est purement de l'anarchie.
Constalons 1 une fois de plus, que l'Andorre exeroe sur les travailleurs
un attrait périlleux et qu'il ne suífit pas de parcourir en touriste les
gorges des deu• Vallées pour parler congrument des usages locaux.
Sans doute, M. de Los Rios Urrutl défondrait d'autres theses s'il avalt
priA le tomps de 1e faire une opinion personpelle 1 a.u licu d'ernprunter
~ des Andorrans paasionnés et dépourvus de toute compélence histo~
riq~e des theses qui ne se p~uvent pas soutenir.
J .·A. llRUTAll.~.

a

a

a

r.
2.
3.
4.
5,

P. 89.
P. 91.
P. 93.
P. 108.
P. 125.

•

1,

P.

126,

a, P. 108,

��3b

BULI.J;TIN 111SPA1''1QUE

a
&lt;t

croyance )J,

N" 13: v. 1 : confusion de 'a9ara (9-y-r) ,, rendre to! ou tal» avec
:a9ilra (9-w-r) • briser n.
N~ T4: ajouter majzü'- entre« metrcl) et« baúl'»,
N• 15: v. 6: le poete dit ceci: mon seul désir esL de te satisfaire;
si je cherche en toi autre chose que cela, Dieu veuille me le refuser,
Nº 16 : v. 3, wara{aka, Jire wariiqaka. - v. 7: qilii « haine • el
non e granáeur n; il faudra done « les causes de la hajpe» la place
de « les causes les plus élevéos »; qila ost également mal traduit
n• 15, v. 1, mais il est bien rendu n• 17, v. 37. - v. ,6, ali- 'ilal, Jire
al- 'ita/. - V. , 1 : confusion de mukralu¡" (parlicipe ·passé de
'akraha « forcer, ohliger ») avec makrühu• (participe pasaé de
kariha «détester, abhorrer n). Le sens du vors ost celui-ci: u Ce n'est
pas de bon gré que je mo consola loin de toi, mais je suis forcé de le
faire ... u.
N° 17: v. 13, traduire plutót: • O Abou 'Ámir, ou est done cella
fidélité (amitié), aio1·s que le mauvais destin dormait profondément
et que Jp vie élait heureuse ... ? n. Le poeta reprocho son rival d'avoir
changé de sentiment a son égard, ainsi qu'on le voil clairemont par
les deux vers suivants. ,o : confusion de wafa' u• • fidéJité 11 avec wafdtun &lt;( mort u1 ce qui, naturellemeat, fausse le sens du
vers. Le poete dit lt son rivaL ,&lt;Jo n'ai pas éprouvé de joiede ta fidéliié
(dans l'amitié), ni de peine de ton inimilié,. Cf. v. 13 et i7 ou wafa'11,•
est également mal traduH. - V. n ; 'aradh ne veut pas dire « malchance "; il y a opposition ici entre jauhar « subs~nce n et 'aradh
« accidenl •· - V. ,3: traduire 'aja pa-;: ,, etre effacé n et non par
l(etre touffu n. --. V. 24: confusion de nidhiiJu,n e,. action de lancen1
avec nudhdhiilu 11 &lt;1 vainqueurs )) ce qui rend fausse la, scansion du
vers. - V. 39, traduire plutót: "C'est assez, pour moi, d'avoir
cueil_li les fruits au rooment voulu, et de t'avoir autorisé aramasser
les fruits lombés sous J'arbre "·
N· 19: v. 6 et 7. On n'a. pa"s Jait ici attention a J'opposilion que le
poete exprime daos ces deux vers. « Dis /,, celui qui a pris rnon aban·
don pour religion, el dont l'amour est pour rnoi une religion : O toi
qui es trap généreux (qui fais peu de cas) de ma personne, moi, au
contraire, je suis tres avarede toi ... "· (Cf, n· 4, v. 2),
N· ,o: v. ,, traduction assez éloigqée du sens que voici: " ... Et
je plante mes désirs dans le jardin de ton amour, et, comme fruits de
ma plantation, je cueille la mort! ».

a

•

a

v:

1

343

DIBLIOGRAPBIE

meme au prix de la vien. Le poote dit: tandis que je tiens heaucoup
ton amitié, toi, au oontraire, tu fais peu de cas de la mienne (cf, idée
semblable, n• 19, v. 7).
N• 8: v. 1: a9-9ubh' u, lire li9-r11bh'i,
N· 11: v, 1 _: mad'habu" veut dire ici « maniere d'agin et non

Nº

:;,2:

v. 7 et 8, voici le sens exact:

ll

11 m·a visité en se cacbant.

mais il est bien difficile que la splendeur de la pleine lune puisse iitre
cachée par les ténebres 1 En oITet, d6s qu'il s'avanc;a vers la prison ... ,
sa présence fut signalée par la parure (qui tremblotait) et par Je
parfum qui se répandait. .. n. (cf. idée identique, n• 37, v. 16 ou la
traduction est excellenle) . - V. n,jannahi, lirejannati. - V. 10 et
11,

l'idéedu po6teestcelle-ci:

&lt;•

De mémeque, parmi les astros du ciel,

seula le soleil et la lune s'éclipsent, de m~me le mauvais destin n'accable da ses grands maiheurs que les grands hommes (cf. meme
pensée, nº ~3, v. H),
N• ,3·: v. "et 13, traduire plutot, « L'ancienne joie de ses jours
ne reviondra plus, ni la félicité de ses nuits n'est plus attendre,
moments ou J'échange de salutations ne se faisait pas (comme main•
lenant) par un signe furtif, et
la visite de l'amie n'était pas un
danger. .. 1i. - V. :;i: r, traduire le tn hémisticbe i &lt;t Les vents ont-ils
prise sur les piantes de la torre ... ? n, najmu •
plante sans tige, cf.
n• n, v. 10. - V. 37, takl1n, lire takun. - V. 4,: "Tu es la beaulé
de lon siecle pendant ta vie, el, apres ta n1ort, tu seras l'ornement de
l'hisloire ... ll ....... V. 45, 'dsinun, lire 'asan u", autrement le vers serait
faux.
Nº ,4: 1, qanli, Jire qatlL - V. 10: hawa qabli « lomba avant rnoi •
el non« s'esl élov{i dovant moi lL - V. 11: t'awat du 1'r hémisliche
doit ctre placé au commencement du deuxicme. ~ V, 36, le vers est
fan,; il faudrn saos doute ajouter bihi apres ta/¡fü; il en est de meme
du vers 38, oii il faudra probablement ajouler min avanl ba'd.,.
Nº ~6: v. 7, remplacer ma par wamii aprc)s nakü.nu - V. ~9, traduire t'alama par «que de fois, il y a longtemps que ... • et non
par« il y a longtemps que ... ne pas ,,.
l'\ 0 ~9 : v. 1,, nuhzahu 1 lire nuhzatu; lire aussi (atan «jcune
homme, braven et non/atü'un ((jeunessen. Le poete dit: &lt;tLesjeunes
gens ignorent-ils-que je suis (moi qui suis Jalo.hum= leur brave) la
proie de la tyrannie ... ?». Sur jata•, cf. en particulier Tarafnh,
Mo'allaqa, v. 4,, ~ V. 16, 'innl, lire 'abi.

a

ou

=

Nº 3o : v,

10: tt

O toi qui veux, par ignaránce, me conduire vers un

autre que Jui (sache bien que) la lumiere de raurore rend inutile le
flambeau ii.
N" 3,: Y. 17: ne pas confondre jiddun 11 eífort, travail soutenu »
avcc jaddu 11 « bonheur 1 succCs ». - V. 19, voici le sens: toutes les
fois que le destin fait le mal, il le fait volontairemenl, mais si une fois

il fait quelque chose de bien, il le fait par erreur et comme malgré
lui. - Y. 26: &lt;1 On ne doíl pa, pleurer la mort de l'un d'eux, car, il
est imrnortel par les belles actions, les souvenirs qu'il laisse ... • · V. 70, fad'hahiru, lirefad'hdhiruhu.
N° 32: v. 3, 'asa'a, lire 'isd'atu. - V. 1:J, 'it'dfaha, lire 'a'fdjahü..

�344

,

BULLETIN HISPAlUQUE

- V. 18 : « Apres toi, les malheurs les plus considérables paraitronl
insignifiants (tellement ton malheur est grand) ... ,.
N° 33: v. 8 et g: e: ~oui, sommes inslruits par ce qui arrive aux
autres, máis nos ambitieux désirs nous séduisent, et nous nous Jais•
sons tromper; si la morl doit t\tre le terme de toul vivant, peu importe
que 1a v'ie soil longue ou cour_te ». - V. 15, 'anfas-, lire 'a'anfas~
(cf. n• 5,, v. 13).
N" 34: v. 8, traduire le~$ hémisticbe: (t Comme les nuils éclairées
par la pleine !une sonl au-dessus des (surpassenl les) nuits fajblemenl
éclairées ... n ¡ btdh ul- liyri.ll, ce sont les quatre ou cinq nuits oll
le clair de lune cst le plus vif1 tandis que dura ll"', ce sont le!f trois ou
quatre nuits sombres au commencernent et éclairées vers la fin par
l'apparilion de la \une. C'esl done par inadvertance que dura'u• a été
traduit par (t montagnes &gt;J. - V. 16, il faudra suppriffier 'a!! du
1•~ hémisliche pour que la scansion du vers soit juste.
N· 36: v. 7: « Si un jour quelqu'un, fut-il doué d'une puissante
éloqucnce, essaie de décrire ses hautes qualités, il sera comme un
muet (lellement elles sonl nombreuses). "
N• 37: v. 48: confusion de cha 'wu" « le poinl le plus éloigné,
extrémité )) 1 avec chii'un H moutons, brebis ,,, ce qui, naturellement,
-a faussé horribleme.nt le sens du vers. Le poCle dit ceci: « Demande
aux aulres rois qui le jalousent : quand done le cheval né de vil
étalon (non arabe) a-t-il prétendu dépasser aux coµrses le coursier'
de noble race qui arrive toujours le premier au but? &gt;) - V. 49,
'alaisü, lire 'ala!sa. - V. 51 : confusion de bahat u elle a rivalisé de
bea~té&gt; (3' fo;me de bahii « Mre beau ») avec blihat « elle ,·esl
rappelée n (1" forme, racine b-w-h); 'a!.!juhu" signifie &lt;( visages 11 et
non « apogée •· Le poete veut dire: « En possédanl Benou 'Abbad, la
terre a pu rivaliscr en beauté avec le ciel, car leuts visages sont des
soleils et leurs mains sont beaucoup plus riches et plus généreuses
que les nuages du ciel (qui donnenl la pluie). - V.-68: il s'agil icisi du moins il n'y a pas de faute d'impression - de qunyatu11 • acquisition 11 1 et non de qalnalu" (( filie belle, esclave chanteuse»: &lt;( Pour
lui, la louange esl la chose la plus précieuse qu'on possede "·
Nº 39 1 v. 10, ne pas confondre wa-raqqa « •.. et il devint mince,
diaphane n avec waraqun &lt;1 feuilles ».!
. N· 41: v. ,, 'arafab, Jire ·a~afat. - N· 4,bis: v. 9, jira, Jire
firüri.
N• 44 : v. 1 : « Tu m·as reviltu des plus larges vetemenls de la
maladie ... », c'est-3.-dire u tu m'as rendu tres malade )l.
Nº 45: v. 6, fadii veut dire « écho n et non &lt;&lt; mort ~- Lo sens est
ceci: &lt;e Tu as appelé la victoire, et elle t'a répondu : me voici; tu n'as
pas ressemblé a celui qui appelle et a qui répond l'écho (de sa
voix)».

•

345

BIBLIOGB.APBI.I

N• 51 : v. 14, al- 'ud' ru, lire al-ghadru. - V. 181 but'iinunn,
ire bal' nu'', etc.
Relevons encare quelques erreurs qui. se sont gNssées dans la
premiere partie:
"
Pag 27, note 1, vers t: • AprCs celte séparation, n'y aura-t-il
done plus, pour"'nous, de mayen de nous réunir, afin que chaque
amoureux puisse raconter 3. l'aulre ce qu'il a rencóntré (en fait de
souffrance ... ) l)
P. ,8, note,. Le jcu de mots csl impossible dans le mol Mochlari
planete Jupiter. 11 ne faul pas oublier que le participe muchlari
veut dirc uniquemcnt u acheteur n; c'cst muchlar&lt;i qui signifie
« acheté1&gt; ¡ or, Ja forme muchtarl est exigée ici par la rime, autrement
il faudrail supposer une licence poélique ( 'iqwa 'u") plus que rare.
J/. 42, note 3: confusfon de-'ahiibu (1~ forme) « j"éprouve de la
crainte, du respect n _avec 'ahiiba (4" forme au prétérit) « il a invité, .
On n'a pas réfléchi que le verbe haba fait l"aoriste 'ahabu avec
maintien de - a-.
P. 43, note 5, au lieu de lan, Jire 'an. ll faut done traduire
le i" hémistiche : • O vous donl il nous sera bien pénible de nous
séparer ... &gt;, et non pas e&lt; O vous qui vous étes montré bienfaisant a
notre égard, apres nous etre séparés de vous ... »; car, 'azza 'al&lt;i ne
veut pas dire « se montrer bienfaisant envers ... &gt;, mais seulement
« elre dur, pénible a...».
P. 97, note,. La pensée exacle du poete esl celle-ci: « Si le feu ne
brUlait pas ce qui l'avoisine, on ne reconnaitrait pas la bonne odeur
du bois d'aloes (que l'on brule en guise d'encens) ».
P. 101, note 1. Le seos du vers de Motanabbi ne parait pas completement rendu; car, au lieu de: « Et je n'avale, A me suffoquer, point
d'eau si je ne sais que vers cetle eau a campé une famille d'amis J), il
faudra plutOt traduire: et Et síje me suffoque en avalantde l'eau, c'est
parce que cetle eau me rappelle l'eau pres de laquelle campenl les
parents de mon ami e n, etc.
En terminant, nous prions l'auteur de .voir dans ces quelques
observations, non une critique, mais bien plutót la preuve que son
travail nous a vivement inléressé et que rious l'avons lu tres attenti•
·vement. Nous saYons bien qu'il est toujours délicat d'étudier un texte
arabe, surtoul_quand il s'agit de poésies, et qu'il est difficile d'éviter
dans le délail toute imperfection et faute d'impression. Nous reconnaissons done volontiers la valeur de cette étude et le méri te de son
auteur; nouS souhaitons qu'il poursuive ses ;echerches scientifiques
sur l'histoire des Arabes et qu'il n~us donne bientot f)e nouveaux
travaux qui seront certainement bien accueillis par les cercles
arabisants.
MICBEL FEGHALI.

=

a

�346

BULLETm RISPAlUQUB

BIBLIOGJlAPRIB

S'• Teresa de Jesús y San Juan de la Cruz (Bocetos psicológicos)
por Juan Domínguez Berrueta, Madrid, Beltrán, 1915, 69 p.
petit in-8•. - S. lean de la Croix '1542-1591) par Mgr Demi-

comme les autres personnages de l'histoire; et cela ne les rapeti&amp;se
point, au conlraire. C'est ce qu'a su mettre en lumiCr~ M. Domíngoez
Berrueta daos le Bocelo psicológico dont j'ai donné ci-dessus Ie titre.
S'il y a un élétnent qui nous échappe, qu'il soit divin ou, en défini•
tive, simplement inexpliqué, mettons-1~ en marge sahs discussion
oiseuse. Faisons, de méme, la part de la légendc en mettant celle-ci
part; et attachons-nous a ce qui est vraisemblable et sllr. Pour un
saint du xv1.. siecle, il me semble que ce n'est pas impossible. Cambien je p1·éíere un de ces épisodes qui marquent la conftance de Jean
de la Croix en Dieu pour ce qui touche aux nécessités Lemporelles;
par exemple celui qui se place
Grenade: les provisions arrivant
juste 3. point, sans qu'U veuiJle qu'on se melle en quCte. Tl faut
aussi le voir confectionner lui•meme la décoration des creches pour
la Noel, Baeza, et diriger la représentation de rudimentaires .autos al
Nascimiento; ou .supporter une·opéralion douloureuse, sans broncber.
Et cette lettre de la Mere Thérese, qui aurait pu elre citée, et ou elle
dit qu'elle s'esl fachée parfois contre lui: elle ajoute, il est vrai, q11'elle
n'a jamais vu en lui uneimperfection (letlre citée par Mir, ll, p. 96).
Thérese se ruchan\ contre Jean de la Croix, contre son Senequita :
voila des saints vivants, et non de saintes images en pierre ou en

muid, Paris, Lecotfre, 1915

(2'

éd. 1916),

210

p. in-24.

La helle collection « Les Sainls •, á laquelle appartient le second de
ces volumes, est jusqu·a présent assez peu orientée vers l'Espagne. Je
note le Saint Fran9ois de Borgia 1 par Pjerre Suau, et la Sainte Thérese
d'Henri Joly. C'esl lout, avec le Saint Jean de la Croix. Raison de plus
pour dire au moins quelques mots de celui-ci, a l'occasion de ~a
2• édition. Espérons que sur ce mystique nous aurons bientOt beau•
coup mieux, et sur sainle 'fhérese aussi. En attendant ne déprécions
pas les amvres de bon ne Coi, méme médiocres.
Dans sa préface, qu'il nous prie instammentde lire, et que j'ai lue
(aucun mérite: elle tient une page), Mgr Démimuid tienta nous faire
savoir que sa principale documen_talion lui a été donnée libéralement
par le P. Grégoire de Saint-Joseph, le lraducleur des Leltres de sainte
Thérese. Dont acte: l'auleur ne pouvait d'.ailleurs mieux recommander son amvre qu'en s'acquittant de cette dette de reconnaissance.
11 se concilie l'attention dCs le début d'une autre maniere: par la
critique qu'il fail des déposilions des témoins qui comparurent lors
des procE:s de béatification, touchant le miracle, par trois fois répété
avec des variantes, auquel le saint 1 enoore enfant, aurait dü son salut.
On aimerait peul-itre pareille indépendance par rapport a la tradilion
qui fait reman ter !'origine du Carmel au propbete Élie. Aulant valait
n'y fair~ qu'une allusion 1 puisquerien n'ohligeait, en somme, ada van•
tage. L'auLeur peut, il est vrai, faire valoir que cette tradition a dti
avoir quelque influence sur son personnage daos le choi:x d'un ordre,
aussi bien que ce qui est raconté de la regle donnée en 12 14 par
Albert, patriarche de Jérusalem et de l'apparition de la Vierge au
pape Honorius. Je dirai meme que le scepticisme, m6me le plus dis..
simulé, eUt été déplacé jci, aussi bien que la discussion sur l'authenticité de pareits faits. Et ce n 1est pas sur ces préliminaires que nous
pourrone juger le travail de Mgr Demimuid, pas plus que ce ne sont
ceux qui nous iqtéressent réellemen\.
Par conlre, on aurait aimé encore plus de réserves (il y en a) touchant les dires des témoins qui déposerent aux proces de béatification,.
ou propos des récits ..plus ou moins extraordinaires qui tendent
prouver des dons ou des pouvoirs surnatu.rels: telle l'histoire de cette
jeune religieutie de l'lncamation qui avail signé un pacte avec le
diable (p . 181). Tout cela est loin de produire la elarté 011 nous voulons voir.m0me les saints: ce n'estque l'ombred'une fantaisiepieuse.
Les 88ints penvent etre étudiés historiquement et d'une fa,¡on critique

a

a

a

a

a

bois I\

Mais ce qui nous attire surtout 1 c'est la partie vraiment historique, l'exposé de la vie active du saint; et nous y arrivons dbs le
chapitre II, avec la réforme des Carrries, dont il fut selon le P. Mir
(11, p. 57) la« premiere pierre fondamentale •. Nous suivons done Jean
de Yepes, devenu successivement Jean de Saint-Mathias-et Jean de la
Croix, á Duruelo (1568, il n'a alors que vingt-six ans)•, á Mancera
(1570), a Pastrana, a Alcalá de Henares (1570), partouL 011 il innove,
par son exemple et de sa personne, la réíorme des Carmes; .i. l'fncarnation d'Avila ( 1572 ), 011 il dirige pendan! cinq ans la conscience des
Carro.élites, oU, en m~me temps que sainte 'Thérese: it aurait eu, suivant une relation, les faveurs du ravissement (Mir, II, p. 223 et s.), et
d'oU vinl l'arracher la fureur des Miligés. Enfermé, a TolE:de, daos un
ignoble cachot, et soumis aux plus odieux traitements, qui justifient
assez les craintes de sainte Thérese .á l'égard du P. Gratien, il réussit
s• enfuir dans des circonstances voisines du:miracle (Mir, 11, p. 432 ),
racontées ici avec une sainte candeur qui en releve le piquant et le
fantastique. La re~anche des adveN3aires, qui emprisonnerent le
P. Gratien et le P. Mariano, l'abandon général ou sainte Thérese
parait alors tombée, semblaient néanmoins avoir eu raison de la
reforme. C'est it ce moment que la volonté de l'hilippe 11, signifiée au
nonce Sega, fit tourner le ven!, Bientot les Déchaussés eurent un

a

1.

Cf. Mir, U, p. 9$.

�348

8ULLETIN HISPA.!fIQUB

supérieur pour eux (sinon a eux, puisqu'il était choisi parml les
Mitigés), le P. Ange de Salazar. Puis, malgré l'opposition des Mitigés
d'ltalie, el grace a l'appui de l'ambassadeur d'Espagne, du cardinal
Sforza et du futur Sixte-Quint (cardinal Montalte), ils obtiennent de
· former une province autonof!le, dépendant, il est vrai, du général de
l'ordre des Carmes, mais gouvernée par un provincial de leur
observance (1580): siluation provisoire qui ne dura que jusqu'en
1587 1 oll Sixte-Quint, les constiluanten congrégation, leur donna un
vi"caire général encare dépendant du Supérieur de l'Ordre; et celle
dépendab.ce se termina en 1553, par la Bulle de Clément VIII, qui
promulguait l'entiere séparation des deux Ordres.
Pourtant, pas plus que-pour le P. Gratien, premier provincial des
Carmes déchaussés, chassé de l'Ordre en 159'.l, cette période d'ascension vers le triomphe n'est, pour Jean de la Croix, celle de la tranquillité. Apres son séjour au Calvaire, oll il est supérieur,
Baeza,
oll il est recteur, a Grenade, son élection comme membre de la Consulte fut l'occasion de dissentiments graves avec le P. Nicolas. Victime des rancunes d'un confrere, le P. Diego Evangéliste, il est relégué, avec·son assentiment du reste, au couventde la Peñuela, Ubeda
enfin, oll il est traité· comm~ un pestiféré par le prieur. Apres sa
mort, qui ne tarde pas (1591), Ségovie et Ubeda se disputent son
corps el se le partagenl (a aucune époque peut-etre on n'eut, en Espagne, ce point la passion des reliques). 11 ne devait litre béatifié qu'en
1675, et canonisé qu'en 1¡,6.
Outre le P. Nicolas Doria, deuxieme provincial et premíer vicaire
général du Carmel réformé, el l'odieux P. Diego Evangéliste, nous
voyons défilet d'autres fi¡;ures: le P. Antaine de Jésus (de Heredia),
C&lt;&gt;mpagnon de Jean de la Croix (les deux faisant, comme disail plaisamment sainte Thérese, un maine et demi, car Fr. Jean était tout
petit et Fr. Antaine assez bel homme) et prieur de Duruelo, le
P. Ambroise de Mariano, le P. Balthazar de Jésus, Jean de la
Mis8re, le P. Jér0me Gratien. Quel Sainte-Beuve nous fera revivré ce
milieu,
Mais la figure qui dominerait, c'est bien enlendu celle de la
Mere Thé,ése. C'esl d'ai!leurs peut-elre
cause d'elle que Jean de
la Croíx nous intéresse le plus (A ÍOrt?), vu ce que nous savons de son
autorilé sur elle ..
On comprend incomparablement mieux la grande réformatrice et
son reuvre quand, au lieu de la considérer dans l'isolement relatif du
premier plan,on s'attache a l'un ou a l'autre des grands seconds róles
qui lui donnent la réplique, si je puis me servir d'une image bien
profane. Suivre taus ses mouvements comme s'il n'y avait qu'elle en
sOOne, c'est bien: mais il faudrait aussi regarder les autres acteurs, si
l'on veut saisir tout entiere l'action qui se déroule. On voit alors,·sans

a

a

a

8IBLIOGIU.PBIE

349

rien rabatlre de l'initiative de la sainte, que le mouvement de réforme
a ~té assez ?énéral alors chez les 8.mc~ d'élile, qu'il était « dans l'airi&gt;.
D autres f~1t~ montrent aus~i que ce mouvement n'esl pas exclusiyeme~t parh_ d ~n has, du cceur de quelques religieux ou religieuses~
ma1s auss1 ,d ~n haut: Parmi ces fai.Ls 1 la venue en Espagne du
P. Rubeo, general de I ordre du Carmel, est un des prodromes lesplus
1mmádiats (cf. Mir, 11, p. 9 et suiv.).
,\. l'oomTe écrite de Jean de la Croix, i\lgr Demimuid, utilisant les
Lellres du P. B~rthier, consacre a peine le quart de son volume C'est
p~u, pour expUquer la protluJtion d'un mystique de cette envergure.
C est_pour~a~t un peu ~e cl arté sur&lt;&lt; les hauteurs oll ceux qui ne sont
pas _1llumm?s o~l pern_e a le suivreo, comme dit bien justemenl
~~: F1t7:maur_1ce-Kell)'(ltllérature espagnole, p. 259). Et ceserait assez,
s tl éta1t vra1 que loulc Ja doctrine de la Subida del A!onle Carmelo
tient en trois quatrains que commente notre guide mais oU pcrce
~urlout, l'imporlance des anlilhCses dans ccttc éthi~ue éprise. cl'absolu. C est assez, en tout cas, pour éalairer déjíl un pcu la vie in lime
de sainte Thérese. Celle crainte des -Ca\'eurS di\"ines, qui lransparait si
souvent dans ses écrits elle, n'est-ce pas ce que préche l'autenr de
Noc_he. esc~ra .del alma? Aussi b_ien la doctrine mystique résumée par
~Jg~ Dem~mmd a~ec une netl~le non trompeuse, j'espere, parait-dle
avoir son 1]1ustrat1on dans mainte pnge de la Vida écrite par la sainte:
on nous_ en donne du reste un exemple froppant (Vida, cb . XX:).
Est ce l'rnfluence de l'un sur l'aulre de ces deux saints~ Esl-ce refftt
de fa logiq4e mf:me des 'choses ~
~ogique et poésie sont cleux éléments essenliels de ce mysticisme.
)la1s Jean de la Croix ne verse pas la poésie uniquement daos ses
vers, oll la sensualité n'est que symbole, et dont la fraicheur a rnallirureusement quelque peu souifert de l'abus qu,on a fait, depuis, des
memes images et des mCmes gémissements :
1

a

1 Oh noche, que guiaste,
Oh noche amable más que el alborada,
Oh noche1 que juntaste
Amado con Amada,
Amada con el Amado transformada J
En mi pecho floridO,
Que entero para él solo se guardaba 1
Allí quedó dormido,
Y · yo Je regalaba,
\ el ventalle de cedros aire daba.

a

El aire del almena
Cuando ya sus cabellos esparcía
Con su 114ano serena
En mi cuello hería
Y
Bull. hi&amp;pan.

todos mis. sentidos suspendía.

�3$o

BIJ~ -

Ll poélle .. IIOUYII ausú datt&amp; .. prole, Mgr tHmlftlllld Clle · Ulle
image, qui, par la jullellJe, ·•11 moine apparenlé, MI • - leialaaanle: !'Ame compaÑe ·aa morceau de bois IOUltlia l faclloa _
du fe11.
lli la penaée de saiot Jean de la Ctolll. klaire la vle el l'o,utte
de •ainte Tbére.1&amp;, elle y trouve auHi tob cot,-ecllf, au molnt .
en ce qui 1oucbe la cootemplatiOD, La saiole ne conrnnil pa1
avec oelle-cl la perfection et ne la croit p11 lodi1pelllllble; l 11nuve
ce oojam,n, di\ l 1a plume 81 voloolien humorlalique el cité ptr
. M. Berrueta daos . IOn OpUICille : • DIOtl DOI llbte de gettltl tan
eeplrilual, que todo lo quiere hacer co111en1pltclon, d6 donde
diere ... •· Sana doute Jeao de la Crolx; en maliere de myetlélsme.
.,., un paychologue et un expériméJltal; mais Tb4Ñllé l"eel enoore
4-vanlagé.
•
.
. . .
Jean de la Crob esl úne dea figures ioléressantes, ma,1 ti a
~ttl auaai une des flg,ires loqulélantee du xn• siecle eepagnol.
Eet-ce parce quºon. l'.avait mal compris, ou parce qu'on avall
défiguré ses écrils~ Toujourt1 eat-11 qu'il n'a paa lnqul6té •~uleinenl de aon vivalll, mais aussl aprés ,a mórt, des gen, qu, lle
coosidéralont pn les queeliooa de doctrine a1ec l"ioaouolance deo ·
pblloaophes et né preoaieot pas a priori II d&lt;!!en1e des my11lquet,
comme oo le fait · Volooliera 11uJourd'bui par dlleltlhtl&amp;me. Dane 1t.
Corre,p0ndanu d4 M, Lollil Tro1110n, troi1iltn1 1up1rkur de &amp;lnl·
SWpice, édittle par J'abbé llerlrand (Paris, 1go4), oous liacm1 ceci Ala
dale de 16g6 :
Lo Jlvre du B. Seen de la Croix est boo, el on a bien éclálrd

lolilés lea

proposlllons qui ae trouvent daos ses ct,uvres, el que quelques pem,nnea
peu m7lllques n'apprOllvalent JIIS (t. 1, p. •67).
·

poa,an

La'. queslion est de sa,oir que! leste lºabbé Troolire ...
Quand il s'agil dºapprécier la • valeur lilléraire de l"~uv": n,
Mgr Demimuid 6'l dérobe rapid?~ent. 11 M conteole _de a_ter
des autorilés qui ne sont pas precitémenl modernea : V1llemun,.
1&gt;emogeot. 11 faudrait connallre toule lt lyrlqu~ espagoole du
xv1• siecle pour mettre A •• Pla&lt;:9 un lel ~ - Ce "61&amp;-la de•~!'
forcément échapper 1 quelquºuo qm y esl ao peu profane, ce qu il
· semble.
La plaquetle de M. Berruela i laquelle j'ai tléjll fakallusion, conlienl
deu, cooCéreooes luea a l'Uoiversilé de Salamaoque el consacréea
ruoe sainle Thérese, l'autre sainl Jean dela Croi1. 11 esl dºaillenn
questioo dea déu, sainls daoa !"une comme dana l'autre. La premihe
esl peul•élre la plus agréable, parce qu'elle fai, ne.oorlir dºune Ca~n
piqnaole le vrai caractens de la oaiale, La - • est pl'!ll&gt;I une

a

a

a

-•!Mi.....

...IQIJI

3&amp;,

~ • \111 li.tllhlltaÍe l iMII elll! 1k11U ljljlOfÍé tul fell-1gllffll6llt
~ ... ai6Ilflahlt !
4ot • ,,,... lfl,i/o Jtalldti, 481
:111■,l111o ti, lfdl81ftt lll!llor 11d Abdft!I, 1161Uf11 da Ullllli-teros •
..... -.11, - tt,lwe. de l'Ulli1'8fslW de llllllln1•aqué; da i&amp;65 l 1&amp;ea,
Gllllllll.,.,,., (M11411111 e, •m), l!i 1111 1911 COllllbe "6h;go •.
G. &lt;lUl.01'.
.

e-•

O ~ t ó 4b

,,.tl/idade,

cU Lula Pella Cru, noira edifáó

· ,o,.Jo,,,. d tk i 6bl I publicada por Edgar Pn!lllage1 éoimbn 1
lmpNBlll-cla tJaiTertldade, •fl•tlt 41 P•

t'bfifl'aa'e tillm¡i,lm6 par 11. Jlresiage ilait de,e11u prééque introu"ilflft. 0A ll'lill c611oalilalt ,¡ue deux exemplaires. 11 nous reoaeigne
jjlf U. ~ód6 lmporiaole de l'blsfolre d'Angola, c¡elle t¡u, va da 1 ~ 1,
dall! iL! l'appaílllon sur la c&amp;le al'riclloe de é:oroefüe Jol, dlt Jambeill,.lkrit, Jdstpi'l la d6Uvrsnoe de Loanda ~t Correia de Sá e lie..avides

ill 11141. C'eal le rkll d'un Wmoln ocule.lre. llaia il tend a aggraver
111 tAtta die HóllmcWs. !:11 outi-e, le catbollclsme exalté de J'auteur

r.11-. cléue bilervmlr fa tlrondeoce. 11 n'est paa douteux, comme
1'lll'lll6 Lata lells !=nu, qne la Colooie tu I altaqude 10 Dl41pria do
dftllc iltls pos, quaníl un lnl6iil COlllmun rapprochait lea l&gt;ro'fÍnoaelfni.&amp; et le l'ortul,ál conll'e fes Espagool1, ao moment ¡,deis oa del
~ 0 1 1 1 ~lent d~l eogapea, apreio l'aveoement de Jean W,
pllUt lé' nlla:bll1aeo:16Dt de la palx el la conctnaion d'une alliaoce
lllll'lliJé.

Pendtnt

les aonéee qu{ suMnnt, la prniaon d'Aogoja,

pf!Wa d6 ,16,tle ooolinttoícalióo

ávec la c6te, meoac4e d'un aouH¡yemeal ~ dee Sobu qui preoaieot le parti du vainqueur, harcelée
par les lacursloiu aubites de la reiDe Ginga, depuia Jonglemps en
molle oovarte, eut de la peine II se maioteoir aMa,;aogaoo. Tut6t
11N ■I CSlldl
Glllldllllh liDmllMtlW fflll. lal lm¡IIINII ud édlledll
■apsieur en nombre, tanlOI, pllllllé a • IIOIII flU MI felllllon1, elle
repmiall lelt armea. Let renforls de la mélropole -ne lui parve11alent
qll'l de ntilé láteñáll,s. 11 6tal1 plus qu'évídenl ctue la ltollaode Íe
rétuuit l U:á:liler l. claos68 du iralkl. L'am,'8 dea ageo!a de la
Connia,nle deo fndes occldeolalea, porteara de m-¡ea pacific¡uu,
an~t preaqae teaJoura de nouveaux -piélemeota, D'aolle

*

,-11,

r~.•·fr.-•

•• Je •'"""- de_poder '8 f6d11Íoa deo 06ra ül ál,Uoo Sa ; _ • la
Cllt (lfts,,o,.., da1II .. Jta1 8'fut • - • d'j¡,fnW61f - léolean dos

. . . . . ' .......... A.a l l l l - llflpltlftlltt 81 lrifde 11111H dfaf
..- _t.,_
de laCroiu,
Dom PI,. CbeTOller dau ua aulre, ialllul, «te Cono&amp;

•-••o

..... opillluel de IOjal ~ de la Crolu-1-U '1&lt;I llllerpoWh lhls Jo don aú mo1ao
..,._. 1111 f'mn...,. ,ta P.
1111 8. 81111-ld, "'-'- " .. f&gt;odM-

&lt;• • .........,1,1l)IIIUl-dl di 11. lewiNll-.

~
- IIIIIW • Mrl/t (....._., 11d~ o6 l'OII llóllWfl ;liñliun .,..__~P4-tlNla&amp;1eaaÑlaGni&amp;.

le

�352

353

BULLETlN •HlSPA!lilQUE

BIBLIOGRAPHIE

le roi de Portugal, craignant de rallurrier la guerre en Europe, s'était
prononcé officiellement pour le slalu quo. Cetle situalion équivoque,
que les deux gouvernements, _ponr des raisons dinrses, évitaient
d'éclaircir, dura sept ans . CoL·reia de Sá, en 1648, avait-il reyu l'ordre,
comme le prétend Cadornega 1, d'expulser les Ilollandais parce qu'on
manquait d'esclaves au Brésil, ou l'avait-on chargé Seulement - c'est
la version du Manifeslo das ostilidades - de se forlifier dans une
posilion d'attenle
Quicombo) Le lcxle réédilé par M. Prcstagc
ne fournit, pour trancher la question, aucun argument décisif. On
peut supposer, néanmoins, que le gouverneur était encouragé par des
·inslructions secretes prendre une initiali-ve donL la monarchie devait
le rendre responsable en cas d'échec . ll est a remarquer, en effet,
qu'il amenait de Rio de Janeiro 700 ou 800 hommes, ·qu'il résolut de
brusquer l'attaque, avec le plein consentement de ses capitaines, apres
un naufrage qui avait enlrainé la perte de :wo faatassins, en.fin que le
combat, mené avec une vigueur exceptionnelle, lui c01lta plus d'un
liers de son elTeclif. Dans la lellre ou Jean IV fail part de l'événement
au marq~is ·de Niza 1 son arnbassadeur, il s~efforce d'établir qu'il y avait
eu provocalion et rejette la faule sur ses adversaires . Ce qui se dégage
netlement de cette narration sans appret, éma-Ulée pourtant de quelques citalions de l'Arioste et de Guarini, c'est l'habileté de Correia
de Sá qui profita, pour surprendre la ville, de l'absence d'un corps
expéditionnaire envoyé contre les Portugais de l'intérieur, qui facilita
la r-etraite des v:aincus par une capitulation avantageuse eL réussit, en
employant tour a tour les pi-omesses et les menaces, a rallier les
Sobas . Tout nous porte a croire que le roi avait préparé savamment ce
hardi c&lt;:mp de main.
G. LE GENTIL.

main. Avec lui nous parcourons les quarlicrs délabrés , les ruelles
tortueuses . 11 évoque le passé des corporations, si prornptésjadis
8 braver l'éveque et la monarchie. Nous les voyons lransporter
leurs pénales de la ville haute a la ville l.Jasse, du fleuvc au largo
de S. Domingos, invoquer l'appui de Jean"l.11 contre les propriétaires
exigeants ou récalcitrants, batailler, pour le maintien de leurs
privilCges,\ avcc les forains et les colporteurs. Parfois ce sont les
fommes qui poussent le cri de guerre et lapidenl les agents du roi.
On peut suiyre ainsi, a travers les si8cles, la vie turbulente et
pourtanl laborieuse d'une pelite bo1lrgeoisie qui ne délCgue se.s
pouvoirs qu'él bon escient et qui défend son droit de contróle avec
une singuliCre Upreté. C'est dans les revendicalions du Conseil des
vingt•qualre, adjoint pour le surveiller au sénat municipal, dans les
démélés de la populace avec les almotacés, fonctionnaires préposés
a l'hygiéne, chargés de fixer le prix des denrées, qu'on découvrirait
les fondements de la démocralie, du libéralisme tel que l'ont compris
Fernandes Tomas et les frt!res Passos. L'auteur, d'anecdole en anecdote, retrayant l'histoire des murailles, des couvents, d·es hópitaux,
de la navi•gation du Douro, des transformations opérées vers la fin
du xvm· siecle par le corregedor de Alroada, passe en revue tous les
aspects du vieux bourg ecclésiastique, depuis le Moyen-Age jusqu'8
l'invasion napoléonienne. Nous souhaitons qu'il ras:;emble ces fragments épars, qui tous ont la saveur de l'inédit, pour en faire, dans un
cadre plus vaste, une véritable reconstitution archéologique, sociale
et Poli tique, dont il possede, d'ores et déjii, les éléments essentiels.

a

a

Carla~ de Passos, Lembran9as da lern,, chronicas hisloricas do
Porto, primeira sede, Porto, _1919, 202 p.
Ce livre· pittoresque 1 formé d'arlicles publiés au jour le· jour el
relevés d'une pointe d'archa·ísme et de régionalisme, rappelle, toutes
proporlions gardées, la maniére du roman historique. L'auteur
s'insurge, comme Garret et Arnaldo Gama, contre le zele iconoclaste
des municipalités entichées de ·progresa l'américaine. I1 a pris a tAche
de réveiller chez les Tripeiros, ses concitoyens, le patriotisme looal.
En attendant il leur enseigne, par une série de digressions humoristiques, le chemin des archives . Sa documentation esl de premiere
1. Outre la relation de Cadornega, compagnon de Correia de Sá et historiograpbe
de la province, consultar Gover110 gual de Angola, Repartü;ilo do gabinete, subJidios
para a historia de A.n1ola, eol/eci;M de documentos, restaw;a~o CU Angola, Loanda, 19.18,

5-1 p.

G. LE GENTIL

le Maroc, publié sous la direction de Marce! Monmarché,
2• édition, 3o caries et 21 plans, xv1-396 p. Paris, Hachette,
1921, 20

francs.

Dans la colleclion des « Guide, bleus • aucun dont l'apparition ful
plus désirable. Nous n'avons pas altendu, cette fois, le Baedeker. Ce
guide, c'est un Franc;ais qui l'a rédigé, sur lJDe documentatio.n réunie
par lui. On lui a laissé l'honneur exceptionnel de voir son nom
figurer sinon sur le litre, au moins au dos du faux-litre; c'était reconnaítre sa méritoire paternité. ll s'agit de M. Prosper Ricard, jadis inspectcur des Arts iodigenes 8 Fez, aujourd'hui chef du mt3me service a
Rabat. 11 a apporté a la confection de ce manuel le meme soin minutieux qu'il met depuis des années a la reconstitution, a la réhovation
de la technique des villes et du bled, ¡jour le plus grand avantage des
ouVriers marocains et par conséquentaussi de·ootre Pª)'S. La ,Médition,
qui est de 191 g, a été sans dou te bien vite épuisée: une seconde a d éj.\

�354

RIBLIOGRAPIIIE

paru1 avec Ja date de J 921. Elle a, de plus que la premi~re, 20 cart.es,
• plans et une cinquantaine de pages. Beaucoup d'additions onl été
faites. L'auteur, et pour cause assurément, avait óté tres succinct sur
quelqucs monuments: les tombeaux des chérifssaadiens8. Marrakech
•
par exemple; il a pu cetle fois fournir plus de details. Des remaniements, meme simplement typographiques, donnenl plus de clarté o la
description. Un tableau synchronique permetau lecteur de se repérer
plus facilement dans la chronologie de.J'empire marocain •. Un AperQu
religieux précede ce lle fois I' Aper~u artistique et littéraire, el/¡ 1' AperQu
adminislratif estjoint un Aper&lt;;u etbnographiquect linguistique, avec
un petitvocabulaire franco-marocain qui fait le pendanl du pelit voca•
bulairc marocain~fran&lt;;ais. Ces amélioralions scraient utilement complétées par une autre, dan, la 3• édition: un lexiquecxplicalifdcs termes lechniquesemployés daos la dcscriptlon des monuments, Jexique
dont M. Brutails a démontré récemrnenl l'exlr~me nlilit~, In plupart
des nulcurs employant les mols dans des sens différents, snrloul
quand il s'agit d'architecture 1 une habitude fAclJeu~e qui doit
remonler la Tour de Da bel.
Los plans Sont aussi clairs que le permellent l'étroilesse C'l l'enchcvCtrement des rues et rueJles, aussi bien que l'échelle forcément
réduitc qu'il a fallu adopter pour eles villes si ótendues. fonnées de
douhles bu triples agglomérations, cornmc Fez, Marrakech, Rabal. la
description des centres touristiques a élé clhis(•c en itinétni1es qu'on
fera bi'e n de suivre, de préférence aux indications des interpretes
(avec 011 sans médaillc), qui n'ont qu'unc idéc, mcner leur client
aux souk.s et gagner une pelite commission sur les achats qu'il pourra
fuiro .
.

Georges Hardy et Paul Aurés, Les grandes élapes de l'histoire du
Alaroc; Paris, E. Larose, 1921. 115 p., grand in-8•.

a

Le ~laroc et l'Aadalousie, pour ne pas dire ausfli la Castille et
l'Aragon, sonl a de multiples égards el ju,qu'a un cerlain point
le meme pays.
La partie dont nous avons assurné le proleclorai cst pour nous une
~aison de plus de nous intéresser a la péninsule ibc'·rique oll tant
d'aflinilés d,_c lout ordre, gJographiques, gáologiques, historiques, clhniques, linguistiques et littéraires, qucl q11e soit J'énorme écart de
ci vilisation actuelle, allirent l'obscrvation el donneront peut-étre Ja
clef de plus d'un problllme. Les éludes marocaines et les études hispaniques sont liées. Je crois d'ailleurs qu'on l'a bien compris ou
Moroc.
G. CIROT.
1. M. llica.rd a publlé en 1919 (Cas3b(anca, Sen ice lo~ographlque du ~hroc) une
plaquelto qui pcul rendre de• icrrices, quols que soienl h:s amcodemenls l y apporter: ,les dynulies marocaines en dix lablrau.r- et un gro1,hique. Lo grapliiquc, lorL irtgfnieux. doune une représcnlation de l'extenslon eL de la d nréo dc:1 dl11éren f('¡¡ rlyna s~
Uos.

•

355

BULLETJN HISPANIQUE

Ouvrage destiné aux maitrcs de l'enseignement primaire du l\laroc,
et conlenant l'essentiel au point de vuc hislorique et artistique. A signaler· ici, car il peut intércsser en Espagne, et i1 ne parait pas avoir
son équivalent en espagnol. Un expos{· sobre, des croquis simplifiés,
tout ytend a mellre en lumiCre "Ce qui est caractéristique et ce qu'il
iaut retenir.
G. C.

Angel Marvaud, L' Espagne au ,.,, siecle. Étude politique el
üonomique. Deuxieme édition, revue. Paris, A. Colin, 1915,
in-16, xv-517 p. Carie en couleur

a 1:

5.000.000, liors

texle.
Le livre de M. Angel Marvaud se divise en quatrc parlies: l'Espagne politique, l'Espagne économique, la Question sociale, l'Expansion espagnole au dehors.
La premiCre parlie cst la p]us longue. L'autcur y e-xpose loulcs les
questions qui intéressent la vie publique du paJS: l'étoblissement du
régime conslitutionncl et parlcmeritaire; - la justicc et radministralion pro,inciale; la ro1auté et les portis politiques; - le mouvement
régionalistc en Catalogne et en Biscaye; - le clergC et la question
religieuse; - l 'arrnée. U monlre la persistance des forces du passé,
l'iníluence des gucrres carlistes, les déformations suhies par le r0gime
représcntatif sous l'inlluence clu caciquisme, la puissnnce énormc du
clergé et de l'armée, seules forces organisées daos le pays.
La seconde parlie lraile des finances publiques, ele la poli tique
douaniCre, de l'agriculture, du sous i;ol, de !'industrie, du commerce et
de la navigation , du crédit, des Yoies de communication et de l'enscignement. On regreltera que l'auleur, dans ce lableau de l'Espagne
au lrarni1 1 n'ait pas tenu assez de comptc de la diHrsité des aptitudes
régiohales, dontil a su, par ailleurs, montrer lC's contrastes (p. 2 a 5;
p. 491 ). Le probleme agricole ne se pose pas dans toules les parlies
de l'Espagnc dans les mémes termes. ll y a des difTérences profondes
qui proviennent du so], du climat, de J'abondance ou de la rareté de
l'eau, du régime de Ja propriété, du gcnre Oe vie des habitanls. ,tames
contrastes dans le domaine industriel. Et la procluctivilé, suivnnt les
régions, s'en ressent. Mais, a tout prendre, J'inlention de l'auleur n'a
pas été de nous donner une clescription géographique de l'Espagne.
Tel qu'il esl, son livre nous fournit un état économiquc tres complet
et tres judicieux. Et les conclusions sont parfaitcmenl exactes (voir

�356

BIBLIOGRAPHJE

BULLBTIN HTSPANIQUE

notammenl ce qui a trait au régime minier, p. 308; 3. !'industrie,
p. 316; aux aptitudes commerciales, p. 337).
La troisieme parlie est volontairement résumée, l'auleur ayant antérieurement consacré la Queslion sociale une élude complete, . ll se
contente d'en reproduire les données essentieJles.
~ La qualrieme ré.sum~ ta· politique étrangere de J'Espagne et expose
la question marocaine. Un chapitre .est consacré a11 mouvemcnt
&lt;i américaniste n, question peu confl.ue de la pluparl des lecteurs
franQais. Enfin uneconclusion générnle résume !'ensemble du livra
et indfque les queslions qui se posent devant l'Qpinion. L'Espagnc
se rel8vera a.la condition de s'allaquer a l'ignorance, de renoncer
au particularisme el de s'eur.opéaniser. La France lui servira d'interm~diaire.
Le Livre de M. Angel Marvaud est done une enquete sur l'Espagne.
Ce n'est pas la premierc. Peu de pays onl provoqué comme nolre voisine la curiosité des franQais. fl serait utile d'en chercher les raisons:
question de voisinage 1 sans doule 1 et communauté des som·enirs
guerriers ou paci(iques; sentimenl aussi, que ce peuple idéalisle esl
a la fois tres dilTérent du nótre et tres rapproché. De la lanl de livrcs
publiés depuis lrois siCcles: le Journal du conseiller Berlaut (1669),
les Mémoire. de Saint-Simon, l'État présenl de l'Espagne de l'abbé
d, Vayrac ('718), le Tableau de l'Espagne moderne de J. Fr.
Bourgoing (1789), l'llinéraire descrtpli(de tEspagne du comle de Laborde ( 1809\ - pour ne citer que les onvragcs qui traitent du gouverneffient des hommes et de l'économie politiqne 1 . Le livre de
M. Angel Marvaud esl une nouvelle maille ajoutée a éetle chai:ne. ll
est un nouveau témoignage de l'intéret que nous prenons a nos voi•
sins el une conlribution a la connaissance de l'Espagne.
Mais il estdilférentde ses prédécesseurs. D'abord il.en estséparépar
tout un sif'cle d'Uistoire. riche en événements de toute sorte. Entre
l'Espllgne du comte de Laborde et l'Espagne d'aujourd'hui, il' )' a
toutC la période rnoderne: la JUvolution, les guerres carlisles l'apparition du parlemenlarisme, la perle des colonies. Une nouvclle
enquét~ était devenue nécessaire. Celle ci 1 loii:i de faire double emploi,
marque le chernin parcouru. Elle vient done a son h!:mre. Mais,
d'autre part, elle est conc:ue dans un esprit assez nouveau. jf. Angel
Marvaud ne nous don ne pas des im pressions de voyage, ni meIDe
une vue personnelle sur Jes choses et sur les hommes de l'Espagne.
L'ol'iginalité de son livre, c.!'cst qu'il e:xprime, bier:i plus que Je jugemenl d'un élranger, l'opinion eles Espagnols sur leur propre pays.

a

1

t. Angel l\larvaud, La Q[ustion sociale en Espagne. Paris, F. Alean, 1910, In-SG,
47j p. Cf. Bull. hisp., 1910 1 p 352.
:.1
On trouvera un exposé de cette lilléralure dans la premiiil'e série des belles
/~ludes sur l' Bspagne de M. ,1orel-Fatio, cha p. I : l'Espagne en France,

M. Marvaud, en efTet, a pu dísposer 1 pour écrire son livre, d'une
tres riche collecllon de témoignages. Au len&lt;lemain de la guerre américaine, il y a eu, en Espagne 1 une vérilable floraison d'écrits, de
livrcs et d'articles. L'opinion publique, tout au moins l'opinion de
]'élite qui pense, s'est trouvée, apres la défaile, en proie l'ioquiétude
et au pessimisme. Préoccupée de !'avenir, elle a cherché les causes de
la décadence et les moyens de l'arreter. Elle a fail son examen de
conscience.' Toute une école d'écrivains, histqriens, juristes, économistes surlout, dont les Joaquín Costa, les Altamira, les Unamuno
sont les plus clairvoyanls el les plus originaux, s'esl appliquée a
l'étude de ce prob!eme. 11s se sont qualifiés eux-memes de lt regenera•
dores )l. Comme au xvm" siecle, au lemps de Jovellanos. cCdanL a ce
goUt des idées générales, a ce besoin d'élaborer des projets grandioses
et de bdtlr la cité future 1 qui est un des traits de la race, les Espagnols
ont mulliplié enquetes, consultations 1 études.
C'est dans celte littératurc que.~I. Angel Marvaud a trouvé les éléments de son enqn8te. Non pas qu'il ait négligé de se renseigner sur
place et directement, ni qu'il ne d&lt;;mne en plus d·un endroit une vue
personnelle des choses. Mais cetle inlervenlion subjeclive est volon•
tairement limitée. Le plus souvent, l'auteur s'efface. Et c'est l'opinion
des intéressés eux-memes qu'il nous don ne. Sa méthode e!Zt érninemrnent objecl~ve.
Le livre y perd probablement en couleur et en pittoresque. Nous
n'y trouvons pas ce que nous avons été habitu-és a trouver chez
)~s visiteurs et les historiens de l'Espagne, la vive lumiere, l'od.eur du
terroir, l'anecdole. Mais ce n'est pas ce que l'auteur a voulu nous
donner. Ce que l'ouvrage perd en piltoresque, il le gagne en exactitude. Ce qui frappe d'un bout a l'autre de ces pages, c'est la sincérité,
l'elTo~t polir etre vrai, pour rester impartial entre les parlis, enlre les
Espagnols et nous. On appréciera avec quel souci de ménager les susceptibililés nationales M. ~Iarvaud parle du clergé et de la queslion
religieuse (p. 161-004), ex pose les atraires du Maroc (p. 44&gt; el 498),
ou les senlimenls des Espagnols pour nolre pays(p. 497-50,). Le livre,
il est vrai, a élé publié a.\'ant la guerre. Écrites quelques années
plus lard, ses concfusions eussent sans doule été un peu différentes.
Elles auraienl certainement conservé leur caractCre de haute impartiaHté.
Les événemenls decesderniCres anilées qui nous ont tenus si souvent les yeux tournés vers l'Espagne, imposent a l'auleur l'obligation,
non de refaire 1 mais de compléter son exposé. Comme il le dit trCs
bien (p. 499), nous mérilons de moins en moins le reproche
d"ignorer l'Espagne. ~lais il reste beaucoup a faire pour renseigner
l'opinion, le monde des affaires et la presse, d'ordinaire si mal informée. Cherchons done a nous mieux. connai:tre encare. M. Angel

a

�-UIQU•

11111
IIIJLl.ffla
~41&gt;1&amp; _ . y aider en 0001 donnanl 11118 nou'ffllle 6dltion de
-11-. U•l"'l1 nmdre UD meilleur -.Ice a
qo'il m
aYeC

lllU d e ~ el de bQane (ol,

la.,._

.

B. CAVAIÍ.I.h. -

, .•. Tai'all,

u

nuna rnoluoi41t,

.1

CBRONIQUE

vol. in-So, 233 , . . .

Baroelone, Benrioh el C0, 191!1,
· L'aulear de 04 livre esl un partiaan de la té«Wnllon iWrlque. Son
eapOir ell de voir, daut une lbérie llbrement uniflée la Catalope
oblenir pour ea tangue el ta cullure propre1, deo gara~lieo analogueo
l callea qu-i l'indépendance a valuea au Portugal, Ansai ae moatre'-il ,parliaan enlbou1iasle de la Société .deo nationa el comecre-t• il la
premin parlie de son livre, el Ja plua Iongue, l en jnalifler l'idée. .
S'il n'en fail pn une élndejnridique, il en raltacbe la créallonll lé&gt;Ule
une rbolullon morale, 1 une • nueva revolución » qui imposera aux
peuplea ooimoe aox lodividns un profond lravall de reforme el de
culture inWrienre,.
On lrouve done dans ce -livre une aynlb~se ingéniense de deux
idéea lres ditrérentes: l'une (p. g5. 163) eaHe droit de la Calalogne
• se rég'8érer, • libérer-dºnne centralisalion oppreSBive, complice
d'nn ·mercanlilisme dégradanl, sa langue el ea culture tradílionnelllll
aa¡aa faire d'ailleun ancun torl a l'unité de la péninaule !Mriqoe;
.l'aotre eal l'aplilode de la Sociéltl des oations garantir anx populalions ih'riquea la possibilllé de jouer lenr r61e daos le monde ooovean. La Sociélé dea nations ae presente d'aillenrs l Taoléur COIDIDI
foadée anr une pénélration tolljoun plus .inlime des denx cultnlalioe el anglo-eaxoone, qui onl taol·d'emprunb l se faire (p. S&amp;). '
Turull eat vl1iblemenl un de ces esprit• ouverb el entboaaiasle1
,vec_qu_i l'oo vondrait communier dan, l'npérance. Son livre fall
comprendre la proronde unité de dedx j&gt;roblemea. que l'opinion
fraoQaÍle n'i¡nore pu, bien qu'ils se posen&amp; ches noos A denx clasaes
d'11pnla tres ditrél,nll, celni da .;gionall■me el celnl dn ilroil .
inlern■lioilal.
·

a

=~-11"1

•

-Lea 4,t6p6t 4,IColnllú ~ ele ._¡pr:,.emn• liul,d•'fllll&amp; /AJ Í'Qllfllllll" le 8 ootobl'e • lardeau 911 - H
l'
JI tl~i,111C11. ,arlllalaa JICIÚI&amp; -di _ .....,d ¡ 11 i ~•

111# ..,...,,.. M-11.dlll , u ~ qaidoil &amp;Yoir liMI

¡...,.

la dioQled prile au -,rh de Siint-~ea.
J4' ~~ de Paria, l.ylia, Grenoble, llootpelliCr, Toialoaa,
IIIJOIIIIO ,1 Biarrilz t'Máienl fai&amp; rejriaenler. péu Ñancea ont 6té
fel!M, 1'111t I la Cba111hnl de commeiee, l'auir. l l'll6tal dé 'Jiih,
11, QIIJ!lrd, pmideal de k Cbambre de commeroe, fort de l'oplidoll
billl '-blle 4et Chambrea de Jonte la régloo, • montré l'ln1'1tt clwi•
· lllllií -' l111.IPUial d'une ent.eale ,commelCiale enlr6 lea c1eoJ. pa;p.
•· Plllll,rn, mm de Bordaaax, a teft .-!ir lea ~ fflldna
ea , ~ ,-r les traval(le,Jn eapepol,; 11, Telnler, dincteur clt la
~ ue c:hemlna de rer da MWI, .e 11. Maxwell, - , ~
a'ia6ral, an nom dn Oomiléd'eooonrapmenlau toarlame, 011&amp;, i-r du
~ prec:1111, ,fixé les icWes aur le mouvement lonriatic¡ne el lu
IIIOJIDS de l'enc3UNP,, · ton&amp; au moiD■ d11 ne i-• l'entraver. 11 -eil
cl'alr que le COl\t du IM!ll8fl0!"', ,1e,é l 61i franca pour alld en Espt,,
gne, tt aalaot pour revenir, el le d~t de 5o.ooo fl'lllCI pour tnnéblr en aatómobile la rronllire ..pa¡nole, ae soat guere de ualure
l esciler ce monvemenl ni daoa un sens ni daos l'aulr6.
D'aolres qnestions, d'ordre social, écooomiq11e ou unlversilaíre, on 1
616 IIOllletlles el i111Crlle■ ao pro¡ramme du congra. IJail la rélolnlloll 11 plas implll'tanle a 6lé Cltlle od'oovrir uoe con1ollalion entre
ie.
quaUIIN des intélits r.,...&lt;¡aia dan• le but el,, préeber
1eara ~ u deólerlll • d'euminer qnellet conceaaiona leur
.,.__l poealblea en •1111 d'arrlver l meUn fin l un 6tat de ten1Jon
~ p r lea clen,. nation1 rolsinu etamiea •· En conséqueaee, lea
11zk Olll~• ■ 1 lioo •,¡ pnmclMl de la "8loD ~ de
'9 lilt
4a W
el ao Comii! de np~mmt ~
U U 1\1111 I , ,:
a. . .1111, reo~ a'-"ire aupria d11
'o i P ol:,t 1 1 ■ .41rC ·114a,1erapproc1i-1de■ n!gio8'
'118 : •·• 11 er :r .tt 1 ;¡a1at.....,011:\411l6.illtt--4uit
__., t ~ - ·; ~ C P o
111 •4s!!C llf
•

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:-&amp;

•11

�360

BULLETIN HISPA.NIQU:S

de rapprochement, afin qu"une confrontation des desiderata des deux
~ays p~r_mette d'élaborer rapidement, dahs un esprit de large concilia~100 re?1proque, le programme d'entente dont l'adoption pourrait
etrP. ut1lement recommandée aux Parlements et aux gouvernements
espagnols et fraiii;ais •·
Les séances ont élé présidées par M. Imbart de La Tour el M. le docteur Maure. Ont pris également la parole: MM. Thamin, recleur·
CarrCr~, directeur-fon?ateur de l'Amilié Jranco-espagnole; Oyarzun';
Chevaher, professeur a la Faculté des lettres de Grenoble; A. Marvaud, Falgairolle, Ilossfls, Dours, Tronel et plusieurs membres du
comité de Bordeaux.
Le congres de Biarritz aura lieu le lundi de la Quasimodo, ,4 avril
19,~. Pour les renseignements, on peut s·adresser a M. Alioth secrétaire général du comité de Bordeaux, rue Ducau, ?9·
C.

G.

Erralum: 19,0, p. ,98, l. 15, lire CXXX pages (et non XXX;
19", p. ,38, l. 4, lire mollaqd (an lieu de molqaya); l. 15, Pons
Boigues.

•

TABLE ALPHABÉTIQUE
PAR NOMS D'AUTEURS

B.t.BELO.'.'I (J.). - A propos de la monnaie de Ségo,·ie. . • . • . ~ . • . •
RisSBT (R.). - Gl, Burguete, Reclificacione&amp; hístóricas, De Guad.alele a Couad,mga (bibl). . . . . . . . . , . . , . . • , . . . . . .
l:hu1LLO!t (M.). - Les sources historiques de Zaragoza • • • . • . .
BsRnuim (J.-J.-A.), - Herder et le Cid . • . . . . . . . . . • . •
Paul Ferdinand Fricdrich Buchholz • . . . .
Spanicn, Zeitschri{t Jiir AU$land&amp;kunde (bibl.).
li«UTAtLs (J.-A.). -J. Puig y Cadafalch, L'A.rquileclura roínánica a Calalunya
(bibl.) . , , ,
.•..... , .•.
F. de Los Ríos UrruLi, Vida e instiluciones d.el pueblo de
A11dorra (bibl.) . . . . • . . . • . . . • , •
1, 77,
CmoT (G. ). - •·ernán González dans la chronique léonaise • . . , •
Cervantes el les fr(lres Tharaud • • • • • • . • • , ,
Chronique . , • . . . . . . . • . . , . • . . • . 171, 267,
Duque de Berwick y de Alba, Contribuci6n al estudio de la persona
del ll l duque de Alba (bi bl.) • • . • • • • • • • . • • •
Andrenio, Novela&amp; y novelistas (bibl.) • , . • • . • . . . . . •.
A. de Llano !loza d'e Ampudia, El libro de Caravia (bibl.) • . •.
R. de Orneta, Berrugade y su obra(bibl.) . • . . • . . . • , . .
Cervantes, Novelas ejemplares, Edición y notas de Fr. Rodríguez
Mal'Ín (bibl.). • . . . . • . . . • . . . . • . . . . . . • .
A.-C. Pires de Lima, Traditóes populares de Santo Tirso (bibl.) •.
Analecta Monlserrateruia (bibl.). • . • • • . • . . . . . . • . .
A. Castro y Federico de Onís, Fuero, leoneses de Zamora, Salamanca,
Ledesma y A.Iba ck Tormei; Galo Sáncbei, Fuero&amp; castellanos de
Soria y A lcafá de Henara (bibl.) . , . • . • . . . . . • . . .
Lope de Vega, Teatro, tomo 1, Prólogo de Alfonso Reyes {bibl.}. •
Eugeniusz Frankowsk.i, Hórreos y palafitos &lt;k la península ibérica (bibl.) • • • • . • . • • • . . • • , • • • • • • • • • • •
Miguel de Toro-:,-Gish11rt, Ortología castellana de nombres propios:
Americanos; Los nueuos derroteros del idioma; La ck11.xil!me
annie d'espagnol (bibl.) . . • . • . . . . . • • , . • • .
J. Domíngue1 Berruela, S1ª Teresa de Jesús l' ion Juan de la Cruz;
Mgr Demimuid, S. Jean de la Croi:,; (bibl.) • . . • • • • . • .
M. Monmarché (el Pr. Ricard), Le Maroc {bibl.) . • • . . • • .
G. Hardy el P. Au fes, Les 9randes ita.pes de l'hi!toire du ~laroc (bibl.)
CA.n.1LLEs(H.). - A. Marvaud, L'EspagM au XX• siecle (bibl.}. . • . • . . .
Cosns (R.). - Pedro M.exía, chronbte de Charles-Quinl (sui/e). . . . • • • .
ETCHEGOTElf (G.). - Lo roman de sainte ThérCse par M. Edmond Caial. . • •
FEGUALI (M.). - Aug. Cour, Unpoete arabe de l'A.ndalousie: lbn Zaidotln (bibl.).
LB GEl'ITIL{G.). - Le mom·emenl intelleciuel en Portugal.. . • . • . . . . .
V. Ribeiro, Sousa Viterbo e a sua obra ¡bibl.). . • . . • , .
Revista da Faculdade da Universidade do Por!o(bibl.).
Ántologia portugMsa: Frei Luis de Sousa, Vida d.e D. Prei
Bartolomeu doi mártires; Bernardes, Nova Flor_esta (bibl.).

•

3o4
,35
"9

,80

'"
161

,39
335
::169

57
325

153

,so
,69
2!1!i

245
251

346

353
355
355
95
285
34a.
49
163

246

�•

362

BULLITIN HISPA~IQUt

LB GEnrt (G.). - Edg. Prestage, O manifesto dai 01Widades de Luis Felis Cru/&amp;ges_
(bibl.) .•• . . . . • . • • . . . . . • . . . , . . • . 351
,
Carlos do Passos, lembranyM da terra (bibl.). , • . • , • • 35.1
MERUfÉE (E.). - llco~y 'fbomas Spanísh and Porluguese Romances of chivalry
(b1bl ) • • • , • • • • • • • • • • • , 1 ,
1~6
N, A. Corli1, lllfu.lstJ Q/Jijote y Fray Uri~fobal de
(hibt.) 1 50
,tiLLA.RDBT (G.) - T, Navarro Tomás, Manw:il de pronunciació1i española (bibl.). .
6g
Moa.EL-F.n1o(A.).-D.Jua,nAnlonioLlorente . . , • • • . • . . . • . . . 117
Catalogue dea livres de M, Morel,Fatio,
15, ni, 3 1 8
J. H. ,viffen. . . . . . . . . . . . . • .
.
1 4:J
PARIS (P.). - Bas-relief ibérique du Musée prol'incial de Cordoue, ~ ,
17 3
llrnET (G.). - Cbronique . . . . . . , . . • . • . .
•
268
R. R. - C. Moráo Bardón, lnvestigacione, acerca de arqu;olog.ía·y ~;eh.isio;ia· d~
&gt; fo región sal'?1antina (bibl.) . . . . . . . • • . . . , . . . . • , . ,
6i
R1c.tRo (1 r.). - R. Velazque1 Bosco1 ilfe4ma Aual1ra y Alam.iriya (bibl.) .
6,
R1cHARO (G.). Turull, La nueva rduoltloión (bibl.).
• • 1 1 • , ,
358
S.1.kRA.1Lu (J.). - Quelques sources du Cádiz de Galdós.
33

TABLE ANALYTIQUE

Fo~s;c~

DES MATIÉRES

l.
p.

ARTICLES DE FO~D.

Autiquilés. - Bas-relief ibériquc au Musée provincial de Cordouc
1 73-179.

(P. Parle),

1/isloire. - rernán Qouzáfez daos la Cbroniquo Jéonaiso (G. Cit'Ot}, p. 1-1.'i,
77-94, 269-28&amp;. - A propos de la monnaie de Ségodc (J. Babelon), p. 304-311.
• 1/islorillyraphie ..... Pedro Mefia, chrohlste de Charles-Quin, (suite) (R. Costes),
p. 95-110,
Hi.,t oire littét-aire. - Le roman de sainte Thér8~c,par M. Edmond Caza! (G. Etohegoyen), p. 285,303. - Herder et le Cid (J.-J,~A. Bertrand), p. 180-no, - raul
Ferdinaod Friedrich Bucbholz (J •. J .-A. Bertrand}, p. ,rr-116, - D. Juan
Antonio Llor~ntc (A. Morel-Fatio), p. 117-1 28. - Quclque!i souTce&amp; du Cddiz
de G-alriós (J. Sarrailh), p. 33-48 ....... Les sourccs hi&amp;toriques de Zaragata (M.11ataillon), p. 129-141. - Le mouvement intellectucl en Portugal (G. Le Gentil),

p. 49-56.

•

Bibliographie. - Catalogue des lines de M. Morel-Falio (A. Morel-Fatio),
p. 1&amp;-32, 2lM34 1 31$-334.

11. VAR[ÉTÉS,
-

NOTES, CHRONIQUE.

H~toire Wtiraire. - Cervai1tes el les rreres Tbaraud (G. Cirot), p. 57-59.
J. n. Wifl'en (A. Morel-Fatio), p. 142-143,

Unitiersités et enseignement - Programme des coocours d'agrégation el de certiflcat
pour l'année 1921, p. 60.
Chronique. - Albert Léon, R. Menéodez Pidal. Congres íranco-espagnol de SaintSébaslien, p. 1 72. - Cours de vaCances a Effirgo3, a Madrid; Melgar, Morel-Fatio,
Brutails, Imbart de La Tour, p. 267. - Comités Crani;ais de rapprochemeDt francoe&amp;pagnol, p. 359.

III.

BIBLIOGRAPHIE.

C. MoRb-BARDÓ.1, Investigaciones acerca de arqueología y prehistoria de la región
salmantica (R. R.), p. 61. - RIC&amp;RDO VEL.Í.IQCEZ Bosco, .lfedina Azzahra y Alamiriya (Pr. Ricard), p. 62, - DVQOB DE 8Eaw1cK Y D'8 ALB.l 1 Contribución al estudio
de lapersonadet 1/1 duque de Alba (G. Cirot), p. 66,-A:mRENI', }\"otJelasynotJe•
!utas (G, Cirot), p. 68. -T. NH' ARRO Tm.l\s, Manual de pronunciación española
(G. Millardet), p. 6tJ, - A. DE LuNo Roz&amp; DE A)IPUDI&amp;, El libro de Caravia
(G. Cirot), p. 76.
R. DE OaosTA, Berruguele y su obra (G. Cit'ot), p. 14~ . - HENRY Ta0&gt;us, Spanish.
and Portuguese Romance$ o/ chiualry (E. Mérimée), p. 146,- N.A. Coads, EL/al.so
Quijote 1 Fray Cristóbal de Fonseoa {E. Mérim6e), p. 150. - Ci1tU1t1'Es 1 Novelas

•

�364

BULLETIN Hl!PANIQUE

ejempla,.es, Edición y notas de FR. RooRÍGuEz M.rnb- (G. Cirot), p. 153, - A.-C. PrnES
uE LrnA., Tradi~Oes populare$ de Santo Tirso (G. Cirot), p. ,Sg.-Spanien,Zeitscltrift
Jür Ausland.skunde·(J.-J.-A. Bertrand), p. 161. - V. RrnE1ao, Sousa l'iterbo e a
sua obra (G. Le Gentil), 163. - Revista da Faculdade da Universidade do Porto
(G. Le Gentil), p. 167. -Analecla Montserratensia (G, Cirot), p. 169.

Gl BuRGuns, Rectificaciones históricas, de Giwdalete a Cavadonga {René Basset),
~35. - J. Pum y CA.DffALCU, L'Arquitectura románica a Catalunya, vo1. 111
(J.-A. Brutails), p. ~39. - A. CASTRO Y Fi::o . DE Otds, Fueros leoneses de Zamora,
Salamanca, ledesma y Alba de Tarmes; G~Lo S.hcuEZ, Fueros castellanos de Soria
y Alcalá de llenares (G. Cirot), p. 2fi4, - LoPE OE Vm::A, Teatro, tomo I, Prólogo
de ALFONSO llEYES (G. Cirot)7 p. :,45. - Antología portuguesa: Fnin l.u1s DE SouSA,
Vida de D. FreiBarlolomeu dos Mártires; BERtW\OES, Nova Floresta (G. Le Gentil),
p. :,46. - EUGEl'IIUSZ FRA.NKOWSU, llúrreos y pala/ilos de la pe11Íllsula ibéricu
(G. Cirot ), p. ,5 1 . - MIGUEL DE Toao GtsBBRT, Ortología castellana de nombres pro•
pios; Americanismos: Los nuevos derroteros del idioma¡ La deuxibme année d'espognol
(G. Cirot), p . 255.
p.

FERNANDO DE Los

Ríos

URatJT1,

Vida e instituciones del pueblo de Andorra (J.·A.

Brntails), p. 335. - AuG. Coua, Un poele arabe d'Andalousie: Ibn Zai"doun
M. Feghali), •P• 3~o. - J . Do)1Í:wuEz BERRUETA, Santa Teresa de Jesus y san Juan
dela Cru::: Mgr Demimuid 7 Saint Jean de la Croix (G. Cirot), p. 34f'i, - Eoc,
PRES'l'AGE. O manifesto das oslilidades de Laü Ji'elis Crw (G Le Gentil) p. 35,.
- Cu1,r,os nB PAssos, Lembrancas da tura (G. Cirot), p. 35,. - M. MON.\IA1tcm:i
(et PR. RtcARo), Le .Uaroc (G." Cirot), p. 353. - G. IÜ.RDY et PAuL AuREs, Les
grandf'-S étapes de L'histoire du Maroc (G. Cirot}, p. 355. - A. M.rnVAun, t'Espagne
au XX• siecle (H. Cavaillés), p. 355. - P. ~l. TuRuLt, la nueva revolución (Gaston Richard}, p. 358.

lV: GuAvunEs.
Ltinéraire de Feroán González, p. , , . - Manuscrit portugais de Paris (Cbrouique
générale, p. 85 . - Hórreo aslurien, p. :,5::1.

v.

PLANCHE.

Bas•relief ibériquc du Musée provincial de Cordoue.

30 novembre 1921.

LA RÉDACTIO!i, E. l!ERI\IÉE, A. MOREL-FATIO, P.• PARIS
G. CCROT, secrüaire; .G. RADET, directeur-géranl.
Bordeanx. -

lmprimeries Gou11:ou1LH01J, rue Guiraude, 9-11.

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                  <text>Fundado en 1898, el Bulletin Hispanique está editado por las Presses Universitaires de Bordeaux. La revista, actualmente, se publica dos veces al año e incluye reseñas de libros y una lista de obras recibidas. Los artículos dan cabida al ámbito ibérico e iberoamericano, sin distinción de época, área o método y se publican en francés y español, así como en cualquiera de las lenguas de la península ibérica. Revista indexada: HCERES, ERIH, SCOPUS y WOS-AHCI.</text>
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              <text>https://www.codice.uanl.mx/RegistroBibliografico/InformacionBibliografica?from=BusquedaAvanzada&amp;bibId=1784789&amp;biblioteca=0&amp;fb=20000&amp;fm=6&amp;isbn=</text>
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                <text>Bulletín Hispanique, 1921, Tomo 23, No 4, Octubre-Diciembre</text>
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                <text>Fundado en 1898, el Bulletin Hispanique está editado por las Presses Universitaires de Bordeaux. La revista, actualmente, se publica dos veces al año e incluye reseñas de libros y una lista de obras recibidas. Los artículos dan cabida al ámbito ibérico e iberoamericano, sin distinción de época, área o método y se publican en francés y español, así como en cualquiera de las lenguas de la península ibérica. Revista indexada: HCERES, ERIH, SCOPUS y WOS-AHCI.</text>
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                <text>Université de Bordeaux, Faculté des Lettres et Sciences Humaines</text>
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                <text>Cirot, Georges (1870-1946), Secretario</text>
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                <text>Morel-Fatio, Alfred (1850-1924), Redacción</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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        <name>A Propos de la Monnaie de Segovié</name>
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        <name>Fernan González</name>
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        <name>Roman de Sainte Thérése</name>
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                    <text>GRÁFICAS DE GEOGRAFÍA

S. A. l. G. SEIX
.J;;DITORltS

N.º 2

(1).

BARRAL HERMS.
BARCEI.ONA

��Las Gráficas de Geografía
La. presente colección de Gráficas constituye un complemento muy
adecuado del estudio de la. Geografía, del dibujo de mapas y de los
otros ejercicios que puedan acompañar la, enseñanza de esta materia.
Estos cuadernos permiten ofrecer a los niños los secos datos esta.dísticos rodeados de un nuevo interés, pues con ellos ha ele hacer
algo; y además, la finalidad que tienen los citados datos, que no es
otra sino establecer una comparación entre ellos, por el procedimiento de las gráficas queda plenamente asegurada, pues la, compara.ción aquí se hace forzosumente, porque lo más importante que
conviene considerar y retener salta a la vista.
Los editores de los presentes cuadernos se han propuesto facilitar el trabajo del profesor y del alumno, disponiendo los datos y el
cuadriculado de manera, que nada se tenga que ir a buscar o calcular fuera de cada página.
Los da.tos elegidos son todos ellos vitales e interesantes, y lo
mismo convienen a los alumnos de las clases adelantadas de la es,.
cuela primaria, que a los ele las escuelas secundarias y de Comercio.
Lanzamos esta serie en la seguridad ~e que hallará una buena.
acogida en todas las clases en que se enseña Geografía, porque, como
decíamos más arriba, viene ai ser uno de sus complementos mú
ilustrativos, cuyo contenido debe popularizarse y atraer la atención
de todos los futuros ciudadanos,

LOS EDITORES

Registrado, 1D10. - Copyright. - Todo perjuicio será perseguido por la ley.

•

�Gráfica comparativa de los gastos más importantes

Gráfica comparativa de la emigración española

del Estado español (1911)

en el decenio 1900-1910

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Deuda. pública.
409.400.000 pesetas........ . . .
lvlinisterio de la Guerra
188.300.000 pesetas.......... .
Ministerio de Fomento
103.300.000 pesetas.......... .
Ministerio de la. Gobernación
79.300.000 pesetas . ......... .
Clases pasivas
75.000.000 pesetas .......... .

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Ministerio de Instrucción pública.
58.500.000 pesetas.......... .
Ministerio de Justicia
41.200.000 pesetas . . ........ .

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Ministerio de Gracia y Justicia
20.000.000 pesetas..... . .... .

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Ministerio de Estado
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6 .500.000 pesetas.......... . 1 1

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1903

57.200

1904

87.300

1905

126.000

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1906

126.000

1907

130. 500 ; t,._.J.....J--l--+-+-+-l--l~---1--1--+-+-+-+-

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1908

157.500

1909

111.000

1910

161.000

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51.600

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1902

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56.900

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Personas

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Años

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Casa. Real
8.900.000 pesetas.......... .

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Gastos de Contribuciones
38.400.000 pesetas.......... .

Ministerio de Hacienda
18.800.000 pesetas .......... .

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Ministerio de Marina
68.400.000 pesetas .......... .

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Trácense las barras correspondientes que pueden colorarse. Cada cuadradito representa
10 .000.000 de pesetas.

•

Trácense las barras correspondientes que pueden colorarse. Cada. cuadradito representa
10.000 personas.

�Producción española de los principales cereales y leguminosas,
Gráfica comparativa de la población de España dedicada

uvas y aceitunas (1913)

a las distintas industrias y manufacturas (1911)

Obreros

Industrias de vestido y
adorno ...... . ..... .

257.000

Industrias de la edificación .......... . .. .

253.000

Industrias textiles.....
Industrias de la a limentadón .. . ......... . .
Industrias metal úrgicas.

120.000

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53.000

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De manufacturas ..... .
Ind_ustrias de lujo, ciencias, etc ........... .
Construcción de aparatos de transporte... .

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21.000
17.000

Cerámica . ........... .

16.000

[ ndustrias del mueble.

14.000

Cueros, pieles ........ .

13.000

[ ndustrias químicas .. ..

10.000

Qui ntale s
métricos

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39.500
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Industrias de la madera.

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109.000

Trigo, 30.590.000 quintales métricos; cebada, 14.973.000; avena, 3 .677.000; centeno, 7 .091.000; maíz, 6.385.000; garbanzos, 788.000; habas, 1.67 4.000; guisantes,
153.000; judías, 1.520.000; uva, 29.522.000; aceitunas, 14.868.000; arroz, 2.228.000.

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Producción de fuerza ..
Industrias no clasifica das .......... . .... .

Cada cuadradito representa 1.000.000 de quintales métricos. Ordénense las gráficas de mayor a
menor, escribiendo dentro el nombre del producto.

•
Cada. cuadradito representa 5.000 obreros. Las barras resultantes pueden co1orarse.

�Hectáreas dedicadas al cultivo de árboles de secano (algarrobos, higueras, granados, castaños, nogales y avellanos) en las
distintas regiones agrícolas españolas.

Número de hectáreas dedicadas en las distintas regiones agrícolas de España al cultivo de los siguientes árboles frutales:
ciruelos, albaricoqueros, melocotoneros, guindos y cerezos,
perales y manzanos.
l.ª, Castilla la Nueva, 1.949 hectáreas; 2.ª, La Mancha, 1.401; 3.ª, Castilla la.
Vieja, 4.458; 4.ª, .Al'agón y la Rioja, 5.664; 5.ª, Leoñesa, 1.276; 6.ª, Galicia y Asturias, 13.617; 7.ª, Navarra y Vascongadas, 6.754; 8.ª, Cataluña, 2.883; 9.ª, Levante, 4.258; 10.ª, Andalucía oriental (Granada, Jaén, Málaga y .Almería), 2.392;
11.ª, Andalucía occidental (Sevilla, Cádiz, Córdoba y Huelva), 2.400; 12.ª, Baleares, 1.550; 13.ª, Canarias, 599.

l.ª, Castilla la, Nueva, 2.117 hectáreas; 2.ª, La Mancha y Extremadura, 4.029;
3.ª, Castilla la Vieja, 3.332; 4.ª, .Al'agón y la Rioja, 16.230; 5.ª, Leonesa, 3.579;
6.ª, Galicia y Asturias, 37.37!; 7.ª, Navarra y Vascongadas, 11.056; 8.ª, Cataluña,
40.962; 9.ª, Levante, 184.494; 10.ª, Andalucía oriental (Granada, Jaén, Málaga y
Almería, 24.088; 11.ª, Andalucía occidental (Sevilla, Cádiz, Córdoba y Huelva),
9.644; 12.ª, Baleares, 50.000; 13.ª, Canarias, 1.740.

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Hecliroas

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Boclheas

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•

Cada dos cuadraditos representan 500 hectáreas. Ordénense las gráficas de mayor a menor.
Escríbase encima o dentro de la gráfica el nombre de la región.
Cada cuadradito representa 5.000 hectáreas. Ordénense las gráficas de mayor a menor, ~cribiendo dentro o encima el nombre de la región.

�La producción del trigo en España en el quinquenio 1909-1913

..
Hectáreas dedicadas al cultivo del naranjo y del limonero

AAoa

Qai11tale1
métrico•

Hl09

39.218.000

1910

37.407.000

1911

40.414.óOO

11H2

29.878.000

1913

30.590.000

en las distintas regiones agrícolas españolas
Mancha y Extremadura, 232 hectáreas; Cataluña, 3.950; Levante, 40.649; Andalucía oriental (Granada, Jaén, Málaga y .Almería), 2.231; Andalucía occidental
(Sevilla, Cádiz, Córdoba y Huelva), 2.473; Baleares, 400; Canarias, 142.

Hectáreas

40.649

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Cada cuadradito representa. 2.000.000 de quinta.les métricos.

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La producción de uva en España en el quinquenio 1~09~1913

...

+

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Quintales
métricos

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Cada cuadradito representa. 2.000 hectáreas. Ordénense las gráficas de mayor a menor.

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1909

26.883.000

1910

20.714.000

1911

26.963.000

1912

28.355.000

1913

29.522.000

l

+
1

Oada cuadradito representa. 2.000,000 de quintales métricos.

�Valores comparados que alcanzaron las cosechas medias

Producción de aceitunas en las distintas regiones agrícolas

de las siguientes frutas durante el quinquenio 1909 - 1913

en que se divide España (1913)

Ciruelas, 3.400.000 pesetas; albaricoques, 2.875.000; melocotones, 5.029.000;
guindas y cerezas, 2.562.000; peras, 6.497.000; manzanas, 12.377.000.

Pesetas
1

12.377.000

1

1

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l.ª, Central o Castilla la Nueva, 367.000 quintales métricos; 2.ª, La Mancha
y Extremadura, 689.000¡ 3.ª, Castilla la Vieja, 38.000; 4.ª, Aragón y la Rioja, 708.000;
5.ª, Levante (Valencia y Murcia), 25.000; 6.ª, Galicia y Asturias, 663; 7.ª, Navarra
y las Vascongadas, 19.000¡ 8.ª, Cataluña, 1.588.000; 9.ª, Leonesa, 1.474.000;
10.ª, Andalucía oriental (Granada, Jaén, Málaga y Almería), 2.714.000; 11.ª, Andalucía occidental (Sevilla, Cádiz, Córdoba y Huelva), 7.187.000; 12.ª, Baleares, 53.000; 13.ª, Canarias, 597.

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La longitud de un cuadradito representa en la barra un valor de 500.000 pesetas. Escríbase
dentro de cada barra la clase de fruto a que corresponde.
Cada cuadradito representa 250.000 quintales métricos. Or~énense las ~ráficas de _mayor a
menor, escribiendo dentro el nombre de la región y fuera el numero de quintales métricos.

�Producción de uvas y mosto en las distintas regiones agrícolas
La producción de trigo en las distintas regiones agrícolas

en que se divide España (1913)

en que se divide España (1913)

l.ª, Central o Castilla la Nueva, 3.334.000 quintales métricos; 2.ª, La Mancha y
Extremadura, 3.974:.000;· 3. 3 , Castilla la Vieja, 1.421.000; 4. 3 , Aragón y la Rioja,
1.480.000¡ 5. 3 , Leonesa, 968.000; 6. 3 , Galicia y Asturias, 1.637.000; 7. 3 7 Navarra
Y las Vascongadas, 299.000; 8. 3 , Cataluña, 9.276.000; 9. 3 , Levante, 4.101.000;
10.ª, Andalucía oriental (Granada, .Jaén, Málaga y Almería,), 1.140.000; 11.ª, Andalucía occidental (Sevilla, Córdoba, Cádiz, Huelva), 1.600.000; 12. 3 7 Baleares, 215.000;
13.a, Canarias, 72.000.

l. 3 , Central o Ca.stilla la Nueva, 2.941.000 quintales métricos; 2.ª, La Mancha

Y Extremadura, 2.573.000; 3. 3 7 Castilla la Vieja, 5.692.000; 4.ª, Aragón y la Rioja,
2.909.000; 5.ª, Leonesa, 3.500.000; 6.ª, Galicia y Asturias, 783.000; 7.ª, Navarra
Y las Vascongadas, 1.563.000; 8.ª, Cataluña, 2.081.000; 9. 3 7 Levante (Valencia y
Murcia), 2.151.000; 10.ª, Andalucía oriental (Granada, Jaén, Málaga y Almería),
2.487.000; 11.ª, Andalucía occidental (Sevilla, Córdoba, Oádiz y Huelva), 3.298.000;
12.3 , Baleares, 334.000; 13.ª, Canarias, 260.000.

Quintales
métTicos

9.276.000

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Cada cuadradito representa 500.000 quintales métricos. Ordénense de mayor a menor, escribiendo dentro de la barra. el nombre de la. región.

Cada cuadradito representa. 200.000 quintales métricos. Ordénense las gráficas de mayor a
menor colocando el nombre de la región a la derecha de la barra.

�Productos exportados en el año 191 O, en millones de pesetas
Millones

Productos importados en el año 191 O, en millones de pesetas

Mineral d e hierro . ..

Millones

Algodón en rama. . .

112

Carbón....... . .....

73

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Trigo .. . ....... . .. .

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Café .. . .. . ........ .

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Cueros . . . . . . . . . . . . .

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Almendras. . . . . . . . . .

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P irita de hierro. . . . .

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Lanas...... . . . .....

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Calzado........ . ...

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Ganado de carga. . . .

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Plata........... . ..

Cada dos cuadraditos representan 10.000.000 de pesetas.

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P lomo argentífero.. .

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8

Algodón en rama y
mamúacturado . .

Corcho ............ .

Simiep.tes .......... .

Legumbres .... ..... .

57

-Aceite ........... . . .

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Grasas . . .. . . . ..... .

Naranjas .......... .

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~Iaíz ....... . . . . ... .

10

69½ ....

Plomo pobre . .. . .. . .

1

Fibras vegetales ....

Cobre ............. .

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}laderas ........... .

Papel..............

Vino ........ . .. . .. .

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La longitud de cada dos cuadradito~ representa 10,000.000 de pesetas.

�EDICIÓN ECONÓMICA DE TEXTOS MODERNOS

El aprovechamiento del suelo en España comparado
con el de algunos otros países

PARA LA ESCUELA PRIMARIA

Tmeno Pradai
lmprocultindo y putos Bosques ductin

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España .... 39 % 20% 21 % 20

1

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Francia .... 59% 11% 16% 14%
1

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Alemania ... 49% 16% 26% 9%

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Inglaterra .. 4:8 % 30 % 4 % 18 %

Paralelamente a nuestra gran edición Gramática, la Geometría,'la Leott.wa, la Geode magníficos libros para Escuelas, que grafia y la H iBroria, van distribuida.a en
tan favorable acogida ha tenido entre tres grados (que no hay inconveniente en
los ilustrados maestros, lanzamos al pú- llamar elemental, medio y superior, como
blico una nueva EDICIÓN ECONÓMIOA que, se acostumbra). Es~as materias se complesin perder las altas condiciones de la tan con otras que son: la Zoología, la ~
primera, es decir, la perfección de su nica, la Física, etc., etc., que no van gratexto y la presentación artística, pueda duadas, y que el maestro puede adoptar
penetrar, por su infimo precio, en las Es- siguiendo su propio buen criterio y aeocuelas populares, de modo que los hijos modándose a las posibilidades y condidel pueblo puedan también entrar a par- ciones de la escuela que regente.
ticipar de los beneficios que para su forLa forma en que publicamos esta serie,
ma-ción espiritual representan nuestros pre- permite formar tomos de cursos compleciosos TEXTOS MODERNOS.
tos, organizados según las uecesidades de
Nuestra EDICIÓN ECONÓMIOA DE TEX· la escuela o criterio del maestro (procediTOS :MODERNOS, forma un todo &amp;rgánico, miento patentado), siendo una comodidad
en el cual las materias fundamentales de , y una economía al mismo tiempo, para el
la enseñanza, como son: la Aritmética, la 1 profesor y el discípulo, respectivamente.

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PLAN GENERAL DE ESTAS PUBLICACIONES (Fa pr-)

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Grad0t1

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Italia ... . .. 40% 25% 16% 13% 1\

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Austria yHungría. 40 % 24 % 20 % o%

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Rusia europea .•. 26 % 10 % 38% 20 %
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Grecia ..... 19% 37%

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Agricultura • • • •
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Instrucción cívica •
• l
Cantos escolares
•
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Recitación.
•
•
• • 1
Gimnasia. • . •
l
1 Historia Sagrada
• 1
1 Historia del Arte
1
A dichas obras seguirán otras sobre P&lt;ileonto!-Ogía, Geo!-Ogía, Biología, Geografía Taumana, Biografías históricas, etc., etc.

.

.

.

. . . .

1

. . •
Vida de los Animales. . .
El hombre. Su vida física .

1 Vida de las Plantas

Cartilla (publicada)
Aritmética . . .
Geometría. •
Gramática •
Geografía. • •
Libro de lectura
Historia.
Trabajos manuales
Lecciones de cosas.
Fiüca y Quimica •

•

.

Un buen número de libros instructivos para premios formarán parte de la presente colección.

La ejecución del plan está a cargo de nuestro Director pedagcSgico

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Holanda .... 28% 37 % 8% 27

%

S. A. INDUSTRIAS GRAFICAS SEIX &amp; BAIUU.L HERMS.
Jlroyenaa, 919

Construir los nueve rectángulos, cada uno de los cuales corresponde a una. nación. Represéntese
en cada rectángulo la part e de terreno cultiv ado, Ja de prados, la. de bosque y la de terreno inculto.

Cada pa rte puede colorarse con un color distinto.

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EDITORES

•

BARCZLO:NA

Remitimos seguidamente, a petición, nuestro Catálogo general de obras para ianza Y educación, juguetes instructivos, trabajos manuales, etc., etc.

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S. A. l. G. SEIX &amp; BARRAL HERMS.
EDITORES

-,

Provenza. 219

-,

BARCELONA

l ll l ll ll l ll ll l l l l l ll ll l ll ll ll l l l ll ll l l ll l l l 111111111111111111111
Libros para Escuelas, educación, wlgarización de ciencias, etc,, compuestos
según los principios que constituyen la base de la moderna pedagogía

GEOGRAFÍA
Geografía Física y Astronómica

(P. V1LA)
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Geografía Universal (J. PALAU vea,.¡
Geografía de España y Portugal

(J.

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de llevar a la escuela el concepto moderno de esta ciencia.

Geografía Humana

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Mapas mudos de silueta, dispuestos para colorar y pera toda clase de
ejercicios.

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Cuaderno !,-Contiene datos estadísticos de Geografía general.
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producción española.

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viajes de exploración del globo.

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                  <text>La presente colección de Gráficas constituye un complemento muy adecuado del estudio de la Geografía, del dibujo de mapas y de los otros ejercicios que puedan acompañar la enseñanza de esta materia. Estos cuadernos permiten ofrecer a los niños los secos datos estadísticos rodeados de un nuevo interés, pues con ellos ha de hacer algo; y, además, la finalidad que tienen los citados da tos, que no es otra sino establecer una comparación entre ellos, por el procedimiento de las gráficas queda plenamente asegurada, pues la comparación aquí se hace forzosamente, porque lo más importante que conviene considerar y retener salta a la vista. Los editores de los presentes cuadernos se han propuesto facilitar el trabajo del profesor y del alumno, disponiendo los datos y el cuadriculado de manera que nada se tenga que ir a buscar o calcular fuera de cada página. Los datos elegidos son todos ellos vitales e interesantes, y lo mismo convienen a los alumnos de las clases adelantadas de la escuela primaria, que a los de las escuelas secundarias y de Comercio, Lanzamos esta serie en la seguridad de que hallará una buena acogida en todas las clases en que se enseña Geografía, porque, como decíamos más arriba, viene a ser uno de sus complementos más ilustrativos, cuyo contenido debe popularizarse y atraer la atención de todos los futuros ciudadanos. </text>
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      <description>A resource consisting primarily of words for reading. Examples include books, letters, dissertations, poems, newspapers, articles, archives of mailing lists. Note that facsimiles or images of texts are still of the genre Text.</description>
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                <text>La presente colección de Gráficas constituye un complemento muy adecuado del estudio de la Geografía, del dibujo de mapas y de los otros ejercicios que puedan acompañar la enseñanza de esta materia. Estos cuadernos permiten ofrecer a los niños los secos datos estadísticos rodeados de un nuevo interés, pues con ellos ha de hacer algo; y, además, la finalidad que tienen los citados da tos, que no es otra sino establecer una comparación entre ellos, por el procedimiento de las gráficas queda plenamente asegurada, pues la comparación aquí se hace forzosamente, porque lo más importante que conviene considerar y retener salta a la vista. Los editores de los presentes cuadernos se han propuesto facilitar el trabajo del profesor y del alumno, disponiendo los datos y el cuadriculado de manera que nada se tenga que ir a buscar o calcular fuera de cada página. Los datos elegidos son todos ellos vitales e interesantes, y lo mismo convienen a los alumnos de las clases adelantadas de la escuela primaria, que a los de las escuelas secundarias y de Comercio, Lanzamos esta serie en la seguridad de que hallará una buena acogida en todas las clases en que se enseña Geografía, porque, como decíamos más arriba, viene a ser uno de sus complementos más ilustrativos, cuyo contenido debe popularizarse y atraer la atención de todos los futuros ciudadanos. LOS EDITORES</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>��EXPLORACIONES DEL MUNDO

Las Gráficas de Geografía
La presente colección de Gráficas constituye un complemento muy
adecuado del estudio de la Geografía, del dibujo de mapas y de los
otros ejercicios que puedan acompaliar la enselianza de esta materia.
Estos cuadernos permiten ofrecer a los nilios los secos datos estadísticos rodeados de un nuevo interés, pues con ellos ha de hacer
algo; y además, la finalidad que tienen los citados da tos, que no es
otra sino establecer una comparación entre ellos, por el procedimiento de las gráficas queda plenamente asegurada, pues la comparación aquí se hace forzosamente, porque lo más importante que
conviene considerar y retener salta a la vista.
Los editores de los presentes cuadernos se han propuesto facilitar el trabajo del profesor y del alumno, disponiendo los datos y el
cuadriculado de manera que nada se tenga que ir a buscar o calcular fuera de cada página.
Los datos elegidos son todos ellos vitales e interesantes, y Jo
mismo convienen a los alumnos de las clases adelantadas de la escuela primaria, que a los de las escuelas secundarias y de Comercio,
Lanzamos esta serie en la seguridad de que halJará una buena
acogida en todas las clases en que se enselia Geografía, porque, como
decíamos más arriba, viene a ser uno de sus complementos más
ilustrativos, cuyo contenido debe popularizarse y atraer la atención
de todos los futuros ciudadanos.

LOS EDITORES

Registrado, 1916. - Copyright. - Todo perjuicio será perseguido por la ley.

NAVE ESCANDINAVA

LA NAO " SANTA MARÍA u

NAVÍO DEL SJGLO XVIII

DE COLÓN

'

BIBL.IOTECA

N AV E ROMANA
TRANSATLÁNTICO

CENTRA&amp;.

U. A. N.L

i

MODERNO

�Los fenicios y los cartagineses
De todos los pueblos civilizados de la glesas de Cornualles, y en las costas del
antigüedad fueron los fenicios los que Báltico (la costa de la Prusia actual)
más ensa"n.charon los conocimientos geo- buscaban ámbar.
gráficos. Extendieron sus viajes por el
Los cartagineses, descendientes de fe)far Rojo, y de aquí hasta el país de nicios, tuvieron un célebre explorador
Ofir, que se hallaba quizás hacia la des- llamado Hannon (siglo v antes de Jesuembocadura del Indo.
cristo), que bordeando la costa norte y
En el Mediterráneo fundaron colonias la occidental de Africa llegó hasta el
{Tiro, Sidón, Cartago, Cádiz). En busca golfo de Guinea.
de estaño llegaron hasta las costas in-

¡

•

••

l. Mar Rojo.-2. Desembocadura del Jndo.-3-4. Tiro y Sidón.-5. Oartago.-6. Oádiz.
7. Cornualles.-8. Prusia.-9. Golfo de Guinea.

Ejercicio.- Señalar con lápiz de color los paises visitados por lo,; fenicios. Con lápiz de
otro color señalar el viaje conocido en la. historia. de la Geografía con el nombre de Periplo ds
Hannon.

�Los griegos y macedonios
Los griegos tenían colonias establecidas en las costas del .Asia Menor, en las
del Mar Negro y en las costas mediterráneas de Italia, Francia y España.
Los que más contribuyeron a ensanchar
el horizonte de los conocimientos geográficos fueron .Alejandro Magno y Piteas.
Las conquistas de .Alejandro permitieron explorar todo el país que recorrió
triunfante: el .Asia Menor, la Persia hasta
el Indo, más allá de Nicea. Complemento
de dicha expedición fué la célebre exploración del experto marino N earco, que
desde la desembocadura del Indo fué re-

corriendo la costa hasta llegar a la desembocadura del Eufrates en el golfo Pérsico.
.Al mismo tiempo (siglo IV ante!'! de
Jesucristo) el matemático y astrónomo
Piteas, que era además un afortunado comerciante de Marsella, extendió los conocimientos geográficos de su tiempo, recorriendo todas las costas de España, las
atlánticas de Francia, las de Inglaterra.
y las prusianas del Báltico, en busca de
ámbar. Piteas llegó hasta lo que él llama
Tulé, que es seguramente una de las islas
Shetland.

Los romanos
En el siglo rr, el gran astrónomo y geóLa formación del Imperio romano extendió considerablemente los conocimien- grafo Ptolomeo, que vivía en .Alejandría,
reunió los conocimientos geográficos de
tos geográficos.
Los romanos exploraron parte del Sa- su tiempo y trazó un mapa del mundo,
hara. Nerón envió una expedición en bus- utilizando ya un siiltema de proyección
ca de las fuentes del Nilo. En el norte parecido ¡¡, los nuestros.
En este mapa figura ya el Extremo
llegaron hasta las desembocaduras del
W esser y del Elba y las costas del sur de Oriente, el .A.frica hasta una línea que va
del golfo de Guinea hasta Zanzíbar, las
Escandinavia.
Por el camino de la seda, que atravesaba el islas Canarias (.Afortunadas) y toda Eucentro del .Asia, se comunicaban con China. ropa.

8

f

•

t)·

l. El Sa.ha.ra.-2. El Nilo.-3. Desemboca.dura. del Elba..-4. Esca.ndinavia..-5. China..-6. Extremo
Oriente.-7. Golfo de Guinea..-8. Zanzíbar.-9. Las islas Canarias.

l. Asia. Menor.-2. ,\lar Negro.- 3. Mar Mediterráneo.-!. Persia .-5. El río Indo.-6. Río Eufrates.
7. Golfo Pérsico.-8. Islas Sbetlan'd.

Eje,-cicio.-Seña.lar en el mapa, co n lápiz de color, la parte ocupada. por los establecimientos
griegos. Con otro color seña.lar las e xploraciones que r esultaron de la s conquistas de Alejandro. (El
viaje de Nearco puede señalarse con una línea de puntos. } Con otro color s eñalar el viaje de Piteas.

Ejercicio.- Llénense con lápiz de color las porciones de tierra. de que se tenia. noticia. Y que
figuran en el mapa de Ptolomeo. Señálense además, con lápices de otro color, los luga.l'es que explora.ron los roma.nos.

�Los árabes
Los árabes, continuadores de los griegos, tuvieron grandes astrónomos y matemáticos. Estos inventaron la manera de
determinar la posición de muchas localidades y de tomar la altura de las estrellas.
Los geógrafos más eminentes fueron
Edrisi (siglo xn), .Alboufeda (siglos xmx1v), Ibn Batouta (siglo XIV} y otros. .Al-

Los escandinavos

gunos de ellos realizaron grandes· viajes;
se cuenta que Batouta conoció países tan
alejados como el Senegal y la Siberia.
Los árabes conocieron y extendieron su
comercio por el Báltico, las orillas del
Petchora, la mayor parte del Asia, el Africa al norte de los 10° de latitud y la costa
oriental de Madagascar.

En la península escandinava vivía en
el siglo IX un pueblo, los normandos, muy
dado a la piratería y a la conquista. Las
expediciones normandas llegaron a penetrar en Francia hasta cerca de París,
en España y en el sur de Italia.
En el siglo x, Eric el Rojo puso el pie en
Islandia y de allí pasó a Groelandia, seguramente con objeto de establecer colonias.

Poco después, Leif, hijo de Eric, yendo
de Noruega a Groelandia, tomó una ruta
más al sur de la acostumbrada, y fué a
parar a una costa donde crecía la vid silvestre. Leif llamó a este país V inland,, y
se cree que corresponde a lo que es hoy
Nueva Escocia. Alli se establecieron colonias que fueron más tarde expulsadas por
los indígenas.

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6

l. Francia.-2. España.-3. Ita.Iia.-4. Islandia.-5. Groelandia..-6. Nueva Escocia.-7. Noruega.

l. Senega.1.-2. Siberia.-3. El Mar Báltico.-4. Río Petchora.-5. Latitud 10°.-6. Madagascar.

Ejercicio.--Seña.Iar con lápiz de color los viajes y descubrimientos de los escandinavos.

Ejercici-0.-Colorar la. parte del mundo que conocieron los árabes.

�Viajes del final de la Edad Media
Durante el siglo xm, el Gran Kan, jefe
poderoso de uno de los Estados mongoles
más importantes, se mostró tolerante con
los cristianos y recibió amablemente a los
misioneros.
En -1 246, el Papa Inocencio rv le envió
a Plan Oarpin, que saliendo de Breslau
llegó a Karakorum por Cracovia y Kiew.
Otros, siguiendo otras vías, llegaron a
Karakorum, residencia veraniega del Gran
Kan, pero el viaje más importante que se
realizó en esa época fué el del veneciano
Marco Polo.
Marco Polo, en el año,1271, cuando sólo
contaba diez y siete años, se embarcó en

Venecia. A pie pasó el monte A.rarat, bajó
a lo largo del Tigris hasta alcanzar el
puerto de Ormuz. Por tierra atravesó el
Pamir, y pasando por Kachgar, Yarkand,
Khotan y el desierto de Gobi, llegó por
fin a Cambaluc (Pekín).
En China pasó veintiséis años ejerciendo
altos empleos y después volvió a Venecia,
trayendo por primera vez noticias de Oipangu (El Japón) y descripciones de la Indochina, islas Malayas, Ceilán y costas de
la India, que fué_el camino que tomó para
su regreso. En este viaje también tocó en
O_rmuz, y de a,-uí siguió a Bagdad y a Trebizonda. Aqm se embarcó para Venecia.

El descubrimiento del camino de la India
Durante el siglo xv, las mercancías procedentes de la India, que llegaban a Europa por mediación de los árabes, alcanzaban elevados precios, y se pensó seriamente en hallar un camino que condujera
a aquel país con objeto de desposeerles de
ese monopolio.
El infante Don Enrique, de Portugal,
consagró a esta empresa todas sus rentas,
y a partir del 1416 organizó una serie de
expediciones que tenían por objeto hallar
el camino de la India por el sur del A.frica.
Hasta el año 1434 no se llegó a doblar
el cabo Bojador; en el 1441 se alcanzó el
cabo Blanco; en 1455 se pisó más allá del
cabo Verde y se descubrieron las islas de
cabo Verde (Alvise de Oa'da Mosto). En
el año 1481, los portugueses habían traspasado por primera vez el Ecuador, lle-

gando al cabo de Santa Catalina a 1° de
latitud Sur.
Durante el reinado de D. Juan II, en
el año 1482, exploraron la desembocadura
del Congo, y en 1485 Diego Oao llegó hasta
22° de latitud Sur.
Bartolomé Díaz (1487) fué más allá, y
arrastrado por una tempestad, se vió alejado de la costa africana. Cuando trató
de volver a ella no la halló, y remontando
hacia el Norte, desembarcó en la costa
oriental africana (Fish River), habiendo
doblado por primera vez el Cabo que después reconoció y lleva el nombre de cabo
de Buena Esperanza. .
Por fin, Vasco de Gama, en 1498 (seis
años después del descubrimiento de América) llegó a Calicut, habiendo pasado por el
cabo de Buena Esperanza y Mozambique.

l. Bresla.u.-2. Cracovia.-3. Kiew.-4. Karakorum.-5. Venecia.-6. )Ionte Ararat.-7. El rio

'Iigris.-8. Ormuz.- 9. Meseta del Pa:mir.-10. Kachgar.-11. Yarkand.--12. Khota.n.-13.
Pekin.-14. Japón.-15. Indochina.-16. Islas Malayas.-17. Ceilán.-18. Indias.-19. Bagdad.
-20. Trebizonda.

Ejercicio.--Señalar el itinerario seguido por Marco Polo.

l. Cabo Bojador.-2. Cabo Blanco.-3. Cabo Verde.-4. Islas de cabo Verde.-5. Cabo de Santa

Cata.Iina.-6. Desemboca'dura del Congo.-7. Grado 22 de latitud Sur.-8. Fish River.-9. Cabo
de Buena Esperanza.-10. Mozambique.-11. Calicut.

Ejercicio.-lr señalando, con lápiz de color, las distintas expediciones de los portugueses. Sobre
cada linea puede escribirse la fecha.

�El descubrimiento de América
Los cálculos de astrónomos y matemáticos atribuían a la Tierra dimensiones
muy inferiores a las reales. Según ellos, la
distancia que separaba la costa atlántica
española o portuguesa de la India por
tierra venía a ser la mitad de la que existía por el otro lado del Globo, entonces
desconocido.
Cristóbal Colón, natural de Génova, amparado por los Reyes Católicos, se decidió a explorar esa parte, en la seguridad,
según él, de hallar la·India siguiendo siempre el rumbo del Occidente.
El día 3 de Agosto de 1492 salió de
Palos con tres ·carabelas, y después de

tocar en las Canarias siguió el camino dei
Occidente, descubriendo por fin el 12 de
Octubre una de las islas del archipiélago
de las Bahamas, llamado Guanahaní y
después San Salvador (se supone que es
la llamada actualmente Watling). Después descubrió Cuba y Haití.
En el segundo viaje reconoció Colón
las pequeñas Antillas (la Dominica, Guadalupe, Puerto Rico y otras) y Jamaica.
En el tercer viaje llegó a la isla Trinidad y a la desembocadura del Orinoco.
En su cuarto y último viaje Colón llegó
a las costas de Honduras, hasta el istmo
de Panamá.

Otros viajes de exploración a América
En el año 1497, Juan Oabot, veneciano al servicio de Inglaterra,
reconoció probablemente las costas
de Terranova y las del Labrador
hasta la Carolina del Norte.
En el año 1500, Pedrálvarez Oabral, que se dirigía hacia la India,
fué arrojado por una tempestad a
las costas del Brasil, hacia los 16° de
latitud.
En el 1502 se reconoció la costa
americana entre los 5° y 25° de latitud Sur. (En estas expediciones se
hallaba Americo Vespucio.)
En el 1513, Balboa atravesó el
istmo de Panamá y vió por primera
vez el Pacífico.
En el 1517 se conocían las islas
Antillas e islas del golfo de Méjico,
algo de la Florida, gran parte de la
América Central a uno y otro lado
del istmo, las costas de Colombia y
Venezuela y el litoral SE. hasta el
Río de la Plata.
Después de la expedición de V erazzano (1523), el cual descubrió la
bahía de Hudson, se reunieron los
itinerarios de los varios exploradores y se comprendió que la costa se
continuaba sin interrupción, desde
el Salvador hasta el Estrecho de
Magallanes.

l. Terranova.-2. Labrador.-3. Brasil.

l. Palos.-2. Las Canarias.-3. Las Bahamas.-!. Cuba.-5. Haiti.-6. P equeñas Antillas.

7. Jamaica.-8. Trinidad.-:). Rio Orinoco.-10. Honduras .-11. Panamá.

Ejercicio.-Señalar con lápiz de color el itinerario de los cuatro viajes de Colón y colorar loa
países descubiertos en cada. uno de ellos.

- 4. Grado 5.-5. Grado 25.-6. Istmo
de Pana.má.-7. El Océano Pacifico.
- 8. Antillas.- 9. Golfo de Méjico.
- 10. La Florida.-11. Colombia.12. Venezuela..- 13. Río de la Plata.
- 14. Bahía de Hudson.-15. Estrecho
de Magalla n es.

•

15

-

E,ercicio.-Señalar con cruces los lugares descubiertos en los años citados~ ~scribiendo las fecha.a,
y con lápices de distintos colores las costas reconocidas después de la expedición de Verazzano.

�Las exploraciones en los mares australes

El primer viaje alrededor de la Tierra
Fernamdo de Magallanes, marino portugués al servicio de España, concibió el
plan de hallar un paso a la India por el
sur de América.
El 20 de Septiembre de 1519 salió la
expedición del puerto de Sanlúcar de
Barrameda, dirigiéndose a las costas del
Brasil. De allí, haciendo rumbo al Sur,
llegó a Montevideo, y pasando por la Patagonia (que él llamó así por creer que
sus habitantes tenían los pies muy grandes) alcanzó el célebre Estrecho que lleva
su nombre el 26 de Noviembre de 1520.
Una vez atravesado el Estrecho, a costa de enormes dificultades, navegó Maga-

llanes con viento favorable por el Océano
Pacífico, descubriendo las islas Marianas
y las Filipinas. En una de estas islas, la
de Matán, fué Magallanes atacado por los
indígenas y murió con algunos de sus compañeros.
López de Carvalho tomó el mando de
la expedición, que tocó en Borneo y en
las Molucas con objeto de proveerse de
especias. De los tres buques que habían
salido de España, sólo uno, el Victoria,
llegó a la Península en Diciembre de 1521,
mandado por el piloto vascongado Sebastián Elcano, después de haber pasado por
el cabo de Buena Esperanza.

A principios del siglo xvn permane- ¡ de Salomón, regresando al punto de parcían inexploradas las regiones australes tida.
del sur de Asia y de América. En 1616,
En el siglo xym (1769-70), Oook, saDirk Hartogsz tocó por primera vez en liendo de Taiti, reconoció la Nueva Zelas costas occidentales de Australia, y lo landa como formada por dos islas y el
mismo hicieron sucesivas expediciones de Estrecho de Cook; luego recorrió la costa
los holandeses; pero se seguía creyendo oriental de Australia. En un segundo viaque esas tierras no eran más que una sa- je (1772-75) atraviesa por primera vez el
liente del gran continente, que suponían círculo polar antártico para desvanecer
ocupaba todo el círculo polar austral.
la idea de la existencia de un continente
En 1642-43, .A.bel Tasman, considerado austral, reconoce las islas Marquesas y
como el primer marino de su tiempo, salió Nuevas Hébridas y descubre la Nueva
de Batavia (Java) con objeto de explorar Caledonia. En un tercer viaje descubre las
los mares y descubre el sur de Tasmania · islas Hawai y realiza exploraciones im(sin sospechar que se trataba de una isla) portantísimas en la costa noroeste de la
y las islas de la Nueva Zelanda. Después América del Norte, viniendo a morir en
tocó en las islas Tonga, las Fidji y las las islas Hawai a manos de los indígenas.

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l. Australia.-2. Isla de Java.-3. Tasmania.-4. Nueva Zelanda.-5. Islas Fidji.-6. Islas de Salomón.

l. Sa.nlúcar de Ba.rrameda..-2. Bra.siL-3. Montevideo.-!. Pa.tagonia.-5. Estrecho de Ma.galla.nee.
6. Islas Filipinas.- 7. Borneo.-8. Cabo de Buena. Esperanza.
Ejercicio.-Tra.zar con un lápiz de color el itinerario seguido por la. expedición de Ma.gallanes.

7. Taiti.-8. Estrecho de Cook.-9. Nuevas Hébridas.-10. Nueva Caledonia.-11. Islas Hawai.

Ejercicio.-Colorar las tierras descubiertas y reconocidas por TaBman y por Cook.

�•
Las exploraciones al Polo Norte

Las tierras y mares desconocidos a fines del siglo XVIII
A fines del siglo XVIII quedaban por
explorar:
En Asia: El interior de Borneo y Sumatra, el interior del Tibet, el norte de
Siberia y los Océanos Artico y Antártico.
En Africa: casi todo su interior.
En América del Sur: la parte sur de la
cuenca del Amazonas, el interior de la
Argentina y los Andes.

En la América del Norte: todo el país
comprendido entre los ríos Misisipí y
Mackenzie y el Océano Pacífico. Además,
todas las tierras heladas del norte del Canadá.
En Oceanía: el interior de Nueva Guinea, el interior de Australia y el de Nueva
Zelanda.

Las exploraciones al Polo Norte han
tenido su origen en la busca de un paso
por el Nordeste, y otro por el Noroeste que
permitiera comunicar el Atlántico con el
Pacífico, sin tener que pasar por el cabo de
Buena Esperanza o por el cabo de Hornos
en América.
Jfoc- alure, en 1853, halló el pasaje N oroeste, pero sólo franqueable con auxilio
de trineos desde el Estrecho de Bering
hasta el Atlántico, pasando por los Estrechos de Bank, Melville, etc.; N ordenskiol,d, en 1878, franqueó el del Nordeste,
pasando del Atlántico al Pacífico.
Muchas han sido las expediciones que

han tenido por objeto explorar el Polo
Norte.
Desde mediados del, siglo XIX se des~
pliega una incesánte actividad por descubrir y poner el pie en el mismo Polo
Norte. Varias son las naciones que organizan expediciones científicas, entre las
cuales citaremos la de Markham (1876),
que alcanzó el grado 83° 20'; la de Lockwood (1882), el 83° 30'; la de Xansen
(1895), el 86° 13'; la de Oagni (1900), el
86° 35'; la de Peary (1902), el 84° 17', y,
por último, la del mismo Peary, que logró
plantar el pabellón americano en el Polo
Norte el 6 de Abril del año 1909.

90°

6

u

l. Borneo.- 2. Suroatra.- 3. El Tibet.-4. Siberw..-5. Océano Artico.-

6. Océano Antártico.7. Cuenca del Amazonas.- 8. La Argentina.- 9. Los .Andes.- 10. Misisipí.- 11. Río Mackenzie.
- 12. El Canadá .- 13. Nueva Guinea.-14. Australia..- 15. Nueva. Ze1'1,nda.

Eiercicio.- Colorar con un lápiz obscuro toda la parte del pla neta que faltaba.-explorar a fines
del siglo xvm.

-

•

u

u

\j

Ejercicio.- Prolongar ~as b arras in~cada.s de modo que terminen en flec has, cuyas puntas señalen la. latitud que alcanzó cada uno de los exploradores citados . Las barras pueden colorarse y
encima de ellas conviene escribir el nombre del viajero y la fecha.
1

�La exploración
al Polo Sur'
La exploración del Polo Sur ha ofrecido riodo de abandono, se inician nuevas exsiempre mayores dificultades que la del pediciones que tenian por objeto, más que
pisar el Polo, estudiar las tierras y hacer
Polo Norte.
DMvanecida con las expediciones de observaciones científicas. Los únicos que
Cook la creencia en un gran continente se propusieron alcanzar el mismo Polo
austral, fué preciso el estímulo que presta fueron Scott, Shackleton y .Amundsen.
la curiosidad científica para que las na- Scott, en 1901, logra escalar la muralla de
ciones se decidieran a enviar al Polo Sur montañas que dificulta el acceso al Polo
y llega hasta los '80° 17'. Shackleton, en
expediciones de estudio.
Los progresos hacia el Polo Sur fueron el 1907, llega hasta 170 kilómetros del
lentos. En el 1838 empezaron a descu- Polo, y, por último, .Amundsen, el 14 de
brirse las tierras que efectivamente se Diciembre de 1911, alcanzó el mismo Polo
hallan en el Polo Sur; pero los frios, aqui Sur, plantando alli el pabellón sueco que
más intensos que en el Polo Norte, las es el de su patria.
Pocos días después, el capitán Scott,
violentas tempestades y las altas murainglés, alcanzó también el Polo, pero tuvo
llas de hielo dificultaban el avance.
La eXJ?edición de Ross, en 1842, alcanzó la desgracia de perecer en el viaje de
el grado 78° 10', y después de un largo pe- vuelta.

'.Paralelamente a nuestra gran edición
dé magníficos libros para Escuelas, que
tan favora.ble acogida ha tenido entre.
los ilustrados maestros, lanzll,DlOS al público una nueva. EDICIÓN EOONÓJIIOA que,
Jip, perder las altás condiciones de la
~ es decir, la perfección de su
texto y la. presentación &amp;rtistica., pueda
penetra.r, por BU fnftmo precio, en la.a Escuelas populares, de modo que los hijos
dél pueblo puedan también entrar a. pa.rticipa.T de los beneficios que pan su forina,eión espiritual representan nuestros preciosos TEXTOS :MODERNOS.

Nuestr&amp;

EDIOIÓN EOONÓ:MIOA. DE TEX-

TOII MODERNOS, forma, un t.odo orgánico,
en el ~ la.a materias fundamentales de

la ensefla.nza., como son: la Aritmética, la

90°

~

la Geofltdriá, la, .ücfu
grafía y la Hialoria, van distrib
tres grados (que no ha.y inconve
llamar elemental, medio y Bll
se a.costumbra.). Estas m&amp;terias
ta.n con otra.a que son: la, Zoolo
niea, la 1'ísica, etc., etc., que
duadas, y que el maestro pued
siguiendo BU propio buen cri:
modándose a. la.a posibilidad
clones de la. escuela. que i:egen
La forma en que publicamos
permite formar romos de
tos, organiza.dos según la.a n
la. escuela o criterio del maestro
miento patentado), siendo una
y una economia al mismo tiem
profesor y el discipulo, respeeti:

PLAN GENERAL DE ESTAS PUBLICACIONES ~ prema)
Grado■

88º

•

.(publicada) • • • • • . • 1 V"ula de Ja1 Planta• • • • •
• • • • • • • • • • • 3 Vicia de 101 Animal-. . •
• • • • • • • • • • • 3 El hom.'bre. Su vida fúica •

mática. • • • • • • • • • • 3 ~ • • • •• • • • ,,
aafia • • • • • • • • • • • 3 lmtracción dYica • • • • •
l'O

ele lectura. • . • • • • • . 3 Cantos esc:olarn. • • • . • •

ria. • • • •
.• manual-.
• ne1 de coaas.
ilica y Qufmica •

u u
---------------:.. Eicrcicio'.-'--Indicar por medio de flechas las distintas latitudes alcanzadas por los exploradores
citados. Encima de cada flecha escribase el nombre -y la fecha. Pueden colorarse las barras con
un lápiz de color.

•
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• •.

3
3

Recitación. • • • • • • •
Gimmllia • • • • • • • •

1 Historia Sa«rada • • • • •
1 Historia def Arte • • • . •
.A aichas obras seguirán otras sobre Ptileontología, Geología, Bio'l&lt;&gt;gíg,, Geo
na, Biograf'af hiBtóricaB, etc., etc.
Un buen número de libros instructivos pan premios formarán párt.e de
te colección.
La ejecución del plan nti a cargo ele naestro Director peclas'8ico - -•-511

,

S. A. INDUSTRIAS GRAFICAS SDX &amp; BARRAL
EDITORltS

Remitimoa seguidamente, a petició11, •estro Catilogo general de ol,r• para iianza y educación, japetel iatractiwa, trabajoa ma1111al-, etc., etc.

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�Provenza. 219

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a,nfficas ilustraciones. Todo el quE! desee
•o de las relaciones que e;dsten entre el homb
esta pe(J',leña obra mee~.

de Geografía:

el y estudios combinados. Colección de siete mapas.

Geográficos

oa de silueta, dispuesto■ para colorar y para toda clase

Geografía

·

e cuadernos dispuestos para el truado de estacllsticaa
;..;;Contiene datos estadísticos de·G ~ a general.
ontlene principalmente datoa estadísticos referen
A!SPaiiole.
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-Magnifica colección de mapa9, cada uno con 1111 texto.;
elitt,, dispuestos para el trazado de loa itlrierarlos de los gtan
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                  <text>La presente colección de Gráficas constituye un complemento muy adecuado del estudio de la Geografía, del dibujo de mapas y de los otros ejercicios que puedan acompañar la enseñanza de esta materia. Estos cuadernos permiten ofrecer a los niños los secos datos estadísticos rodeados de un nuevo interés, pues con ellos ha de hacer algo; y, además, la finalidad que tienen los citados da tos, que no es otra sino establecer una comparación entre ellos, por el procedimiento de las gráficas queda plenamente asegurada, pues la comparación aquí se hace forzosamente, porque lo más importante que conviene considerar y retener salta a la vista. Los editores de los presentes cuadernos se han propuesto facilitar el trabajo del profesor y del alumno, disponiendo los datos y el cuadriculado de manera que nada se tenga que ir a buscar o calcular fuera de cada página. Los datos elegidos son todos ellos vitales e interesantes, y lo mismo convienen a los alumnos de las clases adelantadas de la escuela primaria, que a los de las escuelas secundarias y de Comercio, Lanzamos esta serie en la seguridad de que hallará una buena acogida en todas las clases en que se enseña Geografía, porque, como decíamos más arriba, viene a ser uno de sus complementos más ilustrativos, cuyo contenido debe popularizarse y atraer la atención de todos los futuros ciudadanos. </text>
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                <text>La presente colección de Gráficas constituye un complemento muy adecuado del estudio de la Geografía, del dibujo de mapas y de los otros ejercicios que puedan acompañar la enseñanza de esta materia. Estos cuadernos permiten ofrecer a los niños los secos datos estadísticos rodeados de un nuevo interés, pues con ellos ha de hacer algo; y, además, la finalidad que tienen los citados da tos, que no es otra sino establecer una comparación entre ellos, por el procedimiento de las gráficas queda plenamente asegurada, pues la comparación aquí se hace forzosamente, porque lo más importante que conviene considerar y retener salta a la vista. Los editores de los presentes cuadernos se han propuesto facilitar el trabajo del profesor y del alumno, disponiendo los datos y el cuadriculado de manera que nada se tenga que ir a buscar o calcular fuera de cada página. Los datos elegidos son todos ellos vitales e interesantes, y lo mismo convienen a los alumnos de las clases adelantadas de la escuela primaria, que a los de las escuelas secundarias y de Comercio, Lanzamos esta serie en la seguridad de que hallará una buena acogida en todas las clases en que se enseña Geografía, porque, como decíamos más arriba, viene a ser uno de sus complementos más ilustrativos, cuyo contenido debe popularizarse y atraer la atención de todos los futuros ciudadanos. LOS EDITORES</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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ALBERTO TESCIIE

L===-------------------

No fué Pérez Galdós escritor muy dado a cultivar una cómo&lt;la simbología en sus novelas, talvez
porgue siempre tuvo el entero valor de encarar la
reah&lt;lad de su época llamando al pan, pau, y al
vino, vino. Ni en sus Episodios , en los que trató
las más delicadas cuestiones históricas, de esas
que los pueblos veneran como a las imágenes en
los templos; ni en sus Novelas Contemporáneas, en
cuyas páginas mostró viva y palpitante a la sociedad 1 al pueblo espaiíoles de promedios del pasado siglo, co11 sus virtudes y sus defectos, con sus
pasiones incestuosas y sus rigorismos fanáticos,
Jamás don Benito buscó fáciles eufemismos o revesadas alegorías a fin de diluír al uno por mil
sus ideas, que siempre fueron firmes y resuelta~.
Los símbolos, cuando intervienen en sus novelas,
-

I

-

�constituyen un simple recurso artístico, que en
ningun caso perturba o Yiolenta la naturalidad del
asunto. Porque Galdós, como Zola o Tolstoy, tuvo siempre la firme conciencia de su labor, cuyo
profundo y a veces apasionado arraigo humano le
costaron más de una mordeJura y más de una
póstuma reserva de gratuitos enemigos que no pudieron tener esa noble entereza de que dió pruebas
Pereda cuando escribió ccSotileza)} para refutar a
«Gloria&gt;), como don Benito había replicado con
esta su novela a «El escándalo)} de Alarcón.
La acción ideológica que se con vierte en motivo
alegórico o en prédica doctrinaria campea y suele
ser frecuente en algunas de sus obras: ahí están
«La primera república)}, ((Nazarin)), «Tarquemada)), «Miau», «Amadeo I», «El caballero encantado)), (cRealidad)). ccLa sombra)~, en cuyas
paginas puede estudiarse en toda su amplitud la
ideología galJosiana y la realidad del problema
espaiiol, Hombre de su época y Je su hora, don
Benito fué un realista en el más amplio sentido de
la palabra y como tal siempre vivió preocupado
del progreso de su pueblo y del advenimiento de
las nuevas ideas que comenzaban a transformar
las instituciones en el continente.
Ninguno antes que él, ni Feijoo, ni Jovellanos,
ni Larra, sintió más por lo vivo el problema social
y moral de su pueblo: sus Episodios y sus Novelas Contemporáneas constituyen la más alta glorificación y la más dolorosa censura de un país en
cuyos hechos anJuvieron siempre fundidos en estrecho maridage el impulso noble y el ruín fana-

2

--

tismo destructor; que suele volar en alas de las
grandes aspiraciones o arrástrase cegado por la
venganza y la inconciencia.
Pérez Galdós, que fué el más elocuente vocero
de su raza: que escribió la epopeya de un pueblo
durante un siglo, pensó también a tiempo como
Costa y antes de la triste guerra de Cuba, que
Espaua debía ponerle doble vuelta de llave al
sepulcro del Cid.
NAZARIN

¡Nada más triste que un apóstol colocado fuera
del medio que le debió deparar el destino! Nazarin
pudo nacer y vivir en el siglo trece, en los tristes y
obscuros atios medioevales, de inquietas superticiones y fatídicos terrores; pero, en los ajitados
días de la pasada centuria, su presencia no podía
constituír más que un romántico anacronismo.
Nazarin, apostólico, ungido con el óleo de la
Iglesia y arrojado de ella por encubridor de livianos pecadores; Nazarin, capaz de vivir tan sólo
aiiorando días mejores que los actuales de crudo
materialismo; Nazarin, místico empedernido e incorruptible, protector de tristes rameras y de astrosos vagabundos; Nazarin, pobre y piadoso como
el santo de Umbría, es el símbolo del cristiano
puro, del varón evangélico; una especie de Cristo
perdido y claudicante, sin más discípulos que sus
misérrimos protegidos.
Y corno la Iglesia y sus fieles no conciben santidad sin ortodoxia, be aquí que Nazarin no pasa

-3-

�de aparecérsele3 sino como un herege, un simple
prevaricador, que en el severo antaño inquisitorial
hubiera llegado a purificar sus faltas con sus carnes temblorosas tostadas sobre los carbones encendidos del Santo Oficio.
BENJNA

¡Qué obra tan triste y desolada es aquella inolvidable «Misericordia)) del maestro! Casi no se
lleQa a pensar en una novela porque el asunto y
la mtriga no existen: sólo nos la imaginamos como
un cuadro, como una escena animadísima, como
una tajada de vida, que decía el poeta.
Benina, mujei· del pueblo, resignada y querendona, encarna el tipo de la criada fiel. que sólo
vive para la casa en la cual sirve. Tras contínuas
dilapidaciones, su patrona viene a menos y se encuentra en la indigencia y acaso caería en la miseria si Benina no llegase hasta la vecina iglesia
a tender la sarmentosa mano, aguardanuo la
limosma que ella sabrá convertir en el pan de cada
día para el hogar, sin que su patrona logre saberlo. Una maíiana, al regresar Benina, encuentra
la buena nueva de que ha llegado una herencia
providencial y con ella la hora de su infortunio,
porque la arrojan de la casa pagando toda su
abnegación con una dádiva.
Benina, en medio de los mendigos, tiene el valor de un símbolo: es toda la humanidad que aún
se revuelve en la miseria y que, en su inconciPncia, parece ser feliz porque no tiene más preocupación que la del avaro mendrugo.

-4

¡Cuánta ternura) cuánta misericordia íluye de
esta _abnegada y compasiva figura de mujer! ¡Cómo rnteresa y conmueve también, en medio de ese
ambiente popular, la figura resplandeciente del
ciego Almudena, Job astroso con el ce1·ehro poblado de estrellas; estraiío peregrino de todas las
tierras con alma de romero, que sabe de gnomos
y mujeres ir-leales, que nunca vislumbraran sus
pu¡~ilas sin l_uz, J que llega a enamorarse de la ya
anciana Benma, porque ella no es más que una
ilusióu!

T ORQUEllADA
La trilogía novelesca de Torquemada podría tener un subtítulo: historia moral de un hombre a
quien no redimió el dinero. En vano, en su miser~ble vida, recibe a tiempo las terribles anticipaciones de la mue~~e,-cuando caen su hijo ) su
esposa-porque lorquemada, tras una leve inquietud, que se traduce en obscuro remordimiento religioso, vuelve a ser el implacable avaro de
siempre; sigue .sintiendo la nostalgia de su cuchitril de los barrios bajos, que le obsede más que
nunca en los momentos en que Lodos se inclinan
ante él, cuando ha subido más alto y es banquero
y noble y senador y se le consulta y se le adula. No;
Torquemada no es feliz: su naturaleza ruda, su
mezquindad ingénita, añoran la libre miseria de
su madriguera- usuraria, donde no se veía crucificado en medio de las convenciones sociales, a las
que nunca podrá adaptarse. En vano su cuñada le

-5-

�prepara un camino de seda para sus éxitos, le
franquea las puertas más cerradas, le habla del lujo,
de la elegancia, de la opulencia y de los caminos
beatíficos de una salvación ultraterrena, porque el
adusto Torquemada, tras entregarse, se fatiga, se
asfixia, en un ambiente para el cual siente no
haber nacido y muere casi tan impenitente como
ha vivido, tan avaro y tan egoista coino siempre,
porque en su sórdiva comprensión de la vida jamás se &lt;lió a cavilar formalmente en otra posibilidad que en la de sus negocios terrenos, en los
cuales la religión se le aparecía cual uPa simple
transacción, como un contrato bilateral con el Ser Supremo, que para él sólo le significaba el interés de
la salvación, pues su conversión podía ser tanto la
de su alma corno la de sus valores.
Talvez sólo en el caso del Angel Guerra don
Benito intentó tan com_pieta y profunda anatomía
de un alma: el carácter fuerte, amargo y rudo de
Torquemada, estudiado a través de todas sus adaptaciones momentáneas, que no logran aminorar
su codicia ni debilitar su fiero egoísmo, a pesar
de la muerte de su hijo y de su esposa, y a pesar
también de la implacable acción de su cuiiada que
se vale del misionero a fin de ganar para la piedad
aquella alma de prestamista, buscando el último
camino de su futura redención, constituye un estudio sencillamente admirable, una creación imperecedera del maestro.
El alma estrecha y mezquina de Torquemada,
que sólo supo vivir obsedida por los bajos intereses materiales del debe y del haber, no logró lle-

-

6 --

gar a su purificación a través ele ninguno de los
camino.s porque, más fuerte que la muerte, foé su
codicia.
ANGEL GUERRA

Alma f?rjada en el fuego de una pasión, espíritu encendido e~ la f~ de un convencimiento profundo, revoluc.10nar10, descreído, lanzado como
una flecha certera en la dirección de una finalidad,
Angel _G':erra se e~amora un día y abdica ante
el senllmwnto hu1mlde y ante el penetrante misticismo de una mujer. Ella pasa a encarnar un ideal
y este ideal crea en él la religiosidad de un fuerte
amor: Angel ama ~ Leré y Leré le corresponde a
ese su amor ofreciéndole su fé y su cristiana virtud; él ha llegado al amor a través de la divina
sug~sti?n que la belleza
ella ha ejercido en sus
sentrnuentos; su conversión, más que obra del razonamiento, lo fué del amor.
El sentimiento anticipó aquella conversión, ahorrando la necesaria crisis que debió consumir a
A_ngcl Guerra? ¿~c~so la pasión por Leré era el
disfraz d~ una cns1s moral más honda? ¿O es que
la fcme~ma suge~,ti_ón llegó en el momento en que
la reflexión rnetahs1ca haeía consumado la crisis?
No: Angel Guerra se debe a un accidente tan instantáneo como profundo: la influencia de la belleza y de la correspondencia amorosa le mueven a
ser un revolucionario arrepentido, que se ' transforma en un converso melancólico. Su amor no

?e

-

7 --

�se trans1nula en una divina pasión mística, sino
que en un fuerte y real objetivo humano.
LEÓN

Roen

A León Roch le acontece lo contrario que a Angel Guerra: acaso ha partido del mismo punto que
este, ya es un libre pensador tranquilo, escéptico
e indiferente en materia de fé, que sólo sueña en
cumplir con un deber patriarcal formando una familia; pero, al unirse con María Ejipciaca, la mística y santa mujer, que sólo vive para Dios en el
seno de la Iglesia, se da cuenta, aunque un poco
tarde, que ella en realidad no le pertenece porque,
en todo momento , le pospondrá a su deber, a su
esclavitud espiritual, a su vínculo religioso. ¡Pobre indefenso León Rochl ¿Qué podrá él contra
la acción del confesionario, contra la constante
presencia de Dios que embarga la débil voluntad
de la esposa? Sólo el amor podría redimir a Maria
Ejipciaca, devolviéndosela entera, pero el amor se
ha helado en su corazón cediéndole su dominio al
deber, a la obediencia que el sacerdote le impone.
En vano León se desespera y sufre y cavila porque toda una tradición ha moldeado el alma de
María; todo el sentimiento de una familia conformó t;U carácter a una estrecha norma de ccnducta;
sentimiento de una casta en la cual, como tan justamente observaba Clarín, so daba toda esa terrible
variedad del católico, que el novelista estudió de
mano maestra: catolicismo de padres a hijos,

-8-

mantenido antes por sumisión que por libre exámen.
Allá, en lo más remoto de sus sueños, León
Roch había soñado con un hogar tranquilo, en el
cual el dulce contacto de la esposa hubiera mantenido el perfecto acuerdo, el calor del vínculo sagrado que pide la Iglesia; sin embargo, la realidad sólo le hace sentir su terrible aislamiento y la
absoluta ausencia de ternura.
María Ejipciaca no ha sido, no llega ni puede
llegar a ser livíana, pero es indiferente contrariando su temperamento sano y viril: sin quererlo obligará a su esposo, en su completa ausencia mística,
a encontrar lejos de su hogar el amor de una mujer. Y he aquí, entonces, el milagro de la vida y
del amor: en María l!;jipciaca los celos, los celos
encendidos y ciegos, se sobreponen al obligado
misticismo y resucita, en todo su calor, la mujer
que reclama sus derechos, la hembra que ha despertado para arrojarse al cuello de su esposo, de
lo que le pertenece, de lo que nadie le puede quitar; la mujer que defiende los derechos del amor
con toda la fuerza de su instinto, como Fortunata,
la apasionada, la fuerte, la grande, la única: mujer por sobre todos los convencionalismos, por sobre todos los derechos, porque en ella duerme la
vida que se multiplica, el hijo que ha de nacer
de un beso fecundo.
JosÉ MA.níA
José María, el indiano adinerado de «Lo Prohibido», casi vale por un símbolo único: él repre-

9-

�\

scnta el &lt;linero que soborna, veja, adquiere honras
J troncha felicidades, y acelera el propio sacrificio. José \laría es la fortuna opulenta y la tentación codiciada, en un hogar &lt;le mujeres frívolas.
María Juana, Eloísa y Camita, las tres hermanas,
frenLe al primo adinerado, presentan un cuadro
completo de ambiente social, de una clase pobre
que ambiciona gozar de las prebendas que ofrece
la riqueza. José María enamora una a una a sus
tres primas: María Juana y Eloísa se entregan
porque el para ellas irresistible dinero sustituye
eón ,entajas al amor; sólo Camila, la menor, se resiste~' no se rinde al burlador profesional: su virLud
sencilla y fuerle está a prueba de flaquezas, y su
honestidad tendrá su compensación en el fin poco
edificante de José .\1aría, a quien consume pronto
su sensualidad y le hace presa de horrible parálisis, postrando su cuerpo tembloroso, hasta que
sucumbe al golpe de una muerte demasiado pronta.
lle aquí, encarnado en José :\Iaría, un nuevo
aspecto del donjuanismo moderno, que sabe trocar
los recursos del fácil amor en armas de Satanás.
El indiano, el primo opulento, represen La al buelador práctico, que tan bien se acuerda con la desmedida cuanto amoral ambición del lujo en la
sociedad &lt;le nuestros días. José .\1aría no es el sctlncLor apasionado, sino que el fr:o sobornador &lt;le
la ,irLu&lt;l, que promete boato, htjo, ostentación a
cambio de la honra, del placer sensual, conquistado sin otros esfuerzos que el de un fácil y sucio
convenio. anticipo del vicio y escuela de la prostitución.
-

10 -

Anle el adinerado seductor ,se rinde Eloísa a
cambio de lujo, J de esta manera querrá también
el ricacho obtener la fácil concesión ele Camila,
tras ele seducir a la hermana mayor.
Lms Go:-.zAG.\
Por el , asto escenario en que se desarrolla la
comedia humana en la novela de Galdós, suele
cruzar más de una seráfica figura que, como la de
Nazarin, &lt;leja tras su presencia una estela luminosa. Es el caso místico del ingénuo J adorable Luis
de Tellería, en e&lt; La familia de León Boch», que en
su corta e-xistencia sólo trató de realizar la más
perfecta )' orlo&lt;loja imitación de Luis• Gonzaga, el
san lo.
Temeroso y escoudi&lt;lo de sí mismo, con tremendo cilici~ cc1iido a su cuerpo, buscando c-n
todo la mortificación; anacoreLa consumido por el
apasionado amor de Dios, este nuevo Luis Gonzaga
realiza el raso de la más perfecta e inútil santidad
en el seno de la iglesia. Su religiosidad no hizo
sino buscar por todos los caminos la proximidad
de la muerte, para llegar pronto a gozar de la
eterna bienaventuranza. Como Teresa la santa él
decía a cada instante que moría de no morir: "Si
me envanezco demasiado de morir, queridas de
mi alma, puede que Dios me castigue, condenándome- a vivir algún tiempo más.&gt;&gt;
Gust:iba de la soledad y por las mañanas se pasaba la.s horas muertas de hinojos en la iglesia,
cslrcmando el cotidiano ejercicio purificador de su

-

])

-

�alma blanca. Casi no tomaba alimentos, a pesar
de que su leve cuerpo no los necesitaba, pues no
era más que una lámpara transparente, en cuyo
interior agonizaba la llama de su vida como un
suspiro. Por las mañanas solía advertir la servidumbre que su lecho estaba intacto: era entonces
que Luis había mortificado una \'ez más sus carnes pecadoras durmiendo en el piso duro y helado. Con los ojos fijos en el suelo, jamás levantó
sus pupilas para mirar a una mujer que no fueran
su madre o su hermana María Ejipciaca.
Cuando los médicos le anunciaron el mal irremediable que agostaría pronto su vida, Luis sintió
un gozo inmenso, contribuyendo a acelerar su
próximo fin con toda clase de privaciones y con el
rechazo de las medicinas obligadas.
una noche, sentado en el jardín, en suave plática con su bienaventurada hermana, rindió su
alma en un sÚspiro. «Su cabeza se fué inclinando
lentamente del lado de su hermana, hasta que cayó
sobre el hombro de ésta, como si le rompieran las
vértebras del cuello. Cerró los ojos, de sus labios
salió leve suspiro, y se murió como un pájaro que
se duerme.» Tan edificante como su inútil vida
fué la angélica muerte de Luis.
GLOnrA

Contra el torcedor de su conciencia, que le impone el sometimiento a la autoridad social, religiosa y familiar, se rebela la conducta de Gloria,
mujer que no ignora los convencionalismos que la
-

12 -

rodean. Todos los suyos viven en olor de santidad
y su padre sólo piensa educarla en el sagrado
temor de Dios. Pero, un día llega hasta ella la
revelación presentida en medio de su religiosidad
y de sus lecturas: es el amor inesperado, el amor
triunfante que arriba con el judío Morton.
Más ¿podrá Gloria entregar su corazón a un
hereje, a un impío? Contiene ella su primer impulso; cierra su pecho con doble llave a un sentimiento que, según se lo anuncia el anatema de su
tío el obispo, constituirá su condenación. Calla y
se resigna Gloria, confiando acaso en el lenitivo
del tiempo. Pero el amor es fatal como la muerte
y mientras más se le rehuye está más cerca: si
Morton se aleja de su lado, sabrá tornar pronto llegando a sofocar el pecho virginal de la dulce niña.
Entónces la pasión hinca su garra implacable y
Gloria sucumbe ante el infiel. Es el rayo trágico
que ha venido a estallar sobre los suyos: ILa hija
de un Lantigua deshonrada por un judío, por un
enemigo de su religión! Esa herida es demasiado
honda para no quebrantar las energías más enteras: el padre de Gloria sucumbe, fulminado por
aquel rayo iracundo. iAh, fatalidad ciega e inevitable! cPodrá el amor reitañar toda la sangre de
esa herida en el corazón de Gloria? \!Podrá el recuerdo del padre muerto no llamar cada día a la
conciencia de la hija culpable?
Gloria ha obrado bien porque el esposo elegido
es digno de ella. cAcaso debió rendirse a la potestad paternal, que le imponía la disciplina inflexible de la estéril autoridad religiosa? Más _que ah-

"

�negación el medio le exigía un inútil sacrificio, el
sacrificio de su vida y de la libertad del espíritu.
El exagerado ambiente de falsa religiosidad preparó la catásLrofe de su honra, que tuvo por consecuencia la muerte de su padre, y rebajó en ella el
puro sentimiento maternal de la mujer a quien el
amor dignifica y sublima. Mujer, grande y fuerte
al fin, Gloria comprende que no puede existir para una madre imperativo más categórico que el
amor del esposo y del hijo de sus entrañas: así
cuando, enferma, casi moribunda, huJe del lecho,
camino del convento que le imponen los que prepararon su sacrificio, comprende el error monstruoso que va a cometer y emlereza sus pasos
hacia donde se encuentran su hijo, el hijo de su
amor único y el esposo, que la aguardan rebosantes de ternura. Gloria llega a morir junto a
ellos, donde e~t/Í la mitad de su vida, lejos, muy
l~jos del fanatismo estéril y egoísta.
La primera y la última rebelión de Gloria la
dignifican y la enaltecen: es la mujer, es la esposa y es la madre la que ha abierto los brazos al
que llegó un día al hogar para libertarla del seuo
de la familia de los Lantjgua, donde todo se rendía ante la autoridad familiar o ante la potestad
religiosa. Su caída no fué el desliz de la mujer
liviana, sino el acertado error Je la mujer apasionada que, en foerza de amar ciegamente, sólo llegó a concebir la vida como un acto de amor, divino fuego que todo lo consume y todo lo purifica.

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I

HABIAS
vivido y trabajado
y eras el cuerpo de un hombre coloso
recio en la planta y nimbado
como todo arquetipo plenam~nte acabado
de una fina dulzura de reposo...
'

II
TRONCO de roble: en duros muñones
llevaste miel de panales·1
'
y cerraste el ciclo de las estaciones;
y hubo para todos, en las profusiones
de tu copa...
Anidaron pardales
en el entronque de tus ramas capitales
y cubrieron del suelo patrio los desaarrones
tus flores y tus hojas otoii;iles ...... "

III
GLORIOSO cráneo, arrebujado
entre los pliegues del paño listado,
sobre el que ful~es como diadema,
hé aquí, en sobrio emblema,
tu vivir figurado:
ta alma que sale a la quietud suprema
por el reBqnicio hendido
del capullo de seda que ella misma ba tejido ......

�Vll

IV

TU En
habías trabajado....
labor de gañán y de obrero,
Artista, empleado
cuotidianamente,
tú habías trabajado;
párroco de la mente
habías sido; y minero;
y, en agrio campo, curvado
sobre los surcos, labrador;
y leñador...... y sembrador;
y anudando al futuro los hilos del pasado,
tejedor;
ambicioso como un coustToctor;
sobrio como- on soldado.
Y así tú qoe, en tos manos, habías sostenido,
por la vida adP.lante, sin buscar un atajo
y en lo más doro más enardecido,
todos los instrumentos de trabajo,
finalmente debfas
descanzar;
y en la paz de tus blancas profecías
11 medio granar,
hoy te duermes, tal v'ez porque ya no podías
trabajar....
V
eterniza
DESCANSA;
tus postreros latidos en quietud de ceniza,
corazón, de latir fatigado;
párate, emplea
toda la eternidad en tu última idea,
cráneo, en el idear, tenazmente probado;
antorcha viva el cuerpo muerto séa,
y en tu final trasiego depura.do,
divinamente quieto, créa, créa....

VI
REA, a IR. luz de estos blandones
que te dan una mística traza.
la amargura de tus segundones
y la orfandad vacía de to raza,
Créa el dolor y el arrepentimiento;
deja de ser, para que te deploren;
la amoutación de tu muerte, un momento
valga,"a tu pueblo, de recogimiento;
y los que no pensaron, haz que lloren.

C

-

18 -

GLORIOSO cráneo, esquilmado
en el desgaste product0r;
noble corteza de un a.&lt;;tro, apaga.do
detrás de una montaña de labor;
arco roto, resorte relajado,
labio calla.do,
manantial detenido en su hervor:
merma el orbe. privado
en tí, de un sentido;
y tu progenie otea lo porvenir, inquieta,
porque. desde hoy, tendrá, en su recorrido,
un camino de menos para alcanzar la meta.
Maestro: tu labio se calla
cuando más fiero a nue~tro lado
el huracán estalla..... .
¿por qué nos has abandonado
en lo peor de la batalla?

VIII

S ~; yenturbia
el aire en un vaho iracundo
gritos de odio y de saña
roC'1piendo están de la tierra la entraña
en parto infecundo,
¿por qué doblar el cuello también a la guadaña
tú, que eraq un gesto del mundo
y una manera de España? ..... .

IX
coautor con Dios de la Patria; preveo
que mañana, en tributo pigmeo
la oficial caravana
hilará vanidades sobre tu mausoleo;
para ella, la piedad de tu ~onrisa humana·
~iempre es pequefio el muro cuando es gra:ide el trofeo;
no queda voz que, de tu gloria invicta,
no tiemble, al peso poderoso;
el silencio es tributo forzoso
cuando muere el que dicta.

v1~

X

en paz: te aguardaremos, en un dolor de ansencia,
perpétuamente a nuestro lado;
y en toda lucha nueva y en toda nueva urgencia,

•

�r&lt;!cordatorio tuyo será. nuestra indigencia;
nuestro miedo. ~eñal de que nos has dejado ..... .
Ahora aprendo en tu labio, aunque no hable;
y leo, aunque hayas muerto, en tu mirada;
y entrego a Españ.a el ejemplo admirable
de tu enilrgfa hasta el final gastada:
«Sembró ciencia / amor, sueñ.os y besos;
«para trillar azul, segó lo bajo;
«hoy da, a la tierra, la piel y los huesos;
uy todo !ll resto se lo dió al trabajo.»
Eduardo MARQUINA

Madrid, Enero de 1920.

Nuestros críticos
J. DENIS LAY

VICTORINO ALONSO

Dentista
Moneda 1164

Dentista-Ahumada 38
Teléfono 2013 Santiago

Ahora trátase de examinar en silencio si ese concepto es sólido o frívolo.
PLATÓN.

S. GARAY

JOSÉ S. GONZÁLEZ

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Gran Surtido en Casimires
Ingleses y Franceses
-

Eliodoro Astorquiza

20 -

Cuando una personalidad me llama la atención,
sea por sus bondades, sea por sus defectos, procuro explicarme el por qué de sus tendencias y de
las formas en que se manifiestan ... En el caso de
D. Eliodoro Astorquíza he creído comprobar que
toda su modalidad crítica descansa en los siguientes puntales: 1 .º aeasionamientos por el silogismo;
:J.º una fuerte dós1s de catolicismo moderno; 3.°
primer premio de latín . . .. De buenas a primeras,
tales factores parecen carecer de cohesión, pero
ahondando un poco es fácil ~contrarles el nexo.
Como complementos básicos podemos agregar: un
poco de neurastenia y cierta habilidad malabaresca
para jugélr con las palabras (no con las ideas, como parece ser la creencia general).
.2I -

�¿Cómo y en qué forma obrau tales factores? El
latín y su escuela obligada, literatura clásica, han
creado y desarrollado en el Sr. Astorquiza un fanatismo desesperado y exclusi, isla por la claridad,
(el concepto que de la claridad tiene el Sr. Astorq uiza es una de las cosas más divertidas que conozco ), por la línea neta, el sentido recto, en la
labor literaria. Esto, por sí solo, no es un defecto
(tampoco es una virtud) pero sí lo es, desde el
momento en que unilateraliza el espíritu, desde el
momento en que, acostumbrando las pupilas a no
percibir sino tonos fundamentales, contrastes bruscos de blanco y negro, vuélvclas miopes para gustar y avulriar la belleza más esquisita, más impalpable, del matiz; desde el momento en que lo hace abúlico. y lo dota de un dónde preferencia por
cuanto no obliga a rc11exionar, por cuanto «está
hecho&gt;); es sobre todo un defecto, porque atrofia
la sensibilidad, imposibilita la fruición intensa, y
la suplanta por un rigorismo lógico, absolutamente antiartístico. Y ya, con ésto, entramos en pleno dominio del silogismo, que, en el caso presente,
solo sirve de envoltura a una sofist¡quería descarada y u.n más descarado juego de palabras, hermanados a cierta antojadiza interpretación de las
ideas.

•
La obra primera del crítico de Zig Zag, no estuvo al 'parecer, muy influenciada por los antedichos factores. Yo no la conozco. En consecuencia
-

22 -

me referiré solo a la que desarrolla en la actualídad.
Si se trata de la poesía el Sr. Astorquiza apreciará solo aquello donde no necesite ahondar. La
emoción, la sugerencia, la armonía, los extremecimientos sub-espirituales, las angustias caóticas,
tiénenlo sin cuidado; quiere clarrdad, sólo claridad.
(De la lectura de sus artículos dedúcese que en esto de la claridad nuestro crítico procede ajustado
a una lógica abismática: «yo no lo entiendo, luego es oscuro»). Si el Sr. Astorquiza se detuviera
aquí. ..
Pero nó. El Sr. Astorquizaes católico; y católico
lóo-ico. ( Catolicismo y Conservantismo son sinónim~s. ) Por consiguiente, tomando en cuenta su
afán de renovación, sus arrestos revolucionarios,
desterrará a la poesía joven, y la atacará siempre
que pueda; para esto echará mano de todos los
recursos: recortará versos para restarles sentido
(recuerdo un crítico que con tal procedimiento
probó la nulidad poética de V. Hugo) hará chistes, a veces escalofriadoramente ordinarios, a su
costa; y por último apelará al silogismo, el terrible silogismo, para determinar sobre premisas de
su invención, espeluznantes conclusiones. As[,
tomando a los ~oetas Félix A. Núñez, H. del Solar, Cifuentes Sepúlveda y Fernando G. Oldini en
un solo manojo, establecerá entre ellos una hermandad ficticia, basada en el empleo de la palabra carne. Al seiíor Astorquiza le importa un bledo el significado de·los vocablos. (En un reciente
artículo pre~oniza: «no importa que el lector cmn-

�prenda o nó el pen,samiento del autor, con tal de
que esté persuadido ~de que lo comprende&gt;&gt;). De
este modo Felix A. Nú,iez en quien la palabra
carne involucra un estado de renunciamiento a los
sentidos, está aparejado con Cifuentes Scpúlveda en
quien es tristeza de remembranzas maceradas por
un presente acerbo, y con F. G. Oldini en quien
es exaltación actual semi salvaje J un poco sádica. Son antípodas tanto en ideologías como en
técnica. El Sr. Artorquiza no lo ve ... eno quiere
verlo? ... Ahora bien, ya está sentado que se trata
de un grupo de amorales. Esto no es suficiente;
es necesario demostrar las causas de su afinidad
inrnoralista. Al observador más periférico bast~ríale abrir los ojos para darse cuenta de que el estado actual de la vida es un vértigo de lujuria.
Vería esto en las pupilas de los hombres y en las
pupilas de las mujeres; veríalo en las reuniones
sociales, en los paseos públicos, en esa lucha sorda y palpitante del deseo manifestada a toda hora
y en _todo_ sitio donde hay dos seres de sexo opuesto. Ün psicólogo extraería de tal espectáculo, materia para un estudio formidable; y ya Mauclair,
señalando una ruta a los mogigalos, ha realizado
preciosas observaciones acerca de la influencia de
la lascivia ambiente en la pintura. Pero se necesita una fuerte honradez inintimidable para proclamar que los artistas son transparentes sinopsis de
su época, que actualmente la sensualidad va camino de arrojar al mundo en un manicomio, que
de esto no tienen ninguna culpa los poetas, sino
una tradición hipócrita empeíiada en oscurecer,

entrabar y desvirtuar algo tan humanamente natural como el instinto, que la moral en este caso,
como en casi todos, es un absurdo insostenible, y
que, como consecuencia, es indispensable plantear
el siguiente dilema: o la moral hace crísis o la humanidad se hunde. Verdad es que para abordar
tal problema, ad&amp;Ilás de valor, hace falta una
cultura psico-fisio-patológica que quizá el Sr. Astorquiza no posea; verdad también que es más cómodo calumniar a la juventud poética, pero ello
no amortigua lo indecoroso del procedimiento . . .
El Sr. Astorquiza va más lejos. Niega hasta la originalidad de su pecado a la juventud; pero como
no le consta que copie a nadie, funda su predicado en que «sin duda. debe haber otros poetas nuevos&gt;&gt; parecidos a los de aquí, y (más lógico no
puede ser) tanto unos como otros han debido beber
en cmna fuente común» . . . cEs posible llevar la
suposición a tal extremo? eEs posible arrogarse el
derecho de desprestigiar, basándose en un ces in duda debe haver»? Y si acaso esto se debe a accesos
de neurosis ¿por qué los poetas han de estar expuestos a las exacerbaciones atáxicas de los críticos? ...
Si la impermeabilidad emocional incapacita al
Sr. Astorquiza para sentir y apreciar valores artísticos, en cambio ciertos factores de su constitución espiritual predispónenlo a ser un agudo analista de d,sciplinas filosóficas. . . Mas, todo ello se
diluye en palabras, solo en palabras.

�El Sr. Aslorquiza pretende de ironista, olvidándose de que la ironía es un burbujeo fluído de esp,uma ideológica, y no un cabrioleo ~e vocablos.
·\ erdad que con palabras pueden realizarse maravillas; pero es indispensable antes una ingrávida
finura anímica. una elegancia grácil en el manejo
de las ideas, y cierta diafanidad genial en la arquitectura sintáxica, La ironía (se ha dicho tanto!) es sonrisa, la gracia a.e Astorquiza es risa, y
risa demasiado cruda, a ratos. Su preocupación
constante es la de los malos cómicos: hacer reir,
venga o no venga a cuentas. Y esto que en un
principio fué, quizás, síntoma aislado, ha ido tomando poco a poco, caracter diatésico; cuanto toca es motivo de chunga, cuanto toca es fal¡ieado;
nunca en sus escritos hay un intento de ahondamiento.
A veces he querido imaginarme un Astorqniza
profundo; y cerrando los ojos a sus puerilidades,
empei'iábame en verlo martirizado por la búsqueda de un inhallable equilibrio entre la Fé .Y la Razón; por la interrogación sin respuesta a la una y
a la otra. Bastante instruido para negar las evidencias científicas, no dejaba de ver los signos que
aún no han encontrado explicación. . . ¿La encontrarán algún día~ ... Religioso a la manera moderna, veía y pesaba los contrasentidos y lagunas
del dogma; pero egué puede esta evidencia contra
el sordo rumor trágico que viene desde siglos
murmurando dentro de nuestras venas, sin
preocuparse de la lógica, el fracaso de toda sabiduría, la nada de todo humano empeíio, bajo el

soh ... Ah! Si el Sr. Astorquiza fuese esto, cómo
escarbaría en la vida, buscando el granito invisible que decidiera la balanza ... cómo comprendería y amaría fraternalmente a aquellos en quienes
la duda hincó su garra! ... Pero Astorquiza no es
esto. Hay que buscar su definición en una variante sutil del tipo: la de los indecisos.
Ciertos individuos pasado un período de 10quietud, tórnanse positivistas, sin que jamás les
moleste el recuerdo de sus antiguas creencias. Se
han definido. Otros, por convicción o por desengaño del mundo, son deístas y religiosos. Se han,
también, definido Queda una tercera porción'
Estos no son nada, ni siquiera escépticos, porque
el escepticismo implica hondor, y eo este caso se
trata de una simple vacilación entre dos fuerzas oscuras, vacilación no nacida del análisis, como en
el caso anterior, sino debida a cierta falta de valor para romper la equivalencia atractiva; a cierta
cómoda holgazanería que impide decidirse por
uno de los polos. Este tipo ignora el significado
de la palabra: pensar; este tipo se reirá siempre,
así del que duda cómo del que afirma.

¿Armando Donoso cree en el Bien, en la Verdad, en la Belleza? Esto facilicitará a Astorquiza
la ocasión de decir unas cuantas barbaridades!
Como los demás críticos conservadores de Chile no ha perdonado a Donoso la audacia de un
gesto que tiende a libertarnos de nuestra crédula

�No se haga Ud. el sordo.
amigo! Mire que le conviene mucho, n1uchisimo comprar todos sus artículos en la
11

1 FUNDIOION
LIBERTAD

1 1

LIBERTAD 1
53 y

58

ignorancia medioeval. En el asedio puesto a «Senda Clara» el Sr. Astorquiza no podía dejar de tomar un sitio. El se encargó de destrozar el estudio
sobre Lemaitre, y lo hizo tao bien que entre sus
manos es imposible reconocerlo. Podriase jurar
que Astorquiza no ha leído el libro de Donoso.
Analizar una personalidad como la del autor de
«Los Contemporáneos» es tarea dura, larga y
complicada. Donoso, experimentado en esto, después de una concienzuda vivisección llega a determinar que Lemaitre no fué un crítico transcedental; y no lo fué ( si es posible comprimir un volúmen en unas cuantas conclusiones): 1 .º, y sobre todo por su extremada superficialidad; 2. • por «su
absoluta falta de inquietud estética»; 3. º por «su
cultura unilatei-ab); 4.º por el anacronismo de sus
ideas; 5.' por la ausencia de una convicción firme
y de una orientación definida ... El Sr. Astorquiza reduce esta heterogeneidad causal a una sola
frase que nada dice y todo lo trastrueca. Sobre tal
frase sienta la siguiente afirmación capaz de poner
los pelos de punta: «tener una orientación espiritual determinada equivale a ser dogmatico.&gt;&gt; En
seguida deslumbrado con sus propias palabras
imagina un «Lemaitre» nunca escrito por Donoso: y, a rienda suelta, lanzase contra los molinos.
Resultado: afü mación rotunda, con pretensiones
refutativas, de los puntos sostenidos por aquel:
«Lemaitre no fué un gran crítico porque carecía
de profundidad» ...
Donoso, harto de la sistemática acusación de
oscuridad enderezada contra el Simbofümo trata

.

�de demostrar que, cuando menos. en algunos casos, carece de f'undame11lo. Al C'fcclo cita cuatro
versos de R. de Gousmont. El Sr. Aslorquiza, ha entcn&lt;lido esto yo no sé cómo; lo cierto
es que afirma candorosamente: ''yo puedo agregar
que son claros. " cA qué seguir~ Haya o no haJa
leído el libro, es indiscutible el falseamiento del
pensamiento de Donoso. Por lo demás toda la
obra del Sr. Astorquiza aparece llena del mismo
desequilibrio, de la misma arbitrariedad, de la misma incomprensión ... Para juzgarlo sin demasiada inmisericordia no nos queda más remedio que
cerrar los ojos y ... sonreír ...
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-

3o -

�En torno a la muerte de Rodó
(Breves comen1arios)

"Le tenfan por un misántropo, por uu
homb1·e raro y pudi{'11te, quizás por un
a,·aro que por equivocación hubiera caítlo
en el primer hotel de Palermo. Pal'a dat'
una idea del punto a que había llegado
aq_uel ei.píritu lúcido en el abandono de su
penona, bastHrA el crudo detalle de que al
amortajarlo debieron arrancarle las medias
a pedazos, tan adh1:iridas estaban a sua pil:!S.
Su edad parecía oscilar alrededor de los 70
aiios. 11-(Julio.u Nogut!ira.-Como murió
José Enrique Rodó. "El Me1'Curio 11 rle 8

de l!"'ebrero de 1920.)

·

Yo había imaginado de otra manera la muerte
de Rodó, o:el sembrador de estrellas» . Vuelto hacia
el helenismo, a pesar de su facha burguesa, me
complacía en imaginarme a ese filósofo que parecía haber paseado con Platón bajo los plátanos del
/\.cademo, desvaneciéndose en una magnificencia
crepuscular . Imaginaba un atardecer sereno sobre
su frente de visionario, sobre su carne translúcida
y efímera .. . Imaginaba su muerte, no como el

�vulgar final de una existencia, sino como la armoniosa agonía de un canto sobre las colinas de
Grecia.
I sin embargo.
Sus últimos momentos sou lamentables; de una
ironía brutal, desconsoladora y trágica .
Ahora supongo la llegada del viajero des.conocido, al llolel des Palmes, en Palermo. l!Quién es
ese ser estraño y sucio que no habla con nadie,
que permanece sentado horas enteras frente a una
mesita en donde humea una taza de caldo y sumergido en un pensamiento vago y triste? Su ropa
está llena de manchas. raída, cubierta de polvo;
los botines muestran el encarnizamiento del lodo;
la barba crece al modo de la yerba, sobre su rostro; hay en él, eu suma, un evidente abandono,
un dejarse roer por la mugre de la tierra. . . Ese
hombre come frugalmente, y sale todos los días con
un paraguas bajo el brazo. Los faldones de su
chaquet raído, muestran fragmentos del forro,
descosido. Vaga, sin duda, por los alrededores de
Palermo, encorvado su cuerpo, que hace pensa1·
en la decadencia de los septuagenarios. Dicen-oh
formidabls ironía!--que es un avaro, o un misántropo, o un hombre eslraiio y pudiente que se
aisla, que se recoge al · modo de los caracoles, en
su dura soledad. Nadie piensa en Ariel, morador
silencioso de ese cuerpo caduco, que posiblemente
ya empieza a sentir el cosquilleo de la podre, el
«estremccimicuto sombrío)) de los gusanos en su
carne pasagcra y miserable ... Nadie imagina que
está ahí, a dos pasos, el supremo exaltador de

Ariel; el que ha realizado en días más luminosos
la aspiración ~0111110,eJora de llenan: ser por el
contncto de Aric~I_ u~a onda de éter, nn lampo &lt;le
luz, un e\.lremcc1m1t-11lo de los bosc¡11cs J ,olar
sobre los mundos celestes, ane"arse cu serenas armonías y ser verde con ol olivo~ blanco con la nieve de los ventisqueros, casto con la flor del nenúfar . . .

Cuando lo llevan en una camilla del Hotel al
Hospital, Rodó se retuerce en medio de dolores
monstruosos, sin encontrar una posisión que lo
alivie. iEsto es desesperante!
l trato de imaginarme los últimos días de Rodó. Es un estrailo que agoniza en una tierra que
no conserva para él la huella de nin&lt;Yuna
de esas
0
menu d as cn10c1ones que forman la urdimbre de
una vida J que dulcifican la angustia del instante
final. No ha_y a su lado un amigo, un hermano,
una mujer. Está solo, completamente solo. Las tres
o cuatro personas que se apiadan de él, son seres
que la vida pone por primera vez ante sus ojos
que se van a cerrar. fantasmas vagos de un sueIio ... sin memoria, sin alegrías o lágrimas para
su corazón. En ciertos in~tantes la voz de un amigo tiene resonancias profundas en nuestra sensibilidad. Las voces qun resuenan durante muchos
días en los oídos de Rodó, en su permanencia en
el hotel, son como las voces que se oyen en el vagón de un tren en marcha o del otro lado de un
tabiql!e, en comarcas eslrailas: voces sin alma pa1

O

-

33 -

�ra nosotros. inc'-prcsivas. que no hemos oído nunca _y que nos dejan completamente fríos . . .
Su aclitud es eternamente la de un hombre que
conlempla. Permanece fiel a su concepto filosólico
de la vida. élla realizado a.caso la prodigiosa parábola del rei legendario y patriarcal que huye de
los hombres para encerrarse en la íntima estancia
del palacio. a solas con sus pensamientos? Algnno:espíritus penetrantes presienten n11a tragedia bajo
esa especie &lt;le ausencia; un dolor en ese hombre
emejecido y sucio que se aisla, que vaga solo. que
se recoge temprano. al anochecer ... Lo exlraiio
respeto los mantiene a distancia; ese mismo temor
respetuoso &lt;letiene al duciío del hotel &lt;yue quiere
arrojarlo de su establecimiento porque lo considera un hombre contagioso. No ha ordenado-asegura él-un solo baiío durante el mes de permanencia en el hotel.
Todo esto no es más que acidez ... &lt;lolor! Rodó tenía en un bolsillo &lt;le su chaleco-según se
constató después de su muerte-tres mil liras y en
un baúl excelente mucha ropa blanca J algunos
ternos casi nuevos ...

ble para el espfritu, pero en ella ~e remuc,·c c11t1:-tantcmente d dolor J ninguna auguslia es m:ís
horrible que la &lt;le acercarse al término, sin hah,~r
florecido en afectos, en cariiíos, como un árbol en
una tierra estéril. desolada ... "\lientras se tiene
fuerza y esperanzas la vida canta gloriosamente . . .
después la tortura, el sentir que hai uua zona fría
en torno nuestro; el vagar a tientas, el tender in.útilmente las manos, el escuchar voces que nos
llaman ... acercarse y la desilusión de saber que
no era a nosotros .. . Oh! esto equivale a golpearse la frente contra los barrotes de una celda que
nos separa &lt;lcl mundo de los vivos.
Xi una palabra brota de los labios de Rodó. Por
lo méuos la información que nos ha dado motirn
para estos comentarios, no lo dice. Ni una palabra
reveladora. El más impenetrable mutismo sella
esa existencia lun1.ínosa, ese espíritu de selección
y de belleza, que, seguramente, hubiera podiJo
pascar con las Sombras que tanto amó, esa pradera de los asfodelos desde donde se contemplan
la lucha y los misterios de la vida ...
El verso austero y noble de \.lfredo de Vigni
cierra el círculo de su existencia.

Seul le silence est grand, toul le re.sle esl f aible.sse.

El hecho espantoso es la soledad; la evidencia
aterradora de que no queda nada en afectos detrás
de él, de que se ha vivido una vida incompleta,
huérfana.
Las obras pueden llenar una vicla, pero no lasatisfacen. Sin duda, la soledad es II na cosa admira-

- -

34 -

.!uLIAN

Talca, 19:20.

-

35 -

Sonm.

�Norma
El árbol es sonoro porque lo pulsa el viento;
hay una ley oculta que madura las poma:-:
la Jluvia es cumplidora de un sabio mandamiento
al fecundar el vientre moreno de las lomas.
La labor triptolémica al tacto de la tierra
nos limpia de amargura y baña de bondad,
así la forma amada toda belleza encierra;
y vamos caminando a la Serenidad.
Cumplida su misión, fieles a la armonía
del mundo, los árboles se tronchan sin estruendo,
los hombres solamente tenemos la sombría
angustia obsesionante de no seguir viviendo.
Hermano: ten el claro consuelo de la nieve
que baja la montaña en agua cristalina,
más allá del hondor de la tierra, nos mueve
a seguir la armonía la conciencia divina.
LAUTAUO GARCÍA.

L. G.-;-Temperamento fino y múltiple, personal y vigoroso, Lantaro Garc1a es poeta por rnbre todas las cosa8. en el teatro ha triunfado con El Peuco y El Rancho d~l Estero. Sus envios originafüimos a las exposiciones de arte han llamado la atención de los entendidos. Prepara una novela La Huacha y un volúmen de poemas.

-

36-

'''La Senda elara"
El diligente crítico ArmanJo Donoso, acrecienta su reputación de estudioso y de jóven pensador
con esta nueva obra, que es la cristalización de
maduras meditaciones y de dilatadas lecturas .
Repasando los capítulos que consagra a Le Dantcc, Brunetierc, Ingenieros, observarnos su evolución hacia las más sólidas y serias disciplinas del
pensamiento. Con estilo desenvuelto aborda cuestiones científicas que trata con claridad de criterio. Su criticismo filosófico es de buena cepa, porque al razonamiento firme se une la exposición
metódica.
Al comentar la labor cultural de José Ingenieros, aborda el tema de la posible renovación de la
metafísica, como éste Jo manifestara en sus «Proposici-ones relativas al porvenir de la filosofía.»
Donoso expresa que la metafísica rnedioeval estuvo subordinada a la teología, como la metafísica
kantiana a la ética y ahora Ingenieros pretende
que la metafísica pura tenga por objeto formular
hipótesis leg(timas sobre los problemas inexperiencia.les. La metafísica futura será una anticipación a las comprobaciones experimentales y am-

�pliará el horizonte &lt;le las ,erdades conocidas,
aplicnn&lt;lo a lo desconocido los mismo$ proccdirnil'nlos lóg-icos que se usan en la :ncrignación de
lo que se advierte en el rnun&lt;lo físico .. \o cslará
falseada poi· un espiritualismo propio de temperamentos sentimentales, ni por un iutuicionisrno a
lo Ilenri Bcrgson, que don Eurique .\loliua llamara filosofía para poetas y literatos.
Se aplicará el método i11ductivo ) 110 se aceptarán las nociones innatas o primeros principios que
Herhcrt Spenccr se obstinaba en descubrir en to- .
das las esferas de lo conocido J que don Valentín
Lelelier refuta con maestría en el capítulo primero de su Génesis del Rstado.
Con motivo de la puhlicacióu d&lt;' csl&lt;' libro de
Dono50, encendida discusión se produjo en el cotarro inteleclnnl al múrgc11 &lt;le la ocasional revisión Je los , a lores de la ciencia hecha por O mor
Emctli .Y Correa Pastenc.
Omcr Emclh justificó a Bruneticrc declarando
que jamús l,abía proclamado la quiebra de la cie11cia que se le atribuía y que sólo había expuesto
que e11 el terreno moral no había alcanzado el
éxito c¡ue sus paladines le encomiaban. Donoso
expone que Uruneticre antes de su comersión era
admirador &lt;le Darwin ,} de Comlc y euumcra la
serie de lcJes de8cubicrtas por la experimentación
científica &lt;-1ue evidencian que el crítico de La Revista de Am&amp;os lllundos impulsado sólo por su catolicismo ele última hora pudo atreverse a hacer
una afirmación tan paladina. Emeth atacó a los
que salieron a rebatir las argumentaciones de Bru-

-

38

11elicre ) Lu \'O el poco gu~lo d(• corn parar a BcrthcloL con aquel ~1onsieur llomais, de quien F'laubert hizo un símbolo de la humana tontería y al
atacar a Henau de seguro que no habrá oh i&lt;la&lt;lo
el pecado de ésle al hacer legible la Vida de Jesús
prcs~ándolc el encanto de su estilo J dándole como piensa Gonzalez Pra&lt;la, un sabor helénico que
trasciende en muchas páginas a idilio virgiliano.
El seiíor Correa Pasteno, que es un escritor do
estilo cervantino, también lanzó su cuarto a espadas y discurriendo acerca de las hipótesis de la
ciencia. expuso que ésta sería impotente para penetrar hasta las regiones que son &lt;lel dominio de
la fé y de la religión. Criticando los métodos
puestos en práctica por Le Dantec para sentar sus
postulados biológicos, en tono de zumba, expresó
que el sabio francés era un filósofo de la digestión. Basta sólo haber leído la concienzuda exposición que Donoso hace de la obra del autor de
El Egoísmo, para pens'ar que es un humorismo
fúnebre el de este periodista.
Las páginas acerca &lt;le Enrique \1olina, \'ValL
" .hitman y Pío Baroja tienen el encanto suave de
u na emoción cálida que se trasparenta en el estilo
,·ibra&lt;lor.
En Argentina al libro de Donoso se lo han prod igado buenos elogios; Ingenieros ha dicho do él
&lt;JUe es el intelectual jóYcn más roprcscnlatirn de
la Américá Latina y en Panamá, Octavio Mendcz
Pereira, en la ya célebre revista Cuasimodo, lo llama crítico eminente colocándolo a la altura ele
Ho&lt;ló, Francisco García Calderón, etc. En Chi le

�su obra ha sido recibida con espanto lo que demuestra nuestra deficiente cultura cien tífica que
hace vivir a mu&lt;'hos hombres inteligentes atrasados unos cuantos siglos.
PASCUAL

Yml'TumNo.

••••••••
•• •• •• ••

lniciativas docentes
Un argumento de que se han ~alido los _evolucionistas darwinianos para amer1tar la tesis que
sostiene que el antepasado del h?mbr~ fué el mono, se basa en el hecho de la ex1stencrn en ambos
de la aptitud imitativa.
.
.
La irreverencia científica que mega autondad
de «maO'ister
dixit&gt;&gt; al aserto bíblico sobre el orí0
gen del hombre, ha hecho incapié en el &lt;lesar~oll_o
que así en éste como en el mono ofrece la 1m1tación. .
NieO'an unos a Darwin; otros, más hereges,
o
.
,
l
creen que es un cuento para rngenuos aque pasaO'e de la Biblia que narra cómo con barro y un soilo divino, fué fabricada esta arquit?ctura de maravillas que es el ser humano. Prnnsan unos y

otros que han &lt;lado con el Eureka del más intrincado problema antropológico.
Profanos nosotros en tan abstrusas materias no
pretendemos terciar en esta polémica de doctos.
Queremos sólo aprovechar los materiales de
esta discusión, consignando la circunstancia de
que los polemistas están de acuerdo en el hecho
anotado: tiene un gran desarrollo en el hombre
descendiente de Adán o del mono, la aptitud imitativa .
Con frecuencia se repite, en són de crítica
amarga, qu~ nosotros somos muy dados a imitar.
Ya que dicho queda que este es un . ras~o _de
psicología humana antes que de cualq~iera 1d10sincrasia nacional, supérfluo parece decir que negamos importancia a ese reproche.
,
Talvez en el fondo de Lodos nuestros actos haya como razón primera ':1n irnpu~s~ imitativo. ~a
originalidad de toda actitud esp1ntual o material
sólo existe porque ignor:3-mos casi todo lo ~e está
lejos de nosotros en el tiempo o en el espac10. Inconmovible verdad la del filósofo: no hay nada
nuevo bajo el sol.
Los grandes progresos de lahumanidad acaso
se deban en último término, a este rasgo de nuestra psiquis.
Pero imitar puede ser un pecado, y lo es a menudo.
Desde lueO'o lo es siempre, cuando el que imita lo hace si~ conocer en su total amplitud, cualitativa y cuantitativa, el fcnó~cno e~ que repar~.
Sabido es con cuanta frecuencia, legisladores sm

-

61 -

�ma_Hff ,li-:,·&lt;'rnimicnto jurícliro pr&lt;'tPtHh'n implanlar cu su país leyes C:'\.lraugeras, &lt;¡ue cu ac¡uel en
que rigen han dado buenos frutos. para solucio11ar problemas que no se presentan con idénticos
cnractcres en ambos medios.
Estas im i tacioncs nacen coudrnadas al fracaso.
Pero rle ahí a condenar la imitación en sí mism:1
hay &lt;listancia. De eso sólo se induce la justicia del
reproche contra los c¡ue ª) unos de tnlcnlo de ob:;enación al menos, imitan sin disct'rnir la calidad
de los modelos.
1'i el individuo ni las colectividades pueden esperar ser originales en su obra &lt;l~ perfcccionamicuto. \ ucstro deber es elaborar el progreso, y
si en estn tarea se nos presenta algo bueno que
imitar, imitarlo.
~uestra ui,·ersidad necesita modernizarse. Hay
ceutros de cultura superior análogos al nuestro en
Am{-rirn ) Espaiia, para 110 referirnos sino a paí~cs de• liahla castellana, que pudic,·an servirnos de
modelo en m:1s de algún respecto.
cFalta lcaltn&lt;l para rrconocer lo bueno por no
:-cr nuestro? Faltan iniciati\Us en este sc11tido?
Ac¡ucllo, nó; ésto es más probable.
Tal modo &lt;le pensar 110s induce a lomar nota
de u11 ac11C'rc!o &lt;lcl Cons&lt;'jo Dirccti,o &lt;le la Faculta&lt;l &lt;le Derecho ele la l niversidnd de Buenos Aires que merece llamar la atención de nuestras autoridades univNsitarias.
El acuerdo referido consiste en la apertura en
dirha Facultad &lt;le cursos libres C'Üraonlinarios
«sobre materias de cultura jurídica superior, entre

las da~cs li::!nran: 1 .° La Constitnciún Nacional
en la jurisp~udcncia Je la Suprema Corte y en la
interpretación &lt;le los otros poderes públic~s; 2. º
Lcgi:-.lación comparada sobre propic&lt;la&lt;l literaria y
artística; 3." Doctrinas sobre nuevas bases de la
sociedad ) del Estado; /1 .·• Proyectos y doctrinas
sobre sociedad o liga ele las Xaciones; 5.º Nuevas
doctrinas relativas al &lt;lcrerho de propiedad.»
Tales puntos no son sino el enu ncia&lt;lo &lt;le alrrunos de los problemas de 1ntl)0r importancia et~ la
hora actual, que las nuevas doctrinas, conocidas
ampliamente sólo por algunos escasos estudiosos.
analizan desde puntos de vista antes no contemplados.
1
En las aulas universitarias, sobrados adustas y
graves ayer en el estudio de las instituciones jurídicas pa'ra las cuales la política, no siempre atenta a la bondad doctrinal, logró a conseguir el
cxecuatur parlamentario, ) ahora a hallar un eco
las inquietudes espirituales de una generación que
siente la necesidad de renornrse fundamentalmente.
Esta lucha &lt;le los innovadores contra los viejos
couceplos, contra los prejuicios milenarios, que
se saben caducos anlo una cdtica iconoclasta, Ue,·ará hasta allí un poco &lt;le vida nueva. Ya no va
a ser la letra Je los Códigos no más La preocupa&lt;·ión &lt;le profesores y discípulas.
Los maestros y los selectos núcleos Je jtn cntud
&lt;¡ue los escuchen pon&lt;lrún a contrihucióu, aquellos su criterio moldeado en la clisci pli11a de las
ciencias positi, as i (\stos su avidez inlel&lt;'ctnal, pa-

�ra buscar la orientación que deba encauzar por
un ruml.&gt;o seguro el impulso renovador que prende en los espíritus con fuerza incontenible.
Esa fecunda discusión de doctrinas, esa leal colaboración de fuerzas intelectuales en el estudio
de los nuevos problemas que preocupan al mundo, será para la patria en que tal iniciativa fructifica, la póliza de seguros que le permita esperar
confiada en el criterio de los que irán maíiana a
regir los destinos de la Nación.
Ojalá que en nuestra Escuela de Derecho, apegada todavía a los viejos moldes clásicos, se continúe la moder~1ización de los estudios empezada
con la creación de algunos Seminarios, como el
de Bcononía, el de Derecho Privado y el Derecho
Público.
En esta labor puede servirnos de ejemplo la
iniciativa del Consejo Directivo de la Facultad
de Leyes de la Universidad de Buenos Aires.
Imitemos esta vez.
RunECI~no ÜnTEGA

-64-

M.

Del Libro en prensa •la Ciudad Invisible,.-(!)

'Por la ~risteza de tus ojos
Ya es imposible que te llame esposa.
iüh la alegría de tener un hijo
que fuera de tu sangre y de la mía,
que tuviera mis alas y tus ojos!
Un hijo claro como tú! profundo
como el haz de los siglos. Ya no puedo
ni sonreír, mi corazón no sabe
perfumarse de flores en la muerl?.
iDe quién serán mis alas y tus OJOS
en un futuro que no miraremos!
No vagará por los jardines claros
el hijo que sonría por nosotros.
iY tus cabellos no tendrán retoiíos
nadie los besará cuando le mueras!
Hasta la Muerte llorará tu encanto.
Un hijo Luyo para eternizarte!
Su corazón semejaría un bosque,
sonoro y perfumado en el crepúsculo.
Ya es imposible que te llame esposa.
Sufren mis alas entre las estrellas.

65 -

�Lloro por la belleza de tus oios,
y un grito lacerante de mi boca
le dice a Dios: iSc pudrirán sus OJOS,
sus ojos bellos hasta la tristeza.
Y qué encanto tendrá la tierra tuya,
ruda como el lamento de los leones.
obscura como Job iunto a Luzbel! ...

Dolor de evocar el pasado

ANGEL CnucnAGA SANTA MARÍA

(1) En «Nosotros», la mlÍl' alta tribuna ,le la j,w..ntn•I in1..i..ct11al
&lt;lel Plata, se publicaron hace poco algunos po,•111us ,le An¡.:.•I Cr•1cha~a S.
M. con el a11u11cio de la pr6x:i111a aparici611 de su 111w,•o libro. Ahorn el
pueta ha tenido la geutileza de envial'llnS (•sta composición inédita del mismo libro, en prensa en una pre8tigiosa er!itorial de Buenod Aires.
La personalidad r!e .Aug&lt;'l Crucha~a S. M no 1wcesit" 1le comeutm·io~
entre no8otros: el admimble prólogo de Tomás Gnbri.,J Chaza! a Las Manos Juntas, esa primicia re,"eladora tle un gran poeta. definió el temperamento r!e Cruchaga en forma tal que agota todo intento postel'ior en ,,¡
miRmo ,e,ttido.

Lae campanas de voz rancia
y de agostudas laringes
pueblail de ecos 111 distnrl&lt;'ill
abrurnudura de esfinges.
Va lentamente la tarde
desliendo en los valles cif'gos
todos los gritos cobardes
&lt;le los perdidos borregos.
Pl'eludi!I. la fuente clan,
sns inefables que1·ellas ...
La luna pasa ... y encara
las temblol'osns estrellas.
Ruednn las muertas fragancios
de lns rosas del jnl'dín,
y la brisa, en ambulancias,
l'oba aromas de j11zmín.
Y va mi rudo quebrllnto
por el camino insonoro
cie un humilde cA.mpos!lllto
que en mis ausenci11s afloro.
Otofío me brinda unA Alfombra
con sus hojas amarillas,
que snsurrnn en lns sombrns
como medros11s chiquillas ...
Rememoro una celeste
Aparición del p11Sado
y snrge mi idrlio ngreste

-

l.i7 -

�con su perfume olvidado.
Cam¡.,auitas de mail.iues,
las tocatas en la pinza,
un 11roma &lt;le jazmines,
y un humo azul de hogaza.
Surge la aldea sencilla,
cuuita de mis amores
con esa iugéuua chiquilla
que era flor entre las flores.
Y en las glorietas tranquilas
perfumadas de violetas
evoco esas tardes lilas
que me tornabnn poetn ...
Mis besos, c11rici11s rientes,
mezclas de luz y de cieno
y sn espíritu potente
invitándome n ser IJ11eno .. .
Dolor ele evoc»r el pnsndo!
Por qué sentimos tristeza?
Si no nos venció el pecndo,
por qué no nmnr la pun•za ... ?

••
•• ••
•• ••
••

Nadie conoce mis penas!
Suave camiuito agreste
por el que fní, paso 1~ paso,
aquella anrora celeste
cnaudo pregentí e I fracaso.
Gnijarritos clel camino

-

48

y areuita del estero
fina como el oro fino,
bien sabeis por qué yo os quiero!
Pude parecer grotesco
(escondido de la gente
ir a tomc.r el fresco
junto a la clara vertiente)
Bien sabeis por qué yo os quiero!
Vuestros sileucios bendigo .
y yo os pido que si muero
no hableis jamáf! del amigo .....
Nadie conoce mis penas
pQrqne no tuve testigos,
y los que son amigos
saben que mi vida es buena.
Olas de la mar felina
que entre las alas del viento
por besar la arena fina.
dejan oir su lamento .
Bosq nes de biuca.s oscuras,
lóbregas y silenciosas,
que en mis tardes de amarguras
me enseñaron tantas cosas.
Ilnsioues, desencantos ......
Tantos días de quebrantos
para uno de bonanza..
Ptísose negro el velámen
que era blanco cual armiño;
las brisas ya no lo lamen;
de balde les hace un gniiio ... ...

-

49 -

�El marinero está Yiejo:
fn!))a su pipa y recuerda:
era ágil como un conejo
y hasta bailaba en la cuerda ..... .
Bien sabeis por qué yo os quiero:
barcas, playas y bouanzas ......
La caución del marinero,
dijo bien mis esperanzas.
Nadie conoce mis penas
porque no tuve testigos
y los que son mis amigos
saben que mi vida es buen:1.
Barrios bajos de los puertos
podredumbres que se exhiben ......
'faberuas doude los muertos
se ill'lsiouan cou que viven.
Yo desceudí a los suburbios
cuanto sentí Ir. tristeza,
bebí los vinos más tnrbios
y ha\ lé dulce ln. pereza.
Yo vi heteras taciturnas,
viejas cou mirar de uifia,
ofr1•cerse a las nocturnas
bandas de aves de rapiña.
Y o ví en sus senos P,Xha.ustos
morir los rojos claveles,
oílas hablar de faustos
que solo las dejan hieles
...... Por eso cuando he sentido
qne mi vida era uua carga,
calladameuta he bebido
cnalquier cosa.... en copa amarga
y, cobardemente, tristemente, sin querer, sollozo ..... .
mas sieuto que alg'nieu me asiste
y me grita: hay nn reposo......
ENRIQUE PoNcE.

5o -

Impresiones de W ashíQgton
Algunas ciudades han tenido la suerte de ser
fu ndadas en lugares privilegiados, que son como
la embocadura de las corrientes de la fortuna y
adonde llegan fácilmente los elementos para un
gran desarrollo. Con3tantinopla y Alejandría,
constituyen ejemplos clásicos de este hecho en el
Mediterráneo oriental y Londres, París y Hamburgo lo son en la Europa occidental. El Nuevo Mundo nos ofrece casos análogos en las metrópolis gigantescas de Nueva York y Buenos Aires. Washington, la capital federal, no puede figurar en
en este grupo. Ha sido levantada, es verdad, en
una posición céntrica de la región oriental y en un
hermoso terreno llano o de suaves colinas a orillas
del Potomac; pero, ni por sus industrias, que son
pocas, ni por su comercio que es relativamente
pobre, ni por su animación. puede competir con
los grandes emporios de la Unión. Washington es
una ciudad artificial creada por la voluntad del
estado americano para servir de sede al gobierno
de la República, al parlamento federal y a los representantes de las naciones extranjeras. Carece

-

51 -

�de aquellas formas ele vida que resultan del creci micnto esponlúnco de los_ pueblos; pero sí posee
lo que las nquezas ele un fisco falmlosamenle opul~1?to han podido h~cer; y la capital es una poblac1on ~e hell~s avemdas, de parques, de magníficos
palacios oficiales y que cuenta, en cantidad y calidad, con monumentos como no los hay en ninguna otra parle del país. \;na amiga e inteligente escritora chilena me decía con mucha sal que v\ ashi?gton le había parecido una ciudad de día Donnngo.
En uno de los e\.lremos de la Avenida de Pensi lrnnia, que es la principal de" ashington, se alza el vasto J magnífico palacio del Capitolio, donde se hallan instaladas la Cámara de Senadores,
la de Hepresenlantes y la Corte Suprema de Justicia. Esta grandiosa fábrica es de estilo renacimiento y su altísima Y. conocida cúpula se destaca
en el fondo de la avemda como una decoración insuperable,
Del palacio se desciende por escalinaLas monumentales al vasto y hermoso parque que lo rodea.
En los días en que andábamos de visita por ahí,
que eran del mes de Mayo y de insoportable calor,
el parque del Capitolio, como los otros de la ciudad, constituía un refugio para los sofocados habitantes. Se les veía en mangas de camisa, de espaldas en el cesped o sentados a la sombra de los
fron~oso~ ~rboles Y. tirándoles miguitas de pan a
las s1mpahcas ardillas que, con toda confianza,
saltaban alrededor de ellos.
Así como en los países europeos, y especialroen-

y nrenito. Jel e~tero

:fina. como el oro :fiuo,
bieu so.beis por qué yo os quiero!
Pude parecer grotesco
( escondido de la gente
ir a tomc.r el fresco
jnnto a la clara vertiente)
Bien so.beü1 por qné yo os quiero!
Vuestros sileucios bendigo.
y yo os piclo qne si muero
110 hal&gt;leis ja.miIB del amigo .....
Nadie conoce mis pena.1
porque no tnve testigos,
y los que sou amigos
Rabeu que mi vida es bneua.
Olas de la mar felina
que entre las ala!&gt; del vieuto
por besar la arena fiua.
dejan oír su lo.mento.
Bosqnes de hincas o::1cnras,
lóbregas y silenciosas,
que en mis tardes de amarguras
me eu,;eñarou tantas cosas.
II nsiones, desencantos ..... .
Tantos días de quebrantos
para uno de bonanza.
Pú.sose negro el velápien
que era blanco cual o.rmiüo;
las brisas ya no lo lamen;
de balde les hace un gnino ..... .

�El marinero está viejo:
fuma su pipa y recnerda:
era ágil como uu conejo
y hasta bailaba eu la cuerda ......
Bien sabeis por qué yo os quiero:
barcas, playas y bouauzas ..... .
La caucióu del marinero,
elijo bien mis esperanzas.
Na.die conoce mis petJas
porque uq tnve testigos
y los qne son mis amigos
saben que mi vida es bucu:i.
Barrios bajos de los puertos
podredumbres que se exhiben ..... .
Tabernas doude los muertos
se ilnsionau cou qne viven.
Y o desceudí a los suburbios
cnnuto seuti Ir. tristeza,
bebí los vinos ml'is turbios
y hallé dnlce la pereza.
Y o vi heteras taciturnas,
viejas cou mirar de uifia,
ofr1•cerse a las nocturnas
baudas de aves de rapifia.
Y o vi en sus senos P,Xhanstos
moril' los rojos claveles,
oílas hablar de faustos
,¡ne solo lns dejan hieles
...... Por c;;o cnautlo he seutido
q ne mi vida era uua carga,
calladameuta he bebido
cualquier cosa .... cu copa amarga
)', cobardemente, tristemente, sin querer, ~ollozo ..... .
mas siento que alguien me asiste
y me grita: haJ· nn reposo ..... .
ENRIQUE PoNCE.

5o -

Impresiones de Washington

Algunas ciudades han tenido la suerte de ser
fundadas en lugares privilegiados, que son como
la embocadura de las corrientes de la fortuna y
adonde llegan fácilmente los elementos para un
gran desarrollo. Con::;tantinopla y Alejandría,
constituyen ejemplos clásicos de este hecho en el
Mediterráneo oriental y Londres, París y Hamburgo lo son en la Europa occidental. El Nuevo \fondo nos ofrece casos análogos en las metrópolis gigantescas &lt;le Xueva York y Buenos Aires. VVashington, la capital federal, no puede figurar en
en este grupo. Ha sido levantada, es verdad, en
una posición eéntrica de la región oriental y en un
hermoso terreno llano o de su:n es colinas a orillas
del Potomac; pero, ni por sus industrias, que son
pocas, ni por su comercio que es relati,amcnte
pobre, ni por su animación. puede competir con
los grandes emporios &lt;le la Cnión. Washington es
una ciudad artificial crea&lt;la por la voluntad deJ
estado americano para servir dQ sede al gobierno
de la República, al parlamento federal y a los representantes &lt;le las naciones extranjeras. Carece

-

51 -

�de aquellas formas de vida que resultan del crecimiento espontáneo de los pueblos; pero sí posee
lo que las riquezas de un fisco fabulosamente opulento han podido hacer; y la capital es una población de bellas a,•enidas, de parques, de magníficos
palacios oficiales y que cuenta, en cantidad y calidad, con monumentos como no los hay en ninguna otra parte del país. Lna amiga e inteligente_escritora chilena me decía con mucha sal que "ashi?gton Je había parecido una ciudad de día Donnngo.
En uno de los extremos de la Avenida de Pensilvania, que es la principal de Washington, se alza el vasto y magnífico palacio del Capitolio, done.lo se hallan instaladas la Cámara de Senadores,
la de Representantes y la Corle Suprema de Justicia. Esta grandiosa fábrica es de estilo renacimiento y su altísima y conocida cúpula se destaca
en el fondo de la avenida como una decoración insuperable, .
.
.
Del palac10 se descwnde por escalrnalas monumentales al vasto y hermoso parque que lo rodea .
En los días en que andábamos de visita por ahí,
que eran del mes de Mayo y de insoportable calor ,
el parque del Capitolio, como los otros de la ciudad, constituía un refugio para los sofocados habitantes. Se les veía en mangas de camisa, de espaldas en el cesped o sentados a la sombra de los
frondosos árboles y tirándoles miguitas de pan a
las simpáticas ardillas que, con toda confianza,
saltaban alrededor de ellos.
Así como en los países europeos. y especialmen-

te en

los del norte, se halla consagrado el estilo
ogival como el propio de los palacios consistoriales y otros de caracter público, en los Estados
Unidos han recibido consagración análoga para las
casas de gobierno los edificios de estilo renacimiento revestidos de gigantescas cúpulas. De esta
suerte encontramos imitaciones más o menos bellas del Capitolio en Oakland, en Sacramento, en
Madison y otras partes.
La Biblioteca del Congreso, ubicada no léjos
del Capitolio, separada de él por un regular espacio del parque mencionado, es también un ámplio
y bello edificio. No tiene las proporciones de grandiosidad externa que distinguen a aquel palacio,
pero en hermosura interior lo supera con mucho.
Los mármoles más ricos y de variados colores han
sido prodigados y artísticamente combinados en
pisos, escalinatas J columnas. Las bóvedas, galerías y salas se hallan decoradas con admirables
pinturas murales que simbolizan los estados más
importantes de la cultura humana. Sirve de salón
de lectura una imponente rotonda octogonal de
j aspe amarillo, extensa, alta y magestuosa como
un templo. A ella puede entrar cualquiera persona que desee consultar o leer alguno de los dos
millones de volúmenes con que cuenta la Biblioteca. A la altura del segundo piso, la rotonda forma uua gulería o tribuna circular a que tienen
acceso los visitantes que no van a leer, y en cuyo
antepecho se levantan como adornos cerca de veinte estátuas de poetas, filósofos y escritores, en
bronce y de porte natural.

-

53 -

�~o vacilo en decir que el vestíbulo es de u na belleza deslumbrante. J que todo el e&lt;li_ficio por su
riqueza y valor artístico debe ser el pr1 mer monumento arquilcrtóniro de los Estados Lnidos. Su
magnificencia solo puede ser comparada con el de
la basílica de San Pedro en Roma o la del Teall'o
ele la Opera de París.
La Biblioteca posee también ri11uísimas colecciones de mapa:; y grabados.
Otro importante edificio &lt;le la capilal, y de especial valor para los latino-americanos, es .el palacio de la Unión-Panamericana. Se ve que se ha
querido darle u 11 canicler reprcseutati, o. La construcción es de un estilo que podríamos llamar tropical del coloniage. El centro de la casa lo forma
un &lt;Yran patio espaiiol en el cual se mantienen como ~'ldornos plantas ~e la zona tórrida. En _medio
de ellas. dan realce a la escena algunos vistosos
papa o-a, os. ~Por qué se ha elegido lo tropical co1110 r~p~'esentati, o ele toda la A.n1érica Latina? eLos
papao·ayos están ahí corno cifras simbólicas de la
supu~sta verbosidad &lt;le los pueblos de este continente } de su disposición a repetir lo que los demás dicen? Quizá no haya habido tal maliciosa
ironía, ) la preferencia en favor de las plantas y
pajarracos ~e la rcgi?n ecuatorial haya !·c_su Ilado
Je que se ªJustan ruCJOr que otros a proposllos dccoratirns en un espacio reducido.
En la coruisa que rodea al patio se destacan los
nombres v los escudos de las naciones latino-americanas y "en una galería ad) acento, puestos en columnas de mármol, se oslcnta11 los bustos &lt;le los

54 -

héroes de la independencia de estos pueblos: Bolívar, San ~lartín, Artigas) tantos otros. lJna columna se ve desocupada en espera de su busto.
¿Fué d~stinado quizá por. un error a un pueblo
desgraciado que no ha tcmdo héroes? Ah! oó. Es
la que debe sustentar la imágen del héroe chileno
O'Iliggins. Mientras tanto, nuestro padre de la
patria, algo del espíritu de Chile, está ausente de
aquella congregación sagrada de mármoles vener ables.
~o podemos ocultar que nos dió pena esta
muestra de tanta negligencia.
Desde todos los puntos que hemos recorrido,
desde todas las calles, playas y parques se divisa
dominante el monumento del héroe epónimo de la
ciudad, del héroe nacional, del gran Wasliino-ton.
0
1Qué concepción más original y grandiosa!
_\fás allá de un umbroso parque en los bordes
de la población por el lado sudoeste, se alza cu
una despejada elevación natural del terreno la colosal obra de granito. Es un obelisco inmenso de
quinientos cincucnLa y cinco piés de alto que se
eleva hasta el ciclo como u11 mástil enorme, cortando la bóveda azulada con sus líneas rectas, magesluosas y ligeramente convergentes hacia arriba.
L:i ideación de este monumento rcxela cierta au&lt;lacia artística e intuición psicológica. No era fácil
:tdivinar en la simple contemplación de un plano
el cfecLo mar1nilloso que iba a producir en la realidad dentro de su extremada desnudez: de aquí
que fuera audacia concebirlo; y por lo mismocorrespondc admirablemente, como talvez ninguna

�otra cosa pudiera haberlo hecho mejor, a la gr~ndcza, sólida sencillez J rectitud del hé:oe que mmortaliza; de aquí su mérito psicológtco. En sus
caras lisas de dura piedra gris, no se encuentra
nin"una inscripción, ningún relieve, ningún medallón representativo. La columna se yergue ~oberana sobre la capital y la planicie corno un gigante silencioso, reconcentrado J bueno, enc~rgado
con su actitud de proclamar por la et~rmdad la
o-loria de un orande hombre; como un g,ganle que
despidiera efluvios bienhechores y obrara en los
espíritus por la evocación de sus val~res morales.
«~o os admireis, parece decir, de mi mudo continente acerca de mi significación . A mí no me
hacen falta caracteres escritos, ni cifras, ni retratos ni vanos adornos. Vosotros que pisais esta
tie;ra del héroe no podeis ignorar por qué estoi
aquí. Miradme, tneditad y elevad vuestros corazones en una oración de civismo.»
E~mQUE

11 11 11

MouNA.

Polvo Dorado.
Del libro "Vuelo en la Sombra".

Como lluvia de flores en campo de armiño,
mis recuerdos alfombran mi ruta soleada.
Soy el mismo muchacho de ayer, y quisiera
ser el mismo muchacho mañana.
Hay un suave rumor de agua siempre viva,
y de hojas que mueve la brisa ligera:
unos labios que besan los míos, y luego
unos ojos que lloran mi ausencia.
Siempre ha sido lo mismo: mis férvidas manos
han formado con plumas de ensueños un nido,
y una tarde cualquiera en que sopló mal viento,
han nevado cenizas de olvido.
iOh, mis manos, princesas de amor y pecado;
oh, mis dedos, si hablasen, dirían imis dedosi
un poema de suaves contornos humanos,
temblorosos de deseo.

-

56-

�Ellos oirá11 mat1ana la misa de requiem
de mi vejez, si baja también a mi huerta.
Mis recuerdos, floridos, el polvo dorado
serán de mis alas inquietas.

A un grillo

Discurso pronunciado por el doctor Santín C. Rossi,
(Adoración)·

en la Recepción académica en honor de los. doc-

Sobre el libro cerrado, en el vientre de oro de
[una O inicial,
se ha detenido el grillo y se ha -eu~s~o a escuchar ...
-En mis ojos un beso y en m1 s1g1lo amor ... ,
dos ópalos bañados en fervorlban ya tantas noches, tantos días,
que cantaba, cantaba, donde y cuando quería¡

tores Osear Fontecilla y León Velazco Blanco.

Grillo, huesped de mis libros y mis versos,
promovedor nocturno de mis divagaciones y en[sueños inconexos;
si supieras quien soy Cendulzarías
con la voz de tus élitros la mía?
csería tu sutileza capaz de resistir
.
el ofensivo aliento de mi humano decir?
· Grillo hermano, grillo hermano,
como un cáliz se abre el"hueco de mi mano.
Verás que, aunque soy hombre, no soj inc?mLPrens1vo,
y que sé no dañar a un ser inofensivo;
te hablaré blandamente,

_.

58 -

Amigos:
Saludamos en vosotros a dos heraldos de la
Ciencia en América.
Por segunda vez venís a testimoniar en Montevideo vuestro fervor por las causas sagradas. Estudiantes , vinisteis a evocar el porvernir del Continente, en un arranque de solidaridad fraternal;
médicos, os sigue preocupando el porvenir de
América, puesto que estáis aquí para ocuparos de
los niños.
Habéis sentido, por dos veces, a largos años de
distancia, el deber de las civilizaciones que se acercan a la edad adulta, ese deber superior de no seguir siendo parásitas de las civilizaciones provectas. La continuidad de vuestro pensamiento es noble augurio de eficacia.
En el estado actual de América, ya no hay de1-echo al parasitismo. La gravedad de la hora es
demasiado intensa para arrojarla toda sobre los

60 ·-·

..

�como a aquélla que en sueiios a m1 espírilu aso.
[ma;
( no en palabras candentes de algún bárbaro idio[ma)
en la lengua que tienen para tí, la borraja,
el trigo, un pliegue, un muro y la brizna de paja.

hombros de Europa, por rohuslos que ellos sean.
Es menester demostrar que el Nuevo Mundo es algo más que un gigantesco mostrador de aduana,
que compra ideas e instituciones con la lana de sus

Grillo hermano, grillo hermano,
hay tibiezas de nido en el hueco de mi mano.
AnM.

CARRILLO RuEDAS.

Docter OSCAR FONTECILLA

corderos y el trigo de sus, -pampas_. '•Pesa com_o
una montaña sobre la Amenca Latma-nos lo dijo nuestro doctor Soca en un discurso memorable
- la acusación de esterilidad. Habría malgastado
sus maravillosas eocrgfas en bajos y fútiles placeres, y nada habrfa llevado al patrimonio común

,
-- 59 -

�de ideas J de emociones que son la fuente y la excusa &lt;le la vida lmmaua".
Repitamos con rubor esle ultraje, en la esperanza de que las jóvenes generaciones de América
tendrán la dignidad de levantarlo. No es que JO
piense que deba hacer una ciencia '' americana"
ui un concepto ''americano" sobre las cosas. porque sé que la vida es maravillosamente única a
lraves de sus mil formas, desde el v~jetal hasta el
hombre, y qu~ así como todos los fenómenos de
la vida pueden reducirse en definitiva a una sola
función, a la función de asimilar, acaso las mil
formas de la vida misma puedan reducirse a un
solo fenómeno, el del equilibrio físico-químico de
la Energía, ley de la célula que no es hombre y
de la molécula que no es célula.
Pero por lo mismo que es discutible la posibilidad de una ciencia regional, es más discutible aún
la necesidad de esperar de otros continentes la revelación de nuestros destinos de hombres.
América está. situada mejor que cualquiera otra
colonia humana para encarar los problemas eternos de la humanjdad, porque ya conoce la senda
de la Montai'ía-la Ciencia - y no sienle a sus
pies la cadena que limita los vuelos dcGnivos, la
Tradición.
Porque el progreso de la humanidad en la ruta
de su evolución es una suma algebraica de Ciencia y Tradición. La diferencia entre ambas entidades es más de métodos que de aspiraciones. Ciencia y tradición son dos esfuerzos nobilísimos que
hace la inteligencia humapa para comprender la

,·ida , solo que donde la Tradición se detiene, creyendo termmada su obra, la Ciencia sigue investigando. La tradición es la Historia que cuenta los
ensayos de los primitivos, mientras la Ciencia aspira a ser una Historia de la Realidad, la historia
natural del Universo.
Se repite en las aulas como un dogma la frase
de Michelct: "La Historia es la maestra de la Humanidad", a pesar de que esa frase es tan falsa
como popular.
Si la Historia fuera la maestra de la humanidad, no hubiera hahido en el mundo un César
después de un Alejandro, un Napoleón después
de un César, ni esa caricatura de Carlo Magno que
van a senLar en un banquillo para responder de
delitos policiales!
La lustoria será la maestra de la Humanidad
cuando no sea la de los hombres, sino la de la naturaleza.
La historia de los hombres tiene el pecado original del Error, porque faltó en sus documentos
el bautismo de la Ciencia: fué hecha por la imaginación ensayista de los hombres, ella si personal
o regional, y cambiante como el temperamento individual que la alimenla. La ciencia es, como la
tl'adición, un proceso humano, pero no tiene la
pretensión do ser origi11al ni creadora; ella queda
sorda a la Imaginación que la empuja desde adentro y vuelve hacia el hombre· desde su puesto exterior de observación.
Esa es la sola diferencia entre ambos métodos
de conocer la Realidad, pero ella es inmensa y de-

-

63 -

�c1s1va. Arrancando a la Naturaleza los secretos de
su conservación J su marcln progrcsiva ,-aunque
se le escaparan siempre los ele su origen,-es como la inteligencia humana podrá un día dar estabilidad a sus ensayos, y dejarlos como instituciones definitivas. La Tradición no procedió así, ni
era posibfe que procediera, falta de instrumentos
&lt;le observación,-y el hombre tuvo que improvisar porque tenía impaciencia por salir del estado
animal &lt;le la primera colonia humana.
Sería infantil acusar al primitivo de no haber
i1n-cntac!o el matraz o el microscopio, pero es tan
infantil exigir de la Ciencia la obediencia a la tradición que ocupó un espacio por oo haberse inventado todavía ni el matraz ni el microscopio.
lloy, el edificio de la civilización tradicional
cruge un poco por todas partes. Y he aquí que
mientras los hombres de ciencia se aprestan al
examen de los muros que se caen, los tradicionalistas se eponen, redoblando de energias para
apuntalar los techos sin cimientos.
La Tradición es muy fuerte todavía porque
arrojó en el terreno más fértil del hombre: el Sentimiento.
Todo lo que constituye la Tradición-obediencia. al pasado, el respeto al Presente, el temor a la
transformación sacrílega-Licue por base la es·poutaneidad de un sentimiento, inconsciente como una
cuna, sagrado como una tumba. Cuando el sentimiento ha dejado de ser espontáneo y se analiza,
la tradición empieza a derrumbarse. Entonces aparecen los renovadores, que no son más infalibles
-

6{¡ -

que los otros hombres, pero que tienen sobro los
otros_ !a -ventaja de que han perdido la fé en la
Tradtc16n, dulce venda sentimental que impide la
visión inteligente. de las co.,as.
Y bien, esta últi ;n:i es la sit:.rnci6:1 de nuestra
A~érica, en lo:. deba~cs del prc3Jute. La propia
ps1colocri.a de la conquista uos auguró esa misión
renovadora. Aqu· vínieron los avculuroros, los rebeldes. los audaces, los segunJoncs desheredados,
y su ~bra primera fu~ desmentir lo.; dogm::u; que
pare~1ao etcruos. As~, practicaban li Rcliiión, que
predicaban la fratermdad y la paz entre los hombres, y ellos mataban; crcian en la Patria como en
una institución divina, y se la arrebataron al natiV? para un amo de ultramar; proclamaban la Propiedad, como un derecho de posesión, y ellos
robaban la ~el indígena, _q_ue pasab:m de señor a
esclavo; cre1an en la fam1ha como en un rito sagrado, y violaban las esposas de los indios, para
luego abandonar sus bastardos en los hogares destruidos.
El Sol de los Incas alumbró todas las má11chas
de la civilizacióu tradicional, y lo que se deduce
d~ _los horrores de la conquista no es tanto la falib1hdad de los hombres como la fragilidad de los
dogmas.
_Esto hace la superioridad de A~érica para examinar los defectos de la· vida actual del hombre.
Tod~ lo_ que la mueve es aj~no, y su mentalidad
propia tiene un poco el aspecto de sus tierras virg~n.es, con algu~a zarza de a·b andono eh la stlt&gt;erfic1e mculla, pero mtacta la poteneia de su fecundidad.

-

65 -

�Si la generación actual no hiciera otra cosa que s?mbrar en la mentalidad americana el culto de la ciencia y el concepto verdadero de la Tradición, ya habría ella puesto la proa del Continente rumbo al
destino.
¿Cuál será ese -destino?· ...
Ya no es profecia augurarlo como el señorio del
Hombre, sobre él mismo y las cosas de su ambiente.
Todo hace suponer que el Hombre, libertado de
las tradiciones que lo sujetan al · error, levantará
sus edificios sentimentales . sobre las leyes de la
Naturaleza. El tema es vasto y la obra es ardua
todavía, pero como la vida es un fenómenó del
equilibrio universal. el hombre mismo tiene que
entrar en las leyes_del equilibrio si quiere seguir
viviendo. Yo tengo confianza en el porvenir, porque observo que mientras todos los ídolos caen, la
ciencia sigue su mar~ha ~riunfal. ~ero, por desg1;acia, los hombres de ciencia son umlaterales todaV1a.
Les falta aceptar el Sentimiento como una fuerza
natural, cuyo poder efectivo ahora desconocen o
desdeñan. Cierto que el Sentimiento no es mensurable, y que siempre quedará por encima o par
afuera de la ciencia, como el color cambiante de
los pétalos queda fuera de las leyes nutritivas de
una rosa.
Pero la Cieneia no se opone en nada al Sentimiento, y en lo único que éste cambiaría si lo
aceptara por guia, seria en tener por cauce la Verdad en lugar del Error. La Ciencia no excluye ·la
existencia de las emociones que e..xplica, como el

-

66 -

botánico no destruye el encanto de la rosa cuando
descr~be el eign~ento que le da color.
~~1, la Ciencia daria como tema al sentimiento
religioso ~l culto de la vida y el amor a los hombres; harta ~mar a la patria la cooperación social
en la conqll:1sta sobre el a~óiente; haría respetar
en la propiedad la necesidad de ubicación en el
espacio y el lejítimo goce del esfuerzo· consolidaría en la familia.!ª abnegdción mutua que dicta
el afecto_ y la emocion de recuerdos que no quieren morir.
La ciencia, en fin, no aspira más que á dominar todos los a_spectos de las cosas que rodean al
Hombre, y a darselas al Hombre para su emoción
señora del mundo. Pero no al Hombre actual:
p_o_bre ~rometeo en~denado á la roca de la tradiocion, smo al Hombre conocido y explicado a su
vez, al hombre completo, libre de los buitres que
é~ mismo
ejendrado, apto para todas las- emocion':5 y digno de toda libertad, porque por haber
do~•-ºª?º todas las formas de equilíbrio tendrá su
e~u~hbr10 supremo: el dominio espontáneo de su
limite .. .
. Sobre ?Sta visión de gloria termino este mensaJe de los mtelectuales de Montevideo a dos hombres de cienci~, de América, recordándoles que el
pu~blo que deJO huella más profunda en la civilizaci?n fu.é aquel que pobló el Olimpo con imágene,s 1deab~adas de _h~mbres y mujeres, dándose
as1 por dioses sentimientos humanos que él no
pudo pcrfeccionar.

?ª

fil

11

�1

Fragmentos de la coAferencia del Dr Fontecilla,
sobre LA FÉ DEMOCRÁTICA.
iCólllo influyen en los juicios humanos. lo.s af'ectQ~ q,ue nos dominan! ICómo los sentimientos invaden ~n impetuoso flujo los dominios de la razón:
como la oscurecen, o iluminan, la orientan o la
pierden! Hermosa página de 1:\ 6losofía es ésta que
estudia las íntimas relaciones y armonías, los con.tra~~tes y conflictos de la raz~m y del afecto. desde
los planos suaves y claros de la normalidad
corriente, hasta ~os, lin9eros si~i~stros de la enfermedad y la locura.
Mucho hablamps de evolución y trasformismo,
Ber? ·es. ~o cierto qu13,, _sin _dii;cutir las sucesiones
filoJenétic~s. en la. historia aparece el hombre
como una especie 6ja, en el sentido de presentar
caracter~s propios tan eminentes y distintos del
mundo orgánico, que ya se exije la formación de
una nueya ciencia, separada de la biología general,
la biología humana, en la cual se descubren leyes
especiales y esclusivas de nuestra vida, sin corres-

-

68

pondencia apreciable entre los seres inferiores. En
efecto, señores, la anatomía de nuestro cerebro
se asemeja mucho á la de otros animales, pero
funcionalmente, hay un abismo entre ellos y nosotro~. El cerebro humano culmina por su función y
el hombre se define por su función psíquica. Nuestros actos se diferencian de los movimientos reflejos y de los actos más o ménos automáticos por la
interposición entre el impulso esterno y nuestra
reacción motora de un elemento psíquico de tal
manera preponderante, que imprime al hombre
un sello específico. Nuestros actos se determinan
sobre todo por este factor interno constituído casi
esclusivamente, segun el comun sentir, por nuestras ideas. ¿Quién no ha oído proclamar como
verdad incocusa este postulado lleno de nobleza:
las ídeas guian al mundo, las ideas conducen a
los pueblos, las ideas arrastran a las multitudes?
Se cree afirmar así la definitiva liberación de la
especie, la gloriosa supremacía del intelecto sobre
las influencias inferiores. Hay, sin embargo, en
esas fórmu las así definidas la supervivencia funesta de un error cuyas consecuencias, múltiples y á
menudo gravísimas en la vida social, en la vida
política y en la vida internacional de los pueblos,
vale la pena poner en evidencia. Pero antes de
tocar este aspecto tan importante de la cu~stión,
debo definir mi propia actitud.
Yo no entro en esta amplia casa del pensamiento co:no delegado de ningun gobierno, como representante de ningun pueblo, como ciudadano de
ninguna república, como discípulo de ninguna

-

69

�escuela, prósélito de un partido, propagandista de
un culto o defensor fanático y heroico de ninguna
bandera! Entro en mi simple calidad de hombre
y me encaro con los fenómenos sociales como ser
libre, autónomo y pensante. Si la verdad que yo
proclame á alguién hiere, amigo ó estraño, miserable ó magnate, nación ó grupo, no es culpa mía
ni de nadie: será una chispa errante que a traves de
mi cerebro llegó a mis labios y como sabeis, señores, la luz viene de arriba y no podemos evitar que
el sol alumbre!
Contra lo que comunmente se cree, en el juego
constante de los influjos psicolójicos, es el elemen- .
to afectivo lo que determina la acción: no es imá.;.
gen o representación en si misma lo que produce
el impulso, sino el tono emocional que la acompaña Lo que equivale a decir que la fuerza es el
afecto, siendo el pensamiento solo su vehículo y
nadie discute ni pone en duda el poder dinámico
de los afectos que intervienen en las relaciones humanas de tal modo que a priori, se puede. asegurar
su soberanía casi absoluta en nuestra vida diaria,
individual y social. La imágen pura, si alguna influencia tiene en el determinismo de los actos, lo
ejerce por intermedio. del tono emocional que la
acompaña. y así afirmamos que las llamadas ideasfuerza son aquellas que producen estados emocionales o pasionales más o . ménos intensos. No gobiernan, pues, al mundo las. concepciones abstractas y de allí resulta lo que podía preverse: no son
los más altos y sólidos intelectos los que acaudillan

y manejan a las multitudes ni son los sabios los
que mayor espacio ocupan en el determinismo de
las acciones colectivas: son los hombres plenos de
pasiones indomables y afectos irreductibles, capaces de despertar por contajio sentimientos análogos en la grei humana; son los evanjélicos y los
santos, que arden y se consumen en la- hoguera
perpetua del misticismo, y son los trovadores y los
poetas, esos sensitivos armoniosos y dulces queparecen evaporar todo su espíritu en la divina fragancia· de sus versos. Son ellos, señores, los que conducen al mundo: son ellos los fuertes. Aun estamos
llorosos por el que acaba de marcharse por los
caminos de la gloria: ( 1) hemos quedado como
sumidos en una orfandad inmensa, y al apagarse
su voz que fué como una caricia suave y purísima,
al cerrarse como en un sueño de justo sus ojos
cargados de divinos y superiores reflejos, se ha
hecho en las conciencias un vacío angustioso y
desolante y nuestro desgarramiento íntimo atei,tigua que se ha tronchado uno de los más sólidos
pilares de nuestra ~lma.
Y no hay para que insistir sobre un hecho cuya
evidencia se impone por sí misma. El afecto es el
gran motor de la sociedad; es la fuente inagotable
de nuestra energía dinámica; es, en rcsúmen, el
impulso, el movimiento, la acción.
(1). Acabab ~ de fallecer en Montev ideo el poet a Amado Nervo

�Ahora bien; el proo-reso se realiza cada vez que
una idea útil se satur~, por decirlo así, de un tono
emocional suficiente p_ar~ ponerla en march:1; Ideas
útiles puestas en movimiento por la emoc10?; eso
es el progreso y prosupone, en consecuencia . un
doble desenvolvimiento: intelectual y afectivo.
Nuestro avance ideolójico exige una evolución s~ntimental adecuada para que se prod,uzca _el meJOramiento. Y nuestro progreso se~•a. umf~rme y
armónico el dia que el desenvolVImtento intelectual y el afectivo fuesen paralelos. Pero este paralelismo no existe.
Empleamos nuestra inteligencia y nuestra a~tividad donde podemos, pero sus resultados vanan
según el punto de aplicació_n. ~sta aplica~ión'. ,en
la naturaleza, produce la ciencia; esta aphcac10n,
sobre la humanidad · misma, produce la moral, y
con la moral, la justicia. Pero de las dos tar~as,
una es más fácil que la otra y va más de :er1sa.
Conocer y dominar a la naturaleza, es un Juego
comparado con la obra de conocer y moralizar al
hombre. Y de esta falta de paralelismo entre laa
dos formas fundamentales del desenvolvimiento
humano resultan todos los conflictos y todas las
crísiis de la sociedad. El desenvolvimiento intelectual tiene como resultante el conocimiento y el
saber ; el dese~volvimie_nto y e~ saber; el desenvolvimiento afectivo se smgulariza por el ensanche
continuo de un sentimiento básico: la simpatía humana. La idea nueva puede ser todo lo atrevida,
todo lo cruel y todo lo peligrosa que se quiera: no
hará daño alguno a la sociedad si se le opone

-

72 -

como defensa el sentimiento invencible de la simpatía humana.
Como dos corceles de desigual vigor y &lt;le empuje desigual, el progreso intelectual y el progreso
moral nos tiran de traves y a veces Jlegan a comprometer en forma grave la ma1:ch~ del conv_oi.
Cuando el retar·do del · desenvolvumento afectivo
es demasiado grande en un grupo civilizado, puede
lleo-arse hasta la aberración do emplear iodas las
fu~·zas de la vida en la producción de la muerte
Ahí está el caso reciente de Alemania.
Acabo de leer el notable discurso de Poi ncaré en
la Escuela Normal Superior; creo imposible que se
resuma con más habilidad el largo proceso histórico que nos esplica la conducta anti-humana de los
imperios centrales. Sin embargo se puede ahondar
más aun el estudio científico de este caso. Recuerda Poincaré la frase de Ernesto Haeckcl en su Antropo(J'enia: «La fuerza prima sobre el derecho,» y
la de Hasse: «La moral del amor al prójimo, que
puede ser admitida entre individuos, no debe ser
tolerada entre naciones&gt;&gt;. A esto hacen coro 93
famosos profesores , hombr~s eminentes, un_iversalmente conocidos. Y en realidad no hacen srno formular las últimas y estremas consecuencias ló~icas
de su ciencia. Allá nos llevaban las deducciones
razonadas de la biología, como podemos verlo en
las propias obras de Le-Dantec: &lt;&lt;Espíritus jenerosos han deseado el adYenimicnto del reino de la
ciencia, porque han visto en él la promesa del ~ei110 &lt;le la justicia. Hay que dcsengaiíarl~3; el rc1_no
de la ciencia, si es posible, si una hum1111dad lógtca

�es capaz de vivi1·, no será el reino de la justicia pues
la justicia no es una yordad científica. Es necesario
ser muy poco clarovidentc para no percibir que la
moral es una supercheria. No se trata ya ele saber
cuál es la causa buena y cuál es la mala. Las armas
decidí rán y el buen derecho será el del vencedor. Los
hombres que c1·een verdaderamente en esta vieja
moral son unos ingenuos. La moral está en quiebra y no -se rehabilitará sinó para los imbéciles. o
hay más derecho que el que se puede defender a
cada instante por la fuerza". De donde fluye esta
conclusión: •'Los descubrimientos científicos contradicen los principios sobre los cuales reposa la
sociedad humana desde hace siglos y que la guerra
actual ha reducido a la nada, mostrando que, en
las grandes ocasiones, todo el mundo se inclina
ante el derecho del mas fuerte».
Pero ecómo la ciencia pudo llegar a proclamar
estas fórmulas monstruosas?
La ciencia positiva contemporánea se halla impregnada y dominada de un lado por el dogma del
trans formismo y la doctrina evolucionista, de otro
lado, por la unidad de las le1e.s de la naturaleza,
desde el guijarro hasta la amiba y desde la amiba
hasta al hombre.
La tendencia general de la ciencia a medida que
progresa, es la de acercarse más a la unidad. Mientras mejor so conocen los diversos cuerpos que
forman el universo, mejor so aprecia el carácter
general de las leyes a que so llega; se tiende asi a
universalizar las relaciones y las leyes que la ciencia esperimental ha revelado y se concluye en el

monismo científico, os decir, en una ciencia única
para todo el universo: cuerpos inanimados, seres
vivos, hombres. I es. esta ciencia única, comun a
todos los cuerdos del universo lo que so, quiere dar
por baso y fundamento a la nuern 6losoüa.
Se l~a estudiado la serio de todos los cuerpos
del umvers~, desde el hombre hasta la amiba y
hasta el guijarro y se ha declarado que idénticas
son las leyes para todos y que es imposible descubrir en un término de la serie, el hombre, por
ejemplo, una facultad que no so halle ya en grado
más o menos desarrollado, en los términos más
inferiores de la serie. Es el antiguo razonamiento
de Diderot: c1 hombre es una arcilla viva; además
es un ser pensante. Por consiguiente, para la ciencia así comprendida, siendo iguales las leyes en
todos los grados de la escala de los seres y de los
cuerpos del universo, no pueden existir para el
hombre reglas do conduela diferentes de las que
rij~n Pª:ª e~ conjunto del mundo: no hay, pues,
mas obligación moral, deberes y derechos, ideas
~el bien y de lo justo en el hombre que en el gui¡arl'O; el uno y el otro obran fatalmente, no hav
más mor·al fara el uno que para el otro: se suprime la mora.
. Para esta misma doctrina, desde el punto de
vista de las relaciones de los in&lt;li, iduos entre sí,
sólo es aplicable e inteligible la ley de la lucha por
la vida, que es la ley darwiniana del universo entero; no hay deber ele solidaridad ) de colaboración para el progreso entre los hombres que entre
las piedras clcl camino y los árboles de uua selva;

�no hay más derecho inlerindividual o internacional que el que crea la fuerza; todas las asociacion:s. humanas so b~san csclusivamontc sobre el
ºo?1s~n? y su capacidad el~ daiiar. Acoplando estos
prmc!p10s se acaba la soc10logía y la moral, o moJ?r dicho, se ll_ega .ª promulgar, con toda la autondacl de una c10ncia sopara de sí misma, una moral _obsolutamente inmora_l y una sociología antisocial q_~e nos condu?1_ría, aplicándola, a la
&lt;lestrucc1on total y definitiva, no sólo do todo el
progreso humano, sino de toda la sociedad humana.
\ bien, set1ores, en estos postulados, cubiertos
con un manto tan augusto, hay un error, error
profu!1do que ton:ia ahora proyecciones trágicas,
san_gnenlas y ternbles. La ley de Darwin no se
ap~1ca en nuestrá sociedad como se aplica en los
amn:ialos porque entre nosotros la modifica sustancialmente una fuerza nueva, poderosísima, de
la c_ual ~an ~fo lomar nota los investigadores y los
sab10s s1 qm~ren . construir la nueva ciencia que
se reclama, s1 quieren construir la biolo..,ía humana. Est~ f~erza, esto factor es la simpatíf lrnmana,
ese senhm1enlo que, romo decimos define en cierto modo nuestro desenvolvimiento afectivo ensanchándose per?nn?rn.enle i &lt;laudo a nuestra especie
su sello prop10, umco y caraclcrístico.

.. É~t;e· ·1~~ · ~~~bl~~ · g~;~fl;1i~;s: ·i i~~~~tabl~
atraso do su desenvo!Yimiento afectivo hizo posible ese co?s?r.cio abominable del orror científico
con un m1shc1smo primitivo correspondiente aca-

so a etapas ancestrales y remotas de la especie.
Esta desarmonía, este verdadero desdoblamiento
de la personalidad, puede revestir tan lo en el índi"iduo como en los pueblos las formas jenuinas
do la vesania y traducirse por actos de verdadera
locura. Felizmente las naciones más civilivadas,
aquellas en que la simpatía humana alcanza el
máximo, lograron encerrar a los pueblos &lt;le tendencia anti-social en una invencible camisa de
fuc-rza. Y como la justicia moderna es no sólo represiva sino pre,enli,·a, como no sólo ve el crímen, sino que estudia al criminal, para comprender la actitud severa de Inglaterra y Francia en
los momentos actuales, es preciso tener presente
que se hallan abocados al grave problema de pre\'enir futuros accesos &lt;lelirantcs y místicos do la
Europa Central. :\o ejercen venganza: hacen la
profilaxia.
Sin embrago, señores, no diríamos la verdád
entera si no afirmáramos que esta. desarmonia existe tambien en ciertas grados en todos los pueblos
de la tierra. Esta desarmonía existe, además en
lodos los hombres. I es más acentuada, más patente, más honda , en los individuos que en la sociedad .Y que en los pueblos, lo que equivale a decir
que la sociedad en su conjunto es mejor que cada
uno de nosotros; la humanidad es mejor que el hombre. En sociolojia, no es cierto que el todo sea la
suma exacta de las partes, y así ocurre que un
ejército puede resultar mejor que sus soldados, así
como el amor. segun la espresión &lt;le ;\fusset, es
mas bello que los amanlc&gt;s.

-

77 -

�Esto es una verdad inconmovible y fecunda: la
sociedad mejor que el hombre, lo toma, lo corrije,
lo moldea, lo levanta, lo dignifica y lo guia. El
individuo solo, aislado, entregado a su propio instinto, el hombre primitivo, en fin: ~o es moles~ado por ningun lazo'. no se halla_ coh1b1do en la satisfacción de su ego1smo por mngun deber, no lo
detiene ningun sentimiento moral. Pero he aquí
que llega la asoci~ción q~e lo libra de su propia
bajeza, de su propia ferocidad y lo defiende contra
la ferocidad de los otros hombres. Esta nueva entidad superorgánica que llamamos sociedad, ~o
sólo lo auxilia y favorece en su lucha con el med10
cósmico; lo abriga tambi~n _contra la agresi?n ~umana. El triunfo del socialismo (tomo el término
en su más amplio sentido) sobre el individual~smo
ancentral, es, pues, el triunfo y la liberación del
individuo, porque, lejos de deprimir la libertad,
permite, por el contrario, su desarrollo, en lo que
ella tiene de superior y de noble, ·
Por consiguiente, la sociedad empuja al hombre
hácia arriba, pero lentamente. El individuo está
en retardo respecto de la sociedad. He aquí una
prueba. Acabamos de celebrar una_grande y hermosa asamblea destinada a estudiar los medios de
conservar y mejorar la raza protejiendo a la infancia. Tengo a la vista las c?nclusiones de es~ c~ngreso: ellas son verdades científicas, son rect1fi_cac~ones justicieras, son medidas santas y humanitarias
que los sabios aconsejan y proponen a la sociedad.
La sociedad americana las acepta, las acoje, las
aplaude. Mas, ¿cuánta parte de este código jeneroso

se aplic~rá en la vid~, cuántas de estas reparaciones escritas se traducirán en efectiva justicia, cuántas de estas verdades se pondrán en marcha? Por
el momento una mínima parte, y trabajosamente,
penosamente, porque el egoísmo individual se defiende con dientes y uñas; el grito feroz de las
cavernas aun resuena en los palacios y el lobo se
pasea, ufano y amenazante, entre las multitudes
que tiemblan y que lloran . . ...... . ... , .... . .

·,·_Ei ii~~b;~· ~~ú -~~ ~~t~~á~.- ·y.~~. i

ó~a~~ Í&gt;;_

litico, es fac1l comprobar que las democracias se
hallan por encima de -_los ciudadanos, pues el sistema presupone una virtud que aún no existe. En
efecto, señores, una democracia exige una fé democrática y en la inmensa mayoría de los hombres estafé está ausente. Verdad particularmente
apli?able a la mayoría de los pueblos latinos. Y a
la vista d_e los hec~os, si debemos aceptar que la
democrac1~ ~sel meJor de los régimenes, convengamos tamb1en en que la pseudo-democracia es el
peor de todos.
La demo~racia se haya escrita en las leyes, pero no se ha incorporado a las costumbres. La República _decreta el régimen, pero la vida no se
adapta smo muy lentamente a esas fórmulas vervales; subsiste el abismo entre la idea y el afecto
cap_az de PºI?-crla en marcha y de convertirla en
meJo.ra efectiva. Y creemos a veces haber alcá.nzado un gran progreso cuando solo hemos hecho
un declaración abstracta. Nacida de la razón y decretada por ella, la democracia aún no cuenta con

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79 -

�el asentimiento caluroso de nuestros corazones. La
iaualdad que solo es un derecho, muere y se cor~ompe: no hay que decir que somos iguales a
nuestro prójimo; hay que desear serlo. ::\fo se leaisla la fraternidad:
hay que sentirla. ~o podemos
b
•
.
oblirrarnos a ser hbres; tenemos que capacitarnos
y ~erecerlo. La libertad es no solo un derecho:
es una aptitud. Como afirma ,Vilson, hs esperanzas de la especie no pueden mantenerse solo con
palabras, con declaraciones doctrinarias referentes
a la libertad y al derecho: el objeto de las democracias es trasformar estas cosas en vida y acción
sociales, en sacrificios y en renunciamientos. Consiste en que los hombres y las mujeres hagan de
su existencia una encarnación del derecho mediante un servicio social claro y consciente.
Dificilmente se podría resumir en menos palabras y con más elocuencia todo nuestro problema
social: poner en concordancia al ciudadano con el
hombre; poner al individuo en su vida y en sus
costumbres en armonía íntima, real, definitiva con
el réaimen decretado por la sociedad. Hasta ahora
he-m~s unido estos términos por una lógica abstracta, en el derecho, pero no en el hecho. Y mientras esta adaptación no se haga efectiva, por la
moral, mantendremos una vana apariencia de concordancia mediante el mecanismo político y las
declaraciones ideológicas. Nuestras fórmulas, entre tanto, serán letra muerta: si no creemos en
nuestros dogmas, nuestras acciones pugnarán con
nuestros principios, nuestra conducta reposará sobre una mentira perpetua y no curaremos este

-

80 -

mal de las democracias latinas: la falta de fé d0mocratica.
IY qué grave y qué peligrosa es esta situació11
de desequilibrio interno! Qué funestas consecuencias va teniendo sobre todas las manifestaciones de
la vida esta democracia ilusoria y falaz! Psicológicamente, crea el igualitarismo; económicamente,
la desigualdad. Del individuo no emancipa siuo el
deseo, pero lo hunde de hecho en la servidumlire .
Este sistema presupone que todos los hombres son
naturalmenLe iguales y que tienen igual derecho a
hacer triunfar sus intereses. Pero como esta igualdad natural no existe, y como las instituciones sociales y la herencia histórica la hacen doblemente
imposible, se sigue que el número de los vencedores disminuye cada vez más, mientras que el _de
los vencidos a los cuales se rehusan las ventaps
de la libertad y los goces de la vida, aumentan sin
cesar. Este sistema crea en los hombres, que se
dicen libres y que s_e sienten escl_avos,. un es~&lt;lo
de ánimo incompatible con la existencia. ¡Cuantas veces, por mi oficio he tenido que asomarme a
esas almas torturadas y dolientes en las cuales la
mentira política, la mentira ec~nómica y la mentira social habían cegado para siempre las fuentes
de la aleoría íntima y paralizado el juego fecundo
de todas las eneraías morales I Eran los tristes despojos que el régi~en de la incoherencia y d~l desequilibrio arroiaba sobre nuestros b~azos 1~poLentes, y viendo salir a uno de estos libres cn~dadanos de la República, tristes esclavos de la Yida,
exclamé con amargura: La pseudo democracia sir-

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81

�cimas del cacrificio, las cumbres de la gloria, las
altura~ del progreso? Porque si el progreso presuve para engendrar la ambición arriba y la inquiepan&lt;:_1de~s y afectos: sentimientos y raciocinios,
tu dabajo; la hipocresía en unos, el cinismo en
1ntehJencia
y fe; y s1 ésta es eterna como la razón,
otros, el desencanto en todos.
'i como la razón, necesaria; si solo cambia de
Avanzamos, pues, en sentido inverso de nuestras ideas: los pueblos aspiran a la democracia,
forma con los tiempos y nunca mucre, ) o me
pero la civilización no la realiza, pues bajo la dipreg?-nto ccuál es la 1:orma nueva de la fe, en qué
consiste la fe de los tiempos nuevos? tCuáles son
visa de la igualdad no hace sino aprobar las desigualdades. cSerá cntónces verdad lo que sostenía
las fuer~as afectivas y cuáles l~s creencias de que
puede d1sponer una democracia para realizarse de
Rousseau cuando decía: «Si hubiese un pueblo de
veras en el corazón de los ciudadanos? éEn qué
dioses, se gobernaría democráticamente; pero un
signo conoceremos, para hacerlos conductores del
gobierno tan perfecto no conviene a los hombres"?
pueblo a aquellos hombres en quiénes arda el
No lo creo. y permitidme, que-mirando al porveamor verdadero del bien público:} cCómo fundar
nir, yo mezcle a mis palabras el soplo de mis anesta nueva religión y cón.10 reclutar practicamente
helos y esperanzas. Abomino de la democracia fala los sacerdotes de la democracia? Se dice que esta
sa, más confío y espero en la jenuina y verdadera:
veo en ella al instrumento irreemplazable de las
no es el gobierno de todos, sino el gobierno de los
mejores. Más vale decir enlónces: la democracia
próximas y gloriosas transformaciones c¡ue se dies el gobierno del hombre por la justicia, y como
señan ya en la sociedad humana. Pero afirmo con
la justicia es una función moral, yo agrego: o conun convencimiento íntimo que para cumplir ese
vertimos la democracia en un objeto de fe y la ininmenso destino, la democracia ha de encenderse
flamos de un aliento espiritual ) místico. o seauiy exaltarse primero en una fé que le falta. La democracia sin fé es algo inconsistente: es un especrá siendo indefinidamente una frase y una ~entro, es una sombra.
tira.
Entre tanto, señores, miremos en torno nuestro;
............. . ... . ............. . .........
Al amargo deber de proclamar estas verdades
mirémonos nosotros mismos: ¿adónde está el
se
combina hoy para mí la gran satisfacción de
principio de abnegación realmente eficaz que p&lt;r
sostener
que entre todos los pueblos latino-ameriseemos? cAdónde está la creencia que alimenta
canos, es el Uruguay el que más rapidamcnte
nuestro espíritu como las sustancias nutren nuesavanza en la transformación mejoradora, pues el
tro cuerpo? . c~donde está el a~ecto que dé vida y
sentimiento de la simpatía humana no solo vibra
calor y mov11niento a nuestras ideas:} e.Adónde ese
en su legislación y en sus fórmulas sino que palsoplo místico que a traves de las edades ha venido
sosteniendo a los hombres para que alcancen las

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83 -

�pita cada vez con más fuerza en el corazón de sus
hijos: la pseudo-democracia se va trocando aquí en
fecunda genuina democracia.
Fué un bello torneo de cultura en 1\Iontevideo, qne con justicia
ha sido llamada la Atenas de América, el Congreso del Nifio, que
motivó al viaje de nuestro distinguido amigo el doctor Fontecilla y
su solemne recepción academica en la Universidad uruguaya.
Con satisfacción y orgn!lo renroducimos el conceptuoso discurso
del profesor Santin C. Rossi, orofundo hombre de ciencia, autor del
bello libro El Criterio Fisiológico, y fragmentos de la conferen&lt;'ia del Dr. Fontecilla, en la imposibilidad matel'ial. de reproducida
íntegra como habríamos dese,,do.
Reciba el estimado doctor nuestra gratitud por su deferencia y
las felicitaciones de Ju veritu•l µo:· su intensa y serena labor social .

De "Los Poemas Cristianos"
Por el desierto de Jud~a.
por las riberas del Jordái. ,
Juan, el Bautista, que a los hombres
viniera enviado de Jehová;
decía , lleno de una santa
indignación y magestad:
Arrepentíos porque el reino
del cielo se ha acercado ya,
quién os habrá enseñado a. huír
de aquella ira que vendrá?

l

Y a él vendrán de lejanas
tierras las gentes a escuchar
la sencillez de su palabra
toda desnuda en la verdad .
Y bautizaba con las puras
y santas aguas del Jordan.
Peludos cueros de éamello
vestía, humildemente, Juan,
tiernas raíces y langostas
y miel silvestre eran su pan.
8t,

-

85 -

�Si poderoso ante vosotros
SO) por la gracia de. Jehová,
aquel que viene lras de mí
mucho maJor poder tendrá.
Su amor será una llama roja
que toda cosa abrasará,
y su palabra habrá de ser
para el espíritu, maná.
Su vida hermosa y (lilatada
tendrá la inmensa magestad
de estas serenas, milagrosas
aguas eternas del Jordán.
Aquel que viene tras de mí
mucho mayor poder tendrá,
ni las sandalias de sus piés
digno soy yo de desalar.

De los «Salmos Amorosos».

Generoso fué el destino
que tus pasos impulsó
trayéndote hasta mi vida
triste y ávida de amor.

-

86 -

Llegaste, nii\a, y mi vida
que tu arribo presintió,
para que entraras en ella
como amanecer se abrió.
Amada mía, como era
sencillo tu corazón,
encontraste mi ternura
hija de un viejo dolor.
Y mi ternura infinita
gozozamenle te abrió
sus dos brazos maternales
para acoger tu candor.
Bendito sea el destino
que tus pasos impulsó
tra) éndote hasta mi vida
triste y ávida de amor.
ARMANDO

BuN.

�El Pecado de Juventud.

Acto 111
ESCENA I
EnNESTo.-(palernal) Si ~iguel, Ud., no debe
abandonar a Juan Manuel. Su tío lo quiere mucho.
Aquí , a su lado, está su porvenir.
MmuEL.-Es que yo no pienso solamente en
mi porvenir malQrial, tengo ideales, y en este ambiente poblano no se puede vivir, sino brutalmente; nada más que acumulando dinero.
EnNESTo.-Pero quien le iba a exigir que solo
pasase aquí. podría ir a Santiago de cuando en
cuando.
M1ouEL.-(/ranco y rotundo) Sería inútil. o podría dar desarrollo a ninguna de mis ideas , sabiendo que estaba protegido por mi tío. Créame que
me sería odiosa su protección,

88

En:,;EsTo.-Pero Cpor qué le sería odiosa? Hasta
ahora no la ha desdeiiado Ud.
:M1ouEL.-Es que hasta ayer, no era sino uu
simple estudiante. En adelante. podré trabajar
solo.
EnNESTo.-Pero siempre tendrá Ud. una gran
deuda con su Lío.
M1ouEL.-Eso es lo que me duele. Pero creo
que si la suerte me acompaña, podré recompensarle y con creces. todo lo que le soy deudor.
ERNESTo.-No parece sino que le tuviera odio
a su tío .
~1JGuEL.-A él, personalmente, nó; pero es que
no puedo olvidar su caracter sacerdotal. No creo
en nada, ni en nadie , por eso me era odioso aceptarle su protección. En estos últimos tiempos ,
créamelo Ud., me quemaba las manos el dinero
que recibía de él; sentía Yerdadero remordimientos al gastarlo y pensar , que provenía del ejercicio errado, a mi modo de ver , que se hace de las
doctrinas de Cristo.
ER:-.EsTo.-(un poco lerminanle) No quiero ofenderlo Miguel , pero me parece, que no tiene Ud.
derecho de invocar el nombre de Cristo, cuando
está mostrando al desnudo su_ ingratitud, para el
hombre que ha sido su padre.
'1.1GUEL.- o puede Ud. ofenderme. Se que en
este caso no hace sino el triste papel de abogado
de una mala cau sa. (Como inspirado) Padre; nó!
Esa palabra es sagrada para mí. Mi lío, habrá sido
un protector; pero liada más , nada más. Un padre, esabe cómo lo comprendo yo? ( En lo110 emocio-

. -

89 - -

�nado y nerviosamente) Sintie~?-º siem_pre las palpitaciones del corazón de su h1JO, sufriendo con sus
inquietudes, enseñándole de alma a alma, el camino de la vida, haciéndole ver todo el lodo que
hay en ella, toda su idealidad, y to&lt;la su. belleza,
para que así , el hijo adolescente, que se_ siente solo y a pu11to de naufragar enlre los ego1smos humanos, tenga quien le diga la verdadera senda de
elevación que débe seguir noble, ante la peque1iez
del común de la gente.
ERNESTo.-Y Juan ~anael , que ha sido para
Ud. entonces?
MmuEL.-(en tono de tristeza y decepci6n) Un protector frío: todos los primeros del mes, recibia de
él, una carta en que me decía que estudiara, que
no faltara a clases, que me recibiera para tener
aquí, después, una vida cómoda y tranquila.
ERNESTo.-cY que más quería , Ud?
MmuEL.-U&lt;l. e,s de la misma escuela de mi tío.
No puede comprenderme. Yo quería más , mucho
más. Una vez, (confidencialmente triste) le escribí
desde la hostilidad de mi pieza de pensionista,
una carta honda )' dolorosa, le confiaba las primeras inquietudes de la adolescencia, el dolor que
había experimentado al visitar el hogar de un
compauero, donde una madre amante, e~a la buena amiga que seguía de cerca sus estud10s y que
con la comprensión úuica del instinto natural,
sabía, con sus pabLras de filial cari11o. resta1iar la
sangre, que todo corazón joven, siente manar de
él.._ cuando da los primeros ·pasos por el camino

-

90-

del ~mor. Le decía, a u1i tío, en ' esa carta. qu ~ , 11 .,
~enl1a tan solo, que me dolía tanto , saberme huérlano de afectos .
. BRNESTo.-(aparle) El mismo dolor que él ex:penmenta ahora.
M1GUEL.-Y sabe lid. qué me contestó):
~i uria frase que dejara ver un poco de compre_nsión , palabras. vulgares. nada más: que me
resignara , !¡Ue la v1Ja era así, que fuera a la icrlesia , ,que_ con el tiempo sería rico y podría forn~ar,
aqrn, m1 hogar. La carla medió frío, mucl,o frío.
Me sentí desfallecer, pedía mi alma ingenua, un
poco de corazón, J se me hablaba fríamente de dinero y comodidades futuras. ¡Cuánto daño me hizo entonces, mi tío , con ~u _serenida_dl Fué el primer golpe grande en mi v1&lt;la y quizas si a él, le
debo que Ud. ahora, me llame ingrato .. ,.
ERNESTo.-Es que Ld., Miguel, está engai1ado,
no comprende a su tío.
MmuRL.-Tampoco él, me comprende a mí.
ERNESTo.-De modo que está Ud. resuelto a
irse.
MmuEL. -Definí ti va mente resuelto.
ER.NESTo.-·-Y yo le ruego que lo piense mucho,
Juan. Manuel, es bueno, muy bueno y ahora él,
también sufre.
'-1:iGUEL.-Es inútil. El ocupa en este caso, en
mi gratitud, lo que para otros muchachos sin re-:cursos , la Liga de Estudiantes Pobres, un poco
más, talwiz, mi tío.
ERNESTo.-Al hablar con él, Ud. se convencerá

-

91

�de lo contrario. Bueno, perdone que lo haya 1~l0lestado con mis consejos, mi intención ha s,&lt;lo
buena.
.
MiouEL.-Lo comprendo. No ha_r de que.
GUILLERMO BtANCHI.

Del Dr. Mauricio Boígey, de su libro L'Elevage Humain.
( Traducido para "Juventud" por don Deme.trio Salas) .

Educación Física.
HCadn. uno tiPue la 8alud que se
merece: los pueblos, por sus leves;
las familias, por ~u• costumbres
sanitarias, y los individuos, por su
educa~ión moral y física.-( Dr.
Landa11zy) .

G. B.-Guillermo Bianchi (Shanty) como diarista ha he~ho una
labor incansable y honrada y c~m? ~ombre de arte~~ publicado El
Oura Selltimental, simpática pnm1c1a en que la critica saludó una
revelaci6 n.
3
Como autor teatral ha estrenado Pecado de Juventud, drama en
a~tos. y prepara Los Precu,·sores_.
. .
.
Pecado de Juventud fué un trmnfo, "a pesar de la opos1c16n 0?5tinada y inútil de la crítica oficial que ha llevado su rencor mediocre
y pueril basta el colmo de borrar la obra de sus catálogos ann&amp;lel!
ensalzando en cambio a ,us insignificantes corifeos.
Los Precursores, cuyo pTimer acto conocemos. es una obra.tendenciosa y e, tá llamada a triunfar por la belleza de su concepción Y
por la fuenH que su a,utor ha puesto en ella.

La Educación Física debe ser ecléclicá.-Dosificación en
los ejercicios.--El equilibrio físico, condición del
equilibrio moral.-Deformaci6n del cuerpo humano
por la sedentaridad.-El movimiento bajo el sol y
los colegios de atlelas.-El méwdo natural de Educación Física.

De grado o por fuerza, es necesario volver a la
Educación física. La educación inleleclual ha dominado demasiado tiempo casi exclusivame¿te.
Todo se le ha sacrificado. Todas las atenciones han
sido para el espíritu y, poco a poco, el cuerpo se
ha visto despojado de ellas.
Hemos pedido aire en los programas y en las
escuelas; hoy lo exijimos para los pechos. En u-

-

93

�rembero-, e11 I 904; en Lóndres, en 1907, y en
París, ;n 19 JO , los congresos internacionale~ _de
higiene escolar han formulado ya estas tres re1vrndicaciones esenciales.
Los pedao-ogos deben resolver este doble y delicado prnbl~ma: com_batir los exces~~ de_ la sedentaridad escolar y mejorar la educac1on wtelectual
por métodos que pe~mita11 dismin~ir el tieTmpo
consao-rado al estudio o a la ense11anza. «~o es
una afma, no es un cuerpo lo que se modela, decia
Montaio-ne, es un hombre; no se debe dirijir al
uno si1~ el otro, sino conducirlos igualmente como
una pareja de caballos uncidos al mismo carro».
Ya parece existir la convicción profunda_ de _que
los ejercicios, los juegos y los deportes al air_e l~bre
son indi: peusables, no solamente para el crecmuento normal &lt;le los adolescentes, sino tambien para
su desarrollo intelectual y moral. La cultura de
los deportes tiende a resultados hijiénicos y morales; prepara a la vida práctica que es hecha de esfuerzos.
La falta de atención, que a menudo no proviene
sino de la preponderancia de un sistema nervioso
demasiado impresionable, es combatida eficazmente por los hábitos hijiénicos y la disciplina del
cuerpo.
En educación física, el principio fundamental
debe ser el eclecticismo. El esclusivismo está en
oposició_n con las_ leyes, las necesi_dades y las
tendencias de la vida. Lo que necesitan nuestros
nitios no es la hipertrofia del músculo, es la destreza, la flexibilidad, ]a ajilidad, la audacia, la

-

94-

gracia J la elegancia, que son los elementos que
concurren a un equilibrio perfecto.
~uestra época es deporti,-a. La edad del músculo revive. Georges Rozet ha descrito elocuentemente sus fiestas. Es la reacción que debía sel)'uir
fatalmente a la crísis sentimental de los cincu~nta
últimos aiíos. La virilidad de la raza estaba comprometida por un feminismo desencata&lt;lo. El menosprecio filosófico &lt;le lo «tri vial» nos ha conducido a la sedentaridad, a la atrofia muscular, a las
enfermedades de la 11ulrición y a la artcro-csclerósis que las termina trájicamenle.
. Et deporte es una_ n~ern relijión qnc tiene __ ~1;1s
sacerdotes y sus d1sc1pulos. La paluLra rehJ10n
no es una metáfora, pues nosotros volvemos insensiblemente por vías múltiples y eslraviadas al
egoti!'lrno antíguo, tan bien caracterizado por la
morfolojía vigorosa de sus divinidades. El renunciamiento de sí mismo, el espontáneo impulso del
alma ltácia los sentimientos altruistas , la inclusión
de todo ideal en el ideal relijioso y la exaltación
moral han pretendido descuidar enteramente el
soporte anatómico de nuestros pensamientos. Los
Cris_tos enflaquecidos del Renacimiento que copian
servilmente nuestros contemporáneos fabricantes
&lt;l_e imájenes ha':1 puesto en evidencia est_as concepcwnes. Ellas difieren de aquellas, más mgenuas y
más verdaderas tambien que representaban al Buen
\faestro bajo los rasgos de un hombre magnífico y
atrayente. Tambien difieren no menos de las efijies
espléndidas de los dioses de la antigüedad.
Los primeros grandes sacerdotes de esta relijión

-

95 -

�fueron: en Suecia, Ling; en Francia, Arnoros. Su
acción sobre las masas se reforzó más larde con
totlo el peso del prestigio del trabajo de los médicos. Claudio Bernanl, Duchenne de Boulogne,
Chauveauy Marey estudiaron la función muscular.
Pero el verdadero precursor, hoy desaparecido,
Fernando Lngrange, tuvo el mérito de nilgarizar
las bases &lt;le la ciencia del movimiento. Al mismo
tiempo que él, Demeny, ántes colaborador de Marey , se dedicaba sobretodo a la cinética. En fin
Jorje Hébert, el más jóven , el más popular tarobien entre los iniciadores , hacía el gran paso de la
teoría a la práctica; es a él a quien se debe ol primer trabajo de rejeneración efectiva, la cosecl1a de
los primeros frutos.
·
La nue,·a relijión nos promete la prfo:ima venida del hombre completo. De las múltiples esperiencias, de las lecciones de cosas diarias se desprende que las prácticas deportivas han llegado a
ser una escuela de órden y de reflexión. Una buena
educación física duplicada de una buena cultura
intelectual, hé ahí la fórmula. El culto de llijienc
vuelve a tener sus adeptos, lo que es una felicidad,
pues sabemos que es ella a quien debemos las heroicas y gloriosas falanjes de nuestros soldados.
Los adolescentes del cootijente de 1 916 han mostrado lo que se puede esperar &lt;le un entrenamiento
metódico de la juventud. El hombre está construido para vivir un siglo, y más de la mitad de los
hombres no alcanzan a la cincuentena.
C 11 poco de agua, una cierta temperancia, la
práclica de la marcha: hé aquí cómo mantener la

96

juventud en estado de vigor, dar a la edad madura
un agradable virilidad y prolongar la vejez.
Nosotros aun no hemos jeneralizado el aseo corporal. En nuestros liceos, los cursos de jimnasia
son s~gu_idos por to~~. la clase, es decir, que los
conocimientos adqumdos hacen mérito para que
t&lt;;&gt;dos l~s alumnos hagan la misma clase de ejercicios, así como hacen ortografía o calculo. No se
loma en cuenta ni su desanollo físico , ui su estado
de salud. En los cursos de adultos , en las escuelas
elementales y eu las escuelas normales primarias,
se ha trazado Uii hermoso programa de higiene;
pero no ha sido mas que un cuadro ideal: jamás
so ha realizado.
·
Apesar de los adelantos de la higiene, existen
escuelas donde se obliga a los nii'ios a la inmovilidad y donde se les prohibe correr dui-,111te los
recreos.
Es necesario rnlver al culto &lt;le la enerjía. La
i11iciativa y la actividad de los juegos son· signos
d_e ~ndependencia y de intelijencia. Bajo ol materiah~mo aparente &lt;le las fiestas del músculo se oculta el interes del b~illanle prcstijio de lo bello. El
deporte marca la vuelta a una naturaleza embellecida por la pureza de la forma. Conclu_ye en el
amoldamien'to de la materin evolucionando hacia
la perfección orgánica.
·
El esfuerzo físico siempre ha mejorado a aquellos que lo·practican con puntualidad e intclijcncia.
Deportarse es una anLigua locución del siglo XV.
Era sinónimo ~e hacer deportes y nos ha ve11ido
del otr~ lado de la \ilancha , apesar de que allá lo

-

97 -

�han recibido de nosotros. El Lénis y el foot-ball
son antivuos
J. ueo-os
franceses. Nuestros
antecesoo
o
.
res los conocían y a ellos recurr,an para su entrenamiento.
En la educación de Gargantua, Rabelais daba
arande importancia a los ejercicios físicos. Miénfras que Ponócrates instruia a su h~roe en l_a s letras
griegas y latinas, ciencias matemáticas J otras "un
joven jentil-hombre de Turena nombrado escudero
jimnasta, le mostraba el arle de la cahallería, J
este arte es a la vez la equitaci6n, la caza, la natación, el tiro y la jimnástica propiamente dicha".
Recordemos tambieo que Sófocles danzaba el
pean y que Platón debia al atletismo el notable
desarrollo de sus espaldas. En Grecia, los peditribes eran médicos especialistas que se ocupaban
exclusivamente de la cultura corporal.
Quiérase o no, la viriljdad , la energía, el sentimiento de la acción y la necesidad de la independencia no se desarrollarán jamás bajo. un réjimen
que atrofie el cuerpo y que haga de él un est~rbo .. ,
Al contral'Ío, los jóvenes entrenados en los d1feren~
tes deportes son manifiestamente preparados a la
vivacidad y a la iniciativa. Ellos han aprendido a
triunfar de su organismo y a domarlo, lo que es
la mejor garantía para tener éxito en la vida. Tal
juventud es la esperanza del país,
En 1860 no existía sino una sociedad dejimnástica en Francia, en Guebwiller, pequefla ciudad
del alto Rin. En 1869, había quince, tres en París,
una en Espinal, una en Vesoul y d~ez en Alsacia.
Desde 1850, fué necesario bajar dos veces e} míni-

98 -

mu m de la talla de nuestros soldados, J habríam.H
llegado a ser uu pueblo de enanos, si no hubiera
sido aplicado un remedio en_érjico. Los qjerc:cios
de la carrern: el salto, del. disco, de la palestra y
del carro deb1cra11 reco11qu1slar en la vida 111oder11a
l:'I lugar q~e ocupaban e11 la antigüedad.
·: La prnnera conclición. la condición indispensable para tener éxito eu la vida, es ser 1111 lrncn
aniri:iaL". decía socarro1.amente Emerson, y su pensamiento puede ser completado por el de He,·bert
Spencer: '·y la primera condición de ln prospci•idad nacional es que la nncióu sea formada de buenos 'lnimales ''.
En uno de los torneos oficiales que tu\Íeron
lugar un poco ánles de la guerra y que cu 1914
tuvo los honores de la Sorbona )' da la Academia
de Medici 11a , se habló muy seriamente del renacimiento físico. Por dos informes, supe que :Maelerlink era un luchador de mérito, y que otros escritores notables eran enar~orados del box. A todos
pareció que la unión de, cuerpo con el espíritu
estaba realizada y que la cultura del ((JO» se aliaba
perfectamente con la del músculo. _S e 110s preseutó
los ntletas del coronel Cordier; se gustó del método
calisténico de Mlle. Hart, el sistema de R. N.
Duncan y el notable y clásico métoco de M. Demeny. La Escuela de Joinville se superó a- sí misma; y en fin, Jorje Hebert exitó el entusiasmo
general.
Sin embargo, parecía que la dosificación de los
ejercicios físi~os no se habia determinado con exactitud y que los métodos podían ser todavía lacha-

-

99 -

�dos de convencionalismos y de un cierto dogmatismo ... Entre todos los otros-y esta fué la causa
del éxito-el de Hebert nos pareció como el más
ecléctico. El ha contribuido, con hombres de una
constitución media y a veces mediocre, a formar
miles de atletas. Ese es el método que nos ha dado
los inmortales marinos fusileros de Ypres.
Los tiempos en que se hacia largas disertaciones
sobre la inutili.dad del esfuerzo ya lian pasado. Un
gran movimiento lleva la juventud hacia el culto
de la enerj ía. Hay todavía otra victoria próxima.
Hemos bosquejado el programa. Es necesario
llenarlo: lo más difícil aun no se ha hecho. Ln
gr~n esfuerzo ha sido realizado y, desde ahora, la
opi'n ión eslá plenamente conquistada. Pertenece a
los poderes públicos obrar. Una ley antigua, de
treinta y tres años; promulgada el 27 de Enero de
1880, cuando Jules Perry era ministro de Instrucción Pública,-y este es historia muy vi~1a-jamás
ha sido aplicada. El Congreso Internacional de
Edu·cación Física de J 9 13 envió una delegación al
Presidente del Consejo de enLónces. quien era al
mismo tiempo ministro de Instrucción Pública, la
que le presentó una lista de las conclusiones que
fueron mejor. acojidas. Se decidió a ésperi10entar
el primer catecismo de educación física en los
alumnos del liceo de Jeanson-de-Sailly. Era u11a
esperiencia más. Otras iónumerables ñabiun sic..lo
realizadas anteriormente. Todas eran concluyentes.
Apesar de todo , parecía que la necesidad de implantar una reforma perdiendo un tiempo preciso
- no se imponía todavía. E_n un informe pues lencJOO

mos a la vista, M. Adiran Veber ha hecho alusión
a este error en término de broma.
«Tan pronto, concluye, como los actos no
siguen a las palabras, el Parlamento deberá transformar la petición en mandato».
Desde 1_880 para los muchachos y desde 1882
para las mflas, la educación física se ha hecho
obligatoria para todos los establecimientos de instrucción pública dependientes del Estado, sea de
los departamentos o de las OOII\Unas. «Pero los
programas de ejercicios no foeron decretados hasta
1_890. Los maestros no r~cibie,ron instrucción es~
cial para su enseñanza smo después de la creación
de un certificado, lo que se hizo por un decreto de
3o de Septiembre de 1907. ,En fin el 1. de Octubre de 1913, a consecuencia 'de las gestiones hechas
por una delegación del Congreso Internacional de
Educación Física, sólo han llegado a formar parte
de los horarios de las clases las lecciones de cultura
física, a razón de tres sesiones de media hora, o
de dos sesiones de tres cuartos de hora por semana, pua cada curso, sin distinción de estemos ni
internos.
Ciento setenta sociedades deportivas de los liceos
y colegios que existen actualmente han añadido al
mínimum oficial un complemento de ejercicios
físicos verdaderamente útil. Ellas demostraron,
sobretodo, que el desarrollo de los deportes, no
solamente ayuda el trabajo escolar, sino que ejerce
una influencia benéfica en la salud, la voluntad y
buen espíritu de los alumnos.
·
Debemos manifestar nuestros roconocimientosa
0

-

101 -

�la U. S. F S. A. por el impulso general que ha
dado al movimiento sportivo, por los campconalos
que ha creado )' que pa su,~v~nci?~ado ántes de la
guerra, e11 fin pór la partic1pac10n que ha tomado en los gastos oca§ionadés por la traslación de
los equipos escol~re$. A su vez, el Ministerio de
Instrucción Pública distribuía anualmente alrede-do1· de 12 .oob francos en subvencioóes a los liceos
de hombres. Era 1 demasiado poco. Lo'S •institutores
alutnnos que 110 podían :tecibir en las escuela$ normaleS la enseñanza relativa a los ejercicios del
cuerpo-: hadan uh cúrso en la Escuela de Joinvillel~Pont durante su servicio militar. Esta medida,
murjuiciosa, ha hec'10 d~ •~u~stros futuros m~estros de escuéla ca~s dé mm1ar a todo~ los mños
del pueblo ell los ~rinc~pios esenciales de la Mucá~i611 física.

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La intel)sidad de la vida· inteleétual, fas necesidades sociales Y' la móda en fas clases acomodadas,
la ta~erna y la dureza de la vida en las clase~ popu lares, !Jejan a los hombres modernos del ,1usto
equilihrio físicb y tno'ral que reinó en las sociedades antiguas! Si el cerelwo griego y el cerébro latinó piensan todavía a tFAVés del cerebro mqderno,
es porq~e -el vigof de plJoducción Í1lt4lectual era
excepciohaltnente potente, pue$ ehcontraba su
sopürle natural• en un equilibrio orgánico pe1•fecto.
·
·
Sería· cruel insistir en las anomalías de las
102

for_mas impresas. al cuerpo humano por la sedentamlad, por la vida moderna; por la alimentación
defectuosa y por la herencia. Tal, es salido de
vientre, tal otro presenta una atrofia del . pecho
que exajera todavía -el levantamiento de los hómóplatos. A causa 'de las ideas recibida~, nosotros no
,nos apercibimos que una persona dotada de una salida abdominal es tan detectuosa y deforme como que
tiene una jibosidad dorsal. Las mujeres y los hombres civilitados han perdido los signos característicos de los relieves musculares de los miembros.
«Se puede decir que los más bellos brazos y los
más hermosos pechos femeninos, en los cindadanos, no son sinó sacos informes, forra.dos en grasa
alrededor de las articulaciones . y en los cuáles es
imposible volver a encontrar las Hneas primitivas
que constituirían su belleza. Sobre este punto,
como sobre tantos otros, el gusto medio está completamente alterado&gt;&gt;. Dr. Francisco Heckel (Culture Physique). Nuestras actitu_des son modificadas por las deformaciones de la columria vertebral,
por la insuficiencia respiratoria., _pór la i11suficien...
cía digestiva y sobretodo por la depresión ner.viosa
de la que los civilizados sufren ká~ que los otros
hombres: Son estos otros tantds' castigos aplicados
aplicados a aquellos que de·spreoian el de!)arrollo
corporal y que 110 se preocupan más que de la cultura intelectual.
Los corazones que desfallecen a la menor fatiga, ,
los estómagos átonos, los hígados y los l'Íiíones
,-!.eficientes son legión. Una cuarta .parte de los falle~idos en París pueden ser imputados a las cnfer-

103 -

�medades del corazón y de los vasos sanguíneos.
La anjina de pecho, la uremia, la hemorragia
cerebral, las várices, la flebitis han llegado a ser
de la más comunes. éPor qué? Porque nuestra
vida se pasa en la inmovilidad, en la posición sentado o acostado, en una palabra, en la sedentari&lt;la&lt;l. El lujo, el confort, todos los perfecciouamieu-.
tos técnicos tienden a la supresión del esfuerzo
físico que es, ~in embargo. indispensable a la
buena salud. Sin él sobreviene la atrofia muscular,
el ret~rdamiento de la circulación, la semi-afixia
permanente por falta de oxigenación, y en fin la
arterio-esclerósis por sobrealimentación. El habitante de la ciud~d está. de pié dos o tres horas
sobre veinticuatro. El resto del tiempo lo pasa
sentado o acostado. Esta existencia lo lleva fatalmente a la tristeza y al pesimi1?_mo.
1•
11.) 1., 11 '" " ,111
il, 111 JJn
1

Por instinto, preferimos el hombre sano, bien
equilibrado. que marcha erguido y con la cabeza
levantada, al deprimido nervioso, irritable, preocupado que codea los muros de la ciudad con un
paso flojo y la frente inclinada hácia la tierra.
No hemos considerado las personas de una
potencia física excepcional, sino solamente ~ndividualidades equilibradas.
Tenemos para mostrar lo que el hombre normal
debe ser, los espléndidos ejemplares de la estatuaria grie 0 a. Son l~s prototipos. Nada han ~rdido
de su vJor documentario y representan todavía en

-

104 -

el siglo veinte los ejemplares más hermosos que un
ser humano pueda realizar.
Entre los profesionales de aLletismo, se encuentran muchos hombres que no tienen de atleta sino
el nombre y que son verdaderos desequilibrados funcionales. Tal no es el estado físico ideal
pues resulta de un entrenamiento excesivo y mal
llevado. El punto al cual debemos dirigirnos es
solamente el de elevar la raza con una enérgica
educación corporal.
Tenemos en nuestra contra el misticismo de
cier~s religiones que _exaltaron siempre la ética en
detrimento &lt;le la estética. Pero, por ciertos síntomas precursores, nos es permitido adivinar que
estas reltj-i.c;_
mes están dispuestas, desde ahora, a
c?nciliar las exigencias del dogma con las asyirac10n~s. de una raza que trata de rejenerarse y quie-·
re VlVtr.
La guerra ha dado un reiultado que no se había
obteni~o ni con las _exhortaciones de los pedagogos, m con las prédicas de los moralista~ Hoy dia,
muchas_ personas, para llegar a ser atletas pasables,
están d1spu~st~s ~ afrontar privaciones y a impo- ·
nerse una d1sc1phna y esfuerzos contínuos.
Los médicJs debieran ser los iniciadores de la
educación física. Pero, encerrados en un tradicionalismo d_e ~scuela inestirpable,_ absorvidos por los
d_eberes diar10s _de una profesión que no les deja
smo muy p_oco hempo libre, no parecen dispuestos,
por lo ménos hasta ahora, a esparcir los principios
de la educación física. Hombres de gabinete cuyo
modo &lt;le vida indiv.iJual no se armoniza con la

-

105 -

�educación sportiva, los médicos están obligados a
menudo a hacer un verdadero esfuerzo, que ellos
consideran como una dura concesión, para aplicar
a ciertos enfermos estos medios de educación y de
reeducación física cuyo empleo es tan frecuentemente coronado por el éxito.
A esta crisis de iniciadores se agregan los errores que no faltan jamás al tratarse de las primeras
realizaciones prácticas de ideas nacidas en la víspera. La gimnástica amorosiana ha reinado durante cerca de un siglo; se la ha reemplazado por un
método venido del extranjero y que, si bien es
cierto que conviene a los ·suecos, no es adaptable
de ninguna manera a nuestra raza. El entusiasmo
fué tao breve -como hab~a sido de vivo. Hoy se
vuelve nuevamente a los procedimientos que pretenden simplemente ayudar al desarrollo físico
normal del adolescente que realiza para el cuerpo
lo que 'el maestro hace en el liceo para el espíritu.
· Saint-Beuve -ya había confesado antes que la
gloria 'de su pontificado literario no podía, en una
justa balanza, equilibrar las alegrías de un teniente de húsares. Ser una bestia robusta es un orgullo que equivale al otró. Los bonos intelectuales
están hoy día a bajo precio. La natur1_1.leza concluye siempre por tomar la revancha. La selección y
el perfec~ionamiento de los sujetos sanos están a
la orden día. Nuestros deseos son volver a una raza escogida tanto en lo físico como en lo moral.

106

éCómo llegar a ello?
Por el equilibrio de todas las funciones orgánicas.
cCómo asegurar este equilibrio)
Por el movimiento bajo el sol.
La Liga de los colegios de atletas y &lt;le los estadios municipales fundada por el Marques de Pollignac ha ten-ido por fin generalizar uu método de
educación física-el ele Jorge [lebert-que ha hecho sus pruebas en Lorient .Y en Reims. Es poco
costoso, fácil J alegre ; utiliza un uú1imun:i de
aparatos.
Si yo insisto aquí de un modo particular sobre
el método de Hebert, es · porque creo firmemente
que en el estado actual de nuestra raz::i , la salud
de la Francia depende Je algunas pistas para ca:rrer, de algunas vallas ·para saltar y de un poco de
iniciativa y de buena voluntad.
En el último Congreso Internacional de Educación Física, realizado en 'París en Marzo de I 914", .
el teniente coronel Roblet, en persona comandando nuestra escuela de Joioville, presentó un informe sobre la educación física según un programll
concebido tomando en cuenta las pruebas obligatorias del método de Hebert. Solo la natación quedaba
facultativa. El añadía -aún el restablecimiento de la '
barra fiia · tan predilecto a Amaros, y qúe. JoinviJle, ayer no más, consideraba como una heregía.
!No se puede concebir algo más ecléctico! '
El teniente coronel Roblet entonaba el de pro-

107 -

�fundi.s de la «Suecia pura,&gt; de la cual Joinville había sido su templo durante algunos años , y cuya
insuficiencia quedó demostrada al tratarse de
educar adolescentes sanos y no conval~cientes.
Hoy sabemos que los sucesos que_ no pr~ct_ican
sino la lección típica sueca no adqmeren m fuerza ' ni ao-ilidad.
Sabemos también que si la Suecia
o
ha produci&lt;lo soldados (y esto, por otra parte, mucho antes que Ling), si en la última olimpiada ha
podido exhibir e~celentes atletas, es que. todos sus
hombres habían hecho otra cosa.
Esta otra cos_~ spn simplemente_ los movimientos naturales frecuentemente repetidos, acompañados de un máxi~um de esfuerzo y amplitud y que
Hebert ha tenido el gran mérito de codificar en su
métoqo natural.
Hemos visto a los fusileros marinos practicar,
con las piernas y el tronco desnudos, ejercicios
gimnásticos que no tienen nada de común con los
del método sueco, como marchar, correr, trepar
la cuerda lisa o subir los pórticos, luchar, saltar,
levantar pesos' de 20 a 4o kilógramos ,_ lanzar la
bala de 8 kilógramos, y todo esto con un ánimo
maravilloso durante cincuenta minutos consecutivos, sin reposo entre un ejercicio y otro, o mejor
dicho, reposando del uno por el otro.
·
En una palabra, en estos ejercicios no hemos
visto nada que se parezca a los movimientos lentos
ni a las actitudes del sistema sueco. Apenas algunos movimientos c&lt;correctivos y científicos», pero
siempre acompañados de un ejercicio activo, marcha o carrera. Nada de inútiles vil:!"ihncins con res#

•

....

-

&lt;.;.;

••

pecto a las «posiciones fundamentales&gt;). Ningún
cuidado de «inmovilizar algun segmento d~l cuerpo
mientras que los otros trabajam). Los monitores,
desnudos como sus hombres, tan pronto vigilan
como corren con ellos, se limitan a corregir los
movimientos demasiado incorrectos. Lo que se
pide a estos hombres no es ejecutar movimientos
racionales, sino obrar lo más energicarnente y del
modo más variado posible.
Para los adoradores del sist.ema sueco, esto parecería un exceso de ejercicio y una locura , lo que,
en verdad, no es más que el entrenamiento regular de todos los medios físicos del cuerpo humano,
y no pieza por pieza, miembro por miembro, a la
manera de una mecánica. Se trata aquí de un conjunto vivo en el cual todas las partes son solidarias.
Los adolescentes y _los jóvenes no pueden todos
frecuentar los colegios de atletas. Para muchos ,
las sesiones de trabajos físicos deben tener lugar
obligatoriamente a domicilio. En semejante caso,
este trabajo será hecho, o a manos libres, o con
pesos ligeros , objetos pesados, ejercitadores, mazas
y máquinas diversas.
El ejercicio en la pieza no debe ser considerado como
el ideal. Es más hien un medio de hacer negocio.
Este procedimiento concluye lo más amenudo por
dar bíceps, pero no acrecienta ni ta· capacidad
respiratoria ni la r~sistencia cardiaca. Sistemáticamente empleado, produce falsos atletas de muscules enormes, incapaces de correr y de producir un
esfuerzo sostenido. Estos fal~os profesionales de
brazos. nudosos, que exhiben todos los días sus hi-

108-

109 -

�pertrofias, están lejos de valer lo que tal clown, o
equilibrista o jugla1-, menos potente, pero más
diestro ) más rápido ...
Por léemino medio, es necesario admitir que
las palanquetas no deben pasar de dos kilógramos
y medio a tres kilógramos para los pesos unilaterales. Su empleo permite un gran número &lt;le movimientos, y esta multiplicidad de jestos tiene precisamente por efecto provocar el desanollo detallado de cada facele muscular.
EL empleo excesivo de palanquetas p~sadas, la
necesidad al principio de cada contracción, de un
esfuerzo completo y brusco, tiene por efecto el favorecer el acortamiento del cuerpo muscular y el
alargamiento del tendon a espensas de este cuerpo
muscular y conduce rapidamente a la globización
del músculo.
El trabajo en los ejercitadores es excelente, pero
a. condición de que los grupos musculares que
presiden a los movimientos de flexión y de esten-:sión trabajen sucesivamente y en las misma·s condiciones de esfuerzo muscular.
Las mazas son sobretodo utilizadas en I ngl~terra
y en Am,Irica. Tienen la forma de ~na botella de
madera terminada por un cuello alargado que facilita la t_:&gt;rehensión J cuyo peso es de una a seis
libras. Son sobretodo útiles para el desarrollo de
los músculos dorsales y pasan con justa razón por
no present~r los inconvenientes de las palanquetas
pesadas.
La técnica propiamente dicha de los ejercicios

físicos es muy delicada ( 1). Todo período de entrenamiento debe ser precedido de un exámen médico muy completo que se refiere sobretodo al estado de la circulación, al estado mismo del corazón,
a la función respiratoria y al aparato locomotor.
El estado orgánico debe ser establecido con toda
conciencia, con toda exactitud, ántes de acordar el
programa de los ejercicios más convenientes. La
repartición de los movimientos debe ser siempre
subordinada a desarrollar desde luego. las partes
visiblemente atrofiadas, después de lo cual, se
comenzará la fase de adaptación a los movimientos de conjunto que tienen por fin desembarazar
al organismo de los residuos de la nutrición J de
eliminar los tejidos· de reserva suplementarios o
inútiles. La fase siguiente corresponderá a la de
entrenamiento propiamente dicho, en la cual el
juego de los órganos se efectuará con su máximo
de expansión y amplitud.
Los ejercicios utilitarios que ponen en juego un
gran número de müsculos a la vez, están al alcance de todos. La prehensi6n desarrolla los antebrazos los hombros y el dorso. El lanzamienlo pone en
juego los músculos deltoides y pectorales. El pegar
desarrolla los hombros J los músculos oblícuos &lt;le
la cintura abdominal. El trepar, ejercicio natural
entre todos, fortifica el antebrazo y el brazo, la
parte superior del tronco y la cintura aLdominal.
Hebert, en su método, no se sirve de otra jimnástica abdominal, tan eficaz le parece la influencia de
( 1). Cuando no se con0cen los fundamentos científicos. (N. del T.)

. _

110

-

11 T

�este ejerócio sobre tales músculos. El levantamiento
de pesos, &lt;lel que Lanto se ha abusado, fortifica
soh_r;todo los músculos de_ los hombros J de la
reg10~ lumbar. En la tracción y desplazamientos
de ob,1etos pesados, hay que guardarse de ir hasta
el ~sfuerzo co_njestivo que puede llegar a producir
accidentes senos, sobretodo en las personas de eda&lt;l,
En fin, la marcha, la carrera y el sallo representan el trabajo muscular fisiolójico por excelencia.
Para ser útil, la marcha debe ser efectuada a una
rapidez de _6 a 7 kilómetros por hora. Ella provoca la amplitud de la respiración, _la aceleración del
pulso y una su&lt;lación eliminadora de tóxicos muy
saludables. Conviene marchar cuotidianamente,
durante un tiempo suficiente, un~ hora. por ejemplo, pero ª?m_ei~tando progresivam~ote la lijereza,
~esde el pnnc1p10 al fin de la ~cs1ón. La marcha
conserva la juveoilidad,_ evita la acumulación de
la g, asa y mantiene la regularidad de las funciones dijestivas. La multiplicidad 9e los medios de
transporte que ha traído como consecuencia la restricción de la marcha, es la causa de que cada día
se encuentren más ob~sos, ~sténicos y dispépticos.
L~ ca~r~ra e~ _el me,1or y má_s completo de todos
los eJerc1c10s f1S1cos. Yo lo he nnpuesto a personas
sanas y aún a algunas alcanzadas de disturbios de
nu~r~ción, y en todo caso no he tenido mas qu¡
felicitarme de ello. La marcha suscita una actividad muscular general, determina la actividad de
los aparatos circulatorio, respira~9rio y glandular,
además que sobreacti va el automatismo nerviosoNo necesila de ningún aparalo, puede ser pracLi ·

cada en todas partes. e11 la ciudad como en los
campos J no deja tras ella ninguna laxitud. Toda
persona que conserrn el hábito de correr cuotidiana1~1enle se s~breoxigena y se dcsintm.ica: dos
acc10nes combrna~as _que tienen por efcclos pri ncipal~s _c~altar la vllaltdad J consenar el , igor , la
llex1 b1 lid ad.
'
Lo~ m~r?cntos del dia que mejor convienen a
este eJerc1c10 son, sea en la maiíana de 6 a 8 0 de
10 a I .2, sea en la tarde de 5 a 7. Igualmente se
ha precon~zado en la noche, antes de acostarse,
pero conviene en todo caso que este ejercicio teno-a
lugar al ménos dos o tres horas d~spués de l~s
comidas.
El :ideal es ejecutar el trabajo físico a pleuo aire,
con el tronco y los miembros inferiores desnudo:5. ~l atleta del ~ire libre es incomparablemente
mas vigoroso y 1~1as res1slente que el d~ lns salas
cerradas. Las s~s10nes de entrenamiento que tienen
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                  <text>"Hacia la década de 1910, en un clima de crecientes movilizaciones sociales dadas por las precarias condiciones de vida de obreros de diversas áreas, la Federación de Estudiantes de Chile volcó en la revista Juventud su preocupación por la cuestión social, al tiempo que reflexionó sobre la modernización del ámbito universitario -que reproducía las divisiones sociales- y del rol del estudiante en el desarrollo cultural del país. En la revista, la Federación dio cuenta de la tarea política de los estudiantes, comprendiéndolos como actores llamados a liderar y encauzar estas transformaciones. En este sentido, ya en el quinto año de existencia de la asociación, Juventud se planteó como una de los medios de esta ""juventud estudiosa"" para alcanzar los ideales de cambio social e institucional.&#13;
En su primer periodo, la revista se publicó entre agosto de 1911 y abril de 1912 de manera mensual. En el editorial del número 1 se estableció la necesidad de que la Federación contara con un medio que, de alguna forma, lograra ""despertar el apetito intelectual"" tanto de estudiantes como de estudiosos, por lo que Juventud se propuso como objetivo ""mantener atención constante sobre los ideales y sobre los problemas científicos, sobre la buena literatura nacional y extranjera y sobre toda clase de manifestaciones artísticas".</text>
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                <text>Hacia la década de 1910, en un clima de crecientes movilizaciones sociales dadas por las precarias condiciones de vida de obreros de diversas áreas, la Federación de Estudiantes de Chile volcó en la revista Juventud su preocupación por la cuestión social, al tiempo que reflexionó sobre la modernización del ámbito universitario -que reproducía las divisiones sociales- y del rol del estudiante en el desarrollo cultural del país. En la revista, la Federación dio cuenta de la tarea política de los estudiantes, comprendiéndolos como actores llamados a liderar y encauzar estas transformaciones. En este sentido, ya en el quinto año de existencia de la asociación, Juventud se planteó como una de los medios de esta "juventud estudiosa" para alcanzar los ideales de cambio social e institucional.&#13;
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u.

CENTRAL
A. N. '-

'
LECTURAS .E LECTA

SCHAHRAZADA

�s~~ ~A;IB~~f

tE~T~
DE TODOS LOS PAISES:5==

VOL. I.

LICTUa&amp; IILICTA
a ■ x1co.

acax1x

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HISTORIA PRODIGIOSA
DE LA CIUDAD DE BRONCE
CUBIITO DB

LAS MIL NOCHES Y UNA NOCHE

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ben-Barkhia el mando de los guerr,eros humanos, y a
Domriat, rey de los efrits, el mando de todo el ejército
de genios, que ascendía a sesenta millones. y el de los
animales y aves de rapiña recolectados en todos los
puntos del universo y en las islas y mares de la tierra.
Hecho lo cual, yendo a la cabeza de\ tan fonnidabl~
eJército, Soleimán se dispuso a invadir el país de mi
soLerano el rey del Mar. Y no bien llegó, ;ilineó su ejército en orden de batalla.
"Empezó por formar en dos alas a los animales, colocándolos en líneas de a cuatro, y en los aires aposto
a las grandes aves de rapiña, destinada,, a servir de
centinelas que descubriesen nuestros movimientos, y a ,
arrojarse &lt;le pronto sobre los g'.tt:rreros para herirh:5 y
sacarles los ojos. Compuso la vanguardia con el ejército
de hombres y la retaguardia con el ejército de genios: v
m:rntuvo a su diestra a su visir 1\saff ben-Barkhia, y a
su izquierda a Domriat, rey de los genios del a.ire. El ,
permaneció en medio, sentado en su trono de pórfido )
de oro, que arrastraban cuatro elefant,es. Y dió entonce,
la señal de la batalla.
"De repente híwse oir un clamor que aumentaba con
el ruido de carreras al galope y el estrépito tumultuoso &lt;lt los genios, hombres, aves de rapiña y fieras guerreras; y resonaba la corteza terrestr.e bajo el av.:&gt;te forn:idable de tantas pirndas. en tanto qm· relemHaba e: 1
. aire con el batir de millones de alas, y con las exclamaciones, los gritos y los rugidos.
·'Por lo que a mí respecta, se me concedió el nmndo d,,
la vanguardia del ejército de genios sometidos al rey del
20

LA

CIUDAD

DE

BRONCE

Mar. Hice una seña a mis tropas, y a la cabeza de ellas
me precipité sobre el tropel de genios enemigos qtte mandaba el rey Domriat. E intentaba atacar yo mismo al jefe de los adversarios, cuando le vi convertirse de impro,•i~o en una montaña inflamada que empezó a vomitar
fuego a torrentes, esforzándose por aniquilarme y ahogarme .::on los despojos que caían hacia nuestra parte
en olas abrasadoras. Pero me defendí y ataqué con encarnizamiento, animando a los míos, y sólo cuando me
convencí de que el número de mis enemigos me aplastaría a la postre, dí la señal de retirada y me puse en fuga por los aires a fuerza de alas. Pero nos persiguieron
por orden de Soleimán, viéndonos por todas partes ro-deados de adversarios, genios, hombres, animales y pájaros; y de los nue5tros quedaron extenuados unos.
aplastados otros por las patas de los cuadrúpedos, y precipitados otros desde lo alto de los aires, después que les
sacaron los ojos y les despedazaron la piel. También a
m: alcanzáronme en nú fuga, que duró tres meses. Preso
y amarrado ya, me condenaron a estar sujeto a esta cokmna negra hasta la extinción de las edades, mientras
que aprisionaron a todos los genios que yo tuve a mis
órdenes, los transformaron en humaredas y los encerraron e11 vasos de cobre, sellados con el sello c1e Soleimán.
'}Ue arrojaron al fondo del mar que baña las murallas
üe la Ciudad de Bronce .
''En cuanto a los hombres que habitaban este país, no
se exactamente qué fué de ellos, pues me hallo encadenado desde que se acabó nuestro poderío. ¡ Pero si vais
21

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11

NOCHES

Y

UNA

cjos. Y a sus plantas despl,egóse un espectáculo que t
contuvo la respiración.
Estaban viendo una ciudad de sueño.
Bajo el blanco cendal que caía de la altura, eu toda
la extensión r¡ue podría abarcar la mirada fija en los h
rizontes hundidos en la noche, aparecían dentro del recinto de bronce cúpulas de palacios, terrazas de ca~
i,pacibles jardines, y a la sombra de los macizos, brillahan los canales que iban a morir en un mar de metal,
cuyo seno frío reflejaba las luces del delo. Y t:l broa..
ce de las murallas, las pedrerías encendidas de las ~
pulas, las terrazas cándidas, los canales y el mar entero¡
así como las sombras proyectadas por Occidente, amalgamábanse bajo la brisa nocturna y la luna mágica.
Sin embargo, aquella inmensidad estaba sepultada, como en una tumba, en el universal silencio. Allá dentro
ne había ni un vestigio de vida humana. Pero he aquí
que con un mismo gesto, quieto, destacábanse sobre mo.
mimentales zócalos altas figuras de bronce, enormes jinetes tallados en mármol, animales alados que se inm(!•
vilizaban en un vuelo estéril; y los únicos seres dotados
dt. movimiento en aquella quietud, eran millares de in•
mensos vampiros qlle daban vueltas a ras de los edifi•
cios bajo el cielo, mientras buhos invisibles turbaban d
extático silencio con sus lamentos y sus voces fúnebres
en los palacios muertos y las terrazas solitarias.
Cuando saciaron su mirada con aquel espectáculo extraño, el emir Muza y sus compañeros bajaron de la
montaña, asombrándose en extremo por no haber adwrtido en aquella ciudad inmensa la huella de un set
24

LA

CIUDAD

DE

BRONCE

humano vivo. Y ya al pie de los muros de bronce, llegaron a un lugar donde vieron cuatro inscripciones grabadas en caracteres jónicos, y que en seguirla &lt;lescifró y
tradujo al emir Muza el jeique Abdossamad.
Decía la primera inscripción :
¡ Oh hijo d~ los hombres, qué vanos son tit-S cálculos 1
¡La muerte está cercana; no hagas cuentas para el por'Venir; se trata de un Señor del Universo que dispersa
las naciones y los ejércitos, y desde sus palacios de vastas magnificencias precipita a los reyes en la estrechri
t11orada de la ti1mba; y al despertar sit alma en la igualdad de la tierra, han de verse reducidos a un montón de
a,niza y polvo!

Cuando oyó estas palabras, exclamó el emir Muza:
''¡ Oh sublimes verdades! ¡ Oh sueño del alma en la
igualdad de la tierra : ¡ Qué conmovedor es todo esto !"

Y copió al punto en sus pergaminos aquellas frases.
Pero ya traducía el jeique la segunda inscripción que
decía:
i Oh hijo de los hombres! ¿ Por qué te ciegas con tus
jJ1'opias manos? ¡Cómo puedes confiar en este vatu
mundo? ¡No sabes que es u1z albergue pasajero, mia morada transitoria? ¡Di! ¡ Dónde están los reyes que cimentaron los imperios? ¡ Dó11de están los Ctmqitistadores,
los dueños del Irak, de Ispahán y del Khorassán? ¡ Pa:aron cual si nunca hi,bieran existido l

Igualmente copió esta inscripción el emir Muza, y
escuchó muy emocionado al jeique, que traducía la ter-

cera:
25

�MIL

NOCHES

Y

UNA

NOCHE

¡Oh hijo de los hombres.1 ¡He aquí que transcurreit
tu vida hacia eí
término final! ¡Piensa en el día del.Juicio ante el Scñof,
tu Dueno ! J Qué fué de los soberanos de la India . de la
China, de Sina y de N11bia!' ¡ Les arrojó a la nada el
soplo impla,cable de la muerte!

CIUDAD

DE

BRONCE

No pudo el emir Muza contener st1 emoción, y se estuvo largo tiempo llorando coJ1 las manos en las sien.e$,
y decía: ''i Oh el misterio del nacimiento y de la muerte! ¿ Por qué nacer, si hay que morir? ¿ Por qué vivir.
si la muerte da el olvido de la vida? ¡ Pero sólo Alal1
conoce los destinos, y nuestro deber es inclinarnos ante
Éi con obediencia muda!" Hechas estas reflexiones, ~encaminó de nuevo al campamento con sus compañeros,
y ordenó a sus hombres que al punto pusieran manos ~la obra para construir con madera y ramajes una escala'
laga y sólida, que les permitiese subir a lo alto del muro,
con objeto de intentar luego bajar a aquella ciudad sin
puertas.

En seguida dedicáronse a buscar madera y gruesas
ramas secas; las mondaron lo mejor que pudieron con
sus sables y sus cuchillos; las ataron unas a otras con
sus turbantes, sus cinturones, las cuerdas de los camello~, las cinchas y las guarniciones, logrando construir
una escala lo suficiente larga para llegar a lo alto de las
;,;mrallas. Y entonces la tendieron en el sitio más a pro pósito, so~teniéndola por todos lados con piedras gruesas, e invocando el nombre de Alah comenzaron a tre1;ar por ella lentamente, con el emir Muza a la cabeza.
Pero quedáronse algunos en la parte baja de los muros
J,ara \'igilar el campamento y los alrededores.
El emir Muza y sus acompañantes anduvieron durante
algún tiempo por lo alto de los muros, y llegaron al fin
ante dos torres unidas entre sí por mm puerta de bronce.
cuyas dos hojas encajaban tan perfectame•ite, que no
s,: hubiera podido introducir por su intersticio la punta
de una aguja. Sobre aquella puerta apar,ecía grabada en
relieve la imagen de un jinete de oro que tenía 1111 brazo
extendido y la mano abierta, y ,en la palma de esta mano
había trazados unos caracteres jónicos que descifró en
seguida el jeique Abdossamad y los tradujo del siguiente
r,odo: "Frota la puerta doce v,eces con él clavo que ha:'
en mi ombligo."
Aunque muy sorprendido ele tales palabras, el emir
Muza se acercó entonces al jinete y notó que, efectivamc:nte, tenía metido en medio del ombligo un clavo de
oro. Echó mano e introdujo y sacó el clavo doce veces.
Y a las doce veces que lo hizo, se abrieron las dos hojas
dt: la puerta, dejando ver una escalera &lt;le granito roj•J

26

27

lr.,¡., dias, y miras indiferente cómo corre
l.
, 1

i 'A

Y exclamó el emir Muza: "¿ Qué fué de los soberanos
de Sina y de N'ubia? ¡ Se perdieron en la nada!" y deóa la cuarta inscripción:
¡ Oh hijo de los hombres! ¡ Anegas fa alma en los placeres, y no ves que la muerte se te monta en los hombros
espiando tu.s movimientos! ¡ El mundo es como una ttla
de araña, detrás de cuya fragilidad está acechá11dote la
nada! ¿A dónde fueron a parar los hombres llenos de
espcrau;;as y sus proyectos efímeros? ¡ Cambiaron por
l.1 tumba los palacios donde Jwbitan bi,hos ahora!

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1
'¡,
j'

MIL

NOCIJES

Y

UNA

C / f, D A

•1ue descendía caracoleando. Entonces el emir Muza !
su&amp; acompañantes bajaron por los peldaños de esta esca,.
lera, la cual les condujo al centro de una sala que daba
a ras de una calle en la que se estacionaban guardias armados con arcos y espadas. Y dijo el emir Muza:
"¡ Vamos a hablarles antes de que se inquieten con nue!l-&lt;
tra presencia !"
Acercáronse, pues, a estos guardias, unos de los cuales estaban de pie con el escudo al brazo y el sable des,
nudo, mientras otros permanecían sentados o tendid0$.
Y encarándose con el que parecía el jefe, el emir Muza
le deseó la paz con afabilidad; pero no se movió el
l•ombre ni le devolvió la zalema; y los demás guardias
permanecieron inmóviles igualmente y con los ojos
fi.jos, sin prestar ninguna atención a los que acababan
de llegar y como si no los vieran.
Entonces, por si aquellos guardias no entendían el
árabe, el emir Muza dijo al jeique Abdossamad: "¡ Oh
jeique, diríjeles la palabra en cuantas lenguas c.on01:tas !" Y el jeique hubo de hablarles primero en lengua
e-riega; luego, al advertir la inutilidad de su tentativa,
le!&gt; habló en indio, en hebreo, en persa, en etíope y en
sudanés ; pero ninguno de ellos comprendió una palabra
&lt;le tales idiomas ni hizo el menor gesto de inteligencia.
Entonces dijo el emir Muza: "¡ Oh jeique ! Acaso est;n ofendidos estos guardias porque no les saludaste al
estilo de su país. Conviene, pues, que les hagas zalemas
al uso de cuantos países conozcas." Y el v,enerable Abaossarnad hizo al instante todos los ademanes acostumb-ados en las zalemas conocidas en los pueblos de cuan
4

2S

J?

DE

BRONCE

tas comarcas había recorrido. Pero no se movió ninguno de los guardias, y cada cual permaneció en la misma
actitud que al principio.
AJ ver aquello, llegó al límite del asombro e] emir
Muza, sin querer insistir más; dij o a sus acompañantes
que le siguieran, y continuó su camino, no sabiendo a
qwé causa atribuir semejante mutismo. Y se decía el
jeique Ab&lt;lossamad: "¡ Por Alah, que nunca vi cosa tan
extraordinaria en mis viajes!"
Prosiguieron andando así hasta llegar a la entrada del
zoco. t Como encontráronse con las puertas abiertas, pe·
netraron en et interior. El zoco estaba lleno de gent,es
&lt;¡ue vendían y compraban ; y por d~lante de las tiendas
se amontonaban maravillosas mercancías. Pero el emir
Muza y sus acompañantes notaron que todos los compradores y vendedores, como también cuantos se hallaban en el zoco, habíanse detenido, cual ' puestos de común acuerdo, en la postura en que les sorprendieron; Y
se diría que no esperaban para reanudar sus ocupaciones
habituales más que a que se ausentasen los extranjeros.
Sin embargo, no parecían prestar la menor atención a
lá presencia de estos, y contentábanse con expresar por
medio del desprecio y la indiferencia ·el disgusto que semejante intrusión les producía. Y para hacer aún 1nás
significativa tan desdeñosa actitud, reinaba un silenci,i
general al paso de los extraños, basta el punto de qu;:
eu el inmenso zoco abovedado se oían resonar sus pisadas de caminantes solitarios entre la quietud de su all. En árabe suk, o sea mercado.
211

��•
Ji/L

NOCHBS

Y

DB

Caudo mcribieroa ... - perpmiaoa ata .
ci6a, que les coamovi6 mucho, fnnqueal'Oll ana

en

que creslaae hablan salido la vlapera de

y

puerta que ae abrla
medio de la pieria,
una sala, en el centro de la cual babia uua bermoaa
de mármol transparente, de donde se eseapaba an
1idor ,de agua. Sobre la pila, a manera de techo
blcmeate coloreado, se alzaba un pabell6n cubi~
colpduras de seda y oro en maticee diferentes,
nados con un arte perfecto. Para llegar a aquella
ti agua se encau,aba por cuatro canalillos trazadoec
el suelo de la sala con sinuosidades encantadoras, y
da canalillo tenía un lecho de color especial: el
tenla un lecho de pórfido rosa; el segundo, de t
el tercero, de esmeraldas, y el cuarto, de turquesas;
tal modo, que el agua de cada uno se teftía del colot
1u lecho, y herida por la luz atenuada que filtrabau
sedas en la altura, proyectaba sobre los objetos de
alrededor y las. ·paredes de mármol, una dulzura de

Nje marino.

°"

Alli franquearon una segunda puerta, y entral'Oll
segunda sala. La encontraron llena de moneda■ ant'
de oro y plata, de collares, de alhajas, de perlas, de
bíes y de toda claae de pedrerías. Y tan amontonado
taba todo, que apenas se podía cruzar la sala y '
¡,or ella para penetrar en la tercera.
Aparecía ésta llena de armaduras de metales pr
&gt;OS, de escudos de oro enríquecidol con pedrerlu,
cascos antiguos, de sables de la India, de lanzas, de
nablos y de coruas del tiempo de Daúd y de Sol ·
y todas aquellas armas estaban en tan buen estado

.

BRONCB

que las fabricaron.
laego en la ~ sala, enteramente ·oca-

QDOS

umarios y

estantes de maderas precioaas, donordenadamente ricos trajes, ropones ■un•
de valor y brocados W...dos de un IIIOdo
Dalle alli se dirigieron a una puerta abierta
116 el acceso a la quinta NlL
. , contenia entre el suelo y el techo mis que
eiaeres para bebidas, para manjares Y para
: tazones de oro y plata, jofainas de cristal
c:opu de piedras precious, baudejas de jade Y
de diveraos colores.
bubiet'on admirado todo aquello, pensaron en
wtire 1111 pasos, y be aquí que sintieron la téntallevarse un tapiz inmenso de seda y oro que
1111&amp; de las paredes de la sala. Y dotrás del tapiz
gran puerta labrada con finas marquet~a_;;
y ébano, y que estaba cerrada con cerroios
ain la menor huella de cerradura donde meter
Pero el ~ue Abdouamad se puso a estudiar
o de aquellos cerrojos, y acab6 por dar con
e oculto, que huho de ceder a sus esfuerzos
la puerta gir6 sobre sí misma y di6 a los viajeacceso a una sala milagrosa, abovedada en
de c:6pula y construida con un mirmol tan pulido,
un espejo de acero. Por las ventanas de
ula, a través de las celoslas de esmeraldas i
filtrábase una claridad que inundaba los obun resplandor imprevisto. En el centro, SOl!e-

sa

�MIL

y

NOCHBS

nido por pilutru de oro,

UN,1

NO

oobre cada nna de lis

babia 1111 pájaro con pi-je de ~ 7 pico
bles, erguiase una especie de oratorio adornado
¡aduras de seda 7 oro, 7 al que 1IDU ¡radu de
unlan al melo, donde ur,a magnifica alfombra,
mente ~cada con lana de rolores gtori~
foOftS sm aroma en medio de su ckped sin aa ·
IOda la vida artificial de sus florestas pobladas
roa 7 aoimates copiados de manera exacta, cc,li ID
natural y sos contornos verdaderos.
El emir Muza 7 sus acompallantes mbieron
f"I~• del oratorio, y al llegar a la plataforma
llmeron mudos de sorpresa. Bajo un dosel de 1
IJ salpicado de gemas 7 diamantes, en amplio
construido coa tapi«s de seda IUJlerpUeSIOS, r
una joven de tez brillante, de párpadoo entornados
~I audio tras UDU larga• pest•ftas combadas, 7
belleza
realzábue con la calma admirable de sus
.
&lt;1ones, con la corona de oro que oellia su cabell
la di~dema de pedrerias que constelaba su frente, Y'
d húmedo collar de perlas qne acariciaban 111
piel. A derecha y a uqaierda del lecho se bailaban
esclavos, blanco uno y negro Otro, armado cada
&lt;'OD un alfanje desando y una pica de ..,.,.o. A loa
del lecho había una mesa de mármol, en la que apar
rabadas laa siguientes frases:

'ª

,s,,.,

/a '11irg...
Y llla ffllllad

Toa,,,,,,, l,ija del ,e, d, lo1 ,A.

Mi citldad / ¡ Pn,d,i ~ ;/,uro o 111 th1to, flÍoj,ro qwe logrtUlt ,,_,,,,.,

IOI,

DB

B((ONCB

,....,.,,._,__6r, __ _

.,.ua ,... ... ewo,da6, ,... ,. ,,.,.,,.,.
emir Mua 1111 repaso de la ....,..cióa que bula prele!lCia de la joven dormida, dijo
: "Ya eo hora de que """ alejlllRIINII dapah de ver coau tan aaombrosu, y
hada el mar en baaca ele loa de
DO

oliltante, Clflel' de -

palado todo

,-ruca: pero guardaoo de poae.- la mano aodel tty o de tocar sos Yellidoi.
dijo Taleb ben-Sebl: "1 Oh emir nuestro,
palacio poede compararse a la belleza do
1 Seria una lútima dejarla ali! en vez de Ue• Damasco para ofrdnela al califa. Valdrb
repJo qne todas las mforaa de efrits del
cmtest6 el emir Maza: "No po •le. "'" tocar a
porque seria ofenderla, y nol atraeriamo:I
" Pero ettlamó Taleb: "1 Oh emir nuestro!
-.ivu o dormldu, no se ofenden mmca por
tales." y tru de babel" dicho estas pa1abru,
a la joven y quiso le-.antarla en ~ Pero
de repente, atraYOl&amp;do por loa alfujes y
de loa aclaYOS, que le acertanra al mismo tiem11 cabeza y en el coruáa.
,aquello d emir Maza no quito permanece.- ni
más en el palacio, y orden6 a ans acompafllle ..Ue.-an de prisa para emprender el camino

11

llegaron a la playa, -

at

;Jf

•

alll

a _.

�- ......... ________ _
J.llD NOCHBS Y

•

•

UN~ NO

,_..., 1 que cou t¡ ediena a Ju n:Z 91• •
y canfOl'llle a la f6ramla m-hnan• Y dijo
Maza el de mú edad entre ellot, y que parecfa
jefe: H¡ Oh venerable jeiqae ! ~ de parte de,
tro daelio d celifa Abdehnelek bm.Vietwú,,
car en mar . . _ cm efrita de tiempoe del
Soleim6n e Pnedea ayudaraoo ea
in•
DOS y explicamos el misterio de esta ciodad
priY&amp;doa de movimiento todos los seres
Y
d --..o: H Ante todo, hijo ll'io, In• ae saber '1ª"
toe ~ w b•II- ea esta playa
la palabra de Alab y ea la de ID Enviado ( cm él
¡;aria y la paz!) ; pero euutos se enc:aeotrao
Ciodad de Bronce están encantados desde la
ciad, y (lfflll9lleCerÚ ul huta el die del Juicio.
a lo&amp; .....,. qne coatieoea efria, nada mu &amp;di
curároaloa, pue81o qv~ poa•tm"41 UDA porci6o de
qoe UDA vez destapados, DOS sirven pera cocer
y alimeatoa. 0a dartm"41 todos loa qoe quuáia. 1
Dlellle ea necesario, antes de destaperloo, hacerlos
PU golpeú,dolc» cm las 1D1D01, 7 obtener de q •
habitan el juramento de que r«ODOcerán la v
la mi1i6n de nuestro profeta Mobammed,
primera falta y ID rebelión contra la aopi'emacla de
leimúa ben-Daúd!" Luego dadi6: "Ademáa,
deseamos daros como testimonio de naeMra,
al Emir de los Creyentei, amo de todos noaotros,
hiju del mar que bemoa pmcado boy mismo, y qae
mi• bellu qne todu fu biju de los bombra."

D-

r

CXJ••

•

Da

.... dicho e1ta1 pcld

BR.ONCB
"t, i,I

aclao -

Maza doce dé cobre, lldlldaa en ploNllo de Solelmia, y laa das biju del - •
._ maraYillosu criatoras de larp cabellos

-

laa olu, de eera ele 1 - y de -

ad-

1 recloo.6oa y doroa CDel goijarroe marinos;
d omlJllp careclan de laa IDllhlOlldades
gmerabnente son patrimonio de las biju
y fu auatltulan con un cuerpo de pez
• derecha '1 • Uqllierda, de la propia las mojera cuaodo adYierten qne • aa puo
la atenci6n. Tenlan la vos mny dnlce, y ID
nmltaba encantadora; pero no eomprendlan nl
ninguno de loa idiomas eonoeidoo, , - . t i , espouder ímicamente cm la -,rila de w
laa prepntp que ae les dlriglan.
¡tiJerou de dar lu graciu al anciano por ID ~1iaadad el emir Muza y aua acompellantea, e m-.
a él y a todos los pescadores qne eatam coa
ea el pala de loa maauhnenea. a Danaaco, la
• las florea, de laa fTatu y de laa ..... dak:e&lt;.
la oferta el anciano y loa peaeadores, Y todol
fllvieron primero a la Ciudad de Bronce pera
,-nto pndieran llevarte de caaa ~ joyel,
'.lodo lo 1;iero de peso y ,-do ele valor. Cargamodo, ., deacolprou otra vu por las marabronce, llenaron sus lllC(II y caja de provilion~
laeaporado botín y emprendieron de nuevo el
ele Damuco, adonde Regaron felizmente al .cabo
larp Yiaje alo inc:jdenciu.
1
17

�MIL

NOCHES

Y

UNA

El califa Abdalmalck quedó encantado y marav'
mismo tiempo del relato t.JUC de la aventura le
el emir Muza, y exclamó: "Siento en extremo no
ido con vosotros a esa Ciudad de Bronce. ¡ Pero iré,
;::i;(

la venia de Alah,

"1

•

admirar por mí mismo esa&amp; ma

llas y a tratar de aclar,r el misterio de ese en
miento!" Luego quiw abrir por su propia mano los
ce vasos de cobre, y los abrió uno tras de otro. Y
aalía una humareda muy densa qut" com·ertíase
t.:n efrit espantable, el cual se arrojaba a los pies del
Jifa y exclamaba: "¡ Pido perdón por mi rebelión
Alah y a ti ¡ oh Scfior nuestro Soleimán !" Y dcsa
rian a travf's del techo ante la sorpresa de todos los
cunstanes. ~o se maravilló menos el califa de la bell
l"Cl'

de las llos hijas del mar. Su sonrisa, y su voz, y
idioma desconocido le conmO\·ieron y le emocionaron.
hizo que las pusieran en un gran baño, donde viví
alyún tiempo para morir de consunción, y de calor
t'J.ltimo.
En cuanto al emir Muza, obtuvo del califa pe
p~ra r-ctirarse a Jrrnsalén la Santa, con el propósito
pasar el resto de su vida alli, sumido en la medit
,1( las palabras antiguas que tuvo cnida,to de copiar
1ius pergaminos. ¡ Y murió en aquella ciudad. des
&lt;le ser objeto de la veneración de todos los ere
&lt;,tuc todavía van a visitar la kubha rlonde reposa ca
raz y la bendición del Altísimo!
Trad11cido dt'l árabt· por ('/

.

V trsión es¡,aiiola dt

EL N U E V O P A R I S
•

POR

J. W. GOETHE,

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\llljada Pw ,.._, • me - ' lv!imido a

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Jadill'.J--l,

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- - · - - . . , .. 1 1, &amp;W . . .

. . . ;aatnd,li•,a-.
Yo no me -.la tnaqai1o por com¡ilelo¡ tl

flolar ea tl ••-.... . . .
ele..,..._
• por ello, llafa. V t 11 4e , li pll' mú
.. ,atte jf . . . . ., lllirlllla . . . . . . . . . .

............ .

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me dol-~ eta 1 1 por •

la1aea • - . . . . -le

_ _ ,., t,.a.ea.11111111._,hfot
-lfe ..... ele que oe patee ..,_ tnllajoa

., 411111 PI
.._...,._;
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Jtncet•aa111'61pJ~&amp;

-Ceh::P1rlllo, , ~ ..... .....,
qai • lo 'llle haáld-clijo

-Adallroea.

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. . . . libe .. .aai de .. cru, - lo ........
OIIIIOdeJ . . - - INNm Cllt6licilt cdltlute.

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lado de la muralla, . . . haWa. -

pequela

.... de Cll)'U pal'fllea pendlan - -

- • coaj1111ro, JIU'eclaa
R6picle I Lle Die cambU de ropa¡

al

a-

r1ICIJli6 "

redeciDa ele colara,

polvadoa calJelJo, ta -

de haberlos daempolndo f u ~ , coa
J1111110 mio. Mlnme a 1111 1'111 ape)o y me
muy bien con mi dwru, macho mú a mi
coa mi rlgiclo traje de c1Qminao. Hice al¡uboe
p i - como lu que ballla •illo a 101
el twn,. Segala mirándome al espejo y
e&amp;saalidad la ima¡eo ele 1111 Dicho qae babia a
palda. SobN, IU blanco fondo - - colpdu
des caerdecltaa, anida cada ana coaaip mlama
a.ocio qae DO Die era dado ftl' cletde lejo&amp;. V:
In ,t- e nente e interropf al viejo acerca del
,w Ju caadai. El, may mnable, dacalp ana
y me la Olllell6. Era un mrd6a de leda verde
faene, CUJ01 cb extremoe, aaidoe por 1111 caen,
CM dos beodidaru le daban Upfflo de un imtl
tn cu,., uso no es may apetccil,le precli-Oldll!
coaa me pueclú crave, y pre¡wuE al mjo qaf
decir aqaello, Me rapoadi6 may lran,¡uilo y a
diciendo que era para loo que ahusaban ele la
,a que siempre se estaba ali! diapaeato a otorcarles.
, i6 a colgar el c:onl6o ea au litio y aie dijo q,1e
gaiera, p- esta vea no me cogi6 de la mano, lino'
caminé libre a IU lado.

.Mi gran carioeidad era labor· ahora d6ade
atar la paena y 411 paeme para atrav-.- la -ja

.

U B

T

Y

O

PAlllS

1i CllrDO ..... pd6i, JI J tuir,
..._ l!end6e m la 4anda-.
1111 cf.._ de prlla • ella: IH' ll-

....

-

me llon6 la fflla, paea

de . . - . plcu.

a telllWar
, aquel atrallD - - - termln6 - que
'Y partellDU

¡

&amp; Wi

... mcllaann - - - - . lo
al dotl aad,- _ , . ele eJérdt!&gt;; arma..
alaiem, lanzarse uao sobre otro. La vis:,... podlan afrlr tal coafuiola Y .._
iadeclblemeaie uadl1oeo faé el ver •
pol cumplew, cabrieron la n.doacloa
formaron el mú soberbio pacnte qa~ Nbc
Abora .., abrfa ante IIIÍII ojoe 1111 paiia-o
'ardla, dividido en eatreluada. hanralee
J formab&amp; 1111 075
!al lallerlnto¡ con verdea guarnJcionea ele ana pluta
qae juab habla lido . . . por mi, y n.,.
de 1111 color diatiato en cada comparti.
apenas levantaban del l!Mllo, coa lo ,..._
firihnentt lu &amp;pu truadu. Aquella
de
pcé al pleno _,.__ del sol.
ojoe, pero cui ao aabla d6nde
-pie,,, pues loa serpenteantl!I oende,os ~

,..i-ite':.

=

partaima ualada, que :4_,.., delo en el luelo o _ , .., ehlo re,ol
AnduYe alg6n tiaapo al lado de 1111
1al
clavados ea tierra, balta que adverv
centro de aqael drcalo de' 9llridoa arrlatti,
gran macbo redondo de olpre1e1 Y llainoe,

de -

.

�J

TJI.

G

o

E

T

H

a través de los cuales nada -podía verse, porque las
'.11ªs inferiores parecían brotar del suelo. 1'.1i guía.
1'11pulsarme precisamente a tomar el camino más dir ·
to, me dirigía si11 embargo hacia aquel centro, y,
gran sorpresa, al penetrar en medio de los altos ár
vi ante mí el pórtico de columnas de un magnífico
heflón d-e jardín, que parecía tener análogo aspecto
e~trada~ hacia los otros lados. Pero, más aún que .
c:emplar arquitectónico, me encantó una música cel
que brotaba del edificio. Tan pronto me parecía oír
laúd como un arpa, una cítara o algún otro instrum
to de cuerda q~e no era ninguno rle a.quellos tres. I
puerta a que habíamos llegado abrióse al instante
p~és de una leve llamada del viejo; pero ¡ cnál 11 ~ f
mt asombro cuando vi que quien salía a abrirnos
n~•a li~da muchacha idéntica totalmente a la que me
Lia bailado en suefios sobre los dedos! Saludóme
también. como si fuéramos antigi¡os conocidos y
ro_gó que en_t~ara. El viejo se quedó fuera, y yo 1fuí
tras de la ntna por un corto pasillo abovedado con her
ir.osa decoración, hasta la sala central, cuya magnífi
;,!tura, digna de una catedral, atrajo a sí mi mirada
entrar. Y me llenó de asombro. Mas mi vista no p
detenerse allí mucho tiempo, pues era solicitada abaj
¡,or un e~cantador espectáculo. Sobre un tapiz. preci
mente baJo el centro de la cúpula, estaban sentadas
triángulo tres doncellas vestidas &lt;le tres colores diver
sos, una ele rojo: otra, de amarillo; de verde la tercera
los asientos eran dorados y el tapiz un perfecto band
de flores. En sus manos estab¡m los tres instrument
so

b

L

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U E

V

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P

A

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S

que yo había podido diferenciar desde fuera; pero, turbadas con mí llegada, habían cesado de tocar.
- ¡ Sed bienvenido!- dijo la de en medio, que est,1ba sentada frente a la puerta, vestida de rojo y con

el arpa sobre las rodillas.- Sentaos al lado &lt;le Alerta,
y oíd, si sois aficionado a la música.

Entonces descubrí en un rincón wi banquito bastante
largo, en el que había una mandolina. La amable mu•
chacha la tomé en sus manos, sentóse y me ofreció sitio a su lado. Veía también ahora, a mi derecha, a la
Ségtmda dama; tenía el traje amarillo y una cítara en
la mano, y si la arpista era de figura espléndida, gran1les rasgos fisionómicos y porte majestuoso, en la citarista se descubría un ser ligero, gracioso y alegre. Era
una esbelta rubia, mientras qne aquélla estaba ornada
\IOT tma cabellera castaña. La diversidad y armonía de
la música no me apartaba de contemplar también a J,i.
tercera bella, con su traj,e verde, cuya manera de tocar el laúd tenía para mí algo conmovedor y desagra.
dable al propio tiempo. Era la que me prestaba may,~r
atención y parecía dirigirse a mí con su música: pern
yo no podía acabar de comprenderla, pues tan pronto
me parecía tierna como intratable, sencilla como ca¡irichosa, según cambiaba de semblante y modo de tocar. A veces semejaba querer conmoverme; otras, bur.
larse de mí. Sm embargo, hiciera lo que quisieta, ga.
naba poco conmigo, pues mí vecinita, que estaba ta11
pró:,cima a mí qtl!e se tocaban nuestros codos. se había
apoderado de mí por completo: y, como en aquellas
tres damas descubría yo manifiestamente las sílfides de
51

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. - . Alerta ,,_¡r, a 1fe-.e, a• e 10
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de ~ lallado, pero :,o no -a · 1 Wwr,
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elijo,., . .
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,

.......... -

ahora--

feria. Nilftdlld;,...

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E

T

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esos aplastados soldados de plomo que tenemos nosotros,
sino que hombre y caballo tenían cuerpos naturalmen.
te redondeados y estaban hechos de la manera más
perfecta; también era difícil comprender cómo se man ..
tenían en equilibrio, pues se apoyaban sobre sus proa
píos pies, sin ninguna peana.
Habíamos contemplado, con gran contentamiento,
cada cual nuestro propio ejército, cuando la muchacha
me declaró la guerra. También habíamos encontrado
artillería con los soldados: hasta unas cajita» llenas
de pulimentados balines de ágata. Con ellos debíamos
luchar uno con otro, desde cierta distancia; convinien.
do también, con toda severidad, que no se tiraría con
más fuerza de la necesaria para derribar las figura:i,
pues no había que estropear ninguna de ellas. Alterna..
tivamente disparamos la artillería y, al principio, sen.
timos los dos gran contento. M'as, cuando mi rival observó que yo apuntaba mejor que ella, y que, al fine.!,
alcanzaría la victoria, que dependía del número de soldados que hubieran quedado en pie, acercóse más y sus
frmeninos disparos alcanzaban también el deseado éxito. Derribóme una porción de mis mejores tropas, Y
cuanto yo más protestaba, tanto más ansiosamente tira!&gt;a ella. Esto acabó por disgustarme, y declaré qut
haría lo propio. En realidad, no sólo me acerqué mis,
sino que, en mi mal humor, arrojé las balas con mucha
más fuerza, con lo que no pasó mucho tiempo sin que
saltaran en pedazos algtmas de sus diminutas oentau,
rt"~as Ella no lo notó al principio, ~n su acalorrur.iento,
pero yo me quedé petrificado cuando vi que las rotas·

N U E V O

P'.ARIS

rillas volvían a juntarse por sí mismas: amazona y

caballos formaban un todo de nuevo; cobraban vida, y
lanzaban a galope desde el dorado puente hacia lo~

etilos, y, corriendo de un lado a otro, acababan por desaparecer hacia el muro, no sé de qué manera. Apenas
Jo hubo advertido mi hermosa adversaria, cuando prorrmnpió en clamoroso llanto, y dijo que yo le había
tausado una irreparable pérdida, mucho mayor de lo
e podía ser expresado con palabras. Pero yo, que ya

~aba irritado, me alegré de poder hacerle algún dafio, Y torné a arrojar, ciega y víolentament,e, unos baes de ágata, que me habían quedado sobrantes, en
de su ejército. Por desgracia acerté a darle a la
ina, que hasta entonces había sido respetada en nues.
bien ordenado juego. Rornpióse en pedazos, y a sus
inmediatas subordinadas cupo la propia suerte;
pero al momento volvieron a estar sanas y enteras, y,
poniéndose en fuga como las otras, galoparon alegremente bajo los tilos, y desaparecieron hacia ::1
muro.

Mi rival me reñía e injuriaba; pero yo, una vez lan~o, me bajé para coger algunas balas de ágata que
aban sobre las doradas lanzas. Mi irritado deseo era
· uilar todo su ejército: mas ella, nada lerda, saltó
robre mí y me &lt;lió un bofetón que me hizo zmnbar la c:theza. Yo, que siempre he oído decir que cuando nos
una doncella debe responderse con un beso, cogíla
de una oreja y la besé repetidas veces. Ella lanzó un
'to tan penetrante, que hasta a mí mismo me diti
'edo; soltéla, y eso fué mi suerte, pues en seguida no
55

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almdD, el pajecito de Jo■ callelloe ....... .,
d6ade ettaN el nido. Valtlldn, que era all
plcuo, .. ¡ "" ,t f6,:fJ 11 le el hJlar l
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dlicaltad. ~
acod■du en el balc6n. lo. espen':an coa
Plwfo lhil6 Vafentla, u..ando ti nWcl •
Las IN■ ¡,ec(aell lln tlllll,1h la c:allaa.
pico de pu ea par. Lu ~ M apladUon
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t6 Jiijo de la lana. Tieaes - torea
tus"'-; - rayoa W- -W. la
lietes loebelOede- &amp;loa lallioe a loe•la tierra. Todo e11i 111"7 liiee. ~
tienes l6grlmaa. Caaado -6 la laata,
la - de la madre. Cuando le eDlllf mis
conluce loo c:aeutoo con que vrlÍllaha tu llllllct.
eso -,e que eru hijo oa,o 7 mi peqiidlo
- La lana siempre ha lido amip mla,-4jo
-pero no sabia yo que fuese mi madre.
- P,.,,,.N ,mute tu hermana si lo sabe. Los
mae.tw se complacen en woc:erJa por
- ...... taato de las fton,o dndlda11
-Pero ¡ si tenemos madre en qa
mucho para IIIUllencl'IIOI I
-1 Ah I Pero es tu madre entre lu 1lllbol
haae ~ tu vida, 7 la bellc,.a de ta Yida
medida de - cHu.
Mieatras el Dfflo meditaba '!Obre ron a las reju del puqae 7, pa•llldo en fnaee
miciola porterla, salieron al camlao real. Ua

Jo-.

•Cr&amp;ffenor.
. . , JlllliWe,. dijo el parda, riendo.
Ve-.. a ate llitio, Taylor? Pw le 11egac
~ IIIÚ Joco que :,o.
lllir6 al allo c,orif'c
111e 1 le dijo:
...,.del!Slar•la-,T...ito.
, PfD i&amp;.diS .!l homhft COII tuda formaiWad;
ha heeho hoJ lfta frues. Si no lo ~
que se YOITm poeta; e inc fiiui ......,.
mado de c:ordara con el fueao de la 1-, •
palad..., Taylor¡
reiw serU bechoo polvo. 0a lo adYiel1o.
aelor. M'117 bien. Pero ahon, tiene llll'ed p

Se~--°"

:MIiio, dijo el hambre - - - - . . . C:aur,a tu
Por la gracia de la Prowlclencla, tocb ...
que e j - autoridad aeciaa. Vala
-uh ..1IOI a la lu de la i ojos SOiadora vi6 el aiCo qae •
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Cul se hahla padiclo de . _ - - - . la las de la 1 - 1e ahri6,..., p C111t1e
qae ......._ el amino, e illlmlll6 la ►

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                    <text>���LEOPOLDO LUGONES

LOS CABALLOS
DE .ABDERA
CUENTOS ESCOGIDOS

•

LECTURA SELECTA
MEXICO MCMXIX

��LEOPOLDO

LUGONES

LOS e,ABALLOS

DE

ABDERA

se las naturales exageraciones de toda pasión, hasta admitir caballos en la mesa.
Eran verdaderamente uotables corceles, pero bestias al fin. Otros dormían en cobertores de· biso;
algunos pesebres tenían frescos sencillos. pues no
pocos veterinarios i,JOstenían el gusto artístico de la
raza caballar, y el cementerio equino ostentaba en.
tre pompas burguesas, eiertamente recargadas, dos
o tres obras maestras. El templo más hermoso de
la ciudad estaba consagrado a Arió11, el caballo qué
Neptuno hizo salir de la tierra con un golpe de su
tridente; y creo que la moda de rematar las proas
en cabezas de caballo, tenga igual proveneneia;
siendo seguro, en todo caso, que los bajos relieves
hípicos fueron el ornamento más común de toda
aquella arquitectura. El monarca era quien se
mostraba más decidido por los corceles, llegando
basta tolerar a los suyos verdaderos crímenes que
los volvieron singularmente bravíos; de tal modo
que los nombres de Podargos y de Lampon fignrabau en fábulas sombrías; pues es del caso decir que
los caballos tenían nombres como personas.
Tan. amaestrados estaban aquellos animales, que
las bridas eran innecesarias, conservándolas únicamente como adornos, muy apreciadas desde luegG
por los mismos caballos. La palabra era el medio
usual de comunicación con ellos; observándose que
la libertad favorecía el desarrollo de sus buenas
condiciones¡ dejábanlos todo el tiempo no reque-

rido por la albarda o el arnés, en libertad de cru1.ar a sus anchas las magníficas praderas formadas en el suburbio, a la orilla del Kossínites, para
su wcreo y alimentación.
A són ele trompa los convocaban cuando era menester, y así para el trabajo como para el pienso
nan exactísimos. Rayaba en lo increíble su habilidad para toda clase de juegos de circo y hasta de
salón, su bravura en los combates, su discreción en
las ceremonias solemnes. Así, el hipódromo de Abdera 1anto como sus compañías de volatines; su
cabafüría acorazada de bronce y sus sepelios, habían alcanzado tal renombre, que de todas partes
acudía gente a admirarlos: mérito compartido por
igual entre domadores y corceles.
Aquella educación persistente, aquel forzado despliegue de condiciones, y, para decirlo todo en una
pdahra, aquella "humanización" de la raza equina,
il:an engendrando un fenómeno que los bistones
festejaban como otra gloria nacional. La inteligench de los caballos comenzaba a desarrollarse parrja con su conciencia, produciendo cosas anormale; que daba~ pábulo al comentario general.
Una yegua había exigido espejos en su pesebre,
atrancándolos con los dientes de la propia alcoba
pitronal y destruyendo a coces los de tres paineles
crnndo no. le hicieron el gusto. Concedido el caprielo, daba muestras de coquetería perfectamente visble.

6

7

�L E O P O L D O

LUGONES

Balios, el más bello potro de la comare;a, un
blanco, elegante y sentimental que tenía dos campañas militares r manifestaba regocijo ante el recitado de exámetros heroicos, acababa de mori~ de
amo~· por una dama. Era la mujer d&lt;' un general,
dueno del enamorado bruto, y por cierto no ocultaba el suceso. Hasta se creía que halagaba su vanidad, siendo esto muy natural, por otra parte, en
la ecuestre metrópoli.
Señalábasl" igualmente casos de infanticidio,
que, aumentando en forma alarmante, fué recesaria corregir con la presencia de Yiejas mula¡.; adoptivas; un gusto creciente por el pescado y por el
cáliamo, cuyas plantaciones saqueaban los animales; y Yarias rebeliones aisladas que hubo de rorregirse, siendo insuficiente el látigo, por rucdio
del hierro candente. Esto último foé en aumento.
pu.es el instinto de rebelión progresaba. a pesar e~
todo.
Los bistones, más encantados cada vez eon sis
caballos, no paraban mie'ntes en eso. Otros heclrn;
más significati,-os produjéronse de allí a poco. D,s
o tr{'s atala.ies habían hecho causa común contra m
carretero que azotaba su yegua rebelde. Los cab.llos resistíause cada vez más al enganche y al ;\~go, de tal modo que empezó a preferirse el asm.
Había animales que no aceptaban determinado ap•
ro; mas como pertenecían a los ricos, se defería a SI
8

LOS CABALLOS

DE

ABDERA

rebelión, comentándola mimosamente a título de
capricho.
lTn día los caballos no vinieron al són de la trompa, y fué menester constreñirlos por la fuerza ; pero los subsiguientes, no se reprodujo la rebelión.
Al fin ésta tuvo lugar cierta vez que la marea
cubrió la playa de pescado muerto, como solfa sucecln·. Los caballos se 11artaron de eso y Sl' los vió
reirt'f;ar al campo suburbano con lentitud sombría.
::\1Pdia noche era cuando estalló el singular conflicto.
De pronto un trueno sordo y persistente conmovió l'l ámbito de la ciudad. Era que todos los caballos se habían puesto en movimiento a la vez para
asaltarla; pero esto se supo luego, inadvertido al
priÍwipio en la sombra de la noche y la sorpresa
de lo inesperado.
Como las praderas de pastoreo quedaban entre
las mmallas, nada pudo contener la agresión; y,
aña&lt;li&lt;lo a esto el conocimiento miuncioso que los
animales tenían de los domicilios, ambas co,;;as acrecentaroll la catástrofe.
Noche memorable entre todas, sus horrores ~ólo
aparecieron cuando el día vino a ponerlos en evidencia, multiplicándolos aún.
Las puertas reventadas a coces yacían por el suelo. dando paso a feroces manadas que se sucedían.
casi sin interrupción. Había corrido sangre, pues
110 pocos vecinos cayeron aplastados bajo el casco
V

�L E O P O L D O

LúGONES

y los dientes de la banda, Pn cuyas filas causaron
estragos también las armas humauas.
Conmovida de tropeles, la ciudad obc;curecíase
con la polvareda que engendraban; y un extraño
tumulto formado por gritos de cólera o de dolor,
relinchos variados como palabras a los cuales mezclábase nno que otro doloroso rebuzno, y estampidos de coces sobre las puertas atacadas. unía su espanto al paYor visible de la catástrofe. Una especie
de terremoto incesante hacía Yibrar el . suelo con
el trote de la masa rebelde, exaltado a ratos como
en ráfaga huracanada por frenéticos tropeles sin
dirección y sin objeto; pues habiendo saqueado todos los plantíos de cáñamo, y hasta algunas bodegas que codiciaban aquellos co'rceles penertidCA.'l
por los refinamientos de la mesa, grupos de&gt; animales ebrios aceleraban la obra de destrucción. Y por
el lado del mar era imposible huir. Los caballos, conociendo la misión de las naves, cerraban C'l acceso
del puerto.
, Sólo la fortaleza permanecía incólume y empezabase a organizar en ella la resistencia. Por lo
proµto, se cubría de dardos a todo caballo que cruzaba por allí, y cuando caía cerca era arrastrado
al interior como vitualla.
'
Entre los Yecinos refugiados circulaban los más
extraños rumores. El primer ataque 110 fué sino nn
saqueo. Derribadas las puertas, las manadas intrnducíanse en las habitaciones, atentas sólo a las col10

LOS

CABALLOS

DE

ABDERA

&lt;Yaduras suntuosas con que intentaban revestirse,
: las joyas y objetos brillantrs. La oposición a sus
desi~nios fué lo que suscitó su furia.
Otros hablaban de monstruosos amores, de mujeres asaltadas y aplastadas en sus propios lechos con
ímpetu bestial; y hasta se señalaba una noble doncella que, sollozando, narraba entre dos crisis ,;u
percance : el despertar en la alcoba, a la media luz
de la lámpara, rozados sus labios por la innoble
geta de un potro negro que respingaba de place_r
el belfo. enseñando sn dentadura asquerosa; su gnto ele pavor ante aquella bestia convertida en fiera, con el rf'splandor humano y malévolo de i,us
ojos incendiados de lubricidad: el mar de sangre
con que la inundara al caer atraYesado por la f'Spada de un serYidor ...
Mencionábase varios asesinatos en que las yeguas se habían diYertido con saña femenil, despachurrando a mordiscos las víctimas. Los asnos habían sido exterminados, y las mulas subleváronse
también, pero con torpeza inconsciente, destruyendo. por destruir, y particularmente encarnizadas
contra lo~ perros.
El tronar de las carreras locas seguía estremeciendo la ciudad, y el fragor de los derrumbes iba
aumentando. Era urgente organizar una salida, por
más que el número y la fuerza ele los asaltantes la
hiciera singularmente peligrosa, si no se quería
11

�L E O P O L D O
abandonar la ciudad a la
ci6n.
~ hombres empezaron a armarse; mas pasado
el pnn:ie~ momen~o de licencia, los caballos habíandec1d1do a atacar también.
Un brusco silencio preeedi6 al asalto. Desde
fortaleza dintinguían el terrible ejército que se congregaba, ?º sin trabajo, en el hipódromo. Aquello
tardó vanas horas, pues cuando todo parecía d"
pue to, súbitos corcovos Y agudfsimos relinchos c:
ya causa era imposible discernir, desordenaban
profundamente las filas.
El sol declinaba ya, cuando . e produjo la primera carga. T ~ , f ué, si se permite la frase, más que
una demostrac1on, pues los animales se limitaron a
pasar corriendo frente a la fortaleza. En . bº
&lt;¡ueda
ºbºll
cam io,
r . ron acn 1 ados por las ·saetas de lo defensoDesde el más remoto extremo de la ciudad lan;áronse otra v~z, Y su choque contra la defensa
ué formidable . . La fortaleza retumbó entera bajo
aqu:lla tempe tad de cascos, y sus recia muralla
d6n~ quedaron, a decir verdad profundamente
trabaJada .
'
Sobrevino un rechazo, a l cual sucedió
. muy luego un nuevo ataque.
Los que, demolían eran caballos y mulos herrado que ca1an a docenas ; pero sus filas rráb
con e
·
·
ce
an e
ncarmzam1ento furioso, sin que la masa pare12

8 CABALLOS

DE .ABDERA

disminuir. Lo peor era que algunos habian
· do vestir 8118 bardas de combate en cuya
de acero se embotaban los dardos. Otros llejirones de tela vistola, otros collares; y pueen au mismo furor, ensayaban inesperados re-

De las murallas los eonoeian. ¡ Dinos, Aethon,
eo, Xanthos l Y ellÓS saludaban, relinchaban
oaamente, enarcaban la cola, cargando en
con fogosos respingos. Uno, UD jefe ciertate, irgui6se sobre BUS corvejones, camin6 aai
trecho, manoteando gallardamente al aire, como
danzara un marcial balisteo, contorneando el cuecon serpentina elegancia, hasta que UD dardo
le clavó en medio del pecho .•.
Entretanto, el ataque iba triunfando. Las muralaa empezaban a ceder. ·
St\bitamente una alarma paraliz6 a las bestias.
aas sobre otras, apoyándose en ancas y lomos,
garon sus cuellos hacia la alameda que bordeala margen del Kossmites; y los defensores, vol~dose hacia la misma dirección, contemplaron
tremendo espectáculo.
Dominando la arboleda negra, espantosa aobre el
¡Cielo de la tarde, una colosal cabeza de le6n mira• hacia la ciudad. Era una de esas fieras antedilunas cuyos ejemplares, cada vez mis raros, deftltaban, de tiempo en tiempo, los montea R6dope .
Kas nunca se había visto nada tan monstruoso,
18

�s~~

...

f;nfn'- lai W.

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M1ito ie Ja briu 111 olor lmnio. Ima6vfl entn,
fíltll olft del -follaje, hft'l'IIIBfflle)a por el IOI

. . .to111ot... .a ....~ eñu, aldbue ~

. . . . . -.o -.no

de bloq,aw a 99 el
lllp, eont1mporA.ieo de Ju momdu, --1pi6

....... c1ivinicladea.

Y de npate eapes6 a andar, lento el
M.OC..tl-delafrondaquqpeeb.e
...., .. aliento de fnpa que iba IÍD dada •
111' eiadad -1116ndc. en nplo.
.. .-.r de .. ' - - predipa 'T de - . . _
ro, r. •lialloe &amp;blnadaa no reiimeron -□ejan
. . , , tdSn Un 16Io fmpeta laa anutr6 por la
J1t,a, en illNeisi6n a la l!aeehis, 1-1:uMh 1m
~ haraeú de arma y de..,--, pues M
. . . ~.tr&amp;VMdeluolal.
• llf fortalea 1'ehaaba el púieo. ¡Qaé podifu
eontn eemi,Jante enemigo t ¡Qué re-e de bl'Ollee
.Niltilfa S - 111Alldtblllal f ¡ ~ 111111'0 S - p.

proilfllol

Ja eabea 4el W- inacBaba ).U ~
cleUJLD-¡'J"RI lllnd'Dt .............
llaff piel,

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&amp;. - 111111 llllhs Olllltra beltliaa eiviUudaa} 11a
aJllllllel ni p a r a ~ 111111 nroot; eáando el 1118-tine 8'116 de la raeda.
K

11

r!ll■C
11

�LA LLUVIA DE FUEGO
EVOCACIÓN DE UN DESENCARNADO DE GOl\1ORRA

•

R

ECUERDO que era un día de sol hermoso,
lleno del hormigueo popular en las calles
atronadas de vehículos. Un día asaz cálido
y de tersura perfecta.
Desde mi terraza domini{ba una vasta confusión
de techos, vergeles salteados, un trozo de bahía
punzado de mástiles, la recta gris de una avenida ...
A _eso de las once cayeron las primeras chispas.
Una aquí, otra allá -partículas de cobre semejantes a las morcellas de un pábilo ; partículas de cobre incandescente que daban en el suelo con un ruidecito de arenas. El cielo seguía de igual limpidez; el nunor urbano no decrecía. Unicamente los
pájaros de mi pajarera, cesaron de cantar.
Casualmente lo había advertido, mirando hacia
el horizonte en un momento de abstracción. Primero creí en una ilusión óptica causada por mi
miopía. Tuve que esperar largo rato para ver
caer otra chispa, pues la luz solar anegábalas bas17
2

�L E O P O L D O
tante; pero el cobre ardía de tal modo, que se
tacaban asimismo. Una rapidilima vírgula de
go, y el golpeeito en la tierra. Asi a largos in
valos.
Debo confeaar que al comprobarlo, experim
té un ,·ago terror. Exploré el cielo en una a ·
sa ojeada. Persistía la limpidez. ¡ De dónde ve
aquel extraño ¡rranizo 1 ¡ Aquel cobre 1 ¡ Era e
bre! ...
Acababa de caer una chispa en mi terraza,
poeos pasos. Extendi la mano; era, a no caber d
da, un 11,'ránulo de cobre que tardó mucho en e
friarse. Por fortuna la brisa se levantaba, ineli
nando aquella lhn·ia singular hacia el lado opu
de mi terraza. Las chispas eran harto ralas, a
más. Podía creerse por momentos que aquello había ya cesado. No cesaba. Fno que otro, eso al,
pero caían siempre los temibles gránulos.
En fin, aquello no había de impedirme almor.
zar, pues era el mediodía. Bajé al comedor atraveaando el jardin, no sin cierto miedo de las chispas. Verdad es que el toldo, corrido para e'ritar
el sol, me resguardaba ...
... ¡ Me resguardaba I Alcé los ojos; pero un toldo tiene tantos poros, que nada pude descubrir.
En el comedor me · esperaba un almuerzo admirable; pues mi afortunado celibato sabia dos eo,
sas sobre todo: leer y comer. Excepto la biblioteca, el comedor rra mi orgullo. Abito de mujeres 7
18

LLl'VlA

DE

FUEl/0

poco gotoso, en punto a vicios amables nada _pomperar ya sino de la gula. Comia solo, 1D1enun esclavo me leía narraciones geográfica&amp;.
había podido comprender las comidas en
paiüa ; y si las mujeres me hastiaban, como he
o, ya comprenderéis que aborrecía a los hom(Diea años me separaban de mi última orgía!
e entonces entregado a mis jardines, a mi.a
a mis pájaros, faltábame tiempo para salir.
vez en las tardes muy calurosas, un paseo
)a orilla del lago. Me gustaba verlo, escamado de
al anochecer. pero esto era todo y pasaba meain frecuentarlo.
i. vasta ciudad libertina, era para mi un desierdonde se refugiaban mi.a placeres. Escaaos ami¡ breves visitas; largas horas de meaa ; lectumis peces, mis pájaros; una que otra noche tal
orquesta de ftautistaa, y dos o tres ataques de
•
1
por ano ...
'1'~a el honor de ser cousultado para los bantes, y por ahí figuraban, no sin elogio, dos o
salsas de mi invención. Esto me daba derecho
digo sin orgullo-- a un busto municipal, con
ta razón como a la compatriota que acababa de
tar un nue,·o beso.
Bntretanto mi esclavo lela. Leía narracion,,.. d•
y de ni~ve que comentaban admirablemente,
)a ya entrada siesta, el generoso frescor de las
19

�LUGONES

LEOPOLDO

ánforas. La lluvia de fuego había cesado quizá,
pues 1a servidumbre no daba muestras de notarla.
De pronto, el esclavo que atravesaba el jardín
con un nuevo plato, no pudo reprimir un grito.
Llegó, no obstante, a la mesa; pero acusando con
su lividez un dolor horrible. Tenía en su desnuda
espalda un agujerillo, en cuyo fondo sentíase chir'i-iar aún la chispa voraz que lo había abie-rto.
Ahogámosla en aceite, y fué enviado al lecho sin
que pudiera contener sus ayes.
Bruscamente acabó mi apetito, y aunque seguí
probando los platos para no desmoralizar a la servidumbre, aquélla se apresuró a corresponderme.
El incidente me había desconcertado.
Promediaba la siesta cuando subí nuevamente a
la terraza. El suelo estaba ya sembrado de gránulos de cobre; mas no parecía que la lluvia aumentara. Comenzaba a tranquilizarme, cuando una
nueva inquietud me sobrecogió. El silencio era absoluto. El tráfico estaba paralizado a causa del :fenómeno, sin duda. Ni un rumor en la ciudad. Sólo, de cuando en cuando, un vago murmullo de
viento sobre los árboles. Era también alarmante
la actitud de los pájaros. Habíanse apelotonado en
un rincón, casi unos sobre otros. Me dieron compasión y decidí abrirles la puerta. No quisieron salir; antes se recogieron más acongojados aún. Entonces comenzó a intimidarme la idea de un cataclismo.
20

L A.

DE

LLUVI A

Fr.:EGO

Sin ser grande mi erudición científica, sabí~ que
nadie mencionó jamás esas lluvias de cobre mca~deseente. ¡ Lluvias de cobre! En el aire no hay minas de cobre. Luego aquella limpidez del cielo, no
dejaba conjeturar su procedencia. Y lo alarmante
del fenómeno era esto. Las chispas venían de todas partes y de ninguna. Era la inmensid~d desmenuzándose invisiblemente en fuego. Ca1a del
firmamento el terrible cobre -pero el firmamento
permanecía impasible en su azul. Ganábame poco
8 poco una extraña congoja; pero, cosa rar~: hasta entonces no había pensado en huir. Esta idea se
mezcló con desagradables interrogaciones. i Huir!
¡Y mi mesa, mis libros, mis pájaros, mis _peces q~e
acababan precisamente de estrenar un v1ver~; ~s
jardines ya ennoblecidos de antigüedad -m1s cmcuenta años de placidez, en la dicha del presente,
en el descuido del mañana 1 . . •
¡,Huir?. . . y pensé con horror en mis po_8esiones ( que 110 conocía) del otro lado del desierto ;
con sus camelleros viYiendo en tiendas de lana negra ~ tomando por todo alimento leche cuajada,
trig; tostado, miel agria ...
Quedaba una fuga por el lago, corta f~ga después de todo, si en el lago como en el desierto,
gún era lógico, llovía cobre también; pues no VI·
niendo aquello de ningún foco Yisible, debía ser
general.
No obstante el vago terror que me alarmaba, de-

s:•

n

�LEOPOLDO

L U G O N

cíame todo eso claramente; lo discutía co
mismo, un poco enervado a la verdad por el 1
go digestivo de mi siesta consuetudinaria. Y
pués de todo, algo me decía que el fenómeno
iba a pasar de allí. Sin embargo, nada se pe
con hacer armar eI carro.
En ese momento llenó el aire una ,·uta vib
ción de campanas. Y casi junto con ella, adve
una cosa: ya no llovía cobre. El repique era
acción de gracias, coreada casi acto continuo
f'I murmullo habitual de la ciudad. Eata d
taba de su fugaz atonía, doblemente gárrula.
algunos barri011 hasta quemaban petardos.
Acodado al parapeto de la terraza. miraba
un desconocido bienestar solidario. la animaci
vespertina que era toda amor y lujo. El cielo
gula purisimo. Muchachos atanoaos, recogían
escudillas la granalla de cobre, que loa caldere
hablan empezado a comprar. Era todo lo que q
daba de la gran amenaza celeste.
Más numerosa que nunca, la gente de placer
loría las calles; y aun recuerdo que sonreí va
mente a un equívoco mancebo, cuya túnica
gida basta las caderas •!! un salto de bocacal
dejó ver sus piernas glabras, jaqueladas de ciu
Las cortesanas, con el seno desnudo según la n
va moda, y apuntalado en dealumbrante cosele
paseaban su indolencia sudando perfumes. U
Tiejo len6n, erguido en su carro, manejaba como
22

L 1, l l v / A

DE

J,'UEGO

una vela. una boja de estaño, que con apropintura• anunciaba amores monst':"ORos de
: ayuntamientos de lagartOR con e,snes: un
o 'f nna foca: una doncella cubierta por la dente pedrería de un pavo real. Bello ca":el, a
mla • v garantida la autenticidad de las piezas.
amaestrados por no sé qué hechicería
ra. y desequilibradoa con opio y con asafétida.
leruido por tre• jóvenes enmascaradas, ~asó un
amabilísimo, que dibujaba en los patios. con
oa de colores derramadOR al ritmo de una daneacmas secretas. También depilaba al oropite v sabía dorar las uñas.
Un ;e1&gt;&lt;onaje fofo. cuya condición de eunuco se
vinaba en su morbidez, pregonaba al són de
:;Jil6talOR ele bronce. cobertores ele un tejido singu• que producía el insomnio y el deseo. Cobertocuya alnlieión hablan pedido infructuosamenAt loa eiuclad•nos honrados. Pues mi ciuclad AAbía
...,r, Rabía ,ivir.
Al anochecer recibí dOR visitas que cenaron conJli¡o. Un condiscípulo jovial, matemático _cuy~ vi!111 desarreglada era el escándalo de la ~ienc1a, "!
• agricultor en~iquecido. La gente sent1a neces141d de visitarse después de aquellas chispas ele colillft. De ,·isitarse y de beber, pues ambos se reti~eompletament• borrachos. Yo hice una ráp1!ila salida. La ciudad, caprichosamente iluminada,
labia aprovechado la coyuntura para decretarse

¡~;

23

�LEOPOLDO

LfíGONES

LA

DE

LLUVIA

FUEGO

una noche de fiesta. En algunas cornisas, alumbraban perfumando, lámparas de incienso. Desde sus
balcones, las jóvenes burguesas, excesivamente ataviadas, se divertían en proyectar de un soplo a . lai
narices de los transeu.ntes distraídos, tripas pinti.rrajeadas y crepitantes de cascabeles. En cada tsquina se bailaba. De balcón a balcón cambiá.bansf'
flores y gatitos de dulce. El césped de los par~ues,
palpitaba de parejas ...
Regresé temprano y rendido. :Nunca me acogí
al lecho con más grata pesadez de sueño.
Desperté bañado en sudor, los ojos turbios, la
garganta. reseca. Había afuera un rumor da lluvia.
Buscando algo, me apoyé en la pared, t ·por mi
cuerpo corrió como un latigazo el escBlofrío del
miedo. La pared estaba caliente :_\" conmovida por
una sorda vibración. Casi no necesité abrir la ventana para darme cuenta de lo que ocurría.
La lluvia de cobre había vuelto, pero esta wz nutrida y compacta. Un caliginoso vabo sofocaba la
ciudad: un olor entre fosfatado y urinoso apestaba el aire. Por fortuna, mi casa estaba rodeada de
galerías y aquella lluvia no alcanzaba a las puertas.
Abrí la que daba al jardín. Los árboles PStaban
negros, ya sin follaje; el piso, rubierto de bojas
carbonizadas. El aire, rayado de vírgulas de fuego, era de una paralización mortal; y por entre
aquéllas, se divisaba el firmamento, siempre impasible, siempre celeste.

Llamé, llamé en vano. Penetré hasta los aposentos famularios. La servidumbre se había ido. Envueltas las piernas en un cobertor de biso, acorazándome espaldas y cabeza con u.na bafiadera de
metal que me aplastaba horriblemente, pude llegar
hasta las caballerizas. Los caballos habían desaparecido también. Y con una tranquilidad que
bacía honor a mis nervios, me dí cuenta tle que estaba perdido.
Afortunadamente el comedor se encontraba lleno de provisiones; su sótano, atestado de vi.nos.
Bajé a él. Conservaba todavía su frescura; hasta
&amp;U fondo no llegaba la vibración de la pesada lluvia, el eco de su ~rave crepitación. Bebí una botella, y luego rxtraje de la alacena secreta el pomo
de vino envenenado. 'fodos los que teníamos bodega poseíamos uno, aunque no lo usáramos ni tuviéramos convidados cargosos. Era un licor claro
e insípido, de efectos instantáneos.
Reanimado por el vino, examiné mi situación.
Era asaz sencilla. :No pudiendo huir, la muerte
me esperaba; pero con el veneno aquél, la muerte
me pertenecía. Y decidí ver eso todo lo posible,
pues era, a no dudarlo, un espectáculo singular.
¡lTna lluvia de cobre incandesc~nte ! ¡ La ciudad
en llamas! Yalía la pena.
Suhí a la terraza, pero no pude pasar de la
puerta que daba acceso a ella. Veía desde allí lo
bastante, sin embargo. Veía y escuchaba. La sole-

24

25

�LEOPOLDO

LUGOXES

LA

LLUVIA

DE

FUEGO

Percibíase claramente la combustible lluvia, en
trazos de cobre que vibraban como el cordaje innumerable de un arpa, y de cuando en cuando
~ezclábanse con el~a ligeras flámulas. Humaredas
negras anunciaban incendios aquí y allá.
Mis pájaros comenzaban a morir de sed v hube
de bajar hasta el aljibe para llevarles ag~1a. El
sótano comunicaba con aquel depósito, vasta cisterna que podia resistir mucho al fuego celeste;
mas por los conductos que del techo y de los patios
desembocaban allá, habíase deslizado algún cobre
Y el. agua tenía un gusto particular, entre natrón
Y orma, con tendencia a salarse. Bastóme levantar
l~s trampillas de mosaico que cerraban aquellas
v1as, para cortar a mí agua toda comunicación
con el exterior.
Esa tarde J' toda la noche fué horrendo el espec-

táeulo de la ciudad. Quemada en sus domicilios,
la gente huía despavorida para arderse en las calles, en la campiña desolada; y la población agonizó bárbaramente, con ayes y clamores de una
amplitud, de un horror, de una variedad estupendas. No hay nada tan sublime como la voz humana. El derrumbe de los edificios, la combustión de
tantas mercancías y efectos diversos, y más que
todo la incineración de tantos cuerpos, acabaron
por agregar al cataclismo el tormento ele su hedor
infernal. Al declinar el sol, el aire estaba casi negro de humo y de polvaredas. Las flámulas que
danzaban por la mañana entre el cobre pluvial,
eran ahora llamaradas siniestras. Empezó a soplar
un viento ardentísimo, denso, como alquitrán caliente. Parecía que se estuviese en un inmenso
horno sombrío. Cielo, tierra, aire, todo acababa.
No había más que tinieblas y fuego. ¡ Ah, el horror
de aquellas tinieblas que todo el fuego, el enorme
fuego de la ciudad ardida 110 alcanzaba a dominar; y aquel hedor de pingajos, de azufre, dE&gt; grasa cadavérica en el aire seco que hacía escupir sangre; y aquellos · clamores que no sé cómo no acababan nunca, aquellos clamores que cubrían el rumor del . incendio, más vasto que un huracá11.
aiuellos clamores en que aullaban, gemían. bramaban todas las bestias con un inefable pavor de
eternidad ...
Mi casa empezaba a arder.

26

27

dad era absoluta. La crepitación no se interrumpía sino por mio que otro ululato de perro O explosi~n anormal. El ambiente estaba rojo, ;. a su
traves, troneos, chimeneas, casas, blanqueaban con
una lividez tristísima. Los pocos árboles qu&lt;' conservaba_:1 follaje retorcíanse, negros, de un negro
de estano. La luz había decrecido un poco, no obstante de persistir la limpidez celeste. El horizonte
estaba,_ esto sí, mucho más cerca, y como ahogado
en.. cenizas. Sobre el lago flotaba un denso ,:apor,
que algo prevenía la extraordinaria sequedad del
aire.

�L E O P O L D O

LUG~lf

Bajé a la cisterna, sin haber
tonces mi presencia de ánimo, pero entera
erizado con todo aquel horror ; y al verme de p
to en esa obscuridad amiga, al amparo de la
cura, ante el silencio del agua subterránea, me
metió de pronto un miedo que no sentía -estoy
guro- desde cuarenta años atrás, el miedo ·
til de una presencia enemiga y difusa ; y me
g llorar, a llorar como un loco, a llorar de mi
allá en un rinc6n, sin rubor alguno.
No fué sino muy tarde, cuando al escuchar
derrumbe de un techo, se me ocurri6 apuntalar
puerta del sótano. Hícelo así con su propia
lera y algunos barrotes de la estantería, de
viéndome aquella defensa alguna tranquilidad;
porque hubiera de salvarme, sino por la ben'
influencia de la acción. Cayendo a cada insta
en modorras que entrecortaban funestas p
llas, pasé las horas. Continuamente oía der
bes allá cerca. Había encendido dos lámparas q
traje conmigo, para darme valor, pues la ciste
era asaz lóbrega. Hasta llegué a comer, bien q
sin apetito, los restos de un pastel. En cambio
bí mucha agua.
De repente mis lámparas empezaron a amo
guarse, y junto con eso el terror, el terror pa
.zante esta vez, me asaltó. Había gastado sin
nrtirlo toda mi luz, pues no tenía sino aque
18

LLUVI.A

DE

FUEGO

No advertí, al descender esa tarde, t&gt;n
todas conmigo.
luces decrecieron y se apagaron. Entonces
que la cisterna empezaba a llenarse con el
del incendio. .. o quedaba otro remedio que
; y luego, todo, todo era preferible a morir
o como una alimaña en su cueva.
duras penas conseguí alzar la tapa del sótano
los escombros del comedor cubrían. . . . .
• . Por segunda vez babia cesado la lluvta m. Pero la ciudad ya no existía. Techos, puerpn cantidad de muros, todas las torres, yaen ruinas. El silencio era colosal, un Vt&gt;rdasilencio de catástrofe. Cinco o seis gra~des
redas empinaban aún sus penachos; y baJo el
o que no se había enturbiado un ~o~ento, ~n
cuya crudeza azul certificaba_ mdüerenc1as
, la pobre ciudad, mi pobre ciudad, muerta,
para siempre, hedía como un verdadero ca8•

er.singularidad de la situación, lo e~orme del
meno y sin duda también el regoe1Jo de hae saÍvado único entre todos, cohibían mi doreemplaz~dolo por una curiosidad som~ría.
arco de mi zaguán había quedado en ~1e, Y
dome de las adarajas pude llegar a su cima.
0 quedaba un solo resto combustible y aquello
parecía mucho a un escorial. volcánico. _A tr:
en los parajes que la ceruza no cubrta, bri-

n

�,~ fOPOLDO

'
. . . ..- .. --.;.c1etaep,e1..wn
. . tl ledo clél Werto, napland..ra . . .
·. _. 4-....,. 11D anqal ele eobre. • i . m
-•lao&amp;ra-11911.iel.11eo,i......,"... de ... ec:cl ...._ - tormata.
du la que hl!fan -•tieniclo NIJ)lnble el
iuante el eateotimo. Bl Ni
In--,
114f11111r cdndacl . ers.;-lla a a,obiarme eon
JaNlcla cl9olae16n, eaando llaeia el lac1o c1el pu
J)lll'el"bf a bulto que ftlllba entre la ralna.
11P llcabÑ, y llabfame penibiclo oiertamen-, p

brilla•

- cUl'lcfa •

mf.

N9 ,..__ •«Jemtn aJa,mo de extraa,llep, y á'e;ando por el areo Yino a NPtane
·JPlro. Tratüue de 11D piloto, IAlvado COPIO
en 'ua 'bedep, pm, apulialeanclo a

1a propl,

rio. .A.llalla de •IOt6nele el arna y por ello

Aaeraraclo • eete l81peeto, - ~ • in
le. Toct.. 1- .llarooa ardieron, loa muellee, 1- el
~ ¡ y el lap llabfue vuelto •marro. AIIPlf
adT,rti que llaJll6..... 'a TIIII baja, DO - affli4
'ri ,-fp- por c¡u'- A leYADtar la mfa•
Of"'8e Pli bodep donde quedaban a6n dos doll
.... d e ~ altrnnoa qu.oa, todo el Yino ••.~
De repente Dotam.Ol' 1111a pohareda llaeia el lacl
c1el dlllierto. la PGhueda de una carrera. AJP4
na ;anida que timaban, qlliá, en -•ro, lea
J)lltHetu de ...... o de Seboim.

e•

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L L . U VI ,t

I&gt;- I, ,

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to h ~ de M111uir ~ ...._._ eapectUnlo tan t11Dlaclor IGllio .,...__ · ·
1111 tropel de 1 - , lM . . . . .obhfirl: l E
1h1hrto, . - _.,,_, ,. la ei1ldíld a·•
twiw de Nd, enloqueeidcw de 1""1Mlfa,e
Ncl y no el llaabre era lo que Jea adu • ;
puuon junto a Deaobul IBl aclNttilw. tY.
•'116 eatado Tenfan I Nada ·eU• h!OIGíC,..
tan 16pbfflUJlte la
- eonio gatos - - . ndaeida i:- " · ••
Ul'Ollea la crin, lea ijal'el, en 4ellNiml de c6micoa a medio Telltir, coa ·1a fera
el rabo
y erilpado el de . _
que l117e, lu garru p v ~ , elion1 11do
-todo aquello deefa a la elal'AI - 1"1,
de IJorror llajo el uote oeleate, al utr ele Ju
ru enernu que no habfan eOIJletrl)ido -

.• ~e.

agudo

'lea.

illdaban loa

annidorea -

-

11D

denuf!I

ojoe, y bl"OHl19ente ~
.-n-era en b1J1C&amp; de otro dep61ito, a,otado tam; haata que aentúd- )MIi'. tiiitu ea temo
po,trero, eon el e,ileinado hoeieo a alto, la
11 vagoroaa-de deitolaoi6n y de eternidad, que,
• al cielo, eetoy llel'lll'O, Jllli[iúeme a ragir.
JAia 1. • • nada, ni el f'AtaeliRDO - - hm::or.a,
llet ~lamor de la eiudad moribmufa era taJt lorroeomo - llanto de bema eobte Ju ninaa.
oa rugjdoe tenfan WlA evicleneia de palabra.
O

en -

11

�·il•--

J 1771-lll q1Qá 'alle qft delGNI de
J -de c1eal-. a
di'1'lllidld 11'-n •
Aeinta de la heada a,repba a su
aaerte, él pavor de lo inoomprenaible. 8i
taN lo lllftO, el 101 eaotidiuo, el eielo
inieno t...ñar. ¡par q1t6 • udfan 1 JJOI'
ltabfa apa t. . . Y eueeieaclo de toda idea
lMNa loa •ofrmoa, 1111 llanor era
deeir, IÚII eapantoao. Bl U'lllllpOl1,e de 11t
eJnábalOI a eieri,. f t p Doei6n de
ute aquel cielo de donde había eatado
llu'ria infernal, y 1111 nigidoe pregmmbaD
- t e aleo a la tremoda que oaUNba
4-, ¡.Ali! ... rusidoa, lo tnieo de
• IIIJ8 ..-nabaD a6D aqaellaa iftu
ella: éúl oaemabaD el horrendo Nereto
c:M tnf.,; e6mo interpretaban m III dolor
Dl8dlable la eterna aoledad, el eterno ai'ileDllij

are-

.--.-d...

.

A:q~ no debía durar mueho. Bl metal

•

r•

ai .....,.._ . . . de la

hiri••

771161tiaa-,a1Rlen-,aro-de-

(lrfo,,éehar el apa de la elnerna en mi balo
; 7 deapuá de buaar hlttllmente 'QJl 1ft.
jab6D, darmdl a ella por la II lin■1a que
pan efeetnar n lill.¡,- na
ba - . , . el poao de .,._, 4118 me
un gran bieneetar, apeau turi.do por la
de la mu.ene.
agua ' - 7 la ohaenridad, me deTolriffllll
ffinpp,oaidadea de mi aiatenela de rieo que
de ecmehür. Bunclido iuta el nello, el
de la U:,pi- 1 chloe impnei6D de

. ..--de---.

afuera el lmnoú de faet!o. l'cn,n•1,,_ a eaer -.brGa, De la bodep DO llepaolo rumor. Pereil,f m - UD !dejo de Jla.
iJH entraban por la puerta del 16tuo, el . .
• tufo ~ . , • Llffé el pomo a mi■

cla&amp;9 empu6 a llover de nuev,o, mú
_.. ,-do que nunea.
Ba ~ Rbito deeeemo, aleenemoe a
qu 1- iftu • deab&amp;Ddaban bwando a •

Jo1--.hra■•
•
IJ"CUIOI a la bodep, DO aiD q1le D08
ru al¡1IIIU ehl■pu, 7 eompnndiendo que

nuevo oh!IJ)aff6D iba a

CODIUJDar

la ruina, me

, - , a ~hlir.
11

•

ll

�LA ESTATUA DE SAL

H

E aquí cómo refirió el peregrino la verdadera historia del monje Sosistrato:
Quien no ha pasado alguna vez por el mo1188terio de San Sabas, diga que no conoce la desolaei6n. Imaginaos un antiquísimo edificio situado sobre el J orclán, cuyas aguas saturadas de arena amarillenta, se deslizan ya casi agotadas hacia el mar
muerto, por entre bosquecillos de terebintos y manzanos de Sodoma. En toda aquella comarca no hay
más que una palmera cuya copa sobrepasa los muros del monasterio. Una soledad infinita, sólo turhda de tarde en tarde por el paso de algunos nólllades que trasladan sus re baños ; un silencio colou.l que parece bajar de las montañas cuya eminencia amuralla el horizonte. Cuando sonla el viento del desierto, llueve arena impalpablP ; cuando el
viento es del lago, todas las plantas quedan cubiertas de sal. El ocaso y la aurora se confunden en
lllla misma tristeza. Sólo aquellos que deben expiar
rtandes crímenes, arrostran semejantes soledades.
En el convento se puede oír misa y comulgar. Los
onjes, que no son ya más que cinco, y todos, por ·
35

�LEOPOLDO

L

U G O N
ESTATUA

lo menos, sexagenarios, ofrecen al peregrino
modesta colación de dátiles fritos. uvas, agua
río y, algunas veces, vino de palmera. Jamás ~al
del monasterio, aunque las tribus vecinas los respe-.
tan porque son buenos médicos. Cuando muere alguno le sepultan en las cue-vas que hay debajo a Ja
orilla del río, entre las rocas. En esas cuevas am.
dan ahora parejas de palomas azules, amigas dél
convento; antes, hace ya muchos año~, habital'OII
en ellas los primeros anacoretas, uno de los cual•
fué el monje Sosistrato cuya historia he pro
tido contaros. Ayúdeme Nuestra Señora del Carmelo y vosotros escuchad con atención. Lo que vait
a oir, me lo refirió, palabra por palabra, el hermantPorfirio, que ahora está sepultado en una de 1cuevas de San Sabas, donde acabó su santa vida t
los ochenta años,en la virtud y la penitencia. Dios
le haya acogido en su gracia. Amén.
Sosistrato era un monje armenio, que había r&amp;,
i;uelto pasar su vida en la soledad con varios jóvenes compañeros suyos de Yida mundana, recién.
convertidos a la religión del Crucificado. Perten&amp;cía, pues, a la fuerte raza de los estilitas. Despuél
de largo vagar por el desierto, encontraron un dfl
las cavernas de que os he hablado y se instalarmi'
en ellas. El agua del Jordán, los frutos de UIII'
pequeña hortaliza que cultivaban en común b&amp;ltaban para llenar sus necesidades. Pasaban lo~ díaí
orando Y meditando. De aquellas grutas surgían
36

D E

·s

A L

nmnas de plegarias, que contenían con su esrzo la vacilante bó,eda de los cielos próxima a
~plomarse sobre los pecados del mundo. El sacri' o de aquellos desterrados, que ofrecían diariaEJte la maceración de sus carnes y la pena de sus
os a la justa ira de Dios, para aplacarla, eYin muchas pestes, guerras y terremotos. Esto no
saben los impíos que ríen con ligereza de las pe• ncias de los cenobitas. Y sin embargo, los sacri(Íéios y oraciones de los justos son las claves del
ijJ!ho del universo.
A1: cabo de treinta años de austeridad y silencio,
&amp;aistrato y sus compañeros habían alcanzado la
antidad. El demonio, vencido, aullaba de impotenBa bajo el pie de los santos monjes. Estos fueron
abando sus vidas uno tras otro, hasta que al fin
~trato se quedó solo. Estaba muy viejo, muy petueñito. Se había vuelto casi transparente. Oraba
lrrodillado quince horas diarias, y tenía revelaciofles. Dos palomas amigas, traíanle cada tarde alinnos granos de granada y se los daban a comer
ton el pico. Nada más que de eso vivía. En cambio,
~)fa bien como un jazminero por 1a tarde. Cada año,
él viernes doloroso, encontraba al despertar, en la
aabecera de su lecho de ramas, una copa de oro
a de vino y un pan con cuyas especies comulga' absorbiéndose en éxtasis inefables. Jamás se le
oeurrió pensar de dónde vendría aquello, pues bien
atbía que el señor Jesús puede hacerlo. Y aguar37

�LE 0-P O L DO

LUGONEB

&lt;laudo con unción perfecta el día de su ascensión 1
la bienaventuranza, continuaba soportando sus añoe,
Desde hacía más de cincuenta, ningún caminanft
había pasado por allí.
Pero una mañana, mientras el monje rezaba con
sus palomas, éstas, asustadas de pronto, echaron 1
volar, abandonándole. Un peregrino acababa de llegar a la entrada de la caverna. Sosistrato, después
de s~lu~a le con santas palabras, le invitó a repo.
sar, rndrnandole un cántaro de agua fresca. El desconocido bebió con ansia como si estuviese anonadado de fatiga; y después de consumir un puñado
de frutas secas que extrajo de su alforja oró en
compañía del monje.
'
Transcurrieron siete días. El caminante refirió
su peregrinación desde Cesárea a las orillas del mar
Muerto, terminando la narración con una historia
que preocupó a Sosistrato.
-He visto los cadáveres de las ciudades malditas, dijo una noche a su huésped; he mirado humear el mar como una hornalla, y he contempla•
do lleno de espanto a la mujer de sal, la castigada esposa de Lot. La mujer está viva hermano
mío, Y yo la he escuchado gemir, y la h~ visto sudar al sol del mediodía.
-Cosa parecida cuenta Juvencus en su tratado
"De Sodoma ", dijo en voz baja Sosistrato.
-Sí, conozco el pasaje, añadió el peregrino. .Al·
go más definitivo hay en él todavía; y de ello re-

7

36

l

A

ESTATUA

D E

S A L

sulta qne ]a esposa de Lot ha seguido siendo, fitñológicamente, mujer. Yo he pensado que sería
obra de caridad libertarla de su condena ...
-Es la justicia de Dios, exclamó el solitario.
-¿No vino Cristo a redimir también con su sacriftcio ]os pecados del antiguo mundo ?-replic6 suar~mente el viajero, que parecía docto en letras sag-raHas. t.Acaso el bautismo no lava igualmente el IH~&lt;'a~o contra la Ley que el pecado contra el Evangelio? ...
Después de estas palabras, ambos se entregaron
al sueño. Fué aquella la última noche que pasaron
juntos . .Al siguiente día el desconocido partió, llevando consigo la bendición de Sosistrato, y no necesito deciros que, a pesar de sus buenas apariencias, aquel fingido peregrino era Satanás en persona.
-El proyecto del maligno fué sutil. Una preocupación tenaz asaltó desde aquella noche el espíritu del santo. ¡ Bautizar la estatua de sal, libertar
de su suplicio aquel espíritu encadenado! La caridad lo exigía. la razón argumentaba. En esta lucha transcurrieron meses, hasta que por fin el monje tuvo una visión. Un ángel se le apareció en sueños y le ordenó ejecutar el acto.
Sosistrato oró y ayunó tres días, y en la mañana
del cuarto, apoyándose en su bordón de acacia, tomó, costeando el Jordán, la senda del mar Muerto.
La jornada no era larga, pero sus pirrnas cansa39

�L E O P O L D O

L U G O N

das apenas podfan ~nerle. Al! marchó d
doa dfaa. Laa fieles palomas eontinuaban a ·

,1

Undole eomo de ordinario, y
rezaba mneho,
fundamente, pnea aquella resolución afligfa)e
eztremo. Por fin, cuando 111a pies iban a faltar
laa montañas ae abrieron y el lago apareeió.
Loa esqueletoa de laa eiudadea deatnúdas iban
eo a poeo deavaneeMndose. Algunas piedras
madu. era todo lo que reataba ya: trozos de a
hilerae de adobes carcomidos por la sal ,. eim
dbs en betún. . . El monje reparó apen.,; en
j~tet reatos, que proeuró evitar, a fin de que
pies no ae manchasen a su eontacto. De repente
do su viejo cuerpo tembló. Acababa de advertir
cia el sud. fuera ya de los escombros, en un
de laa montaiiaa deade el cual apenas se los perci
la ailueta de la estatua.
Bajo su manto petriJicado que el tiempo ha
roldo, era larga y fina como un fantasma. El
brillaba con límpida incandeaeencia, calcinando
roeu, _haciendo eapejear la capa salobre que cub
las hoJas de los terebintos. Aquellos arbustos,
la reverberación meridiana, parecían de plata.
el ci,lo no habla una sola nube. Las aguas ama
dormían en su earacterlstiea inmovilidad. C
el viento soplaba, podfa eaeucharse en ellas, d
los peregrinos, cómo ae lamentaban los ea
de las ciudades.
Sosistraio ae aproximó a
40

E S TA

T l' A

D E

S A L

dicho verdad. Una humedad tibia cubrfa au
Aquellos ojos blancos, aquellos labios blanban compietamente inmóviles bajo la inde la piedra, en el sueño de 8U8 siglos. Ni
·cio de vida salla de aquella roca. El sol la
ha con tenacidad implacable, siempre igual
hacia miles de años, y sin embargo, eaa efigie
viva, pueato que audaba ! Semejante sueiio
el miaterio de los espantos blblicos. La códe Jehová babia pasado sobre aquel ser, eaamal~ma de carne y .de peiiasco. ¡ No era•
•dad el intento de turbar ese suelio T ¡ No caepecado de la mujer maldita sobre el inaenque procuraba redimirla T. Despertar el misuna locura criminal, tal vez una tentación
infierno. Sosiatrato, lleno de congoja, ae arro• orar en la sombra de un bosquecillo ...
o se verificó el acto, no os lo voy 'I decir.
únicamente que cuando el agua sacramental
sobre la estatua, la sal ae diaolvi6 lentamente,
los ojos del solitario apareei6 una mujer, vieja
la eternidad, envuelta en andrajos terribles,
lh·idez de ceniza, flaca y tembloroea, llena
·glos. El monje que habla ,isto al demonio ain
o, sintió el pavor de aquella apariei6n. Era el
lo réprobo lo que se levantaba en ella. Eaos
vieron la combustión de loe azufres llovidos
la cólera divina sobre la ignominia de las cin; esos andrajos estaban tejidos con el pelo

es

41

�L E O P O l [) O

ESTATUA

""°"

de los camellos de Lot;
pies bollaron
nizas del incendio del Ererno ! Y la espantoaa
jer le habló con su ,·oz antigua.
Ya no recordaba nada. 86l0 una vaga viaicSia
incendio, una sensación tenebrosa despertaba a
vista de aquel mar. Su alma estaba vestida de
fuaión. Habla dormido mucho, un sueño negro
el sepulcro. Sufría sin saber por qué, en aquella
mersión de p&lt;'ffadilla. Ese monje acababa de sal
Lo sentía. Era lo único claro en Bu visión
te. Y el mar. . • el incendio. . . la catáatrofe ..•
ciudades ardidas ... •todo aquello se desvaneofa
una clarovidente visión de muerte.-Iba a morir.
taba aalvada, pues. ¡ Y era el monje quien la
salvado!
•
Soaistrato temblaba, formidable. Una llama
ja incendiaba SUB pupilas. El pasado acababa
desvanecerae en él, como si el viento de fuego
hiera barrido su alma. Y sólo este convenci ·
ocupaba su conciencia: ¡fo mujer de Lat utaba
El sol descendía hacia las montañas. Púrpura
incendio manchaban el horizonte. Los días
coa .re,·h·ían en aquel aparato de llamaradas. Era
mo una resurrección del castigo, reflejándose
segunda vez sobre las aguas del lago amargo.
sistrato acababa de retroceder en los siglos.
cordaba. Habla sido actor en la catástrofe. Y
mujer. . . ¡ Esa mujer le era conocida 1 ·
Entonces un ansia espantosa le quemó las
42

DE

SAL

8u lengua habló, dirigiéndose a la espectral
'tada:
Knjer, respóndeme una sola palabra.
Habla . . . pregunta ...
_,Responderás'
¡
ble . me has salvado!
' na
'
ta brillaron como si en ellos
ojos del aDBCore
'
. h 1
resplandor
que incendia a as
coneen trase el
ta~s. dime
.
. t e cuando tu rostro se vol-MUJer,
qué Vl8
para mirar.

.

le rea ondió:
p
'
-Oh, no... p o_r Elohim' no qmeraa saberlo.
_. Dime qué V1Ste !
-~o. . . no. . . 1Seria el abismo 1
-Yo quiero el abismo.
-Ea la muert,,. • •
-¡ Dime qué viste 1
-No puedo ... ¡no quiero!
-Yo te he aalvado.
-No ... no ...
El sol acababa de ponerse.

Una voz anudada de angustia,.

-¡ Hab~

1

• ó Su voz parecía cubierta
La muJer se aproDm
.
. ba
.
aba,
ae orepuaculiza , agompol vo; se apag

d

do.

1

-¡ Por las cenizaa de tua pa rea ....

E~=:~ !aquel espectro aproximó su boca al oid

�LEOPOLDO

LUGONE/:J

do del cenobita, y dijo una palabra. Y Sosistrato
fulminado, anonadado, sin arrojar un grito, cayÓ
muerto. Roguemos a Dios por su alma.

FRANCESCA

e

.

ONOCILE en Forli, adonde había ido para visitar el famoso salón municipal decorado por
Rafael.
Era un estudiante italiano, perfecto en su género. La conversación sobrevino a propósito de un
dato sobre horarios de ferrocarril, que le pedí para
trasladarme a Rímini, la estación inmediata; pues
en mi programa de joven viajero, entraba, naturalmente, una visita a la patria de Francesca.
Con la más exquisita cortesía, pero también con
una franqueza encomiable, me declaró que era pobre y me ofreció en venta un documento-del cual
nunca había querido desprenderse,-un pergamino
del siglo XIII, en el cual pretendía darse la verdadera historia del célebre episodio. Ni por miseria,
ni por interés, habríase desprendido jamás del documento; pero creía tener conmigo deberes 11 de
confraternidad", y, además, le era simpático. Mi
fervor por la antigua heroína, que él compartía
con mayor fuego, ciertamente, entraba también
por mucho en la transacción
Adquirí el palimsesto sin gran entusiasmo, poco
45

�L E O P O L D O

dado como soy a las inve tigaciones .hist6ricas;
mas apenas lo tuve en mi poder, cambié de tal modo a u respecto, que la hora escasa concedida en
mi itinerario para salvar los cuarenta kilómetros
medianeros entre Forli y Rímini, se transform6 en
una semana e~tera. Quiero decir 9ue permanecí
siete días en Forli.
La lectura del documento habría sido en extrt'mo
difícil sin la ayuda de mi amigo fortuito: pero éste e lo sabía de memoria, casi como una tradición
de familia, pues pertenecía a la suya desde una remota antigüedad.
Cuanta duda pudo caberme sobre la autenticidad di' aquel pergamino, qued6 dt&gt;svanecida ante
su minucio. a inspección. Esto fué lo que me tomó
más tiempo.
El documento está en latín, caligrafiado con esas
bellas y fuertes g6ticas tan características del siglo
XIII; y que, no obstante un avanzado deterioro, on
bastante legibles, gracias a la cabal individualización
de cadn letra en el encadenamiento de los ren~done , y a la anchura de lo espacios intermedios entre ésto . Hasta se halla legalizado por un '' signum
tabellionis," ciertamente muy complicado con sus
nueve lazadas, y perteneciente al notario Balzarino
de Cervis. Su data es el 12 de junio de 1292.
Si descifrar las letras no era del todo fácil, la lectura del texto resultaba pesadi~ima, por las innumerable abreviaturas y signos convencionales, que

"ª

R

A

N

e

E

s

o

A

brían hecho indispensable la colaboración de un
eógrafo, a no encontrarse allí su ant~guo dueño
o una clave tradicional; pero e a m1 mas abreturas y signos eran preciosos, por otra parte,
mo prueba de autenticidad.
Había entre ellos datos concluyentes. La &lt;&gt; atrada por una línea oblicua que baja de derecha
izquierda significando cum, signo peculiar de los
timos añ~s del siglo XIII, al comienzo del cual,
í como en los anteriores y en lo sucesivos; tuvo
ra. forma : el 2, coronado por una b, a manera
e exponente algebraico, (2h) significando d,~, y agre¡rnndo con su pre encia un dat~ mas,
uesto que las cifras arábigas no se generalizaron
n Europa hasta el siglo XIII; el 7, represen~do
r una A 11in travesaño, como para marcar die~
ición. la palabra &lt;'or¡,111.1 abreviada en su pr1n
'
9
l
mera sílaba y coronada por un 9 (t\or ) Y e vocablo fratribt(S abreviado en .ftbz con un_ ª sup~rpuesta a la_; y una i a la t; amén ~e d1v~rsos signos que omito .• •o quiero olvidar: sm embargo, las
Iniciales de la heroína, aquella J, y aquella R tan
earacteristica también en su parecido con las PP
manuscritas de nuestra caligrafía, salvo el trave1año que laii corta .
. Existen, además. en la margen del texto, a ma-.
nera de apostilla, dos escudos; un? en for~a de aneha almendra. característico también del siglo XIII
1 el otro romboidal, es decir, blasón de dama, sal47

�L E O P O L D O
vo exeepciones rarísimas como las de algunos
conti; pero los Visconti eran lombardos, y eu
época de mi documento, recién conquistaban la
beranía milanesa. Además, los blasones en cu
ti6n se hallan acolados, lo que indica unión c
yugal. Desgraciadamente, su campo no conserva
no partículas informes de la,s piezas y colores
ráldicos.
Lo que dice el documento es imposible de ser
ducido sin desventaja para el lector, pues u
do latín perjudica, desde luego, al interés con
retórica curial, sin contar la sequedad del cono
to. Haré, en consecuencia, una traducción ~n
bre como me plazca, poniendo el original a d"
sici6n de los escrupulosos, con cuyo fin lo he
positado en nuestra Biblioteca Nacional, donde p
de verse a las horas de práctica.
Comienza en estos términos que, como se ve
contradicen al Dante, a Boccaccio y al falso
c.accio, quiene3 coinciden en afirmar la cona
ción del adulterio.
Jamás hubo otra relación que una "exal
amistad'' entre Paolo y Francesca. Aun .sus
nos estuvieron exentas de culpa, y sus labios
tuvieron otra que la de estremecerse y palid
en la dulce angustia de la pasión inconfesa.
El autor dice haber tenido esta comldencia
marido mismo, cuyo amigo afirma que fué.
Francesca tenía dieciséis años (la historia ea
48

R

A

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e

E

s

e

A

·da) cuando la desposaron con Giovanni Mala- •
, como certificación de la paz concluida entre
Polenta de Rávena y los Malatesta de Rímini.
esposo, contrahecho y feo, envió a su hermaPaolo para que se casara por poder suyo, no atredose a presentarse en persona ante la joven, en
visión de un desengaño fatal y del rechazo con·ente.
Hallábase Francesea en una ventana del palacio
riego, cuando entró al patio de honor la cabalnupcial; y una dama de su séquito, equivocatambién, ·o sobornada quizá por el futuro esposeñal6le a Paolo como al que iba a ser su efeco dueño.
De este error provino la tragedia.
Paolo era bello y joven; culto en letras, tanto
o valeroso caballero:; cortés hasta el rendi•ento y alegre hasta la jovialidad; todo lo con.o de su hermano, cuya sombría astucia rayaba
cruE&gt;ldad, y cuya desgracia física había dado en
torvo pesimismo que es patrimonio de los conhechos con talento.
La joven se desposó, así engañada; y conducida
fué al castillo conyugal, el esposo verdadero
con elJa la primera noche sin dejarse ver, pues
bía entrado a la alcoba en la obscuridad.
reía que, consumado el matrimonio, la altiv~
la dama sería la mejor custodia de sus derechos
esposo, y no se equivocaba ,en ello, por cierto;
41
4

�LEOPOLDO

L U Q O

p.ero el aeto demueatra eoa eJaridad, ui la
..., de na pa.aqpnea, como el frio oüculo flU

&amp;lacerias poma.
Bl d ~ del d ~ fué horri1,Je..
ea fAcil eolegir, para la joven deapoaad&amp;; 7
ooao en¡endr6 desprecio 7 odio haeia el •
ul abUIU&amp; de su bll8Da fe virginal, aereoi6
el amor la simpatfa que por el otro habfa em

• naeer
¡Oúuta 7 eón avos diferencia, en ef
1.te la eurioaa ansiedad del breve noviu&amp;'o,
feeJaa hasta el deleite eon la pre,otam6D cW
prometido¡ el regoeijado orgullo del d.eapcJIOl'j
la pompa religiosa 7 el esplendor DlUD
parejamente reakaban la gallardfa del
7 aquel deapertai- ea loa bruoa del mLons•
,a primer mirada de eapoao amnent6 ya
ultraje de 1lD&amp; deawoo:6anr.a el eruel llnpe
811 fatalidad l
Uno, 11'11 todo reeuerdoe de dieha entre •
atiafaoei6a juv~ de belleza inmolada en
ru; el otro, sólo tiranfa del deber
· •
p!o innoble, fealdad eobarde.
o tenú¡ Jlláa que un rugo de grandea,.
el miedo que Dllpiraba; miedo que en tnílla
JO

deber, euatocliaban au honra como doa
Ftanceaea eai,er.aba uf a encontrar, en
caso de la diclaa legitillla, la dulzura prohi ·
infiemo.

.

A

N

e

E

(J

111 tona ,rima era, qlle la rebelión ele 1ot .eorno dejaba culmne con nieves de reaiglaaPaolo era el rayo de sol que recordaba, únimarchitoe phppolloa.
~ primero, como un peligro, 111 diaereeión
veneido 1u deaconfiauaa, hasta .ubstituir
una fratenüdad melane61iea lu repulsiones del
fingido desdén.
•
eeaca, en su misantropía que la in~ba a
!edad, despu&amp;i de todo grande en el castillo, no
a guato sino eon él; pero s6lo 1e veiaa a la
~el sol, en túito eollffJÚO de no eneontrane
la DOChe.
ovanni, ocupado en estudioa t6cticos quenoa libre-llenaban na horas a medias eon
ia nada advertfa, al parecer; pero loa joro~ tan cel8808 eomo pervenoa, y a, aabienloa jóvenes se amaban, divertíaae en ver- ·
decer. Aquel peligroso juego le -atrafa como
emoción a la vez lancinante y deliciosa, por
que al !in estuviese previsto como una obra de
L
hOl'l'eDdo beso cruzaba a veeea, mgiriendo
ionea por entre aquella tortura de la dignidel 'amor eomo un refinumento del infiereso llevaba diez añoa, eaa perversidad, fordoae de tiempo y de sombra, como el vino.
tras se eontuviesen, aentfaae vengado por la
a de 811 continencia; en caso eontran"o, en
11

�LEOPOLDO

lúGONES

la muerte fatal, aquella muerte CAÍ:-A que el canto
V del poema rememora, adjetivándola con el nombre del círculo infernal mencionado por el XXXIT,
como para mejor expresar su amargura única en lo
anómalo del epíteto. Así habían pasado diez años.
l,7traheroísmos y deberes, el amor hizo al fin su
obra. La misma sencillez de relaciones entre esposa y cuñado, creó una intimidad aun acrecida por
la frecuencia de verse.
Paolo se ingeniaba de todos modos para hacer a
aquella juyentud más llcyadera su clausura en castillo tan lóbrego; y su exquisita cortesía, tanto como su grave ternura, denetían hasta las heces el
corazón de aquella mujer, en quien los refina1nientos, todavía bizantinos de su ciudad nata], habían
profrmdizado sensibilidades.
~o alcanzaba a perder en la ruda prueba su gus1o por las S(.'derías suntuosas, por las joyas y el marfil; y es de creer que en su dulce molicie r11trara
no- poco el espíritu de aquel legendario malvasía,
t1ue consolaba la decadencia de los Andrónicos, sus
contemporáneos, inmortalizando la sombría pequeñez de la helénica Monembasia. Magias de Bizancio, que el viento conducía a través del Adriático
familiar; filtros ele Bizancio diluídos en su sangre
antigua; pompas de Bizancio aún coetáneas en el
lujo y en el arte, predisponíanla ciertamente al
amor; a aquel amor más deseado en lo extremo de
· su crueldad.
52

F

R

A

e

E

s

e

A

Paolo era diestro en componer enigmas, que el
gusto de la época había elevado a un rango superior de literatura, empleándolos hasta en la correspondencia secreta y en las diYisas del blasón. Su única falta consistía en usar, para los que componía a
Francesca, el único doble tema de su hermosura Y
del amor.
Los primeros pasos fueron tímidos, disimulando
la intención en la vaguedad. El pergamino recuer- ·
da uno de aquellos juegos, cuya solución consistente en una palabra que tuviese sentido, recta o
inversamente leida, daba la soluci6n en legna-a11gel.
Cita igualmente uno, al que llama "la cruz de
amor,'' así dispuesto :
ECATE

J\"'EMEA
AMORE
FURIE
ThIE:NE
O este otro, en palabras angulares, que pueden

ser Mdas lo mismo de izquierda a derecha, que dr
arl'iba a abajo, y en el cual se prrci!::a más el balbuceo del amor:
AMAI

MIME
AMOR
IERI
53

�LEOPOI,DQ

LUGONES

O este último, del mismo carácter, y que el documento llama un enigma en V:

ANIME
AMARO

CUORE
Pero vengamos a la tragedia.
Habían llegado para Francesca los veintiséis
años, la segunda primavera del amor, grave y ardorosa como un estío. Su decenio de padecer, clamapor una hora de dicha; y en la tristeza que la
Juyentud trae consigo al definirse, y que es como el
adiós amigo a la aturdida adolescencia, habíanla
a;;altado miedos de morir sin gustar una vez siquiera el ósculo redentor de toda su vida tan injustamente negra.
Aquel otoño habíalos fraternizado más en largas
lecturas, que eran vidas de santos sangrientas de
heroísmos y singularizadas por geografías monstmosas; pero un día, aciago día, el malvado cuvos
diez años de goce infemal exigían por fin rl dt,;enJace de la sangre, puso al alcance de sus penas la
p,ala11te colección del No,·ELLINo.
i-Cuántas lPycron de aquellas cien narraciones
halladas por ahí, al ar.ar, eu una alacena? Quizá pocns, desde que tanto llc~ó a turbarlos la de Lanzarote del Lago.
Pué en e] baleón que abría sobre el poniente la

?ª

54

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alcoba de la castellana, durante un crepúsculo cuya divina tenuidad rosa empezaba a espolvorear,
como una tibia escarcha, la vislumbre de la luna.
Desde aquel piso, que era el segundo, se dominaba todo el paisaje condensado como un borrón de
tinta bajo la luz lunar. Las densas cortinas obligábanlos a unirse mucho para aprovechar el esca80 vano abierto sobre el cielo. Juntos en el diván,
el libro unía sus rodillas y aproximaba sus rostros
hasta producir ese rozamiento de cabellos, cuya vaguedad eléctrica inicia el vértigo de la tentación.
Sus pi~s casi se toeaban, compartiendo el esca bel.
Sobre la inmensa chimenea, una licorera bizantina
que acababa de regalarlos con el delicioso licor de
Zara, despedía en la sombra de la habitación el florido aroma de las guindas de Dalmacia.
Ya no leían; y así pasaron muchas horas, con las
manos tan heladas sobre el libro, que poco a poco
se les fué congelando toda la carne. Sólo allá adentro, con grandes golpes sordos, los corazones seguían viviendo en una sombría intensidad de crimen. Y tantas horas pasaron, que la hma acabó por
bañarlos con su luz.
Galeoto fué el libro ... -dice el poeta-. ¡ Oh, no,
Dios mío ! Fué el astro.
Miráronse entonces; y lo que había en sus ojos
no era delicia, sino dolor. Algo tan distante del beso, que en ello cabía la eternidad. El alma de la joven asomábasc a sus ojos deshecha en llanto como
55

�LEOPOLDO

LUGONES

una blanca nube que se vuelve lluvia al fresco de la
tarde. ¡ Y aquellos ojos, oh, aquellos ojos negros
como dos golondrinas tle la Pasión, qué sacrificios
de ternura abismaban en el heroísmo de su silencio! ¡ Ay, vosotros los q_ue sólo en la dicha habéis
amado, envidiad la tortura de esos amantes qué,
en el crepúsculo llorado por las esquilas, gozaban,
padeciendo de amor, toda la poesía de las tardes
amorosas, difundida en penas de navegantes, de ausentes y de sentimentales peregrinos, como en el
canto VIII del Purgatorio:
Era giá l 'ora che volge 'l disío
A 'naviganti, e 'nteneriace íl cuore
Lo di ch 'lian detto a' dolci amici a Dio¡
E che lo nuovo peregrin d 'amore
Punge, se ode aquilla di lantano
Cl1e paia'l gíorno pianger che si muore.

Pálidos hasta la muerte, la luna aguzaba todavía su palidez con una desoladora convicción de
eternidad; y cuando el llanto desbordó en gotas vivas-lo único que vivía en ellos-sobre sus roanos,
comprendieron que las palabras, los besos, la posesión misma, eran nada como afirmación de amor,
ante la dicha de haber llorado juntos.
La luna seguía su obra, su obra de blancura y
de redención, más allá del deber y de la vida ...
l:na sombra emergió de la trasaleoba, manchó
fugazmente el pavimento de lozas blancas y ne56

F

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A

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e

E

s

e

Á

gras, se escabulló por la puertecilla que daba acceso al piso, y por él a la torre. Era el enano del
castillo.
Malatesta se hallaba en la torre por no sé qué
consulta de astrología; pero todo lo abandonó, descendiendo la escalera interior hasta la planta donde estaba la alcoba de la castellana; hasta debió
correr para llegar a tiempo, pues era la pieza más
distante de la torre.
El éxtasis duraba aún; pero los ojos, secos ahora brillaban como astros de condenación con toda
la ' ponzoña narcótica de la luna. Aquella palidez
desencajada tenía el hielo inconmovible de la fatalidad, y una pureza absoluta como la muerte, los
aislaba en la excepción de la vida.
Materialmente no habían pecado, pues ni a tocarse llegaron, ni a hablarse siquiera; pero el esposo 'UÍÓ en sus ojos el adulterio con tan vertiginosa claridad, con tal col!-Sentimiento de rebelión y de
delito, que les partió el corazón sin vacilar 1lll ápice. Y el pergamino le halla razón a fe mía.

57

�DOS ILUSTRES LUNATICOS
O LA DIVERGENCIA UNIVERSAL

DRAMATIS PERSONAE:

H. (desconocido, al parecer escandinavo.)
Q. (desconocido, al parecer español.)
Andén desierto ele uua estación de ferrocarril, a las onee de 1a noche. Luna llena al exterior. Silencio completo.
· Luz roja de semáforo a lo lejos. Bagajes confusamente

amontonados por los rincones.
H. es un rubio bajo y lampiño, tirando a obeso, pero singu1armente distinguido . Viste un desgarbado traje negro
y sus zapatos de charol chillan mucho. Lleva un junco de
puño orfebrado que haee jugar vertiginosamente entre los
dedos. Fuma cigarrillos turcos que enciende uno sobre otro.
Un tic le frunce a cada instante la comisura izquierda del
labio y el ojo del mismo lado. Tiene las manos muy blancas¡ no (la tres pasos sin mirarse las uñas. Camina lantando miradas furtivas a los bagajes. De cuando en cuando vuélvese bruscamente, lanza w1 chillido de rata a la
vacía penumbra, corno si hubiese alguien allí; después proaigue su marcha haciendo un nuevo molinete con el bastón.
Q. gallardea un talante alto y enjuto¡ una cara aguilefia, puro hueso¡ hay en él algo a la vez de militar y de
universitario. Su traje gris le sienta roftl; es casi ridículo, pero no vulgar ni descuidado. Trátase a todas luces de
una altiva miseria que , se respeta. Este baee el efecto de
la reserva leal, tanto como el otro causa una impresión de

59

�L E O P O L D O

L UG O.,\.ES

charlatán sospechoso. Van uno al lado del otro; pero ae
advierte que no conYe1·san sino para matar el tiempo.
Cuando llegue el treu, no tomarán el mismo coche. Tamr,oco se han visto nunca. Q. sabe que su interlocutor se
llama H. porque al llegar traia en la mano . una maleta con
esta inicial. H. l1a visto, por su parte, que el otro tiene su
pañuelo marcado con una Q.
·

ESCENA PRIMERA.
H.-Parece que hay huelga general y que el servicio está enteramente interrumpido. No correrá un
solo tren durante toda la semana.
Q.-Locura es, entonces, haber venido.
H.-Más locos son los obreros que se declararon
en huelga. Los pobres diablos no saben historia.
Ignoran que la primera huelga general fué la retirada del pueblo romano al Monte Aventino.
Q.-Los obreros hacen bien en luchar por el triunfo de la justicia. Dos o tres mil años no son tiempo excesivo para conquistar tanto bien. Hércules
llegó al confín de la Tierra, buscando el Jardín
de las Hespérides. Una montaña le estorbaba el
paso Y, poniendo sus manos en dos cerros, la abrió,
dando entrada al mar como se abre, trozándola por
los cuernos, la cabeza cocida de un carnero.
H.-Bello lenguaje; pero no ignoráis que Hércules fué un personaje fabuloso.
Q.-Para los espíritus menguados, fué siempre
fábula el ideal.
60

DOS

ILUSTRES

LUNA 1'100S

H--(volviéndose bruscamente y saludando con su junquillo
la sombra).--:N'o sé si lo decís por mí; pero os adYil'r-

to que no acostumbro comer carnero con los dedos.
Vuestra metáfora me resulta un tanto brusca.
Q.-Aunque no me es desconocido el juego del tenedor en las mesas de los reyes. he gustado con más
frecuencia la colación del pobre. Desde la baya del
eremita al pan del trabajador, duro e ingrato como
la gleba, mi paladar co~oce bien el sabor de las
. Cuaresmas.
H.-Os aseguro que tenéis mal gusto. Por mi parte, compadezco al desdichado, ciertamente. Quiero
la igualdad, pero en la higiene, en la cultura y en
el bienestar: la iguadad hacia arriba. Mientras ello
resulte un imposible, me quedo en mi superioridad.
¿ Para qué necesitamos nuevas cruces, si un solo
Cristo asumió todas las culpas del género humano 1
Q.-Es condición de la virtud indignarse ante
la iniquidad, y correr a impedirla o castigarla. sin
reparar en lo que ha de sobrevenir. ¡ Pobre de la
justiGia vilipendiada, si su socorro dependiera de
un razonamiento irreprochable o del desarrollo de
un teorema! En cuanto a mí, no deseo ni la igualdad, ni nuevas leyes, ni mejores filosofías. Solamente no puedo ver padecer al débil. M:i corazón
se subleva, y pongo sin tasa al rescate de su felicidad, mi dolor y mi peligrt&gt;. Poco importa que esto sea con la ley o contra la ley. La justicia es, con
61

�LEOPOLDO

L

U G O RE -S

frecuencia, víctima de las leyes. Tampoco sabría
detenerme ante el mismo absurdo. Pero cada monstruo que me abortara en fantasmagoría, cada empresa vana que consumiera mi esfuerzo, fueran a
la vez incentivos para empeñarme eontra la amarga
realidad. t,Por qué halláis mal que luchen a costa
,de su hambre estos trabajadores? &amp;No es el hambre
un precio de ideal como la sangre y como el llanto T
H.-Poseéís una elocuencia prestigiosa que me
habría arrebatado a los veinte años, cuando creía.
en los pájaros y en las doncellas.
Q.-Os estimaría que no dierais alcance despectivo a vuestras palabras sobre las doncellas y los
pájaros.
H.-De ningún modo. Los pájaros tienen el mismo paso (da una corridita ornitológica sobre las puntas de
los pies) que las doncellas; y las doncellas tienen
tanto seso como los pájaros. Pero vuelvo a nuestro tema. Los obreros nada lograrán con la violencia. Os advierto, entre paréntesis, que no soy propietario. Los obreros . deben conformarse con las leyes: aprovechar sus franquicias, -elegir sus diputados, apoderarse del Parlamento, cometer algunas extravagancias para despistar a los ricos, como volverse ministros, por ejemplo, y después apretarles
-crac-el tragadero. . . si es ql1e no prefieren tornarse ricos a su vez. Es un sistema.
Q.-Cn sistema abominable. Pareeéisme, a la verdad, un tanto socialista.
62

D OS

I L U S TRES

L UN A TIC O. S

H.-No lo niego; pero a mi Yez os he notado
un poco anarquista.
Q.-N o os ocultaré mis preferencias en taJ f&gt;eUtido. Amé siempre al paladín; y no sé por qué ::rnhelo de justicia desatentada, por qué anormal coraje de combatir uno solo contra huestes enteras,
por qué sombría generosidad de muerte inevitable, en la Inisma obra de la vida que otros gozarán
mejor, sin perjuicio de seguir llamando ..;rimen a la
benéfica crueldad, hallo semejanzas profundas entre los caballeros de la espada y los de la bomba.
Los grandes justicieros que asumen en sí mismos
el duro lote del porvenir humano, son como esas
abejas de otoño que amontonan a golpes de aguijón la comida futura de una prole que no han de
ver. Matan para el bien de la v-ida que sienten germinar en su muerte próxima, arañas y larvas: como
quien dice tiranos e inútiles, quizá inocentes, siempre detestables. Ellas carecen, entretanto, de boca ; no pueden. gustar siquiera una gota de miel. Sus
únic,os atributos son el amor y el aguijón. Su obra
de porvenir finca en la muerte, qu&lt;: al fin es el único camino de la inmortalidad.
H.-6Sois espiritualista?
Q.-En efecto; ¡,y vos?
H.-Materialista. Dejé de creer en el alma cuando me volví incrédulo del amor. (Estremécese con
violencia.).

Q.-¡, Tenéis frío 1
63

�L•0P0l,D0
11.-No¡ p....,¡..-te. • una PNIM!11114Íi
- - , ai queriia, y - la ea- aquel e6he
A Ja ida me pareee un elefante, y a la
hall-.
Q.-(opute). Bita , _ DO d
(alto). Ea mi eofre de viaje. Su color y 111
1:ienen, en efecto, algo de paquidenao.
B.-Ha;r aofrea -ndinavea que pareee
- · (Vaeln .. Hl&gt;"i 4&lt;.I :,)• • aingular, e6mo
eupan eatu e-. Bltaa e-. que uno
n en el oomemo con loa es,eetroa. NotariÜI
- , euando vo;r a pronunciar tal o cual
•l ojo bquierdo ae me mete por equivocaei6a
de la naris. Ea una curioaa diaeordaneia. Bl
de la "erre" me baee vibrar Ju uiiu. 1
qué ehillan tanto mis zapatoa,
Q.-No, por cierto.
B.-BII una moda hm,pra. La he adop

n -rdarme aiempre de que debo pouer I
en el mismo medio de Ju baldoau, 9in piar
junturas. Xanfa que tiene, naturalm
nombn prieo16gico.

-

COJ&gt;- • lo lejoo el relluao ele u-•&gt;·
. 1Ah, el maldito jument.o laútieo I Creo
arranearfa Ju orejas con gran placer, a , - bondad eapeoffiea.
Q.-Yo aao a loa amoa. Son pacientes :r
Su rebuzno diatante, en Ju noches ela~

.,.... ...................... .
JhupHo..

.. ,_ ..... ,.... +•••.-.•
Oü1Jc1dli1 ID

aaet

ll.-,Oll,BO.Qifilale . . .

_a....._ ......

Romm-seeJeate;,-..rl

_y_ _ . , . _ _....., . . . . . . . . .
CriÑallf, . . w;,-.•lli•Wble,lattt.

n.. üi eNe
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-Dlr&amp;, ........
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LEOPOLDO

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la manía de silbar vivamf'ntC' cnando Yayáis de noche por sitios solitario-,, Y cierto frío i;ltcrmitcnte
en la. espina dorsal. Pero los cs-peetros dan buenos
co11SeJ0S. Co11ocen la filosofía de la vida. llablal\
como los parientes fallecidos.
Poco a poco os vais :,intiendo un tanto contradjctorio. Cometéis extnwagancias por d placer &lt;le
cometcrl~s. Ya habéis visto lo que me pasa. }lis zapatos chillones Y mis molinetes, son estúpidos; pero ~~y agradables. Son también impc&gt;rahrns categoricos;
,
p
. formas de razonar un ta11to a·n&lt;&gt;rsas.
ero el imperio d&lt;' la razón es tan efectivo en ella:,;
como en la lógica de Aristótf'l&lt;'s.
Luego, os entra. el :fastidio de todo lo que ama y
de todo lo que vive. "Cna individualidad estupei.l.da se_ desarrolla en vuestro ser. Habéis comenzado
r?mp1endo espejos o manchando tapicas con los
p~es llenos de lodo. Luego matáis fríamente de un
pistoletazo
la oreja a vuestra yegua favorita ..
L~ego quere1s algo mejor. Ya estáis a punto. Causáis, entonces, algún mal irreparable a vuestra madre o a vuestra mujer.
Q.-¡ Caballero!
H.-¡ Eh, qué clia blos ! Dejadme concluir. Habéis
d~ saber que yo he amado. Amé a una muchacha rub1~ Y poética; una especie de celestial aguamarina.
Dabale por el canto Y por la costura ; no desdeñaba los cleportrs ; pedaleaba gallardamente en bicicleta. A la verdad, era nn tanto insípida, como la

:?

• 66

ILUSTRES

LUNATIOOS

01YES

perdiz sin cscabecbr. Pero yo la quería con una
pureza tan grande, que me hrlaba las manos. Gustábame pasar largas horas, recostada la cara en sus
rodillas, mirando el horizonte que entonces queda
a niYel con 1mrstras pupilas. Ella doblaba gentilmente la cabeza con una domesticidad dr prima que
aún no sabe. 'l'enía la barbilla imperiosa; lo;; ojos
llenos de un azul juyenil e ignorante, cuando se
los miraba bien abierto;-;; pero habitnalmentc entornábalos soñadOl' desclén. La nariz, con un ligerísimo respingo. La boca un tanto grande, pero todaYÍa sin el más ligero desborde dr ese carmfa vir~inal qlll' mancha los labios sabedores del amor, corno l'l vino a una copa rn que se ha bebido. Eran.
quizá, un poco altos y fü\cos -sus pómulos. Pei11ábasr mny uÍPll. con sólo dos ondas irregulares y flojas de su rubio cabdlo. Lle--vaba siempre descubierta la nuca, rxagrránÜo su desnudez con una incli,nación de lectura. Esta era toua sn coquetería. ¡\O
:-;r distinguían r-;ns st•nos bajo la blusa. Sus manos y
sus -pies Nan más bien larios. La falda "trotteuse ·' dejaba acfürinar sus piernas delgadas y alti,·as de 11adadora. Pues la natación constituía su
r11canto. La natación con prligro de la vida. Prohibiéronselo en ya110. Iba al río con pretexto de coger -violetas y ortigas para adornar su sombrero· de
sol.
Dejé de ai:narla cuando descubrí que pertenecía
a la infame raza de las mujrres. No sé bien si mu67

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Vuestros propósitos sobre la mujer, son ci&lt;&gt;rti.1t111nt.c'!
intolerables; y no más que por reduciros a la decisión de las armas, os digo que tomo a la luna por
doncella desamparada y que no permitiré a su respecto ninguna insolencia.
H.- ( encogiéndose con un tirita miento enfermizo).
No desconoceréis, caballero, que os he tolerado a
• mi vez muchas impertinencias. La medida está
colmada. La luna es una calabaza vacía y nada mú.
Sé bien que quien escupe al cielo, cáele la saliva
en la cara. Pero tengo la boca llena como un ma~
món que echa los dientes, y veo allá un cartel que
dice: "Es prohibido · escupir en el suelo." (Quégramática!) .Así, pues, oh luna, buena pieza, toma .
(escupe hacia la luna), toma (escupe nue,·amente). toma

'

ÍNDICE
Págs.

J,AS FUBRZAS ltXTRAÑAS

Lluvia de Fuego..................... . . . . . . . . . . . . . . .
Estatua de Sal.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

5
17
35

( escupe por tercera vez).

Mis señas, caballero.
Caballero, las mías.
Q.-(Miranclo la cartulina con asombro.) j El Príncipe
Hamlet!
H.-(leyen,lo con interés). j Alonso Quijano !
Q.-(sacando su tarjeta).
H.-(haciendo lo propio).

LUNA.RIO S)tNTIMRNTAJ,

Francesca ....................... .
Dos Ilustres Lunáticos ........... .

ESCENA SEGUNDA.
DON QUIJOTE alzando los ojos lmeia su interlocutor, ad•
vierte que ha desaparecido.
HAMLRT, bnscanclo con uua mirada a don Quijote, nota
que ya no está.
El lector se da cuenta, a su vez, de que don Quijote 1
IIamlet han desaparecido.

70
71

45
. ....•......

59

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                    <text>��Jt1t..1~

�AUTORES MEXICAN OS NUEVOS

BIBLIOTECA CENTRAL

U.A.N.L

�M. SILVA V ACEVES

CARA DE VIRGEN
ORRAS DEI, AUTOR.
ARQU(Ll,A OK l\lARFlI,. -México. 1916,
ASIMOJ.A.

. ..... de pauprrr carJl8imus hort-o.

Srnn1rs.

(lin prensa.)

CAllPANITAS DF. PL"-TA V CkÓNlCA DIU. Rll\"

PCLGARCITO. {J!n preparaci6D, l

LRCTURA Sl!Ll!CTA
~ll!XICO MCMXIX

�4UMP!IONI

,_....,_a..,-.w
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N - r . ...af™, oWiJliidft&gt;,
CIIYa.J.aOWD16Mu&amp;WIS,
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IIDL&amp;W IOII IIL

mcuu:aw, ...,,, '"~

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�E

•

L minúsculo genio de la tía estaba conmovido con la relación
que ella misma iba haciendo de
las peripecias y tropiezos de su -viaje
entre Veracruz y Puebla, cuando tenía
quince años. Las palabras alcanzaban
en su boca tonos elocuentes y el ademán
de sus manos temblorosas tenía pen•
dientes de su relato los semblantes inmóviles de sus dos pequeños sobrinos.
En la habitación, que se iluminaba en
aquella hora con las últimas lnces de la
tarde, y un poco apartada del grupo,
estaba también la madre de los niños,
joven y tranquila, haciendo labor de
13

�M.

SILVA

Y

ACEVEB

costura, que sólo ititerrumpía para escuchar a la anciana en los pasajes más
vivos. El viaje se había hecho en diligencia, por caminos montañosos e infestados de ladrones, bajo lluvias torrenciales y entre compañeros que, bien
eran mercaderes cobardes que temblaban a cada peligro, o señores prudenteis que recomendaban a las señoras la
mayor presencia de ánimo. La curiosidad de los niños por conocer todos los
pormenores de aquellas pintorescas escenas de camino, se demostraba en las
preguntas con que interrumpían frecuentemente el relato de la tía. El reloj
de la iglesia vecina hizo sonar las siete de la noche. Una criada había traído
luces para alumbrar la habitación, y el
sillón bajito de la tía, y las sillas de los
niños, y el sofá en que la mamá estaba,
y el gran retrato al óleo de la tía, con
treinta y cinco años menos que al presente, suspendido sobre el sofá, y el lecho modesto y aseado que se veía junto
al muro del fondo, y todo lo demás que
había en la habitación, así como las
personas mismas, hicieron su aparición
14

CAR A

•

D E

VIRGEN

más clara entre un juego de luces y
de sombras bien marcadas.
La puerta que comuuicaba con la
ha hitación contigua se abrió silenciosamente, y dió paso a un nuevo personaje. cuyo andar lento y callado para
nada interrumpió la plática. Era el valiente Almauzor, que reinaba despóticamente en la cocina y se ufanaba con
la ausencia de ratones en los lugares
más obscuros de la casa. Vcnía a traer
el me11saje de la cocinera y, para ser
notado, se adelantó hasta el centro de
la escena y allí, sentado en sus dos pat~s traseras, fué mirando con intención
las caras de todos. Después, aprovechando una pausa, lanzó un maullido,
que era el recurso extremo de su cortesía entre los hombres. El relato dt&gt; la
tía Re interrumpió en buena hora para continuarse después; la labor de
costura se su!lpendió también, y las
ágiles manos lo acomodaron todo cuidadosamente en un cestillo blanco; los
niños saludaron a Almanzor tomándole
las manos y haciéndole danzar, y todos
imlieron por la puerta entreabierta, de15

�.U.

SILVA

Y

AOEVES

jando en la habitación los asientos vacíos y, en medio del silencio y de la
luz amarillenta de la lámpara, una como forma impalpable de la Yida doméstica de aquella casa.

II
Mnrtin Ramos era un joven pintor ...

16

�-UTIN----llll~pha&amp;clr ele provilioi. qae vi'ria •
la Capilal ele n Bitado natal,
- .. faadJie, "'Ollpusta ele .. vieja
.S. i . - , Adela, 1111 jovea .,,_ 1'11lliia,: 4- liilol de ttw 1 eutto dlla,
JNiPtiilbcaate, llePW!eet ~ 1

Ollli per eapdiiho d&amp;la UIÚ, llUido
4e
1111 plúido eaento qua

•~a

--•laiPfaDlli&amp;.
Lfap I tc

1JB&amp;t1t••--·

... __.., . . . . . . l6lo par , . . ~ , 1u 11e11ae hiju a
111141 de - a,riealt,orel, tilnen que P~ • 'rida, ,a MtUdo paadeá l&amp;JI

�.'11.

S l L l' A

Y

A C E V E 8

tras con sombra para el rótulo de mia
tienda, o enseñando a las hijas di' los
ricos a copiar flores para que su educación no quede trunca, o bien decomndo cielos rasos e iglesias, y otras
veres retocando cnadros de sacristía
&lt;'1mc&gt;g-r0cidos con c&gt;l po!Yo . .A todas estas ocupaciones se avenía la humildad
&lt;le l\fartín y de todas su genio había
triunfado: Era el mejor pintor de la
ciudad. con amigos y admiradores en
&lt;&gt;l Gobierno, amistades entre las buenas familias y protectores generosos en
el clero. Empezaba a cobrar alientos
su natural modestia para salir al campo en un bnen día de sol, con su tela
hajo el brazo, ~- rnsa:rnr el paisaje. o
hi&lt;'r1 para logral', por medio de su¡,
anústades. tener r11frente a la más bella de las hijas del afortunado agricultor, resignada y feliz con la ilusión
de un buen retrato, cuando las cosas.
como es frecueute, se ordenaron de
otro modo.
f.Ja casa del pintor Ramos, pobre como su vida, se alineaba con otras muchas, en una calle larga que se veía
20

U A R A

D ¡;;

J'IRGEN

on&lt;lular siguiendo la inclinación suave
de una colina. Su .fondo lo llenaban
los copudos lÍ:rboles del río y el vago
contorno de una sierra azul. Esa calle
atravesaba la ciudad y en lo más alto se alzaba una iglesia, cuyos muros
habían sido los primeros que en la ciud~d se levantaron, y que de tiempo inmemorial había dado nombre a la calle que dominaba : era la iglesia e.le la
Soledad. En el interior de ella se eleyaban las plegarias más sinceras de
los fieles, en su mayor parte campesinos. y la Yirg-en de su advocación era
honrada con una solemnidad qué atraía
peregrinos y mercaderes de lejanas

tü·1-ras.
En la época de que tratamos, la
ciudad-capital de aq_ueUa proYincia
estaba floreciente; r, en la última Semana Santa, todos pudiel'on notar que
rn la iglesia de la Soledad hacía falta una renovación que le permitiera
ser un reflejo fiel de la fortuna y religiosidad de sus habitantes. El Padre
Tiuiz, que era el Capellán, fué el úni1•0 en quien ese pensamiento no germi2t

�M.

s r

L F A

}'

A

e

E

y

E

s

nó espontáneamente. Y pasada la fiesta de aquel año, f'll que, como siempre,
había tenido la ayuda celosa de las familias prü1cipales; y &lt;leshechos los altares y vueltas las imágenes a sus nichos, y recogidas las limosnas y clasificadas las ceras sobrantes, vuelta, en
fü1, la iglesia a su vida ordinaria, se le
veía todas las tardes. cu la puerta del
atrio, de plática ociosa -:,- regocijada
con los muchachos de la escuela o con
los ncinos que pasaban. Fué necesario que lma comisión formada de comerciantes, obreros y labradores, se le
acercara y le dijera que todas las clases querían ver renovada la iglesia de
la Soledad y mejorado el culto a la
bendita imagen, para que el P. Ruiz
pe11sara en esos complicados asuntos.

III
La piadosa leyenda de Santa Eulalia ....

11

�L

A piadosa leyenda de Santa Eulalia de Mérida había sido elemento importante para que,
desde la infancia, la vocación del P.
Ruiz se decidiera por el sacerdocio.
La de,·oción por esa Santa Virgen le
había sostenido siempre, y tan bella
y levantada pareció a su espíritu la
relación de esa Yida, que adquirió, sin
darse cuenta, el gusto por las leyendas ele los santos. Con esos libros había llrnado, por muchos años, las horas ele sus días cuando era un niño_
de escuela; después, cuando fné un
mozo graduado de Bachiller E'n su
25

�(,' A R ,1

D J,;

VIRGE.Y

Seminario, y, pol' último, cuanclo fué
estndiaute de Teología y sacerdote de
Cristo. Esta afición liter·aria ¡,. salYó
de un mal estilo y dió a su convPrRa-·
ción un color anecdótico, apartán&lt;lo1::t sensiblemente clr la rigicle;,; cles¡;arnada de las formas dialécticas. ::,u g-enerosi&lt;lad y dulzlll'a no en pequeña
J)arte provenían también de allí; y :rn
en el dorado camino ele las leyendas piadosas, su espíritu se enriqueció con otTos
gustos menores que él acogió con simpntía y estaban bien en su fisonomía de
Rabio l:Omo un rasgo indispensable: su
delrit(' por leer en libros raros, su conocimiento de las buenas ediciones, su
amor ])Or las estampas finas y aquella
erudición tan bien nacida que mostraba hablando de pintura Teligio1sa.
El P. Ruiz era también un maestro
pintor, sin ostentación ni vanagloria,
con antigua devoción por el arte, al lado de maestros en su mayor parte eclesiásticos y con un gran empeüo por
llegar a hacer una obra personal. Este era el P. Ruiz a qujen la provincia
sola no llegaba a explicar, sino con-

tando con el genio qur le era propio y
la suerte singular de su educación literaria.
Cuando tuvo alrededor de sí a esos
hombres de caras sencillas y semblantes humildes, no dejó de decirles en
el tono amigable e iróniéo en que solía hablar:
-Todo se hará según vncstl'Os deseos. La arquitectura de esta iglesia
puede cambiarse y las demás artes
pueden veniT a or11amentarla; su campanario será elevado majestuosamente para que puedan sus voces llegar a
los oídos más distantes. Todo esto lo
apreciarán los hombres y se hablará
de vosotros más allá de vuestra ciudad;
despertaréis la emulación en los pueblos, vecinos y ellos también reedificarán sus templos para honrar a sus imágenes. Pero cuando parezca que todo
un clamor unánime de devoción se encanlÍna a los cielos, guiado por vosotros, habrá pasado tiempo para poner
en ruina vuestra obra, y ese vano clamor se quedará en la tierra.
'' La simtuosidad del culto es vani-

~6

'27

�1'!.

SILVA

Y

A OEVES

dad necesaria de los hombres, por eso
escucho vuestra petición; pero creo
que, no sin razón, las leyendas han mezclado en ella una influencia misteriosa &lt;le castigo o de venganza que vaga
incierta entre los santos de Dios y el
Espíritu de las Tinieblas: tan extraña llega a aparecer en un momento la
retmión de los datos y circunstancias
que concurren. Cuentan que San Agustín decía que las construcciones nuevai:; son estorbo para que el espíritu
se abandone a la meditación.
"Yo soy espíritu preocupado para
remover una piedra o para mutilar un
árbo1, porque en el fondo de mi alma
Yive la superstición; y os confieso que
las palomas que anidan en lo alto de
• las grandes ventanas de la iglesia y
cuya forma han tomado para volar al
cielo, en presencia de los mismos verdugos, las almas de las vírgenes que
fueron mártires de Cristo, son el motiYo más serio que tengo para oponerme a vuestros deseos. El "'\'Uelo de esas
palomas y la alegría que comunican
a Jr soledad de la iglesia, me (~?.TI (!01128

O A R A

DE

VIRGE,..\'

fianza en vuestra felicidad. Si las desterráis de aquí, destruyendo sus nidos,
para Clllllplir un propósito v,1110. sentiría que habíais ]Jamado sohl'C:' Y•)sot1·os un caHtigo fatal.'·
En este punto, el tono de su_ YOz hizo que cada uno de sus oyentes meditara sobre sus propios intereses para encontrar sentido en las palabras
del Capellán. Entretanto, el P. Ruiz,
con la monotonía del que no se apasiona y aconseja sólo por caridad, movió
su discurso a otra parte, diciendo:
-Sería lamentable, también, perder, por un deseo -insano. la última
muestra ele arquitectura colonial que
queda en esta Yieja ciudad. Los muros,
ennegrecidos por el tiempo, porlr:hi
cambiarse en otros de piedra blan,:a y
pulida, con simétricas ventanas ojivales y ,-idrios de colores; pero d fspíritu, como las golondrinas, tardará en
anidar allí; los altares de oro viejo,
recargados de moldurns, podrán ser
convertidos en otros de yeso y oro brillante que ningún deleite darán a vuestros ojos; nuestra noble cúpula de azu-

�M.

S 1 T, ,- A

Y

A C E V E S

lejo8, ;,qué crepúsculo habrá que no la
haga aparecer graciosa? Cualquiera
otra que la reemplace, aunque sea
más espléndida, cambiará totalmente la silueta a que nuestras callef: l'.'Stán acostumbradas. Echaremos de menos largo tiempo las torres alegres :v modestas, y el sonido de
sus campanas nos pareberá otro saliendo de las torres orgullosas que intentáis levantar. Y los cuadros venerable.o:; que conservamos, hechos para
decorar nuestra iglesia, y que vemos
toda,ía en los mismof: lugares que los
benefactores les dieron, no los admitirá el templo nuevo, o ellos deslucirían
sus tonos y al cabo serían tratados
impíamente en cualquier forma y trocados por pint~lras nuevas sin valo.r ni
tradiciones. Las preciosas maderas del
órgano, labradas con primor por la fe
religiosa, nunca más las wríamos sino mutiladas y muertas. Es el alma de
las cosas que se defiende de la destrucción envolviéndonos interiormente en
Ulla nube ele recuerdos y seutimientos
delicados, que acaba por apoyar nuestra
30

CA R A

DE

rJROEN

e.xistrncia en la existencia de ellas misma,;. Emplead YUestro celo eu conservar la iglesia como está, como la conoció
Yuestra infancia )' la visitaron vuestro-; abuelos, y no queráis acabar con
t'f;ta casa en que Dios ha vivido satisfrcho."
El f!rupo de va11iclosos hombres de
provincia no contaba con la opinión
del P. Ruiz y quedó desconcertado.
Aquella visita terminó sin réplica alg-una y cada qlJ.i_en, con la mente fi,ja en las palabras que lmbía podido conservar, besó humildemente la mauo
suaYe del Capellán, en señal de desJwdida, y todos salieron de allí cuando las primeras estre11as aparecían en
el ,•ielo de aquella tarde limpia.

�IV
Fué motivo de indecisión para las

clases ricas ....

3

�UE motivo de indeeiai6n para laa
elaaea ricu de la ciudad, durante
una semana, la actitud del P.
Ruis. En la junta inm'ediata en que se
vieron reunidos de nuevo los vecinos
principales, despu&amp; de que fué ganándoles la tranquila violencia del amor
propio, todos convinieron en que el Capellin de la Soledad era obstieulo serio
para la renovación de la igleaia, y babria
que alejarlo Bi se queria eontar con
un templo moderno, digno de la eivilizaei6n de aua habitantes. Alguien
quiao defender al P. Rniz, preaoindiendo de 8118 ideas atraasdaa, y re-

F

36

�M.

8ILVA

}T

AOEVES

cordó a todos el celo que ponía en conservar a la iglesia el noble aspecto de
monumento antiguo y venerable, y aun
citó algún sermón en que todos pudieron apreciar el amor que el Capellán tenía por cuanto era de la iglesia
y de su historia, y terminó recomendando que para lastimar menos los sentimientos del Capellán al separarlo de
su iglesia, se procurara no apartarse
de las buenas formas; que procec1iendo así, la obra piadosa tendría los mejores principios.
Con tan suave opinión, aquellos espíritus fogosos se excitaron y acabaron por consideniT al P. Ruiz como un
enemigo a quien había que vencer y
dt&gt;struir.
Aquella ciudad 110 era cabeza de
Obispado. El P. Ruiz sabía, sin embargo, que los tiros darían en el blanco, como sucede siempre que los fuertes combaten a los débiles. Se propuso, con todo, no defender su puesto,
pensando en el olvido de la mitra y
en que aquel pueblo inculto no era
digno de poseer la vieja iglesia de la
36

C' AR A

J) ¡,;

I' IR U EN

~oledad. Entretanto, se abandonó, en
espera de los acontecimientos, y en su
vida no pudo notarse el menor cambio: su misa temprano, su paseo por
el río, ya entrada la mañana, su café
de siesta en la casa del pintor "Martín
Ramos, su ejercicio de lectura en medio de sus libros, y sus oraciones de
noche, S&lt;' cumplieron con el mismo orden que antes, y sólo en algún sermón,
predicado en esos días, pudo deslizarse un ligero asomo de melancolía que
nadit&gt; notó sino .A.dela, la esposa de
:Martín Ramos, que seguía con atendón eI discurso y conocía el tono familiar del P. Ruiz.
.Adela trnía dicciuue\'e años y el
ca bello de un rubio de oro. Era una
mujer sellC'illa, sin inquietudes espirituales que le fueran propias. pero con
una grau hospitalidad para las inquietudes ajenas. Vivía entregada. por entero a su hogar, en que movían sus risas sus hijos Roberto y Celia y en que
dominaba la voz cascada de su tía Laura. llena de sentencias y consejos, y
eterna &lt;lefensora de los chiquillos.
:n

�M.

r

S I L T' A

A C 1~· V E :-,

Adela, sin encontrar Pll ello vanidad.
llevaba en sus ojos una impresión d&lt;'
i;erenidad tan consoladora, que el P.
Ruiz le había dicho alguna vez. en la.
plática de sobremesa, CJ.Ue las vírgcne&lt;;
tle :M:urillo no te1úau ojos mejores. ni
Santa Eulalia mirara de otra mauera
el cielo desde la hoguera ence&gt;nclida.
De estos o semejantes propós1tos, i;e
seguían algunas Yeces pequeños temas
de conver¡¡ación sobre la manera de
interpretar los rostros de los santos
en la pintura española e italiana,
que no poco admiraban el espíritu un
tanto rudo de ::.\fartín Ramos, hombre
sin suficientes ideas en la materia "!&lt;sin valor para descubrir el fiu de su
vida y consagrarse a él. El P. Ruiz le
estimaba, porque veía eu él un discípulo en quien había despertado algunos entusiasmos y al que pensaba llevar pacientemente hasta donde quisiera seguirlo en el camino de su educación artística. Sentía necesidad de comunicarse con alguien en aquel medio sordo y poco sensillle para recibir
ideas de alguna delicadeza; por esto,

ª"

C .-1 R A

D E

principalmente, buscó la amistad de
Martín Ramos. Afortunadamente se
encontró con gentes sencillas en las
que su espíritu generoso supo despertar bien pTonto firmes simpatía!-, hasta
que llegó a ser el visitante diario cuya
presencia era i11dispens~ble, a la l10ra
de la siesta, para tomar el café.
Dt&gt; e;;ta manera, aquel buen hombre sin
familia, a quien nadie conocía cuando
llt&gt;gó a la ciudad, haría unos diez años,
a r1uieu su modestia nunca abandonó,
ni i,;u tranquilidad, aun en medio de
las dificultades que alguna vez pudo
crearle la fírmer.a de su carácter ante
las volllntac1es ajenas, &lt;;&gt;11 ningmia
amistad. de las que contaba. se confiaba tanto como en la de aquella familia
que a sus ojos se había formado y junto a su iglesia. También allí era donde se sentía más comprenclido, y esta
Pxigcncia, que es de todos. y que él
apr&lt;&gt;ciaha en :-:;u gran valor, le hacía
considerarse como miembro de aquel
pequeño grupo cuya vida le interesaba tanto como la suya propia.

��1
1

'

1

N los cuadros ele este género,
cuido, ante todo, de la armonía
de los grupos y en particular de
las manos y del aire de las ropas,decía con tono de superioridad o
de ironía el P. ,Juan Ruiz a Martín Ramos ~~ a Adela, frente a un gran lienzo en la sacristía de Ja iglesia de ]a
Soledad, donde tenía instalado su taller. Era un lienzo no terminado que
debía figurar en el tablero central de
un tríptico en que estaba representado el martirio de Santa Eulalia de
Mérida, según se refiere en el Himno
de Prudencia, y destinado a decorar

E

"I
1 '

•

43

�JI.

SILVA

Y

AOEVE8

el muro principal de aquella eataneia.
Era la Santa de toda 811 devoei6n 7
querfa dejar en la iglesia eae :recuerdo.
Con - idea no dejaba de e-.,rar
diariamente alg6n tiempo a la ejequ.
ei6n de 811 obra, y ahora que en ella ae
podian ya apreciar loa tonoa dominan.
tea y loa dibujo. mú firmes, la traba a sua amigoa, ineapaa de eontener por mú tiempo el aeereto en que
la conelbi6 y la venia .....,liund11 hasta entonees.
En el tablero de la izquierda
la unta iba eaminan•fo en medio
de la noche, por una senda espinoaa, de hufda de la easa paterna, eon
un rico manto apenaa echado encima
para cubrirse del frío, y el aemblante
animado, indiftrente a las aapereaa
del camino, fijo en un coro de qeles q ne de lo alto le ofreclan, como en
juego de niñoa, instrumentos de martirio. Una luz blanca y dulce ilUIIÚDaba a aquella niña de doce añoa y haela
brillar su cabellera de oro agitada por
el viento. En el tablero central las llamas de una hoguera que ae eonaume

''

CARA

DE

VIR6E

envolvlan el 'cuerpo desnudo de la santa aJ tiempo de morir y l!OIDO aeariei!ndola, llepban a 811 boea y ella pare3fa guatar hondamente de UD plaeer, en
tanto que una paloma blanca abandonaba aquel euerpo y volaba plAeidamente hacia la altura en medio del eapanto de loa verdugoa. Bl tablero de
la derecha l'l!preaentaba UD palaaje de
nie'l'e aobre una ciudad eonvenei-1.
La nieve habla cubierta la hoguera y
el cuerpo de la anta virgen estaba eomo bajo UD cúdido manto. Bn 811 roem, tenla la el[J)Nlli6n de un nifio euando duerme.
--&amp;guramente que- ahon. no guatiña de ella todavfa-dijo a sua vmtantea el P. Juan Rnis, retiri6nd- a la
aanta del tablero central, que era el
6nieo expuesto, y despu6t de un rato
en que llartfn Bamoa anduvo examillindolo de cerea ain podene f - . r
iapreai6n, mienuu Adela permaneela inm6vil eontemplúdolo al lado del
Meerdote.
-¡ Por qu6 hab6ia puesto tanto euiudo, Padre, ma -belleeer aJ verdu-

"

�.A-1.

S I L V A

Y

A C E V E R

go, en tanto que el grupo de fieles que
acompaña a la santa aparece apenas
bosquejado?, preguntó Adela con senciilez.
-En estos cuadros, hija mía. como
eu las vidas de las vírgenes mártires,
lo~ ,,erdugos son siempre gentes de
calidad, gentes ricas que tenían los
primeros cargos del gobierno y cuyo
esplendor omnipotente venía a encontrar m1a pequeña resistencia, una contrariedad, en la virtud heroica de estas cristianas primitivas. Con nada se
irrita tanto la voluntad caprichosa, como con un tropiezo leve que se le
oponga, y llega en su irritación a los
excesos más graves. E'sta verdad se
repite en las vidas eserítas de los santos más de lo que pudo repetirse realmentP en la vida misma, pues seguramente, hija mía, que esos romanos
sensuales y poderosos, cedieron eon
facilidad, en la mayoría de las veces,
a Ja obcecación de las vírgenes cristianas-que tal Jes parecía la virtud
de éstas-sólo por evitarse las molestias de una eseena como la que allí sr
16

&lt;' A R A

Di!:

¡r T R G J~' X

reprl'Senta. Por lo &lt;lemás, la cara plácida de los mártires hac&lt;" dudar mucho, a nn espíritu despreocupado, acerca de la verdad del martirio.
-Entonces, Padre, no me explico,
dijo Adela escandalizada, qué es lo
que queréis pintar, ni qué valor tenga esa tradición tau arraigada de donde nace' toda nuestra devocióu por los
mártires de Cristo.
-Tranquilízate, hija mía, repuso el
P. Ruiz, satisfecho del juego de sus
paradojas. ~uestra devoción nace de
allí efectivamente, porque hemos nacido cristianos y ningún esfu&lt;'rzo nos
cuE&gt;sta entender a la víctima para simpatfaar con ella. Otra cosa es entender al verdugo; para eso tenemos que
culfrvarnos especialmente, ~· a veces ni
así se logra. Para el n1lgo in.culto,
&lt;!lH' 110 ama la fragancia del estudio, estos cuadros se conviC'rten en telas YiYas en qur su alma se Ye representada
~· atormentado su cuerpo frente a unos
penwnajes inexplicables, que en medio de su belleza y su esplendor, tienen
Ja vida más triste, porque mientras
47

��M.

S 1 L 1· A

I'

AOF:í'F:S

-(~ Y cómo ha de Ser eso, Padre Yelijo Martín.
-Intento trasladar el rostro de Adela a ese lienzo que vPis inacabado y,
si tú lo permites, la Virgen Eulalia
tendrá la expresión más fiel que le
imagino.

YI
Con el ag-ua de lluvia que escurría . ...

50

�e

1

ON el agua de lluvia ,¡ne escurría del alero del corredor, fácilmente se formaba en el patio
irregular de la casa de Martíu Ramos
uua pequeña corriente qne iba a perderse en un caño que romunieaba con
el corral_ Aquella tarde Jiabía llovido con fuerza, y después de la lluvia, los niíios, con los pies desnudos,
se divertían en estancar el agua del
pequeño arroyo, oponiénclole una presa de arena. Por entre las maceü1s que
adornaban el corredor y las yedras
,¡ne trepaban por el barandal, podía
verse, en la habitación de enfrente, a
53

�ACfiJVRS

1· I U U E .Y

la tía Laura, calaclos los vieJOS anteojos, leyendo en un libro usado que,
por el forro d&lt;' tela negra que tenía en
la&lt;, pastas, se sabía que era la Historia Sagrada, y, apena&lt;, saliendo de la
penumbra, a Adela, que cosía y escuchaba la lectura. Almanzor, tir~do sohre el sofá, con un ojo entreabie1to v
con el otro dormido, pasaba la siest~
y azotaba regaladamente la cola sobre
su flanco. De cuando en cuando Adela
levantaba la cara y fijaba la vista en
lo alto, buscando una iclea intermedia, que estaba muy lejos, por cierto, del campo de batalla en que hacía
prodigios el valor de Judas l\Iacabeo,
según leía con entusiasmo la vieja

Lo que Adela pensaba era cómo uecir al P. Ruiz lo que su marido, con
grandes reservas, le había escrito desde México. ¿El espíritu del sacerdote sería fuerte para sufrirlo y bondadoso para perdonarlo~
Hacía algún tiempo que el P. Hniz
no Yisitaba la casa de Adela, sin que
ei:;to pudiera atribuirse a la ausencia
de Martín Ramos, que dos semanas
antr&lt;.; había partido para la ciudad de
México, cou motivo de un negocio, según hizo saber, pues ya en otras Yec.es, a pesar de esas ausencias, la visita del P. Ruiz no faltaba en aquella
easa.
Los chiquillos llevaban en triunfo
la rama de madreselva para su madre,
cuando Yieron, desde la puerta del zaguán, Yeuir al buen sacerdote que les
era tan familiar amigo. Corrieron,
pues, a encontrarlo con el regocijo que
solían y él los recibió con el festejo de
costumbre. Así entraron hasta donde
estaba Adela con la tía Laura, quien
ya no pudo terminar el episodio emoci011antt&gt; que a la sazón leía. Adela se

M.

:; I f, V A

l'

tía.
De pronto la niña Celia se volvió a
su hermano Roberto y le dijo:
-Súbeme en tus hombros para alcanzar esa rama de madreselva que
tiene flores y lle,arla a mamá. que le
gustan tanto.
Y el niño la subió y la rama de madreselva pronto estuvo en manos de
Celia.
54

55

�M.

S I L V A

Y

A C E V E S

desconcertó no poco, pero entró en la
confianza de siempre al segundo instante.
-Señoras mías-dijo el P. Rui;,; sin
má!:; preámbulo-no nos habíamos visto, porque siempre huyo de comunicar malas nuevas, aun a costa de los
únicos ntos de alegría que tengo en
este pueblo ingrato. Esperé hasta el
último momento y éste ha llegado.
Nuestra vieja iglesia de la Soledad va
a ser destruida sin otra causa que el
esplendor del culto. Tanto el Gobierno ci ,·il como el eclesiástico, de quien
yo esperaba más cordura, han consentido en la obra y yo soy el vencido.
Mañana partiré de esta ciudad.
Siguió un momento de pausa solemne que la tranquilidad del P. Ruiz
pronto desvaneció, y el ascendiente de
aquel espíritu sobre los otros fué alejando piadosamente de un dese1llace
doloroso la larga plátíca de aquella
última visita. Se habló de la necesidad
de un descanso proporcionado por el
viaje y la distracción; del envío df'
frecuentes cartas; de visitar a Martín
iiti

CA R A

DE

T'fRGgA

&lt;'11 México: de guardar rn aqurlla casa algunos muebles y libros; dr la ~ran
devoción del pueblo hacia rl tríptico
de Santa Eulalia que el P. Rniz había
terminado hacía tiempo y decoraba
una pequeña capilla a Ull lado de la
nave de la iglesia. Acerca de él encargó, especialmente a Adela_, frrcuentes noticias el buen sacerdote.
La despedida fué tierna. Todos se
conmo,ieron y el P. Ruiz, para romper
delicadamente aquel momento angustioso, quiso salir de aquella casa lle·vando la rama perfumada de madreselva en rrcuerdo de los niños.

�Vil
La destrucción de la Iglesia de la Soledad ...

�A destrucción de la iglesia de la
Soledad fué rápida y la reedificación tuvo la lentitud de las
obras que patrocina una empresa cuyos fondos de administración andan
siempre muy codiciados.
El principio de esta reconstrucción,
sin embargo, fué de entusiasmo general por la nueva obra. 'roclo el mundo,
grandes y chicos, ricos y pobres. acarreaba, durante todo el domingo, su
''faena,'' o sea puñados de arena o un
canto de piedra cuyo volumen cada
quien medía por sus propias fuerzas.
Estos materiales se iban acumulando

L

61

�M.

s

I L

v

A

1·

A

e

E 1T E s

en un lugar de donde los operarios
pudieran servirse de ellos fácilmente.
Este resto de una tradición muy Yieja, más que un modo de construir, era
símbolo de una devoción general y de
un fervor religioso práctico y activo.
La obra fué avanzando lentamente,
bajo la dirección de arquitectos venidos de la Capital de la República, algunos de ellos extranjeros, q_ue para
dar gusto a aquellos apasionados vec111os, únicos que pagaban, empezarou por alabar su celo religioso y, procurando ajustaTSc a él, presentaron
un proyecto según el cual la iglesia se
levantaría revestida de una suntuosidad y elegancia que opacara a las mejores iglesias de los contornos, aunque
para esto fuera necesario renegar de
toda tradición y mezclar los órdenes
~- buscar los efectos más groseros a
costa de la solidez y de la armonía.
Así fué creciendo el nuevo templo sobre una base de Ol'O y de estulticia.
que no bastó para evitar derrumbes
ni peligros.
La decoración del nuevo templo fué
62

CA R A

DE

VIRGEN

&lt;'ll(•omrudacla a ).fortín Ramos, J· aqurl
¡lrupo de provincianos que encabezaba &lt;'l moTjmicnto para mejorar el culto y administraba los fondos. lo había pensionado pq.ra que en la Ciudad
&lt;le "l\,féxico estudiara el decorado que
eon vendría dar al templo.
El primer año fué &lt;le ·n rdadero fruto para Martín. Se inscribió en la Academia de San Carlos, conoció mae!'itros, empezó a Yisitar con frecuencia
bu; ¡:?'al!'rías de la Academia y los talleres de los discípulos más aYentajados,
él mismo fundó el suyo, y enderezó por
fin sm; ideas hacia el objeto de su mi~ión. Esta labor incesante no le impidió
atender desde lejos a su familia; sus
cartas fueron tiernas y- constantes. ~.\I
final de aquel año vino a la capital de
a&lt;¡uella provincia y supo todavía calmar las inquietudes de Adela, que se resignaba mal con aquella ausencia tan
larg-a; oyó todaYÍa con la ate11Ción de
sirmpre los consejos de la tía Lalll'a
Y fué amoroso con los niños. Sus vecinos admiraron sus talentos y toda la
6:!

�Al.

SIL VA

Y

A CE VES

ciudad, tácitamente, depositó en él su
mejor esperanza para el coronamiento de aquella obra.

VIII
Pero Martin volvió:, la ciudad de México ...

5

�ERO Martín volvió a la ciudad
de México a continuar estudiando sus proyectos de decoración, y en esta segunda vez la vida de
la metrópoli abrió su espíritu a la cu~
riosidad de los placeres que la pequeñez de la provincia y su timidez natural le habían ocultado.
En México, los pintores nunea han
faltado. Durante la Nueva España, llegaron a singularizar la '' Escuela
Mexicana'' que, por las telas que de
,ella nos quedan, se ve como una hija de la fuerte '' Escuela Española.''
Es pintura religiosa en su mayor par-

P

1

67

�M

SILVA

Y

AOEVES

te, hPcha para cumplir un voto, para
honrar un altar, para engrandecer una
devoción. Las iglesias coloniales, siguien_do las modas de la metrópoli,
comb1Uaban felizmente el oro abundante de sus altares con los tonos amables de las telas en que se representaban ya personajes aislados o escenas
edificantes para una sencilla devoción
cristiana. Afortunadamente pueden vertoda vía luciendo estos despojos del
tiempo, cada vez más incomprendidos
de las gentes.

s:

Los estudiantes de pintura de México concurren a la Academia de San
Carlos, noble Y viejo instituto que fundó ~- M. Carlos III, en .... , y cuya
gloria pasada bastaría por sí sola para hacer de México una distinO'uida
ciudad. Allí está la pinacoteca qu: con
el tiempo se ha formado con al.,.unos
originales valiosos de escuelas ºeuropeas, gran cantidad de copias v una
sala especial para la "Escuela ·Mexicana,'' en donde los grandes . lienzos
de lo~ Echaves, los Juárez y Arteagas, Slll llegar a un mérito excelso, Ue68

G AR A

DE

l. I R G E 1Y

nan aquel pequeño rincón de una simpatía íntima.
En este medio, el débil espíritu de
Martín Ramos recibió sólo las primeras
auras de una labor seria. Rodeado de
ami.,.os más jóvenes · que él, alegres y
lige;os, fué dejándose ganar por las
teorías que éstos le hacían, para sacudirle el polvo de la provincia, sobre la
vida que debía llevar un artista de vocación. Su propia timidez fué el mejor
aliado de su vanidad para arrastrarlo a los mavores desórdenes y hacerle olvidar p~r completo sus deberes sagrados.
El P. Ruiz, buscando la soledad y el
apartamiento, en vez de llegar a una
ranchería o poblado pequeño, en donde se hubiera considerado dichoso, vino a ser nombrado para regir el curato de uno de tantos pueblecillos que
rodean a la ciudad de México, entre
gentes pobres y laboriosas, cuyas costumbres tienen una simplicidad muy
primitiva. Son lugares solitarios y
tristes en que el espíritu despierta su
melancolía y la hermosura del paisaa:1

�J,f

&amp; I L V A

Y

A OE V E S

je lo rinde. Hasta allí iban a buscar
al buen sacerdote las cartas de Adela, cada vez más ansiosa por saber toda la verdad acerca de su marido, que
desde hacía muchos meses no le escribía.
El P. Ruiz poco se alejaba de su cura to, en donde tenía libertad y buen
humor para mil ocupaciones diversas.
Sus viajes a México eran, bien para
asmitos de su ministerio, o bien por
mero estudio. Se resolvió, sin embargo, al recibir la última y persistente
carta de Adela, a hacer viaje especial,
para saber con exactitud la vida que
hacía Martín Ramo~. Se habfa propuesto no ver más a éste desde que
supo la debilidad con que aplaudió la
destrucción de la iglesia de la Soledad
al verse encargado de estudiar el pro-'
yecto para decorar el templo nuevo.
La carta que escribió para Adela,
cuando llegó de vuelta a su curato
después de pensarla largamente, mi-'
rando a la ventana abierta sobre un
pequeño huerto de manzanos, decía
así:
70

CA R A

DE

VIRGEN

'' Tu marido, hija mía, está por ahora perdido para ti. Y digo por ahora, porque no desconfío en que el Cielo
le hará mudar de vida, en atención a
tus virtudes y oraciones.
"No fueron sus amigos los t¡ue le
hicieron cambiar, como yo creía al
principio, sino la gran soberbia que
de pronto se apoderó de su espíritu,
apenas supo que los devotos de la Viro-en de la Soledad en tu pueblo le haºbían retirado la pensión que tenía, en
vista de que ya no estudiaba, según
los informes especiales que fueron de
México. Por ellos se llegó a saber también que vivía con una mujer de mala
Yida v en nada más se ocupaba. (Y o he
podido comprobar ahora que, desgraciadamente, estos informes no eran falsos). Si no te escribe, es porque esta
mujer lo absorbe todo entero. Ella
tiene un taller de costura para señoras y él la ayuda haciendo dibujos de
sombreros y vestidos. ¡ En esto vino a
parar, hija mía, la decoración del
templo nuevo de la Soledad ! Por otra
parte, estoy enterado de que el temiL

�"1[

SILVA

Y

AOEVES

plo no adelanta, y de que el retiro de la
pensión se debió también a que el dinero se había agotado. En vez de una
iglesia vieja tendréis, pues, una ruina nueYa.
"Los desvíos de tu marido y la vi- ·
da disipada que lleva, acabarán pronto seguramente. No es hombre pervertido del todo. En esto más bien veo
la mano de un designio más alto. Debes, pues, resignarte a contriblúr con
tu parte para satisfacerlo; mira que
yo también tuve que sufrir cuando tocó mi vez.
'''l'emo, tanto como tú, que aquel
pueblo irritado por las desgracias que
le han sobrevenido desde que destruyó
la Yieja iglesia, se vuelva contra mí
como el causante y el vaticinador de
ellas. y que por ser el tríptico de Santa
Eulalia lo único mío que allá quedó,
sea movido por el demonio a cometer
un sacrilegio en aquella imagen bendita. Hay ya ejemplos numerosos de
esto en la historia del culto. Quisiera,
por tanto, recogerlo o que tú lo guardaras; y si encuentras un medio pa-

CAR A

DE

VIRGEN

ra lograrlo, comunícamelo en seguida.
'' N'o me pidas nue,·amente que me
informe de tu marido y mucho menos
que le hable. No quiero que él se imagine que he olvidado su falta y trato
de probarle que soy su amigo, aun
cuando en la realidad, como ves, lo sigo siendo.
'' Mi parroquia es apartada de la
ciudad, pero tranquila y alegre. Me
deja tiempo bastante para ocuparme
en lo mío. He pintado unos rincones
de mi iglesia y unos paisajes de esta
parte del valle, que mandé vender con
una firma supuesta y tuvieron felizmente buena aceptación.
'' A. la ciudad voy pocas veces; sólo cuando necesito consultar un libro
o cuando tengo algún dinerillo y la
curiosidad me tienta para pasearme en
los mercados revolviendo los puestos
de libros ·viejos y cosas antiguas. Por
cierto que siempre soy tan dichoso que
vuelvo con algo interesante.
'' .A.hora estoy afanado, es(lribiendo la
vida de una mujer indígena que vivió en esta parroquia hace mucho
73

�M.

SILVA

Y

A CE VES

tiempo, y llegó con sus predicaciones
a exaltar tanto la fe de estos campesinos, que una vez, en tiempo de las
siembras, les hizo ver en el cielo, hacia el Poniente, una cruz negra con
alas de cuervo que, según dicen las
leyendas de los naturales, voló hacia
el Oriente, indicándoles que cambiaran de medios ele vida. Desde entonces,
los habitantes, de agricultores que eran,
se convirtieron en industriales y, enseñados por María Antonia de la Cruz,
que así se llamaba esa mujer, se dedicaron a los tejidos de lana y a la alfarería en que ella era extremada.
)iurió y está enterrada en esta iglesia y cada año, en el mes de las siembrns, estas buenas gentes pasean por
el pueblo una gran cruz negra con alas
y la colocan sobre el sepulcro ele l\faría Antonia, para venerarla diariamente. En el archivo pobre de mi parroquia hay relaciones sobre esto, y
todavía se recoge mucho de la tradición oral. En algo se ha de emplear el
tiempo, hija mía, mientras florecen los
manzanos de mi huerto. Adiós."
H

IX
Y aquella pequeña ciudad, capital
de provincia ....

�aquella pequeña ciudad, capital
de provincia, tuvo au peor año.
La peste y loa bandidos la conaumfan a una. Su riqueza ae tornó en pobreza. Loa hacendados y laa gentes de
comodidad huyeron a laa primeras molestiaa, buaeando en otras ciudades mayor seguridad. Quedaron habithdola
vecinos pobres cuya devoción, al principio, lo esperó todo de aua oraciones,
pero el mal no cesaba, y la fe religioaa
se perdió, dando lugar a una desesperación que inflamó el cerebro de muchos, lanz!ndoloa a trastornar el orden. En todo el pala ae hablaba de aque-

Y

77

�.M.

S I L V A

Y

A OE V E S

lla ciudad como de un miembro podrido que se gangrenaba lentamente, y .
todos los auxilios de fuera venían a
perder su eficacia una vez que se aplicaban.
La nueva iglesia de la Soledad a
'
medio hacer, se había arreglado provivisionalmente para un culto raquítico
y pobre que hacía sentir más pesada, en
el ánimo de los escasos fieles, la ruina general. En uno de los muros y con
el solo fin de cubrir de pronto su desnudez, estaba el tríptico de Santa Eulalia en que todavía se leía clara la
firma del P. Juan Ruiz.
Adela, que por la conducta de su
marido era despreciada de todos los
que habían contribuído de algún modo a levantar el templo nuevo, llevaba
una vida de aislamiento que, tanto como los males que todos padecían le
,
'
hacia desear el momento en que abandonara la ciudad para buscar la vida
y la de sus hijos en otra parte. Tratando de- buscar luces que guiaran su
destino, acostumbraba ir por las tar7;,

CAR A

D E

VIRGEN

des a arrodillarse :frente al tríptico de
Santa Eulalia y allí soltaba sus pensamientos libremente y procuraba allegar fuerzas a su corazón. De pronto
alzaba los ojos a la pintura, y mirando el rostro de la santa Virgen, sentía
que su cuerpo entero se abrasaba en
medio de una hoguera; pero al mismo
tiempo ascendía del fondo de su alma una alegría interior que la hacía
caer en un desfallecimiento, sin que
se diera muchas veces cuenta de las
horas que pasaba allí postrada.
Un día de estos, en que así daba descanso a su espíritu, la sacó de ese estado una gritería de la calle. Oyó que
blasfemaban y maldecían, y se dió
cuenta de que las voces se acercaban,
pues cada vez oía más claros los gritos
amenazantes. Se levantó instintivamente y advirtió que 1a iglesia estaba
sola. Corrió a la puerta, y desde la penumbra del cancel, vió que un grupo
de hombres y mujeres del pueblo, harapientos y miserables, con el cansancio de la embriaguez en el cuerpo y
79

�N

SILVA

Y

ACEVES

una ira brillante en los ojos, arrojaba
piedras a dos niños que huían delante,
en los que ella reconoció luego a Roberto y a Celia, que venían de la escuela,
con sus cuadernos y libros, y que con
caras de espanto miraban a sus perseguidores y caminaban corriendo hacia
su casa, que estaba cerca. Adela alcanzó a oír el golpe fuerte de la puerta que le indicó que los niños estaban
en salvo y su pecho pudo respirar. La
escena súbita que acababa de presenciar y el espectáculo de aquella multitud rabiosa que la injuriaba y trataba
de destruir su casa, la llenó de una
fortaleza tan grande, que su rostro
se iluminó con la esperanza de ver
brillar el fuego bajo sus pies; y sola
eu aquella iglesia, que había tomado
un aspecto de ruina bajo las primeras
sombras de la noche, se apoyó resueltamente contra el muro de que pendía
el tríptico de Santa Eulalia; y aquella
cara de virgen en que la serenidad
se había posado tanto tiempo, se volvió con fiereza hacia la entrada, míen-

'"º

CARA

DE

VIRGEN

tras se oían distintamente los golpes
de las piedras contra los vidrios y ventanas y los primeros gritos de la plebe:
-Al cuadro del fraile maldito! ¡ Vamos a quemarlo !

81
6

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ti

���--de

- - - d • A_.. Nene (a.-.to).
blilM o.n. (pablicado) •
... ffCOlldoa de E1111 ■la •• Cutro, tracJa.~da w di
...._ Valeada. ¡__,1 Bnriqae Amalep1. Lai.
{public:ado).
lña seleccionn de Jali6n d•I C.•I, Gulll.,_ '!11
Jallo Henwa ReiNig, Bdurdo lllarquiaa, J. SU
Barique Banch•. de.

cu-

SBCCION B: &amp;CHAHRAZADA.

Loa má belloa
de todoo loa ,....._
caatro n6meroa de esta aecdóa se forma,, u 'IOI. . . . de
400 "'giaao.
al. I N• l. Contiene cu.e-ato. de Goetbe, Gaatier,
. _ , , ( Konunri Vakumo), Amado N•rvo, Ricbanl llllddly H caeutoúabe (al(Olado).
Vol. 1 a6n1eroa 2, ~ y 4 (ea preparación).

La,..._

SBCCION C: VARIA.
~ l o a lle,....._, po&lt; 1-poldo Lagot1N (publlado)
U.ro de Moaelle, por lllarcel Schwub. Trad"""'6a N
Roloel c.-., (ea preporoción).
~ P•, por James 111. 11.rri•- Traducci6n de Julio Tmrl
(ea prepar■ciónJ.

&amp;earuiúa wlcccioan die Ga.ti,rrez N,jera, Rodó, Carl:,le, etc.

SRCCll&gt;N ll: AUTORÉI Ml!XICANOI NUBVO .
DIY■p- Rtenrtaa, po&lt; Josl Vuconceloa (agolado),

e;,,,. lle Vlrpa, por M. Silva y Acett1 (pablicado).
-.,.1rta: Lecc-d• coaaa y otro■ porCeauo ...
:frada y lihroe dej111io Tnrri, AlfonlO Reyo,etc.
Pn,:to drl ejemplar

f'D

toda la R.ep4btlca:

CINCUENTA CENTAVO&amp;.
ioDt.'I por tirrlrs

de d~

n6merot, S 5.ll)

• airve niug6a pedido li no viene acon1pailado de •

¡_.

porte
jue l■ correapondenci■ al Aportado 1016.-Máko, D.f

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                <text>Lectura Selecta : Revista quincenal de divulgación literaria, Escuela Tipográfica Salesiana y punlicada por F. González Guerrero y Fernando Leal, a principios del Siglo XX.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>���BENITO PEREZ GA.LDOS
Xació en fas Palmas (Islas Canarias), el 10 de mayo de 1843, r murió en llfatlrid, en enero de 1920.
"En la grandeza cuantitativa-dice José Enrique
Rodó-y e11 el inmenso ef!'cto de conjunto. ele la
obra, sólo el maestro de Meclán puede reivindicar, sobr&lt;' Guldós, el primado entre los contemporímeos. Con
nunrn inte.rumpido impulso, la ciudad interior de
esa estupenda fantasía se puebla de nuevas torrl's y
di' nuevas gentes. La fecundidad, que es la más relativa de las cualiclades literarias, equivale a la posesión de un don altísimo cuando escribir significa
crear. !lfodiana condición en el viejo Dumas, es marnvilla en Balzac y en Dickens. La fecundi1lacl de
Gald6s es do la alta calidad de 1a de estos últimos; es
de las positivas y las grandes, porque es de las que
responden a esa irresistible necesidad de producción
quo se manifiesta con el poderoso empuje de llll org~,nismo que desempe:ña la ley de su naturaleza."
Y Menéndez Pelayo dice: "En su modo de ver y &lt;l&lt;i
concebir el mundo, Galdós es poeta, pero le falta al- •
g-o de la llama lírica. En cambio, pocos novelistas
&lt;le Europa le igualan en lo trascendental de las concepciones; ninguno le supera en riqueza de inventiva.
Su vena es tan caudalosa, que no puede menos de
correr turbia a veces; pero con los desperdicios de
ese caudal hay para fertilizar muchas tienas estériles. Si Balzac, en vez de levantar el monumento
de la '' Comedia humana,'' con todo lo que en él hay
de endeble, tosco y monstruoso, se hubiera reducido
a escribir un par de novelas por el estilo de '' Eugenia
Granclet,'' sería ciertamente un novelista muy esti·
mable; pero 110 se1·ía el genial, opulento y desbordado
Balzac que conocemos. Galdós, que tanto se le parece,
no valdría más si fuese menos fecUlldo, porque su fecuudidacl es signo de fuerza creadora, y sólo por la
fuerza se triunfa en literatura como en todas partes''.

i,A ~O\' ELA E~ EL TRA¡\YIA

I

E

L coche partía de la extremidad del barrio de Salamanca, para atravesar todo
~ Madrid en dirección al de Pozas. Impulsado por el egoísta deseo de tomar asiento antes que las demás personas moyidas de iguales intenciones, eché mano a la barra que sustenta la escalera de la imperial, puse el pie en
la plataforma y subí; r ro en el mismo instante, ¡ oh preYisión ! tropecé con otro viajero que
por el opuesto lado entraba. Le miro y reconozco a mi amigo el Sr. D. Dionisio Cascajares
de la Yallina, persona tan inofensiva como discreta, que tuvo en aquella crítica ocasión la
bondad de saludarme con un sincero y entusiasta apretón de manos.
Nuestro inesperado choque no había tenido
consecuencias de consideración, si se exceptúa
la abolladura parcial de cierto sombrero de
paja puesto en la extremidad de una cabeza de
mujer inglesa, que tras de mi amigo intentaba
subir, y que su.frió, 'sin duda por falta de agilidad, el rechazo de su bastón.
)97

�BENITO

I'~REZ

GALDOS

Nos sentamos sin dar al percance exagerada importancia, y empezamos a charlar. El Sr.
D. Dionisia Cascajares es un médico afamado,
aunque uo por la profundidad de sus conocimientos patológicos. y un hombre de bien, pues
jamás se dijo de él que fuera inclinado a tomar lo ajeno, ni a matar a sus semejantes por
otros medios que por los de su peligrosa y científica profesión. Bien puede asegurarse que ,
la amenidad de su trato y el complaciente sistema de no dar a los enfermos otro tratamiento que el que ellos quieren, son causa de la confianza que inspira a multitud de familias de
todas jerarquías, mayormente cuando también
es fama que en su bondad sin límites presta
servicios ajenos a la ciencia, aunque siempre
de índole rigurosamente honesta.
Nadie sabe como él sucesos intei-esantes que
no pertenecen a:l dominio público, ni ninguno tiene en más estupendo grado la manía de
preguntar, si bien este vicio de exagerada inquisitividad se compensa en él por la prontitud con que dice cuanto sabe, sin que los demás
se tomen el trabajo de preguntárselo. Júzguese por esto si la compañía de tan hermoso
ejemplar de la ligereza humana será solicitada por los curiosos y por los lenguaraces.
Este hombre, amigo mío como lo es de todo el
mundo, era el que sentado iba junto a mí cuan1!18

L A ,"Y O T' E L A

P,

N E !, 7' R .,1 S l' 1 A

do el coche, resbalando suavemente por su calzada de fierro, bajaba la calle d" Serrano, deteniéndose alguna vez para llenar los pocos
asientos que quedaban ya vacíos. Ibamos tan
estrechos que me molestaba grandemente el
paquete de libros que conmigo llevaba. y ya le
ponía sobre esta rodilla, ya sobre la otra, y
por fin me resolví a sentarme sobre él, temiendo molestar a la ¡.;eiiora inglesa, a quien cupo
en suerte colocarse a mi siniestra mano.
-¡, Y usted a dónde va ?-me preglllltó Cascajares, mirándome por encima de sus espejuelos azules, lo que me hacía el efecto de ser
examinado por cuatro ojos.
Contestéle evasivamente, y él, deseando sin
duda no perder aquel rato sin hacer alguna
útil investigaei6n, insistió en sus preguntas,
diciendo:
-Y Ful anito, b qué hacé 1 Y Fulanito, ¿ dónde está~ con otras indagatorias del mismo jaez,
que tampoco tuvieron respuesta cumplida.
Por último, viendo cuán inútiles emn su;;
tentatfras pa1·a pegar la hebra, ech6 por camino más adecuado a su expansivo temperamento y empezó a desembuchar.
-¡ Pobre Condesa !-dijo expresando con un
movimiento de cabeza y un visaje, su desinteresada compasión. Si hubiera seguido mis
consejos, no se vería en situación tan crítica.
1119

�BENITO

PEREZ

GALnns

-¡Ah! es claro-, contesté maquinalmente,
ofreciendo también el tributo de mi compasión
a la st&gt;ñora Condesa.
-¡ F'igúrese uste&lt;l,-prosig-uió-qne se han
dejado dominar por aquel hombre! Y aquel
hombre llegará a ser el dueño ele la casa. ¡ Pobrecilla ! Cree que con llorar y lamentarse se
remedia todo, y no. Urge tomar lma determi11ación. Porque ese hombre es un infame, le
creo capaz de los mayores crímenes.
-¡Ah! ¡ Sí, es atroz !-dije j'O, participando
irreflexivamente de su indignación.
-Es como todos los hombres de malos instintos y de baja condición, que si se elevan un poco, luego no hay quien los sufra. Bien claro indica su rostro que de allí no puede salir cosa
buena.
-Ya lo creo, eso salta a la vista.
-Le explicaré a usted en breves palabras.
La Condesa es una mujer excelente, angelical, tau discreta como hermosa, y digna por
todos conceptos de mejor suerte. Pero está casada con nn hombre que no comprende el tesoro que posee, y pasa la vida entregado al
juego y a toda clase de entretenimientos iücitos. Ella entretanto se aburre y llora. ¿Es extraño que trate ele sofocar su pena divirtiéndose honestamente aquí y allí, dondequiera
que suena un piano? Es más, yo mismo se lo
200

LA

X O V EL A EN EL 1'R A,.\' V 1 A

aconsejo y le digo: "Señora, procure usted distraerse, que la vida se acaba. AJ fin el señor
Conde se ha de arrepentir de sus locuras y se
acabarán las penas." Me parece que estoy en
lo cierto.
-¡ Ah! sin duda-, contesté con oficiosidad,
continuando en mis adentros tan indirerente
como al principio a las desventuras de la Condesa.
-Pero no es eso lo peor-añadió Cascajares, golpeando el suelo con su bastón-sino
que ahora el señor Conde ha dado en la flor
de estar celoso ... sí, de cierto joven que se ha
tomado a pechos la empresa de distraer a la
Condesa.
-El marido tendrá la culpa de que lo consiga.
-Todo eso sería insignificante, porque fa,
Condesa es la misma virtud; todo eso sería insignificante, digo, si no existiera un hombre
abominable que sospecho ha de causar un desastre en aquella casa.
- i De veras? ¿ Y quién es ese hombre ?-pregunté con una chispa de curiosidad.
-Un antig-µ.o mayordomo muy querido del
Conde, y que se ha propuesto martirizar a la
infeliz cuanto sensible señora. Parece que se
ha apoderado de eierto secreto que la compro201

�l
el'

I'

1 \

BBNI'l'O

PERI~'Z

GALJ)OS

mete, y con esta arma pretende ... qué sé yo ...
¡ Es una infa:mja !

1

"

1
1

LA S O V E

r,

A

E X

EL T R A X 1· J A

Siguió el ómnibus su marcha y, ¡ cosa singular!, yo a mi vez seguí pensando en la incóguita Condesa, en su cruel y suspicaz consorte,
y sobre todo, en el hombre siniestro que, según la enérgica expresión del médico, a punto
estaba de causar un desastre en la casa. Considera, lector, lo que es el humano pensanúento: cuando Cascajares principió a referirme

aquellos sucesos, yo renrgaba de su inoportunidad y pesadez, mas poco tardó mi mente en
apoderarse de aquel mismo asunto, para darle vueltas de arriba abajo, operación psicológica que no deja de ser estimulada por la regular marcha del coche y el sordo y monótono
rumor de sus ruedas, limando el hierro de los
carriles.
Pero al fin dejé de pensar en lo qne tan poco
me interesaba, y recorrieHdo con la vista el
interior del coche, examiné Úno por uno a mis
compañeros de viaje. ¡ Cuán distintas caras y
cuán diversas expresiones! Unos parecen no
inquietarse ni lo más mínimo de los que Tan a
su lado; otros pasan r c&gt;vista al corrillo con impertinente curiosidad; 1mos están alegres,
otros tristes, aquel bosteza, el de más allá ríe,
y a pesar de .la brevedad del trayecto, no hay
uno que no desee terminarlo pronto. Pues entre los mil fastidios de la existencia, ninguno
aventaja al qne consiste en estar una docena
de personas mirándose las caras sin decirse palabra, y contándose recíprocamente sus arrugas1 sus lunares, y este o el otro accidente observado en el rostro o en la ropa.
Es singular este breve conocimiento con personas que no hemos visto y que probablemente
no volveremos a ver. Al entrar, ya encontramos a alguien; otros vienen después que es-

202

20.1

-Sí que lo es, y ello merece un ejemplar castigo-dije yo, descargando también el peso de
mis iras sobre aquel hombre.
-Pero ella es inocente; ellg es un ángel. ..
Pero, ¡ calle ! estamos en la Cibeles. Sí: ya .-eo
a la derecha el parque de Bucnavista. Mande
usted n.irff. mozo; qnP no soy de los que 1'acen la gracia de saltar cuando el coche está en
marcha, para descalabrarse contra los adoquines. Adiós, mi amigo, adiós.
Paró el coche y bajó D. Dionisia Cascajares
de la Vallina, después de da1·me otro, apretón
de manos y de causar segundo desperfecto en
el sombrero de la dama inglesa,- aún no repuesta del primiti\'o susto.

II

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11

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I!
1

�BENITO

Pb'REZ

tamos alll; unos se marchan, quedándon
nosotl'08, y por último, también nos vamos.
Imitaei6n es esto de la vida humana, en qu~
el nacer y el morir son como las entrada&amp; y
aalidas a que me refiero, pues van renovando
sin cesar en generaciones de viajeros el pequeño mundo qne allí dentro vive. Entran, aalen;
nacen, mueren. . . ¡ Cuántos han paaado por
aquí antes que nosotros!
¡ Cuántos vendrán después!
Y para que la semejanza sea más completa,
también hay un mundo chico de pasiones en miniatura dentro de aquel caj6n. Muchos van
allí que se nos antojan excelentes personas, ynos agrada su aspecto y hasta les ,·emos aalir
con disgusto. Otros. por el contrario, nos revientan desde que les echamos la vista encima: les aborrecemos durante diez minutos¡
en.minamos con cierto rencor sus caracterea
frenol6gicos y sentimos verdadero gozo al verles salir. Y en tanto sigue corrlendo el vehfeulo, remedo de la ,ida humana; siempre recibiendo y soltando, uniforme, incanaable, majestuoso, inaenaible a lo que pasa en su interior; ain que le conmuevan ni poco ni mucho
las mal sofocadas pasioncillaa de que es mudo
teatro; siempre corriendo, corriendo aobre laa
dos interminables paralelaa de hierro, largaa yreabaladiza• como loa aigloa.
20&amp;

:d NOVELA

EN EL TRANVJA

Pensaba en eBto mientraa el coche subfa por
calle de Alcalá, hasta qne me sac6 del golde tan revneltaa cavilaciones el golpe de
• paquete de libros al caer al BUelo. Recogido
instante, mia ojo• Be fijaron en el pedazo
periódico que ser,ia de envoltorio a los
ene,¡, y maquinalmente leyeron medio
g16n de lo que allf estaba impreso. De aúto aentí vivamente picada mi curiosidad; haleído algo que me interesaba, y ciertoa
brea esparcidoa en el pedazo de folletin
·eron a un tiempo la vista y el recuerdo.
ué el principio y no lo hallé: el papel esha roto, y únicamente pude leer, con curioad primero y después con afán creciente, lo
e sigue:
"Sentla la Condesa una agitación indescriple. La presencia de Mudarra, el insolente
yordomo, que olvidando su bajo origen
trevíaae a poner los ojos en persona tan al• le causaba continua zozobra. El infame la
ha espiando sin ceaar, la vigilaba como se
·gila a un preso. Ya no le detenla ningún resto, ni era obstáculo a su infame acechanza
debilidad y delicadeza de· tan e:,¡celente

ora.
"Mudarra penetró a deshora en la habitade la Condesa, que pálida y agitada, aintm

�B E .:Y J T O

l.

I' E R E Z

G A L D O S

tiendo a la vez vergüenza y terror, no tuvo ánimo para despedirle.
-"~o se asuste usía, señora Co11desa-, dijo con forzada y siniestra sonrisa, que aumentó la turbación de la dama ;-no Yengo a hacer a usía daño alguno.
-"Ob, Dios mío! ¡ Cuando acabará este suplicio !-exclamó la dama. dejando eaer sus
brazos con dP-saliento.-Salga usted; yo no puedo acceder a sus deseos. ¡ Qué infamia ! Abusar de ese modo d.c mi debilidad, y de la indiferencia de mi esposo, único autor de tántal&gt;
desdichas!
- " bPor q_ué tan arisca, señora Conde·sa ?añadió el feroz mayordomo-. Si yo no tuviera el secreto de su perdición en mi mano; si
yo no puiliera imponer al señor Conde de ciertos particulares. . . pues. . . referentes a aquel
caballerito ... Pero, no abusaré, no, de estas
terribles armas. -Usted me comprenderá al fin,
conociendo cuán desinteresado es el grande
amor que ha sabido inspirarme.
"Al decir esto, Mudarra dió algunos pasos
hacia la Condesa, que se alejó con horror y repuinaneia de aquel monstruo.
"Era Mudarra un hombre como de eineuc'nta años, moreno, rechoncho y patizambo, de
cabellos ásperos y en desorden, grand•~ y ~olmilluda la boca. Sus ojos 1 medio ocuho.3 tras
200

LA NO V E J, A

EX

EL

T R A .X 1· I A

la frondosidad de largas. negras y espe,,ísimas
cejas, en aquellos instantes expresaban la más
bestial concupiscencia.
-''¡Ah, puerco espín !-exclamó con ira al
ver el natural despego de La dama-. ¡ Qué
desdicha no ser un mozalbete almidonado! Tanto remilgo sabiendo que puedo informar al señor Conde. . . Y me creerá, no lo dude usía :
el señor Conde tiene en mí tal confianza, que
lo que yo digo es para él el mismo evangelio. . . pues. . . y como está celoso . . . si yo le
presento el papelito ...
-"¡Infame !-gritó la Condesa con nohlr
arranque de indignación y dignidad-. Yo soy
inocente; y mi esposo no será capaz de prestar
oídos a tan viles calumnias. Y aunque fuera
culpable, prefiero mil veces ser despreciada
por mi marido y por todo el mundo, a comprar
mi tranquilidad a ese precio. Salga usted ele
aquí al instante.
- " Yo también tengo mal genio, señora
Condesa-, dijo el mayordomo devorando i::11
rabia-; yo también gasto mal geni.o, y cuando me amosco. . . Puesto qu e usía lo toma por
la tremenda, vamos por la tremenda. Ya sé
lo que tengo q_ue hacer, y demasiado condescendiente he siclo hasta aquí. Por última vez
propongo a usía que seamos a:rw-gos, y no me
207

�BENITO

¡

PEREZ

CALDO$

ponga en el caso de hacer un disparate ... con.
que señora mía ...
"Al d reir
. es t.o ,;_r.lU
-.!f' d
arra contrajo la perga.
minosa piel y los rígidos tendones de su rost~o
haciendo una mueca parecida a una sonrisa ;
dió algunos pasos como para sentarse en'
sofá, junto a la Condesa. Esta se levantó de un
salto, gritando :-"No; ¡ salga usted! ¡Infame!
Y no tener quien me defienda. . . ¡ Salga usted!"
"El ma~·ordomo, entonces, era como una fiera a quien se escapa la presa que ba tenido un
momento antes entre sus uñas. Dió un resoplido, hizo un gesto de amenaza y salió despacio
con pasos muy quedos. La Condesa, trémula v
sin aliento, refugihda en la extr.emidad del
binete, sintió las pisadas que, alejándose, "'se
perdían en la alfombra de la habitación inmediata, y respiró al fin cuando le consideró lejos. Cerró las puertas y quiso dormir; pero el
sueño huía de sus ojos aún aterrados con la
imagen del monstruo.
'' Capítulo XI . - El Complot. - Mudarra, al
salir de la habitaeión de la Condesa, se dirigió a la suya y, dominado por fuerte inquietud nerviosa, comenzó a registrar cartas y pa.
peles, diciendo entre dientes: "Ya no aguanto más; me las pagará todas juntas.'' Después
se sentó, tomó la pluma, y poniendo delante

;l

e,;_

208

L A N O 1' E L A

E 1\' R L T R A S V I A

una de aquellas cartas, y examinándola bien,
empezó a escribir otra tratando de remedar la
letra. Mudaba la vista con febril ansiedad del
modelo a la copia y, por último, después de
gran trabajo, escribió con caracteres enteramente iguales a los del modelo la carta siguiente, cuyo sentido era de su propia cosecha Habíu prometi1[r, ,, 11.,ted w111 enlrerista y rne
a¡irrf!11ro ... "

El folletín estaba roto y no pude leer más.

III
Sin apartar la -vista del paquete, me puse
a pensar en la relación que existía entre las
noticias sueltas que oí de boca del señor Cascajares y la escena leída en aquel papelucho, fo.
lletín, sin duda, traducido de alguna desatinada novela de Ponson du Terrail o de Montepín. Será una tontería, dije para mí, pero es lo
cierto que ya me inspira interés esa señora
Condesa, víctima de la barbarie de un mayor. domo imposible, cual no existe sino en la trastornada cabeza de algún novelista nacido pa•
ra aterrar a las gentes sencillas. ¡, Y qué haría
el maldito para vengarse? Capaz sería de imaginar cualquiera atrocidad de esas que ponen
fin a un capítulo de sensación. Y el Conde,
¿qué hará 1 Y aquel mozalbete de quien habla20\l

�BESITO

PEREZ

GALDOS

ron Cascajares en el coche y Mudarra en el folletín, ¡, qué hará? ¿ Quién será 1 ¿ Qué hay entre la Condesa y ese incógnito caballerito YAlgo daría por saber ...
Esto pensaba, cuando alcé los ojos, recorrí
con ellos el interior del coche, y ¡horror! vi
una persona que me hizo estremecer de espanto . .Mientras estaba yo embebido en la interesante lectura del pedazo de folletín, el tranvía se había detenido varias veces para tomar
o dejar algún viajero. En una de estas oca- ,
siones había entrado aquel hombre, cuya súbita presencia me produjo tan grande impresión. Era él, Mudarra, el mayordomo en persona, sentado frente a mí, con sus rodillas tocando mis rodillas. En un segundo le examiné
de pies a cabeza y reconocí las facciones cuya
descripción había leído. N" o podía ser otro:
hasta los más insignificantes detalles de su
vestido indicaban claram&lt;'nte que era él. Reconocí la tez morena y lustrosa, los cabellos
indomables, cuyas mechas surgían en opuestas
direcciones como las culebras de Medusa, los
ojos hundidos bajo la espesura de unas agrestes cejas, las barbas, no menos reTI1cltas e incultas que el pelo, los pies torcidos hacia dentro como los de los loros, y, en fin, la misma mirada, el mismo hombre de aspecto, en el traje,
210

L A ,Y O V E L .A E ~Y E L

T R .A 1Y ¡· J A

en el respirar, en el toser, hasta en el modo de
meterse la mano en el bolsillo para pagar.
De pronto le vi sacar una cartera, y observé
que est~ objeto te11ía en la cubierta una gran
M dorada, la inicial de su apellido. Abrióla,
sacó una carta y miró el sobre con sonrisa ele
demonio, y basta me pareció que decía entre
dientes:
"¡ Qué bien imitada está la letra !'' En efecto, era una carta pequeña, con el sobre garabateado por mano femenina. Lo miró bien, recreándose en su infame obra, hasta que observó que yo con curiosidad indiscreta y descortés alargaba demasiado el rostro para leer el
sobrescrito. Dirigióme una mirada que me hizo el efecto de 1m golpe, y guardó su ca1·tera.
El coche seguía corriendo, y en el breYe
tiempo necesario para que yo leyera el trozo
de novela, para que pensara un poco en tan
extrañas cosas, para que viera al propio Mudarra, novelesco, inverosímil, convertido en
sér vivo y compañero mío en aquel viaje, había dejado atrás la calle de Alcalá, atrave::,aba la Puerta del Sol y entraba triunfante en
la Calle Mayor, abriéndose paso por entre los
demás coches, haciendo correr a los carromatos rezagados y perezosos, y ahuyentando a los
peatones, que en el tumulto de la calle, y aturdidos por la confusión de tantos y tan diversos
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~ ritleuta .., - " . . . . plJr

pWe,.

Cafay•llrátllú-'f!"ta la@,rioáidadqalr
hiapitabt &amp;gad' - - . 41le a l ~
l!Gllliderer ollJiaG for;iado mlUlli\'á■lell'W ea
..... por la eolneidenela a. mial,
- oaato.daa pnr la ~'Nniiel6n e
~ J1érO que al fin ae me ~ llima 7 de inlfadable realic!ad.
Oaando aali6 el hombre en quien liNI
lwdlile
qued6■ae rst:eao
ll!lddenl:e de la: euia t'■le lo illtplk¡ú a ml
aaa, ao q-ieudo 181' en U. deHOliila
ti61l J■8Íl05 feemido que el noteUata, alltOI!
lo qu :mo.uto. lllllell hllbfa lelclo. X
,-t; a.111t a. ,e■¡r_--.. ae Ji. Caed 11,
ida(1 ea. lfJlaral flqe aa: letra y
una euía- a UtA ochellerito, eoa ~
eno y ló illro y lo de má alli. :In la

_,ordollle,

IJI

IV
OdMclo, Nlafa el eoe1ae 7 7&amp; par
11álór1,lle allflllldlv,e emtfa,p

~immt.11•••r••ft•W•
predaee eiliito . . . t1ll!'

a,,...

lo tdefto • 18 NBtf JI 1 ñ ha
-ill0Wdfll12'-ile~

·-·-------...--

. . . . - " ~..Me 'dlNI~~ . . . . ~ fflltm61ieD44I
111

�BENITO

PERE~

tenía, barbadas lllUII, limpias de pelo laa
aquélla■ riendo, é8tu muy acartonadas y
riaa. Después me pareció que obedeei
la contracción de un músculo com6n,
aquella■ caras hacían mueca■ y guiños, ab ·
do y cerrando loe ojos y laa boeaa, y m
dose altemativamente una ■erie de dientes
variaban deade loe más blancos ba■ta loe
amarilloa, afiladoe unoa, romos y gaatadoe
otro■• Aqnella■ ocho narices erigidas bajo
y seis ojos diversos en color y expresión,
clan o menguaban, variando de forma ; laa
eas se abrian en linea horizontal, produ •
do muda■ carcajada■, o se estiraban hacia
)ante, formando boeicoe puntiagudoa,
doe al interesante roetro de cierto benem
animal que tiene sobre si el anatema de no
der ser nombrado.
Por detrás de aquellas ocho cara■, cuyos
rrendoe visaje■ be de■erito, y al través de
ventanilla■ del coche, yo vela la calle y
eaaaa, loe traueuntes, todo en veloz ea
como si el tranvia anduviese con rapidez
gin-. Yo, por lo menoa, creía que
más aprias que nuestros ferrocarriles, más
loe franee■e■, más que loe ingleses, más que
norteamericanoe; eorrla con toda la vel
que puede suponer la imaginación, tra
se de la tra■lación de lo sólido.
21'

0l'ELA J,JN El, TRANVIA

·da que era más inten■o aquel estado
, se me figuraba que iban desaparela■ casa■, las calle■, Madrid entero. Por
te crel qu~ el tranvia corrla por lo
profunde de loe mares: al través de loe
se velan loe cuerpos de eetlleeoe enorloe miembros pegajoeoe de una multitud
pos de diversos tamaño•. Loe pece■ ebicudlan sus colas resbaladizas contra loe
ea, algunos miraban adentro con sus
ea y dorados ojos. Crusticeos de forma
ocida, grandes moluscos, madréporas.
·u y una multitud de bivalvo■ grandes
orme■ cual nunca yo los babia visto, paain cesar. El coche iba tirado por no sé
especie de nadantes monstruos, cuyo■ reluchando con el agua. sonaban como las
de una hélice, tomillaban la masa Ji.
con su infinito voltear.
visión se iba extinguiendo: después
"óme que el coche corria por loe aires, voen dirección fija y sin que Jo agitaran
· ntQS. AJ través de los eristal•s no se veía
más que espacio: las nubes nos envola veces; Ull&amp; lluvia violenta y r,pentina
rileaba en la imperial; de pronto sallaal espacio- puro inundado de sol, para volde nuevo a penetrar en el vaporoso seno
eelajes i11111ensoe, ya rojos, ya amarillos,
213

•

��R E -,\' I T O

I' r.."~ R E.- Z

G .ALIJOS

¡ Qué atrevimiento! ¿ü5mo ha entrado usted
:1 &lt;j llÍ-!

-Srí'íora-contestó el que había entrado·
joyrn de 1!1UY buen porte.- ¿No me esperab~
u,,;terl ! II(' recibido una carta suya ...
-¡ Una carta mía!- e.xelamó más agitada
la Condesa.-Yo no he escrito carta ninguna.
i Y para qué había de escribirla?
-Seiiora, vea usted-repuso d joven sacando la carta y mostrándosela-; es su letra su
misma lrtra.
'
-¡ Dios mío! ¡ Qué infernal maquinación!elijo la dama con desesperación-. Yo no he
escrito esa carta. Es un lazo qüe me tienden . . .
-Seiíora, cálmese usted. . . yo siento mucho ...
-~í; To comprendo todo ... Ese hombre infame. . . Ya sospecho cuál habrá siclo su idea.
Salg_a usted al instante . . . Pero ya es tarde;
ya siento Ja voz de mi marido.
En ef!.'cto. una voz atronadora se sintió en
la habitación inmediata, y al· poe¿ rato entró
el Conclt', que fingió sorpresa de ver al o-alá.n
~- después. riendo con cierta afectación, Je di~
jo:
-¡Oh! Rafarl, usted por aquí. .. ¡ Cuánto
til'mpo ! • • • Venía usted a acompañar a Antonia ... Con eso nos acompaña-rá a tomar el te.
La Condesa y su esposo cambiaron una mi21

s

L A N O V E L A E 1\' E 1, T R A 1,; V I

A

rada siniestra. El joven, en su perplejidad,
apenas acertó a devolver al Conde su saludo.
Vi que entraron y salieron criados; Ti que trajeron un scrYicio de te y ·desaparecieron después, dejando solos a los tres personajes. Iba
a pasar algo terrible.
Sentáronse: la Condesa parecía difunta. el
Conde afectaba una hilaridad aturdida, ~emejante a la embriaguez, y el joven callaba, contestándole sólo con monosílabos. Sirvió el te,
y el Conde alargó a Rafael una de las tazas,
no una cualquiera, sino una determinada. La
Condesa miró aquella taza con tal expresión
de espanto, que pareció echar en ella todo su
espíritu. Bebieron en silencio, acompañando la
poción con muchas variedades de las sabrosas
pastas Hnntley and Pnlmrr" y otras menudencias propias ele tal clase de cena. Después el
Conde Yoh-ió a re.ir con la desaforada y ruidosa expansión que le era peculiar aquella noche, y dijo:
-¡ Cómo uos aburrimos! -C-sted, Rafael, no
dice 1ma palabra. Antonia, toca algo. . . Hace
tanto tiempo f}Ue no te oímos. Mira. . . aquella pieza ¡fo Gorstchack que se titula '' :'.\'Iorte . . . " La tocabas admirablemente. Vamos, ponte al pimrn.
La Condesa quiso hablar; érale imposible
articular palabra. El Conde Ja miró de tal mo219

��LA XOVEJ,A EX EL 'l'RANVJA

BENITO

PEREZ

GALDOS

-Señora. . . es Yerdad. . . me dormí-contesté turbado al ver que todos los viajeros se
reían de aqurlla escena.
-¡Oooh.1 • • • yo soy ... r,oú1g ..... to decir
Cl)flchman . . • usted molestar. . . mi. . . usted,
eaballero. . . rery shacking -añadió la inglesa
en sn jel'ga ininteligible.-¡ Oooli! usted creer ..
my body es. . . su cama Jor usted. . . to sleep.
¡ Oooh! _qrntrem.an~you are a stupiil ass.

Al decir esto, la hija de la Gran Bretaña,
que era de sí bastante amoratada, estaba lo
mismo que un tomate. Creyérase que la san-.
gre agolpada a sus carrillos ~- a su nariz, a lirotar iba por sus candentes poros. Me mostraba cuatro dientes puntiagudos y muy blane:os, como si me quisiera roer. La pedí mil perdones por mi sueño descortés, recogí mi paquete y pasé revista a las nuevas caras que dentro del coche había. Figúrate, ¡ oh· cachazudo y
benévolo lector! cuál sería mi sorpresa cuando YÍ frente a mí. ¡; a quién creerás 7 Al joven
de la escena sofiada, al mismo don Rafael en
persona. Me restregué los ojos para conven•:erme clf' que no dormía, y en efecto, despierto estaba, y tan despierto como ahora.
Era él, el mismo, y conversaba con otro que
a su lado iba. Puse atención y escuché con toda mi alma.
222

-¡,Pero tú no sospechaste nada '?-Le decfa
el otro.
-Algo, sí; pero callé. Parecía difunta; tal
era su terror. Su marido la mandó tocar el piano y ella no se atrevió a resistir. Tocó, eomo
siempre, de una manera admirable, y oyéndola llegué a olvidarme de la peligrosa situación en que nos encontrábamos. A pesar de los
esfueuos q1=1e ella hacía para aparecer serena,
llegó un momento en que le fué imposible fingir más. Sus brazos se aflojaron, y resbalando
de las teclas echó la cabeza atrás y dió un grito. Entonces su marido sacó un puñal, y dando un paso hacia ella, exclamó con furia : '' Toca o te mato al instante." Al ver esto, hirvió
mi sangre toda : quise echarme sobre aquel miserable; pero sentí en mi cuerpo una sensación que no puedo pintarte; creí que repentinamente se había encendido una hoguera en
mi estómago; fuego corría ·por mis Yenas; la~
sienes me latieron, y caí al suelo sin sentido.
-Y antes, t,no conociste los síntomas del envenenamiento 1-le preguntó el otro.
Notaba cierta desazón y sospeché vagamente, pero nada más. El veneno estaba bien preparado, porque hizo el efecto tarde y no me
mató, aunque sí me ha dejado una enfermedad
para toda la vida.
223

���BENITO

PEREZ

- Lmiatir., luna tic.

,ti.... avffocated.... ¡

JJfy Gm1!

-Si lo sé todo; vamos, no me lo oculte ns
Dígame de qué murió la señora Condesa.
-¡ Qué Condesa ni qué ocho cuartos, h
bre de Dios !-exclamó la mujer, riendo
más fuerza.
-¡ Si cree usted que me engaña a mí con
risitas !-contesté-. La Condesa ha mu
envenenada o asesinada ; no me queda la m
duda.
En e~to llegó r l coche al barrio de Pozas
yo al término de mi viaje. Salimos todos:
inglesa me echó una mirada que indicaba
regocijo por verse libre de mí, y cada cual
dirigió a su destino. Yo seguí a la mujer
perro, aturdiéndola con preguntas, hasta q
s:- metió en su casa, riendo siempre de mi
·peño en averiguar vidas ajenas. Al verme
en la calle recordé el objeto de mi viaje y
dirigí a la casa donde debía entregar aque
libros. Devolvílos a la persona que me los
bía pedido para leerlos, y me puse a pasear
te al Buen Suceso, esperando a que saliese
nuevo el coche para regresar al extremo
Madrid.
No podía apartar de la imaginación a la •
fortuna.da Condesa, y cada vez me con!irma
más en mi idea de que la mujer con quien

A NOVELA EN EL TRANVIA.

mente hablé había querido engañarme,
tan.do la verdad de la misteriosa tragedia.
Esperé mucho tiempo, y al fin, anochecienya, el coche se dispuso a partir. Entré, y lo
· ero que mis ojos vieron fué la señora in.sentadita donde antes estaba. Cuando
vió subir y tomar sitio a su lado, la exprc.. n de su rostro no es definible ; se puso otra
como la grana, exclamando :
-¡Oooh! ...... usted ... mi quejarse al coach. . . usted reventar mi Ji ir ·it.
Tan preocupado estaba yo con mis confusioP/JB, que sin hacerme cargo de lo que la ingleme decía en su híbrido y trabajoso lenguaje, le contesté :
-Señora, no hay duda de que la Condesa
anrió envenenada o asesinada. Usted no tiene
• ea de la ferocidad de aquel hombre.
Seguía el coche, y de trecho en trecho detese para recoger pasajeros. Cerca del Pala•o Real entraron tres, tomando asiento en. nte de mí. Uno de ellos era un hombre al~ t seco y huesudo, con muy severos ojos y un
hlar campanudo que imponía respeto.
No hacía diez minutos que estaban allí,
taando este hombre se volvió a los otros dos
~dijo:
-¡ Pobrecilla 1 ¡ C6mo clamaba en sus últillos instantes ! La bala le entró por encima de
2:?9

�BENITO

PRRJ.:Z

1a

cla víeula derecha y después bajó basta
corazón.
- ¡ Cómo 1- exclamé yo repentinament
¡ Conque fué de llD tiro t ¡ No murió de una
ñalada!
Los tres se miraron con sorpresa.
-De un tiro, sí~ señor,-dijo con
sabrimientQ,t'I .alto, seco y huesoso.
-Y aquella mujer sostenía que había mu
to de una indigestióu-dije, interesándome
cada ,·ez en aquel asunto-. Cuente usted, ¡
cómo fuét
-Y a usted qué le importa f-dijo el o
con muy 8\;nagrado gesto.
-Tengo mucho iuterés por conocer el fin
esa horrorosa tragedia. ¡ No es wrdad q
parece cosa de novela f
-¡ Qué novela ni qué niño muerto f Us
está loco o quiere burlarse de nosotros.
-Caballerito, cuidado con las bromasdió el alto y seco.
-¡ Creen ustedes que no estoy enterado f
sé todo, he presenciado varias escenas de
horrendo crimen. Pero dicen ustedes ,¡ue
Condesa murió de un pistoletazo.
-¡Válgame Dios! Nosotros no hemos hab
do de Condesa, sino de mi perra, a quien
ll!lndo, disparamos inadvertidamente un t
:1110

NOl'ELA l•:N El, TRANVIA
uted quiere bromear, puede buscarme en
litio, y ya le contestaré eomo merece.
Ya, &gt;·a comprendo : ahora hay empeño en
lar la verdad-manifeeté, juzgando que
los hombres quer!an desorientarme en mis
uisas, convirtiendo en perra a la deadiaeñora.
a preparaba el otro su contestación, sin
mis enérgica de lo que el caso requerfa1
do la inglesa se llevó el dedo a la sien, copara indicarles que yo no regía bien de la
. Calmáronae con esto, y no dijeron una
bra m'8 en todo el viaje, que terminó paellas en la Puerta del Sol. Sin duda me ha.
tenido miedo.
Yo continuaba tan dominado por aquella
, qué en vano quería serenar mi espirito;
nando los verdaderos términos de tan emllada cuestión. Pero cada vez eran mayores
confusiones, y la imagen de la pobre seno se apartaba de mi pensamiento. En tolos semblantes que iban sucediéndose dendel coche, creía ver algo que contribuyera
licar el enigma. Sentía yo una sobrexci6n cerebral espantosa, y sin duda el traso interior debla pintarse en mi rostro, portodos me miraban como se mira lo que no
ve todos los días.
0

231

�BENITO

PEREZ

GALDOB

VII

LA NOVELA EN EL TRANVIA
-Sí, señor; y no dudo que la muerte ha si-

do violenta, por más que quieran hacernos

Aún faltaba algún incidente que había de
turbar más mi cabeza en aquel viaje fatal. Al
pasar por la calle de Alcalá, entró un caballero con su señora : él quedó jhnto a mí. Era un
hombre que parecía afectado de fuerte y reciente impresión, y hasta creí que alguna vez
se llevó el pañuelo a los ojos para enjugar
las invisibles lágrimas, que sin duda corrían
bajo el cristal verde obscuro de sus descomunales antiparras.
Al poco rato de estar allí, dijo, en voz baja, a la que parecía ser su mujer:
-Pues hay sospechas de envenenamiento: no
lo dudes. Me lo acaba de decir don Mateo.
¡ Desdichada mujer !
-¡ Qué horror! Ya me lo he figurado también-contestó su consorte. De tales cafres,
iqué se podía esperar?
~uro no dejar piedra sobre piedra, hasta
averiguarlo.
Yo, que era todo oídos, dije también en
voz baja:
-Sí, señor; hubo envenenamiento. Me
consta.
-¿ Cómo, usted sabe? ¿ Usted también la conocía Y-dijo vivamente el de las autiparru
verdes, volviéndose hacia mi

ereer que fué indigestión.
-Lo mismo afirmo yo. ¡ Qué excelente mujer l ¿ Pero cómo sabe usted ... Y
-Lo sé, lo sé-repuse muy satisfecho de
que aquél no me tuviera por loco.
-Luego usted irá a declarar al Juzgado;
porque ya se está formando la sumaria.
-Me alegro, para que castiguen a esos bribones. Iré a'Weclarar, iré a declarar, sí, señor.
A tal extremo había llegado mi obcecación,
que concluí por penetrarme de aquel suceso,
mitad soñado, mitad leído, y lo creí como ahora creo que es pluma esto con que escribo.
-Pues, sí, señor; es preciso aclaTar este
enigma, para que se castigue a los autores del
crimen. Yo declararé. Fué envenenada con
una taza de te, lo mismo que el joven.
-Oye, Petronila,-,-dijo a su esposa el de
las antiparras-; con una taza de te. "
-Sí; estoy asombrada-contestó la señora-. ¡ Cuidado con lo que fueron a inventar
esos malditos!
-Sí, señor; con una taza de te.
-La Condesa tocaba al piano.
-¿ Qué Condesa ?-preguntó aquel hombre,
interrumpiéndome.
-La Condesa, la envenenada.

2a:i

23:l

��•
BENITO

PERBZ

wa earioao !anee fu6 el de haber d
del profundo letargo eu que caf, verdadeia
rrachera moral, producida no Ñ por qu6,
uno de loe puajeroe fen6menoe de euaj
ei6n que la ciencia eatudia con 11'1'&amp;11 eui
eomo preeunore. de la locura definitiva.
Como es de nponer, el nceeo no taYO
1eeuenciaa, porqne el antipitieo penonaje
bauticé con el nombre de M:udarra, ea un
rado comerciante de ultramarinoe que ·
habfa envenenado a condeea alguna. Pero
por mucho tiempo despu6a peraiatfa 70 en
engallo, 1 aolfa exclamar ,-"Infortunada
deaa ; por mú que digan, 70 aiempre sigo
mia treer. Nadie me perauadii'i de que no
baate tUII dfaa a mano de ta iracundo
poso ••• "

Ha aido preciso que tranaeurran meses
ra que las sombras vuelvan al ignorado
de donde nrgirron volviéndome loeo, 1
la realidad a dominar en mi eabea. He
aiempre que reeuerdo aquel viaje, 1 toda
colllideraci6n que antes me inspiraba la
da vfetima la dedico ahora, , a quién
réia f a mi compañera de viaje en aquella

guatiosa expedición, a la iraacible ingl-,
quien disloqué un pie en el momento de
atropelladamente del eoehe para perae¡ruir
npuesto ma7ordomo.

¡VAE VIOTIBI

...

TRINDADB COBLHO

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tal' [\JI .
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jQer , _ adPclet IÚllpDa piieda

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YDTUaA 8..arJ. OALDIIIIOJI
lfMl6eaoll'ett.Ba...ito-fOl(. . . . . pstH h)Je
tia • ldáorla JlCenrla.
"Y•"1n 8enla o.Ne fe .a w de loo
....,_ _ _ _ td71ea..aNioala

he,,.._

........... ,, ...... ,, .. ..

-Tal'\• q• llaaaa ••tlen'w• loo, ...._
lutiaf•o,

, _ . -palo&amp; a.
ulllov6tieo
al --- _.., lo . . . al - - - .. lle •

.. 11..,..,: ••• le la ulllvulelal "nlllal. . .
llaote a m lalellpula Ml!WN &amp;Ju 0

.... al·-..... -

-:.,:::'· .. la pw
--r...-■o-, ••• , .

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J

¡Laa pcrial .., ...
aelor. liJUlaa ,..,... .•• pvo _ . . .
mtedalalnml1$vieraltaeallllll11
Karfa, bwtrn r:::enta aepoa oomo ..lnllll"I 1Y IN oJNI Si ea aated afi.
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aaerieádu,teaae-aaLYo-i...1

ria 4eap• eomo .i primar at.t l4!l4
s. 'f9ll(a a, la - - . . .

iv•

-

JabiGiitllipupilae.- ■ laJ._

�V.

GAROIA

acercándose hasta qoe su labio pudiera
en mi oido su loeora:
- , C6mo podemos probamos qne noa
mos más allá de la muerte I Mira eata a
queña. Piensa qué dulee seria morir j
Yo no sé qué dije. Mi carne flaca y
ble tu\"o miedo. Tuvo miedo de esos b
querían lle,·arme consigo haeia la som
Tu\"o miedo dr esa boea que debla aer
como la muerte. Pero no lo era, señor.
relr0&lt;•edía aterrado, sentí que dos labios
hacían en los míos, con rl brso ~ cálido,
profundo, más agonizante, má.s terrible .••
como un minuto de desmayo. La ten
voz dijo en mi oido:
-Seré toya y moriremos.
Pero yo, Heñor, con una tremenda c61
c,ílera del náufrago &lt;1ue disputa su sal
a cochilladas, rechacé brutalmente aquel
zo y rrmP. con desesperadas fuerzas,
orilla. :-:os separamos con una e:i:tralla
güeuza y la fatiga de haber vivido sigl
Y \"ea, •eñor, lo más terrible; no
lar seguro de si todo fué soñado ... Dorml
enteros ... alguien decia: "Es un ataque
bral ''. . . Después s61o quedan jirones de
ses, palabras, neblina ... un dolor terrible.
re, he hablado mucho. . . señor. . . tenga
dad ; un poeo de morfina para dormir .••
11112

ENTRE SANTOS

"ª
J. M. MACHADO DE ASSIS

����T
MAGNA.DO

DE

razón de la lepra de la lujuria. Acababa
rellir con au amante, y había paaado la
en lágrimaa. Comenzó rezando bien, 0
mente, pero poco a poco vi su pensamiento
la abandonaba para remontar a ¡111 p ·
deleites. Paralelamente qnedaban ain vida
palab~s; ya_ su oración era pesada, luego
fria, 10consc1eute; loa labios rezaban, y 811
ma, que yo espiaba desde aquf, ya estaba
el otro. Al final se persignó, se levantó 1
f11é, sin pedir nada.
-Mejor ea mi caso.
-¡MejorT-,-pregnnt6 San José con c
s:dad.
-Mejor, y no es triste, como el de esa
bre alma esclava de la came, que ann Dios
drá salvar; a contarlo voy.
Callaron todos, y en expectación incl"
s11s ea,ezas. Yo tuve entonces miedo, te
~ qn~ los santos viesen algún pecado o
men de pecado en el fondo de mi alma.
pronto salí de este estado. San Franciaeo de
lea comenzó a hablar:
. -Mi hombre tiene cincuenta aiioa, y 111
Jer está en cama, con ·una erisipela en la
n!' izquierda. Hace cinco dfaa que vive en
e1ón, porque el mal se agrava y la ciencia
responde de la cura. Y véase lo que puede
prejuicio público: nadie cree en el dolor

no

R

E

SANTOS

ea (que mi nombre lleva) y nadie eree que
ame otra COia que el dinero; por lo que,
e que 811 aflieeión fué conocida, cayóle
ba todo nn aguacero de motea e invectivaa,
faltando quien asegurase qae Jo que hacía
llorar anticipadamente por los gastos de
tierro y sepultura.
-Bien pudiera ser que si, arguyó San Juan.
-Que es uaurero y avaro, no lo niego; UBU·
como la vida y avaro como la muerte; naextrajo tan implacable111ente de la faltriera de loa otros el oro, la plata, el papel y
cobre. Na¡lie amó tanto eÍ dinero, y moneda
e en 8118 manos cae, diflcilmente vuelve a
r la luz del dfa. Lo que le sobra de 8111 calo tiene en nn arca de hierro que cierran
ete llaves. A veces la abre, contempla su dio nn momento, y vuelve a cerrarla de priaa.
Eataa noches no duerme. La vida que lleva
s6rdida. Come poco y ruin, lo índiapenable
no morir. Su familia se compone de 811
ujer y una esclava nrgra comprada hace muos años, a escondidas, porque eran de conbando. Dice que ni 1iquiera la pagó, porque
1 vendedor falleció luego sin dejar nada ea·10. La otra negra murió poco tiempo deaés, y aquf veréis ai este hombre tiene o no
1 genio de la economfa. Sales libertó el caAver ...
lil

������PR.AJYOISCO

HRROZEG

corazón; y decía que habría preferido ser muchacho.
A esto se debía que ella fuese la más ferviente admiradora de las hazañas musculares
que yo realizaba en la verja del jardín, y si alguna vez la engañaba contándola la parte por
mí tomada en las luchas que organizaba con
los muchachos zíngaros en los alrededores del
pueblo, veía lucir en sus oj-0s la llama del más
sincero entusiasmo.
La pobre Vitza experimentaba una adoración sorp1·endente po-r mi húsar de cuero. Constituía el único objeto de sus· sueños, y su amor
hacia aquel militar contristaba hondamente
su infantil existencia.
Cuando quería expresar que una cosa era
bonita, encantadora y aún sublime, decía:
''¡E~ como el húsar!''
Kuestros padres no se fijaban en la extraña
pasión de Vitza. En ·cuanto a mí, estaba bien
seglll'o de que ningún otro húsar, por mucho
que se pareciese al mío, le habría gustado del
mismo modo a mi hermanita. Era el mío, preci- ·
samente el mío, el que la fascinaba.
'Gua vez el húsar estuvo en su poder.
Con ocasión de mi santo, me regalaron un
traje nuevo y un reloj.
En el primer transporte u.e alegría coní a
casa tl:&gt; mi abuela para que me admirara. En el

E

L

H

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patio de la casa había un inmenso gallinero sobre el cual tenía yo costumbre de subirme para lanzar algún kikiriqní. Hice lo mismo aquel
día y Vitza, que se había quedado abajo. aplaudía con el mayor entusiasmo. Pero nuestra alegría acabó muy pronto. porque. al bajar. ru'.'
enganché en u.n claYO, y me lJice un desgarrón
de cinco _dedos en el codo de mi chaqueta nueva. Yo comencé a llorar y mi hermana palideeió de terror. La abuela adentro estaba confeccfonando unas apetitosas golosinas; pero no
entramos, y con el corazón en un puño, nos
volvimos a casa. La pobre Yi., que caminaba a mi lado, tomaba una parte muy gi-ande en
mi desgracia.
De pronto me cogió de un brazo.
-Oye, Didi, no llores; yo te lo arreglaré.
-Pero,-pregunté yo, con IDla YOZ llena de
desconfianza,-¿ sabes tú coser, Yitza?
-¿ Yo? Vas a verlo; coso tan bien que nadie lo notará.
De vuelta a casa, me oculté en la bodega y
Vitza comenzó a dar vueltas alrededor del cesto de costura de mi madre, hast-a que logró
apoderarse de cuanto necesitaba. Provista de
una aguja, de un ovillo de hilo, de unas tijeras grandes y de un dedal vino a mi encuentro. Me tumbé a lo largo ele una cesta de junco, y Yitza, arrodillándose con un aire grave,
283

1

,'

��.1
IRA.NOIBCO I!EJ¡OZE

•

pudo evitar a 1u alma la angllltia de 11D ci_.
imposible,
Súbitamente ea,y6 enferma.
Declaro que la envidié aineeramente. No !loefa eltado mú agradable que el de enftr.
mo. Le metfan a uno en la cama, le arropaba
con mimo, le eoloeaban mullldoe almohade-.,
pap6 ;y mamA le aearieiaban ;y, en temaD49
una pizquilla de algo que le dieran, inmediatamente ae h-.ofa aoreedor a 11D premio de bombones, ditilea o naranja,.
Para epararnos, me inatalaron en caaa de
la abuela.
La ea.a estaba junto a la iglesia ;y desde
nuestro patio vefame laa doe grandes toft'el
g6tieaa ; el Z1llllbido de laa eampanaa hada ·'librar loe vidrioe de laa ventana&amp;. Desde 1u paredes del cuarto donde dormfa, me miraban
11DU aelioru de largoe cnelloe. Pero lo que m6a
exoitaba mi interá era, sobre la c6moda, UD
viejo reloj de m6aioa. ¡ Qué reloj aquel tu
maravilloso! Debajo del cuadrante, en el aido
del balaneín, una maripoea dorada giraba de
derecha a izquierda. Entre lu doa oolllDIIIIII de
alabaetro, moetñbaae un verdadero jardfn oou
un eaatillo vaseo, UD nrtidor, 1ID08 \ulipanea
rojoe ;y un prado verde oaeuro; en el janla
campeaba un caballero eepañol, mimo eon

-

1,
~ ft . . . .

111111 On't. Ctlll ,i..... ,

...
_,_te
taw del eutillo. «:laaade el aloj aolléa¡

G-lú ~ ....

fijalla III IIW'IIU

.aon

diminuta ~

r•

1111&amp;

llif¡eba aee6.

Jrieemanht, lll fllballmi ._ba 91l ~
el eriaw-1 ondalelo wllll a
'Yueftu 1
brotabe una aclmirabh meloclle utlpa. Yo
-teinplaba
~
~
Pero - olvido hab1llr ele Vita.
Un dfa, la abuela - dijo qae la pobi,eeit,.

w

~-IPIM'lo

...

iba mq mal.
•
-Bueno, pellÑ 70; - q'i!lm deoit q11e le
dan muehoa hombeul.
p 9r la tarde la doncella mo • nuema ~
-. para decirnoe que iba • hlea d: medlei~
naa, ;y que Vita me npba qa11 l e ~ iDl

hwr.
_, Quiere mi ldllr, . .

f-hlbueef
mi llúa1&gt;
;yo.-¡D6nde lo he J)llélllOT Vo;y a bumarle••
Ignoro qu6 demonio petverio - '18pajó,
pe,o entré en el 81111'to1 oault6 mi. h6ar Nlo
la ehaqueta, Y fruquude la verJ&amp;, me p6 por el camp11. Ne - erel lel1l1'0 en
no eatuve lejal, -pl-talP/l!Jte tolo, bajo
Durante 1ar¡o tiempo aaduve el'l'lllte
• ~ orillp del ..-royo. 1Ola, aquella Vita 1
: : , 18 conformaba oon no ir al colegio 1 e9tar
comiendo bombonel todo el dfa, aino q11e, ._.
mis, querfa el húar !

.i.:

-

����</text>
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                <text>Lectura Selecta : Revista quincenal de divulgación literaria, Escuela Tipográfica Salesiana y punlicada por F. González Guerrero y Fernando Leal, a principios del Siglo XX.</text>
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                    <text>GUILLERMO VALENCIA
POBM4.S ESCOGIDOS.

C••----•
......... Pr61,....
11. 5ANIN 1:ANO.

LECTURA SI.UCTA.

NUWf.~0 U.

��LECTURA SELECTA
GUILLBR.110 VALBNCIA

.

.

■ 1 ■ 1.10

�GUILLERMO VALENCIA

POEMAS
ESCOGIDOS
PRÓLOGO DE B. SA,;í,-; CA,;o

DEL AUTOR
RITOS

MEXICO
LFICTURA

SELECTA

1920

�GUILLERMO VALENCIA.
lllei11 tlHÍln, lubes, tMlko,/osu &amp;16sl.

J-1,

E

1 lp. llllllftuia. A•. lb Cl8 ~•Pllembre, 54,

V, llOFMANNSTHAL

L al\o de I Sg6 la capital colombiana oyó hablar por prime•
ra yez: de Guillermo Valencia a causa de un inddente
parlamel'lario insignificante y ruirlo~o. Una mayorla into·
lerante necesitaba dar el ejemplo de una votación abrumadora
en que no contaban con el voto de Valencia. Era menester eliminar e.&lt;e voto para que no lo poseyese la minorla. Se suscitó
entonces la cue,ti6n relativa a la edad del poeta. Qucrlan descali6~rlo porque no tenla los veinticinco allos requeridos por la
ley para ve~tir las insignias de representan1e tlel pueblo. En efec,
to, no tenla entonces veinhcinco allos. Era íá !il probarlo, pero
la misma edad temprana del diputado, su pre encía, la aureola
qae empezaba a formarle su inteligencia, de-armaron a los promotores de este sacrificio. Pasado el incidente, era Val.::ncia una
6pra nacional. Lo babrla sido por unas semanas si no hubiera
tenittomás méritos que la precocidad y la apostura. Tenla, sin
embargo, una sensibilidad nue., que de. envolver y ampliar a los
·ojos de los bárbaros. Tenia un espirita preparado para recibir en
labor tumultuosa las nuevas ideas de su tiempo y para reRejarlas
en una obra ~tica donde hay plginas que devuelven el brillo
de las antorchas con que· fo~ anunciada hace treinta allos una
bllena nueva.
5

�VALENCIA

GUILLERMO

POEMAS

ESCOGIDOS

repetia Valencia revolviendo sus ojos pequefios, húmedos y mór-

bidamente luminosos, sobre el paisaje sentimental frecuentado
por la bohemia de aquellos generosos dias.
No he sabido nunca, ni acaso Valencia, si se mirara introspectivamenle ¡,ara averiguarlo, llegarla a saber qué fuerzas extrañas
le llevaron a impulsar la politica en un cierto sentido y a dejarse impulsar por ella. En 1898 vino a Europa. Puede cualquiera
figurarse cómo recibió por todos los poros las ideas y los sentimientos de que estaba entonces impregnada la atmósfera cultu·
ral. No consentla que forma ninguna de arte le fuera extraña.
Su forma natural de expresión artlstica es el cabo rimado; pero
la música, la estatuaria, la pintura le hacen vibrar con vehemeu·
cia sonora. En el·pequeño tomo de sus versos dado a la estampa
está doc11mentada de trecho en trecho la impresión que las artes
plásticas dejan sobre la masa ph1smable de su alejandrina orgr.nización nerviosa. VolviQ al pais en momentos en que un vértigo de pasiones contenidas y de injusticias escabrosas habla dividido a la nación en dos campos armados, dispue~tos a obrar el
exterminio en las formas más dolorosas y extrañas. Tomó parte
en la lucha de gladiaJores, porque no les era posible en esos
momentos desempeñ:ir el papel de espectadores, ni aun a los filó sofos idealistas. El mundo erá voh1ntad más bien r¡ue representación.
La guerra terminó de súbito. Valencia volvió a su provincia·
Y aqul es necesario apoyar un poco sobre el vigor adquisitivo de
su inteligencia y sobre el influjo que en ella ejercen los hombres
y los libros. Es constante que el trasegar por si~temas filosóficos,
aplicándoles con esmero la lente convexa de las propias impresiones, acaba por desengalíar de las teorías y por inducirnos a
encontrar plausibles todas las explicaciones del universo. Sucede:
también que las lecturas copiosas, en esplritus capaces de someterlas al análisis de la experiencia personal, les quitan a los libros su poder virulento sobre la propia in!eligencia. Valencia ha
recorrido el mapa histórico de la filosofla con la mirada escudrifiadora del que quiere orientarse para dominar los puntos salientes del territorio. Pero el escudriñar menudamente no le ha be·

6

7

Venia Valencia de provincias y acababa de salir de un seminario: dos poderosas limitaciones. Ocupaba en el Congreso un
asiento que le clasificaba entre los hombres del partido conservador. Clasificarlo en un partido era limitarlo más, y señalarle
contornos a su noción del universo dentro de las cercas erizadas
del conscrvatismo era cerrar demasiado el espacio de sus excursiones por el mundo de las ideas. Continúan llamándole así.
Puede diseflarse en la piedra la sonrisa interior con que esta alma de curioso insaciable responde a la sombría dolencia de que
están enfermas Jas greyes cuando sienten la necesidad de ponerles nombres a las cosas.
Cuando terminó esa labor parlamentaria, el espiritu de Valen cia se dif11ndió por los cen:iculos literarios de Bogotá en busca
de las ideas que agitaban el mundo de las letras. Habla en esos
momentos una fermentación de las ideas, complicada con los
signos inequívocos de una renovación substancial en las formas.
Acababa de morir Sil va, cuya acción sobre la vida intelectual bogotana habla sido la del más poderoso excitante. Se habian formado cenáculos. Habla solitarios em~ñados en recoger dentro
de sus cerebros las ondas hertzianas del movimiento intelectual
del mundo. Era el momento en que estudiar parecía un nuevo
vicio inventado para dest['Uir una raza, y en que el objeto más bello de la vida habla sido concentrado en la ardua, complicada y
destructora labor de pensar. En ese medio Valencia encontró
por instantes su natural habitáculo. Conforme a la distribución
geográfica de las deformaciones intelectuales, alli se tocaban la
zona del liquen religioso clasificado por Juan ,de Dios Uribe y
las líneas isotérmicas d.e ese mar interior de cuyas algas se exhalan los venenos de la inteligencia:
Oh/ mere qui crias en ton seín jusU etforl
Calias balan~nt la juture fiole
Des grandes jleurs avec la óalsamiqzu 1nort
Pour le poeíe las que la vie etiole,

�GUILLERMO

VALENCIA

POE.JfAS

ESCOGIDOS

cho perder d.e vista la e~trella misteriosa que se posó en Belén.
Las filosoffas son para él ciertas o plausibles en cuanto no destruyan el imperativo categórico firmado con sangre sobre el Calvario, Y con todo, algunos libros le atraen con fru-cinaciones irresistibles. Algunos heterodoxos de la hora presente han tenido
el privilegio de seft,larle rombos en la existencia. Anandonar 1111
capital coloml,iana e irse a dedicarles toda su actividad y cariño
a las gentes, ideas e intereses de su ciudad natal, foé un pensamiento que le sobrecogió, sm poder remediarlo, al leer las últimas páginas de ese libro ea que Mauricio Barres pormenoriza la
psicologia de los desplantadus. Desde entonces vive en Popayán.
Estudiemos el ambienle de esta curiosa villa, a quien le ha dedicado Val1mcía, a más de sus anhelos de ciudadano, extra:fias
rimas de un sentido recón dito. Los espz;ñoles que et1lraron por
el Sur a tierras de Nueva Granada toparon en la primera parte
del curso del rlo Cauca con un verdadero parafso. Habían pasado por la montaña helada, celosa y abrupta, en viaje de miserias y de desesperación. Cayeron de repente en un clima benigno
una tierra levemente ondulada, fácil a [os cultivos, surcada de
varias corrientes, cubierla de flores y de· hermosos árboles. Alli
fu11daron ua pueblo, cuyas agitaciones posteriores labran hondo
surco en la historia de la comarca.- Ha sido un almácigo de grandes hombres. De ali[ han salido varones a regir la Iglesia colombiana, a llevar el peso del gobierno civil, a dirigir campañas de fama horripilante, a sacudir el candor de las mullitudes
cuando el fuego de la oratoria era elemento de dominio, a difundir enseñanzas vitales por todo el baz de la patria. Una atmós·
fera tiuia, una temperatura constante, sensibilixa exquisitamente los ner.,ios. La vecindad de los allos montes y volcanes, la
dirección de los vientos, tienen de comi nuo I a atmósfera en
má.,dmá tensión eléctrica, que se descarga periódica y frecuentemente sobre el p'lblado en sonoras y luminosas tempe~tades.
Los cerehros parece que se resintieran de la presencia del flufJo:
son vivaces, explosivos, luminosos. La ciudad tiene vfnculos de
hierro con el pasado, a tiempo que carece casi de medios de

comunicación con el resto del mundo. Su situación, la mentafidad de sus hijos, la riqueza uhérrima de la comarca, la han convencido de que se basta a si misma. Las glori:ls del pasado es
pallol las ha. hecho propias, y el esp!ritu maleante de sus veci• s
ha s.eñala lo en su rec1 uto la piedra que cubre los restos in11 ortales del Ingenio-o Hidalgo. Esta ciudad ama a Valencia &lt;-0n
un cariño exclusivo. Le llama su poeta y lo ha condecorado.
El haber nacido en ella no es el solo rasgo que le califica de
vate popaya~ejo. Ilay entre él y su ambiente preclilec10 marcadas consonancias. En esa c1u&lt;lad riñen batalla cotidiana el pasado, el presente y el porvenir. Esa lucha es el e~taclo de esplritu más d1seernihle en Valencia. Dije ya que es un poeta alejandnno. S~ñalemos los distintivos de ese estado de espfntu conocido en filosoífa y ea literatura con el n&lt;,mbre de «alejandrinismo».
«L'a!exandrinimu - dice Faguet - ~•ut la tmdance iJ, un
npos nlatif apres une periudé d'agt"tation.n El critico nonnaliano eMu vo lejos de ser preciso al oírecer esta definición en el
esrndio finls1mo e interesante, destinado a fijar las lineas esenciales de un estado de esplrir u, local ¡ ;or ,u primera manifestación y universal por sus periódicas reapariciones. La palabra relativo parece agreg,da por el critico al revisar las pruebas de imprenta; parece agregada por un alejandri,10 sobre el manuscrito
de un fiiósofo positivista. El alc,jandrinismo es el resultado de una
vi-,a agitación, producida en esplritus selectos por el choque de
-varias civilizac1one,. Es una predispo,icióu a hallar plausibles
todas las teorías y a trazar las líneas si o uosas en que se en lazan
todus los sistemas que se contradicen. Ocurre esta manera de
ver las cosas siempre que se ponen en pugna dos o más formas
de cultura., y cuando el espíritu sufre de la necesídad generosa
de

8

9

Querer- se1ttidt1, vYlo y adivinarlo lodo.

Tal predispo;ición trae consigo una sensibilidad biperestt'!tica;

�GUILLERMO

VALE.1VCIA

una capacidad de percibir preferentemente las medias tintas,
las ideas evanescentes, los conceptos que oscilan muellemente
entre la verdad y el error. La sensibilidad del alejandrino está
en pugna cotidiana con el «bárbaro» ( 1 ). Su estado pem1ancnte
le predispone a sentir que tiene
••• . La frente m llamar y lt&gt;_s pies mtre lodo.
Para acomodar las formas de expresión a la intimidad de sus
sensaciones y fijar los matices más sutiles de ellas, el alejandrino ha obrado siempre transformaciones sobre el coloquio vulgar
que ha recibido en herencia. Franz Susemihl, en su Historia
,u la Literatura Griega en la Epoca Akjandrina, señala con
estas palabras la transformación del dialecto ático: "La lengua
griega misma, tomando poco a poco ur. car.ácter esencialmente
distinto, cayó (bajo el influjo de numerosos escritores no griegos
de origen, o griegos sólo a medias) de las formas áticas; en lasfor.
mas comunes, que se le hablan adherido, pero que no eran en
modo alguno una mera corrupdón del ático, sino más bien una
vegetación nueva, aunque no 1;gurosamente sana, que se dis·
tinguia de la antigua especialmente por una coloración abstracta
y rica en formas, al mismo tiempo que por la invasión de nuevasvoces compuestas y recompuestas y de voluntarios errores gramaticales." Si no se trataxa del siglo tercero o cuarto de nuestra.
era, podríamos presumir que este largo periodo del historiador
alemán era una critica risueña del modernismo hispano-americano. Y afiade, que 11na de las cuestiones ardientes en la primera mitad del siglo tercero, se eJ&lt;presaba en la alternativa
de si "los círculos de la poesía estaban colmados, o si era posible diseñar una expectativa para los poetas modernos." Antes
de seguir citando a este grave autor, importa hacer presente queescribió hace veinte aflos, cuando las contiendas del buen sentí[ 1J GEGBN 01 K BARBAllBN es la dedicatoria de las traducciones qu,.
forman parte cuacterístlca de su único volumen de versos.

10

POEMAS

ESCOGIDOS

do o del gusto servil no habían sido reflidas contra el modernismo.
Otro de los caracteres del alejandrinismo, según Susemihl, es
la aparición en la poesía d;: la nota lntima y personal. El yo
que llamaron odioso en tiempos d~ Fene)ón, el análisis de lo
subjetivo, era una dolencia alejandrina.
Hay, además, un detalle social de la époc~. alejandrina, sefia•
lado por este autor, que nos lleva de la mano a fiju en cifras históricas la reintegración de Valencia a sus patrios solares. ºToda la vida espiritual se refugió en las pequeñas monarquías donde el lazo común de la religión y de las costumbres helénicas
antiguas le cedian el paso a un cosmopoliti$IDO invasor, y en las
cuales el individuo pod!a, para su propia educación y p&amp;ra el
desarrollo de sus intereses privados, seguir su personal iniciativa
con menos trabas que en las viejas repúblicas." "La mayor parte
de los poetas alejandrinos se limitaron, con sentimiento adecuado, a la poesla de contenido estrecho, y en ella lograron crear
mucho nuevo y genuinamente poético, especialmente en la descripción de la vida individnai interior (individud!en Seetenleóens), en la graciosá representación de tiernas, sentimentales y
apasionadas sensaciones."
Oigamos a Valencia:

Ruurja ya el paúaje cubierto de neblina
Que a los fulgores trhnu!es áe lumbre vespertina
Mis ojos vüron con amor,
Buscando consonancias para mi ser enfermo
Sobre la tierra estéril de aqutl infausto yermo
Lleno de mu,1gos y de horror.
Yo cifro el mudo lago de la mdancolia . .... .
"El individuo -sigue diciende Susemihl- se refugiaba en su
11

�GUILLERMO

VALENCIA

interior, y esta inconmovilidad del espiritu, la apatía o ataraxia
era la más alta mir::l del esfuerzo humano" (1)
En las Cir-íieiias Blancas, en Los Camellos, los poemas de más
honda y tranquila vi~ión intelectual que debemos a Valencia, está calcada como adrede esta sentencia del critico alemán.
La nota caracteristtca de la poesla de Valencia, es su predilección por los tonos suaves y por las sensaciones Yagas, casi inexpresables; es su timbre más definido para figurru- entre los alejandrinos.
Su color favorito es el blanco o el gris; cuando sube un poco
en la gama de los tonos vivos, se complace en las suavidades
del azul. Cuando echa mano de colores más intensos, es en frases que le son adversas, como él mismo dice, o para evocar con
el contra~te, matices más delicados.
Los Camellos y Las Cigiidlas son unaorgia de blanco, y no solo en los colores, sino en las sensaciones del tacto, en los sonidos y perfumes, su sensibilidad parece limitada a lo exquisitamente atenuado. El silencio, la sombra, el recuerdo. los ecos
mudos, frecuentan su poesla como una antigua mansión abandonada:
1 Oír los mudos ecos que pueblan los santuarios
Amar las hostias blancas, amarlos inunsarios.

Exangiie como un fllármol de lo dorada Almas.

La ,¡ue robó al piano m las veladas frías
Parejas voladoras de blancas armonías.
La luna como un nimbo de Dios, desde d Oriente
Dibuja sobre el llano la forma ennescente.
11) Geschlchte der Orlechlschen Lltteralur In der Alexandrlner Zelt
von Fra.ni Susemihl, 1892.

12

POEMAS

ESCOGIDOS

Resurja ya t!l ¡,aisa;e ,¡ue reflejó mi tnenle
Como refleja 11!jo,zdo de llmpida corn'mte
El gris del turbio anockecer».
Es digno de notar en e.~tas citas el trueque de las sensaciones.
El sentido de la vista le suministra al del oído términos para cnnquecer la gama de las sensaciones. E,te procedimien10 rigurosamente alejandrino, les ha sido inctepado a los poetas modernbtas con igual amargura que ineptitud. A más de corresponder
a un estado de alma alejandrino, es uno de los recursos del espíritu humane para enriquecer la~ lenguas. Suave, corresponde
originalmente a una sensació11 de tacto: la le11gua ha e1&lt;pandido su significación aplicándola a todas las otras sensaciones. Leve, es sensación tactil por excelencia: el sonido, el color. han
menester de este calificativo para aumemar sus aplicaciones a la
descripción de las sensac;oncs. Dttlre, que es un calificativo
del gusto, es aplical,le a casi todas las sensaciones.

Las uaclucciones contenidas en el volumen de poesías de
Valencia, documentan su sensibilidad con la misma precisión que sus onas originales. Algunas de ellas son un milagro de rep,oducción. El simbolo de vastos alcances escondido entre las rimas erntéricas dd Señor de la Isla, de Stephan
George, aparece con todo &gt;U µres1 igio en la versión ins1&lt;pcrable
de Valencia. El Siuiio vivido, de Hofmannsthal, es otra maravilla de transcripción. César Borgia, de Verlaine, no ha podido
ganu un mtérprete mas concienzudo ni más hábil.

•
Valencia calla hace algún tiempo . El instinto de conocimiento, que en él a,ume proporciones tiránicu sobre el resto de
las funciones vitales, le ha ido arrebatando, sin dudá, la propensión a fijar en rimas complicadas el treno de sus sensaciones.

13

�VALENCIA

GUJLLERlrIO

La capacidad asimilativa y el placer de adquirir nuevas nociones en el trato con los hombres y con los libros, desvía tal vez,
las fuentes de inspiración. Sus amigos le suponen entregado en
este momento a la meditación de un poema dionisíaco, en que
quiere resumir completamente su noción de la vida. Con esa
obra y sin ella, la poesla hispano-americana les ofrecerá el ncmbre de Valencia a los criticas del porvenir para determinar el influjo que en esas comarcas ejercieron las corrientes renovadoras
en o, últimos días del $Íglo XIX.

POEMAS ESCOGIDOS
CIGUEI\AS BLANCAS.

B. S,rniN CANO.

Ciconia pielatis cultrix.

(La Rwisla de Amhica, 191.3)

PETRONIO.

D

cigüeñas la tímida bandada
recogiendo las alas blandamente
paró sobre la torre abandonada
a la luz del crepúsculo muriente;
hora en que el Mago de feliz paleta
vierte bajo la cúpula radiante
pálidos tintes de fugaz violeta
que riza con su soplo el aura errante.
Esas aves me inquietan: en el alma
reconstruyen mis rotas alegrías;
evocan en mi espíritu la calma,
la augusta calma de mejores días.
Afrenta la negrura de sus ojos
al abenuz de tonos encendidos,
y van los picos de matices rojos
a sus gargantas de alabastro unidos.
Vago signo de mística tristeza
es el perfil de su sedoso flanco
E

14

15

�VALENCIA.

GUlLLERJ,fO

que t&gt;voca, cuando al sol se despereza
las lentas agonías rle lo Blanco.
Con la veste de mágica blancura,
con el talle cic:: lánguido dist-ño,
semeja en el eiopacio su figura
el pálido estandarte del Ensueño.
Y si, huyendo la ¡;:irra que la asecha!
el ala encoge, la c11b.-za extiende,
parece un arco de rojiza flecha
que oculta mano en el espacio tif-nde.
A los fulgores de sirlért&gt;a lumbre,
en el vai,;en de su ran-;ado vuelo,
fingen, bajo la cónc;iv;i techumbre,
bacantes del azul tbrias de citlo ....

Esas an::s me inqui.-uin: en el alma
reconstruyen mis rotas al.-grias¡
evocan en mi espiritu la c11lma,
la :iu¡{Ust;i calm;i de mej0rt-s rl1as.
Y restauro del mundo los al&gt;rilf's
que ya no volverán, hor:is risueñas
en que ligó sus ansi11s juvt-niles
al 1.-nto crotorar ele las cigüeñas.
Ora dejando las helacl;is brumas
a Grecia piden su dorado asilo;
ora baten t-1 ampo ele i:us pluma!!
en las fangosas márgt-or!' dt-1 Nilo.
Y .. eo el Lacio los cárment-s de Oriente
olvidan con sus lagos y palmares
16

P

r&gt; E JI A

~

E~CVGIDOf;

para velar en éxtasis ardiente
al Dios de la piedad en sus altares.
Y junto al numen que el romano adora
abre las alas de inviolada nieYe;
en muda admiración, hora tras hora,
ni canta, ni respira, ni se mueve.
Y en reposo silente sobre el ara,
con su pico de púrpura encendida
tenue lámpara finge de Carrara, _
sobre Yivos colores sostenida.
¡Ostro en el pico y en tu pie desnudo
ostro también! ¿Corriste desalada
allá do al filo d,;: puñal agudo
huye la sangre en trémula cascada? •••.
Llevas la vestidura sin mancilla,
-pre:i en el Circo- de doncella santa,
cuando cortó la bárbara cuchilla
la red azul de su gentil garganta.

'l'oJo tiene sus aves; la floresta,
de mirlos guarda deliciosos dúos;
d torreón de carcomida testa
oye la carcajada de los buhos;
La gloria tiene al águila bravía;
albo coro de cisnes los Amores;
tienen los montes que la nieve enfría
la estirpe colosal de los candores;
y de lo Viejo en el borroso escudo
-reliquia de Yolcado poderio-

17

�a

l' / !. I, J,,' H M O

¡- .1 L R S

su cuello cri~•: en ,·l espacio mudo
ella, la nnvia láng-uida dd l'rio!
La cigüeña e. el alma del Pasado,
es la Piedad, es el ,-\mor ya ido¡
ma. su velo también está manchado
J el numen del candor, enn·jecido.
¡Perlas, cubri&lt;l el ceñidor oscuro
que ennegrece la pompa de us gala
¡Detén, O1\'idu, t:I oleaje impuro
que ha manchado la albura de us nla~.

*
'I urban su ,·uelós la ,·olubl calma
del nrenal - un cielo incandescente y c:n el durado límite, la palRJa
que tue ta el rojo luminar: ¡Oriente!
'I ú que adoraba In cigüeña blanca,
¿supiste su virtud? Entristecida
cuando una mano pérfida le a,·ranca
u \'agarosa lil)!:rtad, no anida.
Sacra vr:,,tal de cultos inmonale
con la no talgia de u altar caído,
e acoge a las vetusta· catec.lrale
y entre sus grietas enmaraña d nido;
abandona la húmedas floresta.
para ouscar las brisas del ver:ino,
r remonta veloz llevando a cu sta,
el dulce pe~o de su padre :mciaoo.
l~s la ami~a discreta de Cupido,
qu' del a tro nocturno a lo. fulgorc ,

18

1•

I .1

POEMA.

;;.·ao

G

rn º·"

oye del rapazuelo entretenido
hi torias de su. íntimos amores:
con la morena de ceñida boca,
altos senos, febril y apasionacla,
de exangües manos y mirar de loca
que enen'a como flor mponzoñada¡
o con la niña de pupilas hondas
- luz hecha carne, floración ele cielo! .....
1 1ue al \'iento t&gt; parce las guedej s blundas
y e~ 1, carnal animación del hielo! ......
con la nibia de cutis perla y grana,
emítica nariz y azul ojera,
&lt;¡ue parece, al tra\•é de su \'catana
ca ta \'irgen de gótica \'idriera .••.

Esas .a,·cs me inquietan: en el nlma •
recon~truyen mis rora. alegria.;
t\·ocan en mi e-p1ritu la calm::i,
la au,.,.usta calma de meJ0rt:s días.
Simoolo fiel de artísticas locuras,
arra trarán mi ueño eternamente
con su remo· que azotan la alturas,
con sus ojo que Lu •-an el Oriente.
Ella , \'Orn@ la tribu desolada
que boga hacia el paf &lt;le la (luimera,
atravie an en mmica bandada
en busca de amoro. a Prima\'ern;
y no ,•en, cual lo pálido« cantare ma alli de lo. ag"rios arenales,19

�VAl~E.YCJA
gélidos musgos en lugar de flores
y en vez de Abril las noches invernales.
Encanecida raza de proscritos,
la sien quemada por divino sello:
náufragos que perecen dando Kritos
entre faro de fúlgido de tel10.

....... ············-··········· ....
Si pudiesen, asidos de tu manto,
ir, en las torres a labrar el nido;
si curase la llaga de su ci.nto
el pensamiento de tuturo olvido;
¡ah! si supic en que el soñado verso,
el verso de oro que les Jé la palma
y conquiste, vibrando el Universo,
¡oculto mucre sin salir del alma!
Cantar, soñar....• conmovedor delirio,
deleite para el vulgo; amarga.'! penas
a que nadie responde¡ atroz martirio
de Pctronio cortándose las venas ••••
¡Oh Poetas! Enfermos escultores
que hacen la forma con esmero pulcro,
¡y consumen los prístinos albores
cincelando su lóbrego sepulcro!
· Aves que arrebatáis mi pensamiento
al limbo de la forma: divo soplo
traiga desde vosotras manso ,.¡ento
a consagrar los 61Qs de mi escoplo:
amo los vates de felina zarpa
que acendran en sus filos amargura,
20

E ;· C O G I D
y livido corcel, muc,·cn el arpa,
a la histérica voz de su locura.
Dadme el verso pulido en alaba11tro,
que, ragi&lt;lo y exangüe, como el ciego
mire sin ojos para ver: un astro
de blanda luz cual cinerario luego.
¡Bu co las rimas en dorada lluvia¡
chispa, fuente , cascada, lagos, ola!
¡Quiero el soneto cual león de Nubia:
de ancha cabeza y resonante cola_!

•
Como el oso nostálgico y ceñudo,
de ojos dolientes y velludas garras,
que mir.a sin cesar el techo mudo
entre la c.irccl ele redondas barras,
esperando que salte la techumbre
y luz del cielo su pestaña toque;
con el delirio de subir la cumbre
o de flobr en el nevado bloque:
del fondo de mi lóbrega morada,
coronado de eneldo soporoso,
turbia la vista, co el azul clavada,
alimento mis sueaos, como el oso¡
y digo al veros de mi reja inmota
pájaros pensativos de albas penas:
¡quién pudiera volar a donde brota
la avía de tus mármoles, Atenas!
De cigüeñas la úmida bandada,
desplegando las alas blandamente,
21

t&gt;

�t;

U I L L E R JI

o

l' A L ¡.; X ,, I A

vol&lt;'&gt; de de la torre abandonada
a la luz del crepúsculo naciente,
y saludó con triste algarabía
el perezoso despenar del día;
y al esfumárse en el confin del ciclo,
palideció la bóveda som brfa
con la blanca fatiga de su vuelo ••••

A. ARKOS.
Dt lodo lo eurilo amo s()/amrnlt
lv 1/111' d /,01116rr turiJJ,,¡ co• su propia s,1-cre. Eun"6e ron smigre y
nprtlWrrás ,¡ut la sa,rgr,· es upiri/11.
FllDElllC(l

E

11:TZSCHE.

N el umbral &lt;ie la polvosa puerta,
suci~ la piel y el cuerpo entumecido,
be VJSto, al rayo de una luz incierta,
un perro melancólico, dormido.
¿En qué sueña? Tal vez árida fiebre
cual un espino sus entrañas hinca
o le finge los pasos de una liebre
que ante sus ojos descuidada brinca.
Y cuando el alba sobre el Orbe mudo
como un ave de luz 1e despereza,
ese perro nostálgico y lanudo
sacude soñoliento la cabeza
y se ceba a andar por la fraga~ ,·ia,
22

I' o B JI .1

f.' •· (' O O I D O

con su ceño de inváli.to mendigo,
mientras mueren la rafagas del día
para tomar a su tangoso abrigo.
Hundido en la cloaca
la agita con sus manos temblorosas,
y de esa tumba miserable, saca
tiras de piel, cadáveres tic cosa11.
Entretanto, telices compañeros
obre la falda azul de las princesas
y en las manos de nobles caballeroi1
comparten el deleite de las mesas;
ciñen collares de valioso broche,
y en las gélidas horas de la necbe
tienen calor, en tanto que el proscrito
que- va sin dudio entre el humano enjambre,
tropieza con el tósigo maldito
creyendo ahogar el hambre,
y en las hondas fatigas del veneno
ee:bado sobre el polvo se estremece,
fatídico temblor le turba el seno,
y con el ojo tímido, saltado,
sobre la tierra sin piedad fallece.
Todos vuelven la faz, nadie le toca:
al bardo sólo que a su lado pa a,
atedia la frescura ele su boca
"donde nítidos dientes
se enfilan como perlas refulgente'!. - .. "
Misero can, hermano
de los p:uiac;, tú ini,·ias la cadena

�GUILLERHO

T" ,1 L EN C I A

de los que pisan el erial humano
roídos por el cáncer de su pena;
es su cansancio igual a tu fatiga,
como tú se acurrucan en los quicios,
o piden paz, sin una mano amiga,
al silencio de oscuros precipicios.
Son los siervos del pan; fecunda horda
que llena el mundo de vencidos. Llama
ávida de lamer. Tormenta sorda
que sobre el Orbe enloquecido brama.
¡Y son sus hijos pálidas regiones
de espectros que en la noche de sus cue,·as,
al ritmo de sus tristes corazones
viven soñando con auroras nuevas
de un sol de amor en mistica alborada,
y, sin que llegue la meatida crisis,
en medio de su mísera nidada
los degüellan las ráfagas de tisis!
Los mudos socavones de las minas
se tragan en falanges los obreros
que, suspendidos sobre abismo loco,
semejan golondrinas
posadas en fantásticos aleros.
Coa luz fosforescente de cocuyos,
trémula y amarilla,
perfora obscuridad su lamparilla,
solJre vertiginosos voladeros
acometen olímpicos trabajos,
y en tintas de carbón ennegrecidos,

24

POEMAS

HSOOOIDOS

se clavan ea los fríos agujeros,
como un pueblo infeliz de escarabajos
a taladrar los árboles podridos.
Sus manos desgarradas
vierten sangre; sarcástica retumba
la voz en la recóndita huronera:
alli fué su vivir; allí su tumba
les abrirá la bárbara cantera
que inmóvil, dura, sus alientos gasta,
o frenética y ciega y bruta y sorda
con sus olas de piedra los aplasta.
El minero jadeante
mira saltar la chispa de diamante
que años después envidiará su hija,
cuando triste y bamb I ienta y haraposa,
la mejilla más blanca que una rosa
blanca, y el ojo con azul ojera,
se pare a remirarla, codiciosa,
al tavés de una diáfana vidriera,
do mágicos joyeles
en rubias sedas y olorosas pieles
fulgen: piedras de trémulos cambiantes,
ligadas por artistas
en cintillos: rubíes y amatistas,
zafiros y brillantes,
la perla obscura y el topacio gualda,
y en su mórbido estuche
de rojizo peluche
como vivo retoño, la esmeralda.
25

�n

I

I J, L E R JI O

V ...J. [, E S C I A

La joven, pensafü·a,
sus ojos cla\·a, de un azul intenso,
en las joyas cautiva,
de algo c;¡ue duerme entre el tesoro inmenso;
no es la codicia sórdida que labra
el pecho de los viles:
es que la dicen mística palabra
las gemas que tallaron los buriles:
ellas proclaman la fatiga ignota
de los mineros; acosada estirpe
que sobre recio pedernal se agota,
destrozada la faz, el alma rota,
sin un caudillo que su mal extirpe:
El diamante es el lloro
de la raza minera
en los antros más hondos ele la hullera:
¡loor a los dolientes campeones
que vertieron sus lágrimas
entre los socaYont"s!
Es el rubí la sangr~
de los héroes que, en épicas faenas,
tiñeron el filón con el desangre
que hurtó la vida a sus hinchadas venas:
¡loor a los valientes campeones
que perdieron sus \·idas
entre los socavones!
El zafiro recuerda
a los trabajadores de las simas
26

•

I'OR.MA,'-

J,j 8 r. O

(J

/

el último girón de cielo puro
que vieron al mecerse de la cuerda
que los bajaba al laberinto oscuro:
¡loor a los se~ultos campeones
que no verán ya el cielo
·
entre los socavones!

Y el topacio de tinte amarillento
es recóndita ,ira
y concreciones de dolor; lamento
que entre el callado boquerón expira:
¡loor a los cauti\'os campeones
que como fieras rugen
entre los socavones!
La joven pordiosera
huyó .•••
¿Qué formidable voci-río
pasa volando por la azul esfera,
con el lejano murmurar de un río?
Es una turba de profetas. Vienen
al aire desplegando los pendones
color de cielo; sus cabezas tienen
profusas cabelleras de leones.
En sus labios marchitos se adivina
el himno, la oración y la blasfemia;
llama tebril sus oj'Os ilumina
de sacros resplandores:
pálidos corno el rostro de la Anemia,
27

D O S

�6

ILLEBIIO

VALE

llegaron ya: aOll los CoaqaWadora
del Ideal: ¡dad puo a la Bobeeiat
Ebriot t.odoc de an viao t ~
qae DO bebee lo. b6tban&gt;e, y eavaeltoa
ea aadrajoe. 8Clll almaa de cololo,
que 1reparáQ a la impaaible altara
doade afilan m hojas loa laurelea
coa que ciftca de olímpica Yea4aia
ea tu TU«, proecenio
a loa uacidoa de tu Crf..., ¡oh Genio:
Aquél mueatta aa aljaba
de~ombate, repleta de piaceléa:
el otro Tlbra, como rada clan,
UD cuadrado martillo J doa c:iacela;
te Íllkm&gt;p01 N dícaa 8U proyectos
de obras qae ~ etenao.a nagoa:

auaqae eaa mectoa,
el IÚnDOI ., el piacel lea harma atroa.
Ua acaltor ofrece
pulir la piedra como fiao eacaje
para velar • aeno que florece
bajo la tenae morbidez del traje;
aquése de foafórica papila
que las del pto iguala,
disdrre solo en actitud traaquila
coa el uul cuaderno bajo el ala;
y el bardo decadente,
el bardo mirtir que suaclta mofas,
levantará la frente,
airo nido de férvidu estrofas,
11

E

OGIDO

1 de 1118 labios, que el reir no ale¡ra,
brotari e l ~
como aa ágaiJa negra,
con las alu eoormea
deaplepdaa al Yiellto,
paracaatar la Venus Vaotorioaa
cuya violenta jueatad encarne
el espfrita atecre de la dioea
ea lu melaacolfu de la carae.

El IDIWeo, doblalado la cabeza
sobre la cl6bil cajJ.
d~•flOliDaoaon&gt;.
dice la TOS qH de loe cielot baja
como a ~ del jwéUa doGl'O,
1 , apmaao del cuello e d a ~
altilico~,
lo hace pilar C0D ripo alarido,
y coa alaogadoa arámaloa aimula •
el soUozo 4e - minir ~ - qaeJ&amp;
bajo et negro &amp;,g.a que to aenmpla:
y sobre todoa lota,
como UD aaef(t de amor ea aocbe larga, •
la pu del ane qae • duelo embotJ
y aa 8-gado coruóA embar¡a.

Deneatmada tn"ba
de miaerablea, weatro easaeio ffllO
vuela sólo eatre sombna como welaa
las grullas ea tu IJ()Chea de ver&amp;110.

•

�GCTJLLERMO

l"ALE

Eaa lamlwe uesiDa de los focos
que doran las aober1&gt;ia capilales,
arderá Vlft!etraa freat:ea iaaortales
y Yaelltraa alaa de za8r, ¡oh Locos!
Sia pan, ni amor, ni l"Uta
donde dormir vuestra febrile boru,
acumb&amp; a la bárbara cadena,
in máa visión que Ja c:bafada ruta

•

que os empaja a loa ~mot del Sena ••••
¡Canes, minero, artistas,
el luido recinto que o encierra
cOIISUllle vuestros miael'oa despojos;
y ea el agrio Sabara de la tierra
sólo hallaateia el aaua .... de loa ojo !
¡Huid como uaa banda tenebrosa
de pljaroa aocturaot1 que entre rama
bieadeo la obscuridad sin voz ni huella;
morid: para voaotro
no se despierta el dia
ni se cqlwnpia ea el Zenit la estrella
que llamaron loa hombrea Alegria!
Cuán lejos de vost'tro ae levanta,
sobre
. columau de marfil bruñido,
la audad de los Amos, 41onde canta
su canto d ventura.
el gozo entre las almas coodido.
Allí todol olvidan
vuestra angustia. Los árboles no dejan
-de silencio cargados y de florcsllegar, de los vencidos que se quejan,
30

E

o

ID O

el treno faaeral de au dolc)tel;
alli, cual ua torreate
que de au ondas a dormidas charcas,

resbala friameate
coa nrido IIOIIOf'O
1 oro, a loe aWamos de lu arca&amp;
AUi ... sedas c:rujeo
como crujen las carnea sacudidas
por las tieru: soa fiera que no ragea
los eres sia piedad.
ed como pua

sabre el marmóreo saeto,
con su capa de pieles, la hembra clPra
cual un oso gigaote sobr:e hielo.
,Por qué se abren 908 ojos
deamCS\11'8dameate?
¡ bl 8i es qae apaata coa ~ ro;o
el astro de la saop por Oriente.
Bajo e odio del vieato y de la lluvia
por la frigida este~ ae adelaatu
lo domadorc de la &amp;;tia r:1Hir,
yal perro sarnoaoa
e tornaron chacales. De ira ciego
el minero de ayer
precipita
sobre loa trancos. ¡Un airado fuego
entre sus manos trémulas palpita,
,. orda a la niites, al llanto, al ruego.
~e la tempesead de clmamita!
¡Son los hijo de Anarkosl Su mirada,
coa reverberaciones de locura.
evoca ruinas y predice males:
31

�r; U I L /, E R M O

r

AL E

parecen tigres de la Selva oscura
con no talgia, de ,·fctima y juncalc!I.
1:.1 furioso caer de sus piquetas
en trizas torna la vetusta arcada
que erigieron al 8ien nuestros mayores¡
y por la red de las enormes grietas
va filtrando, con tintes de alborada,
un sol de juventud su resplandores.
Aquél un arma ruda
pide, que parta huesos y que exprima
el verbo de la cólera¡ filuda
por el trabajo, recogió su lima
de fatigado obrero,
y bajo el golpe de Lucheni, ¡muda
cayó la Emperatriz como un cordero?
Pini, \ 'aillant, Caserio y Angiolillo,
vuestro valor ante la muerte espanta:
negros emperadores del cuchillo,
que rendís la garganta
como débil mendrugo
a las ávidas fauces del verdugo:
de duques y barones
no circundó plegada muselina
vuestros cuellos. Allí donde culmina
el dorado listón de los toisones
os diú la guillotina
. u mordisco glacial: vendimiadora
que la tez y las almas decolora.

E ,lf .-1

COGIDO

E

Aun parece vibrar en mis oídos
la voz de Emíle Henry; ya bajo el hacha
iba a rodar su juvenil cabeza,
como la flor al soplo de la racha,
y exclamó: •GERMINAL,•
y de su he1 i,la
&lt;:orriú una fuente de licor sagrado
que bautizó la historia dolorida
de los siervos, con óleo ensangrentado.
Y ;..se fué dulce al comenzar, renuevo
de razas de alto nombre.
¡,Quién me dirá si un huevo
e de torcaz o VJ"bora? La mente
no sabe leer lo q11e en el tiempo asoma:
el hombre, como el huevo,
¡en nido de dolor será serpiente,
en nidos de piedad será paloma!
Por dondequiera que mi sér camine
Anarkos va, que todo lo deslustra:
¡un rito secular que no decline
ante d puño brutal de Bakunine,
y el heraldo feroz de Zarathustra!
No puede ser que vivan en la arena
los hombres como púgiles: la vida
es una fuente para todos llena;
id a beber, esclavo• sin cadena;
potentado, ¡tu aiervo te convida!
¡Nada escucbanl Los pabres, a la jaula
de la miseria se resisten fieros,
33
3

�G

r·

I !, l g R ~1¡ O

l'ALFJXCIA

y con brazos de adustos domadores
y el ojo sin ternurá, ¡los enjaula
la codicia sin fin &lt;le los sefiores!
¿Quién los conciliará? Tibios rdlejos
de una luz paternal y vespertina
visten de claridad el linde vag0:
es que el Patriarca de los Ritos Yiejos,
de sapiencia cubierto, se a,·ecina,
con la nen·iosa p::lidez de un mago.
Es flaco y débil; su figura finge
lo espiritual¡ el cuerpo es una rama
donde canta su espíritu de Esfinge¡
y su sangre, la llama
que lo~ miembros cansados transparenta;
de su nariz el lóbulo movible
aspira lo invisible.
son sus patricias manos una g-arra
ftlml y amarillenta:
¡es ele los g-riegos la gentil cigarni
que con mirar el éter se aliment;,!
Impalpablt:: se irgue
-melancólico espectroy de la n11::nla blanca
a su místico plectro
la melodía arranca.
Impalpable se irgue:
hay algo de felino
en su trémula marcha,
hay much,) de di,·ino
34

POEMAS

ESCOGIDOS

en la nitida escarcha
que su cabeza orea.
Cruza sin otras galas
que la túnica nívea
que semeja las alas
rotas de un genio de celeste coro
y sobre el pecho una
cruz de pálido oro.
Alza el brazo. La Europa
lo aguarda romo a antiguo caballero,
debajo de una hóveda de acero¡
calla sus labios la soberbia tropa
de esclavos y señores:
el Pontífice augusto
trae el bálsamo santo r.¡ue redime,
y calma la batalla de panteras;
revalúa lo justo;
ya va a decir el símbolo sublime .•..
y de sus labios tiernos
salió, como relámpaio imprevisto,
a impulso de los hálitos eternos,
esta sola palabra:
u _I &amp;SUCRISTO. »

35

�GUILLERMO

V AL E

ESCOGIDO

SAN A TO 10 Y EL CJ.: TAURO.
Y .A1111111io, ,pu Aa61a rslado d,ua,uatuü,
rrw/adlt, n,po 9w Aa6ú, tllTP "'""fa/la111a,fo Pallo-m,uAo ,,u.for ,pu 11, a f#Ínl
tlr61a vúilar. Y ti Wlln'a/Jlt
fl/O.YtU/11
,,, UII 6,úul,, l/1le soslnda IIU dJl,iJu ,,,;,.,.
6ros, r111J&gt;r..ó a snuir deseo dt ir ""sa6ii, dnd,. Y J&gt;r&lt;&gt;"Cf'la n, d &lt;-i110 &lt;&lt;&gt;•mudo didffld11: •CrN n, mi Dios: El "" Jla ,,.,
t11#1/rar6 ni &lt;1,mpallno ,pu 11,r Aa promrlúlo.•
A¡,n,as J&gt;r-•m alas j&gt;ala6ras, vil, a Ao1Hl&gt;r, n, /arfr adJallo, a 911ic11 los /«fas
dr111&gt;mi-6a11 Hijlo&lt;nua11ro. Al ÚU/411/t
d
m frn,t, '"" la stlla/ tk la Crra, y
tliu al t11011sln,o: •,·llola! tE• ,p,J }arlt Aa/Jila ,.,,.. 119111 d si~o ,/1 DitJs/» Y ,J "'"'"·
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La paz reinaba en torno:
cálidos cOuvio , por sus bocas de horno
aspiraba el Desierto. Ya no volaba una
tola pareja de ibis rojos. La luna.
lbriéndose ancho paso tras cenicienta franja,
ja sobre el polvo su amarillo naraDJa,
guida por un astro (dorada mariposa
e en derredor girase de una pálida rosa).
Súbitamente el monje, creyendo oir muy lejos
rumor, se detuvo, y a los blancos reflejos
1 astro melaac61ico vió la extraia figura
un monstruo que, a galope, cruzaba la llanura,
removiendo aren&amp;s se venía derecho
él; su cuerpo Oaco tembló como un helecho
e el aura mece; •acaso esa bruta carrera
e fuego diabólico¡ '81 vez hambrienta fiera. , • •
a llega! y trente a írcnte del vital e queleto
del monje, un sér no visto, desmelenado, inquieto,
'R pira. El ermitaao y el monstruo se interrogan,
, ui, bajo la calma de la noche dialogan:
EL CENTAURO.

SAN }KlONDIO.

A

In vita Sa•eti Pnllli er1111il,r.

el Ccnobiarca del
para templar los duelos de
en una helada cue,·a donde
marchóse en altas horas a visitar a
el mis viejo cremita.
NTONIO,

36

silencioso Egipto,
u vivir- proscripto
retoza el DiabloPablo,

Yo soy el viejo Hippofos: el último Centauro
que circundó sus sienes con el augusto lauro
cido entre las grutas del Sagrado Archipiélago;
y un hijo de Grecia, que, atravesando el piélago,
,ino a buscar la sombra de bosque escondidos
ara llorar la fuga de sus dioses vencidos.
Y soy la Fuerza alegre; mi brazo poderoso
37

�r; U 1 /~ L E H .ll O

VALEXC:IA

sabe peinar la ninfa y estrangular el oso;
y eo mi pecho, que tiene l.a aHpereza &lt;lel cardn 1
st: doblan las espadas y se despunta el dardo,
y, cual rodada pieJra que
Je topi::: en tope 1
;;ol,re las rocas dura-. n:\'ienla mi galope;
hasta los dioses tiemblan cuand0 la ceja enarco;
vo rompo dos encinas µara forjarme un arco,
y cifro la alegria de \·ivir. Soy un hombre
&lt;¡ue sueña, q11iere y puede, y a la p:ir llt"\"ll nombre
de monstruo_; tengo mente, y endurecido callo:
soy malo como el hombre y á.g-il como el caballo,
y velo extriüio simliolo. Soñador y lascivo,
quien conozca mi esencia conoce un adjetivo,
comprende el adjetivo uoi\·ersal y humano
que eatre su seno oculta la palabra: jPAGAN01

"ª

Tu nombre dí, f.'antasma que dialogas conmigo.
SAN ANTONIO.

Yo soy Antooio,

sicn•o del Señor tu enemigo,
que atempera :;ms pasos a la cele•ne norma
de Jesús, y proscribe la diabl1lica forma
que corrompe los seres, arrebata la mente
y hace perder el alma del hombre eternamente ..•.
No soy púgil: mis brazos no soportan el peso
de un ánfora colmadil.; se diría de yeso
mi figura unas vece!!, Cll otras aparenta
los contornos ch:: una raíz amarillenta.
frente, que no ciñe frr!sco l!'3jo, si.n ,;•ello
finge tan sólo el árid2 rodilla dd camello.
Soy un heraldo mudn de la roja \'icroria
lin

.'vu

38

J'

O ¡,; M ,.¡

ESOUU!DOS

!'obre d Olimpo. Digo la beldad y la ~loria
de Cristo con los seres qu.: son ele Polo a Polo.
liL CEXT.\UlW.

::-Jo p11e1le \·11e,;trú Cristo competir cun Apolo,
c·on el hijo snl.ierbio ild C:t'.ñudo y Latona,
que en los Lrazo~ de Dafnis al arpor se ahan&lt;lona,
,1 lle\·a el j~·nco c,u-ro que volcó Faetonte
por los campos azules dd abierto horizonte.
i-,:1 olímpico auriga dr la eterna carroza
donde l~ebo, ce,iido ,i,; lrrnn:.les, 1·et0¿a
con las Horns &lt;lt:snuJas, los sonoros tropeles
por el i'.ter dirige &lt;le sus raudos corceles.
Van caremln las soml,ras liajo el danlo ccrtc::ro
dd Anjuero divino; por el ancho sendero
1ue siguiú la ca1 roza, cruza el sol, pasa el día,
r la lu1. \"a regando su dorada a1·mon111.
Ese numen risueñu que iino,·ó la tri¡;teza
y ba rendido al Olvido su robusta cabeza,
es el paJre del Verso: con su mano divina,
al pulsar los lior,lones del arpa elt:fanciaa,
vnga, dulce, :tmomsa y simbólicamente,
ha forjado una patria más hermosa que Oriente,
donde yerra el perfume qut al ,!olor nfls arranca
y a do -vuela d sl1'1piro de amor-alondra hlam:a
qUt: sobre el píen llern la miel de un beso rojo .
De allí parten los yambos como flechas tlt: hinojo
dd artista con ct·los, que siiuiendo la huella
de :!.farsyas, lo cauti\·a, lo \·ence, lo desuella.
39

�G l' 1 L L E R JI

t)

VAL El\'CJ.A

Por la senda más agria riel adusto Parnaso,
con la crin en desorden, a la luz; del ocaso
subiendo Pegaso, ponador en sus ancas
dcl cantor Musagcta, de las Yírgenes blanc-as.
Y en la fiesta del mármol, sobre el bajo relieve,
entre dioses ri11ueños y Afroditas de meve
cuyas bocas ensayan las sonrisas eten1as,
se irgue Apolo: la carne de sus pálidas piernas;
el torso alabastrino donde la gracia ondula
c.n cadencioso11 planos¡ la frente que simula
un ara donde ofician la l¿uz y la Alegria,
y de su cuerpo iodo In ,·ivida armon1a,
parece &lt;¡uc suspiren por el khril contacto
1de efebos y de ninfas de delicioso tacto!
Al Crinado cantemos!

,a

SAN ANTONIO.

l&lt;::S un ídolo yerto,
es llo nombre en el mundll del csplritu, mu&lt;"rto.
F.L t:R.NTAl' RO,

Un dios más ucllo muestra que Apolo y Citerea.
SAN i\NTONIO,

' El triste, el dulce, el pálido Nabí de Galilea.
l&lt;::s el profeta jo,·en: como dorada llu,·ia
tiembla su pelo díicil, fluye su barha rubia:
El sabe lo que dice la voz de las colmenas,
40

E S O O U J D
'f ama los canes tristes como las azucenas;

7 100 sus ojos grandes, melancólicos, vagos,
y en su fondo rdlejan, como místicos lagos,
el divino silencio de las noches tranquilas;
y, cual besos que miren, sus absortas pupil.a.s
aprisionan la calma del azul horizonte;
10n !IUS manos delgadas como lirios de monte¡
por su \'OZ habla el eco de un arrullo divino,
y en ,·ez de lauros lleva la toca del rabino.
Es triste cuando ''ªKª cual un pastor extraño,
en busca de la O\·eja perdida del rebaño,
y cuando gime a solas por el amigo muerto;
e1 triste cuando, extinta la luz en el desieno,
con la cabeza baja y los ojos cerrados,
medita entre una fila de comellos cansados.
Si entre las frondas negras del olivar espeso
el de Kerioth le besa con su marchite beso,
aabiendo que su soplo sobre el Ungido \"ierte
la hez de la perfidia y el \"abo de la muerte;
cuando la vieja mano de Dios le desasiste
en el postrer instante de so dolor: ¡es triste!
Y si a la tibia sombra de la copadu higuera
sentado por las tardes, al pueblo que lo espera
le dice la parábola, y en delicioso abrigo
bajo la vid en fruto de Lázaro, su amigo,
a Maria-la tierna-y a Marta -la sentidaenseña a amar el Alma y a despreciar la ,·ida;
cuando, caudillo inerme de la legión futura
de mártires, levanta la mística figura,

u

t&gt;

S

�Gl ILLERMO

V

obre el paciente lomo de la borrica tarda,
y ca medio de las voce. del pueblo que le aguarda
entra a Salcm, de angustia y amor el alma llena;
cuando ea las hora1 grises de la última Cena
no ya la pecadora su casto pie le enjugay mientras Juan-el virgcn-tompane su lechuga,
el Rabbi d olado por la melancolía
¡es dulce, e dulce, e dulce!
La blanca l:,;ucari11tía
palpita entre su manos¡ con la mirada alumbra
los ti11tes nebuloso de tímida penumbra
que va llenando en olas aquel ereno asilo, ·
y, deak-ozado mártir al parecer tranquilo,
suscita sobre el tena cristal de su memoria
la pena sin orillas de u futura hi toria,
y oye vibrar el beso del hombre &lt;JUC le entrega
y la cobarde excusa de Kcfas que le niega,
y, como los retumbos de sorda catarata,
lo Mrbaros aullidos del pueblo que le mata,
mientras el ancho marco de la ventana hebrea
recorta azules tranjas del éter de Judea,
que está.diciendo al mártir de faz entristecida
•Cót,w jnlede ser li/Jre,ftkil, sensual la flida!
Coatcstame: ¿qué trágico calzó mejor coturno
que aquel Crucificado de rostro taciturno
que, erguido sobre el Gólgota, desde la cruz pasea
los ojo por su caro país de Galilea
que no verá en el tiempo, y en lánguido desmayo
se va muriendo exangüe? Cuando vestía el sayo
42

POEMA

coa1vu

E

de punzador ultraje, cuando cargó la carga
de su futura gloria, cuando probó la amarga
bebida el virgen labio dolorido y angricnto,
y oyó que su lamento se perdía en el viento,
¡fué el ~ágico sublime! La flor de los dolores
regb desde ese instantes~ cálidos_~lores,
y como banda nívea de CI ne f~m1ltarcs,
al arenal sin limites huyeron a millares
las vírgenes de Oristo, que ca u mansión de palma
bailaron lo que Grecia no aupo ver: ¡el Alma!
Alli, más victoria O que el orcomenio atleta,
con sus pasiones lucha vetusto anacoreta,
creador en el silencio de abruptas soledades,
de goce~ no sentidos, de volap-.osidades
que acendra el abstenenc Y oculta la tristeza;
allá desde las cruces levantan la cabeza
lo mártires heridos - sedientos gladiadores
que secan con su boca el mar de los d~lores.El impasible Ko moa de vuestra faatasaa
perdió tal vez su curytmia, 11 Olimpo, u alegria;
en cambio nuestras alm&amp;11 trocarOD la Quimera
por un país excelso donde el amor impera
Y· ...
Súbito el Centauro, doliente, silencioso,
se fué sobre la arena coa paso pere&amp;011o,
alejando, alejando• • •Y cutre la gris llanura
borró para los hombrea u helénica_ fi~, .
mientras el ,·iejo monje - con su baculo ~cierto con el signo de gracia borraba en el dcS1erto
las huellas del Centauro• • • ·

'ª

�GCILLERMO

Vd L E A' C I .A

POEMAS

E

" O O

a

1 D O ,"

y de doble mandoble, sin robarle un gemido,
del atlético tronco desgajó la cabeza.

LAS DOS CABEZA •
•'Om11is plaga trisll'tia rtJJdis rst d
c,11111i.r 111alitin, 1tt'911ilin mu/in-is."
F.L F.O,ESIA TICO

JLIUITH Y UOLOFKRNES.

B

(T.-sú).

senos, redondos y desnudo11, que al paso
de la hebrea se mueven bajo el ritmo IIOooro
de las ajorcas rubias y los cintillos de oro,
vivaces como estrellas sobre la tez de raso.
LANCOS

Su boca, dos jacintos co indecible vaso,
da la sutil escocia de la voz. Un tesoro
de miel hincha la pulpa de sus carnes. El lloro
no dió nunca a esa faz languideces de ocaso.
Yacente sobre un lecho de sándalo, el Asirio
reposa fatigado, melancólico cirio
los objetos alarga y proyecta en la alfoRtbra..•
Y ella, mientras reposa la bélica falange
muda, impasible, sola, y escondido el alfanje,
para el trágico golpe se recata en la sombra.

*
Y ágil tigre que salta de tupida maleza,
se lanzó la israelita sobr'1 el héroe dormido,

"

Como de ánforas rotas, con urgida presteza,
desbordó en oleadas ti carmín eoc4:ndido,
y de un lago de púrpura y de sueño y de olvido,
recogió la homicida la pujante cabeza.
En el ojo ap:igado, las mejillas y el cuello,
de la barba, en sortijas, al ungido cabello
se apiñaban las sombras en siniestro derroche
sobre el lívido tajo de ,~olor de granada ...
y fingía la negra cabeza destroncada
una lóbrica rosa del jardio de la • oche.

SALOMÉ Y JAOKANANN,

(.-l11t11ds).

Con un aire maligno de mujer y serpiente,
cruza en rápidos giros Salomé la gitana
al compás de los cr6talos. De su carne lozana
vuela equívoco aroma que satura el ambiente.
Danza todas las danzas que ha tc:jido el Oriente:
las que prenden hogueras en la sangre liviana
y a las plantas deshojan de la déspota humana
o la flor de la vida, o la flor de la mente.
Inyectados los ojos, con la faz amarilla,
el caduco Tetrarca se lanzó de su silla
tras la hermosa, gimiendo con febril arrebato:
45

�G {jff,LERMO

J' AL E

"Por la miel de tus besos te Jaré Tibcriades,•

Y ella dícele: "Ea .cambio de tus muertas ciudades,
dame a ver la cabeza del Esenio en un plato."

.

.

EM.A

01.A

Como viento que cierra con raquítico arbusto
en el TieJo magnate la pa ión se desata,
Y al guiñar de los ojos, el escla,·o que mata
apercibe el acero con su brazo robusto.•

Y hubo ~ave silencio cuando el cuello del Justo,
uelto en cálido arroyo de fugaz escarlata.
ofrecieron a Aotipas en el plato de plata
que él tendió a la irena con medroso disgu to.

unca pruebe , me dijo, del fic:or fememon,
e ea licor de mandrágoras y destila demeACia;
Jo bebes, al punto morirá tu conciencia,
larán tus cancion , errarás el camino.
a~egó: lo qne ahora vas a oir no te asombre:
mujer es el viejo enemigo del hombre;
cabellos de llama son cometas de espanto.
Ella libra a la tierra del amante vicioso,
Ella calma la angustia de su ed de reposo
el jugo que vierten laa beridak del .asto.

A POP YA••

Una lumbre que viene de lejano infinito
da a las sienes del mártir y a su labio marchito
la blancura lloro a de cansado lucero.
V - del mar de la muerte melancólica espumala cabeza sin sangre del esenio e esfuma
en las nubes de mirra de sutil pebetero.

*
LA l'.o\LABRA DE DIOS.

(~Wlllnis).

Cuando vió mi poema Jonatás el Rabino
(el espíritu y carne de la biblica ciencia),
con la risa en los 'labios me explicó la sentencia
que soltó la Paloma sobre el Texto divino.
46

COGIDO'

¡ Gwrifi,al, la Cillá ft,orulal
OAB&amp;lltU D 1 A MU ZIO.

mármole épicos, claros de lumbre y coronas,
ni muros invictos,que próspero hierros defiendan
y guarden leones de tranquila postura triuofal,
erectas pirámides -U1'Da 111 genio propiciasgaificamente tu fama dilatan, sonora,
a voces eterna , ¡fecunda Ciudad maternal!
1

tE1ttática, lúgubre, las procelosas cuadrigas
ueño sacuden, nostálgico pozo tic olvido!
jas de J ooia melifican del irbol en flor
e nutre , y al águila, ebria de luz y viento,
garras febrilc-a y el pecho tremente de luchas,
acan tus gélidas aguas de amargo a.bor.
'7

�r;(JfLI4BR.Uo

l'ALEXG/,t

Tú vives del silencio ... Cércante ,igílantes colinH 1

•Jo el Monte puro bajo el azul dc-stella.

Soh·eoas tu rio, alma ,·i,·a del gesto fugaz,
y t:I ánfora esbdta, ri"a de s,1ngre augusta,
perenne dcrramat 1 al brillo de estrell3!1 insomnes ....
¡y brotan la-. bélica, palmas en lirico haz!

J"ü vives del pasado. Púrpura de ratas sobcrLias
en prófugo io-.t;,ntc \'Olaba f1ucmanJo tui homOro~,
y en púbcrc-&lt;i gajos '-e rcian las pomas de miel. ...
¡Levanta! ¡la túnica tul ge de húnor y heridas!
Acudan tus buenos, y el ostro marchito reRtauren,
¡y mullan tus sendas con hojas de nue\"o laurel!
Y vivc!ól del futuro. Lag árticas hrumas del Tiempo
rasgas¡ con ojos !labio!I interrogas la Noche;
tus hijos epúnimos magnifican el pristino azur
con trémulos halo~, y miraa cu raza ventura
feliz en la fuerza, feliz en sondar el Misterio
•¡ue puso to el éter el místico Signo del Sur ....
Tú vive, de tus glorias. En himno sin tér-mioo vudan
tu soberbia esperanza con alas de Victoria,
tus bruñidos escudos, tu gladio de fosco metal.
Coo numeroso verbo tus triunfos el ágora enalba,
y, cutáli&lt;la íuentc, si',lo por ti murmulla
del htroe aquilino la. próJiga voz de cristal.
Y vives de tus dones. Tu misera gente africana
por- ti las manos muestra, sin hierros, a la Vida,
y, en férvido ahinco, monumentos de forma sin fin
erige con el bronce vivo de sus progenies
48

POJ.:.IJ..t.,

E ..,

e• ()

U 1 JJ O S

11ue en móvile!l grupo,, de toscas o nobles figuras,
relievao tu hazalla - ¡del uno huta el otro confín!. .•
Y vives de imposibles. Al óptimo, audaz Caballero,
Señor de la Man&lt;"ha, de escuálida, triste figura,
sepulcro le diste, bajo un roble de añosa virtud.
¡Pat~rico hidalgoJ de prez tus armas brillan:dos veces tus pares probaron al orbe !IIU temple:
en trigico golfo, tu yelmo, tu lanza, en Cuaspud.

Tú vives del martirio. Monótono arroyo de ungrc
aftuye de tu pecho al ávido mar sin orillas ....
¡Del Orto al Poniente glorifica tu 1ino - la cruz!
Al ara fatídica llcvan 1 cual eterno holocausto,
su geoio 1 tu Prócer: el mútilo toreo, Camilo;
tu victima sacra, sus púdicos lirios de luz ....
Y vives del orgullo. Colérica tril,u de azores
cus marchas pre!llide. Las víboras mudas se tuercen
al golpe moroso de tu cetro de insigne marfil.
A ti los relámpagos cifteo radial corona¡
a ti Lu cempestadcs rindco sus espada~ de oro¡
conquistas evoca tu rostro de fiero perfil
Y vif"et con tu •if'lo, libélula errante, cogida
entre las redes que urde la luz de monte a monte.
- La tarde se mustia ... Figuras cefüdas de tul
agrúpanse pávidas •.. Arde implacable hoguera:
el cóncavo cruzan torbellinos de nácares y oro,
y el Rey degollado, mil vccci. purpura c1 Azul ....

Ea lóbregas simas tu 8avia la plebe concentra
como el carbón sepulto la chispa milenaria.
411
4

�GUILLERMO

OBMAS

Tus bíblicas madres, cual upigu al beso de abril,
ioclinaasc gri.vidu ... ¡Fluyan eteraameatc,
como las aguas muda■ entre las ■elvaa mudu,
aa1 pr6ceros gérmcne■ de fausto Ti¡or juTcoiII

Ni mármoles épicos, claro■ de lumbre y coroou,
ni maros invictos que próspero■ hierros de&amp;cndaa,
y raanlea leones de tranquila postura triunfal,
ni erectas pirámide■ - arnu al genio propicio aarmficamcate tu fama dilatan, ■onora,
coa voces eternas, ¡fecunda Ciudad maternal!

Estática, lúgubre, lu proceloou cuadrip1
ta sudo aacudca, nostálgico pozo de olvido...•
Abeju de Joaia meli&amp;caa del árbol ea ftor
qme autre1, y al iguila, ebria de luz 7 viento,

laa prraa febriles y el pecbo tremente de lucbu,
aplacan tus gélidu aguu de amargo aabor.

LOS CRUCIFICADOS.
O ,rw.r, at,

,;u ##Ka!

negra, ■oa hnl canas,
¡oh Trágico sombrío!
1 mur dulce morir aales que Uepe

M

UY

la trémula vejez cavu?lta ea frío.

¿A qué ■eguir coa tacitumo puo
de camello,?.... Dormid al pi&lt;- del Monte
para no ver manchado el borizontc
con el ávitla 1ombra &lt;Rl Ocaso . ....

h

ESCOGIDOS

•
Ea lu audosu cruces

acoamn los mirtires; el brillo
roba el dolor a sua biachadoe ojos,
que miran a los imbitos deaiertoa
con la turbia fijeza de fos muertot.
Fuélea la tierra dolorosa: ea baces
brotó para sus 1ienea rama iadócil
de puntas erizada¡ clavo, &amp;los
que los írágilea hueso, taladraron;
para 1u cáliz, de amargura Ucao,
ta rida,-iamensa flor-audó veneno.
Ea la ■ cruce&amp; aodosu
se retaercea tu victima■, tocadq
de martirio lu tcara■ luminosu

por lividos perfiles coronada■•
Láapidameatt ea bilo■ tembladore1
tibia la 1aaire por sa íaz chorrea
y humedece loa pú'padoe, gotea
sobre la barba que ea rdlizos gramos,
cual en bronce tallada, se oscurece.
Y de 1u■ crineos la aoberbia roca
no bate ya, coa laa írementea alu

el grifo laminoso de lo eterno •••..•
Y se eutarbi6 la linfa b'lllllpUHte
de w &amp;laacas papilas,
claros pozos de lumbre
que del vivir el tedio rdlejaroa,
11

�POEMA,
G CTll,LERMO

V.AL ENOJA

y e mudo el labio que de cumbre en cumbre
vibró en la lid relámpagos de acero .•••
¡Oh martircs! ¡oh ruinas
qoc marcasteis el áspero endero
con gajo alterno de laurel y espinas!

Eo torno &lt;le las cruces
do murieron las victimas, aullando
se amontonó la plebe enfurecida
como un tropel de deslomadas hienas.
Y abajo, los zarzales por alfombra
. el Numen, el Amor la Calma·
'
y arnba,
'
1
los márbres, en medio,
rasgando-muertos-la terrena sombra
al blando golpe de su fresca palma.

¡Oh videntes. oh mágicos cantorc !
abogad el himno, que la cruz aguarda
vuestras manos febriles¡
huid rompiendo el arpa cristalina,
a refugiaros en las sombras. Llcgu
los salvajes de puño sanguinario:
cuando co la viña del luror se anegan
. a Dio1 CD el Calvario!
'
¡ase aoan
El verso, cual la tenue lamparilla
que entre las tumbas ocultaba Roma
alumbre mudo vuestras almas. Hick&gt;
llcvái sobre el espíritu cansado,
Y a los Libros-el Arbol de dolores12

E

COGIDO

del matador que insulta vuestro duelo
610 llegan los bárbaros clamore1.
Pobres muertos que co hórrida solumbra
durmiendo están: la ¡-afaga de gloria
sobre sus frentes pálidas no alumbra.
¿Qué imp0rta si mallana el Orbe acude,
el Orbe acude entero
a recoger los huesos polvorosos
del mártir que murió sobre el madero?
El libro quedará cual leño unto
de 1eca sangre por doquier teñido .•.••
y a la victima, en tanto,
sofocará la zana del Olvido.
Muy negras son tus canas,
¡oh Trágico somhrio!
y muy dulce morir antes que llegue
la trémula vejez envuelta en frio.
¿A qué 11eguir con taciturno paso
de camellos?. • . • • Dormid al pie del Monte
para no ver manchado el horizonte
con el ávida sombra del Ocaso..••.
En las cruces nudosas
perecerán los mártires. Doliente
el Ideal, las alas fatigosas
plegando en el azul, lánguidamente
descenderá sobre la tierra, herido¡
y como el Genio del silencio mudo,
las almas tristes lo verán caído
sobre el sangriento marco de su escudo •....
53

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Uijeron lu P1ram1des que el , iejo iml re11calda:
.amamos la fatiga con inquietud sf'creta ..... •
y TÍeron desde entonces correr sobre: una espalda
•liada en carne, ,i\"&amp;, su triangular silu&lt;"U•

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LOS CAMELLOS.

l' 1 ,/
' 1

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l.# ln'tl~ , i II I . • .

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¡¡:.-·
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1 ¡ji,U,

Los átomos de oro que el torbellino csparc"
quisieron en sus giros ser grácil vestidura,
y unido11 en collares por invi11ible engarce
vistieron del giho110 la escuálida figura.

rKTD ALTllNBKU,.

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D

os lánguidos camellos, de elisticas ce .

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•
n,ces,
e ver es OJOS claros y piel sedosa y bia
los cuellos recogidos, hinc:hada!I las ~ '
a grandes
.
nances
pasos rruden un arenal de Nubia.
,
Alzaron
.
• la caben para onentarse,
y luego
e 1 ~~ohento avance de sus vellosas piernas
- ªJº el rojizo dombo de aquel cenit de fue opararon silenciosos' al pie de 1as cisternas
.
g
....•
Un lu!ltro
• e1 uul magnifico
•
. apenas cargan bªJº
y ya sus OJOS quema la fiebre del tormento·
'
tal v~, leyeron, sabios, borroso jeroglifiCC:
perdido entre las ruinas de iJlíausto monumento.
Va:an~o taciturnos por la dormida alfombra
cu~n o c~erra los ejos el monbundo día,
'
baJ~ la virgen negra que los llevó en la sombra
copiaron el desfile de la Melancolía •.•..
Son hijos del Desierto: prestólcs la pal
un largo cuello móvil que sus vaivenes ítn;:"'
1 en sus marchitos rostros que esculpe la Q'.
¡10pló cansancio eterno la boca del Esfingei°'mera

u

,,

Todo el fastidio, toda la liebre, toda el hambre,
la sed sin agua, el )enno sin bernbra!!, los despojos
de cara vanas ..• huesos en blanquecino f'njambre ....
todo en d cerco bulle de sus dolientes ojos.

1\
11

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1

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1 :

1

Ni las sutiles mirras, ni las leonadas pieles,
ni las ,·olublf's palmas que ri&lt;"gan sombra amiga,
ni el ruido sonoroso de claros cascabelee
alegran las mirallas al rey de la fatiga:

1

¡Bebed dolor en ellas, flautistas ,de Bi:r.ancio
que amáis pulir el dáctilo al son de las cadena■,
sólo esos ojos pueden deciros el cansancio
de un mundo que agoniza sin sangre entre las vcnaa!
¡Oh artistn'I! ¡Oh camellos de la Llanura , asta
que vais llevando a cuestas el sacro Monolito!
¡ l'ristes lle Esfinge! ¡novios de la Palmera casta!
¡Sólo calmáis vosotros la sed lle lo infinito!

1
'

\

'

1

¿Qué pueden los cd'ludos? tQué logran las melenas?
de las zarpadas tribus cuando la sed oprime?

1

55

;j
11

\

!':.
..

'1

�6ti1LLBRJIO

COGIDOS

E

&amp;lo el poeta • lap sobre ate mar de arenq,
aólo 811 arteria rota la Hamaaidad redime.
Se pierde ya a lo lejos la errante can.....
dejNdome -caaeUo qae cabal¡6 et &amp;idio ••• ¡cómo buscar aua huella, al sol de la mdaaa,
eDlre lu oadu grisea de lóbrego fastidio!
¡No! buac:aré dos ojoa que be visto, flleate para
hoy a mi labio uhaaata, y aguardaré paciente
bata que suelta en biJoa de mfadca dulzura
refraqae 1aa entrdu del Hrico dolieate;

Y ai a mi lado cruza la sorda machedumbre
aaieatru el n¡o foado de eau pup&amp;a miro,
did que Yió ua camello coa boada peaadamdre,
ainado lileacioeo doa fuentes de aa&amp;ro ••••••

ca,aa blaaca ..... flpr'OII loe piacelea

a

.U rdnsdoe diacfpnloa deApelee:
aa llado maaojo qae ea AS cJaroe lucia
. . . . . . ndac:ea de la Crieop8a;

c:wpoa de serpiente clila1M lu - - ~ deecle el - · marp acecban laa 111111úaculu- - - pc,r los bol-des c:ammoa plateadoa
1eiitoe caracolee. baboaos y caneados.
el poema heroico ■e Tia alli la espada
a 1e6a por ~ y contera labrada,
e ewc:ó ~ formas del ciclo legeadario

~ torrea y grifos uo pincel lapidario,

la dama pdca de rectilúaea cara
por 1u reju de la vileta ran;

lu hadas triltea de la paaióa ucelu:
t6r'fida .,_, la aaapirada Elaa.

V

LEYENDO A SR.VA

-

traje suelto de recamado biao
ea Yoluptuoaoa pliepea de 1111 color indec:ieo,

BSTIA

y en el dmn tendida, de rojo terciopelo,

su

manos. como Yina pariaitaa de hielo,

aoateaiaa uo libro de co~ fino y largo,
aa libro de poemas delicioso y amargo.

pitidos la tibia yema blanda
ro&amp;aba tenuemente c:on el papel de Holanda

De aquellos dedo

.

los mell'08 raros de mmicalea t.imbrea:
m6Yilea y largos como ja¡oaos mimbrea,

dWimoa, que 'fiatea la idea ki••.-C
ta. alba l!lij• an rio traapan11tela Vida llora y la llaerttl sonrle,
el Tedio, como • ic:ido, coruoael dalle ••••

c:ul casto papo ele dbilea Ci_cera
IIIIIJl&amp;blLD eD aileacio 6pru de IDIIJ~
fflieroa . . Yiclaa, iDYioladu y aolu
la esputa ~ que circuada lu ola:
1T

�o

QUILLER
la naa de ojoe c6lidos y de bnmo cabello
pu6 coa m piaeelea de mna y ele ~

la qae rob6- al piaao ea lu •eladaa frias
pareja voladoru de b1aacu armolliu
qae fa.-oa por loe viea1m perdiéodoae 111111 a ...
.....,.., eanelta ea ■ombra■, ■e atristaba la laaa,. •••
Aqaeu, el pie de■Dado, gira como aaa aoaabra
qae tia hacer ruido pisara por la alfombC'a

de aa templo...y como el a e 11ae ciega el a■tro diaao
coa mirada Dicl6Jopa iluaioa el N,.,._

do al falipdo beso de laa vibrutea cliaea
11D aire triate '1 neo preladiaa doa Tioliaea •• - •

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

la....,....._acre......

eDa n baacaado • kilrmuo
- - a&amp;ta rotU

IJ8

1M bn ■ H,

por ella. •• «PuemM. e■ta doraeate hoja
mi aá- acon,te0ta, qllf'- mi aerelo ac:oafOja,•
entre ai la dama del recamado biao
fl&gt;Juptaoa&gt;■ p1iepea de color iaded■o,

proaipió del Hbro laa hoju volteando,
au1za ~ áareP rimu de 90ll &amp;tditl# 1 blaado
pmuaea de OrieDie. lo■ fflidoa rabies
lo■ joyeros mórbidoa de aedu cume■aea.
y6 venoa que parda como 1aatadóa ecos
.oca muerta; caatioa. nailetea ■eCOI

La Jau, como aa nimbo de Dio■• de de el Orieate
clbaja aobre el llaao la forma ennucaate...
de 1111 láapdo mmcebo qae el tardo puo pía
como bmcaado aa alma, por Ja pampa ocia.
B-..ea a au bermaaa; UD tifa la oqra Sepdora
-■obre la miea qae el beao primaTeral edoraabatielldo ■as •la■• ... alas de marciéla¡o,
biri6 a la virgen p6Uda ■obre el dorado piélap.
que cayó como UD trie'o... Amigaitu llorosas
la mtieroa de lirioa, la cüleron de roaa■;
céfiro de la■ tumba■, an banlo iarae6ta
le CUl6 canto■ trittea de la raza maldita
a ella, que ea aa lecbo de gaau y de bloadu,
ae uemejaba a Ofelia mecida por las onda■:

l DO

bacea cnqir, al tactO c6llc:ea iaodoroa;
que repreclacea loa 1eaeb1$Ddoa coro■

BJ••

la■ locu campaaaa qoe ea
Di/MIM
._,.;__ coa ■a■ ocea loe amettu c:ejijmltoa,
doa CD racimoa eatré Jaa ■epaitaru
bebene la sombra de ■aa DOChes o■curu- • • •

·---··········-······
teDdida. de tojo terciopelo,
maaos, como 'fÍft■ puúitaa dt- hielo.
laroa teatuaeate la págiaa poetren
iqllC, en gri■, mostrabe n caeno sobre aaa calanra.••
~ ■e quedó pensando, pcmudo ea la ama~
..y

c,a el di-ria

c¡ae acendran anacbu almu; peuaado ea la figura

•

�G U 1 L 1, E R M O

l' A L E N O l A

POEMAS

E

·oo,.;JDO -,

i:lcl bardo, que en la calma de una noche sombría,
puso fin al poema de su melancolía:

sentir en el espíritu brisas primaverales
• - monJeS
· . y los ro·1os misaletj
ante los VICJOS

¡exangüe como un mármol de la dorada Atenas,
herido como un púgil de itálicas arenas,

tener la freotc en llamas y los pic&lt;J entre lodo;
querer sentirlo, verlo y adivinarlo todo:

unió la faz de un Numen dulcemente atediado
a la ideal Relleia del eatigmatizado!.. ..

eso fuiste, 10b poeta! Los labios de w herida.
blasfeman de los hombres, blasfeman de la vida

Ambicionar la túnica que modelaba Grecia,
y los desnudas senos de la gehtil Lutccia;

modulan el gemido de las dc,;csperanzas,
1
¡oh rnistico sediento que en el raudal te lanz~-. • ....

.................................. : ...
,.

pedir en copas de ónix el ático nepentes¡
querer ceñir en lauros las pensati\·as frentes;

·Oh Señor Jesucnsto! ¡1or tu herida del pecho

ansiar para los triunfos el hacha' de un

;pe;d6nalo! 1perd6nalol ¡de ciende basta su h!cho

Arminio;
buscar para los goces el oro del triclinio;

amando los detalle I odiar el Universo;
sacrificar un mundo para pulir un ,•er11O;
querer remos de águila y garras de leones
con qué domar los vientos y herir los c,muones;
para gustar lo l!Xótico que. el ánimo idolatra
esconder entre flores el áspid de Cleopatra:

de piedra a despertarlo! Con tus man?s divinas
enjuga de su saogre las ondas purpurinas ....
p s6 mucho: sus páginas suelen robar la calma;
en
· 1 lma·
sinti6 mucho: sus versus saben partir e a
'
amó mucho: circulan rafagas de misterio .
entre los negros pinos del blanco cementerio ... .

................ ·....................... .

seguir lo ideales en pos de Don Quijote
que en el Azul divaga de su rocio al trote¡

No manchará su lápida epitafio dolienk:
tallad un verso en ella, pagano y deca,lente,

esperar en la noche fas trémulas escalas
que arrebaten ligera a las etéreas salas;

digno del fresco Adonis en muerte de Afro~ita:
o el hálito de una rosa marchita,
uo verso c Om

oir los mudos ecos que pueblan los .antuarios1
amar las ho tías blancas; amar los incensarios

ue llore s~ caída, que cante su bellez~,
'
q
.
.
•os ·que diga su tristeza ..•..
que cifre sus cnsuen , 1
••••••••••

(poetas que diluyen en el espacio inmenso
sus ritmos perfumados de vagaroso incienso)¡

ea voluptuosos pliegues de color 1odcciso.

eo

;~~~~; ~~~ ~~ ·d·a~~ ~-~- ;~~~~~~ -~~~-- .
el

�G

r

l 1~ /, J,,' R Al O

J' A 1, J: N C I A

¡Dolor! dijo el poeta: los labios de su herida
blasícmao de los hombres, blasfeman de la vida
1

modubn el gemido de la desesperanza·
1
fué el místico sediento que en el raudal se lanza.
Su muerte fué la muerte de uoa lánguida anémona
1
se c,•aporó su vida como la de Desdé.mona·
1

ebrio del vioo amargo con que el dolor embriaga
Y a los fulgores trémulos de uo cirio que se apaga.,..
;Así rindió su aliento, bajo un sitial de seda
el último nacido del ,·iejo Cisne y Leda!.... '

CROQUIS

B

el puente y ~I pie de la torcida
} ango!lta caUe1uela del !luburbio,
como un reptil eo busca de guarida,
pasa el arroyo turbio .••.
Mansame,;te
bajo el arco de reda contextura
que el tiempo afelpa de verdosa lama
sus ondas grises la corriente apura,
y en el borde los ásperos zarzales
prenden sus redes mó,iles
al canto de los yertos peñascales.
AJ•O

Al rayar de uo crepúsculo, el mendigo
que era un loco tal vez, quizá uu poeta,
62

POE]t[AS

b'SOUGIDOS

bajo el candil de amarillenta lumbre
que iluminaba su guarida escueta,
lloró mucho .• •·
Con honda pesadumbre
corrió al abismo, se lan:r.6 del puente,
cru:r.6 como un relámpago la altura,
y entre las piedras de la sima oscura
ae rompió con estrépito L, frente.
Era al amanecer. En el vado
temblaba un astro de cabeza rubia,
y con la \"ieja rátaga de hastío
que despierta a los hombres en sus lechos
vagaba un ,·iento desolado y frío¡
se crispaban los frágiles helechos
de tallo!! cimbradores; lluvia densa
azotaba los tecboll:
¡eomadccia la ciudad inmensa!
y me dije: ¡quién sabe
.
si aquellas tenaes gotas de rocm,
si aquella casta llu, ia
son lágrimas que vienen del vacio,
de11de los ojos de la estrella rubi:i!
Rubia estrella doliente,
solitario testigo
de la fuga del pálido mendigo,
¿fuiste su ninfa ausente:
¿eres su no,•ia muerta,
a los albores de otra lu:r. despierta?
~

�GU!l,LERMO

•

VA LENOIA

Rubia ei;trdla, te tigo
de.la muerte del pálido meodigo,
cuentame a solas u pasión secreta:
¿fué él acaso tu fén·ido poeta?
¿en las noches doradas
b .
,
ªJº el quieto follaje de algúo tilo,
tus mano delicadas
le_ entornaron el párpado tra.nquilo,
truentras volaba por su faz inquieta
tu fértil cabellera de violet.,?
Rubia estrella doliente,
~olitario testigo
&lt;le la fuga del pálido mendigo ....

.......... .............

Va cayendo la tardi=. So~!~·~~~&lt;~· · •
de insólita pai,·ura
mana del fondo de la sima oscura·!
el cadáver, ya frío,
se ha lle\·ado en 9us ímpetus el río.
Entre la zarza un can enflaquecido
lame con gesto de avidez suprema
el sílex negro que manchó el caído
con el raudal de sus arterias rotas:
luego el áspero hocico relamido ·
frunce voraz, y con mirada aviesa
temeroso que surja entre la gente'
alguien que anhele compartir su presa
clava los turbios ojos en el puente .•••'

P O E JI .A. S

ESCOGIDOS

MOISES.

l
LA ESTATUA.

y

dijo al mármol iVÍvd De las entrañas duras
surge el Profeta irguiendo su centenario busto
con las pupila, hondas, inmóvil.es y oscuras
cavadas en el hielo dr su semblante augusto.
Las siene., calcinaclas del rayo en las alturas,
la planta, vencedora dd arenal aduuo,
y de su añosa barba las vividas alburas
la mdjestad le dieron de un Hércules vetusto.
CeñiJo el rudo torso de piel sedeña, un manto
veló, de níveos pliegue:\, su gigaotez de roble;
con musculoso .. dedo'! asió la ley del Santo
solire ancha piedra escrita; y t"n ademán sereno,
alzada al infinito quedó su faz inmoble,
como escuchando el sordo repercutir de un trueno ..•

n.
ltL SÍMBOLO,

¡Salve, pujante macho! Vigor de prima\'era
cri~e en altas ru,·vas tu c;irne floreciente,
y porque al man1io asoml,re tu :mciaoidad de fiera
a Pan de Arcadia robas el nimbo de tu frente.
65

�GUJI,LRR/,JO

V d L R 1\' &lt;, 1 A

'I ú ci ras, como d hombre que vió la luz primer;.,
la san6re de los lJrutos y la divina mente:
co ti palpita el I.weh de la estrellada esfera
y en ti destella el 1-'auno de la pa •aaa gente.

Ere Fuerza, ere Alma, eres Valor tranquilo:
en ti se hum;rna d Kosmo ¡ tu!&gt; brazos de gigante
saciaron d aguas ,·ivas los áridos desierto .
¡Cómo okirlane, oh \·iejo libertador di!! • ºilo,
i el tiempo nos mediste coa etern:,I cua\lrante,
si desgarró tu mano Ja noche de los mue-rtos!

CABALLEROS TEUTO. ES.

D

u ·roico si~:fo en apartado día
cruzaba una part&gt;ja de teutones
por las llanuras de la vieja Hungría,
olvidados con nol,le l,izarr1a,
de e cudos, capacetes y trotones.
K

Tan sólo a sus cinturas eslabona
pesarlo anillo la marcial tizona
que a sus puñ0s de acero confió el rito:
bajo el limpio metal que la aprisiona
no ha turbado sus sueños t I delito,
ni en baj~ lid con la mesnada oscura
jamá:. melló sus filos tajadores,
ni, de su temple y su ,·irtud segura,
se abatió nunca a combatir 1:, impura
falange de malsines y traidores.
66

P O E .ll A

E,' (, O

a

I J&gt; O S'

Zur,la banda de pillos y gañaue
con la pareJa solitaria cierra,
que:, entre la grita audaz de lo rufianes
y al golpe de su.; toscos l!"Ua)iacanes,
en sangre moj;¡ la manchada tierra.
A destrizar la sórdida ga\'illa
b;istaba la teutónica cuchilla;
pero la ley caballeresca manda
perecer sin defen a eo la emancla
antes que herir a gentes de trabilla.
Lustre consigan los honrados fueros,
de la altivez al genero o brote;
a e. tilo de los bravos Caballeros,
¡prefiramos caer bajo el garrote
a mancillar los ínclitos aceros!

SURSUM.

P

cirio su plegaria ;eza
delante del altar¡ un incensario
alza nubes, y llora el campanario ....
¡voluptuoso ambiente de tristeza!
ÁLIDO

Allí, como el galán de la Pobreza,
desean a en el Señor un solitario,
que entre las negras fauces del osario
dejó caer su lán~ui,Ja cabeza.

. ................................ .
67

�9UILL&amp;BJIO

V.A.L&amp;NOI

¡Dadme a potar la miel de lo dmio,
...... a leer el -riejo perpa1ao
COD

-lliaaarioe de perfilea ro;.:

POEMAS DISPERSOS

q,,iero ..... a la iapaeiNe 'lllaa
daade le alooca CD las la IIOcl,e _ .
I)' mira Dio. coa ualea ojoel

_
,.,__ ~--""''
LA VISITA.

,........... ~,_,...... _.,,.

,,_,.,.
.'~"- ,.,,
--,1--..¡,,.,.•
e-... • -tr-•B.
r..,,-.,,-_,;,,,_...,_,.,.,

TllRRJS RIIURNEA.

(

•,,_;...-,.,,..,.-._,,¡,...,..-,.

n ..., Torre ele -■rfil, • paertaal

A

··--- ·----...........
---- ...
SM,-

El aal J el blea, loa .......,_ J la
atiaoalc--.lllelamor qae
roba tapa• coa eape,- ..nu.

~

...
'""-'-"•----,

&amp;I critico 8atu, ....... Jertu
'J el .-io &amp;bro ta dooel DO Mida¡
■i a la triba de lacu dolooida
aailaroa - bé,yedu . . . . , _
Vift a ta...,.,., la Beleaa: - - .
iapulñle, pc:iol; olhlma dieque oraó de mino el amoroeo criecoi

10 -como el ne qae Miaffft eocadaqaiero en la 1-bo-e de aa fa• ndioaa
¡apaceatar •

clraoloo ele fuesol

.

u_,... r""-, ~

JV.UI IVJOL.

. ...-

¡O,I_,. _ _ _ _

L

A -116poli . , _ 7 r,ne, ucaclla
ario aa,al - la prima.era
que ■il c,uadaa de oro 1 púrpura eatreabria
el éter 7 el ■ar '7 oobre la pradera.

aa

Al feaecer de ua ella,
,necieado aaa lalrCida, tuláatica eac:alera,
Mn....6 el -bt-al del Solitario
- 1,ombn, que yeafa
• apartada rqi6ll eotnnjera.

•

•

�-¡Emersonl-dijo al verle, el Kaestro, y al punto
- ¡Carlyle!-exclam6 el huésped •••• y fué tode.
El ■ilencio

aabe
cubrir a t.• eatatuu olvidadas •.••
Sentados frente a frente cabe la■ llamarinlas
del bogar, inclinaron las glorio as cabeza11,
Y comenzó un excelso coloquio sin vocshlos:
¡el coloquio de aquellas dos grandeza,!

Pcasad en el poder de dos fieros venablos
sin rozarse en el ímpetu de su febril porfia;
pensad en dos esferas siderales
que recorren ■DI seada■ eternales
alumbrándose, mudas¡ influyéndose, solas;
meditad en doe nubes preladas de tormenta
que cruzan por instantes sus espad&amp;H
•~ restallar de trueno 9ue revienta¡
ea dos esbelta■ áuforas colmadas
(dejen brillar su plenitud gozosa
CD perlas que se fundan sin ruido
en un pozo dormido)¡
meditad ea dos águilas rivales
trazando en el azal sus espirales
gigantescas por cima del abismo:
meditad CD dos poiaos de gracia deleitasa
que dejen mezclar, libre, por el sutil ambiente,
ID poder eacacial ca tímidos efluvios;
penad en doa amantes: con emoción ardiente,
70

y en plácido mutismo
remira cada uno la imagen floreciente
como i en un eapejo se contemplara él mismo.

se cambian su retrato,

Y en silenciosa actividad fiuía
la ar~ del reloj, y esos dos sentimientos
y esas do11 elaciones en aquellos gigantes

lo■ envolvía como la yedra

que hclcn ciegos a la lcjsnia

coaIDó

E

G U I L L E R .lf O

/

mudoa, eternizaban los instantes
.
entre un casueflo vago de vagos pcasam1eatos.
La ennegrecida pipa del escocés alzaba
teooe espiral que al ascender fingía
humo de un corazón que e abrasaba.
Emcnoa . . . . meditaba •. , •
La realidad dormía •..
y aquellas dos mudeces eran el libro abierto
donde cantaba el uno la augusta epifania
del otro; dos palmeras tlel desierto
que se fecundan desde velada lejanía.
Y ca ilcnciosa actividad ftufa
la arena del reloj. Y así puaron
horas sin cuento. La poatrera brasa
crepitó; al atinprsc, despertaron
loa absortos,
En fúlgido derroche
titilaban los orbca. en el ciclo.
¡Oh fecundo silencio!
¡Oh silencio gemelo de la noche!
V cacicada la escalera fantástica y torcida,
Emcnoo se alejó y el Solitario exclama:
•·Qué noche tan feliz entre las de- mi vidab
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¡Amor que para herir no necesita el gnto

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V.ALEi\'CIA

EL CABALLERO DE EMMAUS.

Y

aconteció que al declinar d día
caminaban los dos tímidamente
hacia la polvorosa lejanía
de Emmaús, que en el limite surgía
como un dado de piedrwteluciente.
Y evocaban con dejo compasivo
del buen Maestro la final escena:
su dolor, su desmayo fugitivo
y el anuncio que el Hijo del Dios vivo
hizo al grupo feliz de Magdalena.
Y he ahí que por el árido sendero
súbito se acercó, sin ser oido
de los dos, un extraño compañero.
Y era el mjsmo Jesús, como un viajero
que cruzase país desconocido,
y dijoles:-¿Qué pláticas son éstas
que entre vosotros concertáis andando
y estáis tristes?
-Tú sólo de las fiestas
-dice Cleofas-retornas ignorando
el prodigio de cosas manifiestas,
mal peregrino!
Y el Señor responde:
-¿Qué cosas?
Y ellos:-Pues del Natareno,
cuya gloria sin par ya nada esconde,
74

l'

o ¡.;

M A S

BSCVG/JJ08

de Jesús el Rabino y el Profeta,
grande entre todo!!, entre todos bueno.
Del mismo que llevaron al suplicio
los príncipes del templo y fariseos,
y recibió condenación de muerte;
que en nosetros prendía los deseos
de ir tras su huella; del caudillo fuerte;
·dd Salvador del pueblo! Mas ahora
1
•
todo acabó, y es el tercero d1a
del suceso.
También unas mujeres
nos dejaron angustia aterradora
al relatar que del sepulcro babia
desparecido el cuerpo, y sobre el canto
vieron visiones de ángeles, ceñidos
en túnicas de pliegues luminosos;
que les trocaron en placer el llanto
¡diciéndoles que vivcl
Presurosos
al oírlas, los nuestros a porfia
arrancaron, y Juan llegó primero
y sólo halló la cavidad vacía,
¡pero no vieron al Señor!
Severo
les dijo entonces Él:-¡Oh raza impía,
tarda de corazim, a la fe dura!
¿Ignoráis el profético relat_o . .
.para Israel, y su triunfal historia~
&lt;Cómo se cumplirla el gran mandato
en Cristo, sin la cruz y sin la gloria?
75

�IIOEJIAB
8U/1,LERJIO

VALENCIA

Y cual leyendo ca historiado muro,

apaso use aus alma■ uombrada■
el libro diriaal de iaír\clO 1eUo,
dude lloiaés ea el puado o■curo
huta el hombre de pelo■ de camello.
Y fué puntualizando ea el llleaía1,

ESC06ID08

lo baila,- ea el aire perecrmc&gt;
con qae ftortiera
...---- el pan aobre la - •
10h pulcritud! i()h ■ello ~ • o
que aa admúa elimer&lt;&gt; eten,isul
i()b disúecióe que al ml■ere fUUII"
alas .-i1tel 10b ■ipo aobrebumaao,
tú la divinidad esterioriaaal

ea Si mismo, el anuncio milenario
que ciírabaa lu ardua, proledao,
J le■ moab'Ó, por fin, aobre el Calvario

al YHÓlf D&amp; DOLORBS de baíu . ..
Y eatre el blando coloquio lia teatiro■
-tinta■ ya lu rálapo po■trerao,­
bajo el murmullo de lo■ cabrahiro■
J el moroao nioréa de lu palmeras,
llegaron a Emmaú1 lo• tres amigos.
Y Él hizo amaro• de ■el[Uir.
Coa viva
iaquietad le detienen, y a 1u frente
le hace ■enw la humilde comitiva.
Parte el pan-la .,;,adl peooati..J ello■ le reconocen de repente.
Y aote ■us ojo,, de pa•ur turbado,,
Jeaút despareció, mientra■ decían:
•(No aos eatremecimo■ inflamados
cuaado al venir, ■u labio■ iaapirado.
los misterios recóndito■ abrian) •
Y e1o■ que ea el coloquio veapertiao,
• ■u ruda ignorancia moatañesa
DO

achirtieroa el hilito di•iao,
78

,,

�P O E JI

(1OQID'O

E

--f'

VERSIONES.
. EL SdOR DE LA ISLA.
(De STUAl'f GBOaGB.)

E

Seaor de la &amp;la
que hay ea el Sud, noa dijo la leyeada
que narraba sencillos pescadores,
a la luz del hopr bajo aa tienda:
L

Ea la Jala dorada,
~onde perfuman como abiertoe pomos
ncu roqau y verdea ciaamomos;
ea la lila tilente,
doade, al canto de Umpida corriente,
brftlan Ju ¡emu de color ailave
hubo aa cxtraio morador: ¡un av~I
De pies en la ribera,
•a pico de marfil descogollaba
la
alta palmera;

'

mu

cuando •iu alas, rojas
como sangriento caracol de Tyro,
turbaban el murmullo de laa hojas
al revolar ca el ambiente puro,
lentas, pcaadaa, flojas,
asemejaban nubarrón oscurg.

78

Dé dia eleapi'e oculu!
bajo 1u ,._, .i
la wde
pasibase del mar ea 1M orillu,
donde mezclaba el oriento
del ave rara el ilaateado acento
y el olor de las atgu .....,;ua..
Sacando la cabeza, lol delfines
amadores del caato
Ue¡abao de loe iltiaael coa&amp;aea
ea constelado ®'°1
,
y al ,olpe mutical de au aletaa
cruaban por e l . ~0 ~
chispas doradas y pbna¡es de
1

A.tÁ

oro.

'fi.tó loa aiglqa. ~ t o

el ojo de l a ~ criatura
no la midió, Yiolaadó l a ~ :
el náufrago tao 161n
que de HS ~ 161,rep Eolo
arrojó sia piedaél. tal ea la oyera
can1aÍldP en la ribera
al morir de una tarae áileadoa&amp; • • • •
Cuando por va priineA
llevó 11111elo ea ágil oavegaate
a 1a Isla dlatute,

se puso el ave a ~piar a aolas
le triste de la eatela
ea las iDtaetaa olas

donde fl9t&amp;ba la donnida vela,
'19

�,.1............. .....

-~---ftllel---

- ..,,........
............
•

- . . , . qgerida,

1,.,,••...,......
.................

....... 11 Ji Ali,
1, S. .... --■ ti

•

.
... ---~-·.....
,,...
..
.
.
....,....

et"-ido-..o

.,.._.....qll,I._..IIW
~

JIOZO DB ALDltA.
(De nua ca.o.GL)

E

..wo...,., de aldea

.............._
l.

e1--•

yrmel~ldl

ldh

alutl'iba~blljoellipQ,~.-....ca- c1i6 .. tu a illlllldU - - ......

Olladoaaereelaol.••-•4irip. Mdl!•ílc • mea■a

...................
l!ael--~e1 ... PIID

. . . . . . . . . . qae, - maene,
• Dioa ofrecieron el alma;
elotronftr'tad OCillla
lobaalafáebrelOMda

cle.......,

qae - - - ;..ao .... nea■
•crapo .....
oclkelu ■-clatcoereJu

••dcieeelNdelenciadu

LAS GUAC'MlítY

(Denu.d...,.._)

•cuc-~~..-.
peaaclloedlDcdoi'da__.~
y,ealre-~ . . . . . .
eoteillMarGIIM.-.rlL

· - - - 111 . . . . . . .
ylualalao._.,ea~

• gucaaa,-

blucu _ . .

CQDedlclM\8ea ., . . . . . . . . .

qae •lea ...... de aoc:lle
ca coaqufata •Ir ,.,.n y agua •••.

•

'

�GUILLERMO

VALEI\'CIA

ANlVERSARlO.

H

(De

STEFAN GEORG&amp;.)

toma el cántaro
de tierra gris;
no olddes la costumbre, y vente luego
en pos de mí:
Hoy ha siete veranos que lo vimos:
recuerda ... En tanto
que El hablaba, nosotras en el pozo
hundíamos risueñas nuestros cántaros!
Después ... un mismo día
nuestro novio perdimos: Hoy, hermana,
iremos a buscar en la llanura
la fuente que sombrean
dos álamos y un baya,
para que aJli
llenemos en silencio nuestros cántaros
de tierra gris ....
ERMANA,

POEMAS

ESCOGIDOS

¡leza de esta poesía? Yo la siento solamente... Si
usted tuviera la bondatl de contármela.,,
El respondió: «Lo bello está en la sencillez de la
tristeza. Los novios murieron, dice el poeta. Las novias dicen sencillamente: a El día del aniversario iremos
a traer agua de la tuente, en el cántaro de tierra gris,
en aquel sitio de la pradera en que se alzan dos álamos y un haya.» «Gracias," dijo Paulina.
Y luego añadió: «¿En qué está la tristeza de esta
poesía?»
« En nada. La tristeza es así. Sucesos de la vida
diaria, pensamiento silencioso a la orilla de la fuente,
en la pradera, dónde hay dos álamos y una baya.»
Silencio....
·
Paulina se 1nclinó un poco hacia adelante, con las
manos puestas sobre las rodillas, y dijo: «¡Tiene usted
una manera de explicarlo! Da una con lo triste, lo
palpa. ¡En verdad, usted es el poeta!»
«¡Ciertamente, yo soy el poeta!»
«¡Ah! ... Y ¿qué es Stefan George?»
"El poeta.»
«¿Y yo?»
Cl El poeta. ¡Los tres juntos somos el poeta!»

INTERPRETACION.

E

(De

PETER ALTENBERG.)

joven estaba leyéndole a la dama joven y pálida el ANIVERSARIO, de Stefan George.
u Lec usted de una manera, dijo ella. ¡Tal
parece como si fuera el poeta! ¿En dónde está la beL

82

83

,..

�GUILLERMO

VALENCIA
POEMA

om.

p-

(De PBTBR ALTBNBBRC..)

aDOllO al hombre todo,
¡menoa Ja lucha estéril! En silencio
cobre tu faz ¡oh César de la vida!
cuando ese Bruto pálido-la Suerteágil, leroz, certero,
entre tu corazón hllllda el acero.

Quedad, esfuerzos vanos, •
para la hembra, esclava de la vida,
que si rompe la tabla carcomida
y se despeña, en negro parommo
crispa sus manos débiles
¡eomo para agarrarse del abismo!

,

LA BALADA DE LA VIDA EXTKRIOR.

COGIDO

E

-como ruedan. los pájaros muen.osee caen de noche, de las quietas ramas,
yacea pocoa dw
o se pudren luego ■obre la hojarasca.

Y soplan 'J soplan 'J aoplu 1u ráfagas,
y siempre y de nuevo nosotros oimos
palabras,

palabras que hablamos,
y siempre, de nuevo, sentimos
el placer y el cansancio que sieutea
loa miembros ea todas las razas.
Y corren camino• por entre la yerba,

y, desparramadas,
bay ciudades que prenden antorchas,
y viven entre árboles,
y tienen cisternas que nos amf'nazaa,
fatídicamente sin agua:

¿Y por qué las hicieron? ¿Las unas
a las otras ciudades igualan?

Y

(De RUGO VOlf HOFMANlfSTBAL.)

crecen los niños con ojos prohmdos que ao ...
(ben nada,
y crecen y mueren, y todos los hombrea imitan
(su marcha.
Y crecen los árbolea,.
y las frutas ásperas
ea dulces devienen, y lu frutas dulces
86

¿son pocas? ¿son muchas? ¿su cifra es muy larga]
zy de dónde vienen loa cambios que alternan
la risa con lágrimas?
l.Y de dónde vienen
las mejillal pálidas?
y con todo dio
lo■ hombres ¿qué ganan?
lqué ganan
estos juegos sublimes y eternos
pue somos nos¡,tros, que aon nuestras almas?
86

�G U 1 LLE R .'1

o

VA l,ENCIA

¿Seguimos siquiera
la meta deseada?
¿de qué pueden servirnoli las cosa
las innúmeras cosas miradas? ..... .'

· · ··Y, con todo, muchísimo dice
el que dice: ¡la Tarde! pRlabra
que destila sentido muy hondo
Y un raudal de tristeza que mana
cual la miel que en suaYísimos grumos,
de los huecos panales resbala ••.•.•

SUEÑO VIVIDO.

POEMA ...

E::00GJDO

v en corrientes ,;le tinte anaranjado
:__como tibios lulgores de topaciouna luz que pintaba la flore:sta,
de triste claridad amarillenta,
y todo e taba lleno por las ola
,le una rara cadencia melancólica.
Y sin lograr iquiera comprenderlo
mi turbada razón, pero sabiéndolo,

clamaba sin cesar entre mi mente,
que aquella realidad era la lucrte. • • •
Y la Muerte hecha música¡ la hermana
de los hondo anhelos; la que ama

seres que viven, y los busca,
toda vigor entre la noche adu u.

a lo

(De

E

HL'GO VON HOFMAN. 'STHAL.)

Valle del Crep1ísculo llenaban
perfumes grisc- de color de plata,

L

como cuando la luna se tamiza
por catre nubes de borro as tiota,;.
No era la noche sin embargo. Presto
con los aromas de matiz de argento
se d1 iparoo en el valle o curo
mis vagos pensamiento de crepii,culo,

Y entre las aguas de una mar tranquila
me hundí callado ... y e me fué la vida.
Vi cálices de flore mi terio~as
Y negras, que brillaban en Ja sombra·,
S6

Y en silencio y ol'ulta entre mi alma
lloraba por la viJa una • 'ostalgia,

y lloraba y Ilornba, como llora
el que se va-lle\•ado por la ola.,
en una enorme embarcación marína
de fantásticas velas amaritl.isque a lo tenues fu\n-ores del oca o,
desde las agua. d un azul opaco
con igue divisar en la ribera
todo el cariz de la ciudad paterna:
y se oírccf'n las cnlle II su ojos
y percibe el murmullo de lo po:ws,
~7

�G CJl,LERMO

VALERC'JA

y de los caros bosques familiares

E"COGJDOS

P0Elt1A

a pira los aromas otoñale~,

El negro que en los ojos, cabello y ropas brilla,
contra ta, bajo el oro de una tarde amarilla,

} se finge de pies entre la arena,
como en las horas d la edad primera,

con el pálido mate de una faz altanera
de tre cuartos pintada y so:gún la manera

transido de inquietud, con las pupilas
arra ada en lágnmas e quivas,

de artista. españoles como de venecianos
cuando trazaban a lo nobles y soberanos.

y ve el roto cri tal de u ventana

y tra. ella, su alcoba iluminada ..••

La nariz, recta y fina, palpita. opl&lt;&gt; duro
de su boca menuda y roja, obre el muro

Pero la enorme ernbarcncibn marina
que no urte Jamás en la orillas,

los damasco agita, y en lo vago distante
perdida la mirada turbadora y errante,

sigue adelante en el . ilcncio mudo
que hacen las aguas de un azul oscuro

cual la cogieron tantas de la. viejas pinturas,
hormiguea en anhelo. de enormes a,·coturas. • • •

obre lo ,iejos má•aile tendidas
1melancólicas velas amarillas! .••.

!.,a ter a y ancha frente que urce inmcn!'o labra,
medita en. ansias loca, y en la brutal palabra

baJO la grácil gorra cuya pluma se mece,
¡sujeta al broche donde un rubí re plandece!

CES R BORG!A.
(De

PAUL YERLAINll.)

D
R

la, somura que sumen el vestíbulo ausonio
donde el busto de Horacio y el uusto de Pe-

N

(De

PAUL VERL,\L'IE,)

(tronio
de perfil y abstr,údos, ueuan en má,mol blanco la siniestra en la daga, con la diestra en el flanco 11

o ya mi ser conturban, equívo~ unh·er:.o,
tu campo:-, ni los eco de roJa ¡,astoralcs
antiguas, ni el reflejo de pompas aurorale.-;
ni el ol de!&lt;pcdazado y en el azul Jispcrso.

y una dulca onrisa que el mo tacho realza,
del fiero duque e¿. ar, la figura se alza.

Quiero de todo ahora reirme: &lt;le hombre y verso,
y de los templo~ griego y de las catedrales

s

89

�GUILLERMO

l' A L EN C. I A

P O E M A 6'

¡;::aoGIDO,

que buscan el \'acio con locas cspirale~:
ya de mi copa beben el ·aoto y el perverso.

APARICIO:--:.

¡No creo en Dio,! ahuyento de la memoria mía
el peo amiento; nunca me nombren la ironía
llamada amor que a tantos y tantas enardece;
con usto de morirse, con el ,;\'Ír cansado,
cual un e. quife roto del viento arrebatado
¡sobre el abismo negro mi csp1ritu se mece!

MUJER Y GATA.
(De l'AUL

VRRl,AINE.)

L

sorprendí jugando con su gata,
y contemplar causóme maravilla
la mano l&gt;lanca con la blanca pata,
de la tarde a la luz que apenas brilla.
A

¡Cómo supo e. conder la mojigata,
del mitón tra~ la negra redecilla,
la punta de mJrfil que juega y mata 1
con aceradoa: tintes de cuchilla!
Melindrosa a la par ~u compaiiera
ocultaba también la garra fiera;
y al rodar (abrazad3s) por la alfombra,
un sonoro reir cruzó el ambiente
del salón .... y brillaron de repente
¡cuatro puntos de ió ·foro en la sombra•
90

{De STÉPHANE MAI,LARMÉ.)

L

luna se ye]aba. Serafines llorosos
con el arco en lo dedos, adolorida el alma,
pensaban en la &lt;'alma
de las dormidas flores de tallos 'l"aporosos,
A

y heric1as por sus manos, las moribnnt!as \·iola
rompían en sollozos de un albor invisibli'",
c¡ue rozaban, r-0zaban
el azul apacible de las tíbi:ts corolas:
¡Era el día bendito de tu beso priml!ro!
La febril fontasia que las almas consume,
por bcrirme, a sabiendas se embriagó del perfume
de tristeza que lanza
la c&amp;secba de un sueño, sobre el sér que lo alcanzo.
tientras miraba el suelo con mirar ::ibstraíd,),
en la calma, en la tardc-, te me has aparecido
como una hada ñente,
como el hada risueña de mis tiempo· meJores,
como el hada riente que-de blanco fulgores
coronada la frentt:pasaba ante mis ojos,
pasaba ante mis ojos turbados dulcemente
dejando que su. manos regasen, m::il cerrada.,
¡nevados ramilletes de estrellas perfumadas!
91

�6lJI,LER.l!O

POEMAS

b'!iOOGJDO::.

¡• ,t L E X O I A
tDuermcs? la djjc. (Duermes? N,1da 1 n:.Ja ... ao
El lienzo funeral no era más 1-laoco.
Sobre la tierra de los hombres, ¡nada

UN SGE.\O.
verá el ojo, más blanco r¡ue ª'{lld l,lanc '
(De

GABRl~LK D'ASN'UNZIO.)

E

muerta, sin calor L.a henda
era ,·isi&amp;le apenas en el llaneo:
¡r-srrccha futa para tanta vida!

STAPA

El lienzo foni:-r,.! no era más blanc:
que e· cadá,·er. Jamás humana cosa
,·en el OJO, má .. Ulanca que aquel blanco.

\rd,ia Primavera impctílosa
os rristalcs 1 do cinifes inermes
go1pcaban con ala rumori 53 •• ,

\De

1

GABRIRLR l&gt; A~Nl1NZIO.)

e

que ya la música mi c~pi.-itu fatiga,
y el ideal me can,a como nos can!-a t.1na
bebida, cuya fuerza se disipó; ninguna
ficción, ninguna magia mi laxituc1 mitiga.
&amp;SAO!

••

Huyó de IWa el calor. Yo dije: ~Duerme&lt;;?
l •.&gt;n ua salvaje sonrdr \"Íolcnto

má!i cerca rcpctíJe: ¿Ducr'llcs? ¿Duermes?
~Ducrml"s? y al rccurJar que aquel acc.nto
n ... e!'"a e-1 mio, me crispe, de pavura..

'scuchr. ~¡ un murmullo, ai un acento.
Cautivo d~ la roJa arquitectura
se "databa t:n el bochorno un fuc,rte
oior a destapada sepultura.

él b.i.tito invÍsible de la muene
me estaba sofocando &lt;!n la cerrada
habitación. A la mujer inerte,
92

A7'1MAL TRISH:

Con cuánto aí:i.n al carro la juvcnturi se liga,
1ue llev;m los amores y rige la fortuna;
no importa que ~ea móvil la hcmLra cual la luna,
!lerá la misma siempre, ya ébano o espiga.
Otoños y veranos, ,ovicrno~, prima\'era!;,
interminables hora! somLrias, lastimeras,
a vuestra gris imagen mis tedios van unido~.
El indecible tedio de ver sobre la frenU!
un ciclo siempre el mismo, clemente o inclemente

¡ah, quién pudiera darme otros nuevos sentidos!

93

�G l' I J, L E R .ti O

VA LENOJA

I

ONETO.

(De

OLA\'O BILAC.)

P

Guillermo

oco me importa i burláis riendo
e tos versos purísimos y santos,
pue en esto de amor e íntimos llanto ,
de alabanzas del público no entiendo.

.I.T

DI

E

aleocia • • • • · · · · · • · · · · · · · · · · · · • · ·
POEMAS ESCOGIDOS
DB. "RITOS."

el.n-ñeñas hlanc:is. • • · · · · · · · ·
¡Hombres de piedra! alguno habrá entre tantos,
(uno tal vez) que esta pasión sintiendo,
aquí se ponga a remirar, midiendo
la vida que palpita en otros cantos.
Ese será mi público. De cierto
ellclamará: •Puede ,•ivir tranquilo
quien ama as, y es, a su tumo, amado.a
Y pensará, de lágrimas cubierto,
que aqueste ,·iejo cuento sin estilo,
¡jamis oyó con tanto ardor contado!

· ·· ···········
.. ........ .
Aoarko • • • • • · · • · • ·' • • · • • · • • · · · · · ·
...•
San Antonio y el Centauro . . . . • .. : : : ~ ..
Las dos ~abcus · · · · · · • · · · · · ·
. . .•..
.........
A Popayáo................
. .
. ..... .
Los Crucificados• · · · · · · · · · • · · .........••
Los camellos . • ·
· · · · · · •••.......
Leyendo a Silva • • · • · • · · · · · · · · · · ·
....••.
Croquis ... ••••·····················
............
Moisés••···· · · · · · · · · · · · · · · · · ·
....... .
Caballeros teutone11 ................ ."........ •
Sursum. • · • · · · · · · · · · • · · · · • · · • • · ·
.•••
Turns Ebúrnea •••.•..••...•..•••••..•.
6....

POEMAS DISPERSOS•

. . . -........ -..

La visita.•· · · · · · · · · · · · · · · · ·
....... .
La Guerra.••········· · • · • • · • • • • • • •
••..
A Jcaucristo. • • • · • • · • • • · • • • • · · • · · · · · · · • •.•
El Caballero de Emmaús .•••...•.........
95

15
22

36
44
47
50
54
56

62
65
66

67
6

�VERSIONES.

El Señor de la hla..... . Sk/1111 Gtt&gt;rp... . . . . • •
Moio de aldea •...••••• EJ
Las guacamayas .•..••. El mÍl#lo... . • . . • . • • • .
Aniversario ....•••.••• El mismo. • • • . . • . . . . . .
Interpretación .....•.•.. hkr Alknberr... • . • . .
Oíd ..•••.••..•...•.•. El mismo . . . . . . . . . . . . .
La balada de la vida extcrior •.•........... H"K" vo11 Ho/11111111Ut/uzl.
Sueño vivido • . . . . • .. El mismo. • • • • . • • • • • • •
César Borgia..•.....•• P&lt;lld Ver/ai,u. • • • • • • • •
l\coaia. . . . . . . . . . . . . /11 ais1'1(). . • . . . . • • • . • •
llajer y gata . ......... El__, . . -. - - . . . .
Aparici6n. ........... -~Mallan,,/.....
Un 1ueño •••.•••.•••• •Gdritú U Á""""6ÜJ...
Animal triste•••••••... . /ll tnismo.. • • . . . . • • • • •
So.eco ............... Olll'll" Bilae...........

•il•". ... .........

Nra.

78

8o
81
lb
82
84
84
86
88
8g
90

91
92
93
94

�LECTU~A SELECTA
91BLJOTICC.A DS DITU....aCJó• Llft■.aau
P1JaL1C1.1D.a roa r. ao &amp;.i.La aoa.aaa.ao

POBJU.8
AaadO Keno.-POBIIAB JUIOOGID08. (1 edkdmn,
a,otaclu).
BllMn Darlo.-POEJUB B800GD&gt;08 (11otac10).
Bqento 4e Outro.-POBKAS BEOO&amp;lDOB.
Oulllermo Valmda.-POEIU B BBOOGmos.

80BAIIBAZADA.
La

mu belloe cuentoa

de todOI IOI palleL

VoL L ntm. 1.-c'UBNTOS lle: "Lu JIO NocJIN 7
maa aoche", Ooetlae, ClaltUer, Lalca4~o Beana
(]tcdnm1 Tümno), Am&amp;clo Heno. Blchard Jllcl&amp;.

toa. ( ~ ) .
Vol L afun. 2.---ouBlffOS . . CHa Girdon71, Pal&amp;clo Valül. Gionmd. PaplDI, BacbUde, Urmoatof,
Pe4ro-BmWo OolL
Vol L nfun. S.--OUBXTOB 4e Páes Oalcl61, 'l'mclacle Ooelho, V. Garcia Oalcler6D, Jl&amp;cbado de Aa-

-

Jllrcui.

VABU

Leopaldo LqcmN.-L08 OAB4Lir08 'DB ABDBB.4.
•
(Ouentoa NCOSiclol),

zoJ Enrique Bo46.-PABABOLAB.

.4.lJTOBBB JIBXIOANOB llnJ'BVOB:
Zoe6 VucoaceloL-DIVAOAOIONBB LITDABU.I.
(Agotat.).

K. aftiva y ACeTe&amp;-OABA DB VIBGD.
.4.ltouo 11e7..,_UT&amp;Afl)8 JlBUBB B DU.ODrA·

moa.

•

Pree.io de eada n6mero en toda la Rep6bll,a:
60

OBNfA VOS.

:No N llrYe ninpn pedido lll no Tiene aeompaflMlo
de ID Impone.Apartado poetal 1018. lláioo, D. F . f
\

�</text>
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                  <text>Lectura Selecta : Revista quincenal de divulgación literaria, Escuela Tipográfica Salesiana y publicada por F. González Guerrero y Fernando Leal, a principios del Siglo XX.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>R.SITY
CHICAGO, ILLINOIS,
•

t¾iivenity Prae, ut1Mt1; "I'lle ~
KJ'I•• hhiú•, &amp;t1tl1ti;
' '

A.
•

�MODERN· PHILOLOGY
A JOURN'AL DEVOTED TO RESEARCH IN
MODERN LANOUAGF.s AND LITERATURF.s

Editors
M. MANLY, General Editm
WILLIAY A, NITZE, Managing Editm
CHARLES

R.

BASKERVILL

Júru. PlETSCB
GEORGE T. NORTHUP
T. ATKI~N JENKINS

$TARR W. CuTI'ÍNo

FRANe1s A. Woo»
JAMES R. HULBERT
ERNEST H. WII,KINS

JEFFEBSON B. F'LETcHER

E.

PRESTON DARGAN
VoLUME

GEORGE

FREDERIC

L.

KITTREDGE

U.A.N.L

Modern Philology

Tou PEETE CROSS
GEoRGE W. SBERBURN

Advisory Board
JAMES W. BRIGHT

CENTRAL

----

1

••

JoHN

BIBLIOTECA

I. CARPENTER
FREDERICK

XIX

November I92I

NuMBER :2

t GEORGE HEMPL
M. wARREN

tDeceaaed.
VOL.

XIX

CONTENTS FOR NOVEMBER 1921

No. 2

The Fundamental Ideas in ~erder's Thought. III .
Martin Schütze 113
Imperfect Llnes in Pearl and the Rimed Parts of Sir Gawain and tlw Green Knight
Oli~r Farrar Emerson 131
Spenser's Use of the Literature of Travel in the Faerú Queene
Ltm Whitney 143
Thomas Comeille's Re-working of Moliere's Don Juan
. Aaron Schajfer 163
~evedo, Guevara, Le Sage, and the Tatler
. W. S. Hendm 177
Observaciones sobre la Comeaia Tidea
M.Romera-J\?8b4611 187
Does Emilia Love the Prince? .
W illiam Diamond 199
The Dat.e of W innere and W astoure .
J. M. Steadman, Jr. 211
Le Doulile Mont in French Renaissance Poetry
Paul Shmeg 221.
George Hempl, 1859-1921
Starr Willard Ctdting 223
Modena Philolon III J!Ubliahed qµart,erly by the Unlvendty of Obicago at the Univendty ~ 5'760 Bilis
Avenue, Ohlcago, IIl. 1The subacnption prlce 11114.00 per year; the prtce ot single coplea III SUJO~·Order11
tor aervlce ot leas than a balt-year wlll be charged at slngle-copy rate. 1 P ~ 111 prepa.ld by the
Uahen

on &amp;ll ordera trom the Unlted Stat.es, Meslco, Ouba, Porto Rico, Panama Canal Zone, Republlc

Panama,
Boll'ria, Colombia. Honduras, NiC&amp;l'agQ&amp;. Peru, Haw&amp;Uan Ialands, Phlllppine Islands. Guam, Samoan Ialands,
SJumgbal. 1POBtage III charged extra as follows: For Canada, 20 cents on annual subecrlptlons (total 14-20),
on ~ e copies, 5 cents (totál 11.05); for &amp;ll other countrlea in the Postal Unlon, 35 cents on annual sobamip.
ttons totl!J $4.35), on single coplea, 9 cents (total 11.09). 1Pat.rons are requested to make &amp;U Mllfttancee
payab e to The lTnlverslty ot Chlcago Presa in postal or expresa money orders or bank dratta.
'l'1ae fol1cnriDc are aathorlzed to quote tbe prlcee lndlcated:
For the Brltlsh Emplre: Ts11 CA11aaroo11 Umv11q¡TT PB11ae, Fetter Lane, London, E.O. 4, Eqiand.
Yearb' subllcrlptions, includhut ~ e . 29,. 6tl. eacb; sinlde coplea, includlng. 1&gt;08t&amp;ae, '7,. ltl. eacli.
For Japan and Korea: '.l'sa MABUHN•KABUBB11&lt;1-K.uasA, 11 to 16 Nilioobááhl Tol1 Sancbome;
Tokyo, Japan. Yearly subacrlptions, includlng postage, Yen S.liO eacb; 's ingle copies, lncludlng l)08tage,
Yen2.15eacb.
For Ohlna: Ts11 MI88ION B001&lt; O0IIPANT, 13 Nortb Szecbuen Road:..Sbanghal. Yearly subacrlp.
dona, 14.00; single coplee, 11.00, or thelr equivalente in Obineae money. rostage extra, U malled dlNCt
out.alde ot Sbangbal, on yearly subscrlptlons 35 cenia, on single coplea 9 cents.
CJaima for mlulq nambera sbould be made withln the month followtng tbe regular month ot publleatlon.
The publishers expect = p l y millslng numbers free only when Io.m have been susta.ined in tranal.t and wbeo
tibe reserve stock will
t.
Bulnea cornapoadence sbould be addreased to The Unlvenñty of Obicago Presa, Chlcago, m.
c-DIIIDlcationa for tlle editon and manuacrlpt,a should be addressed to The Managing Editor ot '.MODH•
PBILOLOOT, The Untverslty ot Chlcago, Ohlcago, ru.

Bntered u aecond-claas matter July 13, 1903, at the Post-offlce at Ohlcago, Illlnoill, under the Act of Man:h 3,
18'79. Acceptance for malllng at apedal rate of postage provlded for in Section 1103, Act ot October 3, 191'7,
, authorlzed on July 15, 1918:
PJUIIITIID

IN TBB U,l,A,

THE FUNDAMENTAL IDEAS I N HERDER'S
THOUGHT. 111
Chap. 11
EXTENSION OF THE PRINCIPLE OF PERSONALITY

The essence of personality is spontaneity, conceived by Herder
as an individual force, which is the "true and real source" in the
Leibnitzian definition, or the " first cause," of action. His principie
of personality is thus a synthetic unity involving the two abstract
elements of individuality and spontaneity. In the interpretation
and application of this principie it is of the first importance to
bear in mind Herder's fundamental axiom, which was seen exemplified in the eleventh chapter of his first W aldchen, 1 and which
dominates the entire order of his thought, to wit, that concrete
individualities are the primary facts of reality and that generalizations are derivative.
He did not limit the principie of personality, as was the custom of eighteenth-century ideology, to an abstract, absolute atomic
unit called man, but endeavored to trace it in every important,
concrete relation which an unequaled gift of specific discernment
revealed to hirn. Ali of which comes to this, that he was the first
to realize and fully set forth the fundamental t ruth that the essence
• See p. 298 of chap. i of tbis essay, M odern Philolou11, XVIII (October, 1920).
[MODEBN PBlLOLOGT, November, 1921) 113

�114

MARTIN SCHÜTZE

THE FuNDAMENTAL IDEAS IN HERDER's THOUGHT

of personality can be found, not in any abstract conception of
individuality, but only in a synthetic unity (which one might liken
to the molecular entities of physics) of characteristic traits. The
eighteenth-century atomism really destroyed the substance of
individuality by eliminating the characteristic part of each concrete
form of personality. It was Herder, in transforming Leibnitz' too
abstract conception of the monad, who attained to the idea on which
rests the fundamental belief of modern humanism, and which is its
only fortress against the forces of regimentation which are growing
ever stronger in the present age-the belief that every concrete
individual is essentially different from every other and can never be
replaced.
In Herder's view, the synthetic principle of personality as
individuated spontaneity is primary but not absolute; it is universal, yet infinitely differentiated; it is an integral part of the
general physical, physiological, biological, in short, the entire mechanical, organism of nature and yet embodies a wholly spontaneous,
autonomous, and responsible force. The one problem at the roots
of all his ideas was, therefore, to trace the empirical forms of personality in all their chief relations and to define the spontaneous part
of each of these forms as the characteristic residue which could in
no manner, except by overgeneralization and indiscriminate assumption, be reduced to the terms of mechanical science or rationalistic
objective abstraction. He has thereby fixed the problem of personality in philosophy as well as in science. Neither philosophers nor
biologists have to this day been able to add material clarification to
the problem of the primary relations between the principles of
spontaneity and physical mechanism. There is no scientific or
philosophical proof that spontaneity may or may not be an integral
part of the mechanism of nature, and vice versa.
The relations which Herder indefatigably pursued throughout his
enormous intellectual activity, form three main groups, namely: the
relation of collective extension, involving particularly the conceptions of Volk and Humanifiit; the physiological relation of physical
growth, organization, and function; and that of ultimate identity or
idealization, the metaphysical relation, which culminates in the
conception of God.

Herder's gift of specific discernment and virile sense of relevance
in the interpretation of each concrete detail ,of these varying relations is unsurpassed. His fundamental problems are substantially
the problems of present humanism. And with his extraordinary
power of imagination and criticism he combined a tireless energy and
an indefatigable zeal which have made him both the most philosophic
and the most inspiring critic. Many of the details of his information are now obsolete, much of his history is wrong, many of his
scientific hypotheses are now merely rudimentary guesses, as all
concrete facts of information become either commonplace or false
in the course of time, yet his methods of analysis, his standards of
relevance and specific bearing, his genius for seizing upon the crucial
part of the expressions of personality remain substantially unassailable. He has revealed the principal factors of individual spontaneity
in its characteristic activities, and laid down, once for all, the essential forms of combination and the criteria of these entities. Thus he
is, to a far higher degree and, above all, to a much more specific·and
definitive effect than the present age realizes, the father of modern
humanism.
The subject of the present chapter is the collective relation of
Herder's principle of personality. Discussion of the other two
relations will follow next.

1

115

"VOLK" AND "HUMANITAT"

Herder's greatest critica! competence and principal imaginative
interests lay in the field of literature. Regarding, as he did, language
as the chief associative function of the mind, and literature as the
"discourse of perfect sensibility, " i.e., the discourse in which the
activities of all the senses attained fullest unity, he could not but
judge representative literature the truest and most characteristic
expression and record of the spirit of man. His first task was,
obviously, to discover the criteria of representativeness in literature.
He proceeded by analysis and comparison oí those works of literature
known to his age which were generally . accepted as the greatest.
His aim was thus inductively to ascertain both the principal qualities characteristic of each ethnic, which roughly coincided with
each linguistic, group, and those common to all these groups. The

�116

MARTIN

ScHÜTZE

THE

former would furoish the character of each ethnic personality,
the latter, what might be considered as the essential character of
humanity.
Herder's conception of spontaneity as the integral expression of
all the powers of personality associated him historically with the
general romantic naturalism of his age, which culminated in Rousseau's identification of spontaneity with nature, and later degenerated
into the extreme Romantic animistic dream of a sensationalemotional monism, in which spontaneity, while verbally raised to
infinite power, was actually reduced to a purely passive function
of the physiological mechanism of temperament in the guise of an
individual gesture of an absolute animistic fate.1 Misled by the
superficial resemblance between Herder's and Rousseau's uses of
spontaneity and nature, critica! opinion has generally acquiesced in
the assumption that Herder was really the founder of German
Romanticism, whereas in ref!,lity even when Goethe leaned strongly
toward Romanticism and Schiller wavered, at the time of his
aesthetic poems, Herder throughout maintained his uncompromising opposition to the arbitrary subjectivity essential to the
Romantic mind. By this false generalization, attention is diverted
from the most important fact that Herder was the first aesthetic
theorist since Aristotle to assert and establish with surpassing
acumen and variety of exemplification the dependence of any theory
of poetry and art on the creative processes and therewith the
necessity of directing aesthetic inquiry inductively toward these processes rather than toward absolute generalizations, whether in the
impersonal terms of Rationalism or in the subjective terms of Romanticism. Herder stood apart from both these one-sided movements.
He aimed at the fundamental subjectivity, which is the source of all
poetry and art, but he pursued his aim by the impersonal methods
of induction.
Herder1 while he differed with Aristotle in most of his particular
conclusions, yet was in essential agreement with the methods of the
founder of inductive logic, a circumstance which alone suffi.ces to
dispose of the view which groups him with the Romanticists.

FUNDAMENTAL IDEAS IN HERDER's

TuouoHT

117

He was the first modero critic and poet to collect the best and
most representative poetical productions of all the peoples to which
he had access. This, the first interoational thesaurus, he translated
with great skill and fidelity, and analyzed with the discriminating
sympathy and the enthusiasm, both disinterested and purposeful,
which distinguishes the great humanist. He hoped thus, by precept
and example, to awaken the genius of his own people, and with it
that of all the others, to a new springtide of creative idealism.
His conception of the natural man is not, as the Romantic conception, an a priori, absolute postulate but a generalization based on a
comprehensive and finely discriminating examination of all the
evidence available, and, therefore, conditioned by concrete reality.
Natural man, according to him, is a generalization derived from
comparison of the collective personalities of the existing ethnic
groups as embodied in their representative literatures.
If, now, folle personality is the primary creator of poetry, then
it must, in accordance with his and Aristotle's principles of aesthetic
induction, be also the ultimate judge of it. In other words, only
that part of a people's poetry is properly representative of it, is
properly informed with its essential collective personality, which ha.s
been approved and permanently accepted by its collective judgment.
In Herder's term, all "folle literature" must be "literature of the
people." It must be volksmassig. Herder originated the term
Volkslitteratur or V olkspoesie in its modero meaning. He alteroated
the terms frequently with Litteratur or Poesie des Volks, emphasizing
now the originative, now the appropriative, relation.
It is in this test of Volksmiissigkeit, agreement with folk character,
that difficulties enter, which, though they complicate sorne of the
detailed applications of the term V olk, are yet readily analyzed
and interpreted as consistent aspects and functions of collective
personality.1
The term V olk, "folk," has at all times been subject to much
vagueness and contradictoriness of usage. Most of this confusion
1 Thls questlon is fully discussed by Dr. Georgiana Simpson, one or my students, in
her dissertation on Be(der'• Conception of "Das Volk," which is soon to be publlshed.
The subject of the present paper, which is the collectlve aspect of Herder's theory of
personallty, involves only the essentlal criterla of tolk personality whlch determine hls
conclusions.

1 Soo for thls characterlstic Romantlc corruptlon of t he idea of spontaneity my
paper. "Studies in the Mind of Romantlclsm," M odern P hiloloq¡¡ (German Sectlon). XVI
(February, 1919), 123 ff.. 130, 131; XVII (June, 1919), 32 ff.

i

�118

MARTIN ScHÜTZE

THE FmmAMENTAL IDEAS IN IlERDER'S THOUGHT

can be removed by the observation that the difficulty is not so much
one of definition as one of valuation. That is, actually Volk is to
almost everyone a generalization of the less sophisticated part of an
ethnic or political group who work for their living and are distinguished by the qualities of mind and character associated with a more
or less simple, wholesome, laborious, responsible, sober, and unstrained
mode of life. But as to the valuation of this coliective type, two
sharply antagonistic points of view have alternately been dominant
throughout history. It was especialiy the age of Pope and Dryden,
of Louis XIV and Boileau, and foliowing Boileau's example, that of
Opitz and Gottsched in Germany, which regarded the folk and its
creative, especialiy its literary, products, with contempt and. derision,
as lacking in refinement, learning, mastery of diction, and subtleness
and elevation of thought. This aristocratic attitude toward folk
literature is characteristic of the Rationalistic movement.
The Romantic movement of the eighteenth century, on the other
hand, especialiy since its culmination in Rousseau's doctrine of the
natural man as the embodiment of perfect spontaneity as proceeding directly from the hand of the Creator, tended to idealize
the people as the highest embodiment of man, as the union of t~e
true•children of God.
In the clash of these two valuations appeared most of the
characteristics of the two movements, the Rationalistic and the
Romantic. Herder was offended by the one-sidedness of the one
as much as of the other. He was bitterly opposed to the aristocratic
sterility of Rationalism, but he was no less intolerant of the subjective
narrowness of Romanticism. He finished by combining what was
best in both, into his profound and rich synthesis, which formed
the foundations of what for several generations was, and may again
become, the motive of a new era of humanity.
Spontaneity was his touchstone. Only those types of character,
the spontaneity of which is not corrupted or weakened by false
refinements, conventions, or habits, or, on the other hand, by mob
brutality, and only those types of mind, the spontaneity of which
is not impoverished and crippled by false inteliectualism or the
egocentric emotionalism of Romanticism, or deadened by stupidity,
ignorance, and mob hypnotism, are to him truly representative of

the people. This conclusion was not, like the assumption of Rationalism and Rousseau, arbitrary and a priori, but it was derived and
substantiated by his inductive analysis of the body of literature
which he accepted as the literature of the people.
Now we see the deeper relation bet ween Herder's conceptions
of personality and of Volk, of spontaneity and Volksmiissigkeit.
They are merely different terms for the same quality as it appears
in Volkslitteratur. They are the characteristic aspects of the highest
degree of harmony between the personality of the individual author,
his subject, and the coliective personality of his native audience or
ethnic environment.
Herder concludes that ali poetry, no matter under what circumstances or by what agents it is produced, which embodies this inner
identity, is the true folk poetry. Folk poetry, therefore, is to him
the highest type and the final standard of ali poetry.
The test of folk poetry, in Herder's conception, is not that of
origin nor of form alone nor of content nor of intense stibjectivity of
feeling or objective truth of idea, but of fullest, most complete and
spontaneous, and most cherished embodiment of a people's soul in
accordance with its own permanent historical judgment. Folk
literature is the standard utterance of a people. He says:

119

. . . . It remains eternally true that that part of literature which refers
to the people must be 'Dolksmassig, or it is mere classical air bubble. It
remains also eternally true that unless we have a Volk, we lack also a public,
a nation, a language and a literature that are ours and live and work in us.
Unless our whole life is founded on the Volk we write eternally for desk
students and tiresome critics, out of whose mouths and stomachs we receive
back what we have put into them; we make romances, odes, heroic epics,
church and kitchen songs, which no one understands, no one desires, no
one feels. Our classical literature is a bird of paradise, so gaily colored, so
pretty, ali flight, ali elevation, but never with a foot on the German earth.1

He applies the same test to the folk drama. In Shakespeare he
says: "The form [of a 'living drama'] is of secondary importance.
A Fastnachtspiel or a marionette play may be true drama if it attains
a dramatic end with the people."
All works of literature, no matter when, where, by whom, or
under what circumstances they have bee'n produced or taken their
1

Üb.,. di• .J.hnli chk•it der mittltren englischen und deutachen Dichtkunat.

�120

MARTIN ScHÜTZE

THE FUNDAMENTAL IDEAS IN HERDER's TuouGHT

final forros, provided they are accepted by the V olk, are to him folle
literature. He sharply distinguishes ethnic person¡¡.lity from that
of the crowd. True folle creations and judgments have depth and
permanence and are above mere vulgar and temporary popularity.
"People," he says, "does not mean the rabble of the alley, which
never sings and creates, but roars and mutilates."1 In full consistency Herder inchides in the cla"8s of V olkspoesie, the Song of
Songs, Genesis, the Book of Job, the Old Testament, generally;
Homer, Hesiod, Aeschylus, Sophocles, Sappho, and other classical
Greek poets, including those of the Greek Anthology; Chaucer,
Spenser, Shakespeare (" who built on the faith of the people and
from it took their materials and creations"),2 Percy's Reliques, songs
from the Elizabethan dramatists generally; Parzival, Melusine,
Magellone, Artus, The Knights of the Round Table, the Legend aj
Roland in their German versions as well as in their Romanic
exemplars; the German Heldenbuch; MacPherson's Ossian, which he
in cq_mmon with his contemporaries regarded literally as ancient
Celtic poetry; the Eddas, the Scaldic poetry, which was at his time
considered primitive poetry; Minnesong; Bürger's poetry, Klopstock's at its best; church hymns, also, the "universal legends,
fairy tales, and mythologies of the peoples " 3-in short, all dramatic
and lyrical poetry and all the various metrical and non-metrical
forros of narrative adopted by the usage of a people into the common
treasure of its language.
Hís principal conclusions, which form a homogeneous whole, are
summed up in a highly synthetic arrangement in three essays,
entitled: Auszug aus einem Briejwechsel üher die Lleder alter Volker,
1773; Shakespeare, 1773; and Über die Ahnlichkeit der mittleren
englischen und deutschen Dichtkunst, 1777, in which latter he assembled
the ideas written down since 1773 and originally intended as an
introduction to his collection of Volkslieder, published in two parts
in the following two years. 4 The subject of the first and third is

folle poetry, including both the lyrical and the narrative forros;
that of the second, folle drama. For the particular substantiation
and further development of these conclusions we have to examine a
number of other works, part of which had preceded those cited, and
were therefore presumed by him to be known to his readers. Further
extensions of his theory of personality in folle poetry appear especially
in-Über den Geist der Ebraischen Poesie, in the Ideen, in his essays on
the epigram and the fable, and in many of his later collections of
papers, especially the Humanitatsbriefe and the Zerstreute Bliitter.
The subject, being basic to his view of life, occurs in one aspect or
another, but essentially unchanged, in all his serious work.
Herder's critical method, simple in principle but infinitely varied
and flexible in application, is inherent in his theory of personality.
He applies the test of individual integrity, not only to the matter
of literary discourse, but to every part of forro, from the general
principles of structure and diction to every detail of technique. All
forro is secondary to the specific individuality which it invests and
to which it holds an integral, organic relation analogous to that of
the shape of a tree with respect to its nature. All fixed, external
standards and rules of forro are rejected. With this inevitable conclusion, the antagonism between his and the pseudo-classical or
rationalistic theory of aesthetic becomes irreconcilable.
Sorne characteristic applications of the relativity, which he
attributed to all parts of the genuine manifestations of personality,
appear in the following conclusions: If an individual spirit, forming
and appropriating a true expression, is rugged or savage, the forro
must be likewise; if simple and downright, so must be the utterance;
if complex, like the "natures" of the personalities of the Shakespearean age, the forro must be analogous; and so forth.
Herder thus is the first to carry the principle of individualization
to its proper conclusions. He stands in direct opposition to the
formal principles of Rationalism, which were the necessary consequences of the rationalistic philosophy; the crucial shortcoming
of which is the falsely objective overgeneralization exposed in the
first W aldchen. This misplaced objectivity is the product of the
absence, or at best of a merely accidental and rudimentary development, of the sense for specific individuality. This lack commits

• "Volk helsst nicht der Pobel auf den Gassen. Der singt und dichtet niemals sondern
schreit und verstü.mmelt."
• Über dit Ahnlichkeit der mittleren t ngliachtn u n d deutacht n Dichtkunat, . . . • "auf
dem Glauben des Volkes bauten, daher schulen und daher nahmen."
• . . . . die allgemeinen Volkssagen, Ml!.rchen und Mythologieen."
• Unfortunately aflllcted by a later ed1tor with its present redundant and sentimental
title, Stimmen der V iilktr in Litdtrn.

121

�122

MARTIN

SCKÜTzE

Rationalism to a commonplace and false absolutism and precludes
the organic criteria of spontaneity and integral forro.
Herder's literary theory is a theory of organic relativity. It cannot be doubted that such a conception, provided it avoid the false
simplicity and purely subjective conception of integrity pertaining to
Romanticism, that is, provided it include, as in Herder's investigations
it did, all the proper factors, both objective and subjective, is the
ideal of a true interpretation of Geistesgeschichte, of the history of the
characteristic manifestations of the human mind, wbich is the essence
of humanism. For it is, as Herder never tires of asserting, in this
creative method, that the production and the interpretation of folle
literature in the bighest sense, are identical.
Tbis creative and critica! identity of the personalities of author
and audience is in Herder's view the specific character of classicity.
Tbis classicity Herder identified with "nature."
It follows that classic literature is identical with folle literature.
Classic literature is, therefore, not produced by imitation of the
masterpieces of other ages, nations, classes, and individuals. The
doctrines of the pseudo-classicists, like Boileau and Batteux and
their followers in France, and Gottsched in Germany, can lead only
to sterile perversions of the classics of past times but not to the
creations of classics for a living age. Thus it was Herder who
formulated the fundamental issues of the modern conflict concerning
literary forro.
Before proceeding farther, it is well to sum up the characteristic
results of Herder's view of folle literature so far presented. His
identification of folle literature with the classic or standard, i.e.,
the representative and best part of the literature of a people, and
also with "nature," involves an idealization, i.e., a selection determined by a judgment of value. It also implies that the collective
personality embodied in folle literature is the bighest form-of personality. We are here confronted with a very profound and interesting
problem. It is impossible to dispose of it by the simple expedient of
assuming, as is generally done, that Herder's final basis of judgment
is aesthetic. For that term itself is not as simple as it appears to
the rationalistic mind. Herder's conclusion of the integral union
of all matters of literary and artistic substance and forro with indi-

THE Fum&gt;AMENTAL IDEAS IN lIERDER's

THouoHT

123

vidual personality has removed aesthetics from its position of independence and isolation and made it an organic part of the entire
problem of personality.
The idealization involved in Herder's results is therefore not of
a purely formal character nor determined by a subjective choice,
such as is supposed to be characteristic of a purely "aesthetic"
judgment, but it is the verdict of the totality of one's judgment of
the bighest values of life itself. Herder's conclusions compel a
fundamental synthesis of ultimate etbical with purely formal values,
conditioned not by arbitrary subjective preference but by all the
concrete facts of reality or the laws of nature. In other words,
this idealization is itself the result of the same method and the same
comprehensive reach of induction wbich are characteristic of Herder's
other inquiries. They too are inherent in bis primary principle of
personality.
His argument throws an interesting light upon the final break
between Herder and Goethe in the early nineties, which was caused
by the incompatibility of the purely formal interpretation of
aesthetics developed by Schiller, who was then in the ascendent
with Goethe, with the deeper and richer view of Herder, shared by
Goethe in previous years and now misinterpreted as one-sidedly and
odiously moralistic.1
Herder's identification of the individual peoples on the one hand,
and of all humanity on the other, with nature, produces an apparent
vagueness in the meaning of the latter. Tbis vagueness, for wbich
he has been much criticized, exists, however, only ü we, as bis critics
do, assume in accordance with technical rationalistic philosophy the
primacy of the general term, that is, in tbis case, if we suppose that
an assumption of a general "nature" is the standard for all humanity
and therefore for each "natural" individual. The matter becomes
clear, however, if we bear in mind the essential principle in Herder's
order of thought, which is inherent in bis inductive method, to wit,
that the more general is secondary to the more concrete conception,
and therefore not absolute but relative. Herder attributed authenticity only to the conclusion.s substantiated by concrete reality and
within the limits covered by the latter. He followed the scientific
1

This break wlll torm the subject ot the penultlmate chapter ot thls series.

I

�124

TuE

MARTIN ScHÜTZE

method of induction wbich was first laid down in Bacon's N ovum
Organum aod is now the indisputed pride of modern science, from
wbich it gains almost daily confirmation. 1
By applying tbis principie of Herder's thought we reach the conclusion that Herder's conceptions of the particular "natures" of the
different peoples are derived from and conditioned by the extent of
bis induction from all the available manifestations of their collective
personalities. His general conception of the nature of man, bis
"natural" man, is no more than a generalization composed of those
characters common to all the individual folk personalities known to
him. It is no absolute or primary conception but limited by the
evidence from wbich it is derived.
From bis examination of folk poetry Herder concludes that the
discourse of the people in its purity is distinguished by ingenuous
sureness of expression, concreteness of vision, immediacy of contact
with reality, authenticity of perception, incorrupt originality of
thought, disinterestedness, avoidance of intellectual sopbistications,
such as symbolical or allegorical "verbal meanings, " faultless and
naive discernment of essentials, directness of attention and concentration, unfailing mastery of the substantive term, unpremeditated
firmness, and force of expression.
These qualities determine both substance and forro of folk
discourse, down to every part of structure and diction, and detail of
technique. Forro is subordinate to it. Independent principles of
forro are alien and false.
The personality embodied in tbis poetry, the ideal folk man, is
distinguished then by a perfect organic co-ordination of all bis powers.
He thinks and acts immediately, without need of deliberation,
conscious analysis, abstraction, mental division, and recombination, in short, of all the processes of ratiocination. He has perfect
integrity of consciousness, acting totally and instinctively. Whatever he does, he does, in Hamann's phrase, "with bis entire heart
and bis entire soul."
The antithesis of this ideal of personality is the "modern" man
of a later age. The epigone has lost the integrity of bis ancestors.
He has eaten of the tree of the knowledge of good and evil. The
1

See for the flrst assertlon of thls principie, his ftrst W 4ldchen, chap. xi; above, p. 113.

FuNDAMENTAL IDEAS IN HERDER's THOUGHT

125

unity and harmony of primitive man has given way to division and
dissension within him. He is confused, baffled, self-conscious,
irresolute, uncertain amid bis warring native powers. Shackled by
the makesbifts of externa! rules, wbich have to take the place of
the instinctive motions of bis now disrupted integrity, sopbisticated,
entangled in artificialities, severed from bis original source of both
creation and unified judgment, sterile and finical, lost in the trivialities of formalism, ridiculous in bis pedantry and scholastic conceit,
driven forth from the Eden of complete being into the desert of
Rationalism-there he stands amid the husks of bis false learning
and the patter of bis shallow and irrelevant disquisitions.
It is obvious that tbis ideal of the true man with its rationalistic
antithesis took its origin from Rousseau. But it receives a very
different development. It is not, as with Rousseau, an absolute
postulate, but a real induction from the whole of what Herder
conceived as the literature of the people. 1
The following quotations are from the most significant passages
of bis interpretations of folk poetry. It has seemed proper to make
such substantial selection and rearrangement from the vast mass of
Herder's writing, in order to exemplify bis main applications of bis
fundamental theory of personality.
His method of presentation in these essays differs from the first
W aldchen and from sorne others, as, for instance, that on the origin
of language, in its extremely synthetic arrangement, wbich without
the clue offered by the theory of personality is likely to lead to misunderstanding and to give an impression of confusion. His mind,
passionate and creative, gifted with an immense capacity for assimilating knowledge and with a very vivid and energetic power of specific
discernment, together with an extraordinary vision embracing a
multiplicity of interconnections between details superficially far
apart---a vision that, as it were, continually hovered over the whole
range of knowledge and legitimate inference; sensitive to every
glint of analogy and quick in the pursuit of the specific suggestions
borne by the latter; ceaselessly illumined by flashes of insight and
surprised and delighted by new avenues of surmise and combination;
sparkling with the ever varying play of secondary but interesting
1

A crlt!cal discusslon of thls concept!on 1B deferred to the second part ot this chapter.

�126

MARTIN ScHÜTzE

detail, multitudinous as the ripples in a sunlit sea; prompted by
an untiring and rich poetic imagination-a mind so abundant
found a strictly analytic forro of statement, in which each important idea could be expressed only once, too bald and rigid. He
desired to assert the whole synthetic mass of his main ideas again
and again in each group of its ever augmenting combinations and
ever ramifying distinctions. He craved to hold in one inspired,
simultaneous image, in one living and continuous focus of unity,
the sum of his knowledge.
Herder's statements, at their best, are clear and beautiful,
rich and pregnant, and convey a fuller and more varied conception
of the endless interrelation of the ideas pertaining to the focus of his
interpretation than an analytic statement could make. It must be
said, however, that at other times they are vexatious, requiring sorne
efforts of simplification. A number of misinterpretations of his
work have arisen from a complexity of presentation, caused not by
the exigencies of the synthetic order, but rather by inadequacy of
means of expression and arrangement, an inadequacy which is the
inevitable burden of every thinker who leaves the beaten track to
find new paths. By far the greater number of misunderstandings
are, however, the results of attempts, inherited from the rationalistic
and especially the Kantian critics of Herder, to force his interpretations and generalizations into the very forms of thought which it
was the primary motive and character of Herder's critica! labor to
challenge. The theory of personality is fundamentally incompatible
with the objectivé absolutism of Rationalism, and any attempt to
subject it to the standards of the latter involves a petitio principii,
i.e., an assumption of the principie at issue. Rationalism, before
applying its characteristic tests to Herder's principie, is obliged to
justify anew its primary assumptions in so far as they are at variance
with the crucial tests demanded by Herder's view. 1
The blemishes adhering to Herder's mode of statement do not in
themselves justify the common assumption, shared by both philosophical and literary critics of Herder, that his critica! methods
are confused. A synthetic, even a congested, forro of statement is
1 The logica.l lssue ralsed by Herder's theory is the subject of the last chapter of this
series.

THE

FUNDAMENTAL IDEAS IN HERDER's ToouGHT

127

not necessarily proof of lack or confusion of analysis in critica!
method. Even in his most complex statements, patient scrutiny
will reveal the persistence of his leading ideas and a power of discrimination, which rarely commits, and almost never persista in,
essential errors.
The following passages are indispensable for a comprehensive
and adequate grasp both of the substance of Herder's views regarding folk poetry and of his characteristic methods of interpretation
and exemplification.
He says in Ossian:
The spirit which actuates [the old songs] the rude simple, but great,
magical, solemn manner, the depth of the impression made by each forceful word, the freedom of the projection [der freie Wurf], by which each
impression is produced-all these characteristics of the ancients should not
be considered in the light of curiosities or oddities but as Nature. 1

And again:
You know from nature-descriptions how forcefully and firmly savages
always express themselves. They always visualize concretely, clearly and
vividly the things they wish. to express; they are directly and precisely
conscious of their purpose in speaking, not distracted by shadows of conceptions, half ideas or symbolical word meanings, nor corrupted by artificialities,
slavish expectations, timid and sneaking politics and confusing meditations;
blissfully ignorant of all these weaknesses of the mind, they grasp the compl,ete
thought and the compl,ete word, simultaneously. They either are silent or
speak in the moment of interest with unpremeditated firmness, sureness
and beauty, which all educated Europeans h.ave at all times been counseled
to admire.2

All this has been lost by our modern "pedants."
Who would find among ourselves the remnants of this firmness, must
not look for it among the pedants. Unspoiled children, women, people of
good natural understanding, formed more through activity than speculation, these are, if I have properly described eloquence, the only and the
best orators of our time. . . . . In ancient times, it was the poets, skalds,
scholars, who knew best how to join to this firmness and sureness, also
dignity, euphony and beauty of expression, but since they thus closely
united soul and tongue, instead of confusing, they supported and aided each
other, and so produced those works of singers, bards, and minstrels, which
are to us almost miracles.3
a Ouion, ch&amp;p. vili.

1

Ibid.

�128

MARTIN SCHÜTZE

THE FlmnAMENTAL IDEAS IN HEnoER's T nouaHT
Modern man has been miseducated till his knowledge has become
"falsity, weakness and artificiality 11 ¡ till we
ma.ke poems on subjeots on whioh we do not know how to think, still less,
how to meditate, and least of ali, how to exeroise our imagination; till we
pretend to passions that we do not have and ape faoulties [Seelenkrafte]
that we do not possess.1
. ... Homer, the greatest singer of the Greeks, was also their greatest
follc poet. The whole of his glorious work is not épopée, but epos, fairy tale,
Iegend, living follc tale. He did not sit down, on velvet, to write a heroio
poem in twioe twenty-four cantos, aooording to the rules of Aristotle, but
sang what he had heard, portrayed what he had seen and vividly grasped.
The same is true of the compositions of Hesiod, Orpheus, of the
chor uses of Sophocles and Aeschylus, as much as of the "little
ditties, table songs, and light airs II of the Greek A.nthology. After
sorne laudatory passages on folk poetry, he says in bitter irony:
But who would be suoh a barbarían that he should oonoern himself
with the rude people, with the dregs of oivilization, represented by fairy tales,
prejudioes, songs, rugged language ? Why-he would be like an owl among
the pretty, particolored, singing fowl, to defile our olassioai, syllable-counting
literature.
Take one of the songs which occur in Sha.kespeare or in English
oollections of this [i.e., MacPherson's] sort and strip it of its lyrical forros, of
euphony, rime, word order, the obscure progress of the melody [des dunklen
Ganges der Melodie], so that you leave nothing exoept the meaning, translated in such or such a manner into one or another language-is it not as
if you had tumbled the notes of a melody by Pergolese or the type of a print,
in disarray over a page ? . . . . How else does the poet reoeive the imprint
of the inner emotion exoept through the impression of the externa], the
sense forros, in sound, tone, melody, shape, of all the obscure, unnamable
things which flow in song as in a stream into our souls . . ..2 the more
wild, i.e., the more vivacious, the more spontaneous (je lebendiger, je freiwirkenderJ a people is, the more wild, i.e., the more vivid, free, concrete
[sinnlichnerJ, lyrioal, active, must be . . . . its songs. The more remote a
people is from artificial, scientific ways of thinking, language and literary
manner the less are its songs dead literary verses, made only for paper.
The nature, the purpose, the whole wonder-working power by which follc
songs beoome the delight, the inspiration, the impulse, the undying hereditary
treasure of a people, depend on their lyrioal character, the vivacious and, as
it were, danoelike movement of the songs, on the living presence of the images,
Übor di• Almlichkeit d, , mitUeren engliah•n und deutach,n Dichtkun,t.
• Ouian, chap. iv.

1

129

on the unity and as it were pressing abundanoe [vom Zusammenlw.nge und
gleichsam NoldrangeJ of the oontents, the emotions, the symmetry of the
words, the syllables, in many even of the letters, on the course of the melody
and a hundred other things which come and go with the living word, with
gnomic verse, and with national song. These are the arrows of this wild
Apollo, with which he pierces hearts, and on which he fixes souls and
memories. The longer a song is to endure, the stronger, the more concrete
[sinnlicher] must be those soul awakeners, in order that they may defy the
forces and the changes of time.
He asks in another passage,

Is it really true that such vivid breaks, abrupt transitions, and turns,1
are to the soul of the people, which is chiefly concrete oomprehension and
imagination,2 so outlandish and inconoeivable as our learned men and connoisseurs are trying to make us believe ?
On the contrary, they are characteristic of the peopl~: "the more in
t he character of the people, the more vivid, the holder, the more
abrupt. 113
We may add, in the spirit of Herder's comparison of folk poetry
11
with that of the "Iearned, the "pedants, 11 "the pretty, particolored
singing fowl of our classical syllable-counting literature,"4 that aII
vital and living literature is impatient of the minor connecting
thoughts in a train of large ideas, and of the minor refinements of
form in a great st r ucture of art.
There are in Germany also, Herder continues, many virile poems
in which speaks the spirit of the people. The young German poets
should write in this spirit. He quotes, among many examples,
"Haideréislein," adding a fine discussion of formal qualities, elisions,
inversions, and other forms of the compactness, vividness, and
reality characteristic of folk poetry. 5
"The folksinger," he says farther on, "does not discourse, he
paints with words and motions every circumstance and condition,
for all are parts of the picture in bis soul. 11 "That cannot be taught¡
11
it is nature.
"A vivid fol.k cannot express in song a general idea,
an abstract truth, except in that bold, vivid, and concrete manner. 11
1

Ibid., chap. ix" . . . . lebhafte Sprünge, WUrte, Wendungen."
• lbid., " . . . . slnnllcher Verstand und Einblldung."
• Ibid., "je volk:srollsslger, je lebendiger; desto kühner, desto wirkender.

• P. 28 above.
•See Introductlon to my editlon of Go,the'• Po,m, (Boston, Ginn &amp; Co.), and notes

to "Ralderllslel.o," pp. :.avUl, 187 fr.

�130

MARTIN ScHÜTZE

Even the religious hymns that truly express the soul of a folle and
so are follcsong, share in this character. The Germana have many
such, "but not any more so and more mighty than those composed
by Luther."
Of all the forms of folle poetry Herder has attempted a definition
only of song. He saya:
I do not believe that it is a composition as a picture is a composition of
pleasant colors ¡ nor that the polish and external finish is its only and main
distinction. The latter is characteristic of only one species of songa, which
I would rather call cabinet or boudoir pieces, namely, sonnets, madrigals
and the like¡ but it cannot be applied to song generally without qualifications and exceptions. The essence of song is singing, not picturing; its
perfection lies in the melodic progress of passion or emotion, which one
might name by the excellent ancient expression, air [Weise] . . . . A song
must be heard, not seen; heard with the ear of the soul, which &lt;loes not
count and measure and weigh separa.te syllables but desires the progresa of
the tune and floats on with it.
MARTIN ScHÜTzE
UNIVERSITY OP

CmcAoo

[To be concluded]

IMPERFECT LINES IN PEARL AND THE RIMED PARTS
OF SIR GA W AIN AND THE GREEN KNIGHT
There are sorne thirty lines of Pearl which are internally imperfect
in the MS, as compared with the usually regular character of the
poet's verse. Most of these, too, may be made to correspond with
the poet's normal lines by very simple means, while sorne, if not all,
may be attributed to a careless acribe.
For example, in line 72 aduhmente may be assumed to be adubbement because of the forro which appears in four similar lines of the
refrain (84, 96, 108, 120). Similarly John must be supplied in 997
~d gret in 1104 from the refrain in the stanzas of their respective
groups. In 363 and 977 an I, absolutely necessary to the sense,
has been dropped after a final vowel which a careless acribe might
have supposed sufficient for the meter. Line 1117 has been assumed
to be imperfect, but may be read with the stress on the first syllable
of delyt, since the word sometimes so alliterates in other poems.
Compare Wars of Alex., 265, 3743; Piers Plow., A, II, 68; deliteable
(delitable, dilitable) in the former at 4303, and in the latter at A, I,
32, B, I, 34; also delited in Piers Plow., A, B, I, 29. See also Pearl,
1153 in which delyt may alliterate with drof in an aabb line, of which
Northup ("Metrical Structure of Pearl," Pub. Mod. Lang. Assoc.,
XII, 326) admita twenty-five examples. Osgood emends 1201 by
inserting hym between sete and sa3te, but the expression sete sa3te
seems to me complete in itself and needs no pronoun of reference.
Line 690 is metrically perfect enough, but the sense requires sorne
emendation, as that of Gollancz or Bradley.
There remain twenty-three lines requiring emendation in order
to be as regular metrically as most lines of the poet, less than 2 per
cent of those in the poem. They are 17, 51, 68, 122, 225, 286, 381,
486, 564, 586, 635, 678, 683, 709, 825, 990, 995, 999, 1000, 1004,
1036, 1046, 1076. These di.ffer from the lines so far discussed in
that they may be made metrically perfect by the addition of a final
unstressed e to sorne one monosyllable of each line. Of them Gollancz emended in the manner suggested all but five, that is, 68,
[MOD■RN

PBILOLOOY,

November, 1921) 131

�132

ÜLIVER

F ARRAR

EMERSON
lMPERFECT LINES IN "PEARL" AND

683, 709, 825, 990, 995, but without adequately discussing the reason
for the change. Indeed, he says in bis note to hert (17):
There are sorne 60 or 70 instances of the sounding of the final e throughout the poem; most of these I have noted, in many cases restoring the metre of
the line. A consideration of these instances leads me to the conclusion that,
as far as this point is concerned, the dialect of the poem is an artificial one.

Northup, in bis excellent and painstaking study of metrical structure
mentioned above, briefly suggested adding e finally to a monosyllable in each of the lines above, except 825 and 990, wbile he
would also so emend additional lines 497, 616, 771, 776, wbich will
be discussed later.1
Osgood, in bis edition of Pearl (Introd., p. xliii), noted eighteen
lines in wbich an unstressed syllable is lacking, that is, 17, 51, 72,
122, 134, 188, 225, 286, 381, 486, 564, 586, 678, 709, 825, 990, 999,
1036, but emended only 72, adub[beJmente. He justifies retaining
the MS readings by tbis statement:
At fust sight this restoration [that is of final e in some words] is justified
by Chaucer's practice, who never omits the unstressed syllable in this metre
(Ten Brink, Chaucers S'[YT'ache und Verskunst, 2te Aufl., sec. 299), and that
of his contemporaries (Schipper, Eng. Metrik, I, 278-79). But the verse of
the North is freer, and the irregularity here considered is perfectly natural
in a poet whose usual medium is the alliterative long line; furthermore, the
omission occurring regularly in fourteen cases at the opening of the fourth
foot, and in the four other cases after the caesura, indicates that it was
intentional. I have therefore retained the MS re adings.

Leaving this somewhat extraordinary view of the poet's language
for the present, lines 134, 188 seem to me to need no emendation,
since not lacking in an unstressed syllable. They were not emended
by Gollancz or noted by Northup as belonging with the others in
requiring an additional final e in any word. No word of either line
requires an additional final e for infiectional or other linguistic
reasons.
1 It would be less necessary to consider these Unes if Northup's study had been more
fully a.ccepted, as by Osgood in bis edition of Pearl. The latter, however, has disregarded
Northup's recommendations entirely, and thus is at variance wlth Gollancz's emendations
also. Osgood also rarely recognlzes the final • as an lnflectional or synta.ctlcal element in
monosyllables, as in the dative of nouns, the datlve, weak form, and plural of adjectives,
the lnflectional or other endings of verbs. For example, in bis glossary he glves the form
a , k tor the verb, when aske is the form in ali cases but 564, and that must be so emended
for the meter. The adjectives blake, blayke are plurals in the examples occurring in the
poem, blak the singular of the flrst belng found in Clann esse, 1017. Many other examples
might be clted to prove the polnt.

"Srn

GAWAIN"

133

The assumption by Gollancz of an "artificial dialect," because
of the syllabic quality of certain final e's, and that of Osgood regarding the influence of the alliterative long line are at variance with
what we should naturally expect of any writer. We should first
try to explain apparent peculiarities of any writer's language on a
natural basis, and resort to other explanations only when the natural
one fails. When a writer is clearly imitating a language not bis own,
as in late hallad imitations, or in the Spenser imitations of the
eighteenth century, the imitation is usually clear enough in itself.
I wish to show, therefore, that emendation of all the twenty-three
lines mentioned in the third paragraph is merely a regularizing on
the basis of what may reasonably be inferred from the language
itself, at the time of the poet's writing. The final e wbich is needed
to make each line regular may be fully accounted for on the basis
of earlier forms of the words, wbich were still sometimes, if not
always, preserved. In other words, the writer was using bis native
tongue in a natural, rather than exceptional, manner.
The language of the fourteenth century, as is well known, was
in a state of transition regarding the pronunciation of the final
unstressed e. The result was a double pronunciation, especially of
many monosyllabic words, as shown by the language of Chaucer,
who has been most carefully studied in tbis respect, and of other
writers. Monosyllables with final unstressed e historically or analogically in early Middle English had sometimes lost that vowel as a
separate syllable, so that the same word might be used in either of
two forros at the pleasure of the speaker or writer. Perhaps it would
be better to say that, while the shorter form of the word was the
more common, the dissyllabic form was still sometimes used in
certain idioms.
Far from being an unusual condition, the same tbing was true
of the language of the sixteenth century. Consider in tbis respect
final -ion of nouns, wbich might be either dissyllabic or monosyllabic,
final -ed of past tenses and past participles, wbich might be syllabic,
less commonly final -es of genitive singulars, as in moones, whales of
Shakespeare. Later modern English has its analogies in many
double forros like l'll, don't beside I will, do not, many clipped words
in slang or colloquial speech, and such occasional doublets as incog,

�134

ÜLIVER

F ARRAR

EMERSON

pro tem, for incognito, pro tempore. The main difference between
English of today and that of the fourteenth century is that fewer
of these double forros are of inflectional character, for the very good
reason that we have fewer inflections. Yet the genitive singular of
monosyllabic nouns ending in s, as Jones's house, Sims's tailoring,
may still be monosyllabic or dissyllabic at pleasure, while the doublets
my-mine, your-yours depend for their use on syntactical considerations.
As compared with Chaucer, in whose language we have come to
recognize such double forros as common, the language of the Pearl
poet had fewer such doublets because he belonged to a region in
which the final unstressed e had been more commonly lost. But
this &lt;loes not mean that no such double forros should be recognized
as used by him. Absence from the MS may be easily accounted for
because the scribe of the MS belonged to a still later time than
that of the poet, while he was notably careless in other particulars.
A final unstressed e, not appearing in the MS but needed for the
meter of the line, may therefore be reasonably inferred to have
belonged to the poet's language, if it represents (1) one historically
or analogically belonging to the word in early Middle English; or
(2) one belonging to it inflectionally or syntactically, as in the dative
of a noun or adjective, the plural or weak forro of an adjective, the
inflectional ending of a verb. In such cases, either of two formsori.e with or one without unstressed final e-is possible, if required
by the meter. On this basis let us examine the needed emendations
in the Pearl Iines mentioned above, as well as those metrically deficient in the rimed lines of Sir Gawain.
In six of the lines enumerated as now imperfect the nouns hert
(17, 51), tong (225), blys (286), step (683), glas (990), if emended to
forms with final e, would make the lines entirely regular. Of these,
hert, tong, step had a historical final e in early Middle English, and
herte appears and is clearly dissyllabic in 128, 176, tonge in 100, while
stepe is the forro of that word in Clannesse, 905, the only other time
in which it seems to be found in the poems of this author. Blys is
an Old English feminine which in early Middle English had regularly
assumed an unstressed final e by analogy, and blysse not only occurs
sixteen times (not fourteen times as Osgood enumerates) to blys five

lMPERFECT LINES IN

"PEARL"

AND "SIR GAWAIN"

135

times in Pearl, but is clearly dissyllabic in 397 and 611. Besides,
Iike hert (51) it is a dative in 286, the line under discussion, and on
this account alone might have retained an earlier syllabic final e.
Again, in all other instances of the word within the line it appears
before a vowel, weak h, or an unstressed syllable, and would be
monosyllabic on those accounts whether written blys or blysse.1 At ·
the end of lines 372, 384, 396 it may have been a dissyllable. Glas
is an Old English neuter which, like other such neuters, sometimes
assumed final unstressed e by analogy of obligue cases and plurals.
It appears as glasse twice in the poem, once (1025) before an unstressed syllable and therefore monosyllabic, once (1106) at the end
of the line and then possibly a dissyllable; see also examples of the
dissyllabic forro in Matzner. On all accounts it seems to me better
to read glasse in 990 rather than to supply a new word before burnist
as &lt;loes Gollancz. To sum up, there is ample reason to emend the
nouns hert, tong, blys, step to herte, tonge, blysse, stepe in the lines
suggested, and probably glas to glasse.
In thirteen lines monosyllabic adjectives without final unstressed
e in the MS, if emended for one linguistic reason or another, would
render those lines entirely regular. These are the adjectives fyrst
(486, 635, 999, 1000), hy~ (678), ilk (995), long (586), rych (68, 1036),
self (1046, 1076), Prud (1004), wlonk (122). Of these all but ryche
and possibly hy~ are monosyllabic adjectives which may be emended
on inflectional or syntactical grounds. Thus wlonk, monosyllabic in
the singular in 903 and 1171 and regularly in the poems, is a plural
in 122 and should be wlonke for that reason. Four of the remaining
monosyllabic adjectives require the weak forro with final syllabic e in
eight instances. Fyrst and jJryd are ordinal numerals and regularly
weak, so that on that account should be fyrste, jJryde (or prydde) in
the lines in which they occur. These are the only examples of the
former as an adjective, but jJryde (jJrydde) is dissylabic in 833, and
probably in 299. In ali these examples of fyrst and jJryd they are in
dative phrases, and this is an added reason for emending with final
e. Ilk appears in the weak form ilke and dissyllabic in 704, and
there is no reason why it should not be of the same ·forro in 995.
1 Thls implies that bredf-ul is stressecl on the second syllable in 126, but blt1• may
there be explained. as a monosyllable before the caesura.l pause.

�136

ÜLIVER

FARRAR

&amp;fERSON
hiPERFECT

Self is usually an intensive pronoun in the poems, but in three
instances is an adjective and in two of them weak (1046, 1076), so
that it should be emended to selfe (selve) . Compare the weak selve
in Chaucer, Troil., IV, 1240; H.F., 1157; C.T., A, 2584, among
other examples. In the remaining example of the word as an adjective (203), it occurs in a dative phrase in which case self or selve may
be read, but it is there probably unstressed and doubtless for that
reason a monosyllable in the MS.
One monosylla.bic adjective, long in the da.tive phrase f or long
3ore (586), should read longe in keeping with its forro in many similar
expressions; compare my Mid. Eng. Read., sec. 139, Clannesse, 769,
a.nd Chaucer's B. of D., 20, 380. For other monosyllabic adjectives
with inflectiona.l syllabic e in dative phrases, see brode (650), same
(1099), tenj)e (136), and in Gawain, fyne (1239),j)rinne (1868).
Ryche had final e historically and in the examples 68, 1036 is a.
plural, so that for both reasons it should become ryche. In all other
instances in the poem the word occurs before a. vowel, weak h, or an
unstressed syllable, and thus might ha.ve been written either rych
or ryche. In Gawain, 586, however, ryche is dissyllabic in a dative
phrase. Hy3 (678), originally monosyllabic as was OE heah, also has
the dissyllabic form hy3e by analogy of obligue case and plural
forms, as in 401 and Chaucer's Troil., 111, 1207.1 The MS hy3,
therefore, may stand for a plural of the monosyllable or for the
disyllabic form, but in either case should be hy"5e. So its dissyllabic
weak form in 395, 1051 may be accounted for in the same way. The
weak hy"5e of 596, 1054 may be dissyllabic, but, on the other hand,
these exa.mples of hy3e Kyng, hy3e God ma.y be retentions of the
Old English compounds heah-cyning, heah-god, with final e not syllabic before the second element of the compound. Compare for
similar possible compounds hy"5e masse (Pat., 9), OE heah-nuesse;
hy3e tyde (Gaw., 932), OE heah-tid, and with the last hy"5 seysoun of
Pearl, 39. In a.U these examples the first element alliterates, while
the second element is less fully stressed, as usually in compounds.
, Skeat accounts for a dissyllablc h•iuh• In the Troilua pa.ssage (see glossary under
h•iuh) as a "def. torm. therefore read the helghe." In thls I thlnk he is mlstaken In
talling to note that OE ha11h became both ME h11 (h•iuh, h113) and h11• (h•iuho, h11o•l wlth
11.nal • by analogy. Besldes, the Troilu, hoiuh• uod Is exactly equlvalent to OE hlo.h-uod
as used In the OE Psa.lm 66 :2 (Grein-Wlllker, Vol. III, Partil, p. 91) ic cl•o"Piu• to ho11h-god•
(d,um 11Uiuimum), and need not be regarded asan example of h•iuh• in a weak form.

LmEs

IN

" PEARL"

AND

"Srn GAwAIN"

137

In three and perhaps four lines an inflectional final e, if added to
verbal forms, would make those lines metrically regular. Two of
these verbal forms are carp (391) a.nd ask (564), the first appearing
as carpe and dissyllabic at 949, the second as aske and simila.rly a.
dissyllable at 316 and 580. In the only other case in which either
word could ha.ve syllabic e, carpe of 753, a. past tense form with
omitted or absorbed final d, the e is a. separa.te syllable. Aske (910)
precedes a vowel and is necessarily monosyllabic. Besides, as
Northup points out, three other infinitives within the lines of the
poem ha.ve syllabic final e, hyre (507), take (552), sete (101), and I
may add from Gawain, holde (1043). The past tense wro3t (825)
should be wro;te, a final e being sylla.bic in the pasts 0"5te (341),
herde (873), glente (1000). In Gawain the past made is dissylla.bic
in 687, and perhaps herde in 690. In all other examples of the past
tense wro"5t, it occurs before an unstressed syllable or syllables and
would have been monosyllabic whether written wro"5te or wro3t.
Line 709 has been regarded as unmetrica.l, though not altered
by Gollancz or Osgood. Kolbing, on the other hand, thought it
required emendation, and proposed arede for rede, while Holthausen
(Arcltiv für neueren Sprachen, CXXIII, 242) suggested inserting so
before con. It may be pointed out that con might be assumed to be
a subjunctive cone (conne) instead of the usual indicative, and thus
be in accord with the subjunctive loke in the next line. The subjunctive cone (conne) would then be dissyllabic and supply an extra
unstressed syllable before rede, as the subjunctive dele is dissyllabic
in Pearl 606. Compare also stod in Gawain, 1768, which is subjunctive and should be stode in rime with the plural adjective gode of
line 1766.
The additiona.l lines which Northup proposed to alter by adding
an unstressed e to your (496), gret (616), kyn (771), much (776), can
be read as they stand, and thus do not require emendation in the
sense of the lines already discussed. If emended to youre, grete,
muche, these adjectives would take the stress from the comparatively unimportant words in (497, 776) so (616), thus making the
lines somewhat smoother in their metrical flow. Yet this alone
does not seem to me a reason for the cha.nge. It is more to the
point that your and much, if emended, would be explained as not

�138

ÜLIVER FARRAR EMERSON

impossible datives in dative phrases. We ha.ve no further data in
the poem on which to determine the emendations, since in all other
ca.ses of the words within the lines, nine for your and eight for much,
they are either themselves unstressed, or appear before a vowel,
weak h, or an unstressed syllable. They could not be dissyllabic
in such situations.
Gret, on the other hand, has no final e historically or as a rule
if ever for a.nalogical reasons, although grete at the end of line 637
may be a.n insta.nce. In the twenty-three examples of the word in
the poem, not counting 1104 in which it must be restored, gret (grete)
occurs before a vowel, weak h, or an unstressed syllable, so that we
ha.ve in them no data for th~ a.ssumption of grete in this ca.se.
At the end of a line grete is a plural in 90 and a dative in 560, but
whether the final e is syllabic in these cases dependa upon the
question of the syllabic character of final e in other places. In
Clannesse the singular is regularly gret. All things considered it
seems doubtful whether gret in 616 should be emended.
Kyn (771) is an Old English neuter which sometimes becomes
ME kinne by a.nalogy of obligue case and plural forms, so that it
may be emended here. In the two other examples in which it
appears in the singular, 755 and 794, it occurs before a vowel or
wea.k h and could therefore not be dissyllabic. In both these
insta.nces, however, quat kyn, the same expression as in 771, is
stressed on the second element. If such st ress belongs in the line
N orthup proposed to emend, as I think it does, the emendation to
kynne is inevitable. To Northup's example of kynne in Piers Plow.,
B, V, 639, may be added B, XI, 290, but that in Orm 1051 does not
seem to me a case in point.
While considering t he lines which may possibly be emended by
addition of a final unstressed e to a monosyllablé for inflectional
reasons, we may note that 87 may belong here. In this line, if
jlavore'5 is to be stressed on the first syllable, as seems likely from
the alliteration, then the plural adjective frech before it must become
freche (fresche) , as in Gawain, 122. The line may be read, however,
with stress on the second syllable of fiavore'5, in which case frech
would rema.in monosyllabic before an unstressed syllable. It is
impossible, therefore, to expresa more than one's general choice of

!MPERFECT LINES IN "PEARL

11

AND

"SIR

GAWAIN 11

139

two possibilities. My own would be, beca.use of the probable alliteration of the line, to emend the adjective in accorda.nce with principles la.id down for the plurals of other monosyllabic adjectives in
similar instances.
To turn to our second poem, in Sir Gawain and the Green Knight
there are 404 rimed lines, not counting the 101 tail rimes which close
the irregular, unrimed stanzas, and are separately numbered by
Morris. A very few of these rimed lines are metrically deficient, as
84, 249, 736, and perhaps 1016, which seem to require an added
word. Thus in 84, soth should probably be sothly, no adverbial
sothe appearing in the poems, the scribe perhaps mistaking soth for
the noun or adjective. Some such addition as word or speche would
appear to be needed after cast in line 249, and some such word as
ry'5t before wel in 736. Perhaps a Pe should be supplied before
trumpe'5 in 1016. But I am now especially interested in lines which
are metrically deficient by the probable omission of an inflectional
or syntactical final e, as in the lines of Pearl already discussed.
Taking these in the order of nouns, adjectives, and verbs involved,
the noun M e'5el,.mas in 532 should be M e"5el-masse. The last part
of the compound, OE m&lt;llSse, has final e historically, and usually in
these poems; compare masse in Cl., 51, and Pat., 9; Kryst-masse in
Gawain, 37,734; crysten-masse in Gawain, 502, but crysteTHnas, 985;
and even mas in rime (Pearl, 1115), in which masse is possible. The
parallel form messe in rime (Pl., 497) is also in point as more likely
the Old English variant messe than the OF messe; cf. messe-quyle
in Gawain, 1097.
In line 35 the adjective lel is plural and should be lele on this
account, as well asforthe meter. Similarly, in line 1177 the adjective
derk is weak and for this reason should ha.ve the form derke,. thus
completing the line metrically. In verbs there are ·no examples
within the lines which require change for metrical reasons, but in
three instances changes of verbs in final position should probably be
made. Thus in 1146 the past plural '5od should probably be '5ode
to rime with the plural adjective gode in 1148. As already indicated
a.hove the subjunctive stod of 1768 should be stode for inflectional
reasons, and the rime word of 1766 is the plural adjective gode as
in 1148. In 1975 the infinitivefionk should probably bejJonke, as the

�140

ÜLIVER

F ARRAR

IMPERFECT

EMERSON

L1NEs IN "PEARL" AND "Srn GAwAIN"

141

twenty-four before the second stress. In any case the reason for
more omissions of syllabic final e before the fourth stress than before
the second or third is simply that there was more opportunity for a
careless scribe to make such omission. Moreover, the proportion of
omissions in the two places is essentially the same, as we should
expect it to be if it were a matter of careless copying. The argument
from intention on the part of the poet falls to the ground completely.
Again we may rea.son with confidence that the emendations, justified
as they have been from the point of view of infl.ection and syntax,
are not barred by any intention on the part of the poet, whether in
imitation of another literary form or not.
The purpose of this paper is to emphasize the relation of linguistic
facts to the metrical irregularities of Middle English poetry, through
application to two poems belonging to the same time and district,
and generally believed to be by the same author. Such examination
would seem to be unnecessary but for the frequent disregard of such
essential facts of language in the Middle English period. Many
glossaries of Middle English works are prepared with slight regard
for them, notwithstanding such care in this particular as Skeat exercised in the glossaries to Piers Plowman and Chaucer. Questions of
metrical regularity or irregularity are often discussed with little
consideration of their importance, as in the otherwise valuable
editions of Pearl by Gollancz and Osgood. It is hoped the paper
may also call attention to the importance of further investigation of
linguistic problems in this important period.

rime word wlonk, a plural of the adjective, should probably be wlonke.
For the latter compare the suggested emendation of Pearl, 122.
In conclusion let me return to the reasons Osgood suggested for
retaining the MS readings in most of the P earl lines he was discussing. His first suggestion, that the poet was perhaps infl.uenced
by the long alliterative line, rests, it seems to me, on a wrong assumption. It implies that the poet, when working in the medium of the
long alliterative line, would use a language somewhat different from
that naturally spoken by him and others in bis age and district.
Now I know of no reason to believe that the language of the long
alliterative line ever differed essentially from the language of ordinary life. That it was not as regular syllabically as the line of four
stresses used in Pearl rests upon its previous bistory and later development, but that does not indicate that the language used in the
two forms was different in any important particular. Only if the
poet were consciously imitating a form not naturally his own, could
this be true, and of tbis no proof has been offered or I think can be
presented.
Again, Osgood argued that, in the lines he cited, the omission
of e in the unstressed syllable "was intentional," because in fourteen
of the instances it occurred "at the opening of the fourth foot, and
in the four other cases after the caesura." Yet in contravention of
bis own point he amended adulrmente (72) to adubbement, because the
longer word is shown to be correct by its use in similar position at
the end of the four succeeding stanzas. Omission of the e in tbis
case, far from being intentional, must have been merely a scribal
error.
The argument from the frequency of omission before the fourth
stress rests on no more certain basis. Osgood failed to note how frequently the final e which might have syllabic value is preserved before
the various stresses. An examination of the first 200 lines of the poem
shows some thirteen instances in which a final e is still preserved
before the fourth stress, as compared with four instances before the
second, and at most only one (rourde 112) before the third. If the
proportion holds good for the remaining lines of the poem, as. we
may reasonably believe it will, then there are at least seventy-eight
instances of final e before the fourth stress, compared with some

ÜLIVER
WESTERN RESERVE U NIVERSITY

•

F ARRAR

EMERSON

�SPENSER'S USE OF THE LITERATURE OF TRAVEL IN
THE FAERIE QUEENE
I
Although this article aims chiefly to describe that curious interwea.ving of the mythical and the real which produced the voyage of
Sir Guyon to the Bowre of Blisse in the twelfth canto of the second
book of the Faerie Queene, it may be of interest to note by way of
preface that there are scattering and fragmentary references throughout the Faerie Queene to the voyages of the sixteenth-century seamen,
to the countries new found by them, and to curious and interesting
facts about the inhabitants. There is clearly an attempt to utilize
bits of the current travel lore for artistic purposes.
Among the passages which merely mention such new names as
Peru and America, the best known is probably Spenser's famous
"defence" of the Faerie Queene in the Prologue to the second book.
Some people, Spenser fears, may account "all this famous antique
history" as only the "aboundance of an idle braine," but, he goes
on to say, other things would have been thought impossible a generation or two ago which are now proved true:
Who euer heard of th' Indian Peru t
Or who in venturous vessell measured
The Amazons huge riuer now found trew?
Or fruitfullest Virginia who did euer vew?
Yet all these were, when no man did them know.1

Spenser might well defend on this ground the wonders that he tells,
for many of them are drawn from the relations of the voyagers themselves. Incidentally these lines fix the date of this Prologue as not
earlier than 1584, for that was the date of the first voyage to Virginia
by Amadas and Ba.rlowe.
• Faeri• Qu,en,, II, Prol. 2, 3. Other rerenmcee are: II, x, 72, arererence to America;
II, x:1, 21, stanza on the bows and arrows o! the Indlans; III, ü, 6, "the Atrick Ismael and
the Indian Peru"; V, x, 3, "the Americke shore, the utmost margent of the Molucu."
[MODHN PHILOLOOT, November, 1921)
143

�144

Lo1s W HITNEY

More interesting is Spenser's second reference to the river of the
Amazons (IV, xi, 21, 22) :
And that huge Riuer, which doth beare his name
Of warlike Amazons, which doe possesse the same.
loy on those warlike women, which so long
Can from all men so rich a kingdome hold;
And shame on you, O men, which boast your strong
And valiant hearts, in thoughts lesse hard and bold,
Y et quaile in conquest of that land of gold.

Spenser, then, was familiar with the tales, and there were many of
them, of the Amazons in America. The very first voyagers brought
back stories of islands "in whyche dwell only women, after the
manner of them, called Amazones."1 With the descent of the
Amazon River by Orellano in 1540-41, the Amazons were henceforth
associated with that region. Thevet, in bis Singularitez de la Franr,e
Antarctique, translated from the French and published by Bynneman
in 1568, devotes a chapter to telling "How certaine Spanyardes
arrived into a country, where they found Amazons," but Spenser
must have heard, rather, some such stories as those referred to by
Herrera in bis General History of the Western Indies, 1601-15, Decade
VI, Book ix:
Captain Orellano, by means of a vocabulary which he had made, asked
many questions of a l!aptured Indian, from whom he learned that that land
was subject to women, who lived in the same way as the Amazona, and
were very rich, possessing much gold and silver. They had five houses of
the sun plated with gold, their own houses were of stone, and their cities
defended by walls; and he related other details, which I can neither believe
nor affirm, owing to the diffi.culty of discovering the truth.2

Spenser, however, seems to have made little or no use of these stories
for bis Amazon episode in the fifth book.
Spenser describes the feather dresses of the lndians in the stanza
on Fancy (111, xii, 8):
His garment neither was of silke nor say,
But painted plumes, in goodly order &lt;light,
Like as the sunburnt Indians do aray
Their tawney bodies, in their proudest plight.
• Richard Eden, A treat11ae o/ the newe India . . . . a/ter the deacription o/ Sebaatian
MQnater, London, 1553, in Edward Arber, The Firat Three Engliah Book, on Americe&gt;
(Edinburgb, 1885), p. 30. Otber references to tbe Amazons are to be found in tbe same
work, p. 24, and in tbe Decadea o/ the newe worlde o/ We,t India, pp, 69, 70, 177, 189.
• E:z:pedition, into the VaUe11 o/ the Amazon,, trans. and ed. by C. R. Markbam
(Hakluyt Society edition), p. 36.

THE

LITERATURE OF TRAVEL IN THE "FAERIE QUEENE"

145

There are a number of descriptions of the feather dresses in the travel
books. Perhaps the following one from Eden's Deoodes suggests the
"proudest plight" as well as any: "Whereuppon they which were
sente to lande . . . . makynge a great shoute for ioye of their
•
victory, sette them selues in order of battayle,
and so keping their
array, returned to the shippes laden with spoyle of those prouinces,
and shynynge in souldiers clokes of fethers, with faire plumes and
crestes of variable colour."1 It is barely possible of course that
there had remained associated in Spenser's mind three facts from the
Discouerie of Morum Bega, which was included in Hakluyt's Divers
V oyages, 1582. There is in this account a description of a number
of tribes. Of one we are told that they were "clad with the fethers
of foules of diuers colours"; of the next that "they &lt;lid not desire
cloth of silke or of golde, much lesse of any other sorte"; and of the
next that "the people differ much from the other. . . . . They
cloth themselves with Beares skinnes, and Leopardes, and sealles,
and other beastes skinnes."2 Note now in connection with Spenser's
description of the feather dress the first line of the stanza quoted
above, "His garment neither was of silk nor say," and the description
of Daunger, three stanzas below:
With him went Daunger, cloth'd in ragged week,
Made of Beares skin, that him more dreadfull made.

The coincidence is interesting, but not entirely conclusive.
Spenser has a number of descriptions of savages. There is the
savage man with a gentle disposition in VI, iv, and there is the
nation of cannibals in VI, viii, both of which have so many counterparts in the travel books that it is needless to point out specific parallels. More interesting, however, is the "wilde and saluage man"
(IV, vii, 5-7), the various aspects of whom represent an ensemble
from diverse sources. He may be in part a reminiscence of the folk
character of the wild man, or "wode man," who figured in Elizabethan
pageants.3 This wild man was usually hairy (cf. IV, vii, 5), carried a
1 Arber, op. cit., p . 160.
Otber descriptlons are to be found In Tbevet, op. cit., p. 39,
and Girolamo Benzoni, Hi&amp;tor11 o/ the New World, shewing hi• Trn•els in America, from
A.D. 1641 to 1668 (Hakluyt Society edition), p. 178.
• Di..ra Vo11ao••• ed. by J. W. Jones (London, 1850), pp. 63, 65, 70.
a Robert Witbington, Engliah Paoee&gt;ntr11 (Cambridge, 1918), p. 72 ff. Frederick S.
Boas, Uni•erait11 Drama in the Tudor Aoe (Oxford, 1914), p. 161, gives a quotation from a.
diary !or January 8, 1582, wbicb mentlons such a "savage."

�146

Lo1s WmTNEY

THE LITERATURE OF TRAVEL IN THE "FAERIE QUEENE"

wooden club (cf. IV, vii, 7), and was "with a wreathe of yuie greene
Engirt about" (cf. IV, vii, 7). He was not, however, large-lipped and
long-eared as is Spenser's wild man. 1 Hairy men are of course frequently met with also in the travel books, but large lips and long
ears are of rarer occurrence. Spenser writes:

The pilote which owre men brought owt of the llandes of Molucca toulde
them that not farre from thense, was an Iland named Arucetto in the which
are men and women not past a cubite in height, hauynge eares of such byggenesse that they lye uppon one and couer them with the other.1

His neather lip was not like man nor beast,
But like a wide deepe poke, downe hanging low,
In which he wont the relickes of his feast,
And cruell spoyle, which he had spard, to stow.

Marco Polo, describing the inhabitants of Zanzibar, writes, "They
have large mouths, their noses tlrrn up toward their forehead, their
ears are long, and their eyes so large and frightful, that they have
the aspect of demons."2 This description taken in connection with
the rest of Spenser's picture, is fairly close, but there is a closer
parallel in Mandeville: " And in another isle be folk of foul fashion
and shape that have the lip above the mouth so great, that when
they sleep in the sun they cover all the face with that lip."1 This,
to be sure, is the upper lip, but the transfer was a simple matter.
Spenser, it is true, may be following a Celtic tradition here. In the
story of Kilhwch and Olwen, Gwevyl, the son of Gwestad had lips
so large that he could drop one below his waist and cover his head
with the other.•
As for the ears, Spenser's lines are:
And downe both sides two wide long eares did glow,
And raught downe to his waste, when up he stook,
More great then th' ea.res of Elephants by Indus flood.

In Mandeville, a few lines below the description quoted above, is
found: "And in another isle be folk that have great ears and long,
that hang down to their knees." Eden has two references to long
ears. In his translation of Sebastian Münster the Spaniards are
told that there are men
not onely with hanging eares, but also with eares of such breadth and length,
that with one of them they myghte couer theyr hole head. But the Spanyardes, who soughte for gold and spyces, and not for monsters, sayled
directly to the llandes of Mollucca.
• Withington, op. cit., p. 54, mentlons the fact that tbe pagea.nt figure of the glant
sometlmes had '"large ears" and " big mouths." but he cites no examples.
• Th• Tr4•el• o/ M4rco Polo, the Veneti4n, ed. by Thomas Wrigbt (London, 1854),
p. 432. Cf. Eden, op. cit., p . 23.
• The Tr4v.Z• o/ Sir John M4nd ..ille, ed. by A. W. Pollard (London, 1900), p. 196.
• Th• Afobinoqion, ed. by Alfred Nutt (London, 1904), pp. 112-13.

147

And in his Decades:

Spenser seems to have made use of either Marco Polo or Mandeville also for an ítem in his description of Maleger. Maleger, we are
told (II, xi, 26), fled on a tiger:
And in his flight the villein turn'd bis face,
(As wonts the Tartar by the Caspian lake,
When as the Russian him in fight does chace)
Unto his tygres taile, and shot at him apace.

Mandeville writes:
And ye shall understand that it is great dread for to pursue the Tartars

ü they flee in battle. For in fleeing they shoot behind them and slay both
men and horses.2

And Marco Polo:
When these Tartars come to engage in battle, they never mix with the
enemy, but keep hovering about him discharging their arrows first from one
side and then from the other occasionally pretending to fly, and during there
flight shooting arrows backwards at their pursuers, killing men and horses,
as ü they were combating face to face.3

This characteristic is less frequently mentioned in sixteenth-century
treatises. It is scarcely possible that Spenser could have seen a
reference to the custom in a manuscript copy of Giles Fletcher's
Of the Russe Common W eaUh, a book which was the fruit of a diplomatic mission to Russia in 1588, but which was not however published until 1591.
To mention a final example, the picture of Disdain (VI, vii, 43)
goes back in part either directly or indirectly to travel books of a
different class :
He wore no armour, ne for none did care,

As no whit dreading any liuing wight;
But in a Iacket quilted richly rare
Upon checklaton he was straungely dight,
And on bis head a roll oí linnen plight,
Like to the Mores of Malaber he wore;
With which bis locks, as blacke as pitchy night,
Were bound about, and voyded from before.
• Op. cit., pp. 34-36, 260.

• Op. cit., p. 165.

• Op. cit., p. 136.

�148

Lo1s WmTNEY

THE LITERATURE OF TRAVEL IN THE "FAERIE QUEENE"

The keynote phrase in this passage is the "Mores of Malaber."
There are many descriptions of Malabar in the travel books, but in
few of them are the inhabitants referred to as Moors. Even Marco
Polo is too discriminating to give them that name. The phrase is
probably to be traced back to sorne Portuguese travel book, for the
Portuguese writers had the habit of referring to all Mohammedans
indiscriminately as Moors. Especially is the Book of Duarte Barbosa
full of the phrase, "the Moores of Malabar." This travel book was
probably completed about 1518 and was translated into Italian by
Ramusio and included in his collection of voyages. Spenser may
possibly have gleaned his description of the dress of Disdain from
Barbosa. Following is Barbosa's description of the costume of the
kings of Malabar: "Sometimes they clothe themselves with short
jackets open in front, reaching halfway down the thigh, made of very
fine cotton cloth, fine scarlet silk, or of silk and brocade. They
wear their hair tied upon the top of their heads, and sometimes long
hoods like Galician casques." 1 Elsewhere he speaks of the use of
cloth of gold (Spenser's "checklaton "): "They go very well attired in
rich cloth of gold, silk, cotton and camlets. They all wear turbans
on their heads, these turbans are long like Moorish shirts."2
Fragmentary as these passages are, they indicate clearly one of
the more remote and curious ramifications of Spenser's interests.
Whether Spenser actually read the Book of Duarte Barbosa or Thevet's
Singularitez, or Eden's Deoodes, or got his material from them by
sorne indirect means, is a relatively unimportant question. The
interest in the strange and exotic forros of life and manner of living
so picturesquely set forth by them remains.3 In the following section

we shall see how he blends material from the travel books with various
legenda and fictions and creates from the combination a faery voyage
peopled with "shapes that haunt thought's wildernesses."

1 A deocription o/ the Coaat&amp; o/ Eaat A/rica and Malabar in the Beginning o/ the 18 c.
b11 Duart• Barbo•a, trans. by the Hon. H. E. Stanley (Hakluyt Sociéty edition), p. 104.
• Haklu11t Societ11 edition, Ser. II, Vol. XLIV, p. 120.

• It is interesting to note in this connection that Gabriel Harvey, Spenser's close
friend and gulde in matters intellectual, had apparently a very considerable acquaintance
with the travel books. In Pierce' • Supererogation we read: "But read t he report of the
worthY Westeme discoueries, by the said Sir Humlry Gilbert; the report of the braue
West-Indian voyage by the conduction of Sir Fralncis Drake; the report of the horrible
Septentrionall discoueryes by the trauail o! Sir Martin Forbisher; the report of the
pol!tlque discouery of Virginia by the Colony of Sir Walter Raleigh; the report of sundry
other famous discoueryes and aduentures, publlshed by M. Rychard Hackluit in one
volume, a worke of importance," etc. See Gregory Smith, Elizabethan Critica! Easa11•
(Oxford, 1904), II, 261-62. The possible lnfluence of Sir Walter Ralegh on Spenser need
only be mentloned.

149

11
It is perhaps generally recognized that the voyage of Sir Guyon
under the guidance of the Palmer and with the help of the "heedfull
Boateman" to the Bowre of Blisse in the twelfth canto of Book II of
the Faerie Queerw resembles in certain respects the medieval Legend of
St. Brandan, but the points of similarity between the two have not, I
believe, been pointed out in detail, nor have there been discussed
certain other possible sources, which I should like to offer, for various
passages in this canto.
Let us consider first the Legend of St. Brandan and its possible
relation to the voyage of Sir Guyon. The legend was easily accessible to Spenser. It seems to have been very popular in the Middle
Ages, for it survives in many versions. There is a Latin version
which has been edited by Jubinal from "les manuscrits de la Bibliotheque du roi," together with a twelfth-century French prose translation and a French metrical version from the thirteenth-century
Image du Monde of Gautier de Metz. 1 This Latin version is
somewhat longer than the Latin version of Capgrave in the Nova
Legenda Angliae. Capgrave's version was published in English
by Wynkyn de Worde in 1516. There is also an English prose
version of the legend in the Golden Legend. The text from which I
quote is from Wynkyn de Worde's 1527 edition of the Golden Legend.
Besides the English prose version in the Golden Legend, there is a
Middle English metrical version in the Southern Legend CoUection
of the late thirteenth century or early fourteenth century. 2 There
are various other Latin, French, and Anglo-French versions, 3 but I
1 A. Jubinal, La Ugt nde latine de S. Brandaint&amp;, a•ec une traduction inldite en prose
et en P°'•i• Romanea (Paris, 1836). There is another Latln MS, edited by Schrllder,
1871, which I have not been able to see. For references to critica! papers on the subJect
see Best, Bibliograph11 o/ Irish Philolog¡¡ and o/ Printed Iriah Literature (Dublln, 1913),
p. 115; and Wells, Manual o/ the Writinga in Middle EnuZiah, p. 806.
• Both the Engllsh version of the Golden Legend and of the Southern Leuendary have
been edited by Thomas Wr!ght in t he "Publlcatlons of the Percy Society," Vol. XIV.
The metrical version 1s from M S Harl. 2277, fol. 41, v°.
• Schirmer, Zur Brandanua-Legende (Leipzig, 1888).

�150

Lo1s WmTNEY

shall only mention further the Celtic "Life of Brenainn" in the Book
of Li,smore. 1 Of these various versions the one most readily accessible
to Spenser was the English prose version in the Golden Legend, and
that seems also to be as near to the passage in the Faerie Queene as
any, although the English prose and metrical versions are so like that
it is diffi.cult to decide between them.2 I find nothing in the longer
Latín version, edited by Jubinal, parallel to the voyage of Sir Guyon
which is not also in the English of the Golden Legend. The Celtic
version deals more largely with the early life of St. Brandan, or
Brenainn, and less with the N avigatio, and is perhaps the least like
the passage in the Faerie Queene.
What, then, are the parallels between St. Brandp,n and Book II,
canto xii, of the Faerie Queene? In the former we have the story of
a voyage in quest of the Land of Promise, a long voyage beset with
many dangers from tempest, fowl, and sea monster, a voyage past
many marvelous islands, "the which were a very great wonder,"
as the sixteenth-century seamen were fond of saying. In the latter,
likewise, we pass with Sir Guyon and the Palmer a series of marvelous
islands and escape a succession of similar dangers. In the former
voyage, St. Brandan is the controling Christian spirit who holds his
roen in check, warns them of the fl.oating island, and prays for help
when they are attacked by whale and "grype." So in the latter, the
Palmer guides the boat safely past the Rock of Vile Reproch, past the
singing mermaids, past the "seemely Maiden, sitting by the shore,"
and scatters the multitude of fi.sh with his "vertuous staffe." Both
voyages end in a kind of happy otherworld, the former in the Londe of
Byheest that "Adam and Eve dwelte in fyrst," and the latter in the
Bowre of Blisse, which partakes largely of the nature of the Londe
of Byheest but is modifi.ed in accordance with Spenser's moral airo
into a bewitchingly lovely bower of temptation.
Examining the correspondence between certain of the episodes
more closely, it is perhaps sufficient merely to mention in passing the
episode of the fl.oating islands, for the parallel in this case is not
1 Whitley Stokes, Lioea o/ Sainta from the Book of Liamore (0:dord, 1890), text, pp. 99-116; translation, pp. 247-61.
• It is entirely possible that Spenser knew both the English prose and the Middle
English metrical versions, for, while the canto seems on the whole nearer to the prose
version, tbere is at Ieast one passage, wbich I shali note later, that more nearly resembles
the metrical version.

THE LITERATURE

OF

TRAVEL IN

THE

"FAERIE

QUEENE"

151

close. In the legend the monks, ali but the wary St. Brandan, go
upon an island to prepare their dinner. When the fi.re becomes very
hot the island begins to move. The monks, fl.eeing back to the ship,
"mervayled sore of the moving. And saynt Brandon comforted
them, and sayd that it was a grete fisshe named Jasconye, which
laboureth nyght and &lt;laye to put his tayle in his mouth, but for
gretnes he may not." 1 The fl.oating islands which Sir Guyon and
the Palmer pass are real islands which lure the voyagers by the
pleasantness of their woods and dales. Spenser may possibly·have
taken his original conception from the legend, but if so he modifi.ed
the type of island considerably. We shall have more to say later
on the subject of fl.oating islands.
The next analogous episode is that of the fi.sh. There are two
fi.sh episodes in the legend, (1) the attack by the whale, and (2) the
threatened danger from the multitude of fi.sh and their dispersa! by
St. Brandan. There is a single episode in the Faerie Queene, but
that one episode partakes of the nature of the two in the legend,
fi.rst in the description of the waterspout caused by the fish, and
second in the surging of the multitude of fi.sh about the vessel and
their dispersa! in this case by the Palmer:
And soone after carne to them an Suddeine they see from midst of a.U
the Maine,
horryble fysshe, which followed
the shyppe long tyme, castynge The surging waters like a mounta.in
rise,
so moche water out of his mouth
into the shyppe that they sup- And the grea.t sea puft up with proud
disdaine,
posed to have ben drowned.
. To swell aboue the measure of his
[Op. cit., pp. 46-47.)
guise,
As threatning to deuoure ali, that his
powre despise.
[Sta.nza 21.]
And then anone ali the fysshes Ali these, a.nd thousand thousands
manymore,
awoke and carne aboute the shippe
so thicke, that unneth they myght And more deformed Monsters thousand fold,
se the water for the fysshes.
With dreadfull noise, and hollow
rombling rore,
Carne rushing in the fomy wa.ues
enrold.
[Sta.nza. 25.]
'St. Brandan, ed. by T. Wright, "Publications of the Percy Society," XIV, 39.

�152

Lo1s WmTNEY

And whan the masse was done, all
the fysshes departed so that they
were seen no more.
[Op. cit., pp. 47-48.)

Tho lifting up his vertuous staffe on
hye,
He smote the sea, wbich calmed was
with speed,
And all that dreadfull Armie fast gan
fl.ye.
[Stanza 26.)1

Again, both parties of voyagers pass through a dark cloud before
they come to their destination:
And after this they tooke theyr
shyppe and sayled eest xl. dayes,
and at the xl. &lt;layes ende it began
to hayle ryght fast, and therewith
carne a derke myst, wbich !asted
longe after, wbiche fered saynt
Brandon and bis monkes, and
prayed to our Lord to kepe and
helpe them.

When suddeinly a grosse fog ouer
spred
With bis dull vapour all that desert
has,
And heauens chearefull face enueloped,
That all things one, and one as
nothing was,
And this great Uniuerse seemd one
confused mas.
Therat they greatly were dismayd,
ne wist
How to direct their way in darkenesse wide
But feard to wander in that wastful
mist.

And soone after that myst passed
awaye, and anone they sawe the
fayrest countree eestwarde that
ony man myght se.

Till that at Jast the weather gan to
clear,
And the faire Iand it selfe did plainly
show.

And than anone carne theyr procuratour, and badde them to be of
good chere, for they were come
into the Londe of Byheest.
[Op. cit., pp. 54-55.)2

Said then the Palmer, Lo where does
appeare
The sacred soile, where all our perils
grow.
[Stanzas 34, 35, 37.)

• Compare with this the metrical version which seems sllghtly closer:
l. Berninge fom out of his mouth he caste,
The water was he,ere than here schip bifore hem at eche blaste.
2 . The flsch sturte upe with here so~. as hi awoke of slepe
And flote al aboute the schip, as hit were at one hepe;
So thikke hi flote about bi eche half, that now other water me ne se3
And bisette this schip al aboute, ac hi ne come ther se.;.
So thikke hi were aboute the schip, and suede hi evere so,
The while this holi man his masse song, forte he hadde i-do;
And tho the masse was i-do, eche wende in his ende.
(Op. cit., pp. 19, 21.)
There are, however, other parallels to this passage, to be noted later, which Spenser may
ha.veknown.
• I have transferred the order of the last two quotations. There is another descriptlon o! this cloud at the beginning of the legend, p. 36.

THE

LITERATURE OF

TRAVEL

IN THE

"FAERIE

QUEENE"

153

In the passage in the Faerie Queene the voyagers are attacked while
the darkness is upon them by an "innumerable flight of harmefuil
fowles. . . . . Even ali the nation of unfortunate And fatall birds."
This does not occur in any of the versions of St. Brandan that I have
seen, but at another point in the voyage St. Brandan and his monks
are attacked by a "grete grype, which assayled them and was lyke to
have destroyed them."1 It is possible that Spenser put the two
episodes together.
Finally, certain features of the Londe of Byheest are similar to
those of the Bowre of Blisse. Both luxuriate in flowers and fruits
and pleasant meadows, and "there was alwaye daye and never
nyght, and the londe attemperate ne to hote ne to colde."2
Such are the similarities between the medieval saint's legend
and Book II, canto xii: correspondence in the general scheme of the
voyage past marvelous islands; in the róles played by St. Brandan
and the Palmer; and in certain details of the development. But this
by no means accounts for the whole of the canto. Even taking into
consideration the obvious classical borrowings-the Charybdis, the
song of the Sirens, the Circean animals-all of which have been
sufficiently pointed out in the annotated editions, and the borrowing
from Tasso's Garden of Armida which have also been pointed out,ª
there is much that is unaccounted for. What of the magnetic
rocks? of the ship stranded on the sand ? of the lure of the "seemely
mayden" ? of the ivory gates and the golden fruit, the bed of roses?
Was Spenser using any other sources ?
• Op. cit., p. 47. The appearance of supernatura.l beings in the form of birds is a
oommon oonvention in Celtic legends. Cf. the list of references in T. P. Cross, "The
Celtlc Origin of the Lay of Yonec," R evue celtique, XXXI, 437-38, n. For the convention
of the mist surrounding the Celtic otherworld, cf. A. C. L. Brown, "The Knight of the
Lion," PMLA, XX (1905), 677-78, n.
• St. Brandan, p. 55.

These features are characteristlc of otherworld descriptions.

• There are references to the borrowing in Schramm, Sp•n••n Naturachilderunu•n
(Leipzig, 1908), p. 22 ff.; in Koeppel, "Die englischen Tassoübersetzungen . . . . , 11 B:
Spensers Verhllltnis zu Tasso," Anulia, XI, 341-62; in the annotated editions, especially
those of Todd and Kitchln, and in R. E. Neil Dodge, "Spenser's Imitatlons from
Ariosto," P M LA, XII, 151. Dodge here says that "theBowerof Bliss (Book II, canto XII)
is taken bodily from the Geruoalemme liberata (c. XV, XVI)," a statement more sweeping
than accurate. While lt is true that Spenser probably borrowed more from Geruoalemme
liberata than from any other single source, the fact remains tha.t he and Tasso are working
on the basis of different conceptions of the fairy otherworld. Tasso is uslng the convention of the mountain, possibly oriental in origin, a.nd Spenser the more typical Celtic
oonvention of the island. Cf. H. R. Patch, "Medieval Descriptions ot the Otherworld,"
PMLA, XXVI (1918), 606-19.

�154

101s WmTNEY

There are severa! other possible sources. In the first place St.
Brandan, or Imram Brendain, to use its Celtic title, is one of a series
of imrama, or tales of sea voyages which follow much the same
lines as St. Brandan.1 There are strange and remarkable islands in
all, supernatural events, and often wondrously beautiful women who
lure the voyagers into the land of the unreal (especially in Imram
Brain mac Febail, and Imram Curaig Mael,duin). It is possible
and not in the least improbable that Spenser, with his interest in
fable and legend of every sort, may have picked up sorne of these
tales during his long residence in Ireland.2 It is possible also that
he became acquainted with the happy otherworld as it appeared in
numerous other Celtic legends. Perhaps he had heard the story
of how the fairy maiden lured away Condla the Fair to be "an
everlasting king, without wail or woe" in the Land of the Living where
it is ever summer and the flowers ever bloom.ª Possibly also he
knew of the voyage of Teigue, son of Cian, in which Teigue touches
on a fairy otherworld almost as beautiful as Spenser's own and in
many respects similar to it.4 There are "delicate woods with
empurpled tree-tops fringing the delightful streams" (cf. Spenser,
st. 58); there is a marvelous "minstrelsy" of birds; a wonderful
fragrance (Spenser: "That still it breathed forth sweet spirit and
wholesome smell," st. 51); there are luscious grapes (sts. 54-55),
superlatively lovely women, and rich workmanship in gold and
silver and precious jewels.6 Before one draws any hasty conclusions,
however, it should be remembered that many of these features,
1 For a Ust of the imrama see Best. op. cit .• or Thrall. "Vergil's A eneid and the lrish
Imrama: Zim.mer's Theory," Modern Philoloqy, XV, 450.
• There is no evidence that Spenser read Irish. He would ha.v e to get these tales
second hand.
• The "Adventure of Condla the Fa.ir," trans. by J. O'Beirne Crowe, J ournal o/ th•
Ro¡¡al Societ¡¡ o/ Antiquaries o/ Ireland , XIII, 129 ff.
• S. H. O'Gra.dy , SiZ.a Gadelica: The A d• enture, o/ T eique, Son o/ Cí an (I,ondon and
Edinburgh, 1892), 11, 385--401.
• For a summary of the fea.tures of the Celtic otherworld which was to be found
across the sea, see Alfred Nutt, "The Happy Otherworld in the Mythico-Romantic Literature of the Irlsh," in The Vo¡¡aqe o/ Bran, Son o/ Febal, to the Land o/ the Lioinq, ed. by
K. Meyer (London, 1895-97), 1, 229-30; Zim.mer, "Keltische Beltrti.ge, 11," Z./.D.A.,
XXXIII, 280-81; and A. C. L. Brown, "lwaln," Haroard Studie, and Notes, VIII, 82-94.
Westropp has polnted out ("Brasil and the Legendary Islands of the North Atlantic,"
Proceedinua o/ the Ro¡¡al Irish A cadem¡¡, XXX, 255) that this happy otherworld, called
variously Magh Mell, the Isle of the Living, the Isle of Truth, the Isle of Joy, etc., was
associated wlth the legendary island of O Brazil which was sought by early marlners, and
actually placed on the charts from 1320 down to 1865.

THE

LITERATURE OF TRAVEL IN THE

"FAERIE

QUEENE .~

155

especially the fragrance, the music, the equable temperature, and
the beautiful landscape, are conventions which are common not only
to Celtic but to non-Celtic descriptions of the happy otherworld.1 In
the Vision of Saturnus, for example, mention is made of the "unspeakable sweet odor"; in the Visio Pauli, of the wonderful fruits
and vines and of the "land more brilliant than gold and silver"; in
the History of Barlaam and Josophat, of the clear music of the trees
and the delicate fragrance. 2 And the Old English poem, The Phoenix,
has an elaborate and beautiful description of an otherworld scene in
which the temperateness of the climate and the beauty of the country
are as elaborately set forth as by Spenser and very nearly as ably.
Even the grotesque Land of Cockayne has most of the common conventions.3 It is hard to conceive that as wide a reader as Spenser
coúld have been unacquainted with at least sorne of these accounts,
but their very multiplicity makes it utterly useless to attempt to set
up any one of them as a direct source.
The situation seems to be slightly different, however, in the case
of a possible Greek source, the True History of Lucian, the tale of a
voyage across the ocean and through space to many wonderful
islands and countries, among them the Isle of the Blest. While
there is no single parallel between Spenser's account and the True
History significant enough in itself to establish a definite relationship
between them, there are enough similarities in details to make out a
fairly good case. The True History was easily accessible to Spenser.
There were a number of Latín translations of the W orks, two Latín
translations of the True History, one published in 1475 and one in
1493, and there was a French translation of the Works, published in
1583.
There was, however, another source of material which Spenser
had at hand besides the Celtic and non-Celtic mythical voyages to
the happy otherworld, and that was the sixteenth-century travel
1 Cf. A. C. L. Brown, op. cit., pp. 133-47, for a discussion of the happy otherworld in
romances and lays.
• There are quotations !rom these three works in Nutt, op. cit., pp. 248-49.
• Nutt has discussed certaln classica.l treatments o! the happy otherworld idea,
op. cit., I, 258 ff. See also a work not mentioned by Nutt, the Oceanica ot Iambulus,
retold by Diodorus, ii. 4, and by Purchas in Purcha• his P ilqrim••• Bk. I, chap. viii.
Iambulus sails across the ocea.n to a marvelous island which has a temperate cllmate,
wonderful fruits and flowers, etc.

�156

Lo1s

WmTNEY

lore with which, as we have already seen, Spenser undoubtedly had
some acquaintance.
Let us turn back to the beginning and consider some of the
episodes in the light of these other possible sources.
Stanzas 4, 7, 8: "The Rodee of vil,e Reproch. "-This rock, composed
"of mightie Magnes stone," that draws passing boats toward it, is to
be met with in the tales of the travelers. André Thevet, in bis Singu1,aritez, writes: "Likewise in this same sea are found Ilands named
Manioles . . . . nere to the which there are great rocks that draw
the ships unto them, be'cause of the yron wherwith they are nailed." 1
There seems to be a closer parallel in Mandeville, however, if one
takes into consideration the continuation of the description m
stanza 7:
On th' other side, they saw that perilous Rocke,
Threatning it selfe on them to ruinate,
On whose sharpe clifts the ribs of vessels broke,
And shiuered ships, which had bene wrecked late,
Yet stuck.
In Mandeville, chapter xxx, we find:
For in many pleces of the sea be great rocks of stones of the adamant,
that of his proper nature draweth iron to him. . . . . I myself have seen
afar in that se~, as though it had been a great isle full of trees and buscaylle,
full of thorns and briars great plenty. And the shipmen told us, that all
that was of ships that were drawn thither by the adamants, for the iron
that was in them. And of the rotten-ness, and other thing that was within
the ships, grew such buscaylle . . . . and of the masts and sail-yards.2
Stanzas 10-13: The wandring iswnds.-Spenser's reference in
this passage to the island of Delos suggests a classical source for the
idea,ª but it is worth noting that there was still a widespread belief
in the sixteenth century in the existence of floating islands. They
were usually referred to as St. Brandan's Isle, or sometimes the
Isles of St. Brandan, and often appeared on the early maps in various
parta of the Atlantic.4 So firm was the belief in such an island as
t Op. cit., p. 90.
• Op. cit., pp. 178--79; see also pp. 109-10.
• Besides the lsland of Delos here referred to, there are classical allusions to the
Cyanean Islands, or Symplegades, Herodotus !v. 85; Plndar P11th. Odu iv. 371, etc.
See, further, the classical references in the passage from F. Colon to follow.
• Westropp, op. cit., pp. 241-45.

THE LITERATURE OF TRAVEL IN THE

"FAERIE

QuEENE"

157

St. Brandan's that various expeditions were sent out to find it, and
it was said by the Portuguese, Louis Perdigon, that the king of Portugal had ceded the island to bis father "if he could discover it. " 1
Perhaps the best exposition of the sixteenth-century ideas on the
subject occurs in Ferdinand Colon's History of the üfe and Actions of
Admiral Christopher Colon, first published in Italian in 1571. The
question of whether or not this is a forged document need not concern
us here. Columbus is reported by the author to have doubted the
discovery of certain islands, thinking that
perhaps they were some of those floating islands that are carried about by the
water, called by the sailors Aguadas, whereof Pliny makes mention in the
first book, chap. 97, of his natural histocy; where he says, that in the northern
parts the sea discovered sorne spots of land, on which there are trees of deep
roots, which parcela of land are carried about like fl.oats or islands upon the
water. Seneca undertaking to give a natural reason why there are such sorts
of islands says in his third book, that it is the nature of certain spongy and
light rocks, so that the islands made of them in India, swinl upon the water.
So that were it never so true, that the said Anthony Leme had seen sorne
island, the admiral was of opinion, it could be no other than one of them,
such as those called of St. Brandam are supposed to be, where many wonders
are reported to have been seen. . . . . Juventius Fortunatus relates, that
there is an account of two islands towards the west, and more southward
than those of Cabo Verde, which swim along upon the water.2
Further, John Sparke in his narrative of The Voyage made by Master
John Hawkins . . . . in 1564 mentions "certain flitting islands," in
the neighborhood of the Fortunate Islands. Finally, there are
floating islands in the True History of Lucían:
We had proceeded something less than fifty miles when we saw a great
forest, thick with pines and cypresses. This we took for the main land;
but it was in fact deep sea, set with trees; they had no roots, but yet remained
in their places, fl.oating upright as it were.3
Stanzas 18- 19: "The Quicksand of Unthriftyhed" and the goodly
ship stranded thereon.-If Spenser had in mind some particular ship in
this account- and considering his general tendency toward specific
allegory, it is likely that he did have--it may very well have been
1 Jubinal, op. cit., p. xvil.
• Pin.kerton, Gen eral Collection o/ Vo11aou and Tra•el• (London, 1812), XII, 14--15.
See also the reference to the Isle of St. Brandon in Caxton, M irrour o/ the World, Part II,
chap. xill.
• Op. cit., p. 170.

�Lo1s WmTNEY

THE LITERATURE oF TRAVEL IN THE "FAERIE QuEENE"

Sir Humphrey Gilbert's vessel, the "Delight," which was stranded
on the sands and there wrecked by the waves in 1583. It will be
remembered that Ralegh was particularly interested in this expedition
to plant colonies in the new world and had shared in the undertaking
to the extent of sending along a ship of his own, which, however, was
forced to abandon the voyage. Spenser, if he had not seen or heard
an account of this disaster elsewhere, could have got it from Ralegh
himself. Edward Rayes, in his account of the voyage writes,
"Betimes in the morning we were altogether run and folded in amongst
flats and sands." The breaking of the waves upon the sands made
Master Cox think that he had seen land. (Compare with Spenser's
"That quicksand nigh with water couered; But by the checked wave
they did descry It plaine," st. 18, vss. 6-8.) After the "Delight"
grounded,

"boyling and roaring through the multitude of all kind of fish" ;1
and in Thevet's Singularitez we find:

158

ali that day, and part of the next, we beat up and down as near unto the wreck
as was possible for us, looking out if by good hap we might espy any of them.
This was a heayy and grievous event, to lose at one blow our chief ship
freighted with great provision, gathered together with much travail, care,
long time, and difficulty.

etc.1 (Compare with Spenser, st. 19.) There is no other stranded
vessel quite so well known as this or quite so similar to Spenser's
"goodly Ship." In The Famous Voyage of Sir Francis Drake . . . .
begun in the year of our Lord 1577, there is a description of a stranded
ship, it is true, but this ship was stranded on the rocks and it was
saved by the mariners.
Stanzas 21- 26: The episode of the sea monsters.- Although this
episode is generally parallel with two episodes in St. Brandan, it will
be remembered that there was nothing either in the prose or metrical
version of the legend quite comparable to the description of the
"dreadful noise, and hollow rombling rore" as the fish "Carne
rushing in the foamy waves enrold" (st. 25; see also st. 22). There
are, however, descriptions parallel to this in the travel books. In
the "True and Last Discouerie of Florida" printed by Hakluyt
in the Divers V oyages, 1582, there is a description of water which was
1 Th• Principal Na, igationa (Glasgow, 1904), VIII, 65-67.
Spenser proba.bly did
not see this particular a.ccount of the wreck, for it wa.s flrst publlshed by Ha.kluyt 1n
1589. I give the quota.tlons to illustra.te the simila.rity in the situa.tion.

159

About this lyne [Equinoctiall] is founde such abundance of fishes of
sundry and divers kindes, that it is a marvelous and wonderful thing to see
them above water, and I have heard them make such a noyse about the ships
side, that we could not hear one another speke.2

Stanzas 43- 45: The wall and the ivory gates.-Spenser tells us
concerning the Bowre of Blisse that "Goodly it was enclosed round
about," and that there was a gate which "framed was of precious
yuory, That seemed a work of admirable wit." One of the commonest devices of the Celtic imrama and legends is that of the walled
island. Gold and silver ramparts abound in the otherworld descriptions. In the Imram Curaig Maelduin there is an island with four
walls, composed respectively of gold, silver, brass, and crystal,8
and in the country visited by Teigue, son of Cian, there is a palisade
of gold about inis Patmos, the abode of the saints and holy men, anda
silver rampart about the abode which was prepared for the righteous
kings of Ireland.4 It is unnecessary to multiply examples. Spenser
may or may not have had these descriptions in mind. The ivory
gates are to be fo_u nd in the True History. The passage is this:
"At last we reached it [the Isle of Dreams] and sailed into Slumber,
the port, close to the ivory gates where stands the temple of the
Cock." 5 The suggestion for the picture on the gates Spenser probably got from the elaborate silver doors in Gerusalemme liberata,

XVI, 2-8.
Stanzas 54-57: The intoxicating fruit.-In the Bowre of Blisse is
an arbor of grapes, some "empurpled as the Hyacint," sorne ruby,
sorne emerald, and sorne like burnished gold, and there is a "comely
dame" who takes this fruit, "scruzes" it into a cup of gold, and
offers the wine to passers-by. St. Brandan and his monks stop
at a "lytell ylonde, wherein were many vynes full of grapes,"6 but
these grapes are not spoken of as intoxicating. Intoxicating fruit,
however, is frequently met in other Celtic voyages to the otherworld.
• Op. cit., p. 29.
Op. c_it., p. 98.
• R..,ue celti que, IX, 487; see also X, 51.
• Siha Gadelica, 11, 391, 893.
• Lucia.n, op. cit., p. 166. The idea. doubtless goes ba.ck to Homer Od11•••11 xix, 562 ft.
1 Op. cit., p. 47.
1

�160

Lois

The following illustration from the Imram Curaig Maelduin is
typical. Maelduin
squeezed sorne of the berries into a vessel and drank [the juice] and it cast
him into a deep sleep frorn that hour to the sarne hour on the rn~rrow. And
t?ey knew not whether he was alive or dead with the red foarn round his lips,
till on the rnorrow he awoke. [Then] he said to thern: "Gather ye this
fruit, for great is its excellence."1
There are also intoxicating grapes in Lucian's True History. The
voyagers come upon a vine, half-human in quality, the very kiss of
whose grapes on the lips of the roen is intoxicating.2 I find no
descriptions of golden fruit, but golden and silver foliage is found
in a number of descriptions of the Celtic otherworld.3
Stanzas 63-fJ9: The e¡Jisode of the bathers.-Although this passage
is undoubtedly an imitation of Gerusalemme liberata, XV, 58-66,
it is interesting to note that there is an episode in which a
somewhat similar device is used in Imram Curaig Maelduin (Sec.
xxviii), and there is a kind of grotesque analogy in the Land of
Cockayne:
The 3ung nunnes takith a bote
And doth hern forth in that riuer
Bothe with orís and with stere.
When hi beth fur frorn the abbei,
Hi rnakith harn nakid for to plei,
And lepith dune in-to the brimme,
And doth harn sleilich for to swimme.4
Stanzas 70-76: The music.-This passage, again, seems to be
drawn chiefl.y from Gerusalemme liberata, XVI, 12 ff., but there are
certain details not to be found in this source. Spenser describes
the "most melodious sound" as being compounded of the music of
"Birdes, voyces, instruments, windes, waters," which idea he
develops charmingly in stanza 71. In the following stanza he
mentions a choir of "Many faire Ladies, and lasciuious boyes."
Tasso blends rnerely the song of the birds and the winds:
The wind that in the leaves and waters played
With rnurrnur sweet, now sung, and whistled now;
Ceased the birds, the wind loud answer rnade,
And while they sung, it rumbled soft and low.
1

THE LITERATURE OF TRAVEL IN THE "FAERIE QUEENE 11

WmTNEY

Reoue celtique, X, 71.
• Op. cit., p. 139.
• ESpecially in "The Adventure of St. Columba's O!erics," R e•u• celtique, XXVI, 139;
The Voyage o/ Bran, I, 20.
• Matzner, Alten¡¡lische Sprachproben, I, 147-52, 11. 152 fl.

161

Even the solo in his version is sung by a bird. But in .Lucian there
are the following descriptions:
Sweet zephyrs just stirred the woods with their breath, and brought
whispering rnelody, delicious, incessant, frorn the swaying branches; it was
like Pan-pipes heard in a desert place. And with it ali there rningled a
volume of human sound, a sound not of turnult, but rather of revels where
sorne flute, and sorne praise the fluting, and sorne clap their hands commending flute or harp;
and,
During the rneal there is music and song. . . . . The choirs are of
boys and girls. . . . . When these have finished, a second choir succeeds,
of swans and swallows and nightingales; and when their turn is done, all
the trees begin to pipe, conducted by the winds.1
Stanza 77: Acrasie represented as reclining on a bed of roses.This detail does not occur in Gerusalemme liberata which Spenser is
following rather closely in this passage, but in the True History,
again, the guests in the banqueting place "recline on cushions of
fl.owers." There would, of course, be no significance whatever in
the resernblance in this minor detail if it were not for the nurnerous
other corresponding details.
I should be sorry to seem to imply that Book II, canto xii, is
nothing more than a laborious cornpilation from a number of specific
sources, and that Spenser himself was incapable of inventing even
minor elaborations on the general scherne. It has been my only
purpose to attempt to illumine somewhat a very small portion of
the vast background of tale and legend which must have contributed
at sorne time or other to the storehouse of Spenser's mind before he
wrote the Faerie Queene. About the common theme of the voyage
and the fairy otherworld there becarne associated in his mind such
facts and fancies as lingered there from rnany and varied sources,
ideas which carne into play when he started to write his own voyage
to the Bowre of Blisse. Fairly certainly one of these contributing
tales was sorne version of the St. Brandan legend. Possibly certain
other Celtic rnyths and legends contributed. Without doubt some
of the very prolific tales of the travelers helped to rnake up the
background whether or not Spenser got his material directly frorn
the specific sources noted. Possibly there remained associated
• Op. cit., 156, 15!Hl0.

�162

Lo1s WHITNEY

together in his mind a group of details from the True Historythe ivory gates, the blended music, the couch of flowers, the floating
islands. Finally one of the sources which he knew the most intimately, or possibly had read the most recently, was the description
of the Garden of Armida from the Gerusalemme liberata.
Lo1s WmTNEY
UNIVERSITY OJ' MINNESOTA.

THOMAS CORNEILLE'S RE-WORKING OF MOLI~RE'S
DON JUAN
In his very thoroughgoing work, La Légende de Don Juan-son
évolution dans la littérature des origines au romantisme, 1 Georges
Gendarme de Bévotte devotes considerable space to Moliere's Don
Juan ou le Festin de Pierre, and to the Don Juan playa which preceded
and followed it. Of those which followed Moliere, the first play to
be mentioned is the Festin de Pierre of Thomas Corneille. In some
three or four rather sketchy pages, Gendarme de Bévotte points out
the principal alterátions introduced by Corneille into the Moliere
version, and the difference in tone which pervades the two plays.
It would seem, however, that he might well have elaborated on sorne
of these points and that he might have attempted to drive them home
by the quotation of parallels from the two works; and perhaps it may
not be amiss to try to fill in this gap, especially since there are a few
matters of technique and detail which Gendarme de Bévotte does not
consider at all in his study; The object of this present paper will be
to bring the Don Juan of Moliere and the Festin de Pierre of Thomas
Corneille into closer juxtaposition than has hitherto been done.
On February 15, 1665, Moliere's Don Juan ou le Festin de Pierre
was presented, for the first time, at the Théiitre du Palais-Royal;
the play was in five acts and in prose, and was called by its author a
comedy, despite the fact that it concludes with the death of the
central figure. The presentation of Don. Juan aroused a storm of
protest, as had that of Tartuffe before it, the author being accused of
rank impiety. The comedy was attacked with especial bitterness in
the Observations sur une comédie de Moliere intitulée le "Festin de
Pierre" (1665), the author of which concealed his identity in the
various editions either under the initials B.A.S.D.R. or under the
• Pa.ris, Ha.chette, 1906. Thls work wa.s crowned by the French Aca.demy, and has
slnce been reprlnted in abrldged torm. with an additlona.l second volume in which the
study Is carrled down to our own da.y (Pa.ris, 1911).
[MODERN PHILOLOOY, November, 1921] 163

�164

AARoN ScHAFFER

THOMAS CoRNEILLE's MoLIERE's "DoN JuAN"

pseudonym of B. A. sieur de Rochemont. This writer1 says, among
other things:
The Emperor Augustus put to death a buffoon who had made sport of
Jupiter, and he forbade women to attend plays that were far more modest
t~ those of M?li~re. Moreover, Theodosian condemned to death by
wild beasts comedians who derided sacred ceremonies in plays which did not
even remotely approach the Festín de Pierre in violence.2

of criticism to which Don Juan had given rise. He followed the
original very closely, he tells us (and as we shall soon have occasion
to see for ourselves), save that he took a few liberties with the third
and fifth acts. These alterations, which we shall consider here, are
of three kinds: first, those which were forced upon Corneille by
the mere fact that he was converting a prose comedy into a drama in
alexandrines¡ second, those which he expressly introduced for the
purpose of moderating the tone of the original¡ and third, those
which were effected for reasons of style or technique. 1
Let us first, however, casta glance at the dramatis personae. We
at once observe that Corneille retains almost intact the cast of
Moliere. The only changes to be noted are these: Corneille suppresses the pauper (Francisque), one of the three valets of Don Juan
(Ragotin), and the veiled specter of Act V¡ on the other hand, he
introduces three female characters who do not appear in Moliere,
and who are responsible for the alterations in the third and fifth
acts-a country damsel (Léonor), her aunt (Thérese), and her
"nourrice" (Pascale).
When we arrive at a consideration of the text of the two plays,
we soon perceive that Corneille's verse sounds exceedingly stilted
and "mouthy" when compared with Moliere's vigorous prose, and
that the best passages in the former are those which correspond
almost word for word with the latter. This is particularly true of
the speeches which issue from the mouth of Sganarelle, Don Juan's
unwillingly faithful squire. Compare these two passages from the
very first scene:
SganareUe: J'ai peur qu'elle ne soit mal payée de son amour, que son
voyage en cette ville ne produise peu de fruit, et que vous n'eussiez autant
gagné a ne bouger de la [Don Juan].

He cannot refrain, continues the writer, from expressing his astonishment that the king and queen should prove so indifferent in the
whole matter. Nevertheless, Moliere had his defenders, who maintained that Don Juan had been thus warmly attacked sµnply because
it was the work of the author of Tartujfe, that plays on the same
subject were produced in Spain and in Italy, with the knowledge and
consent of the Inquisition, and that the Italian players and even the
"théatre fran9ais" had done as much in París. The king was sensible
to the claims of these latter and to the genius of Moliere, to whom he
gave the title of "comédien du roí." However, Don Juan was not
to the taste of seventeenth-century French audiences; it was produced only fifteen times, and was then removed from the stage, for the
time being, in the form in which it had left the pen of Moliere.3
In 1673, the year of the death of Moliere, Don Juan was recast
by Thomas Corneille into a five-act comedy in alexandrines, the
main title of Moliere's play being suppressed and replaced by its
sub-title, Le Festin de Pierre; the drama was successfully staged, four
years later, at the theatre of the rue Guénégaud. Aimé-Martin
tells us that Corneille made this remodelling at the request of Moliere's
widow and that the alexandrine version of the play was produced thirteen times. In his "Avis" to the Festin de Pierre, Corneille says
simply that it was at the solicitation of friends that he undertook
the revision, and that he had done so in order to allay the outburst
For the authorship of this pampblet, cf. Gendarme d e B6votte, op. cit., pp. 144--46,
and R. Allier, La Cabale de, déoota (Paris: Armand Colin, 1902), p. 402. The former,
startlng from the generally accepted conclusion of M. Cb.-L. Livet (" Problilmes molieresques," Moniteur Uni,erael, March 14, 1878) tbat the autbor was the well-known .Jansenist,
Barbler d 'Aucour, formulates the opinion that the Obaer•ations were the work of another
.Jansenist, Pierre Roull6; Allier, on the other band, is convlnced that the author is not
a .Jansenlst at ali, but either a .Jesuit or a frlend of the "Compagnie de .J6sus."
• The translatlon is the present writer's own, made from the text reprlnted by
L. Alm6-Martin In his Molillre edltion, París, 1824.
• Tbe play was " revived" on the stage of the Thélttre Natlonal de l'Od6on on
November 17, 1841.

165

SganareUe:

.... mais tout voyage coüte;
Et j'ai peur, s'il te faut expliquer mon souci,
Qu'on l'indemnise mal des frais de celui-ci

1

[Festín de Pierre] .

This last verse, with its clumsy circumlocution, is undoubtedly
much weaker than the blunt asseveration of Moliere's Sganarelle.
1

In the followlng discussion, Molillre's play wlll regularly be referred to as Don

Juan, and that of Cornellle as Featin de Pierre.

�166

AARON SCHAFFER

A little farther in the same scene, we encounter a passage which
undergoes similar weakening in the hands of Corneille. W e read:
Sganarelle: Tu vois en Don Juan, mon mattre, le plus grand scélérat que
la terre ait jamais porté, un enragé, un chien, un diable, un hérétique qui ne
croit ni saint, ni Dieu, ni loup-garou, qui passe cette vie en véritable bete
brute, un pourceau d'Epicure, un vrai Sardanapale . . . . [Don Juan].
Sganarelle:
Que c'est un endurci, dans la fange plongé,
Un chien, un hérétique, un turc, un enragé,
Qu'il n'a ni foi, ni loi; . . . .
Il est ce qu'on appelle un pourceau d'Epicure
[Festin de Pierre].

Finally, we can gain a good insight into Corneille's method by
examining the concluding line of Act IV, scene 15, of the Festin de
Pierre, which reads:
Ah, pauvre Sganarelle, ou te cacheras-tu?

If we look at Don Juan (Act IV, scene 11), we shall see that the line
occurs here in the very same forro. In other words, what happens
is that Moliere, in reality always the poet, cannot help writing a sort
of rhythmic prose, which occasionally, as here, falls into the mold of
the alexandrine, and that Corneille is quick to take advantage of this
fact by preserving such lines in their integrity.
Let us now consider a few of the alterations effected by Corneille
for the purpose of moderating the tone of the original. In the
third scene of Act I, we find the following passage:
Done Eluire: mais sache que ton crime ne demeurera pas impuni, et que
le meme ciel dont tu te joues me saura venger de ta perfidie.
Don Juan: Sganarelle, le ciell
Sganarelle: Vraiment, oui. N ous nous moquons bien de cela, nous autres
[Don Juan].

This was far too strong for Corneille, who omits the last thunderbolt.
Done Elvire:
Et que ce meme ciel, dont tu t'oses railler,
A me venger de toi voudra bien travailler.

TooMAs CoRNEILLE's MoLIERE's "DoN JuAN"

167

Sganarelle (bas):
Se peut-il qu'il résiste, et que rien ne l'étonne?
Monsieur. . . . .
Don Juan:
De fausseté je vois qu'on me soup&lt;;onne
[Festin de Pierre].

Two slight changes, in the direction of refinement, may be noted
here. That they are improvements is more than questionable.
In scene 2 of Act II, Don Juan says to Charlotte: "Que je voie un
peu vos dents, je vous prie. Ah! qu'elles sont amoureuses, et ces
levres appétissantes." Of this Corneille makes the following:
.•.. Et vos dents? 11 n'est rien si parfait.
Ces levres ont surtout un vermeil que j'admire.

Again, in Act IV, scene 1, Moliere makes Don Juan say to Sganare_lle:
"Ecoute. Si tu m'importunes davantage de tes sottes moralités
. . . . ," whereas Corneille puts into bis mouth the weakened
expression:
Ecoute. S'il t'échappe un seul mot davantage
Sur tes moralités. . . . .

Of all the many modifications of a ~imilar nature that Corneille
introduced into bis version of Moliere's play, three stand out with
particular proininence, and it is to these that ~e may _now turn _our
attention. The first scene of Act III, in which Moliere puts mto
Don Juan's mouth the celebrated diatribe against physicians and
which Corneille takes over virtually intact, contains the well-known
cross-exainination of Don Juan by Sganarelle which confirmed the
opinion that the "comédien du roi" was an atheist and which particularly aroused the spleen of the sieur de Rochemont, to whose
Observations we have already had occasion to refer. The passage
,in question reads:
Sganarelle: Je vewc savoir un peu vos pensées. _Est-il possible que vou~
ne croyez point du tout au ciel ?-Don Juan: Laissons cela.-Sganarelle.
C'est-a-dire que non. Et a l'enfer?-Don Juan: Eh!--:-Sg~narelle: Tout
de meme. Et au diable, s'il vous platt ?-Don Juan: Ülll, Olll.-Sganarelle:
Aussi peu. Ne croyez-vous point a l'autre vie ?-Don J1:°'n: Ah! Ahl_ Ah!Sganarelle: Voila un homme que j'aurai bien de la peme a convertrr. Et
dites-moi un peu, le maine bourru, qu'en croyez-v:ous, _eh ?-Don Juan:
La peste soit du fat!-Sganarelle: Mais encore faut-il crorre quelque chose

�168

AARoN SCHAFFER

THOMAS

da.ns le monde. Qu'est-ce done que vous croyez ?-Dm Juan: Ce que je
erois ?-Sganarelle: Oui.-Dm Juan: Je crois que deUJC et deux sont quatre,
Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.-Sganarelle: La belle eroyance
et les beaUJC articles de foi que voila! Votre religion, a ce que je vois, est
done l'arithmétique?

It would seem bighly likely that Don Juan is here the mouthpieee
of Moliere himself; the mere fact, as has frequently been pointed
out, that Sganarelle, the valet, is the champion of tradition would
indicate that it is not the latter who is voicing Moliere's views.
Be that as it may, Don Juan's reduetion of religion to the elements
of mathematies would certainly not be calculated to please the ears
of hearers accustomed to the sermons of a Bossuet and a Bourdaloue.
W e can well imagine with what amazement and anger the foregoing
dialogue must have been received, and it is not at all surprising
that many Moliere editions print only an abbreviated variant scene
in which Don Juan nips in the bud, by the threat of a blow of the fist,
all of Sganarelle's questionings. And the reason is clear for the
abbreviated version that Corneille offered the courtiers of the Grand
Monarque-a version that might pass almost unnoticed.
Sganarelle:

Que eroyez-vous?
DmJuan:

Je crois ce qu'll faut que je eroie.
Sganarelle:

Bon. Parlons doueement et sans nous échau.ffer.
Le ciel. . . . .
DmJuan:

Laissons cela.
Sganarelle:

C'est fort bien dit. L'enfer. . . . .
Don Juan:

Laissons cela, te dis-je.
Sganarelle:

II n'est pas nécessaire
De vous expliquer mieUJC: votre réponse est ela.ire
[Festin de Pierre].

Of course, one can infer almost anything one pleases from tbis
"réponse claire" of Don Juan; indeed, one might almost credit him
with pure ultramontanism as a result of bis statement that he

CoRNEILLE's MoLIERE's "DoN JuAN"

169

believes "what it is necessary for bim to believe." In any event,
Corneille here succeeds in bis purpose of rendering Don Juan more
palatable to the stage public of the day, though scarcely to the
advantage of Moliere's original.
The second scene of Act III of Don Juan likewise offended the
ears and the consciences of Moliere's audiences. In this scene,
Don Juan and Sganarelle encounter the pauper, Francisque, who
begs an alms. The following dialogue ensues between Don Juan
and Francisque:
Dm Juan: Que! est ton occupa.tion ?-Le Pauvre: De prier le ciel tout
le jour pour la prospérité des gens qui me donnent quelque ehose.-Don Juan:
Il ne se peut done pas que tu ne sois bien a ton aise ?-Le Pauvre: Hela.s!
Monsieur, je suis dans la plus grande nécessité du monde.-Dm Juan: Tu te
moques; un homme qui prie le ciel tout le jour ne peut pas manquer d'étre
bien de ses affaires.

After vainly attempting to bribe the pious pauper into uttering an
oath, Don Juan gives him a louis d'or, "pour l'amour de l'humanité,"
and rushes off to the assistance of someone who is being beset by
three ruffians.
Tbis scene of mocking raillery was too harsh for the age. Here,
again, it appears probable that it is Moliere himself who speaks from
the mouth of Don Juan, whom he makes the trumpet of bis own
philosophy of epicurean Pyrrhonism. Corneille avoids the diffieulties
presented by the scene just cited by simply ignoring it completely
and by substituting for it three scenes of his own invention (Act 111,
scenes 2, 3, and 4); in the first, Don Juan cajoles Léonor, an innocent
country miss of fourteen, into promising to become his wife; in the
second, Sganarelle, in the disguise of a physician, prescribes a remedy
for the asthma of Thérese, the aunt of Léonor, thus distracting her
attention while Don Juan fixes a rendezvous with his latest conquest;
and in the last, Sganarelle again avails himself of the opportunity
of taking Don Juan to task for his polygamous proclivities and
for bis duplicity toward the sex, but, as usual, bis words pass unheeded. And only at tbis point in Corneille's play &lt;loes Don Juan
become aware of the m~lée in the course of wbich Don Carlos is
being hard pressed by three scoundrels; he rushes off to the assistance
of the sorely beset Don, leaving Sganarelle determined to protect

�170

A.ARON SCHAFFER

THOMAS CoRNEILLE's MoLIERE's "DoN JuAN"

his skin as best he may. This altered version of Corneille's, though
it adds another unedifying episode to a play that was already sufficiently unpalatable, would naturally not prove so offensive to the
taste of the audience, inasmuch as it adheres strictly to the Don
Juan tradition and only makes him commit another act that is of a
piece with his entire character. In a word, seduction, which belongs
to the traditional Don Juan role, was, at the court of the "roi soleil,"
a far less heinous crime than blasphemy.
Before examining the last important revision of the kind we have
thus far been considering, we may cite two passages in which
Corneille's effort to tack the moral to the Don Juan fable is very
apparent. In scene 11 of Don Juan we read:

to invite Don Juan to dine with him, Corneille puts into his mouth
two platitudes. W e read:

Don Juan (se metta.nt a table): Sganarelle, il faut songer a s'amender,
pourtant.-Sganarelle: Oui-da.-Don Juan: Oui, ma, foi, il faut s'amender.
Encore vingt ou trente ans de cette vie-ci, et puis nous songerons a nous.Sganarelle: Oh!-Don Juan: Qu'en dis-tu ?-Sganarelle: Rien. Voila
le souper.

Corneille was not satisfied with this easy acquiescence on the
part of the valet, whom, as ever, he makes the "advocatus Dei."
The version in the Festín de Pierre runs as follows:
Don Juan:
Va, va, je vais bientót songer a m'amender.
Sganarelle:
Ma foi! n'en riez point; ríen n'est si nécessaire
Que de se convertir.
Don Juan:
C'est ce que je vewc faire.
Encor vingt ou trente ans des plaisirs les plus dowc,
Toujours en joie, et puis nous penserons a nous.
Sganarelle:
Voila des libertins l'ordinaire language;
Mais la mort.
Don Juan:
Hem?
Sganarelle:
Qu'on serve. Ah! bon! monsieur, courage!
Grande ch&amp;e, tandis que nous nous portons bien.

The final scene of Act IV is padded a bit by Corneille, for the same
purpose. Thus, whereas Moliere makes the statue speak only once,

171

La Statue du Commandeur:
C'en est assez, je suis content de ton repas.
Le temps fuit, la mort vient, et tu n'y penses pas.
D&lt;m Juan:
·
Ces avertissements me sont peu nécessaires.
Chantons; une autre fois nous parlerons d'affaires.
La Statue:
Peut-étre une autre fois tu le voudras trop tard.

We have now arrived at the last and crucial act of the play.
Corneille takes considerable liberty with this act. In the first scene,
he introduces two additions: (1) he makes Don Juan pretend to be
preparing to enter a monastery in expiation of the sins of his youth;
and (2) he makes Don Luis express his gratitude for his son's
repentance by offering to pay all his debts. Scene 2 is essentially
the same in both, save that allusions to the two additions just mentioned occur in Corneille, and that the latter considerably shortens
Sganarelle's endless Baralipton syllogism that brings the scene to a
close. Don Juan's violent exposé of the hypocrisy that reigns at
court and the use of the cloth as a cloak for secret acts of wantonness (one thinks, perforce, of the digression in Milton's úycidas,
written some thirty years before Don Juan) is retained almost in its
integrity by Corneille. But, "en revanche," Corneille changes the
final scenes of the play practically at will. The encounter of Don
Carlos and Don Juan, in which the latter practices, for the first time,
the hypocrisy he has determined henceforth to employ is, apparently, too much for Corneille, with its frequent invocations of
Heaven; in its place, Corneille substitutes the meeting of Don Juan
with Léonor, who comes accompanied by her nurse, Pascale, and
who is on the point of yielding to the ravisher's solicitations when
the statue of the Commander intervenes. Moliere's veiled female
specter, which warns Don Juan to depart before it is too late and
then metamorphoses itself into a representation of Father Time, is
omitted by Corneille. And finally, Corneille lengthens somewhat the
"Thou art the man" speech of the statue with which the play is

�172

AARoN ScHAFFER

THOMAS CoRNEILLE's MoLIERE's "DoN JuAN"

virtually brought to its close. In Moliere, the statue of the Commander utters the following words: "Don Juan, l'endurcissement
au péché trame une mort funeste, et les graces du ciel que l'on
renvoie ouvrent un chemin a la foudre." Whereupon Don Juan
pays the price for all his violations of the moral law: "Un feu
invisible me brüle," he exclaims, "je n'en puis plus, et tout mon
corps devient un brasier ardent." In the Festin de Pierre, the
statue utters these words:

Corneille was not slow to grasp the evasiveness of this conclusion,
and, consequently, he closes with a moral:

Je t'ai &lt;lit, des tantot, que tu ne songeais pas
Que la mort chaque jour s'avan&lt;;ait a grands pas.
Au lieu d'y réflécbir, tu retournes au crime,
Et t'ouvres a toute heure abtme sur abtme.
Apres avoir en vain si longtemps attendu,
Le ciel se lasse: prends, voila. ce qu'il t'est dft.
And Don Juan is swallowed up into the earth, without having been
a ble to repent; for this is clearly the significance of his final words
in the Festin de Pierre:
Je brfile, et c'est trop tard que mon Ame interdite ....
Ciel!
It is plain that Moliere, in making Don Juan the victim of his
own crimes, is really pandering to the tastes of his public, which his
play had already more than outraged. Proof positive of this fact is
furnished by the words of Sgnarelle which bring the drama to its
termination :1
Voila, par sa mort, un chacun satisfait. Ciel offensé, lois voilées, filles
séduites, familles déshonoreés, parents outragés, femmes mises a mal, maris
poussés a bout, tout le monde est content. II n'y a que moi de malheureux, qui,
apres tant d'années de service, n'ai point d'autre récompense que de voir a
mes yeux l'impiété de mon maitre punie par le plus épouvantable chatiment
du monde.
1 In the editions of 1683 and 1694, this speech of Sganarelle begins with the exclamation: "Ah I mes gages, mes gages," and ends with the words "Mes gages" uttered three
times after the word "malheureux:· at wbich point the speech in the varlant form termlnates. It Is these words that Edmond Rostand uses in the prologue to his last completed
play. LIJ Dern~re Nuit de Don J uan, published for the llrst time in its ful! form in the
Illu,tr1Jtion (Paris) for February 5. 1921; the prologue had been printed, by special permlssion, in ComoedilJ (Parls) of the preceding day.

173

Sganarelle:

.... II est englouti! J~ cours me rendre hermite.
L'exemple est étonnant pour tous les scélérats,
Malheur a qui le voit et n'en profite pas!
Before bringing our study to a close, we may consider a few of
the remaining differences noticeable in the two versions, differences
introduced by Corneille for purposes other than those which have
already been discussed. The stylistic changes are frequent, and
very rarely to Corneille's advantage. In the first scene of Act II,
for instance, Corneille retains more than faithfully the patois spoken
by Pierrot and Charlotte, often giving a slight turn to the dialectical
expressions used by Moliere. Thus, Moliere's "stapandant" (for
"cependant ") becomes, in the Festin de Pierre, "stanpandant."
In Don Juan, we find Pierrot saying: "Je te dis toujou la méme chose
parce que c'est toujou la méme chose; et si ce n'était pas toujou la
méme chose, je ne te dirai pas toujou la méme chose." This excellent
bit of rustic simplicity of phraseology is changed, to its detriment, in
the Festin de P .erre, where we read:
Pierrot:
Si j'te la dis toujou, c'est toi qu'en es la cause;
Et si tu me faisais queuque fouas autrement,
J'te &lt;liras autre chose.

The third act of Don Juan is freely rearranged by Corneille.
The third scene, in which the debtor, M. Dimanche, appears to
dun Don Juan, is placed, in the Festin de Pierre, after, and not
before, the appearance of Don Luis, the father of Don Juan.
Corneille is forced to improvise sorne lines of his own (scene 11)
between the departure of M. Dimanche and the arrival of Done
Elvire, who comes on unannounced. Moliere, on the other hand,
announces (scene 8) the arrival of a veiled lady (Done Elvire).
Finally, Corneille makes more apparent the connection between the
scene in which Don Luis hurls his objurgations at Don Juan and that
which follows. In Don Juan, we read: "Mais sache, fils indigne, que
la tendresse paternelle est poussée a bout par tes actions¡ que je

�174

A.ARON SCHAFFER

Tu011us CoRNEILLE's MoLIERE's "DoN JuA.N"

saurai
prévenir sur toi le courroux du ciel, et laver par ta
punition la honte de t'avoir fait naitre. (Scene 7-Don Juan,
Sganarelle.) Don Juan (adressant encore la parole a son pere,
quoiqu'il soit sorti): Eh! mourez le plus tót que vous pourrez, c'est le
mieux que vous puissiez faire." In the Festin de Pierre, the version
reads:
Don úuis:

According to Gendarme de Bévotte, Corneille's emasculated version
of Moliere's play "fit fortune"; nevertheless, it did not long retain
its popularity, and today the "administration" of the ComédieFran~aise deems it wise to leave Don Juan unproduced rather than to
offer the public a milk-and-watery variant of the play which, perhaps
more than any one other of his plays, is the document of Moliere's
ironic philosophy.1
AARoN ScHAFFER

C'est tropl Si jusqu'ici dans mon coeur, malgré moi,
La tendresse de pere a combattu pour toi,

Je l'etoujfe; aussi bien, il est temps que •.••
Je prévienne du ciel les justes chAtiments;
J'en mourrai, mais je dois mon brasa sa colere
[scene 6-Don JUA..n, Sganarelle] .

Don Juan:
Mourez quarul vous voudrez, il ne m'importe guere.
Finally, in the last scene of Act IV, Corneille makes the statue of
the Commander invite Don Juan to dine in the tomb of the former
the same evening, whereas the Commander, in Moliere, says: "Je
vous invite a venir demain souper avec moi." The reason for this
change is clear. In Don Juan, Moliere disregards the three unities
completely; each act takes place in a different setting, the time that
elapses is certainly more than twenty-four hours, and the plot is
hardly unified. Corneille, on the other hand, tries as far as possible
to make the play conform to the three unities.
We have had, by now, more than sufficient opportunity to
observe the closeness with which Corneille follows the text of the
original. I wish to give one final parallel from the two plays, in
order that we may be able to visualize this phenomenon by way of
conclusion. In the sixth scene of Act III of Don Juan, we read:
Sganarelle: Seigneur Commandeur, mon mattre, Don Juan, vous demande
si vous voulez lui faire l'honneur de venir souper avec lui. (La statue baisse
la tete.) Ah!-Don Jwn: · Qu'est-ce1 Qu'as-tuf Dis done. Veux-tu
parler?

In the Festin de Pierre, the same passage runs:
Sganarelle:
.. . . Monsieur le Commandeur,
Don Juan voudrait bien avoir chez lui l'honneur
De vous faire un régal. Y viendrez-vous?
(La statue baisse la tete, et Sganarelle, tombant sur les genoux, s'écrie:
"A l'aide :)

Don Juan:
Qu'est-ce 1 Qu'as-tu 1 Dis done.

175

UNIVERSITY OP TEXAS
1 Sincerest thanks are due Professor H. Ca.rrington Lancaster, of The Johns Hopldns
Universlty, for suggestlons oll'ered durlng the preparation ot this papar.

�QUEVEDO, GUEVARA, LESAGE, AND THE TATLER
The popularity of Spanish literature in England in the latter
part of the seventeenth and the beginning of the eighteenth century
is well known. But although at least one man1 has recognized
that logically Lucian's "imaginary letters" and "detached observer"
together with such ~orks as Quevedo's Sueños (1627), and Le Sage's
Diable Boiteux (1707), an adaptation and translation oí Guevara's
Diablo Cojuelo (1641), should have resulted in such creations as the
Tatler, Spectat&lt;rr, and Rarnbler, no one apparently has hitherto made
a comparative study of these Spanish and French writers and the
aforementioned English periodicals.2
The object of this article is simply to point out certain parallels
in thought, but rarely in words, between the Tatler and the Spanish
and French writers named. Other Spanish writers and other English periodicals are left for later studies.
It should be recalled that Spanish picaresque literature was
popular in England before and at the time of the publication of the
first Tatler, April 12, 1709. For instance, by that date, L'Estrange's
translation of Quevedo's Sueños had gone through at least twelve
editions.3 In 1707 LeSage's Diable Boiteux had gone through four
editions.4 There was an English translation called The Devil upon
Two Sticks in 1708.6 Steele had certainly seen this translation, for
in Tatler No. 11 he mentions it, and in a way which indicates that
he expected his readers to know it. In his Diable Boiteux Le Sage
called attention to the debt he owed Guevara and dedicated it to the
• Upham, The Typical Forms of English Literature (New York, 1917), pp, 128-29.
• A passing mention is made of Pacolet's relat ion to the diable boiteux of Le Sage in
The Cambridge History of English Literature, IX, 39 (Harold Routh). Chandler, Literature of Roguery, II, 330, mentions in one paragraph the Diablo Cojuelo and the Spectator,
but he does not connect the two works in the manner in which they are studied here.
:r. Fitzmaurice-Kelly, The Relatfons between Spanish and English Literature (1910), p. 26,
says: "The translation of Quevedo's Sueflos made by Roger L'Estrange--through the
French-ran int o many editions, but left no permanent mark on English literature."
• See Chandler, Romances of Roguery, p. 457. See ibid., pp. 399---469 for details on
other translations of Spanish picaresque novels into English.
• !bid., pp. 464-65.
• Chandler, Literature of Roguery, II, 319.
[MODERN PBILOLOGY, November, 1921]
177

�178

W. S.

HENDRIX

1

Spaniard. The Diablo Cojuelo had not been translated into English
at that time, but the dedication of the French work forcibly called
attention to the Spanish original, and men of the linguistic attainments of Addison and Steele would have had no difficulty in reading
Spanish. That they probably did so, we shall see presently. It
should be kept in mind also that the Tatler appeared three times a
week, and that in all probability the writers of the paper read whatever was popular, not only for the ideas they might obtain, but also
to keep informed about the subjects which pleased the public.
Our attention will be directed, first, to the idea of the power of
the astrologer, the conjurer, etc., which is closely connected with
Pacolet, who seems to be derived from the Diablo Cojuelo and the
Diable Boiteux; secondly, to the similarity of certain visions in the
Tatler and Spectator to sorne of the Sueños of Quevedo, and to certain
passages in the Diablo Cojuelo and the Diable Boiteux; thirdly, to the
"courts" of the Tatler and the premáticas and similar satirical scenes
in the Discursos festivos of Quevedo; and fi.nally, to the parallelism
between the Diablo Cojuelo, the Diable Boiteux, and No. 243 of the
Tatler, in which the devil is replaced by the "magical ring."
One is struck, on reading the earlier numbers of the Tatler, by
the frequent references to necromantic power, to astrology, or to a
familiar (see Nos. 1, 3, 12, 13, 14, 15, 20, 21, 22, 23, 26, 27, 28, 40,
47, 48, 61, 64, 71, etc). While the sources of the passages referred
to may not be Spanish, they strongly suggest the atmosphere of
Quevedo's Sueños, Guevara's Diablo Cojuelo, and Le Sage's Diable
Boiteux. Especially is this true of the episodes dealing with Pacolet,
who, for a time at least, is Bickerstaff's guardian angel. Pacolet
first appears in No. 13, where he tells Bickerstaff of his experiences
with three former masters. (Recall that in No. 11 Steele mentions
The Devil upon Two Sticks.) This conversation with Bickerstaff is
merely a device to satirize these masters, and reminds one of Lazarillo
de Tormes, and other Spanish picaresque characters, whose biographies are satires on the masters they have served. In No. 15 Pacolet
describes the treatment he received as an infant, which caused his
death when he was only a month old. These experiences recall one
of Quevedo's Sueños; El entremetido, y la dueña y el soplón (B.A.E.,
• Edition Garnier Fr~res, Paris, n.d., pp. 386-87.

QUEVEDO, GUEVARA, LE SAGE, AND THE "TATLER"

179

XXIII, 363), where a demonio describes the experiences he will have
if he is born again. The description of the demonio begins before
birth and continues until death. He mentions being whipped at
school and the sufferings of being in Iove along with other disagreeable
experiences of life. Pacolet says that by being drowned he "escaped
being lashed into a linguist until sixteen, running after wenches until
twenty-five, and being married toan ill-natured wife until sixty." His
nose, he afterward learned, belonged to another family; the demonio
suggests the possibility that he may not be legitimate, his nose is also
characterized as an alambique, a still. In both cases the child hears
a lullaby, has a wet nurse, and resents the treatment to which he is
subjected. Also in both cases the speaker is a demon. 1
Pacolet throws a powder around Bickerstaff and himself so that
they may be invisible (No. 15; see Diable Boiteux, pp. 312-13);
serves as a messenger to carry and obtain information (Nos. 22, 23,
26, 28, 40, 64, 70; Diablo Cojuelo [edit. Madrid, 1910] pp. 46-47);
acts as a guide in visions (Nos. 81, 119, 167, 171) just as do the
Spanish and French devils. Steele and Addison, possibly at the
initial suggestion of Swift's Bickerstaff, began the necromantic elements in the astrologer Bickerstaff, but soon added (No. 13) Pacolet,
who may have been borrowed from the Diablo Cojuelo or the Diable
Boiteux, or both. Having read the English translation, The Devil
upon Two Sticks, the essayists possibly read the Diable Boiteux, saw
the dedication to Guevara, and then read the Diablo Cojuelo. This
first venture into Spanish in the original was perhaps ·followed by
reading Quevedo, who at the time was very popular in England. In
addition to the translation of his Sueños, the translation of his
Comical Works appeared in 1707, another edition in 1709,2 and
the translation. of his Marco Bruto, as a document in behalf of
Dr. Sacheverel, was printed during the latter's trial in 1710.3
1 For a vague trea.tment of the sa.me theme see Torres Naharro's introito of the
"Comedia Jacinta," in Propaladia, II, 76-77; for a better trea.tment, see "La vida del
hombre" ot Breton de los Herreros, Obras, V, 323--46, especially 323-28.

'British Museum Catalog, Vol. XXIX.
• The Controi,erav about Reaiatance and Non-reaistance discuaa'd, in moral and political
reftections on Marcu.a Bru.tus, who slew Juliua Caesar . . . . written in Spanish bu D[on]
F[ranciscoJ d• Q[ue••do] V[illegasJ, tran,lated into Bnglish and publiahed in defens• of Dr.
Henry Sach ..erel, b11 order of a noble Lord who •oted in his behalf (London, 1710), Briliah
Museum Catalog, Vol. XXIX.

�180

W. S.

liENDRIX

Other points of contact between Quevedo and the Tatler may
be noted. No. 12 has a caustic comment on the use of slang. Quevedo frequently attacks incorrect or questionable use of words and
phrases (B.A.E., XXIII, 367, 371, 430-31). The description of a
gentleman (No. 21), of a pretty fellow (No. 24), of the rake (No. 27),
and of fops (No. 108) may have been suggested by the English
"character," but it is paralleled in Quevedo's Discurso festivos; for
instance, figuras artificiales, figuras lindas, etc. (B.A.E., XXIII,
460 ff.) True, Quevedo's types are of the lower classes, while the
Tatler' s are of the better classes, but this is in keeping with the tone
of the respective works.
Visions as a literary device to present certain ideas, especially
satire, occur frequently in the Tatler and Spedator. 1 As is well
known, and as Quevedo points out in one of his Sueños (B.A.E.,
XXIII, 298a), visions were used by the classic authors and by Dante.
The authors of the essays in the Tatler and Spedator were familiar
with these examples of the use of visions, of course. But it can
hardly be said without reflection on Addison and Steele that they
were unacquainted with Quevedo's Sueños, the translation of which
had been so popular before 1709. Certain parallels between Quevedo's Sueños and the visions of the Tatler and Spedator would seem
to indicate that Addison at least did know t he Sueños of Quevedo.
Curiously enough, the parts of Quevedo's Sueños paralleled by
Addison in the Tatler and Spedator are omitted in the L'Estrange
translation. (The copy I am using is of the edition of 1702.) It is
probable that the editors of the Tatler and Spedator knew of these
omissions from the L'Estrange translation, for Captain John Stevens,
in his Preface to The Comical Works of Quevedo, published in London
in 1707, says:
I will not say much of his [Quevedo's] Prose, his visiona have already
gain'd him a reputation: Tho with respect to the Memory of that great
Man, whose name is prefixt to the Translation [L'Estrange had died in 1704],
I must Declare, they are far short of the Original. For not to descend to
other Particulars, there are in severa! places whole Pages entirely omitted,
and in others, the Sense either mistaken or willfully alter'd to no Advantage,
but rather for the worse.
• The visions o! the Spectator are included in this study.

QUEVEDO, GuEVARA, LE SAGE, AND THE " TATLER "

181

Captain Stevens' book was sold by John Morphew, who, as is well
known, was the agent of the Tatler. See, for instance, Nos. 11,
56, 103.

In the Tatler No. 237 Addison reads Milton's Paradise Lost,
where Ithuriel with his spear touches the toad which is trying to
deceive Eve, and causes it to return to its proper shape, that of the
devil. He then goes to sleep and dreams that he has the spear.
This vision and the types satirized in it may be compared to Quevedo's Sueños: El mundo por de dentro (B.A.E., XXIII, 330b-31),
in which a cuerda casts a shadow which reveals what the person
really is when in the shadow, and La hora de todos y la fortuna con
seso (B.A.E., XXIII, 384 ff.), where at a certain hour each becomes
what he deserved to be. For purposes of comparison the English
and the corresponding Spanish passages are given below.
Tatler No. 237
The first person that passed by me was a lady that had a particular
shyness in the cast of her eye, and had more than ordinary reservedness in
ali parts of her behaviour. She seemed to look upon man as an obscene
creature, with a certain scorn and fear of him. In the height of her airs I
touched her lightly with my wand, when to my unspeakable surprise, she
fell into such a manner as made me blush in my sleep.
El mundo por de dentro
The first person to pass under the cuerda was
Aquella mujer alli fuera estaba más compuesta que copla, más serena
que la de la mar, con una honestad en los huesos, anublada de manto; entrando aquí ha desatado las coyunturas (mira de par en par); y por los ojos
está disparando las entrañas a aquellos mancebos, y no deja descansar la
lengua en ceceos, los ojos en guiñaduras, las manos en tecleados de moño
[B.A.E., XXIII, 330b-31a].

T aller No. 237
. . . . My eyes were diverted from her by a man and his wife, who
walked near me hand in hand after a very loving manner. I gave each of
them a gentle tap, and in the next instant saw the woman in breeches, and
the man with a fan in his hand.
El mundo por de dentro
¿ Viste allá fuera aquel maridillo dar voces que hundia el barrio: "cierren
esa puerta, qué cosa es ventanas, no quiero coche, en mi casa me como,
calle y pase, que así hago yo," y todo el séquito de la negra honra? Pues

�w. s.

182

HENDRIX

mírale por debajo de la cuerda encarecer con sus desabrimientos los encierros
de su mujer [B.A.E., XXIII, 331].

Tatler No. 237
It would be tedious to describe the long series of metamorphoses that
I entertained myself with during my night's adventures.

La hora de todos, etc.
This Sueño has forty metamorphoses, and if Addison had it in
mind when writing the essay in the Tatler he would probably recall
many other changes that he had read in the Spanish.
Other parallels with the two sueños of Quevedo follow:

Tatler No. 100
In the "Vision of Justice"
A voice is heard from the clouds, declaring the intention of this visit,
which was to return and appropriate to every one living what was his due.

La hora de todos
Quoting from Jupiter:
. . . . está. decretado irrevocablemente que en el mundo . . . . se
hallen de repente todos los hombres con lo que cada uno merece [B.A.E.,
XXIII, 385b].
Tatler No. 100
The next command was for . . . . ali children "to repair to their true
and natural fathers." . . . . It was a very melancholy spectacle to see
fathers of very large íamilies become childless, and bachelors undone by a
charge of sons and daughters. . . . . . This change of parentage would have
caused great lamentation, but that the calamity was pretty common, and
that generally that those who lost their children, had the satisfaction of
seeing them put into the hands of their dearest friends.

El mundo por de dentro
¿ Ves aquel bellaconazo que allí está vendiéndose por amigo de aquel
hombre casado y arremetiéndose a hermano, que acude a sus enfermedades
y a sus pleitos, y que le prestaba y le acompñaba? Pues mírale por debajo
de la cuerda añadiéndole hijos y embarazos en la cabeza y trompicones en
el pelo [B.A.E., XXIII, 331b].

Turning to the Spedator, the "Vision of Mirza" (No. 159)
pictured a genius who, like the diablo cojuelo and the diable boiteux,
carries the spectator to the highest point and shows him scenes and

QUEVEDO, GUEVARA, LESAGE, AND THE "TATLER 11

183

people.1 The spectator is carried "to the highest pinnacle of the
rock," while the observer in the Spanish and French works is taken
to the top of the tower of San Salvador. The "Vision of the Sea,.
sons" (Spedator No. 426) has a genius who explains the whole situe.tion to the observer.
Another device common to Quevedo and the Tatler is the use oí
mock courts and edicts, in which the frailties and foibles of human
nature are satirized. Quevedo calls certain people incapaces de raz6n
(B.A.E., XXIII, 442b). In the Taller they are "dead in rea.son"
(No. 110). The Tatler has "courts of honor" (Nos. 250, 253, 256,
259,262, 265) . These "courts" may be compared to the premáticas
of Quevedo in their use of legal verbiage, mock seriousness, and
frequent satire of the same type of thing. The following quotations
will serve to illustrate the latter characteristic.
Taller No. 110
The next class of criminals were authors in prose and verse. Those of
them who had produced any still boro work were immediately dismissed
to their burial, and were followed by others, who, notwithstanding some
sprightly issue in their life-time, had given proofs of their death by some
posthumous children that bore no resemblance to their elder brethren. As
for those of a mixed progeny, provided they could always prove the last
to be a live child, they escaped with life, but not without the loss of limbs:
for, in this case, I was satisfied with the amputation of the parts which were
mortified.

Premátiro of Tiempo
Ítem, habiendo visto la multitud de poetas con varias sectas, que Dios
ha permitido por el castigo de nuestros pecados, mandamos que se gasten
los que hay, y que no haya más de aquí adelante, dando de término dos afios
para ello, so pena que procederá contra ellos como contra la langosta, conjurándolos, pues no basta otro remedio humano [B.A.E., XXIII, 439a].

Tatler No. 110
These were followed by . . . . defunct statesmen; all of whom I ordered
to be decimated indifferently. . . . .

Premátiro
Item, declaramos y desengañamos a todos los reyes y señores deste
mundo, que no piensen ser ellos los mayores de todos, porque solo lo es el
'Di ablo Cojuelo. p . 14; Diable Boiteu:i:, p. 14.
4:5, 8 .

Of. temptatlon of Ohrist. Matt.

�184
calor, . .
439b].

W.

S. HENDRIX

. delante de los reyes se cubren los grandes [B.A.E., XXIII,

Tatler No. 243 has a series of experiences wbich may be paralleled
by scenes from the Diablo Cojuelo and the Diabl,e Boiteux. Gyges'
ring in the Tatl,er seems to play the role of the diablo cojuelo and the
diable boiteux in their respective works. The quotations follow:
Tatl,er
~bou~ a week ~o, not being able to sleep, I got up, and put on my
magical nng; and, with a thought, transported myself into a chamber where
I saw a light.
Diablo Cojuelo and Diabl,e Boiteux
At the beginning of the Diablo Cojuelo (pp. 9-10) and at the
beginning of the Diabl,e Boiteux (2), the hero, to escape from a trap
set for him by a courtesan, runs along the roofs of the houses until he
sees a light, and enters the room where the light is.

Tatl,er
I found it inhabited by a celebrated beauty, though she is of that species
of women we call a slattern. Her headdress and one of her shoes lay upan
a chair, her petticoat in one corner of the room, and her girdle, that had a
copy of verses made upan it but the day befare, with her thread stockings
i_n the middle of the floor.
'
The author, shocked by what she says in her sleep, leaves the room.

Diablo Cojuelo
Pero, ¿ quién es aquel la Habada con camisa de muger que . . . . haze
roncando mas ruido que la Bermuda . . . . [p. 17].

Diable Boiteux
J'aperc;ois dans la maison voisine deux tableaux assez plaisants: l'un
est une coquette surannée qui se couche, apres avoir laissé ses cheveux, ses
sourcils et ses dents sur sa toilette: l'autre un galant sexagénaire qui revient
de faire l'amour. I1 a déja óté son oeil et sa moustache postiches, avec sa
perruque, qui cachait une tete chauve (p. 17).
The second scene referred to in the French apparently suggested the
next scene in the

Tatler
I left the apartment of this female rake, and went into her neighbor's,
where there lay a male coquette. He had a bottle of salts hanging over
his head, and upan the table by his bedside Suckling's poems, with a little

QUEVEDO, GUEVARA, LESAGE, AND THE "TATLER"

185

heap of black patches on it. His snuffbox was within reach on a chair·
but, while I was admiring the disposition he made of the several parts of
his dress, his slumber seemed interrupted by a pang that was accompanied
by a sudden oath, as he turned himself over hastily in bed. I did not care
for seeing him in his nocturnal pains, and left the room.

Diablo Cojuelo
Tbis same "male coquette" is to be found in the Spanish work:
Mira aquel preciado de lindo, o aquel lindo de los mas preciados, como
duerme con vigotera, torcidas de papel en las guedejas y el copete, sebillo
en las manos y guantes desacabeyados, y tanta paM en el rostro, que pueden
hazer colacionen él toda la quaresma que viene (16).

Tatl,er
I was no sooner got into another bed-chamber, but I heard very harsh
words uttered in a smooth, uniform tone. I was amazed to hear so great
a volubility in reproach, and thought it too coherent to be spoken by one
asleep; but, upon looking nearer, I saw the headdress of the person who
spoke, which showed her to be a female, with a man lying by her side broad
awake, and as quiet as a lamb. I could not but admire his exemplary
patience, and discovered by his whole behaviour, that he was lying under
the discipline of a curtain lecture.

Diable Boiteux
. .. je découvre, dans un petit corps de logis, un original de mari qui
s'endort tranquillement aux reproches que sa femme lui fait d'avoir passé
la journée entiere hors de chez lui (128).
Again referring to the same man:
il s'est ... mis au lit sans dire un mot [p. 135].

In the next paragraph the author says he was entertained in
many other places by this kind of nocturnal eloquence, and mentions
sorne of the things he sees people doing. If he had read these French
and Spanish works, which contain other nocturnal scenes, he would
be likely to recall similar scenes wbich he does not describe. The
next picture in the Tatler is that of a very sick man, whose wife has
the undertaker waiting for him to die that he may take bim away.
In the Diable Boiteux there is a description of an old man dying, surrounded by relatives who are impatiently waiting for bis death that
they may secure bis property (pp. 204-5).

�186

W. S.

HENDRIX

Taller
~s I w~ going home, I saw a light in a garret, and entering into it, heard
a vo1~ crymg, and,. hand, stand, band, f anned, tanned. I concluded him
~y this, and the fi_irmt~e of his room, to be a lunatic; but upon listening a
little longer, perce1ved 1t was a poet, writing a heroic upon the ensuing peace.

Diablo Cojuelo and Diable Boiteux

. ~ the Diablo Cojuelo a poet arouses the guests of an inn by recitmg his verses (pp. 37-39). The French version has the following
passage:
, ... j~ ferais l'inventaire des meubles qui sont dans ce galetas. II
n Y a q~ un grab~t, un placet et une table, et les murs me parraissent tout
barbouillés de nou:, Le pers~nn~e qui loge si haut est un poete, reprit
Asm~dée; e~ ce qw vous para1t n01r, _ce sont des vers tragiques de sa fa.Qon,
dont il a tapISSé sa chambre, étant obligé, faute de papier, d'écrire ses poemes
sur le mur (p. 21).

Tatler
. It was no~ toward morning, an hour when spirits, witches, and conJ~rs are obliged to return to their apartments, and, feeling the influence
of _1t, I ;"as hastening_ home,_ when I saw a man had got half way into a
ne1ghbor s. house. I immediately called to him, and turning my ring,
appeared m my proper person. There is something magisterial in the
aspect of the Bickerstaffs, which made him run away in confusion.
Diablo Cojuelo and Diable Boiteux

The Spanish work has a scene in which two thieves are entering
a rich foreigner's house, but run away, greatly frightened, when they
see him (p.17). "Voleurs de nuit" are seenin the French work (p. 23).
The fact that every scene described in the English essay has
a more or less exact parallel in the Diablo Cojuelo or its French
version, the Diable Boiteux, and that the observers in every case
were invisible, could go wherever they pleased, and went at night,
would seem to rule out of court the theory of coincidence.1
Omo STATE UNIVERSITY

W. S. fuNDRIX

1
I wish to thank my formar colleagues, Protessor R. A. Law and Professor R. H.
Griffl.th, of the Uni':'ersity of Texas, for reading this article in manuscript and for making
helpful suggestions.

OBSERVACIONES SOBRE LA COMEDIA TIDEA
La Comedia Tidea de Francisco de las Natas, publicada en 1550
y reimpresa por Cronan,1 ofrece considerable interés por combinarse
en ella el influjo de la Celestina, de las églogas de Juan del Encina y
de las comedias de Torres Naharro.
Las noticias bibliográficas de esta comedia son bien escasas.
Nicolás Antonio no menciona a Natas. Ninguna referencia a éste,
o su comedia, hallamos hasta llegar a Moratín.2 El último da la
comedia por publicada en 1535, la titula Fidea llama a su autor
Francisco de las Navas; cuyos tres errores recoje y copia el conde de
Schack.8 La Barrera4 declara respecto del autor, sin el menor fundamento: "Su apellido parece burlesco, así como el título que se da en
la pieza de "beneficiado en la iglesia perrochial (sic) de la villa
Cuebas rubias, y en la iglesia de Sancta Cruz del lugar de Rebilla
cabriada." 5 Añade, por única noticia, que fué prohibida en los
Indices expurgatorios de 1539 y 1583. La primera fecha es indudablemente errata de imprenta por 1559, pues el primer catálogo de este
género, conteniendo libros heréticos impresos en Alemania, con
algunas adiciones, no aparece hasta 1551, y Comedia Tidea se incluye
en el lndex et Catalogus l.Ábrorum prohibitorum, primero peninsular,
publicado por el inquisidor general D. Fernando de Valdés el afí.o 1559
en Valladolid, así como en el lndex de 1583. Gallardo6 cita una
traducción de la Eneida hecha por Francisco de las Natas: "Siguese
el segundo libro de las Eneidas de Virgilio, t robado en metro-mayor
de nuestro romance castellano por Francisco de las Natas, c}erigo
presbitero beneficiado en la iglesia parroquial de Santo Tomé de la
villa de Cuevas-rubias, y en la iglesia de Sancta-cruz del lugar de
Revilla-Cabriada, de la diocesis de Burgos. (Al fin.) Fue impreso
Teatro espal\ol del aiulo XVI (Madrid, 1913), pl\gs. 1--80.
• Origen• • del teatr o eapal\ol, en Bibl. A ut. Esp. (Madrid, 1846), t . II, pl\g. 193.
1 Historia, etc. (ed. de Mier, Madrid, 1885), t. I, pll,g. 345.
• Catálogo del teatro antiguo espal\ol (Madrid, 1860). pl\g. 283.
• Claro es¼ que porrochial no es burlesco, ni mucho menos requiere el sic, sino voz
antigua que trae el Diccionario de Autoridades en la forma substantiva de perrochia,
as! como Covarrubias en su Tesoro con la variante ortogr!l.flca perroqoia, y que se encuentra
a menudo en las obras del siglo XVI.
• Enaauo de una biblioteca e,pal\ola (Madrid, 1888), t. III. columnas 951-52.
1

[MODERN PHII,OLOOY,

November, 1921)

187

�188

M.

ROMERA-NAVARRO
OBSERVACIONES SOBRE LA "COMEDIA TIDEA"

en Burgos por Juan de Junta, impresor de libro~, a 3 de agosto
de 1528 años." 1 Menéndez y Pelayo2 y Creizenach3 le dedican
media docena de líneas a Comedia Tidea, que parecen demostrar,
aun siendo pocas, que ninguno de ellos tuvo ocasión de leerla.
Ni por razón del pensamiento o de la forma, es grande la poesía
de esta comedia. La sintaxis aparece dislocada en unos pocos pasajes,
pero en general la forma es correcta, y apropiada y natural la expresión
de los afectos. El estilo es mediocra: ni resalta por el color y brío ni
fatiga por frío y desmayado. Natas, fácil versificador, no es verdadero
poeta, pero sí hombre de teatro, diestro en el manejo de los recursos
dramáticos. La mayoría de sus contemporáneos fueron, por el
contrario, buenos poetas y pésimos dramaturgos. La ejecución es
tan acertada en la Tidea que bien merece figurar esta comedia, por
su traza armónica, por su desarrollo regular, por su diálogo rápido
Y vivo, por su arte escénico, entre las más felices de nuestro primitivo
teatro. La observación aguda, el modo impersonal del autor, su
seguridad en los trazos, la sobriedad en el epíteto y la ausencia de
toda nota excéntrica que rompa la naturalidad de los caracteres o la
armonía del conjunto,4 revelan una mentalidad lúcida ·y grave, rica
en experiencia. 5
1

Gallardo reproduce a continuación parte de la dedicatoria y varias estrofas.

• Orfgenea de fo nooela (Madrid, 1910), t. III, plig. cxlix.
1
Geachichte de• neueren Drama, (Halle, 1903), t. III, plíg. 158.

• Es digno de nota, en este punto, la absoluta ausencia de pedanterias humanísticas
de r~ferencias his~ricas y mito(ógicas, de q1;1e tan recargadas se hallan todas las pro'.
du001ones dramlíticas de aquel s1glo-y del Siguiente--eon la sola excepci6n acaso de las
de Torres Naharro, cuyo buen gusto nuestro autor sigue también en esto. En lo que se
aparta de él, y en lo que estriba la capital diferencia en cuanto a la forma entre su comedia
Y la Celestina-nuestro más rico tesoro de refranes, sin excluir el Quijote--es en no traer
Comedia Tidea ni siquiera un solo refrlin.
• Si hemos de juzgar por la dedicatoria de su traducción de la Eneida, por las coplas
en que el traductor se despide del lector, y por el absoluto silencio que acerca de él guardan
sus coetlineos, no era Francisco de las Natas un profesional de las letras, sino aficionado
que en ellas ocupaba su pluma en los ratos de ocio. En la dedicatoria, al abad de Berlanga
Y de Cuevas Rubias, consigna: " ... Yo, señor, como los dias p asados estuviese vaco
de algun ejercicio, acorde ocupar mi rudo ingenio en algun acto virtuoso ... y fue en
esta obra ... " Y en las coplas de despedida expresa:
"Si silaba falta segun que verdad
Aquesto repugna por limite llano
Allende si sobra por mas de lo sano,
Ad •ensum y verso suplic'os mirad.
Tambien si les falta la sonoridad
Porque esta se pide por orden directo,
Cualquiera mas sciente segun que discreto
Aquesto corrija con gran igualdad.
" Que en esto mi fuerza se halla tan baja
Que mas no penetra por sumos labores,
Ñi menos se empinan mis sensus actores
Por vellos tan broznos segun que la saxa.
Y aquesto si hice, sentid sin baraja
Que no fue por fama ni gloria tomar,
Son ver mi sentido que pueda domar,
Que al ni.llo muy rudo le cedo ventaja. ... "

189

El sistema dramático de Francisco de las Natas es el mismo de
Torres N aharro, al que sigue en todo con el mayor celo. Natas da
por título a su comedia el nombre del protagonista, ~deo, llamán~ola
Comedia Tidea, como de los protagonistas-de sus piezas dramáticas
había sacado Torres Naharro los títulos de Comedia Aquilana,
Comedia Himenea, etc. Torres Naharro había dicho en el prohemio
de la Propaladia:1 "La division della [la comedia] en cinco actos, no
solamente me paresce buena, pero mucho necesaria; aunque yo les
llame jornadas, porque más me parescen descansaderos que otra
cosa." Y Natas le sigue igualmente en la división y nombre de los
actos. Había declarado el maestro: "El número de las personas que
se han de introducir, es mi voto que no deben ser tan pocas que
parezca la fiesta sorda, ni tantas que engendren confusion ... el
. h ast a d oce personas." 2
honesto número me paresce que sea de seis
Y once es el número de los interlucotores que figuran en la Comedia
Tidea. Esta empiez~, como todas las de Torres N aharro, con un
introito, aunque considerablemente más breve, puesto en l~~ios de
un rústico y desvergonzado pastor que manifiesta sus habilidades,
saca a colación sus nada ejemplares amoríos y, tras las acostumbradas
chocarrerías, expone el argumento de la comedia y termina solicitando
el silencio y compostura de la audiencia.
Aparece luego Tideo, el galán lamentándose del amor en unos
versos, cuya naturalidad y trasparencia, excepto en dos o tres líneas,
aumenta el metro-coplas de pie quebrado, que es el de toda la
comedia, y el mismo de Torres N aharro-, y los cuales principian así:
Circundederunt me,
dowres de amor y fe;
ay! circundederunt me.
Cercaronme de tal arte
las passiones del amor
que la vida se me parte
muy agena de fauor.
O amor!
O que profundo dolor!
O que furia tan crescida,
que imprime tu valor
al que sigue tu guarida!
, Edición de Cañete y Men6ndez y Pelayo (Madrid, 1880-1900) , t. I, plíg. 9.
• Ibid,, plíg. 10.

�190

M.

ROMERA-NAVARRO

Léese en el Invitatorium de la Egloga de Plácida y Vitoriano, de
1
Juan del Encina los mismos tres primeros versos, recitados por
Vitoriano:
Circumdederunt me
Dolores de amor y fe;
iAy! circumdederunt me ...

Y sigue una lamentación de amor cuyo modo de expresión no
guarda ninguna analogía verbal con la de Tideo, aunque los sentimientos, por ser universales, habían de corresponder. Por lo demás
no señalo aquellos tres versos como un plagio de Francisco de las
Natas, sino como muestra de su conocimiento de la labor de Encina y
del influjo más o menos manifiesto del último. Encantáronle a
Natas, como a todos nos encantan, aquellas hermosas coplas del
Invitatorium que rematan siempre con el estribillo iAy! circumdederunt me como eco funeral del corazón angustiado, y lo tomó para
encabezar su queja amorosa, a modo del que glosa, pero cuidando
poner los tres versos en letra bastardilla, como hace cualquier autor
que cita la frase de otro.
Tideo, como el Calisto de la Celestina, confiesa su dulce dolencia
al criado, y éste, cual Sempronio a Calisto, le propone valerse de
una "vieja barbuda" que en ambas obras vive en la vecindad. La
tal vieja, Beroe, ejerce los mismos famosos oficios de la Celestina:
labrandera, perfumera, falsificadora de la virtud femenina por excelencia, hechicera y alcahueta; beata, codiciosa y bebedora también lo
es, Y en ella al igual que en su prototipo han clavado las garras los
siete pecados capitales. Y así puede Tideo repetir justamente el
mismo concepto que ya había expresado Melibea, en la Celestina:
"No me maravillo, que vn solo maestro de vicios dizen que basta
para corromper vn gran pueblo."2 Y Tideo dirá
que vna tal
hazer puede tanto mal,
so color de piedad
y ser causa muy final
destruyr vna ciudad.3
1

T eatro completo de J uan del Encina (Madrid, 1893) , pj¡g, 326.
• La Celestina (ed. de Cejador, Madrid, 1913), t. I, pj¡g, 184.
Jornada 1, p!Lg. 26 de la ed. d e Cronan.

OBSERVACIONES SOBRE

LA

"COMEDIA TIDEA"

191

Grande es la semejanza entre ambas obras desde el momento en
que Beroe se presenta en escena, cuando Prudente interrumpe la
conversación con su señor exclamando tan expresivamente que nos
parece ver como entra la vieja en escena:
hela, hela, do assoma
su rosario muy colgado ...
La entrada de la vieja celestinesca, hablando consigo misma, lo
que dice y el modo de decirlo, su mezcla de preces y diablescos conceptos, lo bien caracterizada, en fin, que queda desde el primer instante, constituyen acaso el mayor acierto de la comedia; y en ~do
caso el más fino análisis de un carácter. No puede ser este tipo
de éeiestina más justamente concebido ni más sobria y apropiadamente presentado que en el siguiente monólogo:
Aue Maria, gracia plena;
Dominus teco, señora;
no mirays que buena est.rena
para lunes en buen hora;
benedicta tu,
hora veys que tu por tu
me trataua la bouilla,
pues ventris tui J esu,
tu vernas, doña loquilla;
sancta Maria,
tu, madre ·de Dios, me guia
aqueste mi buen viaje,
que aunque alcagueteria,
passos son de romeraje.
Quiero ver
que me encargaron ayer
los que tengo por sumario;
ya me acuerdo que he de her
sin mirar mi calendario.
Vn galan
en la calle de san.t Juan,
ya me acuerdo donde dixo,
este me dio vn balandran,
mas dara delo que trixo;
y tambien
aquestotro, ya se quien,
que hable a Mariñilla,
y Perucho de setien
aquellotra Isabelilla.

�192

M.

ROMERA-NAVARRO
OBSERVACIONES SOBRE LA "COMEDIA TIDEA"

El sacristan,
el cura y el capitan,
me rogaron ayer tarde
que me acuerde de como estan
muy pobres de nueua carne·
'
que andada!
estos no me dieron nada.
mas dexame hora her '
'
no porne yo mi jornada
sino pagan mi texer;
pero andar,
algo quiero procurar
porque buelua descansada
porque quando mi yantar '
algo quede reposada.
Por agora
yre por Nuestra Sefiora
ala fuente (h)a me sentar
que alli vienen a tal hora'
las loquillas a parlar;
quando no,
tornare muy prest.o do
sera bueno mi camino.
Digo que tornare yo
do me harte de buen vino.
que alegra
Y abiua los pies y quiebra
t-0da mala voluntad
toda la passion arri:dra
es liquor de gran bondad
'
yan xarabe,
quel medico bien sabe
apazible con mis dias
vn ~umbre que dessabe
estas secas de enzinas.1
1

Las tres primeras coplas de tal
61
fuese incluida esta comedia en los
.,:~~:~eron lasLque motivaron, sin duda, que
comedia contiene (versos 524 Y 582) eran lugare: orios.
as dos puyas clericales que la
que a nadie asustaban n1 ponfa.n de malhumor comunes en aq_u?l siglo_ del era.mismo,
como las rocinadas carnales del pastor del intr
que la Inquisición de¡aba pasar, asi
de parecerle a aqulllla la nada reverente mezcf~ d. l p~~sa de mayor gravedad debla
humano, en dichas coplas.
e O
o con lo mM abyecto de Jo

Ind1:1c~:•

Acércase Tideo a ella y, como Calisto a la Celestina, háblale con
extremado elogio y reverencia :
Tideo:
Madre mía,
o que ayre y que alegria!
o que disposicion y tez 1
En verdad que yo diría
que nunca viste la vejez.

Ca/,isto: ... 10 vejez virtuosa! 10 virtud enuejecida! 10 gloriosa
esperan-;:a de mi desseado fin! ...1

Con notable efecto cómico, en Comedia Tidea, al igual que en la
Celestina, el enamorado galán cae de rodillas ante la barbuda tercerona, implorando su ayuda y buena voluntad. Naturalmente
quedan ambas concedidas. Es de tener en cuenta que Beroe, cual
Celestina, había residido en otro tiempo en el mismo barrio de
la dama que desean seducir. Y por ello, al presentarse la primera
en casa de Faustina, la heroína, y la segunda en casa de Melibea,
son acogidas con idéntica pregunta:
Faustina:
... qual Dios te traxo aca
por estos barrios estrafios ?2
Lucrecia: ... ¿ Quál Dios te traxo por estos barrios no acostumbrados.3

A tal pregunta, Beroe responde:
Hija mia, necessida
que me acresce con los años;
vn hilado
traygo y vendo muy delgado

Y la Celestina:
... E tambien, como a las viejas nunca nos fallecen necessidades ...
ando a vender vn poco hilado.

.i

I

193

1 Ed. citada, t. I, p6.g. 91.
• Jornada III.
• Ed. citada, t. I, p6.g. 159.

�194

M.

ROMERA-NAVARRO

Entrambas viejas prorrumpen en encendidas alabanzas:

Beroe:
O mi rosa,
O mi perla muy preciosa!
O ymagen singular 1
En mi fe vengo ganosa
por quererte abrayarl
Celestina: 10 angélica ymagenl 10 perla preciosa, e como te lo dizesl
Gozo me toma en verte fablar.
Después de quedar solas, Celestina con Melibea, Beroe con
Faustina, decláranles que el objeto de su visita no es precisamente el
hilado, mas antes de manifestarles el verdadero, tratan de captarse
las simpatías de las doncellas con alabanzas, y atenuar así la posible
tormenta de su indignación:

Beroe:
Con aquesso que te oy,
mi señora, escucha:
gentil dama,
tu gran linage y fama,
tus virtudes y prudencia.
el sentido me derrama,
que no vse su potencia.
del hablar ...

Celestina: iDonzella graciosa e de alto linaje!, tu suaue fabla. e alegre
gesto, junto con el aparejo de liberalidad, que muestras con esta pobre vieja,
me dan osa.dia a. te lo dezir.1
Los tfrminos vagos, deliberadamente ambiguos, que las dos
trotaconventos emplean antes de exponer resueltamente su embajada
causan confusión, aunque no recelo, en el ánimo de las damas:
Faustina:
Tu razon
me pone tal confusion,
que me tiene muy turba.da;
di, madre, tu peticion;
tenla ya por otorga.da..

Melibea: Vieja. honrra.da.1 no te entiendo, si más no declaras tu demanda..
Por vna parte me alteras e provocas a enojo; por otra me mueues a compasion.... Assí que no cesses tu petición por empacho ni temor.
• Ed. citada, t. 1, pllg. 174.

OBSERVACIONES SOBRE LA "COMEDIA TIDEA"

195

No bien han acabado de declarar ambas Celestinas su pensamiento, cuando las doncellas les replican con la más profunda y
agresiva indignación, amenazfuldolas coléricas, calificfuldolas allí y
aquí de alcahuetas, hechizeras, enemigas de honestidad, maluadas, etc.,
así como de locos y nescios a los galanes que las envían,
si penso
este dia. que me vio
labrando a. mi venta.na,
quel campo por el quedo
con su platica liuiana,
dice Faustina, como ya había. dicho Melibea:
si pensó que ya. era todo suyo e quedaba por él el campo.1

A sus amenazas de muerte, mientras dura la tormenta, las
astutas maestras del vicio no replican sino entre dientes.
Faustina:
... habla claro, halda.rrona;
di, que parlas entre dientes?
Melibea: lAvn hablas entre dientes, delante de mi? ...'
Beroe, como Celestina, se disculpa en ser sólo mensajera:

Beroe:
... que la pena no obliga
al correo o mensajero,
como a mi
que manda.da. vine aqui
Celestina: ... E si el otro yerro ha fecho, no redunde en mi dafio,
pues no tengo otra culpa, sino ser mensajera del culpa.do.ª

Las doncellas, como sangre joven y ardorosa encendida por la
ofensa, prosiguen hablando rápidas, centelleantes. Las Celestinas
ni se amilanan por ello ni pierden su confianza en la victoria final.
Beroe (Aparte):
Como esta. hecha Boecio
la loquilla! como pugna!
no soys hija del gran Decio;
que lo fueras no repugna,
que otras mas
han seguido tal compas,
hijas de grandes señores.
Celestina (Aparte): IMas fuerte esta.ua Troya e avn otras mas bravas
he yo amansa.do 1 ..•
• /bid., pllg. 180.

• !bid., plig. 178.

• /bid., plig. 182,

�196

M.

ROMERA- NAVARRO

Las oportunas y sapientísimas alcahuetas hacen, en ocasión
propicia, la alabanza del amor y el elogio de los galanes, pintándoles
llenos de gracia, valor, hermosura, gentil,eza, etc. Finalmente, en la
primera entrevista Beroe, y Celestina en la segunda, logran de las
damas una cita, para aquéllos, a las doce de la noche.
En la jornada segunda vemos también claramente el influjo
de Encina. Dos pastores, Menalcas y Damon, al servicio de Rifeo,
padre de la protagonista, refieren las burlas y tundas de que acaban
de ser objeto a manos de los mozos del pueblo; en particular Damon
ha sido fieramente repelado, mantea.do y soplado con un fuelle en
salva sea. la parte por los escolares, en la plaza del mercado. Los
rasgos de los personajes, su lenguaje y la situación recuerdan vivamente el Auto del Repelón de Juan del Encina. Esta escena de los
pastores la usa el autor para dar la nota. ligera y festiva. Falto
de verdadero y fecundo ingenio humorístico, Natas recurre a la
estereotipadas chocarrerías de los pastores, cuyo solo lenguaje y
actitud hacia la gente de la ciudad bastaba para causar seguro
efecto cómico en una audiencia. Lo jocoso no era el fuerte de
nuestro autor. Ni un solo rasgo de jovialidad y gracia tiene la
comedia, aparte las bufonadas de los pastores. Y esto, a pesar de
que el coloquio entre Prudente y Fileno, criados de Tideo, y en
otros pasajes, la fina ironía propia de un ingenio perspicaz y analítico,
como Torres N aharro por ejemplo, hubiera tenido apropiada ocasión
de ejercitarse.
El humorismo de Francisco de las Natas es el mismo de Encina,
bien distinto del humorismo de Torres Naharro. En las obras de
aquéllos hay exageración; en las de éste, interpretación. Allí campea
el rudo humor de los pastores; aquí, la fina crítica de los criados.
Los primeros se proponen hacernos reir; el último, aun por boca de
los pastores del introito en ocasiones, hacernos pensar, acaso enmendarnos. Es un humorismo de superior categoría porque es más
honda la observación, y más universal; detrás de los chistes y
sátiras del autor de la Propaladia hay una filosofía moral, un sentido
ético, una personalidad. En el humorismo de Encina y Natas no hay
ningún propósito hondo, y por eso pueden arrancarnos la carcajada,
pero sin rozarnos el alma ni prendernos en ella la simpatía: es el
genio de las cosquillas. i Cuán superior en esto, y en todo, le es a

ÜBSERVACIONES SOBRE LA " COMEDIA TIDEA"

197

ellos y le es a todos sus contemporáneos e inmediatos sucesores,
incluso Lope de Rueda, el insigne Torres N aharro !
Por lo demás, la escena de los pastores encaja bien en la comedia,
y no cabe considerarla a modo de paso, porque, a parte su brevedad,
está enlazada con el desarrollo del asunto principal: la soberana
tunda que los pastores han recibido es lo que les hace esconderse,
temerosos, al ver aparecer a los criados de Tideo, y así presencian
las idas y venidas de unos y otros, escuchan los planes para la fuga
de Faustina con Tideo, y pueden avisar al padre de aquélla, contribuyendo al desenlace de la comedia.
El debate sobre el amor que, a continuación de dicha escena,
mantienen Fileno y Prudente, criados de Tideo, recuerda en sus
conceptos lo que sobre el poder del travieso y fulminante diosecillo
dicen Mingo, en la Egloga de Encina que empieza " i Ha Mingo!
¿ quedaste atrás ?," 1 y el personaje alegórico Amor, en la Representaci6n en honor del Principe D. Juan .2 Mas no insist imos en ello;
este terreno de las imitaciones es resbaladizo, y tan a menudo han
dado por él de cabeza los críticos de nuestra litera.tura., tomando las
más leves y naturales coincidencias de dos autores por imitación o
por plagio, que de no ser clara y palmaria la imitación, es criterio de
sensatez y justicia suponer sólo una coincidencia de inspiración.
Además, en tema tan universal como el amor, cuya gama de sentimientos, siéndonos a todos conocida, ha de inspirar conceptos parecidos, cabría probar que los escritores no han hecho sino repetir con
variantes lo que escribió el primero que sobre el amor escribiera;
cabe probar que Natas ha dicho lo mismo que Encina, y éste lo
mismo que los poetas de los Cancioneros, que a su vez repitieron lo
dicho por el Arcipreste de Hita, como éste lo dicho por Ovidio, y
retroceder en la cadena y concluir falsamente que ab uno disce omnes.
En Comedia Tidea, como en Comedia Aquilana de Torres Naharro,
el enamorado galán resulta ser, si no príncipe, un gran señor, que
oculta su verdadera calidad. Y cuando sorprendidos los amantes en
el momento de la fuga, puesto él en prisión, restituida ella al hogar
paterno, uno de los criados de Tideo se ve obligado a declarar la condición de su amo, la escena es muy semejante a la correspondiente de
Teatro, etc., plg. 119.
• I bid., plgs. 161--62.

1

�198

M. RoMEru.-NAvARRo

Comedia Aquilana El desenla
.
. de los amantes
·
ce, con el matrimoruo
y a gusto de todos, es el mismo en una y otra comedia, ajustada 1~
de Natas en esto, como en todo lo demás, al patrón que Torres
. a a~ro había dado en su proemio de que la comedia es "artificio
mgeruoso de notables y finalmente alegres acontecimientos."

:r:

UNIVERSITY OP PENNBYLVANU

M. ROMERA-NAVARRO

DOES EMILIA LOVE THE PRINCE?
In 1841, seventy years after Emilia Galotti appeared, Riemer
published his Mitteilungen iiher Goethe. This work contains a random
remark of Goethe's on Lessing's tragedy, which is as follows:
The fundamental mistaka of this piece is that it is nowhere expressed
that Emilia loves the Prince, but that it is merely hinted at. If that were
the case (that is, if Lessing had clearly indicated that Emilia loved the
Prince), we should then know why the father kills her. Her love is indeed
suggested, first in the way in which she listens to the Prince and then by
the way in which she afterwards rushes into the room; for if she did not
love him, she would have repulsed him; finally it is also expressed, but
clumsily, by her fear of the Chancellor's house. For either she is a goose to
be afraid, or a loose woman. But if she loves him, she must prefer to ask
for death itself, in order to escape that house.1

Goethe was tbe first to suggest that Emilia !oves the Prince,
althougb the drama had been a bone of contention for the critics
ever since its appearance. But no sooner did Goethe point the way
than a bost of critics took up the hint and wrote elaborate articles
and commentaries to prove Emilia's love for the Prince. Does it
not seem strange, however, that this universally known tragedy of
the great master of dramatic art should have had to wait nearly
three-quarters of a century for its right interpretation!
And yet, Lessing was not one of those authors who believe in
hiding anything from the reader. He says in the Forty-eighth Paper
of his "Hamburgische Dramaturgie" :
I by no means agree with most of the writers on dramatic art that the
development of a play should be hidden from the spectator. I rather think
that it would not be an overrating of my powers if I set myself to write a.
play whose development reveals itself in the very first scenes and whose
most sustained interest arises from this very circumstance. For the spectator
everything must be clear.

Lessing wrote this while he was working on Emilia Galotti, and
therefore it seems highly probable that, had he intended to portray
• Riemer's Mitteilun gen &lt;lber Goethe, II, 663. Translation by Professor Max Winklerin his Introduction to Emilia GaloUi , Heath &amp; Co., p. xx.
[MODERN PHILOLOOY, November, 1921)
199

�200

WILLIAM DIAMOND

Emilia as being in love with the Prince, he would ha.ve done it in
such a. wa.y tha.t there would ha.ve been no room for misunderstanding,
and the drama. would not ha.ve ha.d to wa.it for seventy years for its
true meaning to be discovered. Wha.tever faults Lessing may ha.ve
had, he wa.s never obscure or a.mbiguous. Everything he wrote was
a.lways clear and to the point. Over and over again he repeats: "For
the spectator everything must be clear." Emilia Galotti especially
is his maturest drama.tic production, the work of his strongest critical
and creative faculties, and it is consequently one of the most carefully constructed plays in the whole range of modern literature.
Lessing worked upon it, off and on, for fifteen yea.rs and considered
and reconsidered every minutest detail. "Never," one critic writes,
"was such a piece of drama.tic algebra put on the boarda as is Emilia
Galotti. Every line, almost every word, betrays calculation on the
111
part of the author.
Lessing wrote it with the direct intention of
giving a model drama to the German people and of exemplifying
the high standards which he had established in his critical writings,
especially in his Hamhurgische Dramaturgie. Accordingly, when
Goethe complains that the fundamental mistake of the piece is tha.t
it is nowhere expressed that Emilia loves the Prince, it must be said
that I;,essing could hardly be blamed for not expressing what was
not felt.

In a letter to his brother, Leasing himself indirectly characterized
Emilia. "The maidenly heroines and philosophers," he said, "are
not at all to my taste. . . . . I know of no higher virtues in an
unmarried girl than piety and obedience."2 It is these virtues of
piety and obedience that are the most essential traits of her cha.racter.
They are fully manifest in her first appearance upon the stage. She
shows herself as possessing a childlike pious hea.rt, being intensely
religious, and loving her parents with the deepest affection.
Emilia is the daughter of higher middle-class parents. "By na.ture
she takes after her father rather than her mother, and it is he who
had the greatest influence upon the development of her moral cha.racter. It was he who inculca.ted into her those severe lessons of
virtue, that distrust of things worldly and tha.t proud disdain for
1

O. von Klenze, Modern Lonouao• Notu, IX (1894), 427.

• uuin11'• Work,, Hempel od., xxl, 482-83.

DoEs

EMILIA

LoVE

THE

PBmcE?

201

life itself when honor is at sta.ke, which determine her a.ction in the
most tragic moments of her life." 1 Of her almost divine beauty we
get ample evidence in the scene between the Prince and the painter,
Conti. Up to her early womanhood she lives in the simplicity and
retirement of country life. To further her educa.tion she goes with
her mother to the capital town. Her father, however, has an
instinctive dislike for the city life and the court, where servility,
fiattery, and licentiousness prevail.
In the capital Emilia meets óount Appiani, a man of sterling
character, and they become engaged. One evening a.t a gathering a.t
the house of Chancellor Grimaldi she also meets the reigning Prince,
a thoroughly unscrupulous and depraved tyrant, a splendid example
of those scourges with which many of the smaller states of Germany
were afllicted in the eighteenth century. He falla in love with her,
and from the opening scenes we leam that he soon forgets his former
mistress, and tha.t he is thinking only of how to obtain Emilia. And
so on her wedding day, while pra.ying at church, she hears someone
confessing love to her. Turning round she finds tha.t it is the Prince
himself. "Mute, trembling, a.nd abashed, she stood before me," the
Prince tells Ma.rinelli, "like a criminal who hears the judge's fatal
sentence. Her terror wa.s infectious. I trembled also and concluded
by imploring her forgiveness." 2 Frightened and indignant she flees
from church as if pursued by furies. She rushes into her mother's
arms exclaiming: "Rea.ven be pra.isedl I am now in safety." Her
mother too is frightened looking at her. "What has happened to
you, m~ da.~ghter? And you look so wildly round, and tremble in
every limb." With difficulty Emilia tells her mother of her experience a.t church. And then,
As I turned, as I beheld himClaudia: Whom, my child?
Emilia: Guess, mother, guessl I thought I should sink into the earth. lt
was he himself.
Claudia: Who, himself?
Emilia: The Prince.1
l Ma.x Wlnkler. lntroductlon to Bmilia Galolli, He&amp;th &amp; Co., p.
• Btnilia GGlotti, III, ill.
• Ibid., II, vi.

ll.

�202

WILLIAM DIAMOND
DoEs EMILIA LovE THE PRINCE ?

And it is this fear and confusion of Emilia that is interpreted
into !ove for the Prince! It is especially this "he himself" that
the critics take as proof that she has the Prince constantly in mind
because she !oves him. But why not take a simple thing simply?
Is it not more natural that her fear and confusion are due to her
extreme youth and inexperience, to the suddenness of it all, to the
religious and moral shock that she, the a.ffianced of another, should
on her wedding day be obliged to listen to a sinful confession of
licentious love from the lips of no less a person than the Prince himself, the despotic ruler of the land, the hated and despised enemy of
both her father and her lover? Why not take the Prince's own
words of her attitude toward his love professions ? "With all my
flattery, with all my entreaties I could not extract one word from
her. Mute, trembling, and abashed, she stood before me like a
criminal who hears the judge's fatal sentence." By "he himself"
she does not mean the Prince as her lover, but the Prince she met at
the gay and frivolous house of the Chancellor, the depraved, autocratic tyrant who does what he pleases. Such a man could not
inspire anything but contempt in a woman like Emilia. She must
have realized the Prince's intention to make her but another of
bis mistresses. 1
Emilia is determined to tell Appiani everything that happened in
the church. "The Count must know everything. To him I must
tell all." But her mother advises her not to, nay, pleads with her.
And Emilia is not "almost glad to follow her mother's advice," as
Professor Max Winkler and others would have us believe, but only
very reluctantly she obeys her mother because it is her mother's wish.
"You know, dear mother, how willingly I ever submit to your
superior judgment. . . . . And yet I would rather not conceal anything from him." ''Weakness! Fond weakness!" her mother exclaims. "No, on no account, my daughter! Tell him nothing.
1

C!. Marlnelll's remarks regardlng the approacbing marrtage o! Emilla and Count
Appianl. "A girl witbout fortune or rank has managed to catch bim In her snares.
. . . . He will retire with bis spouse to bis native valleys o! Piedmont and lndulge himselt In hunting chamols or tralnlng marmots upon the Alps. What can he do better 7
Here bis prospects are blighted by the connection he has formed. The ftrst circles are
closed agalnst bim." I, vi. Countess Orsina tells Emilla.'s !ather: "I am Orslna, the
deluded, forsalcen Ors!na--perhaps forsaken only tor your daughter. But how Js sbe
to blame? Soon sbe aJso will be !orsaken; then another, another, and another." IV,
v:IU. At the very time the Prlnce Is lntatuated wlth EmiUa, arrangements are belng
made !or bis approacbing marrlage with the Prlncess of Massa.

203

Let him observe nothing." And finally Emilia consents. "Well,
then, I submit. I have no will, dear mother, opposed to yours." 1
Thus it is against the voice of her own heart that she agrees not to
tell Appiani of her experience at the church.
Her mother tells her furthermore that she has taken the whole
matter altogether too seriously, that the Prince's so-called !ove
protestations are nothing but mere gallantries. "The Prince i~ a
gallant," she tells her, "and you are too little used to the unmeamng
Ianguage of gallantry. And thus in your mind a civility becomes an
emotion-a compliment, a declaration-an idea, a wish-a wish,
a design. A mere nothing, in this language, sounds like everything,
while everything sounds like nothing." To which Emilia joyfully
exclaims: "Oh, dear mother, I must have been completely ridiculous
with my terror! N ow my good Appiani shall know nothing of it.
He might, perhaps, think me more vain than virtuous."2
N ow, if Emilia had the slightest !ove for the Prince, she would
not have been made so happy by her mother's assurances that
the Prince was not serious, that bis utterances to her were mere
gallantries signifying nothing. On the contrary, according to all
Iaws of human nature, such assurances would have disappointed her
painfully. It is hard to believe that Lessing could be guilty of overlooking such an essential trait of human nature. This alone should
be complete and convincing proof that Emilia does not love the
Prince and that any such supposition is entirely contrary to the
autho;'s conception of the play and the character of Emilia.
After the attack by the bandits Emilia is taken to the Prince's
summer place. As soon as she learns where she is, the whole ~itter
truth dawns upon her. "That the Count is dead! And why 1s he
dead! Why!"ª Her father tells her that he is not perm.itted to take
her with him, and that she will be taken by the Prince to the house
of the Chancellor Grimaldi. But to that house she will not go. She
is no longer the weak child listening to her mother's advice against
her own inclinations. She will no longer compromise. The day's
experience has changed the inexperienced, timid_ young girl .in~ a
strong and determined woman. She will rather die than rema1D With
the Prince or go to Chancellor Grimaldi's house. Thus her mother
1

Emilio Galotli, II. v:I.

• Ibid., V, vll.

�204

Wrr,LI.AM DIA.MOND

aptly says of her: "She is the most tiro.id, yet the most resolute of her
sex¡ incapable of mastering her first impressions, but upon the least
reflection she is calm and prepared for everything." 1
This determination to die rather than to go to the Chancellor's
house convinces her father that she is absolutely innocent. It will
be remembered that his confidence was somewhat shaken by Countess
Orsina. He is now again convinced that her innocence is safe and
above all force. "But not above all seduction," she replies.
Force! Force! What is force? Who may not defy force? What you
ca.ll force is nothing. Seduction is the only real force. I have blood, my
father, as youthful a.nd as warm as any other girl. My senses too are senses.
I will answer for nothing. I will guarantee nothing. I know the house of
Grimaldi. lt is a house of revelry. One hour spent in that house under
the protection of my mother, and there arose in my soul a tumult which
all the rigid discipline of religion could not easily quell in whole weeks.
Religionl and what religion? To avoid no worse snares thousa.nds ha.ve
leapt into the waves and now are sa.ints. Give me the dagger, then, my
father, give it to me. 2

It is Emilia's fear of the Chancellor's house that is also cited
by the critics from Goethe down to the present as supreme proof that
she loves the Prince. First the critics take for granted her love
for the Prince to explain this passage; then they use the passage to
prove her love for the Prince. Such arguing in a circle has no
value.8
Emilia is afraid of the Chancellor's house not because she loves
the Prince, but because "it is the house of revelry." It was in that
house that she first carne into contact with the gay and frivolous
world which conflicted so strongly with her moral and religious
principies, and it cost her a severe effort to overcome its seductive
influence. After what has happened this day, to go back to that house
seems to her nothing less than the loss of her salvation. It is this
fear that animates her soul, and not any love for the Prince. "To
avoid no worse snares thousands have leapt into the waves, and now
1

Bmilia Galolli, IV, vill.

• Ibid., V, vü.

• Ot. Kuno Flscher, Leuino al, Re/ormator der deut,chen Lileratur (Stuttgart, 1881),
p. 210. Flscher, Düntzer, and Stahr do not belleve that Emilla loves the Prlnce.

DoEs

EMILIA LoVE THE

PRINCE ?

205

are saints." In her voluntary death, alone, she sees the possibility
of escaping from eternal damnation, and hence it becomes for her
a religious duty.
Another argument used by the critics to prove Emilia's love for
the Prince is Lessing's conception of tragic characters. In his Hamburgische Dramaturgie, Lessing accords with Aristotle's dramatic
theory that the tragedy must rouse in us pity and fear, and for that
reason.the hero or heroine must be neither a faultless character nor
a thorough villain. In the Eighty-second Paper of the Dramaturgie,
he writes: "The wholly unmerited misfortune of a virtuous man,
according to Aristotle, is not fit material for a tragedy, because it
is terrible." And again, "A man may be v~ry good and yet have
more than one weak point, commit more than one mistake through
which he throws himself into immeasurable misfortune which excites
our pity and sorrow, but which is not in the least horrible, beca.use
it is the natural result of his mistake." And emphatically he repeats
the statement, "We must not let any perfect man suffer in a tragedy
without any fault on his part, for this is too terrible." This required
weakness or fault the critics point out to be in Emilia's case her
love for the Prince.
Of course, Emilia has her weakness or fault as required by
Lessing's theory of tragic characters. But it is not her love for the
Prince. It is the fact that she allowed herself, against her own feelings, to be influenced by her mother not to tell Appiani of the meeting
with the Prince in the church. If she had told everything to Appiani,
as she wished to do, Marinelli's plan would have failed in the beginning. The scene between her and Appiani follows right after the
church scene and immediately precedes the one in which the intriguing
Marinelli delivers to Appiani the Prince's proposal to go at once as
an ambassador to the court of Massa and make final arrangements
for the marriage of the Prince with the Princess of Massa. This
arrangement of scenes was not the result of mere chance; it is more
likely that it was carefully calculated to serve a definite purpose
in the play. It was Emilia's only opportunity of telling Appiani of
her meeting the Prince in the church. Count Appiani would have
answered the Prince's proposal differently, had he known of the

�206

WILLIAM DIAMOND

latter's designa on Emilia. By listening to her mother rather than
to the dictates of her own heart, Emilia missed the opportunity of
telling Appiani what he should have known. As a result, the unsuspecting Count is assassinated, and Emilia is in the hands of the
Prince and Marinelli. lt is this failure of Emilia to tell Appiani of
her experience at the church that fulfils Lessing's theory of tragic
guilt. Emilia's love for the Prince would be more than a weakness
or fault. lt would make her an accomplice of the Prince, and she
would deserve the suspicion of Countess Orsina that she was not
violently abducted and that the attack was prearranged with Emilia's
knowledge.
Accepting Goethe's dictum that Emilia loves the Prince, the
critics must, to be consistent, proceed to misinterpret the other
characters of the play. Instead of admitting that the Prince is an
unscrupulous and thoroughly depraved tyrant, surrounded by fl.attering parasites, knowing no desire but to give himself to sensual passion
and enjoyment, they tell us that he is an accomplished and handsome
young man and of a very attractive personality, just the kind that
Emilia would fall in love with. However, this is not the Prince as
Leasing portrayed him.
Count Appiani, on the other hand, is characterized by the critics
as a brooding and sentimental individual, just the kind that Emilia
would not fall in love with. Accordingly, Professor Max Winkler
tells us: "The relation between Appiani and Emilia is not based upon
deep passion. They are merely good friends." And again: "What
a contrast there is between the brilliant personality of the Prince and
that of Appiani! From the latter she probably never heard any such
words of passion as the Prince utters in the church and in Dosalo, for
even on his marriage day Appiani approaches his bride with a strange
melancholy and aforeboding of evil."1 But &lt;loes not Professor Winkler ignore the real character of Appiani? Even the Prince, Appiani's
mortal foe, must say of him that he is "a very worthy young man, a .
handsome man, a rich man, and an honorable man."2 Emilia's
father, himself a man of immaculate honor, considers the approaching
Professor Max Wlnkler, Introduction to Bmilia Galotti, Heath &amp; Oo., p. nxiil.
• I, vi.

1

DoEs EMILIA LovE THE PRINCE ?

207

marriage of his daughter with Appiani as the height of happiness.
"I can hardly await the time," he says, "when I shall call this worthy
young man my son. Everything about him delights me." 1 Emilia
herself calls him "my good Appiani" and in the only scene between
her and the Count she shows how deeply she &lt;loes love him.
It is true that Appiani "approaches his bride on the marriage day
with a strange melancholy and foreboding of evil." But that is the
only time. Professor Winkler's even implies the opposite, which is
not true. Appiani himself wonders why he feels so downcast on this
of all the days of his life. He cannot explain the reason. Then, too,
Emilia's dreams about the pearls, which she says signify tears,
intensify his melancholy mood and strange premonition of evil. But
Appiani's forebodings and Emilia's dreams were designed by the
author to prepare us for the tragedy that soon overtakes them both,
and not to characterize Appiani as a melancholy and gloomy person.
With just as much justice one might speak of Shakespeare's Desdemona as a "melancholy person with a strange foreboding of evil"
because she feels like singing the sad Willow Song on the fateful
evening before she is strangled.2 The critics misinterpret Appiani's
character. They paint him in the darkest colors and the Prince in
the brightest-and all to make it plausible that Emilia loves the
Prince.
But to return to Emilia. Against her own will she allowed herself to be persuaded not to tell Appiani of her meeting the Prince in
the church. That is her weakness or fault. 8 When she finds herself
in the Prince's summer place, she realizes her fault. Hence the
tragic words: "That the Count is dead! And why is he deadl
Whyl"
II.1v.
• Dreams a.nd premonitions are commoniy used by dramatists to foreshadow events
and to create the proper atmosphere in the play. Other examples from Shakespeare
are Antonio's unusual sadness In the opening of Th• Morchant o/ V•nico, Clarence' and
Stanley's dreams in Richard III, Juliet's words In Romoo and Juliot:
"I have no Joy of this contract to-night;
It Is too ra.sh. too unadvls•d. too sudden,
Too llke the Jlghtning, which doth cea.se to be
Ere one ca.n say lt llghtens."-II, 11, 117-20,
and many others.
• A somewhat similar fault or weakness constitutes the tragic gullt of Shakespea.re's
Desdemona. I mean when she fails to tell Othello that she lost the handkerchief.
1

�208

WILLIA.M DIA.MOND

DoEs EMn.1A LoVE THE PRINCE?

Accordingly, the whole question centers around this one point:
Was Emilia's silence due to her weakness in obeying her mother's
wish rather than the dictates of her own heart, or was it due to a
secret, sinful passion for the Prince? It has been pointed out above
how reluctantly she obeyed her mother's advice, and that her silence,
therefore, was not due to any love for the Prince. Furthermore,
Emilia would not have been made happy by her mother's assurances
that the Prince was not serious, and that his so-called love professions
were but mere gallantries, if she had loved the Prince.
It is also noteworthy that out of the forty-three scenes in the
play Emilia appears in only four and not in a single monologue.
There is nothing hidden in her nature that needs to be revealed in a
monologue, and least of all a secret, sinful passion for the Prince.
Goethe's random remark should not have been taken, in this case, as
unimpeachable wisdom and expanded into a commentary on the
tragedy. Goethe's great reputation by no means rests upon his
critica! remarks. N ot a single one of his literary criticisms stands
out pre-eminently. Most of them have merely an extrinsic value due
to the fact that Goethe wrote them. Friedrich Schlegel, in his
review of Goethe's Wilhelm Meisters Lehrjahre, says of Goethe as a
literary critic: "He revela too much in the enjoyment of his own
perfectly beautiful soul to be able to explain with the faithful impartiality of an unassuming investigator the works of another poet."
But merely because Goethe, in his old age, made that remark concerning Emilia's cha.racter, it was taken up by the critica as a divine
oracle and accepted as final. Nearly all the subsequent interpretations of the play are amplifications of one sort or another of
Goethe's random and misleading remark.
As already mentioned, Leasing himself said in regard to Emilia:
"I know of no higher virtues in a young unmarried girl than piety
and obedience." It is these virtues that predominate in her and
are the cause of both her weakness and her strength. If she had
been a little less obedient, she would not have listened to her mother's
advice. Again, the child who at first has no will but her mother's
is at last able to make the stronger will of her father submit to hers.
She will not go to the Chancellor's house. One hour spent there

209

m.ade her feel its seductive influence, and it required the severest
religious discipline to overcome that influence. If she had been a
little less pious, she would not have been so scrupulous. But then
she would not have been Emilia as Lessing portrayed her in the play.
WILLIA.M D IAM:OND
UNIVEBSITY OI' CmCAoo

I

�THE DATE OF WINNERE AND WASTOURE

In a review1 of Professor Israel Gollancz' edition of "A Good
Short Debate. between Winner and Waster"2 I stated that, in my
opinion, Professor Gollancz had "established at least a very 'Strong
probability for the date 1352-3." This opinion was based partly
upon the evidence presented by the editor and partly upon an independent study made before the appearance of his edition. Since
this study, made from a different point of view, arrived at the same
date, the additional evidence it affords constitutes a corroboration
of Professor Gollancz' date. Since some of the evidence cited by
Professor Gollancz is open to objection and since it is presented
somewhat briefl.y and casually, I wish to rearrange his evidence
before taking up my own argument. The question of the date
of W innere has such important bearings on the study of the whole
group of alliterative poems that I think it will be desirable to establish its date even more conclusively than Gollancz has done.
The arguments presented3 may best be surveyed in three groups.
I. One group of references merely shows that the poem was
written sometime between 1351 and 1366:4
l. The Order of the Garter, referred to in lines 59--68, was founded
in 1344, but was not instituted until 1349.
2. Reference is made, line 103, to the knighting of the Black
Prince, which occurred in 1346.
3. Edward's "bery-brown berde," line 91, is a reference to a
man "in early middle age, that is about forty."
Mod. Lan¡¡. Not.,, February, 1921, pp. 103-10.
• Select Earl11 En¡¡liah Poema, III. (Oxford University Press, 1920.)
• See Gollancz' edition, Preface, pp. 2-6, and notes to 11. 130, 141, 189-90, 286, 292,
461-65.
• Professor Hulbert, Mod. Phil., May, 1920, pp. 34-37, set these limits before the
appearance of Professor Gollancz' edltion, basing his arguments upon Gollancz' two
editlons of The Parlement of the Thre A11••· But much of Professor Hulbert's article
applles equally as well to the llrst group of references I sball cite from tbe edition of
,, innere. In a letter of April 6. 1921, however, Professor Hulbert wrttes: "You may.
if you careto, also say that detailed comparlson of 'Wlnnere and Wa.stoure' with 'Piers
Plowman • convinces me now tbat the latter need not have preceded the former, and that
I'm incllned to agree with your date."
[MODERN PBILOLOOT, November, 1921]
211
1

�212

J. M.

STEADMAN,

Ja.

4. "The reference at the end of the poem to sorne period when
the truce with France was broken, after the taking of Guines in
1352. . . . . The poem well fits into the months from September
1352 to March 1353."1
This group of references, then, points to the general period from
1351 to 1366.
II. Another group of references fixes the date of the poem at some
time after 1351-52:
l. The Statute of Treasons, 1352, is mentioned, lines 124-33,
evidently as a recent enactment.
2. The allusion to "Ynglysse besantes," line 61, refers to the
new issue of gold coinage in 1351.
3. "Questions of labor, wages, prices, dress, food, which called
forth the Statute of Labourers, 1351, and various sumptuary and
economic enactments of about this time."2
4. Lines 143-48, 460-70, allude to the growing hatred of the
greedy friars and to the policy of the Pope. This hatred found
expression in the Statute of Provisors, 1351.
III. The last group of references constitutes the most important
evidence for date:
l. The Pope referred to "was evidently Clement VI, who died
December 6, 1352," for his successor, Innocent VI (1352-62), opposed
the methods in vogue for raising money. This reference would put
the action of the poem before December, 1352. And since the
poem is primarily a pamphlet of the hour, it must have been
composed also before December 6, 1352, or soon after that date.
2. Edward III is said, line 206, to have fostered and fed the
disputants "this fyve and twenty wyntere." Though this may
be regarded as a round number, we must presume, until there is
1

But it seems clear, as Professor Hulbert 1&gt;&lt;&gt;ints out, op. cit.• p. 37, that the pa.ssage
lndicates a period when there was no active tlghting. Moreover, Gollancz does not
Btate why tho referonce must be to a perlod alter the taking ot Guines in 1352. Tho
paasage could reter to any ono o! the numerous truces during the war between Eng)and
and France. or indeed to the period alter the Treaty ot Bn!tlgny in 1360. See Hulbert
and Longman (Hi1tor11 o/ Bd1.0ard III, I, 313, 321, 352 ff.J for dates of these truces.
Longman points out that in spite of the nominal truces Edward was conBtantly prepar1 ng tor further invaslons and that in 1353 he secured from Parllament a subsidy ot
wool for three years, which was later ext.ended to six years.

• See ll. 230-34, 273, 288, 407; 270-76, 392 ff., 410 ff., 425; 290-93, 368 ff.

THE

DATE OF "WINNERE AND WASTOURE"

213

definite proof to the contrary, that the author meant what he wrote,
the twenty-fifth year of Edward's reign, l351.
3. Heraldic allusions, lines 69-80, to the combined arms of
England and France point to a period after Edward IIl's great
victories and before July, 1353, when Edward offered to give up his
claim to the crown of France. Since Mr. Hulbert has shown, op. ci.t.,
page 37, that nothing can be made of this point, I shall not refer to
it again.
4. Repeated allusions are made to questions resulting from the
Black Death of 1349 and to the weather, lines 252, 312 (idle lands,
ll. 234; 288; dress, ll. 270-71, 392ff., 410 ff., 425). This point will
be fully discussed below.
5. The mention of profiteering in wheat and the prophecy, lines
368-74, of a fall in prices refer specifically to the year preceding
Michaelmas 1353-Michaelmas 1354, a period when the price of
wheat was very low and when prices were still falling.
6. Direct reference is made by name, line 317, to William Shareshull, who was head of the Court of the King's Bench from 1350 to
1357. While this allusion may point to any date between these
years, I hope to show that it would have most point in the years
1352-53.
This last set of references, then, is the most significant in the
poem. The references to Pope Clement VI, to profiteering in wheat,
to the twenty-fifth year of Edward III are specific and refer only
to the period 1351-52. The description of the quartered arms of the
king furnishes no conclusive evidence as to date. 1
Whatever objections may be raised to the ambiguous references
listed above in the first group, the essential evidence for date remains
untouched. For it is important to remember (1) that there are other
references which refer only to a definitely limited period, and (2) that
the date established by this evidence does not contradict a single
other time reference in the poem.
Moreover, the significance of all these references becomes much
more important when we remember that Winnere and W astoure is
primarily a poem on contemporary social and economic problems.

u

, But Gollancz is right in his reasoning on this polnt, this alluslon would date the
poem betore July, 1353.

�214

J. M. STEADMAN, JR.

The effect of the poem, therefore, depends largely upon the timeliness
of its allusions.1 I hope to show what is implied but not clearly
pm:ed by Gollancz, namely, that these allusions to contemporary
affarrs not only fit the winter of 1352-53, but that they fit this date
and no other.
The most important of these allusions are those to the twenty-fifth year of Edward's reign, to the Statutes of Labourers Treasons
Provisors, to the weather, the dearness of food, the Iow pri~e of whea{
.and the pro~hecy of still lower prices, the new gold coinage, Shareshull, and disturbances of the peace. · Since this is a topical poem1
these references have little point unless they refer to current questions
to problems of the hour.
'
References to these problems are to be found not only in the poem
but also in the chronicles of the period and in the acts of Parliament.
A study of these latter sources, then, ought to throw considerable
light on the econornic and social unrest leading to the petitions of the
Com.mons and motivating the action of the poem.
In _looking for such a clue I used Longman's History of the Lije
,an_d Times of Edward III; J. Barnes, History of Edward III (Cambridge, 1688), which is very valuable for the use it makes of the
-chronicles and the rolls of Parliament; the Chronicon Angliae· and
the c~onicles of Capgrave, Knighton, Robert Avesbury, and Thomas
W alsrngham. I of course paid most attention to such matters of
&lt;lomestic legislation and econornic unrest as may be referred to in
Winnere. Since the Com.mons and those who elected them knew best
what grievances were most oppressive and what conditions needed
remedying, their petitions are important evidences of popular
unrest and protest.
Of füe parliaments froi:n 1351 to 1366, that of 1352 is by far
the most 1mportant as regards social legislation. And the acts of this
.Parliament, and those of no other of the period, as will be shown
fit the allusions in the poem. According to Rotuli Parliamentarur:i
(II, 236-37) and Barnes (pp. 455-58), the chief causes for the summoning of this Parliament, as stated by Lord Chief Justice William
1
Gollancz, Pretace, p. 6, says: "His poem is in fact a topical pamphlet in alliterati
verse on the social and economic problems ol the hour, as vivid as present day dlscussl ve
on Uke problems."
ons

THE DATE OF "WINNERE AND WASTOURE"

215

Shareshull, were: (1) the desire to complete the unfinished business
of the Parliament of 1349, which had been brought to an abrupt
close by the Plague; (2) a consideration of the war with France;
and (3) the pressing matters of domestic legislation.
One of the most important acts of this Parliament was the release
by the king of half of the provisions appointed to be collected by
his purveyors. This release, a most unusual act for Edward III, was
due, no doubt, to the great dearth. The powers of purveyors were
lirnited by act of this Parliament and also again in 1363. Edward's
desire to keep money within the realm led to the act perrnitting
only merchants to export money. The Commons petitioned that
the subsidy on wool cease and that merchants be relieved from the
payment of export duties. Strict laws against forestallers and
regraters, who were greatly despised because they were thought to
cause the scarceness of provisions and the increase in prices, were
passed. A "Statute of Provisors" and a "Statute of Treasons " 1
were also enacted at this time.
Of the important allusions made in the poem the following are
paralleled in the acts and petitions of the Parliament of 1352; the
weather (the drouth), the Statute of Provisors, the Statute of
Treasons, high prices, scarceness of food, the coinage, the twentyfifth year of Edward III, labor conditions, Shareshull, and disturbances of the peace. It is apparent that in the year 1352-53
Winnere would be a most timely poem of the hour. But let us see
whether or not it may not be as timely for sorne other year.
The Parliament of 1353 met to consider the removal of the wool
staple to England. This Parliament granted to Edward III a
subsidy on wool for three years.
The Parliament of the next year is mentioned by neither Barnes
nor Longman.
1 Further statutes were passed in later parliaments to limit t he power of the Pope,
for this quarrel became increasingly prominent as the century advanced. But this
Statute of Treasons still continues in force. Longman (1, 345-46) explains this statute
as follows: "In order to defraud the nobility and gentry of the escheats of lands, forfeited to them . . . . by their vassals, in certain cases of felony and misdemeanor, and
to vest the same in the Crown, the judges had mult!plied the crimes which they called
treason to a most expressive extent." There are numerous allus!ons in the poem to
disturbances of the peace. And in U. 317-18 Shareshull, who was Lord Chief Justice
and part of whose ofllclal duty it was to state to Parliament the reasons why that body
had been summoned, is mentioned directly by name in connection with such a charge
of disturbing the peace.

�216

J. M.

STEADMAN,

JR.

The chief questions in 1355 were the wool staple and the conduct
of the war. Since both of these questions were discussed repeatedly
throughout the second half of the century, they furnish no evidence
for date. As was seen above, the wool trade is not mentioned in the
poem, and the end of the poem may refer to any one of the severa!
truces. 1
The causes for the summoning of Parliament in 1362 were:
matters of the church, the discussion of French relations, the Iow
price of wool, and Scotch affairs.2 I can find in the poem no reference to the quarrel between Edward and the Pope, to Scotch affairs,
orto the low price of wool.3
The Parliament of 1363 dealt with the price of wool and with
cornering the food market (regraters and forestallers). The Iatter
reference is one significant parallel between the acts of Parliament
and the economic allusions in the poem. But this is the sole bit of
evidence the acts of Parliament present for the date 1363. Against
this sole bit of evidencé we have the numerous parallels between the
poem and the acts of the Parliament of 1352.
The sessions of 1365 and 1366 were concerned almost entirely
with the quarrel between Edward 111 and the Pope and with the
dispute between the universities and the friars, matters which are
not once alluded to in the poem.
This survey of the parliaments from 1351 through 1366 shows
clearly that if we are to look in the records of Parliament for a
1
One reason for the su.mrnoning of Parllament was Edward's desire to obtaln money
for the conduct of the war. A subsidy on wool was a common forro of grant.
• The wool staple wa.s removed to Cala.is and the exportation of wool wa.s permitted
in the hope that the price would be enhanced and that Edward would thereby recelve
more money. During thls Parliament the exportation of money was &amp;galn forbidden
and the value of clothing was strictly limited. The Commons proteSted so vigorously
that the la.tter law wa.s repea.led In 1364. Attacks upon extrav&amp;gant dress, such as are
made In the poem, are so common as to furnish no conclusive evidence for date. See,
for example, Rich. R edele38, III, 138 Jf.; Castell o/ Peraeoerance, E.E.T.S., 151, 2489--90;
Regement o/ Princ.. , sts. 61, 67, 77. Gollancz In his note to l. 411 cites three parallels.
The polnt of the references In W innere is that they are made In regard to the extravagance
of the friars and the new-rich cla.ss, not In regard to the infringement of personal liberty.
• Bradley, Athenaeum, 1903, 1,498, points out that the speech of Wa.ster, U. 294318, impreca.tes both churchmen and judges, and that the banners of the judgea and
the friars are both in the same army. As he shows, the circumstances whieh la.ter made
the judges &amp;dversaries of the church and which led to the excommunication of Shareshull
and the other judges and to the bitter quarrel between Edward and the Pope had not
yet &amp;risen. Neilson's argument, Athenaeum, 1901, 2,157, 560-61, that the reference is
to this quarrel of 1356--58, therefore, becomes absurd, especi&amp;lly so wben one remembers
that the Pope and the judges are on the same side.

THE DATE OF "WINNERE AND WASTOURE"

217

discussion of the social and economic evils attacked in Winnere,
the Parliament of 1352, and only that of 1352, has any considerable
significance in relation to the allusions in the poem to current topics of
discussion. This Parliament, moreover, is mentioned more frequently in the contempora~ chronicles than is that of any other year.
The chronicles also mention other topics alluded to in the poem.
Again, as in the records of Parliament, the significant parallels not
only are found in the entries for 1352-53, but are also confined to this
period. The results of this survey may easily be seen from the
following table of the entries year by year:
1351: increased prices (Chronicon).
1352: a serious drought, followed by famine and high prices
(Capgrave, 1 Knighton, Walsingham, Chronicon); a long and cold
winter (Knighton, under 1353); the Statute of Labourers (Walsingham, Chronicon, under 1353); a popular uprising in _Chester growing
out of just such economic conditions as are mentioned in the
chronicles; in the acts of Parliament, and in the poem (Knighton,
under 1352, where Shareshull is mentioned by name in connection
with this uprising).
1353: a storm.2
1356 : storm.2
1362: a storm.2
1363: a great frost; increased prices; regulation of dress.
Taken alone, these parallels suggest 1351, 1352, and 1363 as the
only possible dates for the poem. It is essential to note, however,
that the poem distinctly refers to low prices, whereas the chronicles,
under 1351 and 1363, mention increased prices. The regulation of
dress has been discussed above.3 The simple process of elimination,
then, leads to the conclusion that, if the similarities between the
poem and the chronicles show anything, the parallels cited point
conclusively to the year 1352-53. Both the evidence of the acts of
Parliament and the evidence of the chronicles establish 1352-53 as

a

, "In the XXVII yere was there swech a droute In the lond that from the month
of March on to .July fel not a drope of reyn on the grounde; for that cause the gres
and the corn was evene dreid up. So Ynglond . . . . was feyn to be fed with otber
londis." Gollancz, p. 5, quotes Knlghton' s account under the year 1352.
• Slnce the poem cont&amp;ins no reference to a storm, thls polnt demands no dlscussion.
• See p. 216, n. 2.

�218

J. M.

STEADMAN,

Jn.
TBE DATE OF "WINNERE AND WASTOURE

the dat.e of the poem. And there is no reference in the poem which
contradicts this date.
Still another bit oí evidence may be cited in confirmation of this
date. We have seen that the great dearth of food, the high prices,
and labor unrest were discussed in the Parliament of 1352, and that
Edward, presumably because of the unusually severe economic
conditions, released the Commons of half of the provisions to be
collected from them. Such conditions in England led to uprisings
and protests, as we have seen, from the Commons and those classes
most affected, especially the agricultura! classes, which play an
important róle in Winnere. Knighton's account of such an uprising,
referred to above, is given under the year 1353. Dunn-Pattison1
describes the uprising as follows:

In Cheshire they rose in open revolt and attacked the servants oí the
Prince, who were entrusted with supervising his interests. . . . . Accordingly, in addition to sending Sir Richard Willoughby and Sir William Sharshull, the itinerant justices, to sit in Eyre, at Chester, the King was obliged
to despatch the Prince, the Duke oí Lancaster, and the Earls of Stafford
and Warwick, with a strong force, to restore order and support the judges.
Against such an imposing array the men of Cheshire could do nothing, and
were glad to compound with the Prince their lord for five thousand marks.

• R. P. Dunn-Pattison, The Black Prince (New York, 1910), pp. 127-28.

219

in the poem and that it occurred in 1352, the date which all available
evidence fixes as the date of the poem.
In conclusion, while sorne of the references in the poem may refer
to any year between 1351 and 1366, I feel that the specific statements
concerning the twenty-fifth year of Edward's reign and the you~h
of the Black Prince, the unmistakable mention of Shareshull 1:11
connection with an uprising against precisely such bitter economic
conditions as existed in their most extreme forro in the winter of
1352-53, and, most important of all, the repeated references in the
poem, in the chronicles, and in the acts of Parliame~t to _the w~ther
and to the social and economic conditions descnbed m Winnere,
furnish definite and conclusive proof of the date of the poem as the
· ter of 1352-53 the only year of the period 1351-66 which har::Uzes with the ~otivating dispute and the economic significance
of the poem. If we assume any other date, the purpose, t~e a~legory,
the definite references to topics of the day, in short, the tuneliness of
the poem and its significance as a pamphlet of the hour are at once
considerably weakened, if not rendered quite meaningless.

J. M.
EMoRY UNIVERSITY

Winnere and Wastoure was written by a man who speaks of himself (11. 8 and 32) as a western man, and it is entirely possible (though
Ido not assert that it is probable) that, living in the West of England,
where this uprising occurred, he had heard of Shareshull's connection
with this disturbance of the peace and that he knew something of
the ca.uses of this disturbance. It is significant, I think, that Shareshull and the other judges, the Prince, King Edward, and the yeoman
play important parts both in this uprising and in the poem, and that
the cause of the uprising and the central theme of the poem is fundamentally the same economic one. Whether or not the author had
this particular uprising in mind is a matter of no great consequence
for the dating of the poem. Nor does Shareshull's connection with
it prove more than that he was Lord Chief Justice at the time it
occurred. The importance of the account consista in the fact that
this uprising was dueto just such economic conditions as are outlined

,,

STEADMAN,

Jn.

�LE DOUBLE MONT IN FRENCH RENAISSANCE POETRY

Joachim du Bellay complimenting Héroet in the Recium de Poésie
writes:
Ta. muse des Graces amie,
La. mienne a te louer semond
Qui sur le haut du double mont
As erigé l'académie.

Le Franc in his useful article on "Le Platonisme et la Littérature en
France 1500-1540" (Revue d'Hist&lt;rire Litt. de la France, 1896) conjectures here a reference to a hypothetical literary academy on the
hill of Lyons. He says "Sceve Dolet, Rabelais, Macrin, SainteMarthe Fontaine . . . se rencontrerent a bien des reprises sur la
colline de Fourvieres." This I think is a misconception of the
meaning of the passage and one more illustration of the value of a
little acquaintance with the classics to the critic of comparativa
literatura. The double hill is Pa.rnassus, the Muses' mount so designated in one of the most familiar of Renaissance Latin quotations,
the line of Persius' Prologue: neque in bicipiti somniasse Parnasso.
And the meaning of du Bellay's compliment is that Héroet has
transferred the academy to Parnassus, i.e., treated Platonic philosophy in poetry. With a somewhat similar conceit La Fontaine
speaking of his Psyche says "quatre amis dont la connaissa.nce avoit
commencé par le Parnasse lierent une espece de société que j'appellerais académie si, etc." If le d-Ouble mont requires further confirmation we may compare Du Bartas (The Ark II Semaine):
si le Laurier se.eré, qui m'ombrageoit le front
esueillé se flétrit: et si du double mont
ou loin de cest Enfer vostre Vranie habite,
Ma. Muse a corps perdu si bas se précipite.

which Sylvester, perhaps not understanding double, translates
And if now banished from the learned Fount
And ca.st down headlong from the lofty mount.
(MOHRN PBILOLOOT,

November, 1921)

221

�222

PAUL SHOREY

A specialist in Renaissance French literature could doubtless cite
~any other examples. I will add one from English. Drayton in
bis Elegy of Poets and Poesie has:
Methought I straight had mounted Pega.sus
And in his full career could make him stop
And bound upon Parnassus bi-cliff top.
"Bi-cliff"
is Pers·ms' bicipi
· ·t·i wbich m
· turn reproduces the Greek
.
di~phos applied to the plateau of Parnassus above Delpbi .

m

Eur1p1des' Bacchae 307.
UNIVERSITY OF ÜHICAGO

PAUL SHOREY

GEORGE HEMPL, 1859-1921
Through the untimely death of George Hempl, Professor of
Germanic philology in Leland Stanford Junior University, the causes
of linguistic research and of educational leadersbip in America suffer
an inestimable loss. He was born in Whitewater, Wisconsin, received
the baccalaureate degree in 1879 from the University of Michigan,
and in 1889, the doctorate from the University of Jena, after three
years of study at various German universit.ies.
As principal of the Saginaw (Micbigan) High School, 1879-82,
and of the La Porte (Indiana) High School, 1882-84, he gained
practica} insight into the vital relation of secondary school education to the work of college and university. Tlús experience was
permanently helpful to him in articulating bis subsequent work as
a university teacher with that of the preparatory school. Two years
as teacher of German in Johns Hopkins University, 1884-86, seventeen years as teacher of English, English philology, and general
linguistics in the University of Michigan, 1889- 1906, and fifteen
years as professor of Germanic philology in Leland Stanford Junior
University, 1906- 21, make, with the secondary school experience just
mentioned, a total of forty-two years of most stimulating and fruitful pedagogical leadersbip. There was something peculiarly winsome
and inspiring in the personality of the man. No one who knew
Professor Hempl failed to be impressed by bis genial bearing, bis
generous estímate of the work of other men, bis infectious interest
in the problems of language and of teaching, and his undaunted
courage that kept him steadily and cheerfully at work in spite of
serious accident and failing health. He was a man of heroic mold.
His Old English Phonology, 1892, bis Chaucer's Pronunciation,
1893, bis German Orthography and Phonology, 1897, bis Phonetic
Text of Wilhelm Tell, 1900, together with bis numerous papers upon
problems of Germanic philology, are among the most valuable
published expressions of bis own research. As a phonetician of
[MODERN PBILOLOOY,

November,

1921)

223

�224

STARR

w ILLARD

SOME PUBLICATIONS IN

CUTI'ING

recognized ability and as a student of the history of alphabetic writing he became in the year 1908-9 especially interested in attempting
to decipher Etruscan, Hittite, and other inscriptions of the Mediterranea.n basin. The record of his work in these fields is still
largely in manuscript. The discoveries, however, which he believed
he had made, are sufficiently numerous and important to make the
world of scholars eager to examine bis evidence and reasoning in
detail. His reputation as a keen observer of speech phenomena, as
a conservative and fair-minded judge of the facts observed by him,
and as a lover of the truth, singularly devoid of pet prepossessions
about the truth, encourages those who knew him and his work to
expect much of permanent value from these latest lines of bis
research.
The death of Professor Hempl meaos for Modem Philol,ogy the
loss of one of the ablest of its Advisory Board of Editors.
STA.RR WILLARD CUTTING

MODERN ·pffJLOLOGY
j

ENGLISH

GERMANIC

American Poe-. Selected and Edited, with
ffluatrative and Explanatory Notes and a
Bibliograpby, by \VALTEll c. BRONSON.
xviii+67opages, 12mo, cloth; $2.75, postpaid

Old Germaa Lon Soap. Translated irom
the M ~ of the 12th to the I ~
Centuries. By hANx C. NICBOLSON.
19'ipages, umo,cloth; $1.50,postpaid,$1.65.

xi+

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ED&amp;liah Poema. Selections for Schools and
Colleges. Selected and Edited, with Illustrath-e and Explanatory Notes and Bibliographies, by WALTER C. B:aoNS0N. Four volumes, umo, cloth; $1.75, postyaid $1.90.

London in En¡Jish Literature. By PnCY H.
BOYNTON. Witll lliustrations. xü+346
pages; $2.50, postpaid $2.70.
:Blementa oi Debatin¡. A Manual for Use in
High Schoo1s and Academies. By LEVEUTT
S. LYON. x+136 pages, 12mo, cloth; $1.25,
postpaid $1.35.

A Manual for Writen: Covering the Need
of Authors for lnformation on Rules of Writing and Practices in Prlnting. By JoHN M.
MANLY and
A. PoWELL. viii+226
pages; 12mo, oth; $1.50, postpaid $1.65.

JºHN

A Manual of Stfle: A Compilation of Typographkal Rules Governing the Publica.tiODS
of the University of Chicago, with Specimens
of Types Used at the Universlty Press. :i:+
ll6o pages, umo, cloth; $1.50, postpaid $1.65.
Qaestion1 on Slaüespeare. By ALBERT H.
ToLKAN. Vol. l. Introductory. xvi+216
pages, 16mo, cloth; 75 cents, postpaid 85
cents.
Vol. 11. The First Histories, Poems, Comedies.
x+354 pages, 16mo, cloth; $1.00, postpaid
$1.15.
Questions on the following plays haye been
issued in pampblet form, one olay to a oamJ&gt;hlet: "A M1dsum.mer-Niaht~s Dream,'' "I
llenry IV," "11 Henry IV,'r."The Merchant
of Venice," "Much Ado about Nothing," "As
You Like lt," "Twelfth Night," "The
• Tempest." Each, postpaid, 17 cents.

1

The Hlldebrmdlllied. Translated from the
Old High German into Engliah ADiterative
Verse. ByhANCISA. WOOD. iv+upagea.
16mo, paper; postpaid, 21 cents.
(1) Vemer'a Law ia Gotllic. (2) The Reda•
plicatlq Verba ia Germanic:. By FliRCJS
A. WOOD. 44 pages, royal $vo, paper; poet-

paid, 28 cents.
Repetition of a Word u a Meau of Swenn
in the German Drama under the lldlaeace
of Romantidam. By M.u.TDl SCB1trn. sS
pages, royal 8vo, paper; postpaid, 28 centa.
Grillparzer'a Attttude toward Romanticiaa.

By EI&gt;wARD JoBN WII.LWISON. 76 pagtl,
royal 8vo, paper; postpaid 53 cents.

ROMANCE
The lPrenc:ll Verb: Ita l'onu and Teue u....
By WJI.LIAK A. Nnu and EunT B.
WILXINs. 40 pages, Svo, paper; postpaid
28 cents.
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H. WILKJNS. Per pad, 25 cents, poetpaid 35
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Prancesco Petrarca and the ReYOJ1atloa of
Cola di Riemo. By M.ulo E. CosuzA.
xiv+330 pages, 12mo, cloth; $1.50, postpaid
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Petrarch'• Letter■ to Cluslcal Aathon: A
Translation of Selected Etislolae with Notes.
By MAUo E. COSENZA. :i:iv+2o8 pllpl,
12mo, doth; $1.00, postpaid $1.15.
Boccacdo and m. Imitaton ia Geran, Baallsh, French, Spaniú, ·and Italian Llteratare.

By FLOU:NCE N. JONES. 46 pages, 8vo,
paper; postpaid, 53 cents.

THE UNIVERSITY OF CHICAGO PRESS
.CHICAGO, IWNOIS

1

�THE UNIYF.RSrry OF CHICAGO ~
~.lWNOJs

�</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>��I
SlSL.IOiECA

CENTRAL

U.A.N.L

VOLUMEN PRIMf&lt;.RO

I 1J

o; ,(--f

MADRID
I

9 2 O

..,

�.....

-·

•

1

-

ÍNDICE DEL VOLUMEN I

1920
coronas, reyes
«.Ca pluma es la que asegura castillos,
y la que sustenta leyes.&gt;

IMPRENTA ARTISTICA, DE SÁ.EZ HEJI.MANOS
NORTE, 21 , MADRID : TELÉFONO

17-65 J.

NOMBRO 1.0 (JUNIO)
Dos palabras que no están de más .....•......................
Enrique Dlez~Canedo: Madrid, poesías . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Manuel Azaña: A las puertas del otro mundo. . . . . . . . • . . . . . . . . . .
Pedro Salinas: Voz de jugar, poc:sfas.. ..... .. ............... ..
Adolfo Salazar: Apuntes para una geografía musical de Europa:
l. Francia....... . . • . . . . . • . . . . . . . . • . . • . . . . . . • • . . . . . . . . . .
La Dame de Cceur. Crónicas de..............................
El paseante en Corte: ...castillo famoso. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
~ - Alfonso Reyes: América.... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Libros y Revistas: Ramón del Valle lnclán: Et pasajero. Farsa de
la Enamorada del Rey.-Luis Bello: Ensayos e imag{nadones
sobre Madrid.-Ramón Pérez de Ayala: las Mdscaras.-Manuel Azaña: Estudios de política franctsa contempordnea.-Renner (A.) y Castro (A.): Vida de Lope de Vega. -Paul-Louis Couchoud: Sages et polles d'Asie..............................
Gacetilla ..... • ...•. • .. , .....•. , • . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

3
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48
n¡

�LA PLUMA

LA PLUMA

NOMBRO 2.0 (JULIO)
Alfonso Reyes: El abanico de Mlle. Mallarmé., . , , • , • •: , • • • · • · · ·
C. Rivas Cherif: Alegoría de Narciso, o El mundo visto por un
agujero ...............••.....•... •, •, • • • • • • · · · · · • · · • · · •
Ramón Pérez de Ayala: La cendolilla que danza, poesía.,••••••••
G. Borrow: El camino de Finisterre, ...•......•. • • , • • • • • • · • · · •
La Dame de Cceur: Crónicas de .....••....... , • • • • • • • · • • · · · · •
El paseante en Corte: ... castillo famoso ... , ...•. •., • • • • • • • •. · ·. ·: ·
Manuel Azaña: El espíritu público en Francia durante el arm1st1cio.
Libros y Revistas: Pío Baroja: Divagaciones sobre la cultura. La
caverna del kumorismo.-Eugenio d'Ors: La Bien plantada.Rafael Calleja: Rusia. Espejo saludable para uso de ~o~res :Y efe
rlcos.-Auguste Breal: Velázquez . . Luis N ueda: De n_ius1ca. Epts•
tolario de un melómano.-Ernest Newman: A Musicce Motley.Danie1J. Mason: Contemporar§ Composers. - Camille Mauclair: Les keros de l' Orckestre.-A. O&amp;sorio: El alma dt ta toga.
Gacetilla .....•• , ..........•.•........... • • , • • · · · • • · · · · · ·: ·

NUMBRO 3.0 (AGOSTO)
Ramón del Valle Inclán: Farsa y licencia de la Reina Castilcl. Jornada 1.ª•••••••••••••••••.••••••• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
C. Rivas Cherif: Divagación a la luz de las candilejas...•..... •••
Miguel de Unamuno: Polvo de otoño, poesías ..•... ,,.,••,••• • •
Adolfo Salazar: Guía musical de América ...... , • , , • , • • • • • • • • • ·
La Dame de Cceur. Crónicas de ..•.....•••.... , . • , • • , • , • • • · · •
G. Lipparini: Las violetas, poesia .......•••... , • , • • , • • • , • • · • • ·
Alfonso Reyes: América .........•............ , , , • • , • • • • • • · · ·
Jorge Guillén: Poemas de circunstancias prosáicas.... , • • •, • •, • • •

49

54
58
6o

Libros y Revistas: Ramón del Valle Inclán: Divinas palabras.Ramiro de Maeztu: la crlsi.r del Humanismo.-J. Maynar Key•
nes: Tke economlc consequmces o/ tke peace.-León Felipe: Versos y oraciones de caminante.-Martinez Corbalán: Caminos.Luis Fernández Ardavin: Ld.minas de folletit. y de múal--Re
vistas .•.•..••.•..•• , •. , , • • • • • • • • • · · • · · • · · · · · • · · • · · · · · · ·

137

74

78

NUMBRO 4.0 (SBPTIBMBRB)

82

88
99

I

Ramón del Valle lnclán: Farsa y licencia de la Reina Castiza. Jor•
nada 2. ª ..........•.....................•.•........ , ...
Francisco A. de Icaza: Versos de I1ietzsche .• . ......•..........
Manuel Azaña: Jorge Borrow y la Biblia en España. . ........... .
El paseante en Corte: ...castillo famoso ••.•.•.••.•.............
Antonio Espina: Don Cacique, poesla.. . . •. . ...••... .. . . ... . ..
Libros y Revistas: R. Blanco Fombona: Dramas minímos.-Valery
Larbaud: Poltes espagnols et kispano-americains contemporains.
Cla11dio de la Torre: La huella perdt"da.-Manuel Ugarte: El
porvenir de la América española.-Manuel Conrotte: La intervención de España en la independencia de los Estados Unidos
de Amlríca.-Tomás Morales: Las rosas de Hércules . ....... .
Gacetilla ................•......•.•......................•.

186
191

97
ll3
120

NOMBRO 5.0 (OCTUBRB)

123

128
131

132
IJ6

La condena de Unamuno ..••..••.•.••..•••...•.....••..... ,. .

193
Luis Araquistain: Italia _e n 1920, poe~ía.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194
Ramón del Valle Inclán: Farsa y licencia de la Reina Castiza. Jornada 3.• . .•....................... , ....._.............. .
195
V

IV

I

�LA PLUMA

LA PLUMA

Adolfo Salazar: Apuntes para una geografia musical de Europa.
II. Rusia ..•...•..•..•.•.....•.••.•••••.•...............
Juan Ramón Jiménez: 1920, poesías ......••..•.....•.•...••...
Mario Puccini: Letras italianas .•..........••..•.•.•.••.•...•.
Jorge Guillén: La amistad firme en los mares caóticos, poesfa.....
Un critico incipiente: Teatros ....•...••••.••••••.....•...•...
Maria Enriqueta: Ojos grises, poesla ••.••.••.•.•..•.....••....
Antonio Espina: Inciso, poesla. . • • . . • • • . • . . • . • . . . . . • . . ..... .
Libros y Revistas: J. Moreno Villa: Vtlázqtuz.-A. de la Sota: Divagadones de un tranuuntt.-Eugenio d'0rs: Glosas.-Strindberg: El viaje de Pedro, el afortunadc.-Les amis de Proudhon:
Proudhon et not,e tnnps.-Revistas ..•.•......•..•••..•....
Gacetilla ... , ....••...............•..•..•..•.••....•.......

207
213
220
226
227
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233

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262
26~
268

282
288

NOMBRO 7.0 (DICIB.MBRB)
Rubén Darfo: Versos inéditos•.•...•.....••........•.•.......

NUMBRO 6.0 (NOVIB.MBRB)
Antonio Machado: Apuntes y canciones .......•....••...•.....
G. Jean-Aubry: Mérimée.......•..........•..•......•........
Nilo Fabra, poeslas .•.••.......•..•...•.......•.•........•.
La Dame de Creur: Crónicas de ...•.......••...•.......•.....
Pedro Salinas: Onematógrafo, poesías • . . . . . . • • • . • . . • . . . . . . . . .
Francis Jammes: Los trabajos del hombre, poesía . . • . . . . . . . . . . .
Adolfo Salazar: Proposiciones sobre el Hai-Kai............ . . . . .
El paseante en Corte: .,.castillo famoso.. . • . . . . • • . • . . . . . . . . . . . .
C. Rivas Cherif: Soneto blanco...............................
Francisco Vighi: Ferias en Cervera, poesla.....................
Ada Negri: El muro, poesia................ . . . . • • . • . . . . • . • . • .
Un critico incipiente. Teatro , ..•........•.......•. , . . • . . . . . .
Libros y Revistas: Pfo Baroja: La sensualidad pervertida.-Alfonso
Reyes: El plano ohlicuo.-S. R. Caja!: Chácharas de café.-Fran•
a

dsco Giner: Ohras completas. -Julien Tiersot: Un demi·-s{ecle
dt Musique FraníaÚe.-Paul: Landomry ,Brahms.-Carl van
Vechten: Tht mu.{ic o/ Spain ............................. .
Gacetilla..•.•......•.•.••.........•....•............•......

J. R. Jiménez: Edad de oro ................................. .
J. Moreno Villa: Cargos, poeslas............................. .
L. y A. Millares: El Viejo........•.•........•...............•
E. Vighi: Calendario, poes!a ..••.....•....•........•..•..•..
L. G. Bilbao: Melodlas lfricas................................ .
A. Salazar: Apuntes para una geografla musical de Europa. 1920.
ll. Italia .............................................. .
C. Rivas Cherif: La costumbre .............................. .
X. Improntu ..•................... .'..........•.............
Un crlttco incipiente: Teatros. PigmaHón ..•......•......•.....
Libros y Revistas . ......................................... .
Gacetilla.•.•.•..•....•.........•......•......... l.......•..

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294
299
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3J 1
336

26g

272
275
276
278
279

m

�AJl.o l.

11

Madrid, Ja.aio 1920.

l

ERRATAS

Oos pa(abeas que
no están de más.

.

~d~ subsanarse a tiempo, apaPor un e1Tor de aJuste, que no p .
e· matógrafo&gt; págil
de Pedro Salmas, e me
'
rece trastrocado e poema
t h que intercalar entre los
nas 26~ 268.º Pdaeralalep;gtl?n:º~~c~~:~ ~os ª;ersos de la página 267, a
versos 2. y 3.
,
partir del 3.0 , y quedará así:
.
con dos líneas horizontales.
y el caos tomó ante los ojos

!

etcétera.
á ·
68·
Tras el 2.º verso de la página 267, cóntinúa en la p gma z .
que vivieron en valles floridos de la tierra
y besaron labios lzumanos.

Página 275 soneto blanco: 6.o verso d.t ce·. las cosas señaladas C01I
'
. l
as señaladas con un nombre.
mi nombre. Debe dectr: as::e· fiormar lo nuestro. Debe decir: buscar
Página 3171 verso 14
·
lo nuestro.
TI.U

periódico, que hoy por vez primera, desconocido lector&gt;
llega a tus manos, apenas te dará en su forma actual el bosquejo de nuestras esperanzas sin límites; pero quisiéramos
que desde ahora se defendiese ante ti con algo más que la buena voluntad de sus fundadores.
Mientras fué sólo un designio, pábulo de nuestra fantasía doproyectistas, lo adornábamos con todas las perfecciones imaginables
y nos parecía muy bueno; por haber distraído unas horas nuestro
tedio y habernos hecho reir de gozo alguna vez pensando en et inesperado suceso de su nacimiento, nos es caro. Al arrojarlo, por decreto de nuestra providencia, a los embates del mundo, se emancipa~
toma puesto en la vida pública, y en cierta medida ya no nos perteaece; pero antes de echarlo a volar, clavámosle este cartel, para qu•
STE

,.

�LA PLUMA
todos sepan qué criatura es ésta y lo que se esconde bajo su titule,
y cuáles fines nos han movido a extraerla de la nada. Si después se
tuerce o descarría, la culpa será suya, no de sus primeros hacedores,
que se acogen, como es propio de su papel divino, a un augusto misterio y no darán más explicaciones sobre su obra.
LA PLUMA será un refugio donde la vocación literaria pueda vivir e11
la plenitud de su independencia, sin transigir con el ambiente; agrupará en torno suyo un corto número de escritores que, sin constituir
escuela o capilla aparte, están unidos por su hostilidad a los agentes
de corrupción del gusto y propenden a encontrarse dentro del mismo giro del pensamiento contemporáneo; romperá el silencio, astuto
-0 bárbaro, en que la producción literaria languidece; las letras, proscritas de casi todas partes por los empresarios, alimentarán estos coloquios, donde no se dará al olvido ningún esfuerzo personal que
nazca de aspiraciones nobles y se presente con el decoro formal indispensable para merecer la atención de inteligencias cultivadas.
LA PLUMA no es otra torre de marfil, como se usaban-de alquiler la•
había-hace años; léijos de eso, sueña con adquirir una difusión proporcional al ímpetu de que nace. Si LA PLUMA vive, la unidad de s11
obra será más que aparente y mostrará esa faceta de la sensibilidad
española actual, que, al adopt:u el modo literario, enfrena los retozos
del temperamento y ve en la sobriedad, pureza de lineas y claridad,
los estigmas inconfundibles de la obra del talento acendrado por la
disciplina.

MADRl
Quietud, pereza, sol; la vi.da
se paró de repente.
Las
. voces, como de otro mundo·,
t-rreal, pasa un tren por el puente.
Un organillo, y otro, y otro,
mezclan su alegría extraurbana
Pobres porfiados, no cefan
'
en su petición chabacana.
Uno Y una al fin se deciden
como de limosna, sin gana.

y otros después: a todos los mece
la musiquitla embaidora.
Con el ri'tmo de las pare.fas
da vueltas, st"n huir, la hora.
Altá lefos, en el horizonte
ólanca y azul, la Sierras; evapora.

�LA PLUMA

Sttena"o... Luego, dando tum!Hs,
pasa un simón desveneqado.

LA PLUMA

BRONCA

\
l.,

Espesas, como el vino tinto,
como los naipes resobados,
como el puñetazo en la mesa,
resonaron las palabrotas.
Y tembló el mechero de gas,
y en los frascos medio vados
del anaquel, y en el cinc sucio
del mostrador, y hasta en el negro
eafón lleno de calderilla,
se contestaron sordamente
el soez insulto y el golpe.
Pero todo los repelía.
Saltó la puerta, se hizo añicos
un vidrio, se lanzó a la calle
todo el grupo forcefeando.
Voces, blasfemias, y, prudente,
¿a curi·osidad en la acera: ·
trasnochador~s, prostitutas.
Unos arrastran al más dócil.
Al otro, despet"nado, terco,
un borracho, con voz pastosa,
le dice frases que no escucha.
Vuelven los dos a la taberna.
La calle, otra vez sol#aria.

~1eoo
Arrabal de la canalla.
Mis pasos; no hay otro ruido.
Un /aro/junto a una valla
trémulo, solo, perdido.
Corta el sz"/encz·o la tralla
de un pavoroso silbido...
Me detengo, estremecido...
La nocht, siniestra, calla.

BNRIQUB DIBZ-CANBDO

s

�LA PLUMA

A las puet?tas del oteo mundo.

I

vejez del prof~sor Benedicto, do la ~acuitad de Cie_ncias,
babia sido labonosa, setena como su vida entera. Un noclaro, de sesgo curso, de márgenes llanas, tal le parecía, al volver la vista atrás, el medio siglo ofrecido a su vocación docente. La
falta de peripecias no le inducía a lamentar la brevedad del camino,
tan corto en la perspectiva: habíalo medido paso a paso y gustado
el sabor de cada minuto merced a la insaciable voracidad de su pensar. En el umbral del último sueño, Benedicto iO persuadía de no
haber rehusado a su inteligencia en tiempo, cebo ni ejercicio, cuanto
pudo darle sin hartura, y estaba contento. Gozó su espíritu de libertad
precoz: una madurez temprana le eximió del arrebato, desquite de la
juventud, que se anticipa al ser; la disciplina sofocó las llamas de la
fantasía, horno de su vida interior; una ·prevención taimada, reliquia de su progenie rural, le mantuvo distante de los émulos. Emancipado de la ambición y del amor, túvose por el hombre más independiente del mundo. Su libertad interior le permitió arribar a la
contemplación y reducir toda su actividad al juicio. Estaba contento
y no le remordía el despilfarro de la vida porque había asistido at
paso de la realidad, externa e interna, como al de un raudal sobro el
que el entendimiento vigila y medita.

'

A.

Benedicto se insertó con lealtad en la vida , de su tiempo. Benetlicto era leal, pero no ingenuo; la lealtad no excluye la cautela. Fundó
■na familia, desempeñaba un cargo público, y cumplió siempre con
parsimonia los deberes, a veces enojosos, nacidos de su nombradía.
Pensaba poco bien de las personas, sin inquina: la capacidad deconcebir una Humanidad mejor no le ensombreció el carácter, ni se
nlió de su propia excelencia para ceñirse las ínfulas de conductor
de pueblos ni de escultor de almas. Conducíase a veces con timidez
siempre con reserva. Su obra maestra era el silencio, asilo de su dis:
ereción, creado por su voluntad tenacisima, que poco a poco dominó
1 apagó las explosiones de ira con que de joven acogía los renuevos
de la estupidez verbosa, pululante en torno suyo. Menos tardó en
conocer su falta de originalidad: equel talento vasto y rápido, certero
no ~bía inventar. Benedicto no se descoyuntó, ni se embadurnó par¡
fingir lo que no era; por pura decencia se libró del histrionismo. Encerr~do_en sus límites, ~ada dejó dentro.de ellos sin explorar. Y así
habt~ visto pasar los a~os, sin prisa ni susto, indiferente a los signos
exteriores con que el tiempo va contando la rapidez de su andadura.
La vejez, limpit1. Y ágil, ya tan dilatada, habíale traído en recompensa-pensaba Benedicto sonriendo-un descubrimiento inesperado:
en contra de las prevenciones juveniles y de la edad viril se ufanaba
do vivir una vida valiosa.
'
. Toda España conocía de nombre al profesor, pero muy pocos sabian a qué atenerse respecto de su persona. Cultivaba una ciencia
abstrusa, _s~n provecho actual ni clientela de discípulos y aficionados
que le hiciesen coro. Su nombre no servía p~ra exhibirlo en hilera
eon otras glorias del país al evaluar la aportación española a la cultur~ europea. Benedicto era popular por motivos aj:mos a la sabi•u~1a. Recordábas~ que había estado en las Cortes de 1869 a 1873
•~hado a un partido antiborbónico, no se sabía cuál; la Restauración le apartó de la política y \'Í vió I uengos años en la obscuridad

•

•

�LA PLUMA
sin más ocupación que la cátedra y los libros. No iba a misa; en la
Universidad y en la Academia votaba siempre con la oposición; teníasele por hombre muy de la izquierda. Al morir los caudillos de la
Revolución y de la República, la figura del profesor Benedicto comenzó a iluminarse y a ocupar la atención, como resto venerable de mejores días. Él no alteró su vida ni consintió en salir de su soledad
gustosa; pero en la presidencia honoraria de todos los Comités de
reorganización posibles leíase su nombre; los manifiestos renovadores
carecían de autoridad si no los suscribía Benedicto; los jóvenes aprendieron a venerarlo en el Ateneo al oir contar los fastos de la casa, y
los periódicos liberales moderados comenzaron a discernirte el título
de «insigne república». Benedicto no entendía bien lo que eso quería
decir, ni tampoco el mote de «maestro de maestros, que sus enemigos le arrojaban al disponerse a fallarle al respeto; pero dejaba hacer,
abroquelado en su indiferencia por las cosas ajenas a su vocación,
hostil a cuanto no pudiera remozar sus ideas o su ingenio. Su silencio parecía amenazador, o astuto, o profundo. Los hombres de orden, no oyéndole gritar, se hartaban de llamarle sensato. En la Academia solían decirle: «Si lodos fueran como usted, ya podíamos
aceptar sus ideas.» Benedicto, alarmado, trataba de adivinar cómo
parecería él a los demás para merecer tamaño elogio.
Nadie sabía si la vida del profosor era decente o pecaminosa, nadie sabía si Benedicto era ladrón, incendiario, estuprador o sodomita;
pero como no se le había visto cometer ninguna de las pequeñas
ruindades que en la vida pública van consagrando a tantos hombres
al odio, al desprecio o a la mofa de los demás, una admiración humillante dominaba a casi todos; la virtud de Benedicto pareció sobrehumana; los informadores políticos escribían: el austero profesor. Tan
sólo los hombres ebrios de ideal pero sedientos de soluciones concretas le zaherían: «¡Es un hombre puro; pero es un ideólogo!» Era,
en fin, Benedicto una especie de mito, un símbolo tanto más venerado
1

LA PLUMA
cuanto más vetusto; como el sol y la lluvia doran las piedras, así la
.admiración y las injurias de los hombres le habían por igual cubierto
de prestigio. Ni siquiera era seguro que para muchos fuese un hombre vivo.
Una noche la muerte le salió al través del camino y sin pedirle
licencia se le puso al lado. Benedicto, viejo y todo, no la esperaba
todavía; nunca la había visto tan de cerca, y la miró dudoso antes
de reconocerla, mientras su corazón, soliviantado por la incertidumbre, quería·escapársele del pecho. Iba por Recoletos oon mucha pausa,
atento a la delicia de la noche, noche de la recién nacida primavera
-de milagrosa dulzura, oreada por el húmedo aliento de los campos:
En los claros del cielo, de azul transparente, límpido, ardían pocas es1rellas. Mirábalo Benedicto, y su alma, al contristarse de súbito, exhaló sobre la belleza del mundo un vaho de lágrimas, porque había
entrevisto la inminencia de la despedida. Sintió en su cuerpo la mor-dedura de un accidente amer.azador; tal vez aquello no sería nada;
pero antes de apelar a los recursos defensivos de que podía echar
mano en su apuro, sudó y se angustió, atosigado por el pavor de la
-carne, como una bestezuela en la agonía: tuvo la evidencia dolorosa
&lt;1~ su fin próximo, Y como si lo leyese en caracteres de metal, cuyas
anstas se le clavaban en el cerebro, vió que aquel mal inexcusable
era el mal absoluto, sin enmienda ni desquite, y que los arbitrios a
-que los demás, Y acaso también él, pobre hombre, acudirían para su
consuelo, no eran sino engañosos afeites y lenitivos para ar.1inorar la
feal~ad Y aspereza del trance. Sondeó el abismo que la razón no podía
medir; saboreó:la amargura de aquel daño infinito; padeció en un segundo la tristeza de toda la eternidad en que iba a no ser. La sombra
volcaba sobre Benedicto un silencio frío, denso, tan grave, que el profesor dobló la cerviz y siguió andando en su insólita compañía.
A poco se serenó con un esfuerzo que le hubiera enorgullecide
menos de haber visto cobijada en lo profundo de su alma la espe-

•

�LA PLUMA
ranza de errar en el pronóstico. La dudafué su reírigerio bienhechor. Eo
la noche jocunda, de tan amorosa ternura, los negros pensamient~s sedeshacían como el humo: el dolor parecía abolido, la muerte una idea
anacrónica. Benedicto, riéndose de su pánico, se dejó _contaminar por
la infantil frivolidad del mundo y aguzó los sentidos. Sóplaba el viento,
en frescas bocanadas, trayendo olores campesinos, olor a yerba jugosa a tierra mojada. En el cielo bogaban nubes negras, espesas, bajas, de bordes plateados por la luz de l~ invisible luna. Barrunta~do
la lluvia, el pecho se dilataba cgn el ahento de la noche. Benedictorespiraba a pulmón lleno, se golpeaba el tórax con la palma de la
mano, pisaba recio. Llegó a su casa cuando las primera~ gotas de
lluvia se enterraban en el suelo polvoriento. Tan confiado iba, que searriesoó a la prueba de subir a pie, y echó escaleras arriba con paso
ligero~ sonriendo de su calaverada: Cerca ya de su piso,_el terror, más.
que el agotamiento físico, le paraltzó. Su corazón trabaJaba como un
fuelle roto; le pareció sentir inflársele las venas, en las que pugnaba.
por abrirse paso con punzantes latidos la sangre embalsada-. «¡E_stoy
deshecho-pensó-, estoy deshecho!&gt; Subió casi a gatas, poqm~o a
poco, los últimos peldaño~, estupefacto con el éxito d~ su tentativa.
El profesor rehusó por mucho tiempo darse a pa~bdo. Cuando la
esperanza no fué posible, Benedicto se amputó heroicamente el a~etitn de vivir, sin improperar a la vida ni al mundo ni cerrar los OJOS
a su hermosura. No fué rápida la amputación, ni menos, placentera.
La ruina fulminante de su cuerpo le irritaba, como la deserción de
unas fuerzas auxiliares, hasta alli serviles. Sus hábitos éranle cada
vez más caros y se aferraba en cultivarlos, aun los muy penosos.
Cumplía con ostentación sus deberes oficiales. Se dispus~ a ~o~mar
en los tribunales de la Universidad, e intrigó como un prmc1pianteambiciosuelo para que el Gobierno le enviase a cuchichear con otros.
sabios recónditos en cierto Congreso de Copenhague. Otra embestida del miedo le decidió a consultar con el médico.

LA Pi..UMA
En un día suspenso, ap1tcible, salió de su casa a la hora habitual
J bajó a la Castellana. Anduvo despacio, deleitándose en la súbita

aparición de los jardines. Aunque ya corría mayo no los había visto
tan frondosos y exuberantes como ese día. Creyó verlos por vez pri-mera en el momento de plenitud de su nueva vida. Era un milagro.te la luz. Nubarrones obscuros, preñados de agua, estaban suspendidos en el cielo, velado por celajes blanquecinos. Una luz igual, sin
reflejos, sin brillo, sin fuego, hacía valer con suavidad las líneas y
tonos de los segundos términos. Sobre las fachadas innobles de )as.
casas, a lo largo de las calles, r~bosando de las verjas o en los parques opulentos, los árboles se enseñoreaban del ámbito, desalojado.
por el sol deslumbrador. Las masas de verdura adquirían un valor
inusitado. Sus formas temblorosas, ufanas, lanzadas en el aire, se esponjaban en reposo. Benedicto apacentó sus ojos atónitos, dejando
escapar de sus labios exclamaciones de contento; parecíale no haber
gozado nunca un placer sensual tan puro; pero en su ánimo, traba-jado ya por la tristeza, trasminaba una emoción suave, una dulce congoja, muy semejante a la gratitud. Veíase como nunca en las cosas
que amaba: eran su imagen, casi su obra, donde se le aparecía su vida,
concreta. En esta elevación de amor, proyectaba sobre el infinito por-.enir el haz luminoso del entendimiento, y al pensar el mundo sinil, se desolaba.
Benedicto creyó siempre muy en serio vivir transido de humanismo; pero esa comunión terminaba en la muerte; su próximo fin manifestaba los límites de su don de simpatía. Su acabamiento persona) era la extinción del placentero fenómeno que llamamos realidad
exterior. Benedicto podía concebir el mundo sin él, pero no a él sin
el mundo. Sin temores ni esperanzas, aferrábase a lo que daba testimonio de su propia vida. En su emoción ante las cosas descubría
ahora un fuerte caudal de amor de sí mismo, y empezó a creer que
llabia vivido mucho menos encastillado y remoto de lo que siempre,

�LA PLUMA
',i&gt;ensó. Reconocerlo así, era de su parte, un acto grande de humildad.
Desahuciado por el médico, Benedicto halló que su hábito de ne
rebasar con el deseo la realidad, cautelosa prevención de su egoísmo,
exigía de él por una vez un esfuerzo ímprobo; pensó que ese sacrificio réscataba con creces las pequeñas fruiciones solapadas que la abstención Je granjeó en su vida. Lo cumplió a ojos cerrados, como quien
•pasa un brebaje; en fin de cuentas, lo que hacía era disminuir su dolor. Su enfermedad era una cárcel, o más bien la capilla de un reo,
de la que se fugaba por la imaginación. Esas evasiones le alegraban;
pero luego moría mil muertes, y Benedicto, como Juan Jacobo, quería
morir una sola vez. La soledad del verano le fué propicia. Cuando al
reanudarse el curso se supo en la Universidad que Benedicto no pro,fesaría más, los que habían de ser sus alumnos se alegr!lron, porque
era meticuloso, preguntón y, como un dómine antiguo, obligaba a
empollar.
.
.
Benedicto había dado el paso más dificil al aceptar su mmedlata
-destrucción; en las disposiciones que tomó luego y en las palabras
•que dijo para prevenir d desorden en su familia y templar su dol?r
y el de sus amigos, puso una serenidad fría, como si fuese de cor~on
duro y seco. Su mujer, muy devota, se escandalizaba de aquella lmpasibilidad, que le parecía simplemente pagana; sus hijas lloraban a
~scondidas; sus amigos visitábanle rara vez, por no alarmarle; pera
nadie dudaba de la proximidad de su fin, del que Benedicto no volvió a hablar ni permitía que le hablasen, para evitar todo riesgo do
,enternecerse y de parecer sentimental.
.
Un periódico salió cierta mañana «con la gravedad del sabio B~nedicto&gt;; el gran público se tonvirtió en espectador de aquella ag~nía. Que su enfermedad postrera y su muerte ascendieran con celen-dad a la categoría de sucesos públicos, contrariaba la displicencia del
profesor. Benedicto creía tener bastante con la desgracia de morirse,
y no podía pensar sin repugnancia en la curioiidad frívola de las gen12

LA PLUMA.
tes que peñoraba con millones de ojos los muros de su casa. Postraclo ·en un sillón, miraba Benedicto a través de los cristales declinar el
sol de cada día de invierno y desteñirse las nubes rojas del poniente
en el azul blanquecino del cielo. Una similituJ fácil presentábase a su
espíritu, y gustaba de estar solo, en silencio, para contar con melancolía los últimos latidos de su corazón y decir adiós a la vida, amable
aón como una esperanza antigua que no hubiese llevado fruto. La esposa de Benedicto no pudo ni quiso respetar el recato del moribundo. Sacó primero de la curiosidad pública una manera de consuelo
.
'
persuadiéndose que el mundo no había hecho hasta entonces cabal
aprecio de los méritos de su marido; pero la notoriedad del trance
agravó en el ánimo de la esposa el sentimiento de su responsabilidad ..
La muerte de Benedicto podía ser un ejemplo, y aunque sabía bien a
qué atenerse respecto de la irreligión del catedrático, era pecado no,.
esperar, Y pecado también no hacer todo lo posible para evitar al roer.os un escándalo. Mucho pensó y maquinó la buena señora; al recordar que Benedicto tenía amistad con un cura, correspondiente de
la Academia a que el profesor pertenecía, le hizo venir y con pocos
preámbulos le introdujo en la alcoba. Benedicto le sonrió y con el
cesto le invitó a sentarse. Parecía que le aguardaba.
_-Yo no quería venir, qwerido maestro-prorrumpió el cura-;.
me1or dicho, me hubiera privado del gusto de venir para no alarmarle sin motivo. Estos hábitos nuestros, cuando entran en casa de un
enfermo, parece que anuncian un peligro inminent~, y causan miedo;.
tal_es el mu.ndo. Pero mi deseo de hablarle era tan vivo, y aquellos
senores se mteresan tanto por usted, que me ·he decidido. Usted no.
es un hombre vulgar con el que hayan de tomarse muy en cuenta esas
preocupaciones, ¿verdad?
. -Ha hecho usted bien en venir, si era su gusto-repuso Bened~ct_o-, Y ~i mujer ha hecho mejor rompiendo la consigna de no recibir a n1d1e. Será tal vez lo último que yo haga en obsequio de us--

•s

�LA PLUMA
ted ... Para saber lo que tengo encima y lo que me espera, no aguarda·ba, es claro, la venida de usted; me basta con el médico y con míi
-observaciones propias. Yo no había previsto conexión algu~a entre
.mi muerte y la presencia de usted aquí; si usted no me lo dice ... nt,
hubiera caído en ello.
-¡Oh alma serena! Si yo no fuese cristiano y además sacerd~te,
tendría que admirar la tranquilidad de usted. El mundo aplaudirá,
porque ve en ello valentía y orgullo, pero yo no ap~ueb_o, ami~o mí~.
Ese desprecio por la vida es el resultado de la sab1duna; es_a 1m~as1bilidad ante la muerte es fruto de la irreHgión. Sólo la creenc1~ ~n
:Dios podría estremecer y caldear su alm~, aprisi~~ada en un esto1c1smo rígido, casi extrahumano; la creencia derrehna su corazón e~durecido cuando se acercase ese instante de comparecer ante su Juez,
•que hace temblar a los más justos.
.
..
.
-·Entra usted en materia sin rodeos! ¡Muy b1en!-d1Jo Benedicto rie~do-. Evíteme usted una polémica tardía. Si tiene usted un
fuego comunicable, abráseme, yo no me opongo, pero no me as~sto
•un argumento. y 0 no quiero defenderme, nunca me he _defendido;
no tengo sistema, no tengo ideas sobre el otro . mun~o °,1 sobre ~¡
destino. Sólo sé lo que encuentro al explorar m1 conc1enc1a:·· Per~iame usted que le rectifique en un punto: yo no dt:sprecio la v1da
ni estoy impasible ante la muerte...
.
.
,
-¿Teme usted el más allá? ¿Lo desconocido? ¿Temena usted ... •
Dios?
-¿Temer? ¡No! Hubiese querido vivir aún ~lgo más; no estoy
cansado, no he concluido... La vejez me ha ensenado a gustar el valor de la vida; hoy la encuentro más bella que nunca. ¿Cóm? s~rá
sin mí después de muerto? Desde el fondo de un cuarto sohtano,
entre papeles y libros, puede uno insertarse en la trama del ~mndo
con más vigor que sus apasionados dominadores. El ~estmo, la
Naturaleza, el Dios de usted, ¡quien sea!, son crueles conmigo Y coa

LA PLUMA
tantos otros que quisieran y merecerían vivir. Doblo la cabeza ante
la necesidad y de su mismo rigor inevitable extraigo la calma; no
tengo dolor, ni rebeldía, ni conformidad; tengo tristeza... La muerte
misma no es nada. Después de mi hora, bien sé que no me tentarán
las cosas que dejo aquí.
-Voy a rezar por usted y por mí; rezaré por los dos. Yo tengo ese
fuego que usted dice, porque tengo fe; si no acierto a comunicárselo a usted es que soy un gran pecador. ¡Sí!, yo tengo fe en Dios, en
Jesús vivo, que nos juzgará a todos, a usted también; conozco su justicia infinita y su misericordia, que ni a usted ni a mí nos abandonará si se lo pedimos de coraz9n. Usted no cree: ¡yo rezaré por los
dos! Abandone usted, amigo mío, esa pteocupación por las cosas tenenales que le ciega a usted. Si en su vida-vida retirada, tranquila,
:austera, según el mundo-no encuentra usted caídas graves, si ha
c~mplido usted incluso con lo que su conciencia racional Je pide,
piense que su deuda para con Dios no está pagada...
-¿Mi conciencia? Verá usted. Mi conciencia de nada me acusa ·oh
.
'¡
•
no me mire usted así!, ni me condena, porque no es un juez ... Es
una crónica donde se empalman los fastos de mi vida. Me miro en ella
Y veo cómo fui, cómo soy; es como una cinta que va arrollándose por
-una de sus puntas. Ni sé quién la puso en marcha ni cuándo se romperá. Mis gestos van pintados a lo largo de ella. Unos me parecen
plausibles, otro~ ridículos, feos. A Jo más que llego es a desear que
algunos no hubiesen existido; pero ¿acusarme?· 1de qué por qué ante
'é ?
't
,
'
quin
_-Plausibles unos, feos los otros. ¿No está usted viendo ahí la acusac1ó~? ¿Y cómo pueden ser ungs plausibles, otros no, sin una regla
supenor que sirva de contraste, y cómo... ?
-Amigo mío-interrumpió Benedicto-, no se sofoque; si no, la
c?nversación dejará de ser gustosa para los dos. Yo le estoy describiendo a usted un sentimiento mío, que es así como yo se lo pinte,,

•s

�LA PLUMA

LA PLUMA
sin que de mi parte pueda ser de otra manera. Usted me quiere replicar con un raciocinio; es perder el tiempo. Ni la ocasión ni mi gusto
se prestan tampoco a eso. Sepa usted, además, que esa regla superior
de que habla, yo la poseo. Tengo una moral. Cuando le he dicho a
usted que unos actos míos me parecen feos, no lo he dicho a tontas
y a locas. La fealdad y la inmoralidad se confunden.
-¿Y cuál es su moral, si puede saberse?
-Sí, sí. Mi moral es... ¿cómo decir?, la moral del bien ajeno, la sumisión a lo que pide el grupo en que uno está enclavado: familia,
,iudad, nación; el sacrificio, la anulación de los apetitos e instintos
personales ante la regla del bien colectivo ...
-¿Una moral de sacrificio sin Dios? ¿Una moral que pretende
domar las pasiones sin ofrecer recompensas ni amenazar con el castigo? ¡Qué absurdo y qué fracaso, amigo mío! ¿En nombre de qué esa
sumisión, en qué aras ese sacrificio?
-En nombre y en las aras de nuestra condición humana, de la
cual nace esta aspirabilidad sin límites que nos entristece, per0 también nuestro orgullo noble. Somos la conciencia del Universo. Frente
a mí, la Humanidad es eterna. Mis actos valen si concurren a aumentar esa vida de la especie y amplían la inteligencia y la libertad.
-¡Palabras, pedantería, orgullo tan antiguo como el mundo! Afeites con que la impiedad quiere encubrir su rostro corrompido. Debajo
de esas fórmulas vanas, de las que Dios está ausel)te, ocultáis vuestro egoísmo, vuestros apetitos adorados.
.
-Amigo y señor-dijo Benedicto extendiendo un brazo hacia el
-cura-, yo le he tenido a usted siempre por hombre despierto Y de
buena fe. Más candoroso que inteligente, lo digo con sinceridad, pero
libre de la impertinencia proselitista, libre, sobre todo,de aquel abyecto fanatismo que niega al disidente toda rectitud, toda pulcritud Y el
honor. ¿Será usted un cura absolutista, un cura guerrillero, ca~~ de
edio, capaz de perseguir, refugiado hasta hoy en las matematicas?
1i

t,erá usted de aquellos que a un error de la inteligencia le atribuyen
por causa una perversión moral?
-¡Perdóneme usted, perdóneme usted! He sido orgulloso no he
tenido caridad. Yo soy el más pecador de los dos. ¿No quer:á Dios
servirse de mí para esta obra? ¡De rodillas le pido a usted perdón!
No con palabras, con mis lágrimas quiero volverle al sentimiento cristiano...; es mi deber... , es mi más vivo deseo. ¡Me pesa haber sidoduro'y violento al hablarle!
-¡Oh, o~! ¡Basta... í ¡Qué escena! ¿No ve usted que me altera, que·
me hace sufrir? ¿Para esto ha venido usted? ¡Qué ofensas ni qué perdón! Serénese. Me desagrada que nadie se rebaje o se humille ante
mí ni por _causa mía. Si yo no tengo fe, no es de usted la culpa.
~en~?1cto entornó los ojos, fatigado. El cura se rehizo un poco y
pros1gu10 con voz más grave:
-Si no tiene usted fe, ¿le pesa no tenerla? ¿No desearía creer?
-Nunca me he sorprendido la menor veleidad de ello.
-¿Y no ec~a usted de menos a Dios, un Dios de amor a quien
ofrecer ~us acc10nes buenas, y aun ese mismo dolor que ahora siente al deJar este mundo?

-Sinceramente, no lo echo de menos. La actitud de los incrédulos que van por el mundo lamentando su incredulidad y envidiando
su fe a los creyentes me parece una superchería necia.
~~etlexione u~ted siquiera en la posibilidad, nada más que en la
pos1bll~dad de e~mvocarse. Examine la posibilidad de que haya Dios,
Y un cielo! un mfierno... ¿Qué sería de usted? ¡Vamos! ¡Conteste!
-Habna hechv un malísimo negocio.
-~ntonces, ¿no cree usted que vale la pena de pensar en ello y
de excitarse a la f~ Y a la penitencia, ya que no por amor, por miedo?
-La prudencia más elemental lo aconseja así. Pero dígame: ¿es
que no tengo que hacer sino tomar un salvoconducto expedido por
usted?
2

'

�LA PLUMA
LA PLUMA
-Tomarlo, sí. ¡Habiénd0lo merecido! Confiese sus culpas y arrepiéntase de ellas.
-Confesarlas, fácil es. ¡Hasta donde mi memoria alcance! Arrepentirme, no sé si sabré. Cuando repaso los sucesos culminantes
de mi vida encuentro muchas cosas que quisiera no haber hecho,
por ejemplo: alguna vez me he quedado con bienes ajeno~. ¡Oh, no
crea usted en un hurto infantil, no! Antes de ser catedrático, ante~
de casarme, cuando yo era un misterio para los demás y
mt,
unos cuantos miles de pesetas del Tesoro público, que yo tema que
administrar en un destinillo, pasaron a mi bolsa. Mal hecho, ¿verdad,
Pues mire usted, sobre eso se funda mi vida entera: ese dinero ~e
permitió vivir independiente, viajar, tener buenos libros, esp~ra~ ano
tras año mi aqvenimiento a la cátedra ... Yo ~reo que he restituido a
la sociedad con mi trabajo aquel anticipo forzoso.
-iQué abismo de sorpresas es la vida! Usted tiene a su carg•
un hecho así, y está sereno.
-¿Un hecho así? ¡Y algunos otros que le sorprenderían a u~ted
más! Todos ellos 00 me han impedido ser un hombre honrado. Mt corazón no se ha corrompido, siempre quise ser mejor Y me esforcé
por serlo.
-Si sus fechorías llegan a divulgarse, habría dado usted en la
cárcel con su honradez; el mundo Je habría despreciado...
_
-Ya me lo figuraba yo; por eso tuve buen cuidado en ocultar~•
delito. Lo conseguí. Era hombre honrado, y la justicia ~edía que mis
faltas no me perdiesen. Los delitos de los hombres h_onrados-es decir, de los que no han roto el equilibrio de la morahdad en favor del
mal-deben quedar, y casi siempre quedan, en la sombra.
-¿ y su conciencia? ¿Y su moral del bien ajeno?
.
.
-Mi conciencia se limita a recordarme eso que hice a mis vemte
años. Si ojease un periódico de entonces, recordaría los sucesos que
más me llamaron la atención y reconstituiría una parte del mundo

Pª;ª

11

exterior en que viví, como rehago un poco de aquel muchacho ya
olvidado. Muy bien sabía yo entonces que lo hecho era malo; tal vez
mi inteligencia me lo hacía ver así; pero no luché, no me atormenté.
Medio siglo después, ¿quiere usted que me aflija por lo que hice? Si
hoy poseo una norma de conducta elevada es que he progresado;
he vivido en el estudio, en la meditación, soy casi otro hombre.
-Sea usted cristiano un segundo al menos; vea su miseria, mire
que está a punto de oír su sentencia y piense que será terrible. ¿No
siente haber ofendido a Dios,
-¿Dios? ¡Desconocido!
-¡Infeliz! ¿Quiere usted condenarse?
-De ninguna manera, ya se lo he dicho. Una eternidad de tormentos es un peso superior a la resignación y a la ironía. ¿Qué hacer?
Recorniéndeme usted, por si acaso, a las potencias celestiales.
-¡Haga un acto de fe, dígame que cree en Diosl
-¿Basta decir si, aunque por dentro no crea?
-¡Oh! Aprovéchese al menos del terror de la carne. ¿No sabe
usted que va a morir, que su fin está próximo, más próximo de le
que cree, que tal vez esta conversación es la última tabla que la misericordia de Dios le arroja para salvarle? La hora llega, es inminente
despertar en la otra vida, ¡y qué vida si es para padecer sin fin!
-Me asusta usted, sí; me asusta usted; creo que me hace sudar
de miedo. Sería un destino bárbaro el mio; pero no me enciende usted
la fe, no estoy contrito; y yo no me niego, yo estoy bien dispuesto.
¡Qué más quiero que no ir al infierno, si lo hay!
-Satanás habla por boca de usted.
-No lo crea; soy un hombre de buena fe. ¿Volverá usted otro día
a continuar su obra? Hoy estoy cansado, muy cansado.
-¿No quiere ·usted humillar su orgullo, pedir perdón para que yoie absuelva?
-Absuélvame si puede y quiere; yo no roo oponge.

,,

~

�LA PLUMA
-¡Dios mío, Dios mio! ¡Qué obstinación! Ofrézcame al m:nos
hasta que yo vuelva que pensará en estas cosas, que se esforzara en
tener buena voluntad, que deseará lo mejor para su alma y se pon- ·
drá en las manos de Dios.
-Lo que yo le ofrezco es no cortar el hilo de mis pensamientos.
Su rumbo no sé cuál será. Y ahora, hasta más ver. Escuche: como
hombre y como sacerdote, prométame una cosa: usted no entrará aquí
sino mientras pueda conversar conmigo.
-¿Cómo?
-Que si pierdo la cabeza o el habla o los movimientos, usted no
pondrá más aquí los pies. '¿Estarnos?
.
·-sea. ¡Que se cumpla la voluntad de Dios!
Después de llorar con la esposa la contumacia del incr~dulo, el
cura se retiró sin perder por completo la esperanza. Su candad era,
por decirlo así, belicosa; quería expugnar el corazón de Benedicto
como una fortaleza guarnecida por Satanás. Y una voz secreta, la voz
.de su celo cristiano, decíale que aquella obra la cumpliría él, instrumento, aunque indigno, de la bondad celestial. Pe~cibió señales_ del
an eJ·emplo que Dios quería hacer en la conversión de Benedicto;
gr uelta al redil iba a ser notoria, como su descarno.
. p or vias
. mis
. tesu V
.
" .•
· sas se esparció la noticia de que Benedicto habia pedido
no
. co01es1on.
e Ya le han metido un curángano en la alcoba&gt;, decian unos, rechinando los dientes, en lo que se conocía su espíritu _infernal.
c·Oh la muerte les baja a muchos los humos!», decían otros, con
1 de
' triunfo, como si en la conversión d el enemigo
.
. an el
sonrisa
v1er
desquite de una humillación antigua.
Al día siguiente un periódico católico aludió veladamente _al suceso: cConforta el ánimo pensar-decia-que, como ha escnt~ un
gran historiador de nuestra gloriosa literatura, muy pocos espanoles
mueren en la impenitencia.•
El cura se preparó con muchas meditaciones y rezos para el nue-

LA PLUMA
vo combate de aquel dia; en lo mejor de su piadoso ejercicio paróse
a considerar la hedionda miseria del corazón humano, aun en sujetos
de vida pulcra en apariencia, como su amigo. ¡El austero profesor era
ladrón! Había robado, y pretendía además explicar y justificar su
desafuero con razones al alcance de cualquier salteador. Comenzaba
a sentir el cura, ante la iniciada confesión de Benedicto, un fervor
compasivo, cuando una idea de inspiración diabólica se enseñoreó
de su mente. El profesor ¿habría mentido? Toda aquella historia del
robo, el glacial cinismo con que la contaba, ¿no serían embustes improvisados para burlarse de su furia apostólica? Al cura le repugné
la idea y empezó por desecharla; pero era impaciente y soberbio; en
la posible chanza de Benedicto vió un agravio person:il, según el
mundo, y se consideró en ridícula. Coligió todos los rasgos del carácter de su amigo que abonaban sus sospechas, y pronto fueron casi
certidumbre. Después de todo, el tal Benedicto, ¿no había sido siempre un egoísta desalmado, un zorro, un burlón frío, en quien se prolongaba «el último eco de la risa de Voltaire?» El cura concluyó por
indignarse, y se lanzó a la calle encaminándose a casa de su amigo,
resuelto a poner las cosas en claro. Benedicto le deparó el chasco
final. El profesor había muerto dos horas antes, !:in pedir nada ni h1tblar con nadie, llevándose el secreto de su austeridad. El cura sintió
derrumbarse su cólera; sobrecogido de pavor, rezó ante el cadáver.
No se habrá olvidado aún el alboroto de que fué ocasión el entierro de Benedicto. La Iglesia, ayudada por la familia, reclamaba s~
despojos; los librepensadores querían, por su parte, hacer propaganda con el muerto. La disputa, breve, fué intensa, tanto, que se pensó arreglarla incautándose el Gobierno del cadaver para enterrarlo
con pompa militar. Al fin, Benedicto era una gloria nacional. e El espíritu ecuánime del Presidente del Consejo-decía un periódicoaccederá seguramente a_lo propuesto, con lo que se daría además una
prueba del amplio criterio liberal del régimen.&gt; El testamento de Bo21

�LA PLUMA
nedicto zanjó la cuestión: «Prohibo que me vistan después de muerto-decía-; prohibo los honores de toda especie. Quiero que me
entierren en el cementerio civil, en un hoyo sin losa ni nombre.•
Así se hizo, una tarde de márzo en que el vendaval, duro como granito, arrastraba locamente por el cielo jirones de nubes. Los secuaces de Benedicto congregáronse a mHlares para tributarle el homenaje postrero. Los más acérrimos subieron al piso, se apoderaron del
ataúd, y sin admitir que lo cargasen en el carro, se dispusieron a
eumplir el rito a que están sujetos los hombres de tal categoría. Consiste en llevarlos a los lugares que más frecuentaron en vida para figurar el hecho de la separación material causada por la muerte. A Benedicto le pasaron por delante de la Universidad y de la Academia,
por delante del Ateneo y del Congreso. Este rito, probablemente
local, no implica ya ningún sacrificio sangriento: se ha perdido la
costumbre de degollar, para enterrarlos con el muerto ilustre, a un
cierto número de sus colegas, camaradas y conmilitones. El paseo por
Madrid es sólo fatigoso; aquella vez lo fué como nunca. El frío arrancaba lágrimas a los portadores del muerto. La muchedumbre fué aclarándose. Ya anochecía cuando el cortejo llegaba a la carretera de las
,ventas. ~ntonces se echó de menos el carro fúnebre que los entusiastas habían despedido casi con amenazas. Dejaron el ataúd en la
cuneta, refugiáronse algunos en los ventorros del camino, volviéronse los má&amp; a Madrid, y cuando pasó un coche fúnebre, de regreso
del cementerio, se consiguió que recogiese a Benedicto ~ lo llevase,
ya Roche cerrada, al depósito, donde lo dejaron tendido. Pero Madrid había visto en sus calles una manifestación grandiosa. «Pueblo que así honra a sus muertos-escribía el redactor de un periódi•o-se honra a si mismo.&gt; El redactor tenia-y en gran manera lo
admiraban por ello-el don de elevarse de lo particular a lo general, que es en esencia el don de la sabiduría.

MANUEL AZA~A

Esta 11,ocke se me ha hu1'dido
casti'/lo de naipes.
El juego era serio. Un
casti1/o de naipes puede
ser albergue bienhadado
por toda la viaa. ¿Acaso
110 ltay hombres (Jut ta/tan mármoles
y ponen pi·edras encima
de piedras, supremo arte
que llaman de arquitectura?
Yo iba poniendo los naipes
u110 al lado de otro, todos
trabados por voluntad
y no por su peso propio.
Pero el azar pudo más:
a/tí estdn las cartas todas
desparramadas, y dicen '
fut ellas son para jugar,
para ga,iar lo perdt''do
u,, víspera
1se

�LA PLUMA

y perder lo que se gana
otro día. Nada más.
Para deshacer y hacer
como las aguas del mar.
«¡Jugador, fzuga tu carta
seriamente, que ya está
preparándote un castillo
mefor que et tuyo, el azar.. .!
¡Si es que ganas...!»
Pero yo p1:enso en que tengo
mue/zas cosas que guardar.
Y mientras el alma oye
voz de fugar y dudar,
las dos manos
sobre los naipes se van
a salvarlo todo, y vuelven
a empezar.
PBDRO SALINAS

APUNtes
paca una geogcafía musical
de eucopa.
(1920)
- Trrrcrrrrrrrr...
-¡Ras! ¡Rasl
-Se ha déscorrido el telón. lQué se ve en el escenario?
-Un cielo limpio, una luz suave, unos arbolitos tiernos, un arroye
daro.
-¿Será un paisaje nuevo o una segunda parte de la misma~
-La escena se ha cambiado, el ambiente es otro, los personajes soa
gente bisoña. Todo es distinto. No se quiere proseguir más la comedia
vieja. Conceptos, creencias, sentimientos, voluntades, todo titme un norte
diferente; se ha mudado de orientación. Hay otros dioses en los altares y
son más armoniosos los sacrificios. El nuevo mundo es una isla alegre, luminosa y florida en medio de un mar pagano. No profundo, sino transparente. No grandioso, sino lleno de reflejos. El aire es tibio y perfumado.
Corazón liiero y vinos claros.

I

Francia.

.

En estos apuntes para una geo~afla musical de la Europa contemporánea, Francia se lleva la papeleta más extensa. Ayer se la hubiera lleva-

ª•

�LA PLUMA

1
1

LA PLUMA

do Rusia; antes Alemania, Italia, Francia otra vez en tiempos más viejos.
No ahora, sino antes de la tormenta, Francia se babia preparado ya para
el cambio; virtualmente lo habla realizado ya, pero sólo después del
estruendo es cuando esto se comprueba, cuando se ve que el arte nuevo ha
p erdido todo contacto con el de antes de la guerra.
La transformación se opera en Debussy. Nos basta detenernos en Debussy sin remontarnos más atrás. La revolución debussysta es la primera
fase del cambio. Vamos a ver cuáles son sus aspectos diferentes; esta primera parte, o sea el periodo debussysta, es una protesta de la sensibilidad.
Primero, contra el cobjeto•, esto es, el asunto tratado. Segundo, contra los
«medios•, esto es, los procedimientos para tratarlo. El asunto fué, pues,
en slntesis, una protesta de orden estético; la cosa protestada fué el almacén sentimental del romanticismo y la técnica alemana con que se expresaba.

**•
Con Debussy la música cambió de clima, de atmósfera, de perspectiva.
Otro paisaje y otro ambiente.
Después de Beethoven, la música adquirió un valor de 01'den ético totalmente distinto al que tuvo en tiempos de Mozart y, con más razó:i en
tiempos anteriores. En este nuevo aspecto, el arte musical llevaba una ganancia y una pérdida. Parecidamente a lo ocurrido con la pintura, el arte
se elevaba en «consideración&gt;, pero bajaba al mermar su función natural;
decoración, embellecimiento de la vida. La «pintura de museo• se emparejaba con la «música de concierto•. Ganaba diariamente en intensidad, en
intimidad, en agudeza; pero se hada especialidad de competentes. To.davla
en tiempos de Mozart y de Haydn el arte de salón era sensiblemente el arte de la calle: no había diferencias profundas; los compositores se diferenciaban sólo por la calidad de alma. La «sinfonía• fué el vehfculo de la transformación. En la «danza•, elemental de construcción, comenzaron a trastro•
carse los términos. Se dió sin cesar cada vez más importancia a la trama y
menos importancia al bordado. Nada eso que se llama el «tecnicismo&gt; por
los profanos y el «sinfonismo• por los profesionales. La música se hacia
~

llD arte

de mover el corazón (valga la frase) en vez de ser un arte de tren-

.zar los pies. Beethoven le dió patente de trascendencia; y luego todo el si--

glo XIX se cebó furiosamente con el pobre arte sonoro, al que hizo exclusivo intérprete de sus enervamientos y lo utilizó de alcahuete.
La reforma debussysta es de una incomparable depuración y dignidad.
~brió las ventanas, entró el sol y el aire claro. Su música fué una música,
sensual que reemplazó a la música sexual y a la música intelectual del siglo
caduco. Quería volver a ser, como en tiempos del clave, un arte ingenuo
J valedero por su estructura sonora. Todavía, sin embargo, estaba lleno
de petulancias del mil ochocientos. Es verdad que babia acercado la
música más a los nervios y a la sangre, más al juego divino y eternamente·
nuevo de los sentidos; pero lo hizo precisamente con el mismo procedimiento vicioso de los románticos: por especialización, no generalizando.
Es verdad que habla abierto las ventanas, pero eran las ventanas del museo. Hizo entrar la luz clara en el salón, pero no sacó al jardín la estatua..
Llevó el fauno y la tarde de julio al concierto, pero no consiguió desnudarnos y llevamos al paisaje griego.

. Al lado de_ Debussy, que es el agente transformador, el más grande·
agitador artlstico después de Beethoven, existen dos factores muy notables
en el proceso de la renovación musical francesa. Además del valor puramente particular de cada uno de ellos, tienen una importancia general y
es la de haber hecho continuar el movimiento, dentro de su mismo pals,.
cosa no ocurrida en otros, según se verá más lejos.
Probablemente esos dos músicos a quienes nos referimos no aceptarlan de buen grado este papel de colaboradores. Entiéndase bien que no
lo~ señalamos nosotros como colaboradores del debussysmo. Nada más
lejos: lo que entendemos es que por ellos dos continúa el movimiento de
reforma, el proceso de evolución, la transformación, en una palabra, aún,
no conseguida.
Uno de ellos-Mauricio Ravel-, porque no se considera influido por·
la técnica ni las ideas de Debussy-y a muy ju,;to título. El otro-Erik.
27

�LA PLUMA
LA PLUMA
Satie-, porque en cierto modo se considera un' precursor de Debussy.
Y aun el ver citados juntamente a ambos artistas parecerá a muchoa
cosa chocante. En efecto, objetivamente, sus obras son profundamente diferentes y el concepto respectivo sobre la •categoría• del arte también.
Para Ravel el arte es t odavía la superhombria: por caminos de perfección
se encuentra el Olimpo. Satie es un tipo de nihilista. ~Superioridad? Hace
una mueca y se sonríe. Pero ambos creen en la profunda necesidad de la
construcción y de la depuración de todo lo supérfluo. Sólo que en Ravel
la complicación •material&gt; es natural y en Satie su sencillez aparente es el
extracto de un complicado alambicamiento. En el límite, ambos representarían la cristalización pura e inmácula de un tipo: esto es, el academis1110
en su más elevado concepto. El aspecto burlesco de uno y otro, el frío
sarcasmo que sus obras aparentan es, en cambio, un trait-d'union menos
importante de lo que pudiera creerse; pn'meramente, porque la ironía en
que se mueve casi todo el arte actual es una resultante de su puntó de
vista respecto a la triple posición del creador sobre el arte (antes), como
realización (en) y respecto al público (después); segundamente, porque la
ironía en Ravel está in adjecto y en Satie in objecto. Ravel hace muy seriamente su broma. Satie toma muy irónicamente su seriedad.
La importancia de Ravel, como copartícipe de la transformación podría definirse: consagra la radicalidad en el procedimiento. Pero la de Satie es mucho mayor: prepara al cambio de concepto ético, defunción y lo
thace precisamente afirmando la sustancialidad del principio clásico. En
casi todos l,os dichos y los hechos de la más joven gente francesa hay el
,mismo doble anhelo: quüar importancia y equilibrar como k,s c/dsícos.
0

•••
Los últimos retoños del laurel francés son gente bisoña que se ha agrupado alrededor de Erik Satie. Se titulan los •nuevos jóvenes», o mú corrientemente los •seis&gt;. Tienen un portavoz: Juan Cocteau (1).
1( 1) Véase su op6sculo Le Cog el r Arleguin. Lo qu.e citamos entre comillu
pertenece a este librito tan rico de sentido.
28

,Qné harán los •seis,? Extremar las cualidades que ~encontramos en el
arte post-debussysta: llevar cada cosa hasta lo colindante con el absurdo.

Al criterio de libertad técnica oponen un no-euclidismo aún más radical,
por eso, por ir a lo más interno de la rali. A la pretendida ekvación de
pensamiento, una buscada trivialidad, un caire fácil&gt;, sin grandezas ficticias; las sonatas de Poulenc son el mejor ejemplo. No quieren comprar
•valores firmes•; esto lo consideran en un joven como una verdadera vergüenza. Ni tampoco debe ponérselos en la piedra de toque; •todo valor
que se prueba es un valor vulgar•. Esto lleva consigo un renunciamiento
a la historia. Es· verdad y es trabajo costoso. • Es duro el tener que negar,
sobre todo, las obras nobles. Pero toda afirmación profunda necesita una
negación profunda.•
•Nada de sueños; pero sobre todo, si te afeitas la cabeza no te dejes.
tupé para el domingo.• •No se trata de cambiar de traje. De cambiar de
piel es de lo que se trata.• No se preocupan de adoptar una actitud de
vanguardia meramente decorativa. Saben que hay que ir escalón por escalón, so pena de tener que volver a subir para bajarlos. Están donde deben estar; •si una obra parece avanzada sobre su época, es simplemente
porque la época retrasa,.
Hombres vivos y artistas póstumos, proclama Cocteau. Les interesa, sobre todo, este aspecto de la vida ligero, fácil, gracioso, divertido, al dfa,
•música a la medida del hombre. Nada de nubes, ni de olas, ni de acuariums, ni de ondinas, ni de perfumes nocturnos. Una música a ras de tierra es lo que precisa; una música de todos los días,. •No más músicas en
las que uno se deja flotar largamente; quiero que se me construya una
música en la que pueda vivir como en una casa.» Satíe respondió escribiendo su •Musique d'ameublemenb .
Si están ya lejos de Debussy es porque velan que el impresiQnismo no
era más que el •contrecoup• del romanticismo, los últimos rumores de la
tormenta. Y su música es aún de la que hay que escuchar con la cara
entre las manos. No. Una música de tal índole es todavía sospechosa. Lejos, lejos del teatro y del teatralismo. cEl teatro está siempre corrompido;.
el café-concierto a menudo es puro.» Conviene adoptar una cierta actitud
frlvola. ~Comienza la gente a reírse? Buena señal. cNo es que todo lo que
29

�LA PLUMA

' que l1J bello y nuevo excita
haga reir a la gente sea bello o nuevo, sino
, fatalmente la risa de la gente.•
.
En Darius Milhaud acaso el más granado de toda esta cosecha, aun
verde; en Francis PouÍenc, acaso el más frescamente jovial, el más puro
(su rapsodia negra es netamente bella, y los trozos de. pi~º.º y las sonatas
positivamente deliciosos); en Georges Amic, el .•~ás mc1~1vo, más agudo
y más perspicaz; en Mlle. Germaine Tailleferre-lmsmo pn":1avera_l, verde
·-tierno- en Luis Durey, en Honneger, hay además de sus mtenc1ones un
rico val~r •objetivo•. No creo que su obra pueda ser con,iderada como
un movimiento sin consecuenci~.
.
Ciertam,.nte no es cosa tormentosa al buen viejo estilo romántico: ea
cosa simple y sonriente. Viento suave que ondula el mar dorado. C~b•ado
•el sentido de la •importancia•, ésta no se hace ya en hondura stno en
superficie. Los •nuevos• aspiran a hacer del arte un objeto de t~d?s loa
dias, que 'ayude al agrado del momento y que contribuya al ah_v10 del
trabajo cotidiano. Si se permite el juego de palabras, su obra quiere s~r
, profundamente ligera, en contra del romántico, que no pasaba de ser ligeramente profundo.
ADOLFO SALAZAR
• 1

de "la Dame de Cozue".

II

Dame de C&lt;.r.ur está en Madrid. No la busque:1 ustedes en Parisiana, porque esa no es la verdadera, y porque podrfa saltarles otra
figura u otro color. Bien cerca la tienen: ella misma les sale al encuentro en estas columnas impresas, si no con el corazón en la mano, con
dos corazoncitos gemelos en sendas esquinas del naipe.
Estos dos corazones se los ha dado el azar, padre suyo muy respetado, si no del todo respetable, para que corra por la vida como cumple a
una señora de su alcurnia. La Dame de Creur, como Magdalena, ha amado
mucho; lo cual equivale a decir que ha sufride mucho. Pues, en una época
en que tuvo que hacer de mecanógrafa, cuando vivía en Londres y la llamaban Miss Proserpine Garnett, se ocupó, aprovechando raros momentos
de ocio, en clasificar amores y penas por orden rigurosamente alfabético,
y en guardar los unos en un corazón y las otras en el corazó n de la otra esquina. Pero nunca pidió a su musa-la Musa de la Mecanograffa, claro está,
A

U1tjiort

en- famore
t jJtr fodio una s&lt;Ulta,

porque amores y sufrimientos no llegaron a dejar semilla de odio en nin-guno de sus corazones: los dos están igualmente floridos.
Sin querer, y dejándose llevar por su alma, femenina al fin y a la postre, la Dame de Creur ha sido indiscreta. Ha faltado, para empezar, a
la elementalfsima discreción que manda callar lo propio y sólo hablar de lo
Jl

�LA PLUMA
ajeno. ¿Quién le mandaba a ella decir que ha sido mecanógrafa? ¿No la
hará desmerecer tal profesión en el concepto de las lectoras linajudas?
Para consolarse, no le queda otro camino que el de una nueva indiscreción. a expensas propias: recordar otros tiempos, más lejanos aún, por
desgracia, en que fué pajarita de ciudad y atendía por Mimí Pinson. Entonces le importaban poco cuna y linaje: lo que le hace sentirse orgullosa de
aquellos días,
ce n'estpas, on se l'ímagíne,
un manteau sur un écusson
fourré d' her•nt'ne.

Advierte ahora la Dame de Creur que desde entonces le ha quedadocostumbre de acompañar su trabajo·con cancioncillas en boga; sólo que,.
para andar entre literatos, gente asaz burlona, lo disimula citando a los.
poetas-en el buen sentido de la palabra. P«rdónesele esta debilidad en
gracia a la sencillez con que la confiesa.
Otro grave defecto tiene aún, y este sí que teme que no se lo han de·
tolerar las gentes graves de la revista: es charlatana hasta dejarlo de sobra.
No necesitará probarlo de manera más elocuente que con este primer articulo, en el cual ha dicho de si misma cosas que a nadie le i~portaba
saber, y no ha llegado, en cambio, a decir nada de lo que se proponía..
Achaquémoslo a falta de espacio, puesto que ya, como todos los escritores, y aunque no tenga ni la idea más remota del original acumulado en la
revista, sabe que con esa excusa siempre se acaba bien un articulo.
En los próximos hablará de cosas más sustanciosas, si Dios no lo remedia. Y cuando no halle a mano asunto de actualidad palpitante, le bastará
echarla a uno de sus dos cor:azoncitos, que no han dejado de palpitar, y
extraer un recuerdo de amor o de pena, con que, lectoras mías, os pongáis
soñadoras. Ya sabéis que están perfectamente clasificados. De lo que nunca os hablará, tenedlo por seguro, es de los bailes de Tórtola Valencia;.
tampoco de trapos, plumas y modas: eso es cosa de hombres.

LA DA..'113 DB CCBUR

•·· castillo famoso.

I

no me insp_ir~ una afición violenta. Si el amor propio de mis.
paisanos. no se 1mta, añad"iré que Madnd
. me parece . ó d
desapacible y en la ma
1nc mo o,
Madrid es un poblachón
I yor parte de sus lugares, chabacano y feo
ma construido en el que
b
•
pita!. Madrid se apelmaza e
'
se es oza una gran cal
n unas costanillas en u
d
b
o alto de unas colinas (yeso d V 11
, ..
nos er~um aderos, en.
justicia) y no se atreve a esp::cir: ecas,. guIJiu:os. puntiagudos, sol de
(Prado-Castellana), es como plaza dee,: saltr de s1 m1sm_o. Su gran Coso
a contemplarse; no le sirve ara ir p eblo, a la que baJa Madrid a verse►
tad (asila llamaron unos c:nce·a1~ ~arte a_lguna: la Avenida de la Liberotras avenidas madrileñas
1
~publtcanos) desemboca, igual que
, en un rastroJo Más de u
'lió d
d orosos se debate en la angostu d
.
n m1 n e cuerpos su. i r
ra e estas calles grit
in e ices bestezuelas que se hubiesen d .
,
a y se atropella, 1,:omo
En Madrid lo único es el sol La 1 . ~Jado coger en una jaula sin salida_
ria, y se abate sobre las co~s couz :~~ a~able descubre toda lacra y miselas aniquila. Por el sol es M d "dn a una, que las incendia, las funde
n una población
J
•
d eI eorpus: suspensión del ªtráf:
.
para ueves Santo O d(a.
dos desfiles... (y en las casas
tiendas cerradas, formaciones, pausafresca penumbra con las ,dqw as ya las esteras, está el comedor en
'
ma eras entornada h
nn de la Castellana). Mad "d
s, asta que las niñas vuelMadrid cambia menos de lon no ~e parece alegre, sino est111endoso.
3
que se piensa. Cierra los ojos, lector: lqUé
ADR_ID

ª:d

u

�LA PLUMA

LA PLUMA

1

1

ves al acordarte de la villa? La mole blanca de Palacio y unas torres y cú•
pulas bajas perfilándose en el azul, sobre las barrancadas amarillas que
bajan al rio y dominan el Paseo de Melancólicos. .
Basta lo dicho para saber que yo no soy madrlleiiista. El madrileñisroo es necedad importada de la periferia. Hace años, un catalán que le
vendla adoquines al Ayuntamiento, quiso ser concejal, y en sus carteles
electorales se tituló madrileñista. Era una idea de empresario; después la
han hecho suya algunas casas de juego. Pero sin que el madrileñismo me
ciegue, conozco que Madrid solicita al desocupado paseante con alicien •
tes muy gustosos. Primero, en Madrid no hay nada que hacer, ni adonde
ir, ni (para un madrileño) nada que _ver, porque no es cosa de llegarse
todos los días al Museo a preguntar si han cambiado de sitio Las Meninas. Segundo, Madrid es un pueblo sin historia. Una «vieja ciudad• histórica empieza por infundirme un recelo provisional que se torna en ale•
jamiento definitivo en cuanto la historia que revela es, como acontece,
apestosa de estupidez. En Madrid nunca ha pasado nada, porque hace
más de dos siglos que en Espafia no ocurre casi nada, } lo poco que ha
ocurrido ha sido en otros sitios. Toda la historia de Madrid son unos besamanos y unas intrigas de cámara y alcoba regias. Con las Mmwrias de
Mesonero, la Estafeta de Palado, y la colección de Crímenes cllebrts, se
conocen todas las fuentes de emoción de los madrileños durante siglo y
medio. Entre Madrid y una ciudad histórica, hay la misma diferencia de
calidad que entre la Píazza de San Marcos y la calle Ancha de San Bernardo. Reconozo que el no ser Madrid una «vieja ciudad prócer&gt; es acaso
el más elegante atractivo que para mi tiene este pueblo.
Como en él he de pasar la vida, quisiera verlo acomodado del todo a
la honesta moderación de mis gustos. Yo no voy al teatro. Desde que los
gorilas escriben comedias para los analfabetos, asistir a un teatro es ac•
ción vergonzosa de las que se abstienen las personas pulcras. No voy
tampoco a las tertulias, donde la amistad es rara y la camaraderia irrespetuosa. No cuento en la tribu de los melómanos ni en la de los taurófilos, ni soy casinista, peñlsta o ateneísta, y hace muchos años que por higiene corporal y mental me abstengo de aquellas frecuentaciones a las
que mi lozana juventud debió las más violentas efusiones sensuales, enO

J4

tr~veradas de sentimentalismo
miento que de mozo me
exasperado. {Aludo al pasmo
no duermo .
produdan las funciones de . l .
y arrobati
, o1 leo, o me resigno al fastidi d
. ig esta.) Las horas que
empo, o paseo solo por las caU
o e m1 hospedaje, si hace m
&lt;l~a en invierno, de noche casi sie: y los alrededores de este Madrid :~
gusto
pre en verano. Debo a tan tno,ens1vo
. " '.
M
d · una rara erudición en personas
b a nd, por lo menos al todo Madrid y cosas madrileñas. Conozco a todo
~es y la mayor parte de su historia que sale a la calle; s~ sus costun
m sospechan mi existencia pud' . ¡A cuántos millares de personas
•
;uya y demostrarles que nada h:;:::tcontarles ep_isodios secretos
ero a un paseante 1 .
o para la mirada d 1
las calles El
e importa sobre todo la di
. . e que callejea!
·
reposo de la . d
spos1c1ón y el as
serenidad del es ¡ .
nura a y la comodidad d l
.
pecto de
apacible. M d .dP ntu ~ue devanea, y permite
e_ os pies, labran la
.
a n necesita enmenda
.
n cammar con descuido
porte me haga sufrir menos
rse y me1orarse para que mi ú . d
L
d. .
·
meo ea con ictón irritable de los ma .
::~ :e;estral razonador y sentencio:1:::• ~¡ del señorito alalo como
a ~umor a un defecto de la RAZA· amfiesta. Pero yo no atribu
otro motivo seria comer! 1
, hablar de la RAZA
yo
valla en torn .
. e e terreno al señor Alta .
con ese u
Homb
o, yo atribuyo ese mal humor 1
mira, que ha puesto una
re no tuvo d d
ª empedrad s·
de posar los pies : : ;u:er:~r ~a cabeza, el hijo de Mad:d n10e!:ijo del

d;~:

;=:::~.·:·.:·.~"í:!:ff·,:¡,::~:..:'/;:,=:.:::~::::::;
m:~~~~:

ª:~:::;

~~se~::::~:: ~:::an mejore~
;~:0
:uese más el~t~:o~
al
. .
sas y 1os monument
marga más la vida
p _paso. M1 existencia callejera ha tra os ~ue a cada instante nos salen
c:::e~as~achadas «modernistas» en lan~:m: entre la aparición de las
iru,
e orreos, con la apertura de I G e
yor, y la terminación de la
. ortunada época de perverso
a ran Vfa a manera de e iso .
1~, albote, dei"m0 .;';;:
. orresponde a la é oca
o el «estilo español del .
rhccer la cupletista francC:a en qluoe enblo grotesco teatral empieza al siglo
ambra
b
s ta lados d A
apa' y aca a en la entronización d 1
. e c_tualidades y de la Ale a MaJa castiza de Goya, articulo

=•

~coocluye, pot hoy, co!:;~;;:::; ;•oce

35

�LA PLUMA
exportable, en el que ya no somos tributarios del extranjero. Esa •reintegración del gusto nacional en lo decorativo&gt; corresponde, por otro lado,
a un movimiento de ideas que va desde la desolada adjuración de lo español hace veinte años, a la xenofobia y patriotería incubadas por la
guerra.
..
.
Al atravesar por esas calles, el paseante se afhJe. Tantos pmáculos, coiomnillas y voladizos, tantas lineas rotas, tantos insultos a las leye_s de la
proporción, tamaña arbitrariedad, tal violencia, manti_enen el ámm? ~n
susto perpetuo y nos hacen saludar con alegría cualqwer caserón trivial
de la calle del Sacramento, que al menos no pretende torturar nuestro
gusto sometiéndolo a un canon indemostrable: Mad~d, ~n vías de_transformarse, es la capital del abandono, de la 1m?rov1sac1ón, de la mcongruencia; el paseante sería feliz si viese los· corr.ienz_os de_una era de moderación, en que el sentido critico, por recobrar su 1mpeno, refrenase l~s
ímpetus del genio frustrado y la audacia de los falsificadores, a caza de n-

1.-Para loa

...

amigo■

de Rub6n Darlo.

(Rubén Dario, Ejis/11/ario, con un estudio preliminar de Ventura García Calder6n. París, 1920, s.•,
73 páginas.-Biblioteca Latino-Americana, dirigida
por Hugo D. Barbagelata.)

., ,¡

eo• nueTOI.

BL PASBANTB BN CORTB
de prólogo al libro una traducción española del excelente artículo sobre Darlo que V entura García Calderón publicó en el M"curt &lt;k Franct del I de abril de 191.6. Hay cartas a Unamuno; entre
ellas, la célebre carta-célebre por tradición oral entre los amigos de Darío-con que contestó a cierta salida de mal humor del maestro de Salamanca, quien-si la tradición no engada-se dejó decir cierta vez que los
americanos traíamos las plumas debajo del sombrero. La carta de Darlo
comienza: •Le escribo a usted con una pluma que acabo de quitarme de
bajo el sombrero.&gt; Y acaba: • Usted es un espfritu director. Sus preocupaciones sobre los asuntos eternos y definitivos le obligan a la justicia y a la bondad. Sea, pues, justo y bueno.&gt; Hay también cartas a Julic,
Piquet, •Buen Samaritano de nuestro gran Rubén&gt;, escritas desde Mallorca, donde el poeta logró en sus últimos años-tan atormentados-algunas horas felices. Hay un fragmentQ de carta a Gómez Carrillo, que
Ventura dice publicar •no sin reservas mental~&gt;, por si Gómez Carrillo
hubiere colaborado con Daño al hacer la copia del fragmento. Hay algunu
cartas a Alberto Ghiraldo, que fué buen amigo del poeta. Finalmente, hay
1RvE

3f'

�LA PLUMA

I

1

1 1

11 1

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una carta a Piquet de Juan Sureda, escrita en Mallorca-enero de 1914-.
que se ha crefdo conveniente publicar a titulo de docqmento sobre la
vida que hacia el poeta en la isla. ¡Ayl A trayés de esa carta ingenua vemos a Darlo, una y otra vez, presa de lo que él mismo, con respetuoso
acatamiento del Hade, llamaba sus «crisis&gt;,
Puesto que no se ha retrocedido ante esto, bien pudo Ventura haber
recogido en el tomito unas cartas-sé yo que las posee-cambiadas entre Dario y Luis Carlos López, el originalísimo poeta colombiano, con
motivo de la colaboración de éste en el Mundial Magazine. Darlo se
puso solemne, y López lo despertó con gracia al sentidq del humorismo.
También sé yo de alguien que hubiera podido proporcionar interesantes
cartas de Dado a Amado Nervo, y acas0 acaso algunas dirigidas a otro
poeta mejicano que se refieren a un curioso incidente entre Dado y Salvador Rueda.
Según resulta de este pequeño epistolario, Darlo tuvo el propósito de
émprender, en América, al estallar la guerra, una cruzada por la paz, «que
es la única voluntad divina&gt;. Quería comenzar por los Estados Unidos,
«y el Méjico devastado por fraternales rencores&gt;. Las iuchas internas de
Méjico siempre le preocuparo'n como cosa propia. (En una carta a Piquet,
quejándose de sus males, dice: «A mf se me han declarado ya francamente Panchos Villa intestinos y riñones.&gt;)
Salvo algunas de las dirigiclas a Unamuno, las cartas son de carácter
francamente intimo. Se habla aquf de las «crisis», de los teóricos deleites del régimen de agua pura; de Francisca Sánchez y los ciento cincuenta francos que el poeta le obsequia para comprarse un abrigo; de las dificultades que nacen de la diferencia ~e caracteres, a pesar de catorce años
de unión; de enviar al chico a la escuela vecina... El libro sólo debe llegar
a manos de los amigos de Darío, para quienes parece destinado.
Días pasados he tenido ocasión de releer todas las cartas que nos quedan de Góngora. Salvando distancias, la nota fundamental de aquéllas se
repite en las cartas de Rubén Darlo: ¡La pobreza, la horrible inseguridad
económica, que es uno de los peores enemigos del almal «¡No tengo UD
reall»-exclama el poeta cordobés-. Y «¡No tengo un reall&gt;-contesta,
a través de los siglos, el poeta nicaragüeño-. Quién sabe qué pasa; que
38

LA PLUMA
no le pagan puntualmente los Guidos. «El Mundial no es mio-escribe a
Ghiraldo-. ¡Las cosas de siempre! Si yo hubiera tenido capital para esto,
estada muy rico dentro de poco ... &gt; Y más adelante: «... mi magazine Mundial. Digo mfo porque soy director. El negocio es para los capitalistas, ya
se sabe.» Y luego, lo de la Argentina no es seguro; ni siquiera lo de La
Ntu:ión, diario ,benemérito de las letras hispanas, que merece la gratitud
de tantos escritores. Verdad es que los libros producen dinero, sí; pero
· no para el autor, sino, como él mismo dice, e para este o el otro bandido». Y es que sólo queda una disyuntiva: o hacerse rico a toda costa,
como todos los que se hacen ricos, o acabar cuanto antes con el actual régimen del dinero: anular, neutralizar para siempre el problema económico.
Dejad pasar la noche de la cena
-¡oh Shakespeare pobre, y oh Cervantes manco!y la pasión del vulgo que condena.
Un gran Apocalipsis horas futuras llena:
Ya surgirá vuestro Pegaso blanco

II.-ijn memoria de José de Armas.
Ha muerto recientemente en la Habana, adonde habla sido llamado,
tras de varios af'los de ausencia, para dirigir un periódico, el escritor cubano José de Armas y Cárdenas-hermano de Augusto de Armas y Colón,
el de las Rimas bizantinas-, «Justo de Lara», por nomiy-e literario, y
Pepillo en la intimidad.
Pepillo foé huésped de Madrid durante mucho tiempo, y alguna vea
dió conferencias en el Ateneo sobre Shakespeare y Cervantes. Era muy
versado en literatura comparada de España e Inglaterra. Deja varios
libros de critica e historia literaria. A propósito de él, escribe José Maria
Chacón:
«Vivió Armas, durante los años de su niñez, en un impresionante ambiente polemista y luchador. Fué su padre un gran periodista, que ponía
el mismo ánimo de violencia y combate en las páginas polfticas, que mucho tiempo escribió para los principales diarios de la Habana y en el exa39

�LA PLUMA

'il

I'
1

men retórico de las poesías completamente inofensivas y completamente
-0lvidadas de López de Briñas.
&gt;Eran aquellos tiempos, en Cuba, de exaltación tribunicia: sus cualidades coinciden con las de la España de la Restauración. Armas, sin embargo, y como nuevo ejemplo de autodidactismo americano, realiza en ese
tiempo una obra de información segura, de espíritu sobrio, de critica mesurada y certera.
&gt;Su conferencia sobre Lope de Vega, sus páginas sobre La Doroúa, su
examen del falso Quijote, no fueron sólo una obra de utilidad critica, sino
la afirmación de una modalidad distintiva· en su pr:oducción, que es también singular característica en un selecto grupo de escritores cubanos:
la moderación, la clar,idad, el sentido preciso de la palabra adecuada .
Contra una aparente tendencia de las letras cubanas, que pudiéramos
designar con el pintoresco nombre de tropícalismo, estos escritores, dispares en el tiempo y en la obra realizada (Domingo del Monte, Nicolás
Heredia, José de Armas, Enrique José Varona ...), evitan todo matiz oratorio en su estilo, aspiran a una perfecta sencillez en la expresión, consiguen una justa correspondencia entre la idea y la palabra, dando a,i a su
obra un vivo sentido de claridad y armonía.
&gt;Armas, en su contrastada vida de escritor, fué depurando más y más
estas cualidades. Su excelente libro sobre Cervantes-obra divulgadera.
en gran parte, pero con capítulos muy personales y atrayentes-expresa
el momento de máyor perfección en este proceso. Y junto a las nobles
cualidades del estilo, en correspondencia con las notas más espirituales de
:la producción, hay en el escritor una curiosidad fecunda, un deseo fervoroso de contemplar con libertad la vida. En la lista de sus ensayos vere- ,
mos los temas más peregrinos para ser tratados por una pluma española
o americana: el Fausto de Marlowe, el diario de Samuel Pepys, el humorismo de Sterne. Ya, entonces, adquiere un pleno dominio de la lengua
inglesa, ejerce el periodismo en los l:stados Unidos, escribe largos años
en Tlze Sun, hace frecuentes viajes, como redactor del Herald, de Nueva
York, por América y Europa. (En uno de estos viajes, por su solo prestigio de periodista, consolidado en los Estados Unidos, salvó de una muerte
cierta a un presidente de Haitl, con su Consejo de ministros, sentenciados
40

1,

LA PLUMA
,a en juicio sumarísimo. Estos viajes, descritos con un sentido directo, en
la forma atractiva de conversación con el amigo a quien hacia tiempo no
veíamos, son unas de las páginas literarias más bellas, más llenas de intimidad que dejó Armas.)&gt;
Usted, amigo Diez-Canedo, recordará seguramente a Pepillo: solíamos
ir juntos a saludarlo. Vivía, casi desterrado, en un hotelito de la Guindalera. ~No es verdad que su trato era cautivador, y que no aparentaba los
muchos años que ya tenla, en aquella su complexión robusta de Júpiter
bondadoso? Se enteraba con el · mayor interés de los cvalores nuevos•, y
manifestaba sus opiniones con una sinceridad que no caía nunca en rude.za. No se adaptatia muy bien a la vida española._Sospecho que no llegó a
conocerla. Ya he dicho que vivla como desterrado, en destierro que compartía con él su hijo, el pintor; en destierro impuesto por los males de su
-esposa. La pobre señora padecía una enajenación mental que, a veces,
producía efectos exquisitos y encantadores. Su locura era la locura de la
.afabilidad, de la solicitud: le daba por ser maternal y hospitalaria con todo
-el mundo. Y como conservaba aún destellos de inteligencia, el resultado
-era tan hermoso que hacia preferir la locura a la cordura. Y el pobre Pepillo la contemplaba y llevaba con paciencia, con respeto, sin atreverse a
gustar de aquellos deliquios de bondad que no eran hijos de la razón: com~
se soporta un mal sagrado. La contemplaba y llevaba con paciencia ... pero
¡ya no podía escribir! Fuera de su obligatoria tarea como corresponsal del
New York, Herald, le resultaba muy dificil cultivar la viña del alma, amargad~ por el dolor y la ausencia. Además, una sorda enfermedad lo minaba.
Se pasaba los d[as en cama; en cama recibfa a los pocos amigos de su
confianza. Cuando se sentla muy solo, era frecuente que recibiera uno
alguna esquelita con una letra regular y clarísima, recordándole el caminG
de La Guindalera ... ¡Pobre Pepillo, tan superior y tan bueno, que viviend•
,en Madrid no vivla en Madrid, y teniendo una compañera amorosa no tenla
-compañera! Los hombres de su tiempo hablan muerto en gran parte. Y
cuando al fin, como Rip Van Winkle, regresó a su patria, fu~ sólo par•
-regr~sar a la patria de todos. Descanse en paz.

ALFONSO RBYBS
41

�LA PLUMA

1

vierte en su prédica ese tono de dómine fastidioso que acos~umbran algunos .
ensayistas a la violeta. El estilo limpio, claro, suavemente teñido de dulce ironía, nos gana, apenas abrimos el libro. Lo leemos sin sorpresa, pero sin reparo, no subyugados, mas sin desconfianza ni empacho. No es un maestro quien
nos habla; e~ un ami~
•
··C. R. C.

1

-

l t B RO S

1

11

'I

Y Re O t S t AS &lt;i&gt;

Ramón del Valle-lnc14n.-El Pasajero. Claves lírfras.
Farsa de la EnamfJT'ada del Rey.-Sociedad General de Librería, 1920.
•Este gran D. Ramón del Vallc-Inclán me inquicta,-~ijo el gran Darío-.
y la inquietud espiritual, el perpetuo afán de rcl!1ozam1ento, son a nucst~os.
ojos las virtudes cardinales de este a quien no vacilamos en ll~mar el más JO·
ven de los escritores españoles. Ved, si no, lectores de sus últu_nos poemas Y
de esta farsa en que la invención del Boceado cobra una gracia actual, una
estilización modernísima de las formas antiguas, ved cóm_o a ~- ~amó1;1 del
Valle-lnclán no le sirve la maestría adquirida en una expencnc1a htcrana_de
cinco lustros, sino de trampolín divino en que apoyar un salto, más parecido
cada vci: a uo vuelo.
C. R. C.

.

Ramón Pérez de Ayala.-Las Máscaras.-Vol. I y 11.-Biblioteca
Calleja.

,,,

Reúne Ramón Pérez de Ayala en estos dos tomos su labor de crítica teatral, dispersa en diferentes periódicos y revistas de 1910 a la fecha. Mas con
haber nacido sujetos a la actualidad de las representaciones que los sugirieron,
no adolecen estos ensayos de esa efímera liviandad característica de las usuales crtf,ricas de estrenos. Antes bien, cobran a ojos del lector la unidad de concepto con que fueron escritos, la norma estética a que se ajustan, su teórica,
compostura, en fin, cualidades difíciles de considerar a primera vista en la intermitencia con que vieron la lw: primera en la Prensa.
Pérez de Ayala es ua escritor clásico. Y no se quiere decir con esto que nos
limitemos a gustar en él un estilo cuya principal virtud, a nuestro entender,
reside en la graciosa ironía que templa su nabtral elocuencia. Es clásico. en
cuanto no traza rasgo su pluma, por muy al vuelo que improvise, que no obedezca a un criterio propio, sí, pero nunca caprichoso ni mudable a par del
viento que sopla. Porque nutrido de buenas letras, cultivado su temperamento castizo con saludable disciplina británica, propóncsc en su literatura miras.
universales y trascendentes.
C. R. C.

Luis Bello.-Ensayos e imaginaciones sobre Madrid.-Biblioteca
. Calleja.
Está dedicado el libro a D. Benito Pércz Galdós, patriarca de Madrid. Ocupan buena parte de él las páginas dedicad~s a c?n~idera_r el Madrid de 1º!"'
Benito. Apunta de nuevo Bello con ese mohvo la ms10uac1ón ~e _a~gunos cnhcos al juzgar la obra de Galdós a la hora de ~u !lluertc. El m~r,lemsmo, ¿ha restado universalidad a nuestro novelador del s1gloxor?En realidad, con estos ~enísimos Ensayos e imaginaciones no se propone su autor otra cosa q~c suscitaren el ánimo de los lectores la propia preocupación. ¿Cómo compagma el amor
filial por Madrid con la conciencia de ciudadano del. mundo? Has~a aquí la
villa y corte no ha hecho sino pugnar contra el frío aliento de la sierra .Y el
soplo asfixiante de la Mancha, que alternativamente la p:15man y calc1nan.
Bello predica optimista la cruzada civil contra esas dos Furias. Pero no se ad(1) Daremos cuenta en esta sección de todo¡¡ los libros de que se nos remitan dos ejemplares.
•42

Manuel Azaña.-Estudics de política francesa contemporánea. La,
política militar.-Madrid, 1919. Biblioteca Calleja.
Este libro, del que apenas se ha ocupado la crítica, es el primero de una
serie que, bajo los títulos específicos de: l. La politica militar; II. El:lai&amp;ismo,.
y lll. La organiuz&amp;ión del sufraKJo, ha de tratar temas básicos, alrededor de los,
cuales ha girado la política fram:csa de fines del pasado siglo y principios del
presente
El propósito del autor al publicarlo no ha sido, como él mismo nos dice,
•abordar ciertos temas rigurosamente militares tocantes a la preparación técnica de un ejército para la guerra: tratamos-añade-de p0lítica militar, comprendiendo en el vocablo polítka no sólo aquellos hechos que atañen por modo•
inmediato a la gobcrnaci6o, sino cuantos puedan revelarnos la opinión de un
país y las fluctuaciones del espíritu público&gt;. Tales fluctuaciones de la opinión
pública se ordenan en la obra que nos ocupa con relación a una sola medida:.
43 ,

�LA PLUMA
·1a política militar, y así, viene ést.t a ser el hilo conductor que guía al Sr. Au.!1a
en su excursión a través de la vida pública francesa de los últimos cincuenta
años. Pero si el propósito o plan del trabajo eli el que se indica, otras son tu
razones que el autor tiene para escribirlo, y en el prólogo que Jo encabezaadmirable programa político, pleno de energía y de modernidad-quedan perfectamente determinadas.
Entre las obras que la exaltación provocada por la pasada guerra y sus problemas concomitantes ha sugerido, ocupan lugar preferente, en mi opinión, el
libro de Ramiro de Maeztu, La crisis del humanismo y estos Estudios de pollti&amp;a
francesa, de Manuel Azaña. Una y otra obra son como la refracción que en dos
espíritus selectos sufrió todo el caudal de pensamientos y emociones que la
magna contienda suscitara. Mas en tanto que la obra de Maeztu es un ensayo de
,.fundamentar filosóficamente una teoría de derecho público, mostrando los nuevos aspectos que en él introduce el principio funcional, el libro de Azaña, es,
-en esencia, una obra de historia, llena de interesantes indagaciones literarias
y de finas observaciones acerca de la vida intelectual del pueblo francés. Y he
aquí otra de las coyunturas del trabajo del Sr. Azaña, tal vez la más importante de todas, desde el punto de vista político, sobre todo para nosotros los españoles, acostumbrados como estamos a que la gobernación de nuestro país siga
rumbos desconcertantes, coyuntura que articula el libro entero y le presta UD
interés verdaderamente dramático, vivo y humano; y es que su autor ha tratado, yo creo que con singular complacencia, de poner de relieve el nexo que
existe en Francia entre la política y la inteligencia, esa inteligencia y sensatez que tanto echamos de menos en la dirección y cuidado de nuestros asuntos
•comunes.
El propósito del Sr. Azaña ha sido, en efecto, •descubrir la conexión de loi
hechos notorios, resonantes en la vida cotidiana, con los impulsos inteligentes
·&lt;J.Ue aspiran a dirigirlos o a crearlos•. Pero cuando se logra establecer una relación de dependencia, aunque sólo sea a título hipotético, entre los impulsos
espirituales que determinan una acción y sus resultados prácticos, se hace
•obra de verdadera historia, y este es, repito que a mi juicio, el mérito principal y singularísimo de los Estudios de polftica francesa, en los cuales los hechos
quedan explicados por Jo que hay en el hombre de original y de creador, por
sus ideas y sentimientos, sin escamotear el drama que resulta del choque de
tales ideas con el elemento pasivo o neutro de la realidad o de la vida. Así, y
para decirlo de un modo quizá demasiado conciso, los hechos quedan explica.dos por los hombres, frente a esa otra interpretación de la hiMoria en la que
los hechos se explican por las cosas.
No siento el menor escrúpulo, antes al contrario, tengo verdadero gusto 'f
,satisfacción en declarar públicamente que no he leído libro alguno en estos
ftltimos años que me haya producido mayor inte~és }'. deleite qu~ la obra d_e
Azaña de que tratamos. A una cantidad extraordmana de mat~nales_ reum-dos para llegar a la determinación de los hechos y de sus causas inmediatas y
remotas, a una copiosa y variada lectura y un conocimiento p~ofundo de. la
-vida pública y privada de la Francia contemporánea, une este hbro un es~~
.admirable, índice de la exquisita sensibilidad de su autor, en el que la 1lenb1-

,.

¡,,

1'

1 '

44

11

¡,

LA PLUMA
lidad y la sencillez se combinan para producir un conjunto armonioso. Nada hay
en él de afectado, de barroco o deslumbrador. Es un libro francés, del mejor
francés, no ya por su asunto sino por su orden y proporción internos. El método y la claridad, esas dos virtudes cartesianas, lo presiden. Capítulos como
eLa restauración del optimismo•, o como •La teutomania y la guerra de 1870,,
o como •Reforma de la oficialidad: el espíritu militar,, están escritos con un
buen gusto, una sagacidad y una visión tan firme de las cosas, a que no estamos acostumbrados. Del mismo modo, el capítulo quinto, en el que se estudian y entresacan las opiniones antidemocráticas de Renán y Taiue, y las
nacionalistas de Barrés y Maurras, constituye el más feliz ensayo que conozco
de sistematización de las ideas de aquellos hombres, representantes de un extenso sector de la vida intelectual francesa.
Y junto a los análisis penetrantes y minuciosos, junto a las afortunadas reconstrucciones filosóficas, al lado de cuadros estadísticos y cifras de efectivo&amp;
'f reservas, el Sr. Aiaña va poniendo una velada y suave nota de ironía y de
buen humor, esa disposición espiritual, ya perdida, de los españoles de otras
épocas; porque, como el autor nos dice, •no hay que estar siempre a mal con la
frivolidad, pues es a veces una a:anera amable que tiene el talento de no darse importancia a sí mismo&gt;.

J. ÁLVAUZ PASTOR
Renner (A.), C. de la R. A. E., y Castro (A.), del Centro de Estudios Históricos: Vida.cu Lope cu Vega (1562-1635).-Madrid, 1919(12 pesetas).
Hay en la literatura española un alto monte inexplorado aún en toda su incente Y Pª".ºr.?sa mole: l_a obra de Lope de Vega. Su obra y su vida, aunque

los a~o~tec1m1entos más importantes de ésta, los más públicos, y también los
más 10timos, hayan hecho correr mucha tinta. En el siglo pasado, un erudito,
D. Cayctano Alberto de la Barrera, edificó, en las vertientes de aquella monta~a colosal! una imponente fábrica, poco menos intrincada y frond0sa que ella
m_1sma. Abnéndose _p~o en~re s_us macizos, apoyado en la lab&amp;r de otros estud10110s y en la pr?p1a 10vestigac16n, un norteamericano, Mr. Hugo A. Rennert,
lev~nt~. en la misma ladera, una mansión mb clara y ventilada, de accc-so.
fácil, ª!º secretos._ Esta obra, The Life of Lope de Vega, es la que se propuso .
~aducir D. Aménco Castro, acabando por refundirla, complementarla y precisar!~. Es ahora, en su versión castellana, mucho más cómoda y al gusto del
día, s10 _que le falte n~da sustancial; y todavía el Sr. Castro, en una parte suya
en totalidad, el apénd1ce B, ha añadido a la casa una glorieta o belvedere desde-·
donde se otean persp_ectivas y se descubren senderos y veredas. El que en
adel,ante baya de estudiar a Lope, deberá tener presente este libro, en que está
al d1a cuanto se sabe-y no es poco-de la vida del F enix de los Ingenios, y en
'l\le IC ap1U1tan, por obra del autor caatcllano, 1011 problemáll e11tético11 y Iitera45

�!1
111

LA PLUMA

LA PLUMA

'I'

.rios que su enorme producción suscita. Muchos habrá que quieran y deban
empezar por ahí a leer este buen libro.
E. D.-C.

Paul-Lui1 Couchoud.-Sages et Poetes d' Asie.-París, CalmanLevy.

¡

1

Y asf un centenar de hJikais en este sugestivo libro. El Halkai, estrofa de
tres versos-el segundo, de siete sílabas, los otros dos, de cinco-, son siempre, como se ve, apuntes gráficos de color y emoción populares, al alcance de
todos, y viene a representar la reacción frente a la poesía clásica y profesional. Como todo arte japonés, viene influyendo en Europa desde el siglo pasado. En España mismo podríamos citar algún influido.
Pero en Francia, durante la guerra, se ha cultivado mucho. Realmente, para
los momentos de emoción y peligro, nada se presta como el apunte, el /r.aikai.
·· Los otros capítulos del libro están destinados al ambiente japonés, al Japón
en armas y a Confucio. En todo rige un i-spíritu selecto y evocativo.
J.M. V.

No te hieles
-mamá ya no tiene dientesiarrito de agua.

-Rodó y sus críticos (Clarín, Valera, Rubén Darío, Jesús Castellanos,
Unamuno, Francisco García Calderón, Maria Eugenia Vaz Ferreira, V.
PérezPetit,MaxHenriquez Ureña,Ricardo Rojas, A. Gómez Restrepo, Pedro Prado, G. Zaldumbide, Alfonso Reyes, F. de Miomandre, C. Le Senne, C. de Castro). París, 1920, 8.0 , 348 páginas.-Biblioteca Latino-Americana dirigida por H. D. Barbagelata.
-Carmen Lira, Los cuentos de m{ Tía Panckita, San José ,te Costa
Rica, ediciones de J. Garcfa Monge, 19191 8.•, 16o páginas.
-Enrique González Martinez, Los cim mefores poemar de..., con un estudio preliminar de Manuel Toussaint, México, «Cultura&gt;, 1920, 8.º,
1 52 páginas.
-ldem, Jardines de Francia (traducción de poesías francesas), 2.a
edición, México, «Cultura&gt;, 1919. 8.•, 174 páginas.
-Rómulo Tovar, En el taller del platero, San José de Costa Rica, edición J. Garcia Monge, 1919, 8.°, 54 páginas.
-José Vasconcelos, Dívaraciones literarias, México, «Lectura Selecta&gt;, 19191 8. 0 , 100 páginas.
-Omar Kbayyam, Ruba~at, traducción en verso por José Castellot.
Prólogo de José Juan Tablada, Nueva York, 1919, 8.0 , 94 páginas,
-Artemio de Valle Arizpe, Ejemplo (novela). Dibujos de Roberto
Montenegro, Madrid, 1919, 8.•, 280 páginas.

El viento tendido
desordena las sabias rúbricas
de las gaviotas en el espacio.
Sobre una rama pelada
un cuervo tieso.
Fin de Otoño.

11

¡Olt, luna brillante!
¡Quisiera renacer
pino sobre una loma.

El autor, un discípulo de Anatole France. El libro me interesa especialmente por el capítulo titulado «Epigramas líricos del J~pón•, poemitas enanos, d_e
47 sílabas, que aun perdiendo mucho al ser traducidos, hacen su efi-cto. Poes1a
-discontinua, nada oratoria, ni explicativa, tal como la soñaba Mallarmé. Un
tanto insuficiente para el público latino, acostumbrado a vivir en el foro, llenándolo de ademanes y frases ampulosas. Aconsejaría su lectura a todo flOeta
español, sin embargo. No como diciéndole que nuestra poesía debe se: esto
-esto, es la poesía japonesa-, sino para que guste la belleza de l,a sobned~d,
y vea la perfecta armonía que reina en todas las cosas d,e un pa1~ con estilo
propio. Verá cómo se corresponden exactamente _la poe~1a y su p_mtura._Rara
vez los elementos visuales van mezclados con los 1deológ1cos: son unpres1ones
breves, y al mismo tiempo extensas, de la Naturaleza. El gran saber de los
orientales radica en la esquematización; así en la gotita de agua vemos reflejar·se el panorama y el carácter de todo el país.

¡Espanto!
He pisado en el cuarto
el peine de mi mujer muerta.

,\

Acosada por el joven,
la criada
traza una espiral.

Preñada de nueve meses
vientre adelante,
ella planta el arroz.
Al menor viento
las hojas tiemblan:
joven bambú.

,,.

Libros americanc,s

47

�,LA PLUMA

Gacetilla.
Parangón.-En Le Correspondan/ del 25 de enern de este año, M. Marius
André, hablando del lugar que corresponde a la obra de Gald6s en la literatura española, escribe: «La Prensa conservadora y cat61ica rindi6-con una sola
excepción, a lo que creo-un homenaje justo, al par que mesurado en sus reservas, a aquel que no obstante sus errores y sus faltas quedará en la historia
como una de las más grandes figuras de la literatura española. El homenaje iba
dirigido al talento del autor, a su dilatada existencia de obstinado trabajo, y
también a una sinceridad, a una probidad superiores a toda sospecha, a una dignidad, gracias a las cuales, aun en la época de sus peores extravíos, cuando
proveía de armas a los enemigos de la sociedad, de la familia y de la religión,
supo conservar la estimación personal y la amistad de un Antonio Maura.•
Cervantismo. - La idolatría cervantista y el culto católico se van contaminando bajo los auspicios de la R. A. E. Leemos en un peri6dico:
«Con motivo del aniversario de la muerte de Cervantes, se celebraron ayer
mañana en la iglesia de las Religiosas Trinitarias, donde yacen los restos del
glorioso alcalaino, solemnes exequias por las almas de cuantos escritores cultiyaron las Letras patrias.
En el centro del templo se elevaba un severo túmulo, que ostentaba en la cabecera, sobre un almohad6n de terciopelo negro, cuatro tomos de una de las
primeras ediciones de «El Quijote&gt;, rodeados de laureles.
Una Comisión del Cuerpo de Inválidos, formada por doce mancos, daban
guardia de honor al túmulo, en recuerdo del famoso Manco de Lepanto.
La presidencia del duelo la constituían: el director de la Academia Española, D. Antonio Maura; el ministro de Gracia y Justicia, Sr. Guarnica, en representación del Gobierno; el general Fidrich, por el Ejército; el censor de la Academia y el secretario.
Las Madres Trinitarias cantaron una misa de «Réquiem&gt;, en la que ofició un
fraile dominico, asistido por dos capellanes del convento.
Terminada la misa ocupó la sagrada cátedra el obispo de Vitoria, que pronunci6 una sentida oración fúnebre ensalzando la vida épica de Cervantes y su
maravillosa obra literaria.
Después se cantó un solemne responso y se di6 por terminado el acto reli¡ioso con que todos los años conmemora el aniversario de la muerte de Cernntes la Real Academia Espafiola.•
Palinodia-Esta Revista NO CUENTA CON u cou.Bouc1ó11 de D. Mariano de
Cávia, D. Jacinto Benavente, D. Pío Baroja, D. José Ortega y Gasset, D. Ricardo
Lc6n, D. Julio Camba, D. Eugenio D'Ors, D. José Martínez Ruiz (Azorín), la
condesa de Pardi&gt; Batán, ni, probablemente, con la de D. Gregorio Martínez
fil=a.
Imponiéndonos cuantiosos sacrificios, hemos adquirido la SC"11'idad de que
•• colaborará en LA PLUM.A.
DON JULIO SENADOR GÓMEZ

A:R'O J.

1

MADRID, JULIO 1920.

1

NúM. 2.

e( abanico de MUe. MaUaemé.

-~ , •,

A

~

ve_ces, deDtodo un jardín sólo conservamos las alas de una ma
nposa. e la hija de Stéphane M 11
,
conservamos ya el recuerdo d
b . a arme, apenas muerta, sólo
tro le ha dedicado el busto d e,su 8.. ª?1co. En la poesía que el maes,
e a senonta Malla ,
d' .
entre las curvas electrizadas
t
rme se a ivma, etéreo,
que raza en va· é
b .
retrato casi invisible y s , l
'
iv n , e I a amco. Es un
•
'
era e menos pereced • meJor aun, trazo en el aire N
ero. raya en el agua, o
neutraliza los símbolos del ; o p_arece hecho de palabras: el poeta
ideas como si llevara alas enerl1ogutaJle, saltando sobre las puntas de las
s a ones La po ,
.
bro que una brisa leve d .
.
es1a es casi un requieeJa caer en los oíd d
Pero circula por toda ella
1 .,
os e una dama inefable.
una pu sac10n anh J
d el abanico. El abanico, encandilad
e osa, como el agitarse
zalete, y crea poco a poc
t
o, revolotea sobre el ascua del brao, en orno a la da
.
·
te (¡y tan dinámico!) donde . 1 b
ma, un espacio envolven.
,
vis um ramos u
•
_
mecidos; la mano fina que merece
. . nos OJOS sonadores, adorto de aire; la comisur~ de la boca apns1onar un ala; el pecho sedienY, tal vez, en un parpadeo, el brazo

�</text>
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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>Azaña, Manuel, 1880-1940, Redactor</text>
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                <text>Rivas Cherif, Cipriano de, 1891-1967, Redactor</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>,LA PLUMA

Gacetilla.
Parangón.-En Le Correspondan/ del 25 de enern de este año, M. Marius
André, hablando del lugar que corresponde a la obra de Gald6s en la literatura española, escribe: «La Prensa conservadora y cat61ica rindi6-con una sola
excepción, a lo que creo-un homenaje justo, al par que mesurado en sus reservas, a aquel que no obstante sus errores y sus faltas quedará en la historia
como una de las más grandes figuras de la literatura española. El homenaje iba
dirigido al talento del autor, a su dilatada existencia de obstinado trabajo, y
también a una sinceridad, a una probidad superiores a toda sospecha, a una dignidad, gracias a las cuales, aun en la época de sus peores extravíos, cuando
proveía de armas a los enemigos de la sociedad, de la familia y de la religión,
supo conservar la estimación personal y la amistad de un Antonio Maura.•
Cervantismo. - La idolatría cervantista y el culto católico se van contaminando bajo los auspicios de la R. A. E. Leemos en un peri6dico:
«Con motivo del aniversario de la muerte de Cervantes, se celebraron ayer
mañana en la iglesia de las Religiosas Trinitarias, donde yacen los restos del
glorioso alcalaino, solemnes exequias por las almas de cuantos escritores cultiyaron las Letras patrias.
En el centro del templo se elevaba un severo túmulo, que ostentaba en la cabecera, sobre un almohad6n de terciopelo negro, cuatro tomos de una de las
primeras ediciones de «El Quijote&gt;, rodeados de laureles.
Una Comisión del Cuerpo de Inválidos, formada por doce mancos, daban
guardia de honor al túmulo, en recuerdo del famoso Manco de Lepanto.
La presidencia del duelo la constituían: el director de la Academia Española, D. Antonio Maura; el ministro de Gracia y Justicia, Sr. Guarnica, en representación del Gobierno; el general Fidrich, por el Ejército; el censor de la Academia y el secretario.
Las Madres Trinitarias cantaron una misa de «Réquiem&gt;, en la que ofició un
fraile dominico, asistido por dos capellanes del convento.
Terminada la misa ocupó la sagrada cátedra el obispo de Vitoria, que pronunci6 una sentida oración fúnebre ensalzando la vida épica de Cervantes y su
maravillosa obra literaria.
Después se cantó un solemne responso y se di6 por terminado el acto reli¡ioso con que todos los años conmemora el aniversario de la muerte de Cernntes la Real Academia Espafiola.•
Palinodia-Esta Revista NO CUENTA CON u cou.Bouc1ó11 de D. Mariano de
Cávia, D. Jacinto Benavente, D. Pío Baroja, D. José Ortega y Gasset, D. Ricardo
Lc6n, D. Julio Camba, D. Eugenio D'Ors, D. José Martínez Ruiz (Azorín), la
condesa de Pardi&gt; Batán, ni, probablemente, con la de D. Gregorio Martínez
fil=a.
Imponiéndonos cuantiosos sacrificios, hemos adquirido la SC"11'idad de que
•• colaborará en LA PLUM.A.
DON JULIO SENADOR GÓMEZ

A:R'O J.

1

MADRID, JULIO 1920.

1

NúM. 2.

e( abanico de MUe. MaUaemé.

-~ , •,

A

~

ve_ces, deDtodo un jardín sólo conservamos las alas de una ma
nposa. e la hija de Stéphane M 11
,
conservamos ya el recuerdo d
b . a arme, apenas muerta, sólo
tro le ha dedicado el busto d e,su 8.. ª?1co. En la poesía que el maes,
e a senonta Malla ,
d' .
entre las curvas electrizadas
t
rme se a ivma, etéreo,
que raza en va· é
b .
retrato casi invisible y s , l
'
iv n , e I a amco. Es un
•
'
era e menos pereced • meJor aun, trazo en el aire N
ero. raya en el agua, o
neutraliza los símbolos del ; o p_arece hecho de palabras: el poeta
ideas como si llevara alas enerl1ogutaJle, saltando sobre las puntas de las
s a ones La po ,
.
bro que una brisa leve d .
.
es1a es casi un requieeJa caer en los oíd d
Pero circula por toda ella
1 .,
os e una dama inefable.
una pu sac10n anh J
d el abanico. El abanico, encandilad
e osa, como el agitarse
zalete, y crea poco a poc
t
o, revolotea sobre el ascua del brao, en orno a la da
.
·
te (¡y tan dinámico!) donde . 1 b
ma, un espacio envolven.
,
vis um ramos u
•
_
mecidos; la mano fina que merece
. . nos OJOS sonadores, adorto de aire; la comisur~ de la boca apns1onar un ala; el pecho sedienY, tal vez, en un parpadeo, el brazo

�I'
1
11

11
I

LA PLUMA

LA PLUMA

1

blanco. El «país• (¿crepúsculo de rosa y oro quizá?), como el abanico
aletea, se borra. Del varillaje sólo queda un vago relámpago. Y
creemos escuchar, a modo de madrigal, el ris-ras del abanico, cuando
se deja caer en vuelo blanco.
La poesía de Mallarmé, tan recóndita como se quiera, nos aparece,
4esde luego, dotada de cierta innegable «belleza fisicu-primera condición que debiera exigirse siempre a los versos. La traducción en
prosa, tan literal como lo consienta la índole del idioma, nos permitirá «entender&gt; todo lo que haya que entender: trazar la línea de las
oraciones, y fijar la escena dramática que hay en todo poema (escena
dramática: escenario, personaje y acción). La segunda traducciónrítmica-nos acercará más al calor emocional, que no viene sólo de
«entendeu. La idea original, redibujada, irá entrando más en nuestros hábitos de expresión poética, merced a las infidelidades ligeras
que aquí-como en todo-son indispensables a la verdadera fidelidad. Así, además de entender, podremos gustar. Finalmente, la tercer
traducción procura crear de nuevo la poesía de Mallarmé, sujetándo·
se a la ley severa de su estrofa, con una equivalencia que esté más
allá de la literal. Algo perderemos de camino (lo que va de cparadis
farouche• a «huraña ventura&gt;), y no es extraño: ya saben los técnicos cuánto cuesta reducir a nueve sílabas castellanas las ocho sílabas
francesas. No me jacto de perfección; me conformo con saber que aspiro a la perfección.
I
O reveuse, pour que je plonge
au pur délice saos chemii:1,
sache, par un subtil mensonge,
garder mon aile dans ta main.

U_ne frakheur de crépuscule
a chaque battement
dont
le
co
·
. recule
l'h .
up pnsonnier
onzon délicatement.
te v1ent

Vertige! voici que frissonne ,
l'espac
.
e comme un grand baiser
qw, fou de naitre pour
ne peut . 'lli .
personne,
Jat r m s'apaiser.
ai S~ns-~u le paradis farouche

ns, qu un rire enseveli
se couler du coin de ta b
h
au r, d d ,
ouc e
on e I unanime pli?

Le sceptre d es n. vages roses
stagnants sur les soirs d'or
,
ce blanc vol fermé
, ce I est,
contre le feu d' bque tu poses
un racelet.

n
Oh soñadora para
en la pura deJi~·1 . que !º me sumerja
ª sin cammo
sabe, por una suti"I mentira
.
,
guardar mi ala en tu mano.'
te

~=

frescura de crepúsculo
-.,a a cada compás
cuyo golpe prisionero hace
el horizonte d 1· d
retroceder
e ica amente.
¡Vértigo! He aqu(
el espacio como
que se estremece
un gran beso

50
51

�LA PLUMA

LA PLUMA

que, loco de nacer para nadie,
no puede estallar ni apaciguarse.
¿Sientes el paralso feroz,
lo mismo que una risa enterrada,
fluir del ángulo de tu boca
il fondo del pliegue unánime?
El cetro de las riberas rosa
estancado sobre las tardes de oro, éste lo es,
este blanco vuelo cerrado que tú dejas posarse
contra el fuego de un brazalete.

III
Oh, soñadora, para hundirme
en la pura delicia sin senda,
aprende, con sutil error,
a guardar mi ala en tu mano.
Una frescura de crepúsculo
te llega, entre palpitaciones,
cuyo latir opreso ahuyenta
delicadamente el horizonte.
¡Oh vértigo! Ya se estremece
el espacio como un gran beso
que, loco de nacer en vano,
ni estalla al fin ni se apacigua.
¿Sientes el fiero paraíso,
como una risa subterránea,
fluir del rincón de tu boca
hasta el fondo del pfü·gue unánime:

He aquí el cetro de las playas rosas

suspensas en tardes de oro:
¡vuelo blanco que cierras y posas
junto al fuego de tu brazalete!

IV
Oh soñadora, para hundirme
en delicioso vuelo arcano
quieras-sutil error-asi:me
del ala, cogida en tu mano.
Hay frescor de ocaso en la lenta
pulsación Y, al preso latido
delicadamente se ahuyenta'
el horizonte estremecido.
¡Oh vértigo! Ya, tembloroso
el espacio un beso parece
,
que,
loco de nacer ocioso,
.
ni estalla ni se desvanece.
¿No sieni.es la huraña ventura
-y sorda como risa exánime-

que mana de la comisura
de tu labio hasta el pliegue unánime?
¡Oh cetro de la tarde rosa
que, en oro quieto, reverbera:
~!aneo vuelo que al fin se posa
Junto al ascua de la pulsera!

ALFONSO RBYBS

�LA PLUMA
-¡Pero si tienes todavía pegado el cascarón! ¡Qué has de saber
1

ú, infelizl ¡Si no has visto el mundo por un agujero!

1

Luego había un agujero para ver el mundo.
1

'

II

1

11 1

111

Alegoeía de }iaeeíso o el
mundo oísto poe un agujeeo.
1

.
llamaba doña Prudeucia.
abuela de Narciso se
·¡¡ Porque la buena señora ciEl nomb_re 1~ cudat::n~;:~ª:n:~ cuantos refranes y máxifraba su expenenc1a e
mas tormento de su nieto:
. - s hablan , cuando las gallinas mean.&gt;
«'1os nmo
«Cuando seas padre, comerás huevo.&gt;
hay ropa tendida.&gt;
«Callarse, que
d
casi siempre en menoscabo de
y otras advertencias por e1 or en,
. o «de los mayores en
. 'dad de Narciso1 naturalmente enem1g
.
1a CUflOSI
•

L

A

edad, saber y gobierno&gt;.
b. a su abuela se lo debe.
· Narciso es hoy un sa 10•
t d
Con o o, s1
·. to día sus imberbes dereEllo fué que defendiendo el nmfio _c1erde la vida sin esos limites
,
ti · ción en los bene c10s
chos a la par c1pa
ducación absurda, doña Pruarbitrarios de edad, inventados por ~na e
dencia le replicó con sorna compasiva:
54
1 .

A Narciso se le ocurrió en seguida que, pues el mundo era tan
ancho y los árboles estorbaban la contemplación del panorama, sin
duda el agujero a que su abuela se refería había de estar en alto.
La torre de la iglesia tenía cuatro ojos abiertos a los cuatro puntos cardinales. Se captó la voluntad del hijo del sacristán, valiéndose
como señuelo, por disimular su ambición, de los nidos que colgaban
del alero del campanarie, y una mañana de primavera hicieron «novillos&gt; a la escuela y se aventuraron por la retorcida escalera, fría y
oscura, que daba acceso a las campanas.
Una vez arriba, quedóse Narciso suspenso, prendida el alma en
aquella atmósfera azul y verde del cielo y del campo. Del mundo subía un rumor confuso en que triunfaban los gritos agudos de las golondrinas volanderas.
Allí estaba el mundo entero ante sus ojos. De un lado cerrábanlo
altas montañas, que se entraban por las nubes, sosteniendo el firma_
mento, de otra parte daba en el mar conf~ndido a lo lejos con el cíe_
lo en un beso azul; por la falda de los montes abajo corrían cien
arroyos de plata viva, reunidns al pie en un ancho río que, partien·
do la tierra en dos, vertíase al cabo en el mar.
Ya iba Narciso a cantar victoria. Cuando l!egó en esto a su oído el
eco distante de otras campanas cuya voz casi se perdió en el aire.
~1irando entonces hacia el lugar ile donde el eco procedía., acertó
a ver en lo más alto de la sierra que limitaba el horizonte terrestre
otra torre más elevada que la de su pueblo.

�LA PLUMA
LA PLUMA
Pasaron los años. Narciso, ya mozo, pudo comprobar desde aqueya torre serrana que el mundo de su niñez no era sino el angosto
valle natal, y que del otro lado de la cordillera, anchos campos y vastas ciudades perdíanse bajo la niebla que el alta torre rompía.

. Los carabin~ros leyeron en el pasaporte el nembre de Ja fugitiva:
Irene. Y la deJaron pasar el puente. Narciso le ofreció su automóvil.
V

III

'I'

Andando andando, Narciso, dueño de sí (que ya no tenia abuela), llegó otro buen día a la entrada de una caverna. Se metió de rondón por ella y siguió a través de una galería cada vez más estrecha
y oscura, hasta que, aguzada la luz que de fuera llegaba en sutilísimo hilo que apenas si horadaba la tiniebla, Narciso tuvo que volver
pasos atrás.
En el pueblo vecino contrató un zapador, por ver de abrir en las
entrañas de aquel monte la boca opuesta a la caverna, el agujero en
fin, por donde columbrar la variada extensión del mundo.
_
Pronto no bastaron dos zapadores, ni tres, ni ciento. La berra,
cada vez más dura y negra, resistíase al asalariado ahinco del ejército de minadores.
Así descubrió Narciso su mina de carbón.

IV

Tan~o bailaron_ Irene Y Narciso al compás del último vals tzigano
Y del pn~er rag-ttme de jazz-band en el hall del Gran Neutral-Hotel,
que los romeros levantaron los puños en alto.
Al des~ertar de un nuevo día, Irene se marchó, portadora de una
rama de oltvo, a reinar católicamente entre los príncipes cristianos.
VI

Narciso tomó el primer billete Cook de la nueva era.
Hasta llegar a una ciudad
t
- .
.
, cuya es ampa prod1g1osa conocía por
las taq~tas postales. Venecia contemplaba su morbosa hermosura en
el espeJo de la laguna.
1

Y .ª c~bo, Na_rci~o, como se asomara al pozo del gran patio ducal
t
con dtS raida cunos1dad de turista, luego sintió que le tomaba el
alma la fría sirena que en su fondo duerme. Absorto en la lejana luz
q~e del ~gua muda fluía, acertó a ver en el hondo agujero sus propias puptlas.
Así descubrió Narciso el mundo de su abuela.

Narciso se compró un Roll-Royce para acortar el tiempo.
Y un mal día, al llegar a un puente, cerráronle el paso los carabineros. Del otro lado del río fronterizo, venía corriendo, destrenzado
el cabello, una mujer, cuya túnica color de bandera, empujada por
furioso vendaval, ajustábasele al cuerpo en pliegues contrarios a
ritmo de la Victoria de Samotracia.
56

C. RIVAS CHBRIF

~

57

�1

1

"1
1

LA PLUMA

Oeesos oiejos.
(De un libro en prepat?ación.J

r ··-

"'J:,. •.;.

•..... ' ........................- · - - ... -~ ,.;v- •

la cendolilla que dan~a
Eres cándida y perversa,
llena de gracia pri'mz'tiva,
llena de grada natural,
llena de gracia z'rreflexz"va.
Eres como una brisa salitrosa
y atemperada que desde ta mar
viene y pasa riendo sobre la tz"erra seca,
que eso es mi alma.
.Sabes de las malicias, sin haberlas gustado,
adormeces los ofos lúbricamente;
toda entera palpz'tas, como una llama:
y eres fría y no sientes latir la carne,
esa carne que yo deseo.
A tu gracia espontánea de anz'rnal foven
¿quién le ha enseñado el gesto torpe, lascivo?
¿Por qué no te sonríes, como los ángeles,
con tu boca divina, que yo he besado,
yo solamente... sin que tú me besaras?

' 1
!

1
111

1

1 '1
1
1

1

1

' 1

Te adoro; yo te adoro, virgenci'ta
insensible y alada.
Te adoro por tu alacridad maravillosa
'
cuando en torno mío giras,
cuando en torno mío danzas
-como ante un sultán viefo una esclava
enamorada de un, pastor ausente-,
cuando brincas con pies rítmicos
alocadamente,
ebria de la danza
ebria de ti misma,
con las nariátlas rosadas tremantes
al aire los brazos como al.as·
el incipiente seno, fadeante ...
luego te apoyas en mí y tu alz'ento me halaga.
¡Oh, cómo te amo cuando en torno mío gzras y danzas,
Y me envuelves de anz'malidad z'nocente
Y como que me abres los sentidos a los días remotos
del padre Adán Y las selvas intactas:
la primera salida del sol
)

)

)

...

)

)

)

el mullz'do de la yerba tierna, infantil,
por donde volaban las prz'meras mariposas
que Dios crió Y luego te había de dar por pensamientos•
1910

RAMON PBRBZ DB AYALA

58
59&gt;

�LA Pi-UMA
Sabía yo que mis caballos nu servían en modo alguno para ir a Finisterre, porque los caminos y sendas corrían por barrancos pedregosos, por

el camino de Finistecee. '

1
'

L

a Padrón al caer la tarde, de vuelta de Pontevedra y de ~igo.
Tenía el propósito de enviar a mi criado con .l~s. c~ballos a ~an~ago
y alquilar un guía que me llevase a Finisterre. D1f1c1l m~ .serla Justifica~
con alguna razón plausible el ardiente deseo que tenia de ~ISltar e~te lugar,
pero recordaba que el año anterior me babia librado casi por milagro de
naufragar y perecer en los peñascales que bordean aquel punto extremo
del Viejo Mundo, y pensé que llevar el Evangelio a un_lugar ta~ apartado
y agreste sería acaso una peregrinación acepta a los OJOS d,e m1 Hacedor.
Verdad es que sólo me restaba un ejemplar de los que hab1~ llevado con~
migo en esta última etapa; pero tal reflexión, lejos de desa~1marme en mt
proyecto, produjo el efecto contrario: consideré que el S~nor, desde que
se reveló al hombre, se había servido siempre para cumphr la~ a:iás ~andes obras de medios insuficientes en apariencia, y pensé que el umco eJemplar restante podría por sí solo causar tanto bien com~ los otros cuatro
mil novecientos noventa y nueve de la edición de Madnd.
LEGUÉ

1

'

1

.
Giménez
Fraud, editor
(1) A punto de pnbhcarse
en la co1ecc1'6n GRANADA
ofrecemos
a nuestros
lectola
primera
versión
caste!la~a
dde
T
l~b
E
Bl~LE
~e~:gAINe
Borrow
de
cuyas
andanzas
-r es un capítulo car actensttco e 1 1 ro .e
,
,
por la Península hablaremos en el próximo numero.

ásr,eras y empinadas montañas; resolví, pues, dejarlos atrás con Antonio,
a quien tampoco quería yo exponer a las penalidades de un viaje como
aquel. Sin pérdida de tiempo mandé buscar un alquilador y le expliqué
mis intenciones. Díjome que tenía a mi disposició'l una excelente jaca de
montaña y que él en persona me acompañaría; pero al propio tiempo aña- .
dió que el viaje era terrible para hombres y bestias, y esperaba que se lo
pagase con largueza. Consentí en darle cuanto me pidió; pero con la expresa condición de acompañarme él en persona, como me había ofrecido,
pues no tenía yo gana de internarme en las montañas con el último bigardo del pueblo que se le antojase buscar, y que sería muy capaz de jugarme una mala pasada. Replicó con la frase que los españoles usan invariablemente para desvanecer la desconfianza o la duda: «No tenga usted cui- .
dado, yo mismo iré.&gt; Arregladas así las cosas satisfactoriamente, a mi parecer, tomé una cena ligera y me retiré a dormir.
Había yo eacargado al alquilador que me llamase a las tres de la mañana siguiente; pero no apareció hasta las cinco; supongo que se dormiría, .
pues eso fué lo que me ocurrió también a mí. Me levanté de un brinco;
me vestí; puse unas cuantas cosas en la maleta, sin olvidar el Testamento
que pensaba regalar a los habitantes de Finisterre, y luego salí, encontrando a mi amigo el alquilador, que tenía por las riendas la jaca en que había
yo de hacer la excursión. Era un animalito muy bueno, fuerte y sano, al
parecer, sin un solo pelo blanco en todo su cuerpo, negro como las alas.
del cuervo.
Detrás permanecía en pie un bípedo de singularísima catadura, en
quien por el momento no puse atención, pero del que he de contar mucho en lo sucesivo.
Pregunté al alquílador si estaba todo listo, y obtenida respuesta afirmativa, me despedí de Antonio, puse en marcha la jaca y con paso vivo.
salimos del pueblo, tomando al principio el camino de Santiago. El tipo
aquel de quien he hablado antes venía pegado a nosotros; pregunté al al-quitador quién era y por qué motivo nos seguía, a lo cual respondió que •

60

61

�1
1

1

LA PLUMA

,,

1,

1

1

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1

1

era un criado suyo y que nos acompañaría un rato para volverse luego.
Continuamos a buen paso, hasta llegar a menos de un cuarto de milla del
convento de la Esclav#ud, un poco más allá del cual, según me habían dicho, tendríamos que dejar el camino real; en tal punto, el alquz"lador se
detuvo bruscamente, y al instante todos hicimos alto. Pregunté la razón de
la parada, y no obtuve respuesta. El alquilador tenía los ojos clavados en
el suelo y contaba, al parecer, con intenso cuidado, las huellas de las va&lt;:as, mulas y caballos estampadas en el polvo de la carretera. Repeti mi
pregunta con voz más fuerte, cuando, después de una larga pausa, alzó un
poco los ojos, aunque sin mirarme a la can,, y dijo que creía que yo estaba en la idea de que me iba a acompañar hasta Finisterre, y que, si era así,
lo sentía mucho, por ser cosa imposible de cumplir, pues ignoraba completamente el camino, y además era incapaz de hacer un viaje tan largo
por tan mal terreno, no siendo ya el hombre que antaño había sido, y que
él estaba comprometido a llevar aquel mismo día a Pontevedra a un caballero que le aguardaba.
-Pero-continuó-como me gusta quedar siempre &lt;;orno un caballero
con todo el mundo, he tomado mis medidas para no dejarle a usted plantado. He hecho un ajuste con este individuo-añadió señalando al tipo
raro-para que le acompañe. Es de toda confianza y conoce muy bien el
camino de Finisterre, pues ha ido allá muchas veces con esta misma jaca
que usted monta. Además será un buen compañero de viaje, porque habla
•francés e inglés muy bien, y ha recorrido todo el mundo.
El hombre cesó al cabo de hablar; su engaño, desvergüenza y villanía
me produjeron tal efecto, que pasó algún_ tiempo antes de poder hallar una
•respuesta. Le reproché en términos muy duros su falta de palabra y le
dije que se me pasaban muy buenas ganas de volver al instante al pueblo
y denunciarle al alcalde para que le castigase a toda costa. A esto replicó:
-Señor caballero, con hacer eso no se encontrará usted más cerca de
,Finisterre, adonde tiene tantas ganas de ir. Siga mi consejo: meta espuela
a la jaca, porque, como usted ve, se hace tarde, y hay doce leguas largas
a Corcubión, donde pasará usted la noche; y desde allí a Finisterre, tam1poco es grano de anís. Con este hombre no tenga usted cuídado: es el me62

LA PLUMA
jor guía de Galicia, habla inglés y francés, y le servirá de agradable compañia.
Ya entonces había yo reflexionado que con volver a Padrón sólo conseguiría gastar tiempo, y que el intento de hacer castigar al individuo
aquel no me reportaría ventaja alguna; además, como me parecía un tunante :n toda la extensión de la palabra, tan buena era la compañía de
cualquier otra persona como la suya. Manifesté, pues, mi resolución de
segui~ a~elante, le diJe que se volviera, y le conjuré por Dios a que se
arrep~ntlese de sus culpas. Vencedor en este punto, pensó sacar nuevas
ventaJas; se colocó a una vara delante de la jaca, y me dijo que el precio
que yo me había comprometido a pagar por el alquiler de la jaca (todo
lo que me pidió, dicho sea de paso) era muy poco, y que antes de continuar había de prometerle dos duros más, pues sin duda estaba loco 0
boi:racho al hacer el t~ato conmigo. La cólera me dominó por completo,
Y sm pararme a reflexionar metí espuelas a la jaca, que le derribó en el
P?lvo ~ le pasó p_or enc_i~a. A cien varas de distancia volví la cabeza y le
VI en_ pie en el mismo sitio; el sombrero caído en el suelo, y que sin dejar
d: m1rarnos se santiguaba con mucha devoción. Su criado, o Jo que fuese,
leJos de socorrer a su principal, en cuanto la jaca se movió echó a correr
a .su lado, sin proferir palabra, 01· h acer otro comentano
· que golpearse
vigoro~mente u~ muslo con la mano derecha. No tardamos en pasar de
Esclavitud, Y un ln~tante después volvimos a la izquierda, metiéndonos
por ~n sendero desigual Y pedregoso que llevaba a unos maizales Pasamos Junto ª varios caseríos, Y llegamos, al fin, a una cañada cuya~ laderas estaban cubiertas de bl
'
.
ro es enanos, y que descendía suavemente hasta un nachuelo obscuro somb d
,
rea o por los árboles, que atravesamos por
u~ tosco puent~cillo. Ya entonces había tenido tiempo de examinar detem damente de pies cabeza a mi singular compañero. Su estatura estíráo ose todo lo posible quizá h b'
11
'
d
'
u tera egado a cinco pies y una pulgaª• pero el hombre tenía ciert t d ·
habla dotado de in
a en e~c1a a encorvarse. La Naturaleza le
que entre la . mensa cabeza, ponténdosela a ras de los hombros, por•
cuello A
t:zas q~e entraron en su composición faltó, por lo visto, un
.
a os se alanceaban unos brazos largos y musculosos. Era,

ª

lo:

63

�LA PLUMA

LA PLUMA

·i :

1

61" d como la de un atleta. Sus.
en conjunto, de armazón tan fuer!e
~ :u rostro, largo, largo, hubiera
P iernas eran cortas, pero muy gi e '
t o humano a no haber la
t
me1·anza con un ros r
,
.
guardado cierta remo a se
do su sitio natural a la nanz,
hos o1· os parados usurpa
b
boca tuerta y los anc
, de tres prendas: som rero
. . • 'bl Su vestido se compoma
que era casi mv1s1 e.
d I
ie1·0 y andrajoso; una esped
a y angosto e a as, v
'6
portugués, ancho e cop
b d Quise trabar conversac1 n
lzones de tela ur a.
é
cie de camisa, y unos ca
·¡ dor me había dicho, le pregunt en
con él, y, recordando lo que el alqu1 ª1 fi . de guía Al oirme volvió los
b . d ·empre en e o c10
.
6
inglés si babia tra aJa o ~1 .
clavándomelos en el rostro solt
ojos ~acia mí c?,n expresión s~~!~~:~ :res veces por encima de su cabeuna nsotada, d10 un salto y p
,
e babia entend'd
1 o,. r epetí fa pregunta en francés,
za. Comprend1 que no m
1 . el salto y las palmadas. Al cabo, en
y me respondió de nuevo con a nsa,

'

' 1

1

l.¡¡,
1 11

'

'

1

1

mal español, dijo:
de Dios y le entenderé a usted,
h bl n español por amor
,
Oí 1
-Mi amo, a e e
'
d prometerle otra cosa.
0
Y mejor aún si habla en gallego; no lpue o embustero de la tierra, y le
'lado
.
pero
es
e
mayor
lq
que le decía el a uz
r, al rometerle que le acompañaría. A su serengañó a usted en eso, como p
l hora dejé el profundo mar y
vicio estoy por mis pecados; que en ma
me dediqué a guía.
.
de oficio y que había pasado
de Padrón marinero
,
1 .
Me contó que era
'
d
-ola· sirviendo en el a, v1rte de su vida en la Escua ra espan ' la mayor pa
d la América espanola.
sitó Cuba y otras muchas p~rtes ~ d"
usted que yo sería un buen
-Cuando mi amo-contmuó- ed llJO ~ . verdad que ha salido de
. . 1 d" la verda , a umca
d
compañero de v1a1e, e lJO
11
. Finisterre se habrá uste
. ucbo antes de egar
su boca en un mes, ~
1 amo haya venido con usted; m1 amo
alegrado de que el cnado, y no e
,
d
do y yo soy como uste ve.
es muy torpe y muy pesa , 1
l ió a reirse a carcajadas y a pa1Dió dos o tres saltos morta es, vo v

ª

•

motear.
continuó-que ayer vine de La
-Seguramente no se figura usted- 11
os a Padrón a las dos de
•
uy buena carga· egam
h
Coruña con esa Jaca y m
.
' o estamos dispuestos a acer
la madrugada, y, a pesar de eso, la Jaca y y
64

este nuevo viaje. Como dice mi amo, no tenga usted cuidado; nadie ha tenido queja de la jaca ni de mi.
Hablando de esa suerte recorrimos un buen trecho del camino, por
terreno pintoresco, hasta llegar a una aldea muy linda en la falda de una

montaña.

-Este pueblo-dijo el guía-se llama Los Ángeles, porque su iglesia
la hicieron los ángeles hace ya mucho tiempo; debajo de ella pusieron
una barra de oro traída del Cielo, y que había servido de viga en la propia casa de Dios. Va por debajo de tierra desde aquí hasta la catedral de
Compostela.
Atravesamos el pueblo, que, según me dijo también el guía, tenía unos
baños muy visitados por los santiagueses. Torcimos hacia el Noroeste,
dando la vuelta a una montaña que alzaba majestuosamente sobre nuestras cabezas su cumbre coronada de peñascos desnudos; a nuestra derecha, en otra orilla de un valle espacioso, corría una elevada cadena de
montañas, que iba a enlazarse con las del Norte de Santiago. En la cima
de esa cadena alzábanse unas torres almenadas, llamadas de Altamira, al
decir de mi guía, restos de un antiguo castillo, ya en ruinas, que fué en
otro tiempo la residencia principal que los condes de ese titulo tenían en
la provincia. Volviendo después hacia el Oeste, no tardamos en encontrarnos al pie de un puerto muy empinado y escabroso, que conducía a
uaa región más alta. La subida nos costó cerca de media hora, y las dificultades del terreno eran tales, que más de una vez me alegré de haber
dejado nuestros caballos y de montar aquella intrépida jaquita; acostumbrada a los caminos, trepaba con mucho ánimo. y nos puso al fin, sin
daño, en lo alto de la subida.
Allí entramos en una choza gallega para reponer nuestras fuerzas y las
del caballo. El cuadrúpedo comió un poco de maíz, y los dos bípedos nos
regalamos con /n-oa } aguardíente, servidos por una mujer que encontramos en la choza. Salí fuera unos minutos a observar el aspecto del país,
Y al volver encontré al guía profundamente dormido en el banco donde
le dejé. Estaba sentado, muy tieso, con la espalda apoyada en la pared y
las piernall colgando a unas tres pulgadas del suelo, porque eran dema-

s

�LA PLUMA
él Cinco minutos lo menos estuve contemplansiado cortas para llegar a .
.
l de la muerte. Su rostro
f ndo y tranqmlo como e
.
do su reposo, tan pro u
fi
omías de santos y monJes que
h esas singulares son
me recordaba mue o
.
d los muros de los conventos en
tr en las hornacmas e
bl t
a veces se encuen an
. 1 b de vitalidad en su sem an e,
ruinas. No babia ni el _m_ás ~ge;~¡;;: ;:re~:r de piedra, tan informe y tan
que por el color y la ngtde p d
. d de Icolmkill que han desafiado
de esas cabezas e pie ra
,
e
tosco como una
.
Mirándole estuve hasta que empece as nlas intemperies de doce siglos.
ºd
d' haber huído de aquella malensando que la v1 a po ta
l n
tir cierta alarma, p
dí on fuerza por un hombro, y e trecha y extenuada máquina. L~ sacu cb do y luego los cerró. Durante
tó abrió los OJOS asom ra ,
,
d
tamente se esper ,
ºd . dóndé estaba. Le di voces
o con toda ev1 eoc1a,
unos momentos no sup ,
, d
·endo en luoar de llevarme
urmi
,
"'
b
P reguntándole s1• pensaba pasarse el dia
b l piernas arrebató el som rero
l .
se dejó caer so re as
,
.
a Finisterre; a o1rme,
r ó por la puerta corriendo y gnque yacía en la mesa, y en el acto sa 1
tando:
,
en un
-Sí, si, ya me acuerdo; s1game,
cap1ºtán , y le llevaré a Finisterre
vuelo.
.
todo correr la misma dirección que anLe seguí con la vista y tomó a
M vas a dejar aquí con la
e
tes traíamos-. Es pera-le grité-·' espera.
t ¿ Espera-.
Pero no volVI.ó l
1
J•aca? Espera; aún no hemos pagado e gas
to se perdió de vista. La
. h os
cabeza ni un instante, y en menos de ua
l mmu
h
comenzó a dar relmc
rincón
de
a
e
oza,
J·aca atada al pesebre en un
. de un modo extrano.
'
terroríficos,
a manotear y a erizar la cola Y 1a cnn
!ara
·
?
1
al ue temi que se estrangu
Tanto tiraba de ram , q
d qué significa todo esto
.
,
1 é ¿dónde anda uste Y
1
- Mu1er!-exc am - ,
·n t bién, y aunque recorn 1a
Pero la huéspeda había desaparec1 o am
obtuve respuesta.
choza dando fuertes voces, no
.
l s tirones que daba al ramal
Continuaban los relinchos de la ¡aca, y o
e ran cada vez más fuertes.
. do sobre la mesa una
~
ºté y arro1an
1
-¿Estoy rodeado de _ocos.-~n:rle el bocado, pero no lo consepesela desaté el caballo e tntenté p ó 1 . a a tirar hacia la puerta,
gui. Apenas solté el ramal comenz a 1ac

º:

66

ª

LA PLUMA
a despecho de cuantos esfuerzos hice para impedirlo.-Si te escapas
-dije -mi situación va a ser divertida.-Pero todo tiene remedio; de un
brinco monté en la silla, y un instante después el animalito me llevaba, en
repido galope, por un camino que supuse sería el de Finisterre.
La situación, divertida para el lector, era para mí bastante apurada.
Hallábame a lomos de un caballo fogoso, sin medio alguno de gobernarlo,
a todo correr por un camino peligroso y desconocido. No parecía ni rastro
del gula, ni encontré a nadie a quien pedir noticias. La verdad es que,
dado caso de alcanzar a un pasajero o de cruzarme con él, apenas habría
tenido tiempo de dirigirle la palabra: tan veloz era la carrera del caballo.
c¿Estará este animal enseñado a estas cosas?-pensaba yo-. ¿Me llevará
a una cueva de ladrones, que me corten el cuello? ¿No hace más que seguir por instinto a su amo?» No tardé en desechar ambas suposiciones.
La velocidad de la jaca amenguó; al parecer, había perdido el camino.
Miró en torno con inquietud; al cabo llegó a un arenal, pegó el hocico al
suelo, y de pronto se tumbó, revolcándose de una manera verdaderamente caballuna. No me hice daño, y al instante aproveché la ocasión para
ponerle el bocado, que antes llevaba colgado del pescuezo. Volví a montar y me puse a buscar el camino.
No tardé en encontrarlo, y seguí adelante. El camino iba por un yermo poblado de brezos y tojos y sembrado de pedruscos. El sol, ya muy
alto, calentaba de firme. Encontré alguna gente, hombres y mujeres, que
me miraba sorprendida, maravillándose, probablemente, de que una persona como yo anduviese sin gula por tales sitios. Pregunté a dos mujeres
si habían visto a mi guía; pero no me entendieron o no quisieron entenderme, Y después de cambiar entre sí unas pocas palabras en uno de los
cien dialectos de Galicia, siguieron su camino. Luego de atravesar el
descampado, llegué de improviso a un convento al borde de un profundo
barranco, por cuyo fondo corría un rumoroso arroyo.
. El lugar era bello y pintoresco; espesas arboledas poblaban las vertientes del barranco; del otro lado surgía una montaña alta y obscura. El
convento, muy capaz, parecía abandonad~. Pasé junto a él, y al instante
llegué a una aldea, tan desierta, por las muestras, pues no hallé ser vivien67

�LA PLUMA
LA PLUMA
te, m siquiera un perro que me saludara con sus ladridos. Me detuve en
una fuente de piedra, que vertfa sus aguas en una pila. Sentada en la pila,
con los brazos cafdos y los ojos clavados en la montaña vecina, estaba una
figura humana, que aún se presenta frecuentemente a mi fantasla, sobre
todo cuando duermo y me oprime una pesadilla: era mi fugitivo gula.
Yo.-Buenos dfas tenga usted, caballero. El tiempo está caluroso, y ese
agua exquisita convida a beberla. Tentado estoy de apearme y regalarme
con un trago.
EL GUfA.-Su merced no puede hacer mejor cosa. Hace mucho calor,
en efecto; lo mejor es que beba un poco de agua. También yo acabo de
beber. Pero le aconsejo que no dé agua al caballo, está jadeante y muy
sudado.
Yo.-Ya puede estarlo. He venido galopando lo menos dos leguas en
busca de un individuo que se comprometió a llevarme a Finisterre, pero
que me ha abandonado de la manera más exrraña del mundo: tanto, que
he llegado a creer que era un bandido, no un hombre honrado. ¿No le ha
visto usted, por casualidad?
EL GUfA.-¿Qué señas tiene?
Yo.-Bajo, grueso, muy parecido a usted, giboso y, con perdón de usted, muy feo.
EL GUfA.-¡Ja, jal Le conozco. Hemos venido corriendo juntos hasta la
fuente, y aquí me dejó. Caballero, ese hombr1t no es un ladrón; si algo es•
es un nuveiro, un hombre que anda por las n ,bes, y que, a veces, un soplo de viento se lo lleva. Si alguna vez vuelve usted a viajar con ese hombre, no le permita beber más de una copa de anis cada vez; de lo contrario, se subirá a las nubes, le dejará a usted y andará por ahi corriendo
hasta que dé con un arroyo, o pegue con la cabeza en una fuente; entonces, con un trago, vuelve a ser lo que era. ¿De manera, señor, que va usted a Finisterre? Pues vea usted qué rareza: un caballero !muy parecido a
usted me ajustó esta mañana para que le llevara allí también; pero se me
ha perdido en el camino. Me parece lo mejor que continuemos juntos hasta que encuentre usted a su gula y yo a mi amo.
Podian ser las dos de la tarde cuando llegamos a un puente, largo y
68

~inoso, muy antiguo al parecer, llamado, según el guia, puente de D
onso. ~travesaba una ensenada, o más bien una rfa, por ue el m on
estaba leJos; a nuestra derecha quedaba la pequeña ciudad ~ N
ar no
-Cuando at_ravesemo~ el puente, capitán-di" 0 el uf _::. oya.
a país desconocido, porque yo no he pasado nun~a d gNa , llegare~~s
terre, no sólo no he estado allf
. . . e oya, Y de Fm1s•
preguntado a dos o tres
nunca, pero nt siquiera he oído hablar. He
personas, desde que nos pus·
saben tanto como yo. Sin embargo bien . d
imos en camino, y
es seguir hasta Corcubión a u ' .
mira o todo, creo que lo mejor
,
nas cmco leguas de aquf d d
.
antes
de
cerrar
la
noch
.
d
,
a
on
e
quizá
11eguemos
.
e si amos con el cam·
quien nos gule; porque, como ya le h d" h
mo o encontramos
soluto.
e •c o, yo lo desconozco en ab. -~n buenas manos he caído-res ondl- C
Jor es ir a Corcubión y allf qu· á
p
. reo, en efecto, que lo me'
tz sepamos algo d F" ·
tre un gula que nos lleve.
e imsterre y se encuenEntonces, con nuevos brincos
b .
pido, deteniéndose a veces en
y ; ; nolas, echó a andar con paso ráformes, supongo yo aunqu
una e za con el propósito de adquirir in,
e apenas entendí una palab d 1 .
Y
sus
interlocutores
hablab
ra e a Jerga en que
él
an.
A poco llegamos a un terreno por demás a rest
mos y bajamos barrancos· vad
g
e y montuoso. Subi'
eamos arroyos y nos a ñ
1
manos en las zarzas, deteniéndonos a v
,
ra amos a cara y las
que había cosecha abundante p
e~es a coger moras silvestres, de
despacio. La jaca iba detrás d. 1 orí cammo tan duro avanzábamos muy
en el hombro con el hocico
gu, a, tan pegada a él, que casi le tocaba
.
.
pa1s era cada vez má á
que de1amos atrás un mor
.
s greste, y una vez
molino estaba en el fo dmod, ya no v_imos rastro de vivienda humana. El
n . e h una
hondonada, som breada por grandes
'
árboIes, y sus ruedas, al girar,
acfan un ruid tr·
.-¿Llegaremos a Corcubión esta n
o iste y monótono.
salir del valle, nos encont
oche?-pregunté al gula cuando al
ramos en un descamp d . lf .
'
L GUIA.-No· no pod
a o sm m1tes, al parecer
1E
'
emos, y este desea
d
.
so va a ponerse en seguida e
mpa o no me gusta nada. El
remos a la Estmka.
'y ntonces, como haya niebla, nos encontra-

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69

�LA PLUMA
LA PLUMA

1 .

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Yo.-¿Qué es eso de la Estadea?
EL GufA.-¡Qué es eso de la Estadea! ¿Me pregunta mi amo qué es
la Estadi'nha? No me he encontrado a la lfstadz'nha más que una vez, y
fué en un sitio como éste. Iba yo con unas mujeres, y se levantó una niebla muy espesa. De pronto empezaron a brillar encima de nosotros, entre
la niebla, muchas luces; había lo menos mil. Se oyó un chillido tremendo,
y las mujeres se cayeron al suelo, gritando: ¡Estadea, Est~a! Yo también me caí y gritaba: ¡Estadinha! ¡Estadinha! La Estadea son las almas
de los muertos que andan encima de la niebla con luces en las manos. Con
franqueza, mi amo, si encontramos a las almas, me escapo y no paro de
correr hasta tirarme de cabeza al mar. Esta noche ya no llegamos a Corcubión; mi única esperanza es que encontremos por aquí una choza donde
podamos defendernos de la Bstadt"nha.
La noche se nos echó encima antes de atravesar el despoblado; pero
no hubo niebla, con gran contento de mi guía, y un pico de luna alumbraba parcialmente nuestros pasos. Estábamos, sin embargo, en una situación muy triste: aquel era el páramo más desolado de la provincia más
agreste de España, ignorábamos el camino y apenas si sabíamos adónde
íbamos. porque el guía me dijo repetidas veces que no creía en la existencia de un pueblo llamado Finisterre, que sería, todo lo más, alguna montaña
solitaria señalada en el mapa. Si me ponía a reflexionar sobre el carácter
de mi guía, no encontraba grandes motivos de tranquilidad ni de aliento;
en el caso más favorable, era evidentemente un hombre medio tonto, SU•
jeto, por confesión propia, a ciertos paroxismos que no se diferenciaban
e!'!encialmente de la locura. Su insensata huida de cerca de tres leguas,
aquella misma mañana, sin causa aparente para ello, y últimamente su
loco y supersticioso temor de encontrar a las almas de los muertos en el
despoblado, caso en el que se proponía, según me dijo, abandonarme y
correr en busca del mar, me impresionaron fuertemente. Pensé también
en la posibilidad de que no estuviésemos en el camino de Finisterre ni en
el de Corcubión, y resolví acogerme a la primera choza que encontrásemos, para no correr el riesgo de rodar a un precipicio y rompernos la
nuca. Pero no se veía cabaña alguna; el despoblado parecía intermina-

ble, y por él anduvimos hasta que se puso la luna, dejándonos en casi
total obscuridad.
Al cabo llegamos al pie de una cuesta muy escarpada, a la cual subía
un agrio sendero.
-¿Será este nuestro camino?-pregunté al guía.
-No nos queda otro, capitán-respondió el hombre-. Subiremos, y
cuando estemos arriba veremos el mar, si es que está cerca.
Eché pie a tierra, porque subir a caballo por tal sendero en plena
obscuridad hubiese sido locura. Trepamos en hilera: primero, el guía; detrás, la jaca, con el hocico pegado, como de costumbre, al hombro de su
amo, a quien quería apasionadamente, y yo a retaguardia, agarrado con
la mano izquierda a la cola del caballo. Dimos muchos traspiés y más de
una caída; cierta vez rodamos todos por la falda del cerro. A los veinte
minutos llegamos a la cima; miramos en torno, pero no vimos el mar; un
páramo obscuro, apenas entrevisto, se extendía, al parecer, por todos
lados.
-Vamos a tener que acampar aquí hasta mañana-dije yo.
De pronto mi guia me tomó una mano.
-Allf hay lume, senhor-decla-; allf hay lume.
Miré en la dirección que me indicaba, y después de esforzarme un
r~to, me pareció ver a cierta distancia, muy por bajo de nosotros, un débil resplandor.
-Eso es luml'-exclamó el guía-, y procede de la chimenea de una

choza.

A la bajada del cerro vagamos sin rumbo no poco tiempo, hasta que
nos encontramos en medio de seis o siete chozas negras.
-Llama a la puerta de una cualquiera-dije al guía-y pregunta si
pueden darnos asilo por esta noche.
Así lo hizo, Y al instante apareció un hombre con una tea encendida
en la mano.
-¿Puede usted guarecer a un cabalhet"ro contra la noche y la estadeaJ
-preguntó el guía.
-Sí puedo, gracias a Dios-dijo el hombre.

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LA PLUMA

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Era de figura atlética; no llevaba zapatos ni medias, y, en conjunto, le
encontré muy parecido a los campesinos de los pantanos de Munster.
-Hagan el favor de entrar, caballeros; podemos acemodarlos a ustedes y también a la cabalgadura.
La choza donde entramos estaba dividida en tres compartimientos; en
el primero había yerba, en el segundo estaban las vacas y en el tercero la
familia, compuesta del padre y la madre del hombre que nos babia abierto y de su mujer e hijos.
- Usted es catalán, señor caballero, y va a buscar a sus paisanos de
Corcubión-dijo el hombre en regular español-. ¡Ah! Ustedes los catalanes son buena gente y tienen muy buenos establecimientos en las costas
gallegas; la lástima es que se llevan todo el dinero fuera del país.
No tengo, en cualquier circunstancia, el menor inconveniente en pasar por catalán; en aquel caso más bien me alegré de que una gente tan
salvaje creyera que yo tenía en las vecindades amigos poderosos y compatriotas que estaban, acaso, aguardándome. Favorecí, pues, su error, y
empecé a hablar, con fuerte acento catalán, de la pesca en Galicia y del
impuesto sobre la sal, El guía me miró ua momento con expresiói:i singular, entre seria y burlona; sin embargo, no dijo nada; se dió un palmetazo
en el muslo, como de costumbre, y pegó tal brinco que casi dió en el techo con su risible cabezota. Preguntando, supe que aún faltaban dos
leguas hasta Corcubión, y que el camino, por cerros y páramos, era
difícil.
Nuestro huésped nos preguntó si teníamos hambre; le respondimos que
sí, y trajo una docena de huevos y un poco de tocino. Mientras se aderezaba la cena, mi guía sostuvo con la familia una 13:rga conversación; pero
como hablaban en gallego no pude entenderlos. Creo que principalmente
se referían a brujas y hechicerías, porque nombraban mucho la estadea.
Después de la cena pregunté dónde podría descansar; el huésped me señaló una trampilla en el techo, diciendo que encima había un desván a
propósito para dormir, y en él encontraría paja limpia. Por pura curiosidad
pregunté si no habla en la choza ninguna cama.
-No-replicó el hombre-; ni las hay hasta Corcubión. Yo nunca me
72

LA tPL UMA
he acostado en cama, ni nadie de mi familia; dormimos en el suelo O en
la paja con el ganado.
Como viajero experto me abstuve de lamentarlo; subí por una escalera al desván, bastante ancho y casi vacío; puse la capa por almohada y
me tend( en las tablas, prefiriéndolas por más de un motivo a la paja. Durante un buen rato estuve oyendo a la gente aquella hablar en gallego, y
~ntre los intersticios del piso vefa los resplandores de la lumbre. Las voces se extinguieron poco a poco; el fuego se fué apagando y dejé de verlo. Me adormecí, desperté, me adormecí de nuevo, y caí por último en
profundo sueño, del que sólo desperté al segundo canto del gallo.

G.BORROW.
(Traducci611 de Manuel ~aiía.)

73

�LA PLUMA
1

l1

desprende un amigo, tendiendo la mano, a hablar de todo menos de
arte. Lo mismo que la Exposición Nacional.

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1
1

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* *

Ceónicas

1

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1,

de "la Dame de Cozue".

Para verla hemos tenido que volver otros días. La Dame de Creur
no ha perdido aún todas sus ilusiones. Todavía se figura que lamaravilla está acechando detrás de una puerta, y que sólo aguarda a que
la busquemos para mostrarse. ¡Ay! ¡Malogrado optimismo, expuesto
sin cesar a los golpes más rudosl
Cn «amigo del arte»-en el pequeño sentida de la palabra-,.
acompaña a la Dame de Creur.

Sa(ón.

E inauguró

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1

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1

1

1

S

-Enséñeme usted lo esencial de la Exposición, lo indiscutible, lo
nuevo.

1

lo que llaman Exposición Nacional de -~ellas Artes
el 1.º de junio. En los jardines, todas y todos, se apmaban frent~
a las escalinatas inaccesibles aún para resolver, cada cual
s1,
una seria duda: ¿Está el Rey más pálido? ¿Está más delg~d:i. la Rema?
Cuando aparecieron en el pórtico, entre uniformes y levitas, Y desfiló la tropa, y resbalaron hasta el pie del palacio los charolados ~~tomóviles, ya la duda estaba resuelta, Poco después t~dos se precipitaban al asalto de las salas francas, dejando sola, banada en la verde
luz de las frondas, con raros manchones de sol en el cuerpo, a la Serenidad de Ciará que no se atrevía a seguir al público.
Un primer vi~tazo a las salas justifica plenamente 1~ actitud ~e la
diosa. Cierto que hay allí, visibles desde la entrada, mas c~mpaneras
suyas; pero sin duda las conoce bien y lo demás no le mteresa. A
nosotros, francamente, tampoco. Buscamos, entre la muchedumbre,
una sonrisa de amiga, una toilette, no un cuadro: a veces, por entre
dos cabezas, asoma un lienzo espantoso; pero ya, por fortuna, del
todo Madrid que se apretuja, sudoroso y risueño, entre los cuadros, se
74

Pº:

Él vacila un poco y se para delante de un Julio Moisés, un retrato
. de mujer joven, con ciertas pretensiones de elegancia. La Dame de
Creur ha debido hacer una mueca, porque su acompañante ha pasado de prisa a otro asunto. Ahora están los dos ante Za Senda, de·
Alcalá Galiano:

-A usted como mujer le interesará esto.
¿Como mujer? ¿Qué idea de la mujer tiene mi encopetado amigo?
A una mujer pueden interesarle las monjas, y hasta puede ser monja
ella misma, cosa imposible para un hombre, fuera de los cuentos de
Lafontaine (1).Pero ¿éstas.. .? ¡Ni pintadas! Es decir, ni aunque estuvieran bien pintadas. Esas monjas, ese mar, esa fantasmagoría de lu:c
que no parece sino el gabinete iluminado por bombillas rojas de las
casas cursis, no son de este mundo. Más de pintor hubiera sido el baño
de las monjas. Pero, para un asunto así, hay que tentarse la ropa... y
quitársela al modelo.
El acompañante quiere mostrarnos un Huidobro que nos rubori(1) ¡Qué horror de cita! ¿Qué pensarán de mí los eruditos? Dése por retirada.
75,

�LA PLUMA

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.za, a pesar de que estamos curada (así en singular) curada de espanto, y huimos, no tan de prisa como de otra sala, para imitar a la S11!0mé, que, en el fondo de ella, huye para ocultar una cabeza que ha robado, o quizá para que no vean 'iUS malas formas.
Hemos sonreído a unas criaturac; cte Hermoso que nos enseñan
los dientes, nos han atraido como en una tienda de chamarilero los
•. cacharros talavereños, los encajes de Lagartera, de Ramón de Zubiaurre, y en un gran Vázquez Díaz se ha encendido de repente a
nuestros ojos el arabesco de llama del San Mauricio de Teotocópuli;
sólo que aquí es una llama de alcohol, muy tenue. Pero éste es un
pintor. Si sus toreros no bastaran, véase un retrato de mujer, metido
en un rincón por el clarividente Jurado. Un retrato superior a casi todos los del concurso, al de Piñole, a la Madre de Grosso, a los de Zaragoza. Algún Llorens, algún Frau, algún Gómez Alarcón, algún Meifrén (sin que se enteren mis amigos, que no me lo perdonarían nunca) me atraen. ¿Y los Solanas? Si el ~amigo del arte• me dejara verlos
bien, yo los preferiría a toda la Exposición ... Pero me lleva ante unos
paisajes que le extasían y le hacen abrir mucho la boca: Regoyos.
.¿Regoyos? Migajas de Regoyos, honradas ahora por los mismos que
le colgaban, vivo, en la sala del crimen.
Pregunto:
-¿Y los maestros?
He ahí a Chicharro, distinto esta vez de su manera habitual, me
-dicen. A mí me parece que si Dolor no fuese de Chicharro merecería
serlo; y me parece con su mesa rústica y sus enlutadas figuras de
pueblo, tan artificioso como el tríptico de Armida. Ahí está Rusiñol,
con un paisaje, para no hacernos olvidar sus lienzos en que la Naturaleza se quedaba encantada, y Mir, con obras de menos quilates que
otras veces, bastantes, sin embargo, para sorprender al que no le conozca. Y nadie más...

LA PLUMA
Los maestros ya no van a las Exposiciones, o van por compromiso, o por la medalla de honor. En la Exposición de este año hay obras
estimables: faltan los diez o doce cuadros que hacen una Exposición
y a cuya sombra los mediocres parece que ganan.
Comparada con la pintura, la escultura es aún más mezquina. Ciará es imponente; el torso de Inurria me ruboriza; los otros... ¡Hace
tanto calor y está tan lejos y va tan poca gente al palacio de cristal!

***
-Una eximia escritora-no hemos de nombrarla-fué, hace años
elegida para la presidencia de una sección liter~ria en cierta doctt
casa que tampoco mencionaremos. Cuéntase que, reunidos por ella
en su morada particular, los individuos que formaban la sección detuviéronse a contemplar un busto de la dama, hecho tiempo atrás' por
un artista de renombre.
. L~ eximia escritora, dirigiéndose a uno de sus compañeros de sec
ción, llustre autor dramático, y mirando complacida la obra de arte
le preguntó:
'
-¿Verdad que entonces era yo muy hermosa?
El autor de Canción de cuna-ya dijimos que no nombraríamos a
nadie-, un poco azorado, contestó:
-Señora, y todavía...
En esta Expos1c10n
· · · Nac10nal
·
1 las Artes parecen formular una pre- guata análoga:
-¿Verdad que todavía somos bellas?
La Dame de Creur se azora y no sabe qué contestar.

LA DAME DB CCBUR

.76
177

1 1

�LA PLUMA

... castillo famoso.

M

está sin hacer porque lo hemos pensado po~o. M~drid crece en libertad, como zarza al borde de un camtno. S1 pensásemos más en él , Madrid seria una proyección de nuestro espíritu; a
fuerza de explicarnos Madrid unos y otros, acabaríamos por crearlo. Lo
contrario sucede hoy; cuantos aceptan el Madrid carreteril y polv iriento
que la espontaneidad desenfrenada va formando, y pretenden extraer de
la pobreza triste de lo pintoresco madrileño un valor duradero, se encierran, con abnegación poco envidiable, en una perspectiva no más amplia
que el horizonte de la calle de Tudescos y llevan a su esplritu, por todo
fermento, un puñado de broza municipal. El apetito de una mente activa
es sobreponerse al medio que la rodea, y transformarlo, adaptándolo a su
norma.. Mi ambición, es claro, no llega a tanto: la indolencia me retiene,
y el alma de déspota constructor que llevo dentro, dormita. Pero si yo
pudiese derribar Madrid (sin exceptuar la fachada del Hospicio, ¡qué diablo!) y, cediendo al insinuante Tentador, me comprometiese a reedifi-:arlo
en tres días, no iba á formarlo a imagen y semejanza de un concejal. Sin
ofensa de nadie, el alma de un concejal es el último arquetipo a que uno
quisiera acudir. La mente crea, por decirlo así, la realidad, y el concejal es un ser increado que se inserta en ella sin que nadie le llame y, por
,añadidura, la administra.
AL&gt;RID

11

78

Años hace, hablaba yo con un edil no del todo mal intencionado. Le
conocí de vista mucho tiempo antes de su advenimiento a la concejalía: corpacho musculoso, poca alz.ida, bigotes foscos y mofletes colorados. Vestido con una blusilla a rayas azules, y liado a la cintura un mandil
/ verde, cruzaba a diario por mi calle a la misma hora, de vuelta del matadero. Acompañábale un camarada y llevaban al hombro uno5 dornajos,
llenos, al parecer, de las sustancias innombrables de que hacían provisión para su casquería. Avanzaban con andar solemne, echando a compás
los remos protegidos por gruesos zapatones, y departían en un castellano
cazcarrioso, difícil de reconocer bajo aquella prosodia de la periferia. Pasado algún tiempo, le vi una noche en el palco municipal del Español:
más gordo, con piedras preciosas en los dedos, raya hasta el cogote y
mostachos corniveletos, mal domados por las tenacillas. Era cacique electorero, miembro de no sé qué partido histórico y primera vara del Municipio. Pasaba por ser un tipo madrileñisimo y él se lo creía. Ante todo,
estaba por Goya, y con ferocidad de hiena pugnaba por desenterrar el
cuerpo del pintor para llevarlo a la rnargen del rio, donde, a su parecer,
se pudriría más a gusto, arrullándole el sueño los pianos de la Bombilla.
Era entusiasta de la BANDA MUNICIPAL, cuando aún nos la envidiaba
el extranjero, y todos los veranos, durante la época de su mando, organizaba por Santilgo un desfile de la e histórica guardi I amarilla., tropel de
bigardos que daba escolta a una procesión de barrio, ofreciéndonos un
trasunto emocionante de nuestras vetustas glorias. En cuanto me aventuré a decirle que 1~ verbenaa son fiestas horrendas, tan faltas de amenidad como sobrada~ de aceite frito, se enfadó y me echó el fallo, llamán•
dome intelectual, con lo que me di por muerto en su aprecio. A pesar de
este fracaso, podría rehacerse Madrid metiendo en el cerebro de sus cachicanes lo que otros han pensado. Ninguna imposibilidad racional se
opone a ello. Si el filósofo animaba una estatua acercándole una rosa a la
nariz, podría probarse a poner un entendimiento concejil al alcance de
una idea; por mucho que digan, acaso le hiciera tanto efecto como al
bloque de mármol la fragancia de la flor. La dificultad nace del número.
Tan enteco y desmedrado está Madrid que no es capaz de digerir y asi79

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LA PLUMA

LA PLUMA
milacse el aluvión irrestañable de seros «primarios• que de todos los ámbitos de la Península viene sobre él y le pasa por encima. «Todos los días
entra un tonto por la puerta de San Vicente•, se decia antaño; esa estadística, establecida acaso por un timador, me parece fraudulenta; pero
aun siendo exacta, Madrid no tiene solera bastante para ennoblecei; al
tonto que viene por la puerta de San Vicente ni a los que entran por las
otras puertas. Madrid no es un hogar prei.tigioso. Es un parador. O si se
quiere, un campamento donde lai. generaciones se suceden como caravanas, y cada una encuentra por todo legado de las precedentes los tres
cantos ahumados en que se pone a hervir el put:hero.
Si no existe una idea de Madrid es que la villa ha sido corte y no capital. La función propia de la capital consiste en elaborar una cultura radiante. Madrid no lo hace. Es una capital frustrada como la idea política
a que debe su raniº· La destinaron a ciudad federal de las Españas, y en
lugar de presidir la integración de un imperio no hizo sino registrar hundimientos de escuadras y pérdidas de reinos. No conoció los tiempos de
esplendor. Carecía de fuerza propia, al revés de aquellas repiblicas de
mercaderes que arribaban a la cultura superior ahítas de riqueza. No tuvo
tampoco un tirano de gran estilo, de esos que sacian su amor a la yloria
levantando monumentos. Iba a ser emporio de dos mundos y quedó reducido a sede de una dinastía de locos, albergue de millares de frailes,
donde pululaban unos burgueses famélicos a quienes se permitía vivir
en casuchas inmundas emparedadas entre los conventos y los palacios
de la grandeza. El pueblo siempre ha estado ausente de la historia de
Madrid, salvo para gritar de hambre; y salvo también aquel día, madrileño como ninguno, en que se sublevó al saber que le ral?taban un infante que por casualidad era imbécil. Madrid, macerado por la pobreza
y aislado del mundo, no ha conocido más gloria ni diversión que las pompas regias. Tres siglos se ha pasado comentando los saraos palatinos,
los bailes de la grandeza y los entierros, corridas y bodas reales.
Madrid, extasiado ante las carrozas de los reyes, admiraba el esplendor
luiscatorceno de los arneses con orgullo apenas velado por una sonrisa
de superioridad benévola, como si alabase con ligereza elegante blasones
So

propios. Y ahora que la corte se ~ierde cada vez más en la baraunda de
la villa en auge, nos cuesta trabaJo captar la admiración y el respeto de
las tribus alcarreñas.
Pero el caso es que España necesita un Madrid Part1·endo de
"d
de Espana,
~ Ma d n·d se obtiene
•
por pura deducción· Co
. una
. I ea
drid participa de la perennidad de una idea que t l.
mo desrgmo,
a vez nunca se reahce.

:""ª-

BL PASBANTB BN CORTE

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�LA PLUMA

el espícitu público en fcan::
cía ducante el atmistícío.
1.-Rawn de una ac.titud peesonaL

A

no pretendo que desde hoy se tome por defi~it~v~ mi punto
de vista, creo que se puede hablar del año d~l ar~1st1c10 como de
·
lar por que ha pasado la conc1enc1a francesa, y del
l\ln momento smgu
•
¡ t· d ¡
más leJ·os. El tiempo que media entre e 1n e as
que cada dia está
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tifiicación de la paz es una etapa de mcertt um re y
host1hda es Y a ra
d ~
1 . d No era ya la guerra; pero la sociedad movilizada para la e ensa
::1t~dÍa volver a sus antiguos quicios con
misma pron~itud que los
dej!, ni era tampoco posible que los combatientes, ya estuviesen ena~decidos por la victoria, 0 exasperados por las penalidades de la· campana, o
• lemente deseosos de soltar la pesadumbre de las armas, se acomodasimp
ºd · ·1 p
roo
ran de buenas a primeras al blando descuido de la v1 a c1v1. arec~ co
de
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111• entre e ¡ momento el.e abandonar la trinchera y el de zambulhrse
nuevo en la oficina O en el taller hubiese habido una parad~, un s1lenc10
solemne, en que el espíritu público, recogido sobre sl mismo, esperó.
Subsistía la tensión de las almas; los pechos se hablan esforzado tanto
UNQUE

.1ª

que albergaban naturalmente la esperanza en una paz de grandeza moral
equivalente el sacrificio cumplido en la guerra. La opinión pública se cebaba de ilusiones y proy!ctos: el pais, salvado de la destrucción con tanta gloria (ignorábase aún a cuanta costa) iba a inaugurar una vida grandiosa. Germinaba el deseo de renovarse; más que deseo, era la convicción
de la ne~sidad de inventar. Todo tendria que ser nuevo: la economía, la
democracia, la universidad, el arte, el ejército; todo nuevo, y muy francés;
decíase que la nación, por salir depurada de aquel trance, y luego de hacer un leal examen de conciencia, iba a consagrarse, al amparo de garantfas razonables y con el apoyo mural y material de sus aliados, a enmendar yerros antiguos y a restañar la sangre de sus heridas.
El mundo nuevo engendrado por los diplomáticos tardaba en nacer; y
al irritarse las primeras esperanzas insatisfechas se acentuaba la impresión de vivir en lo interino y provisional. La lentitud y el sigilo de las
negociaciones, el prestigio intacto aún de ciertos hombres, a cuya sombra se agrupaban ya intereses bastardos que pretendían alzarse con la representación del interés general, y el incansable celo de la censura, manten:an en suspenso el juicio público. Los tópicos de la guerra subsistian,
y aunque eran inútiles o falaces, casi nadie echaba de menos otros. La
gente se dejaba gobernar por consignas caducas: unión sagrada, silencio,
aplazamiento de las discordias políticas; durante un año, la acción de los
directores de Francia ha consistido en aplazar la discusión de los problemas planteados por la paz. Al despertar de una pesadilla de cuatro años,
la gente mostraba un buen humor y una conformidad inverosímiles. Cada
cual a su manera se puso a crecuperar el tiempo perdido,: o trabajando
o divirtiéndose. El ansia de innovar no era menor que la avidez de goces;
asl fué de fascinador el espectáculo de la capital en esos meses. Nunca
ha sido París más olvidadizo y jubiloso. Un himno a la vida parcela levantarse de entre las ruinas; costaba trabajo descubrir, bajo la máscara risueña, la fatiga y el aplanamiento verdaderos.
Si se quiere dar a la interinidad que representa el año 1919 su significación propia, debe ser mirada como el tiempo que le ha hecho falta al
espirito nacional para percibir, entre las alegrias y los bienes de la paz,
83

�LA PLUMA
Ji
11

1

'111 11

el costo de la guerra. El terrible contenido de la paz, es decir, el problcde rehacer un país arruinado y exangüe, ha tardado en revelarse a la
ma
.
é
conciencia francesa tanto como tardó la guerra misma en ap~rec rsele en todá su magnitud. Mas por fatigada o distraída que estuviese la
atenc1·ón pu'blica , se ha visto al fin compelida a echar ciertas
. cuentas;
.
. hoy
.
·
&lt;Yn"ra
en
Francia
la
pesadumbre
de
la
carga.
La
msmuac1ón
se
ya nad 1e 1.,, v
•
•
•
ha ido haciendo poco a poco, por cammos muy diversos, ya que la sen~1bilídad para una misma cuestión es diferente según la _zona de la ~oc1edad que observemos. Desde la_ comprobació~ de~ despilfarro de vidas !
.
s hasta Ja del fracaso de ciertos valores 1mphcados
en la causa
antib1ene
.
.
.
alemana, pasando por la incomodidad actual de la vida, por las 10ext~1~ables dificultades económicas y por las amarguras y reveses de la pohuca
interna y exterior, no hay ahora ninguna consecuencia de
guerra que
no h aya Producido ya su máximo efecto en el ánimo..colectivo. Yo no he
hablado con ningún francés que no vea en las cond1c10nes de la paz un
chasco penoso. El sentir general ha ido moviéndose des~e la co~fiaoza
al desengaño. Si la unión de todos los franceses se cambió en untó~ de
todos los buenos franceses, hasta declarar «fuera de la ley de_ la nación»
a los proletarios intransigentes, la preven_ción contra lo_ extranJero ha paado a ser manifiesta hostilidad. El entusiasmo por el aliado generoso (en:usiasmo momentáneamente superior a las irreductibles diferencias de los.
caracteres nacionales) y la frialdad, entre burl?na y recelosa,_ con el neutral, son ahora aversión y desprecio. Las dificultades crecientes, al socavar la confianza y difundir la inquietud, hao incub~do un hu~or quebradizo, pesaroso, no limpio de encono. Quien descnba los cammos por
donde tal mudanza se ha operado, habrá escrito, en cuanto afecta a la
opinión francesa, la historia del armisticio.
.
El solo intento de esbozarla pone ante el curioso un caudal de hech~s
tan. fecundo en enseñanzas, que al escoger para estas notas lo~ más capitales me he visto en un apuro del que no sé si he logrado sahr. Trátase..
en suma , de sorprender el momento en que el país recobra
. la libertad para
.
uzgar y somete a discusión el azote de la guerra con ánimo de descubnr
~uién se lo ha impuesto y por qué motivos, o de parangonar los estragos

!ª

1 1

1

•

84

LA PLUMA
materiales y morales causados por la guerra con el principio que obliga a
participar en ella &amp;in consultar la conciencia individual, o de sopesar los
frutos obtenidos de tan terrible trabajo, aun habiéndolo aceptado con
mansedumbre o con gusto. Por desacordes que estén las respuestas que
cada cual obtenga, y por intrincados que sean los numerosos problemas
de orden histórico, o económico, o politico, que al liquidarse la guerra se
- plantean, la preocupación mayor es de orden moral. Se trata de valorar la
guerra. El hombre-en este caso el francés-, rebelde a su destino, interroga al ídolo que le devora. Escogeré, pues, ante todo, un cierto número
de testimonios, ya sean juicios proferidos directamente sobre la guerra,
ya estén formulados por modo indirecto en obras de imaginación. Es ajeno
a mi propósito examinar la influencia de la guerra en la literatura; las novelas y comedias en que se estudia los conflictos morales por aquélla suscitados, obras compuestas bajo la impresión de los sucesos por quienes los
han visto y sufrido, tienen valor excepcional en esa galería de testimonios;
sólo por ello las citaré aquí. Igual motivo nos lleva a hacer el alarde de
ciertas cuestiones de orden político, cuyo fondo es, en definitiva, una apreciación de la guerra, propuesta, no por un observador solitario, sino por
masas en movimiento.
No estoy seguro de que a todos interese tanto como a mí esta cuestión,
que además de su importancia intrínseca me solicita con la emoción retrospectiva del camino recorrido para proponérmela. Pero no voy a asociar a
nadie por capricho a un mero episodio de una biografía intelect11al.
¿Adónde nos ha llevado la guerra? ¿Qué ha destruído en nosotros? Estas
son cuestiones de interés general. Las devastaciones más terribles no son
acaso las que se ven en los campos de batalla, sino los estragos en los espíritus, que no se podrá reparar. La observación del caso en Francia es el
medio de abarcar una cuestión que importa a todos, aislándola en un campo de experimentación local. No es la primera vez que procedo asi. El
examen de la sociedad española contemporánPa me ha llevado, como a
muchos, al de otra u otras sociedades europeas más robustas y activas.
En las cuestiones de orden moral y práctico, en las que la persona que
observa es a la vez actor y espectador, conviene buscar los lugares en que
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�LA PLUMA

1

'

la razón pueda ejercer con frialdad su función crítka para que el deber de
probidad intelectual no se quebrante en provecho de otros apetitos, también nobles, que nos estimulan a la acción. De las diferentes vocaciones
que pueden ofrecerse en la vida, yo preferiría siempre aquella que más
en derechura me llevase a ser con plenitud hombre de mi tiempo, es decir a incorporar a mi vida personal todos los problemas que agitan el
m:dio social en que me muevo. Es más dificil de lo que parece conseguir•
lo. El desdén, la timidez, pueden despistarnos. Hay que confundirse y dejarse confundir; hay que aceptar de antemano las limita~iones que e~a
sumisión impone. Si la romería pasa por el llano, prefiero 1r en la romena
a epilogar sobre ella desde un otero; prefiero ir en la procesión a repi.car
en la torre. Puestos a considerar las cosas de España, lo que más me importa es determinar bien mis relaciones personales con el medio; ?radúo
los sucesos que me circundan en lo que valen como pábulo de mis apetitos. La confluencia de la vida intelectual, puramente interior, con la vida
social y exterior, hecha entre todos, es el torbellino donde uno quisiera
estar siempre, como en el foco donde se condensan todas las actividades.
La síntesis formidable en que la idea es una pasión y los conceptos banderas, quisiera verla realizada en cada minuto. Si el deber es discur~ir con
pulcriturl y ahinco, paréceme que en el orden de la acción lo heroico es
proceder como un sectario, conocidas de antemano las relatividades Y con
la resolución de agotarlas. El riesgo es aminorarse hasta perder de vista
el punto de partida y deformamos engañándonos a nosotros mismos. Pero
en las cuestiones de orden político, en cuanto la razón se aplica a ob11ervar lo que al corazón no le interesa, el placer intelectual puro arriba sin
obstáculos al primer plano. Observar un medio con el que no est'á uno ligado por ningún interés personal, en busca de una verdad o de una información, cualquiera que sea el fruto que pueda dar, es un ejercicio indispensable para que el equilibrio no se rompa; ejercicio que he practicado
por instinto en más de ur.a ocasión.
Nacido en pafs llano, cuando por vez primera, siendo niño aún, estuve
en país montañoso, lo que aprendí a conocer no fué tanto la montaña
como la llanura. Al comparar la sociedad española con cualquier sociedad
86

LA PLUMA
europea robusta, que viva plenamente en el fragor de la vida contemporánea, lo que se descubre es el tardo paso de nuestro pueblo, aspeado,
rezagado, divagador; y el contraste entre el destino normal de un español
y el de otro europeo, nos enseña que la prerrogativa que gozamos o el
permiso que nos tomamos para zigzaguear, dispersándonos sin esfuerzo
por entre las mallas de una sociedad sin cohesión ni disciplina, no es
compensación suficiente del fracaso cierto de nuestras vidas.
El azar, tanto como mi gusto personal, me llevó años hace a tomar la
sociedad política francesa como pantalla sobre la que proyectar la silueta
española, y ver qué tal parecía. En aquel tiempo Francia vivía según ciertas normas que eran la trasposición de la ideologia que uno fraguaba cuando, puesta la vista en España, se entregaba al placer de rectificar lo tradicional por lo racional. Parecía el ámbito donde sin menoscabo del fondo
peculiar de la nación, más hueco se abría a 'lo universal humano. La autoridad concedida al espíritu critico placía a la soberbia intelectual. Reconociamos en tales normas algunas de esas verdades que uno acepta a fuer
de hombre y por las que, intransigente y violento, quisiera combatir como
español. La pasión que a todos nos mueve en cuanto nos vemos implicados en los problemas nacionales y la atrac•ción irresistible de una verdad,
superior a las contingencias locales, juntaban así sus fuerzas. La oposición
de intereses en política se transforma en un fanatismo espléndido cuando
se combina con el desprecio hacia el hombre a quien vemos sumidv en
un yerro intelectual.
Al preguntarnos ahora lo que ha devastado la guerra en el espíritu
francés, queremos averiguar lo que permanece en pie de aquella ideologia, no sólo en Francia, sino en nosotros; cuál era su fuerza de resistencia
y hasta qué punto han cambiado, no sólo el pensamiento, sino nuestra capacidad de entusiasmo y nuestros móviles de acción.

87

�LA PLUMA

Pío Batoja.- Lti caverna del humoris1M, Madrid, 1919.-Rafael
Caro Raggio, editor.

ltBROS y ReOtStAS
Pío Baroja.-Divagacio1tes Jobre la cu/tura.-Madrid, Caro Raggio, 1920.

Una conferencia leída en Bilbao y convertida en opúsculo por el editor. A
muchos literatos desencanta la Ciltuna fase de Barnja; yo no puedo considerarla sin emoción. E\'idcntcmcntc se viene preparando de tiempo atrás. Sorprende a muchos este deseo de conocer y buscar en campos ajenos al arte, propios
de la filosofía; pero, ¿no les sorprende que en estos ensayos ideológicos, el lenguaje sea positivamente el más apto que pndiéramos soñar para la conducción
del pensamiento? El literato, en Baroja, venía trabajando ya de antiguo, sin
darse cuenta tal vez, su prosa didáctica (muy lejana, sin embargo, del lenguaje
científico). Una p1osa clara y recta, sin anfibologías; e,1 cierto modo clásica,
puesto que no emplea mas que lo necesario para tocar la inteligencia o la sensibilidad.
Este opúsculo y el libro anterior La caverna del humorismo, se apoyan en dos
interrogaciones: ¿qué es :a cultura?, ¿qué es el humorismo? Parte de preguntas
como los filósofos; pero en el libro, por estar más cerca tod:wía de sus producciones lit&lt;!rarias, anda vacilando entre lo arbitrario y lo serio, mientras en el
opúsculo se encara con la pregunta severamente. ¿Viene de aquí el desencanto
-de alg~mos? Baroja, en efecto, tira por la borda la última taracea, el último sistema ornam~ntal. Ya la teníamos libre de todo convencionalismo retórico; pero
le quedaba la pirueta intelectual, el pensamiento giratorio y divertido. ¿Hace.
bien?, ¿hace mal? No creo necesarias estas preguntas. Baroja cambia. Sigamos
a ver lo que anda y lo que re:;bte. Lo interesante es la inquietud que con ello
revela. Por de pronto, acomete con brío juvenil los problemas que debieron
abordar ya los técnicos o documentados. Acaso no tuvieran interés sus aportaciones en un país extranjero-lo cual sería grave desde el criterio de universalidad-; pero en España tan remolona, ¿quién duda que camina sobre tierra
virgen?

J.

M. V.

En la dedicatoria a una joven lectora, excúsase Baroja de no poder ofrecerle
Falerno ni Cécubo guardado en cántaros sabbos, y sí sólo una bebida fantasista
más agria que d~lce y con más esp~ma que alcohol, elaborada por él mism~
con los frutos ácidos de su huerta. Smcérase después con un joven literato.
«Todos los escritores-dice-tenemos un ciclo parecido y vamos, tarde o temprano, a pasar por el mismo signo del zodiaco. Yo ya he pasado por el de la
novela, el del cuento, el de la crónica y el de la autobiografía. Ahora estoy en
el de las teorías estéticas.•
. Para expo~erlas se vale. de una ficción literaria sin intriga novelesca. Vanos cxcurs1omstas a las_ rcg1?i1e~ ;&gt;ola~es_ e_ntre los cuales el doctor Guezurtegui,
profesor a~~egado a la 1mag1nana Umvcrs1dad de Lezo, sorprendidos al rcgre•
s? de su v1aJe por J~ guerra, son internados en un c~mpo inglés de concentración. Descubren alh cerca la caverna de Humour-pomt, y con las conferencias
que dan otros profesores tudescos, compañeros suyos de amable cautiveria
Y sus i~pres_iones personales, e~vía el doctor Guezurtcgui sus comunicacione~
a la Umvers1dad de Lezo, escritas en los respaldos de las facturas del hotel.
en los prospectos de las sombrererías o los music-halls.
f:a caverna de Humour-point, confortabilísima, con calefacción central, con•
vertida en musco del humorismo, está comprendida, con el antro de Trophonius,
el antro de Baco, la caverna de Platón y la cueva de Zuaarramurdi en la espc1cología espiritual.
"
'
Al doctor Guezurtegui le parece que en el fondo de toda obra humana no
h~)'. sino egotismo y ~istema. Y se le antoja absurdo que sabiéndose cosas lejan1~1mas de astronomia, no sepamos qué es el humorismo. El doctor Guezurtc•
gu, n_o se sa~isface_ con las teorías de Bergson y de Kant acerca de lo cómico y
el ongen p~1cológ1co de Ja_ risa. De lo cual deduce que e hay que marchar, pues,
a la casua!1da~, tomar la idea del humorismo en bloque y llevarla de la dere~ha a la 1zqu1er?a, empujándola, y_ a ver si, a medida que se avanza en esta
taiea, v!n _apareciendo puntos de vista nuevos•, método que él mismo reconoce pnm1ttvo y malo, pero al cual impresionismo se entrega a falta de agarradero mejor.
. ;stima el catedráti_co in~enta?o por Baroja que el humorismo da, más que
nm.,un_a
otr_a for~a l1terana, la impresión de algo temperamental. Y así, cada
1
hu~ onsta literario le hace el efecto de una isla, sin comunicación con sus se
1~eJantes. De ~onde_ tenemos la isla de Shakespeare, la isla de Cervantes, la
s_la d_e Rabela1s, _la isla de Juan Pablo y la isla dt• Dickens. No dicen el doctor
n! .su mtérpr~te s1 en ese vago mapa tales islas constit,1yen al menos un archip1t:lago estético o moral.
El h~morismo para Guczurte¡:ni es un arte de contrastes violentos, un arte
suhvc-rsivo de los valoreg hum auos. •La tesis está c:n d humorismo· la antítesis
en el romanticismo; la ~ínte;.is en el humorismo. »
'

�LA PLUMA
Por otra parte, cel humorismo es improvisaci6n, la ret6rica es tradición. La
una aspira al orden por la sujeción, el otro al orden por la anarquía.&gt;

Al cerrar el libro, el lector ingenuo acaba por hacer suya la opiai6n que Baroja atribuye a su protagonista¡ es decir, que ccomo no tenemos un acuerdo definitivo para el uso de las palabras- o por lo menos, pensamos nosotros,
para el modo de usarlas el doctor Guezurtegui-ni un diccionario de conceptos
exactos y bien determinados, todas nuestras nociones son :mixtas y confusas.•
c. R. c.

Eugenio D'Ors.-l.a Bien plantada dé Xenius.-Traducción del
catalán por Rafael 1farquina.-Colección Universal Calpe. MadridBarcelona, xcxxx.
La Colección Universal inaugurada por la Compañía Anónima Calpe en julio
de 1919, con amplio criterio de divulgación popular, quizá desmedido, pero
plausible y alentador, inserta en el número 176 de los 20 correspondientes al
mes de marzo, La Bien plantada de Xenius.
Hace ya algunos años que este censayo teórico sobre la filosofía de la catalanidad• vió la luz paulatinamente en los Glosari que su autor publicaba en
La Veu de Catalunya. Suscitó entonces el interés de los círculos lite,·arios.
y a l decir de Ors en el prólogo a esta segunda edición castellana, pasó
luego a desordenar las mentes de algunas mujeres que con el delirio de
creerse la Bien plantada se albergan hoy en algún manicomio de Cataluña.
No se decidía, pues, Eugenio D'Ors a reeditar su obra. temeroso de contribuir
con ella a envenenar el ambiente. De 1912 acá no se había reimpreso. Si ahora
consiente en ello, es por creer que ha empezado a mejorarse ya e l gusto catalán. •perdido antes entre las abominaciones de un arte radicalmente reñido
con Jo clásico y con la simplicidad•, y que en esa mejora puede haber influido
algo la Bien Plantada.
¿Quién es la Bien Plantada, que tanto preocupó antaño a los habituales lectores de los Glosari, de Xenius?
La Bien Plantada es un arquetipo de mujer catalana, mide un metro ochenta y cinco de altura, viste a la moda holgada- del verano de 1911 1 tiene buen
apetito, es dormilona, poco dada al rubor, callada, y de tan distraída, casi sonámbula; no Je importan los hombres, pero le gustaría tener criaturas que fuesen suyas; llega, de improviso a veranear con su familia en un pueblecito de
la costa. Se llama Teresa, nombre lleno de gracia cuando se pronuncia a lamanera de los catalanes, «nombre simbólico, ardiente, amarillo, áspero• en Castilla, pero que adquiere otro sabor en la tierra del Sr. Ors, cun sabor a un mismo tiempo dulce y casero, caliente y sustancioso como el de la torta azucarada•.
Teresa es la segunda de tres hermanas. «La razón humana-dice Xeniushalla un profundo placer en distribuir cada una de las realidades que contempla, en tres partes ordenadas. Así tenemos: Esparta, Atenas, Macedonia- Es-

LA PLUMA
quilo, S6fo?es, Eurípi~es-..-~.-y Florencia, Roma, Venecia- ...y en la vida
v~get~l, _primavera, esho, otono», etc. Y Teresa siete amigas, nó.mero que «tamb!én satisfac7 a la razón&gt; ~ semejanza del número tres y sus múltiplos, que pres1?en la gracia ~e la Beatnz dantesca de la Vita Nor)(i. «La Bien Plantada: a la
G1oconda: La Gwconda: a Botticelli•.
En resumidas cuentas, Teresa tiene un novio y acaba por casarse con él.
«La Anécdota devora la Categoría.• Porque la bien Plantada era un símbolo de
la raza cat~l~na. La Bi~n Plantada, _com? alguna prima espiritual suya del otro
lado del P1rineo-Xenrns no nos dice s1 el padre de Teresa es algo pariente
de la madr~ de Colette Baudoche-! ~s como un árbol, raices en tierra y raices en el cielo-las ramas-. cLa d1vma carne en que está fabricada Teresa
bebe la noble savia de todos los muertos de su raza, que·es la nuestra, y d~
su cultura,.
•
_Se casa, en fin, la Bien Plantada, y asciende' a la gloria de las puras entelequia_s. _Se casa _con un _buen moz~, y al perderse en la vida cuotidiana, cobra
meridiana claridad a OJOS de Xemus, que al pensar en ella piensa en la danza
de la sardana, en_ Ampurias, en la escultura de Ciará, en el Canto Espiritual de
Marag~l, en el Liceo ~e Barcelona, en los grandes Trabajadores, capitanes de
Industria, y en el Presidente de la Generalidad, es decir, Repó.blica de la gentes de Cataluña.
. Eugenio D'Ors, dimitido recientemente de la Dirección de Instrucción Pó.b!1ca de la Ma~comunidad catalana, ha publicado hace un mes en La Jnterna&amp;tonal de Madrid una carta al subsecretario francés M. Emmanuel Brousse renegando, con ocasión de la visita de Joffre a Barcelona del catalanismo ofi~ial
opuesto al suyo, que no qu iere saber nada de catalane~ contra castellufos po r ~
que el suyo es el de Pí, el de Maragall, el de Arago.
'
C. R. C.

Rafael Calleja. - Rusia. füpejo saludable para uso de pobres y de
ricos. Madnd, 1920.-Biblioteca Calleja.
_Este libro es el primero de su autor, copropietario de una de las casas editonales ~spañolas más antiguas y fuertes. En el título, araciosamente literario
Y s~es~1vo, m~éstr~s~ ya la prindpal virtud del texto: ia sinceridad.
.
~biérale sido facll al Sr. CalleJa, como hacen otros empresarios de concienc~a me.nos escrupulosa, unirse con voz de falsf"te al coro de alabanzas revolu~ionanas en loor de los soviets de Rusia. Podía por el contrario haberse
acogido. C6 mo_d ame!l t e al seguro beneplácito de los conservadores
'
a •ultranza,
0 afil_iarse hteranamente a la Acción Ciudadana Pero el Sr Calleja es un ese,~
~mtu hbera_I, ~an consciente y organizado, en su caÍidad de bu~gués, como puea serlo _el ultimo de sus obreros, un hombre de buena fe.
«Considero tan justas-dice-las leyes que rigen la vida industrial, tan a decuadas a la naturaleza humana, tan beneficiosas para el interés común, que mi

�LA PLUMA
LA PLUMA

cVeláz~e~ pinta lo que ve, )?ero escoge lo que le gusta en lo que ve y sabe

10 que pue .e 10tentar reproducir¡ es uno de los secretos de su genio

visi6rt del problema social y de sus soluciones consiste en aplicar esas leyes
industriales a toda la vida social; que no será, o será siempre una lucha por
la vida, un predominio del más fuerte.•
Pero la fuerza cuyo predominio afirma el Sr. Calleja, no es la del ciego despotismo. Antes bien, el valimiento del vencedor en un régimen de nonesta
concurrencia.
Avaloran el ensayo del Sr. Calleja los apéndices que lo ilustran, en apoyo
de su opini6n. Complétalo el curioso esbozo de progrnma reformista, que cierra cumplidamente las 500 páginas del texto.
Lo afean cierta prosopopeya y esforzada altisonancia que en algunos pasajes entorpece su fácil lectura, tanto como en otros un mal disimulado desaliño
con apariencias de sencillez. Pero defectos son éstos de primerizo. No es el estilo literario cosa que se improvise, sino que requiere aprendizaje duro. Tiempo sobrado tiene por delante el Sr. Calleja para adquirir la maestría que hoy
le falta, pero que el lector ve suplida con cualidades harto raras, como son la
.ingenuidad, la valentía, la probidad, en fin, de que hace gala el joven autor de
Rusia. Espejo saludable.

C. R. C.

Auguste Bréal.- Velázquez.-Avec huit phototypies et un fac-simiJe.-París.-Edition George Crés et C.ª-xcx,x.

1

·•

La primera edici6n de este ensayo se publicó en inglés hace quince años.
'Había sido escrita a la vuelta del primer viaje de su autor a España. Al cabo
de diez años de estancia en Sevilla ha variado un tanto la impresión que:en
tonces le produjo la contemplación de la obra de Velázquez. Prefiere dejar, sin
embargo, sus anotaciones tal y como las escribiera a la sazón. El libro no pretende ser sino una invitación al viaje.
Cuenta M. Bréal en el prefacio una anécdota sabrnsa y por demás significativa. Todos los datos que le han servido para su estudio están tomados de Steveosoo, de Beruete y, sobre todo, del Diego Ve!ázquez y su siglo, publicado p&lt;;&gt;r
Car!Justi, en Bonn, en 1888, cuyas novecientas páginas de texto han contnbuído no poco a la boga europea del pintor espaijol. Ahora:bien, como M. Bréal
sintiera ciertas dudas acerca de la autenticidad de un Diario de Velázquez extractado por el erudito alemán, pregunt6le a éste reiteradafueote referencias
detalladas de tan curioso hallazgo. Al cabo, Justi confes6 que se trataba de una
composición suya ;obre documentos de la época, sin otro propósito que el de
seguir el ejemplo pe los histo1 iadores romanos y de su imitador Macaulay.
Muy otro es el procedimiento de M. Bréal. Doscientas páginas de clara prosa bástanle para trazar una preciosa introducción a la pintura de Velázquez.
cDisc 1tían-dice-cierto día dos críticos acerca del arte de la pintura, ante Corot, que les escuchaba con respeto y asombro. Quitóse, al cabo, la pipa de la
boca y dijo suavemente: La pintura no es una cosa tan complicada como ustedes dicen. Y se puso a pintar.
92

&gt;~~os. o¡os mai:avillosos, abiertos ante un país de luz.• Tal es la ·definición
que e pintor sevillano da este pintor francés.
C. R. C.

Luis Nueda.-De música. Epistolario de un melómano. Madrid,
1920.

ner~~ libro ~ifícil ~e co~entar con una noticia bibliográfica: pertenece al é1
ción en~r:º~~i~~e:: ~ eP1stolar en el que.llega pronto a hacerse difícil ]a distYn1
creencias del autor d 1u\pro~ne Y quién es el que rebate las teonas o las
1 ro. ay, desde luego, un tono general y es, con la
admiración total ha .
cosas y las ideas I cm ág~r y su ob~a, una simpatía también general por las
de •libelos, a Josa em~~s. o ~~nta, sm embargo, que no Je permita calificar
No es
. ~os hb,os de Nietzsche contra aquel gran dramaturgo musical·
un exc 1us1v1sta aunque no tema s J0 ¡ S N d
tra «interesantís·
'
er , e r. ue a, Y por eso eocuento nada vulgan
•i;u_ybellas¿, •muy originales•, •reveladoras de un talenky Rimsk R
r as ~ gmas de ebussy, de Strauss, de Borodin, de Strawins1
ge~io y el~~lea;e • "tch pero no pue~e por ellas modificar su opinión sobre el
por excelencia~~ que_ ace que cons!dere a Wágner como el •genio musical
Nueda. Todo eli' o m1smdo que D. Juho C~sares, que prologa el libro del señor
•bello y lo subt razon~ º. en vanos cap1tulos, en los que distingue entre lo
creadora» y la ~me»Ít d sc1erne ac~rca de _la ~emoci6n estéti~•. la •facultad
H
. • acu a cqmprens1va musical».
juicioi ::;~ libro de_l Sr. Nueda una cualidad esencial: el entusiasmo. Si sus
que se fea conn no stabs~acteréa algunos, la virtud simpática de su literatura hace
gus o e 10 er s su obra.

\vi

~1t;tt•

s.
Brnest Newman.-A Musical Motley.-London. John Lane.

1920.

Muy pocas de las obras qu
bl ·
, .
verdadero sentid d
be se pu .1can sobre mus1ca son •obras» en el
fondo y la raz6 o e 1a pa1a ra. Son libros en la .forma, y periodismo en el
la m6~ica y la dffi~~t~g~ra:ente, la ~alta de ?º concepto. estético general de
pio de unidad .
a
e. acer un libro &amp;~X:1~meote crítico y con un princilector general s; q~e ese hbro no resulte d1fic1l, pesado o sin interés para el
libros que habie s c ~ro ?ue .e~ Espafia este elector general, no existe para
el del Sr. Newm~ns°E reI a tus1ca, ~unque sea.de un modo fácil y variado como
ba creído n
. · . n _ng aterra 51• Y en cantidad abundante. Por eso el autor
ae trata sol=~esa{'od¡ustificar el ~arácter misceláneo de su libro advirti~ndo que
que su carácte:ºg: e ~na tcáoldecfinc1~n de_ artículos de periódicos diarios, r.on lo
ncra ea
e ido: ligereza y brevedad. De cincuenta artícu93

�LA PLUMA

LA PLUMA
los se compone esta colección, algunos en serie, como los que tratan del •pequeño poema musical,, los tres muy ingeniosos sobre •T~e elastic l~~uage•,
la «Música sin sentido común• y el ensayo sobre •Colocación en su s1t10•, de
los clásicos.
Newman es uno de los escritores sobre música más agudos y más perspicaces de su país. Su estilo es incisivo, rápido y seguro. Ve las cosas inmediatamente y atina siempre cou su lado flaco. Un ¡::olpe certero_ y desp~és un c~mentario irónico. Ha pasado el tiempo de la literatura musical dulcmea al estilo de Mauclair. Hoy el crítico tiene forzosamente que ser mordaz; le invitan a
ello tres cosas: la psicología de los compositores, siempre elemental aunque
quiere parecer complicada; el len~uaje de la ,ºb:ª• osci!ante entre_ la ~andidez
o la pretensión, y, por fin, el púbhco, este pubhco musical, con su mstmto para
escoger con toda exactitud la posición más desacertada.

s.

Daniel J. Mason.-Contemporary Composers.-New-York.-The

;

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Macmillan Company.
Este libro no es absolutamente reciente. Su «copyright» data de 1918, pero
como hasta ahora no ha llegado por nuestras longitudes ni se ha visto antes de
ahora su anuncio por los periódicos americanos, podemo~ dar cueuta de é) co~o
nuevo. En rigor, su novedad no es tampoco mucha: consiste en una recopilación
de artículos de revista que viene a completar la serie de obras en las que Mason recorre la historia del arte musical. Después de «Ileetboven and bis forerunners•, de «Tbe Romantic Composers• y «From Grieg_ to Brahms,, el volumen actual presenta a las figuras contemporáneas más sa!tentes: Strauss, Elgar,
Debussy y D'Indy, según el oraen seguido por el autor, que prece_de a sus ~ocetos crítico-bio&lt;1ráficos con un ensayo sobre cDemocracy and Mus1c• y termina
su libro con un :rtículo informativo sobre la música en la América del Norte.
Mason no es un «ecléctico•, felizmente para él, pero no es un intransigente,
felizmente para nosotros, que no participamos en sus entusiasm~s por Strauss,
Elgar y D'Indy. Ese escritor pertenece a la clase «mesurada• que mvoca el erespeto para las ideas ajenas• en compensación a su suave desdén para a9uellos a
los cuales son sus propias ideas las «ajenas,. En todo caso, se lee con mterés y
no sin cierto provecho. No deja de tener puntos de vista acertados y una buena
ponderación de valores, que es, en resumen, la base de la crítica.

s.

Camile Mauclair.-Les kéros tk l'Orchestre.-París, Fischbacher,
1919.

Con este título aparece un volumen parejo a aquel de la • Religión de la
Música• que, hace algunos años, constituyó un casi Nuevo festamento de los
aficionados. Ahora, ambos volúmenes llevan el título general de «Ensayos sobre la emoción musical&gt;. Es la misma literatura blanda, cálida, confidente, muy
94

para e) _u!o instit';1cionist~ y de estudiantes residentP.s. Camile Mauclair fundó
esta religión musical, ~ap1lla de 1~ otra religión de la belleza ruskiniana; pero
los santos que Mauc_la1r revercwc1a ~an sufrido un rudo golpe después de la
gu~rra. «No~ posso 10 cantar comm 10 soleva•, y el autor nos advierte que el
ruido del canón ha asustado al Hada. Si ahora publica recuerdos del tiempo
pasado, laud~s en aquellos m_ismos tonos que en su volumen primero, adviertt
que es en calidad de bomenaJe sobre la tumba de los genios, que en otro tiempo fueron el encanto de una tarde de conciertos.
. _Tales ecos de lo pasado son aún esa literatura convencional y ya desprestigiada ~or su exceso. •Escuchando la Novena•, ,La misa en re mayon, •Beethoven f Miguel Ang~h, «Al margen de J. S. Bach,. Ante las tumbas de Schumann
d~ Liszt, de _Chopm, de Pugno... «Un pcu de trop•, todo esto. Pero está muy
bien ese articulo sobre Gluck, músico checo, y es curioso otro sobre Karsavina
Y Mallarmé, per? DO aseguraríamos que les complaciese a ella ni a él.
Ya estaban ~ien en 1908 los artículos de un recelo antiwagneriano. Hoy noson más que evi_dentes. El gran pedan_tón de Baryeuth ha pasado a la gloria con
Meyerbeer,Berhoz y los de~ásteatrahstas románticos. Sic transit... , La de Wág.ner, para muchos, es todav1a un artículo de fe.

s.
A. Ossorio.-E/ alma de la toe-a.-Madrid, Pueyo,

1920.

h La Universidad_ no forma científicamente al alumno. La Facultad de Dere~o~m•a~Ylroduce smo v~gos, rebeldes, destructores, anarquizantes y hueros. La
los ab n de~ hombre Viene después.• Para contrihuir a ella, el autor ofrece a
.
og~dos Jóvenes el fruto de su ya dilatada esperiencia en punto «a la func~6n social_del _abogado, sus tribulaciones de conciencia, sus múltiples y heterogAbneas obligacwnes, la coordinaci6n de sus deberes a veces antaaónicos» es el que dema nd ª JUS
· t·1c1a
· an t e 1os T nbunales
·
·
"su consejo
·
d ogado
y dispensa
Ior ~oral tanto como
técnico, en los conflictos de intereses y de pasione~
sabre parti_cl!lares. Rl norte del abogado no ha de ser la ley, sino la justicia, y
er perc~?irla en cada caso es la suprema maestría. El Sr. Ossorio habla de
una sensac,on d.e .JUS
· t· ·
·
.
.
.
definid
teta, ~specie de revelación interior, que por no estar bien
á ti ª s¡ par_ece demasiado a la corazonada vulgar o al ojo clínico del médico
~~ \ ~- venguado que la justicia está de su parte, debe el abogado servirla
«h: 0 os 1os !ecursos que le sugiera su ingenio al manejar los textos legales:
deb~ que ser~ir_ el fin bueno aunque sea con los medios malos.• El abogado
u hé confi;~ unicamente en la fuerza interior; no ha de ser solo un docto sino
n roe.
cuadro que sirve de fondo a este parangón es desconsolado; y re::an~estro ánimo l?s posos de una aversión antigua. El Sr. Ossorio
Sal/suele ~ nza por la Magistrat~ra, que no es tan incapaz como dicen: «en cada
pañol a n/ber _más de un m~gistrado que atienda y discurra.• El letrado esd
pe 5 lee, el Sr. Ossono le aconseja que se gaste cuando menos diez
couros anufles en literatura. En lo económico, los abogad~s DO pueden l~char
mo exp otados frente a los explotadores; no pertenecen a una ni otra casta·

e!/ª

::v:

.

9S

�LA PLUMA
hay en sus filas proletarios subyugados y patronos abusivos. «Se comprende la
sindicación de aquéllos contra éstos; pero la de todos juntos, ¿contra quién?•
El libro es muy personal, escrito con brioso desenfado, a veces excesivo; no
h,.biera perdido nada con filtrar un poco más ciertas ideas, como en Jo relativo
a la especialización en las «profesiones científicas•; ¿y qué significa aquello del
«doctrinarismo que siembra la duda y el sensualismo que perturba nuestra
moral?•
M. A.

*

* *1920), Jules Romains inserta una nota
En la Nouvelle Revue Fran;aise (abril
acerca del «movimiento de los espíritus• en Cataluña. No pretende atraer las
reflexiones ni la simpatía del lector sobre la situación política del Principado,
ya que los franceses se han afanado durante un siglo en descubrir naciones
oprimidas y no es seguro que los resultados hayan sido buenos. El nacionalismo catalán, además, no es una doctrina de catástrofe; los catalanes no preparan metódicamente una guerra civil; piensan que una civilización elevada y armoniosa es un arma poco menos eficaz que la artillería. Veneran su poesía y su
lengua. Un pueblo ignorado, negado, se agrupa en torno de su centro espiritual
y comprueba su razón de existir ai contacto de su poesía. La nueva Cataluña
ha sido fundada por los libros. Una antología francesa de la poesía catalana
mostraría al lecter francés que la concepción corriente del carácter español,
aun despojada de ciertos rasgos de burda composicion, evidentemente falsos,
no puede aplicarse a los catalanes. La amistad intelectual de Francia y Cataluña se recomienda, además, porque en la obra de reconstrucción que ha de
hacerse en Europa para equilibrar u11a gran civilización intelectual, debe Francia buscar con cuidado a los que por sus dotes naturales y sus aspiraciones espontáneas son sus colaboradores inmediatos. Los catalanes poseen buen sentido, optimismo, gusto por la vida, sin el énfasis ni la ligereza meridionales,
justamente odiadas por los hombres del Norte. l'ero no es seguro que sean in vulnerables a las malas intluencia&amp; que puedan corromperlos.

Gacetilla.

1,

Gracias sean dadaa.-A todos los colegas que han acogido con palabras
corteses el nacimiento de LA PLUMA. Muy ruborizada, porque es jovencita, LA
Purra promete acentuar sus cualidades, y, ya que no pueda suprimirlos del
todo, promete al menos cambiar de defectos, que es también un modo de mejorar.
Nos place haber hallado en Castrovido, qur. nos dedicó en El Pafs un saludo tan inteligente y cordial. un coadyuvante para nuestra campaña de urbanismo madrileño. Llamado a colaborar en un diario más joven aún que LA
PLUMA, Castrovido abre una sección con el mismo título que la de nuestro Paseante en Corte. ¡Muy bienl Espernmos que dentro de poco todos los periódicos
reconoce~án a la estética de la villa la importancia que nosotros le hemos dado.
96

AÑO J.

1

MADRID, AGOSTO 1920.

NÚ.M. 3,

Fansa Y licencia de
(a

Reina Casti~a :: ~
APOSTILlÓN

~ovte tsabeUna. ~ Befa Setembvina. ~ i:;at?sa de
muneC05 •'--'J•i.a
M~rtctososecos~delossemanaeios
.
~.

eevo(ucion:irios ~ la Gotda, la flaca Y ec ~
Blas.• ~
Mt musa
.
.
b
d moderna ~ enat?ca la pierna,~
se( cim
va,
se
on.
ula,
_
se
comba
se
ac"u(a
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~ con
e t?tngot?vango .._. titmico del tango ~ Y t?eeoge la
falda dettás. ~
PeRSOJ'iAJes
Re·la Reina. ~
· e{ Re"
.. eonso,t e. ~ lucel!o, JY[anolo, compadl!e de {a
ma.
~ JY[a11i=JY[o11ena, Aaafata. ~ e1 e,an Preboste -.. Un f
7
· -.IU U::
97

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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>LA PLUMA
hay en sus filas proletarios subyugados y patronos abusivos. «Se comprende la
sindicación de aquéllos contra éstos; pero la de todos juntos, ¿contra quién?•
El libro es muy personal, escrito con brioso desenfado, a veces excesivo; no
h,.biera perdido nada con filtrar un poco más ciertas ideas, como en Jo relativo
a la especialización en las «profesiones científicas•; ¿y qué significa aquello del
«doctrinarismo que siembra la duda y el sensualismo que perturba nuestra
moral?•
M. A.

*

* *1920), Jules Romains inserta una nota
En la Nouvelle Revue Fran;aise (abril
acerca del «movimiento de los espíritus• en Cataluña. No pretende atraer las
reflexiones ni la simpatía del lector sobre la situación política del Principado,
ya que los franceses se han afanado durante un siglo en descubrir naciones
oprimidas y no es seguro que los resultados hayan sido buenos. El nacionalismo catalán, además, no es una doctrina de catástrofe; los catalanes no preparan metódicamente una guerra civil; piensan que una civilización elevada y armoniosa es un arma poco menos eficaz que la artillería. Veneran su poesía y su
lengua. Un pueblo ignorado, negado, se agrupa en torno de su centro espiritual
y comprueba su razón de existir ai contacto de su poesía. La nueva Cataluña
ha sido fundada por los libros. Una antología francesa de la poesía catalana
mostraría al lecter francés que la concepción corriente del carácter español,
aun despojada de ciertos rasgos de burda composicion, evidentemente falsos,
no puede aplicarse a los catalanes. La amistad intelectual de Francia y Cataluña se recomienda, además, porque en la obra de reconstrucción que ha de
hacerse en Europa para equilibrar u11a gran civilización intelectual, debe Francia buscar con cuidado a los que por sus dotes naturales y sus aspiraciones espontáneas son sus colaboradores inmediatos. Los catalanes poseen buen sentido, optimismo, gusto por la vida, sin el énfasis ni la ligereza meridionales,
justamente odiadas por los hombres del Norte. l'ero no es seguro que sean in vulnerables a las malas intluencia&amp; que puedan corromperlos.

Gacetilla.

1,

Gracias sean dadaa.-A todos los colegas que han acogido con palabras
corteses el nacimiento de LA PLUMA. Muy ruborizada, porque es jovencita, LA
Purra promete acentuar sus cualidades, y, ya que no pueda suprimirlos del
todo, promete al menos cambiar de defectos, que es también un modo de mejorar.
Nos place haber hallado en Castrovido, qur. nos dedicó en El Pafs un saludo tan inteligente y cordial. un coadyuvante para nuestra campaña de urbanismo madrileño. Llamado a colaborar en un diario más joven aún que LA
PLUMA, Castrovido abre una sección con el mismo título que la de nuestro Paseante en Corte. ¡Muy bienl Espernmos que dentro de poco todos los periódicos
reconoce~án a la estética de la villa la importancia que nosotros le hemos dado.
96

AÑO J.

1

MADRID, AGOSTO 1920.

NÚ.M. 3,

Fansa Y licencia de
(a

Reina Casti~a :: ~
APOSTILlÓN

~ovte tsabeUna. ~ Befa Setembvina. ~ i:;at?sa de
muneC05 •'--'J•i.a
M~rtctososecos~delossemanaeios
.
~.

eevo(ucion:irios ~ la Gotda, la flaca Y ec ~
Blas.• ~
Mt musa
.
.
b
d moderna ~ enat?ca la pierna,~
se( cim
va,
se
on.
ula,
_
se
comba
se
ac"u(a
.
•
,
lJ
~ con
e t?tngot?vango .._. titmico del tango ~ Y t?eeoge la
falda dettás. ~
PeRSOJ'iAJes
Re·la Reina. ~
· e{ Re"
.. eonso,t e. ~ lucel!o, JY[anolo, compadl!e de {a
ma.
~ JY[a11i=JY[o11ena, Aaafata. ~ e1 e,an Preboste -.. Un f
7
· -.IU U::
97

�LA PLtJMA

LA PLÜMA

11

diante sopiSta. e.-,c.... Don Gaogárabete, 1'ta,qu~ Lecbugutno, amante de (a
Reina. e.-,c.... Don t,inito, Genti(,,)1omb11e del Re1,1. ~ toln!o ba, fo11obado
guitan!sta, faoo11ite del Re1,1. ~ el estudiante eon düf•a~ de lego. ~
La lnfanta fiianc!sca. ~ El Ma11011 Gene,al Don 't11agatundas. ~ el ln,:;
tendente del Re1,1. ~ Dos camall!stas de la Reina. ~ Dos Damas de la
lnfanta. e-,.... Ronda de mafos calamucanos. ~

oeCOAACIÓ)'i

LucERO DEL ALBA.

Mil.1-MORBNA.
LucBRo DEL

ALu.

MARI-MORBXA.
LUCERO DEL ALBA.

n oet?de y eosa, una tfotesta ""?&gt; de fatdines u suetido:::
ie~. ~ los oioline, de la ovqucsta ""?&gt; ()acen papel de
,msenot?es. ""?&gt;
~ Cala la luna los follajes. ~ Y albea e( palacio eea( ~ que
act?obático en los mh!afes ""?&gt; del lago, da un salto moetal. ""?&gt;

e
,·

MARI-MORENA.
LUCERO DEL ALBA.
MARI-MORENA.
LUCERO DEL ALBA.

JORNADA PRIMERA,:,.- ESCENA PRIMERA

o::-

MARI-MORENA.
LUCERO DEL ALBA.

J l'N Manolo y

V

una azefata ..a- conversan bajo los negrillos.
Muere la tarde. Serenata~ de ranas y grillos. ,o.::,
MAiu-MORENA.

LUCERO DEL .ALBA.

MARI-MORl,NA.
LUCERO DEL ALBA.
MARI-MORENA,
LlJCERO DEL ALBA.
1

1

MARI-MORENA,
LUCERO DEL ALBA.
MARI-MORENA.

¡Con que está la señora soberana,
mi comadre, tan guapa y repolluda!
¿Y hay novedades?
Para la semana,
mediante Dios, saldremos de la duda.
Pues que nos traiga un príncipe.
¡Así sea!

LUCl!RO DEL ALBA.
MAII.I-MORENA.
LUCERO DEL ALBA.

Recibido el recado, acá roe vine.
¿Qué se ocurre?
Tuvimos una idea.
Puede que sin decirla la adivine.
¡Vaya que nol

MARI-MORENA.
LUCERO DEL ALBA.

r
98

Me llama la Señora
porque sabe que en mí tiene un te~plado,
que carga su trabuco en toda hora
para ~Ha. ¿Es verdad? ¿Fué bien hablado?
1Chap1ón, hablaste como un loro viejo!
No me hagas cambalaches con el nombre
El que llaman Chapión es un pendejo,
•
y Lucero del A!ba todo un hombre.
Perdona, Chapión.
. .
1No haya un disgusto!
AntoJa ir de mantón a la verbena
la Señora.
¡La Reina es de mi gusto!
¿Y cuál es mi incumbencia en la fae ?
L
d.
na
uego ispone ir de tapadillo
a un baile de candil.
, .
tViva la Pepa!
¿Tu tienes quien nos guarde?
El Tempranillo
el Zaino, el Mengue, el Toño Y Paco Che~a.
Los de siempre. ¡La flor!
¡Ténlo secreto!
Como el dar pasaporte a un cristiano
y para no olvidarte del respeto
.
hay _que ver de no estar calam:cano.
Mari-Morena deja que presuma
un poco, al escuchar tus dicharachos
El Lucero del Alba, si se ajuma
•
es más fino que el Rey de los g~bachos
¿Y cuál ~aile ha de ser el preferido?
.
El que vieras mejor.
¡Todos son buenos!
El del Rango, el Manolo, el Buen Cumplido...
99

�LA PLUM.A
MARI-MORENA.

·'

LUCERO DEL ALBA.

No faltan en ninguno calvatruenos..
Yo me najo. Pudiera el Gran Preboste,
si en conversa nos ve, ca~r de la luna.
Caso de preguntar, ni oste ni moste.
¡De mi nadie sacó verdad alguna!

E

L talle.ondulante con ondulaciones ,:,,e, de gata,y pimpante-=-=- rit11zo de tacones - .huye la azafata, y su risa fresca ,.. en la escalinata canta picaresca. ,:,,e,

'"'ESCENA II -

E

'L fraque azul abotonado, media guedeja, ,:,,e, y la gavina tkrribada
sobre ia oreja, -=-=- pintando chirlos en el aire con el bastón ,:,o

hace su entrada el Gran Preboste: un fantasmón. ~ Tose su excelencia, un ojo guiñado -=-=- bajo la humareda tk su
tagarnina. e,:, Con~toses, Lucero se marca,y alzado -=-=- el catite, a su
excelencia se avecina. EL GRAN PREBOSTE.
LUCERO DEL ALBA.

...
EL GRAN PREBOSTE.
LUCERO DEL ALBA.
EL GRAN PREBOSTE.
LUCERO DEL ALBA.
EL GRAN PltEBOSTE.
LUCERO DEL ALBA.

EL GuN PuaosTE.

LUCERO I,)EL ALBA.
EL GRAN I'ItEBOSTE.
LUCBRO DEL ALBA.

¡Me parece!

S ALUD~ y se a~eja Lucero

e,,,:, con marchoso compás de pies
apretandost pinturero -e,:. a la cintura el marsellés ,::-=,

~

¡Tú por acá!
Me tira aquella prenda;
la ando por camelar, y es piedra dura;
lleva sobre los ojos una venda,
y no sabe apreciar esta pintura.
¿Y aquellos barrios cómo están?
Lo mismo
que una balsa de aceite.
¿No hay barruntos
de jollfn?
Al que chiste lo descrismo,
y me engraso las botas con sus untos.
Si algo observas...
No tenga usía canguelo.

Allf nadie conspira. Por ahora
en su olivo se está cada mochuelo.
Saben que es mi comadre la Señora.
¿Quiere usía un cigarro? Es contrabando
de Gibraltar. ¡Tabaco peluquillal
Precisamente yo lo estoy buscando!
¡Procúrame una buena pacotilla!
No quiero despistarte de la caza
amorosa que sigues.
Se agradece.
Cuando observes jaleo por la Plaza
de Antón Martín, me avisas.

~

ESCENA III =

R EV?LANTE el suelto manteo ~ y al aire el tricornio, un So.. pon, salta en la arena del paseo -.:. con .flexible g-enu.fierzon.-=-.:Et SOPÓN.

EL GuN PREBosrn.
EL SoPóN.
EL GRAH PREBOSTE.
ELSoP6N.
EL CuN PREBOSTE.

Perdone su excelencia si interrumpo el discurso
genial de sus ideas, y en falta soy incurso.
Pero el ser pretendiente justifica mi falta
que la liebre se ha de matar en donde s;lta.
¿Tú me tomas por liebre?
Metafóricamente.
Prescinde de metáforas para ser pretendiente.
Al colgarme ese mote, también fuí metafórico.
¡Plaga de Salamanca es tu verbo retórico!

100
IOJ

�LA PLUMA
LA PLUMA
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE,

EL SOPÓN.
EL GRAN PllEBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE,
EL SOPÓN.

EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.

...

EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE,
EL SOPÓN.

¡No olvidemos Sevilla!
¿Eres tú sevillano?
Bautizado en la misma pila que Cayetano.
Bachiller in utroque.
¡Sopón! Y a lo que veo,
por alcanzar la sopa, arrastras el manteo;
despacha en tres palabras lo que quieres, taimado.
En tres palabras solas: ¡Quiero un arzobispado!
¡De oir tal insolencia, mi bastón se enarbola
para romperte el cráneo!
¡Es muy dura esta bola!
Sal de aqui, que pudiera costarte tu insolencia
tratos con el verdugo.
Espere su Excelencia
que exponga mis razones, y verá si hay pupila
al pretender el Arzobispado de Manila.
¡Sin duda que eres loco!
¡Loco! ¡Y la sinecura
pretendo de una mitra!
¡Ahf está tu locura!
Repasad este escrito.
¿Quién lo firma?
Paquita.
.
Da en la carta una cita.
¡Nunca tuvo estos rasgos la real escri~ural
¡A voces pide un trato de cuerda tu impostura!
Ese papel es copia.
¡Qué cosas la Señora
escribe! ¡Reconozco su pluma pecadora!
Pues la carta es trasunto de otra que está en recaudo;

EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL

GRAN

PREBOSTE.

EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.

EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.

EL

GRAN

PREBOSTE.

¡El nombre de la Reina!

si merezco la mitra declare V'Qestro laudo,

EL SOPÓN.
EL GRAN PRE:aOSTB.
EL SOPÓN.

EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN hEBOl!TE.

No te daré la mitra, pero haré tu fortuna,
si esas cartas me entregas.
¡Yo sueño con la luna!
¡Sólo os daré las cartas vestido de encárnadol
¡No admito condiciones, cuando estoy enfadado!
¡Entrégame esas cartas!
¡A cambio del anillo!
¿Pero estás ordenado?
¡He sido monaguillo!
Con el tricornio llevo oculta la tonsura.
Dame las cartas, deja dormir esa locura,
y no quieras que en una mazmorra te sepulte.
¿Dónde están esas cartas?
Permitid que lo oculte.
¡Despidete del dial
¡Le hago mi reverencial
Hablarán las gacetas de mi caso, Excelencia.
Les pondré una mordaza.
Jugando del vocablo,
puede el gacetillero asestar su venablo.
¡Meditad!
Si me pides la Insula Barataria,
te doy su virreinato. Pero a la estrafalaria
pretensión de una mitra, hazle cruz de renunoio.
Si te nombro arzobispo te pone veto el Nlmcio.
Señor, hay precedentes.
¡No seas embustero!
¡Mi palabra!
¡Es posible! ¡Los desconozco! Pero
si existen precedentes, ya no es un desatino.
Obispo de Pamplona ha sido el Valentino,
con sólo la tonsura, que luego fué casado.
¡Pues no tengo noticia yo de ese desahogado!
IOJ

�LA PLUMA

LA PLUMA
¿Quién hizo el n0mbramiento?
Su padre, que era Papa.
Tú llevas él Demonio debajo de la capa.
¿OíHeis de César Borgia, Duque del Valentino?
¿Ese que los poetas nuevos llaman Divino?
¡Con el hijo de un Papa te quieres igualar!
Atended que la mitra la pido en Ultramar.
¿Quieres ser Intendente?
Arzobispo es bastante.
Más gana un Intendente.
Pero queda cesante.
Pues te zumba esa mosca borriquera en el cráneo,
irás con ella a sepultarte en un subterráneo,
y educarás ratones, mientras te pudres vivo.
Permitid, Excelencia, que antes tome el olivo.

EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL S@PÓN.
EL GRAN PRJ,;BOSTE.
EL SúPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE.

EL SOPÓN.

CE salva por pies = con el ¡fú! del gato = y

U

gro garabato.

EL GRAN PREBOSTE.

...,

=

el manteo es .., ne-

1

¡A ese tuno que escapa! ¡A ese del manteo!
¡A ese del tricornio! ¡A ese... 1 ¡No le veol
Haré que me lo arreste esta noche la poli
y recobre las prendas de una pluma panoli.

,e.e,

ESCENA IV=

'ACI ¡Tac! ¡T:Jc! Don Gargarabete ~ surge con fatuo taconeo .-c.
y el bastón con un moliuete
bajo las sombras del paseo.-.
¡ Tac!¡ Tac!¡ Tac! D~n Gargarabete.

T

EL GRAN PREBOSTE.

1'

DoN GARGARABETE.

=
=

¡Al veros, don Gargarabete,
sin querer se fruncen mis cejas!
¡Dejad, que me sigue el copete!

EL GRAN P1tRBOSTE.

Esperad que os diga mis quejas.
Ved esta copia. ¡Os han robado,
señor mfo, el originall
DON GARGARABETE.
¡Nunca a mi mano fué llegado
· este mensaje!
EL GRAN PREBOSTE.
¡Hay un rival!
DoN GARGARABETE.
¡Mañana le paso un florete!
¡No lo tolero!
EL GRAN PREBOSTE.
¡Calma!
DON GARGARABETE.
¡Por
mi gracia de Gargarabete
le llevo al campo del honor!
EL GRAN PREBOSTE.
Querido amigo, a lo hecho pecho.
¿Su merced en quién para mientes?
DON GARGARABETE.
En uno del Circo sospecho.
EL GRAN PREBOSTE.
¡Esas mallas concupiscentes!
DON GARGARABETE.
¡Los caprichos de la Señora!
EL GRAN PREBOSTE.
¡Y si la atajo en sus caprichos,
me lava la cara y me llora
con unos golpes y unos dichos!
¡Pero me extraño del secreto!
DON GAR.GARABETE.
¡Ha puesto los ojos tan bajo!
EL GRAN PREBOSTE. Convengamos que ese respeto
no hace honor a su genio majo.
Do;x GARGARABETE.
¡Y el Rey Consorte esto tolera!
EL GRAN PREBQSTE.
¡Para esto es el Rey Consorte!
DON GARGARABETE.
¡Y no le rompe la mollera!
EL GRAN PREBOSTE.
¡No son los usos de la Corte!
DON GARGARABET.E,
¡Aun ayer con sus embelecos
me retenía en los rincones!
¡Qué idilios en aquellos huecos!
EL GRAN PREBOSTE.
¡Qué ejemplos para los ratones!
DON GARGARABETE,
Vos pebiérais de poner coto

�LA PLUMA
a los idilios cortesanos.
Y promoviera un alboroto
inútil. ¿Quién ve tantas manos?
DoN GARGARABETE.
Pues el motln se viene encima;
todo el mundo protesta.
EL GRAN PREBOSTE.
¿Pero
porque la Reina se comprima
van a echar carne en el puchero?
Sin las intrigas de Inglaterra
no se moviera aquí una paja,
yo conozco mucho mi tierra,
pero el oro inglés Je trabaja.
Hoy tenemos ya puritanos
que hablan en contra de los toros,
de los garrotines gitanos
y nuestra indolencia de moros.
Puritanos que a toda hora
sacan a cuento la moral,
sin comprender que es la Señora
una Reina Meridional .
Esos tontos de mojigata
pretenden un grano de anís:
¡Que tenga la sangre de horchata
la Señora, como una mis!
DoN GAI!tGARABETE.
¡Pues está la gente que arde!
EL GRAN PREBOSTE.
Para acallar esos babeles
irá a les toros una tarde
con pañolón y con claveles.
No tratan con ningún doctrino;
he sido antes tabernero
y sé poner el agua al vino.
Este pueblo es muy novelero.
¡La señora tiene qna falta!

LA PLUMA
¡Una no más! La incontinencia
epistolar. ¡Su 'pluma exalta
el amor, con una inocencia!
Las palabras las lleva el viento,
pero las cartas son traidoras,
no dejan de hablar un momento,
son voces de todas las horas.

EL GRAN PREBOSTE.

IQ6

R

VMOR de risas. La fronda . . cruzan con paso sutil= dos tapadas,y la blonda -a,o, de sus mantillas enronda - con un misterio ti perfil.~
EL GRAN Pttl!BOSTE.

DoN GARGARABETE.
EL GRAN PREBOSTE,

DoN GARGARABETE.
EL GRAN PREBOSTE.

C

Allá van dos de zagalejo,
las caras con el rebocillo
muy cubiertas. Me llega el dejo
de un enredo de tapadillo.
¡Válgame Dios, una es la Reina!
No se irá sin darle un consejo.
Si acaso llora o se despeina,
vos tan terne.
¡Soy perro viejo!
¡Ingrata! ¡Perjura! ¡Traidora!
Es preciso llevarla el son.
Os ha tratado la Señora
igual que a la Constitución.

=

ON la ckiste,-a de soslayo - y un grito terrible m falsete
se
eclipsa Don Gargarabete o:. para no hacer un Dos de Mayo. -::;::.

�LA Pt tJ,MA

LA PLUMA
1, 1

~ESCENA

LA SEÑORA,
EL GRAN PREBOSTE.

LA SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.
!,.A SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE,
LA SEÑORA.

1111

1
1

' 1
1

EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑORA.

1

'",11

...

EL GRAN

'L palacio entre los ramajes o-&amp;o del jardín se muestra y recata; -.:.
tiembla invertida en los mirajes . . de las fuentes, su columna:a. ~

EL GRAN PREBOSTE.

,. ,

LA SEÑORA.

E

1

'

ti:t GRAN Pitnosn.

v ..

¿Adónde se encamina la Señora,
me pudiera decir?
No te lo digo
porque vas a reñirme.
¡A buena hora
os acuerdan mis rifíasl
Ven conmigo.
¿Pero adónde, Señora?
¡Ven y calla!
¡Sin saberlo no voyl
¡Qué terco eres!
A un baile de candil.
¿Y esa canalla?
¿Quieres que vayan solas dos mujeres?

=

E

PREBOSTE.

LA SKÑOR.A.

EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑORA.
EL GRAN PREJSOSTB.
LASEÑou.
EL GRAN P_REBOSTI.
LA SEÑORA.
EL GRAN PRnOSTE.
LA SEÑORA.

Et GRAN PREBOSTE.
fa. GRAN PREBOSTE.

EL GRAN PitEBOSTE.

LA SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.

LA SE~ORA.

A

MONADA la escolta cabecea .::-e- y bajo el cielo del jardín, levanta
una grotesca imagen de Y udea r.;:,. como aquel Paso de
Semana Santa~ que un indiano 1'8faló a mi aldea.~
108

=

¡No es sensato!
Mañana me presentas el decreto.
Hay Prensa, y puede darnos un mal rato.
Con la censura guardará el secreto.
¡Ya no hay nadie que crea sus embustes!
¡Ojalá fuera así!
¿Vienes conmigo?
Hay un asunto grave.
¡No me asustes!
Dos cartas que escribisteis a un amigo.
¿Y son, sin duda, comprometedoras?
¡Son cartas incendiarias!
¡No me cuentes!

¡Las cartas que escribimos las señoras

'N la sombra se inicia ia patrulla de jaques
que a Lucero del
Alba pidió Mari-Morena. ,.. Y en el claro de lun&lt;J los huecos meriñaques oo abren su rododendro sobre la blanca arena. ._
¿Pero sabéis, Señora, que en los bailes
de candil el Diablo hace las suyas?
¡No seas camastrón! ¡Harto los frailes
me cantan ese pliego de aleluyas!

¡lmagino que todo es una chanza!
¡Muy mal imaginado, señor mío!
Pues si alguno se entera de la danza
nos arman en las Cortes el gran lío.
Se disuelven las Cortes.

LA SEÑORA.

LA SEÑORA.

en cierto estado de delicuecentesl
¿Y qué piden por ellas los mambises?
¡La Mitra de Manila!
¿Dénde es eso?
Viene a caer allá por los palses
de Ultramar.
Les daremos ese hueso.
¡Y los vaticanistas son capaces
de arrancarnos los ojos!
rAy, qué empeño
por aguarme la noche! ¡Y qué incapaces
todos, para sacarme de un empeño!
Si no le das la Mitra, lo haces Duque,
Embajador, Ministro, General.

�LA PLUMA
EL GRAN PREB09I'E.
LA SEÑORA.

EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.

LA SEÑOR.A.
EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑOR.A.

EL GRANPuBOSTE.

L•- SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.

.

:Í...A SEÑORA.
EL GRA,, PREBOSTE.
LA SEÑORA.
EL GRAN PRBiOSTE.
LA SEÑORA
EL GRAN PREBOSTE.

LA SEÑORA
EL GRAN PREBOSTE.

LA SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑORA.
110

Mi amada Reina no se me en(urruque;
haremos a ese tuno concejal.
¡Dichosas cartas de un corazón tierno!
¿Y a quién van dirigidas?
Aún se ignora.
¡Yo escribo muy formal por el invierno!
¡Serán de este verano!
¡Son de ahora!
De ahora no son.
¡Se tratará de un timol
¡Y tú eres el gatera, el de pestaña,
el que las ve venir! ¡Valiente primo!
¡Mira que haberte dado esa castaila
No me enojara de que fuese engaño,
aun cuando la Señora me moteje.
Serán cartas antiguas.
Pero el dailo
lo hacen igual.
¿Y quién será ese peje?
De estudiante sopón lleva bayetas.
¡No pudiste buscarme amor más bajo!
Pensé fuera disfraz.
Las enjaretas
con un maravilloso desparpajo.
¡Es favor que me hacéis!
No seas irónico,
y dime alguna frase de esas cartas.
Vuestro verbo de amor es anacrónico
en la boca de un viejo.
¡Ya me hartas!
¡Quién puede retener en el meollo
aquel volcán de vuestro diccionario!
¡Dime, al menos, qué trazas tiene el po llol

LA PLUMA
EL GRAN 1&gt;.REBOSTE.
LA SESORA.

MARI-MORENA.
LA SEÑOR.A.

MARI-MORENA.
LA SEÑORA.
MARI-MORENA.
LA SEÑORA.
Mur MORENA.

EL GRAN PREBOSTE.

MARI-MORENA.
fu. GJtAN PREBOSTE.
MARI-MORENA.
EL GRAN PREBOSTE.

l&gt;ues las trazas de ser un perdulario.
Estoy por recordar, y cuando creo
que voy a conseguirlo, doy de bruces
y se_ me va la idea de paseo.
Man-Morena llega a darme luces.
¿Qué manda la Señora?
,
Llega, hija.
¿Tu recuerdas si tuve una novela
en un baile de Poi?
Un estudiante.

No estoy muy fija.

¡Ha sido en la Zarzuela!
¿Hubo algo, verdad?
Un ramalazo
sanguíneo, que os duró sólo tres días.
Ya me acuerdo, mujer, de aquel pelmazo
¡Qué memoria la tuya ea cosas mías!
.
¡Ramalazo ~e sangre! ¿Y no diquelas
lo l1_ue requiere el caso, Mariquilla?
¡Yo, no señor!
¡Un par de sanguijuelas!
¿Dónde, señor?
¡Sobre la rabadilla!

LA f

alrulla calamucana -=-:. ba:fo la luna hace .
,
JO de la fontana . . al zambullido de la
zzg-zas oc. y el esperana -=o hace ¡cltás! ~

VoCEs oa T.A PATRULLA. ¿Qué ocurre? Q
LUCERO.
A .
¿ ué sucede? ¡Preveaidosl
EL
¿ qu1é11 hay que diñár 1
GRAN PREB9STI!
¡Qué ab d
se a, Excelencia?
LA Sl!ÑO!lA.
"
sur o es éste!
Con tus alaridos
los despertaste, Y es la somnolencia.
111

�LA i&gt;L u1iA

l

t de rer
J. ,1,,ona -=-=- bermeja
'NFLA la luna los carrillos -:,c. y su caro~
de risa detona ,e-e- por encima de los negrillos. -

EL GRAN PREBOSTE.
LUCERO.

EL GRAN PREBOSTE.
MARI-MORENA.
EL GRAN PREBOSTE.

LUCERO.
EL GRAN PREBOSTE.
MARI-MORENA.
LA SENORA.

Guarde la buena gente cortesla.
Ha sido un sobresalto motivado
a tanto tener ojo en la vigia
de la Señora.
¡Ya me he penetrado!
¿No gasta usla reloj.&gt;
Lo gasto, pero
no lo saco de noche entre estos pillos.
1No hay uno que no sea un caballero!
l 1
¡un caballero de cortar bolsil os ?
¿Y por qué antojas tú saber la hora
Porque el baile ha de estar en su momento
y no debe perderlo la Señora.
.
¡Siempre tienes mi mismo pensam1entol

Divagación a (a (ua
de las candilejas. ==

.

L

,110 • ..,
VCERO se precia con toses de guar
=-c. Rie la comadre feltz Y
carnal - y un temblor cackondo le baja del papo a1 anca
fondona de yegug, 'real. Ven , Lucero, a mi lado, y dame rosca.
LA St!ÑORA.

EL GRAN PREBOSTE.
LA SEÑORA.
EL GRAN PREBOSTE.

L

¿Disolveré las Cortes?
1Ya lo creo!
¿No te di mi palabra?
¡Que otra mosca
no pique a la Señora en el paseo!

A luna desde su ventana -=-=- celeste, contempla _el ran~afe ...~ : .
salta bu1lona la rana-=-.:- en la lttz de un móvil enca¡e. .:-::
la
un volatin .,.. en
na l a arquesta _,_ los grillos o=- y kace la luna l'
cima de los negrillos, - que le sirven de trampa m. ,_

=

PIN DE LA JORNADA PRIMERA.

RAMON DBL VALLB-INCLAN
Il:Z

Espejo de costumbres llaman al teatro los retóricos. ¡Qué mucho si los
moralistas fruncen el entrecejo considerando los espectáculos al uso! Y no
es que yo quiera romper lanzas ni cañas en pro de ningún pudoroso bombero de servicio. La moralidad de mis reflexiones es muy otra.
Pornefandas que puedan parecer las costumbres reflejadas en la escena,
nunca lo serán tanto como la de llenar el público los teatros donde todo
mal gusto tiene hoy aberrado culto. Y si, por lo quf' de otras partes hemos visto o nos cuentan, la epidemia ha prendido en el mundo civilizado
en general, en España adquiere ya los mismos caracteres endémicos que la
grippe, pongo por universal azote.
Nunca como ahora ha habido tan poca afición al teatro. Basta considerar los innumerables que funcionan, incalificables todos, con pingües rendimientos, sin duda. Desde la altiva Princesa a la ruin pesquería de la
Chelito, por no citar sino los coliseos madrileños de que toman bárbaro
ejemplo los de provincias y América, no hay un solo lugar donde distraer el ánimo de las miserias cotidianas.
En España no hay teatro, con sobra de ellos. Faltan el autor dramático, el cómico y el público. Con el género chico ha desaparecido el último
vestigio de literatura teatral, siqaier fuera de baja estofa la de los saineteros que en estos tiempos de pan llevar acertaron todavía a crear una
generación de intérpretes y espectadores, en la fecha postrera de un teatro iniciado por el batihoja Lope de Rueda, y culminante en la producción dramática del XYlIJ.
8
lll

�LA PLUMA

ol
ITT''

La decadencia actual del espíritu público, el derrumbamiento de la
-sociedad española, el desolado ambiente en que se consume la burguesla
de la Restauración y la Regencia, adviértense sobre todo en los espectácu¡os. No soy de los que juzgan más triste que otro alguno el del Congreso
de los Diputados, ni más vergonzoso el de las corridas de toros. Peores
me parecen el oropel, la ñoñez, el caótico escándalo que infestan los escenarios; sobremanera abominables las infames mixtificaciones a que suele darse el nombre de uatr,s artistícos. Contra ese mercantilismo de
mala fe debemos esforzar la voz cuantos defendemos en el arte un patrimonio común del artista y el público.
Los llamados teatros de arte, de que no hemos tenido en España
sino tal cual parodia esporádica, nacieron varios lustros ha, en pleno éxito del realismo escénico francés, al triunfar en el Boulevard los autores y
actores educados en el Teatro Libre de Antoine. Surgieron entonces los
teatros de arte como protesta estética contra el verismo fin de siglo. Opusieron al naturalismo la estilización. Ello ha dado lugar al romanticismo

dec01 ativo de ahora.

..

Estos términos antagónicos no se:emplean aquí de una manera definitiva, ni se pretende con ellos clasificar estrictamente las últimas tendencias de las artes escénicas. Diferenciadas en esencia, aseméjanse muchas
veces en tantos detalles exteriores cuantas son las influencias recíprocas
entre las formas tradicionales y las modernísimas normas. Intento señalar tan sólo las manifestaciones que jalonan, en la época critica que vivimos, el camino del porvenir.
Wágner, con su concepto sinfónico de las bellas artes, puestas a contribución en el drama sin esa supeditación de valores, esa jerarqula que
presupone todo teatro cldsíco, inaugura en la segunda mitad del pasádo
siglo la confusión estética en que se afanan hoy vanamente_ los direc~o~es
de escenas &amp;rtísticas. Al querer fundir la plástica, la dramática y la mus1ca
en la suprema slntesis de Bayreuth, erige una nueva Babel. La pretendida
armonia degenera en tumulto. Perece la idea monstruosa y sólo el músico se salva.
De los despojos del wagnerismo, de la simiente esparcida aqul y allá
114

LA PLUMA

;J

por los vientos antiwagnerianos
.
Renace remozada la danza· Lo'1· geFrllllllnanl nuevos modos del arte teatral.
•
•
e u er sadora D
sentido musical a los antiguos cá
d'
uncan, prestan color y
ra Imperio y Antonia la Ar en:one~ e la estatuaria. En España, Pastoprodigiosa intuición a que s·g
oáa epuran el zapateado de tablao con
.
,
1rve m s que de
ñ
c1ón que les dispensan literatos
f
cose anza de acicate la atenbailes rusos.
y ar istas. Corren Europa en triunfo los
. ~l apogeo del ballet difunde la afición a 1
.
mfluJo en el arte dramát·
.
a pantomima decorativa cuyo
1co anuncia la bo
d
'
ahora relegado a unos cua t
.
ga e1 teatro artístico, hasta
. .
n os escenanos de Mos , d M .
el prestigio de los cuales debf
ás
cu, e umch, de Parls
•
ase m a su rareza q
fi
.
'
e d ucac16n estética del p 'bl"
L
ue a su e cac1a en la
u ico. os nombres d
R •
antagonista Gordon Craig i"lust
e un e1nhardt, o de su
•
ran una nueva mod p
, .
no, las vastas escenas y com licada m
. . a. ero en ultimo térmificticia sencillez del otro i
_aqumana teatral del uno, como la
la decoración sobre el te~t:~;:::t~cn:. inversión nefasta: el predominio de

¡.

. La restauración de la paz ofrece dil d
.
c1onado al teatro Por do .
l
ata o campo a la cunosidad del afi.
quier, sa vo en Espa~
d .
terés por ver de hallar el es ectá
na, ~e a vierte el mismo inpúblico removida por la gup
clulo corres~ond1ente a la sensibilidad del
erra Y a revoluc1ón E F
·
te, tenemos este año diversos
. n rancia, especialmendramaturgia de los ti"
ensayos teatrales, susceptibles de incubar la
.
empos nuevos. No suel
p
para tnvenciones arduas d
. ,
e ser arfs lugar adecuado
.
e mnguo orden en c
t
• .
na se eJercita. Fiel guardad
.
uan os 1a actividad humaora, en cambio de un t d" "6
ea grado sumo la facultad d d"
.
,
a ra 1c1 n crítica, posee
•¡
e 1scern1r y elabor
f.
•
m1 able, la primera materia a t' ti
.
ar, en orma fác1Imeote asifrancesas. Tal es su prioci
i~ c~ import~d~ de allende las fronteras
donde el ciudadano un·
pla v1prtu -tal as1m1smo su limitación-. Por
.
1versa , en arfs mejo
c1clopédico resumen de los I b t .
r que en otra parte, halla ena ora onos del mu 0 d 0 d
.
tura experimental.
Y e toda exótica aven-

t

. Asf, pues, vemos a Lugné-Poe reanud I
.
ve10te años con el c1·cto "b .
ar a labor emprendida hace
•
1 semano que ha co ft 'd
.
la temporada actual del teatro de 'z•o
ns i u1 o casi exclusivamente
euvre, amén de tal cual novedad de

�LA PLUMA

1

.1

'l

..

segundo orden. La representación de Casa de Muñeca, interpretada este
invierno por esa Nora, cuyo temperamento sólo admite parangón con el
patetismo de Eleonora Duse, por esa colaboradora póstuma del propio
Ibsen-he nombrado a Suzanne Despres-bastarfa para justificar la obra
de Lugué-Poe que persistente en una tradición propia, aunque un tanto
estricta, rehuye el gran público, limitando el número de espectadores de
su teatro, a semejanza de algunas sociedades inglesas importantísimas en
el movimiento dramático contemporáneo; práctica beneficiosa para suscitar
la comunicación entre el escenario y la sala, pero que puede degenerar en
una especie de pseudo aristocraciaartistica, perniciosa para el arte mismo.
Opuesto al pequeño teatro ideal de l'Oeuvre, Fermln Gemier, Shylock
imponderable en el Mercader de Venecia que poco antes de la guerra le
consagró entre los primeros directores de escena, propónese lograr esa
comunión de actores y público en la obra dramática que constituye la virtud esencial del teatro antiguo. \Jno de sus primeros empeños ha sido el
de romper el marco habitual de los escenarios, guiado de una opinión fecundísima en futuras posibilidades, ya que no cierta en su realización ac.
tual; la de que la escena imprime carácter y suscita un género obligado. Y
así, ensayando grandes representaciones con numerosas comparsas en que
figuran gimnastas y atletas, movidas con un criterio plástico y musical, con
amplia arquitectura por fondo, en el anfiteatro de un circo, pretende crear
un espectáculo que corresponda a la conciencia social contemporánea en
la misma medida que el teatro y los juegos de la antigüedad clásica resumían artísticamente el espíriru del pueblo congregado para presenciarlos.
Si el resultado no responde a la intención de Gémier, débese a un error
de concepto, hijo de la confusión wagneriana antes aludida. La decadencia del teatro no consiste tan sólo en el aislamiento material del escenario, en el alejamiento tradicional de la perspectiva, en el estrecho marco
de la embocadura usual. Prueba de ello es que Gémier, suprimiendo los
prejuicios exteriores de la ficción teatral, en las tres obras represeatadas
esta temporada bajo su dirección en el teatro Antoine y en el Circo de Invierno, ha roto la divisoria entre las tablas y la platea, ha hecho que en
diversos pasajes de la representación los personajes circulen por entre el
116

,

LA PLUMA
. público, e incluso reciten desde un palco·
tisfechos o no del espectáculo h
, y c?n todo, los espectadores, sa, an permanecido a1·eno I d
,
s a rama, sin abandonarse por un momento a la e mociº6 n comun
que Ge .
tar. Pero es que ni la Maria d. l C.
mier pretende suscide Murcie-, ni el Edi"o rl'11 'Ieabrmedn'.fide Feliú y Codina-A~jardlns
.
-r , -J
as, i uso que no ref d'd
ta Samt-Georges de Bouhélºier en un .,,also estil d
. un. i o por el poe•
la Gran Pastoral adaptada de 1
• o e misteno medioeval, ni
as representaciones
1
podían tener para el públi·co d p f
popu ares de Provenza
e ar s más que u · t é •
'
de teatro de la Naturaleza s·10 ., d
nin er s pintoresco. Mezcla
•
,on o natural de j
lí .
dio, de escena clásica sin tragedi 1
,
uegos o mpicos sin esta.
a, e ensayo de Gém ·
más, h fbndo producto de la confus'ó d l
ier es un monstruo,
El Vimx-Colombler-que d 1 i~l e as artes, no de su armonía.
inicia vict~riosamente una reac;ió: sal:d:~l~ue se alza toma su nombreponderancia de la obra dramát"
S d'
en los teatros de arte: la pre.
tea. u irector artísti J
presande de toda representac1'ó . t'ó .
co, acques Copeau,
n pie nea del lu
d 1
•
ma, Y encomienda a la luz y 1 .
gar e a acción del dra.esHlo del autor, el sugerimie:t~u~:~ad: los a~tores, fieles servidores del
absoluta, tal es el camino La b
ecoración. De no ser esa la verdad
·
o ra de arte no
l
.
cosmos, pero sf la sugestión qu 1 .
.
es a representación del
pectador para que éste co
e e .amsta eJerce sobre el ánimo del esta contemplación que aquélmlponfga ideCalmente los términos que faltan en
e O rece. uando el h b ·
nuevo el universo se pierde en l
. . . om re intenta crear de
bidurfa clásica.
e caos. La hm1tac1óo es fuente de toda sa .

;.e

. El teatro del Vieuz-Colombler quizá adol
.
literaria, capaz de reducir verbi
.
ezca de excesiva contención
ámbitos de la catedral gó't·
glrac1a, el a~to sacramental propio para los
ica a as comedidas
·
.
proporciones de una capiUa protestante. Acaso Shak
espeare necesite más lib
d
con el vulgo, que no el tono en d
¡
erta , más contacto
tores harto cultos; tal ve h
emas a erudito y meticuloso de unos acque el austero recogimie:toa~a ~eo~ster el tabladillo al aire libre, mejor
ción de su nombre s·
be a se ecta asamblea educada en la venera•
Colombier paréce~e 110 e; argo de lo cual, la orientación del Vieuxtioción de géneros y ta s aclerlt~da, en cuanto implica ante todo la disco a 1teratura dramática.

7e

117

�LA PLUMA

~,

.· li!

;,¡

Más audaz, aunque menos consistente, existe ya en germen un teatro
futurista, es decir, que mira al porvenir. Sólo un espectáculo-concert ha
dado hasta ahora bajo la dirección del esteta Jean Cocteau. Hace ya
unos años, Marinetti-que ensaya hoy en Italia un teatro sumamente sintético, de acción quintaesenciada-proclamó en delirante programa la
supremacia del music-hall, expresión purísima, a su entender, del arte teatral contemporáneo. El intento de Cocteau y sus amigos, influido de los
bailes rusos, de las teorías de Gordon Craig acerca de la inferioridad de
la mímica del actor respecto a la máscara, y del marinettismo susodicho,
ha tenido brillante [realización, merced al apoyo de los ricos de pronto
y a los intérpretes de la pantomima, escogidos entre los mejores acróbatas y payasos, finamente caracterizados con grotescas cabezas de cartón,
y adiestrados en una mecanización humorística de verdadera gracia decadente. Porque, en último término, semejantes modos de arte revelan un
espíritu aristócrata gastado en agudas elucubraciones escépticas. La época
critica que el mundo atraviesa exige la creación de ese teatro social,
que de antaño apunta en diferentes tentativas. Tal se proponen las Fiestas
del Pueblo, organizadas recientemente en París con progr~as musicales
propios para grandes multitudes. En el pasado abril, los coros_de obreros
y la orquesta formados por monsieur Doyen bajo su batuta, interpreta·
ban en la sala del Trocadero la Novena Sinfonía ante una muchedumbre
fervorosa.
En España, la Escuela Aueva de educación socialista ensaya un teatro
fundado en el mismo criterio por que se rigen actualmente las escenas
efidalu de la República rusa. Pues que todo nuevo teatr_o propónese. ~l
renacimiento del drama legendario, de los graµdes mitos, cifra de cada c1v1lización, en tanto no surge el poeta trágico capaz de plaamar la historia
de su tiempo, menester será levantar el ánimo público con las representaciones heroicas de los tiempos caducos. Y que los grandes griegos, el
inglés único, los monstruosos españoles, los claros franceses, los ro~ánticos alemanes, el noruego fuerte, los rusos delirantes, abran caIWno al
futuro.
La reciente representación de Un enemigo del pueblo, de Ibsen, interu8

LA PLUMA
pretado por actores bisoños, ante un público popular, en el Teatro Español, con motivo del último Congreso de la Unión General de Trabajadores, ha revelado hasta qué punto es fácil la regeneración de nuestra
escen.a a base de.actores y espectadores no contaminados por el ambiente.
.Mientras subsista la organización actual de la sociedad, corresponde al
artista ~antener el fuego sagrado del arte puro, es decir, trascendente. Ha
de suscit~r la creación del tipo cómico universal, en el espectáculo de
cuya pasión purgue la Humanidad su afán, el Arlequín, el don Juan, el
Char~ot. Para ello es preciso luchar sin tregua contra el rebajamiento in~uStnal del teatro. Hay que orear la escena, organizar espectáculos al aire libre, fundar cooperativas de cómicos y autores en sustitución de las empresas explotadoras del negocio teatral, reeducar al cómico y al espectador libertándolos de los hábitos adquiridos en una rutina ayuna de ideal.
~ordon C.raig pr?pone como remedio la sustitución del actor, que humaniza excesivamente las proporciones y el tono de la obra dramática por
I
.
•
'
.ª manoneta mgrávida. Entre nosotros, D. Ramón del Valle-Inclán cuya
Juvent ud mtenor
·
· reverdece a cada primavera, ensaya con mano maestra
'
e.n su teatro la farsa heroica fuera del tiempo y el espacio de los escenanos actuales. Se habla de la posibilidad de contratar por una temporada
el Teatro del Pic,o'·
.
.
~· ~z, d e R orna, cuyas r~presentac1ones
descubnrían
como
antaño, los b a1·1es rusos, nuevos horizontes
.
'
a nuestros ojos cansados
de
tanta pobretería y desamparo artísticos.
'
. Pero nunca se insistirá bastante sobre la necesidad de fijar bien los térmmos y señalar difierenc1as,
·
· ·
.
en ev1tac1ón
de las confus10nes
a que suele
dar lugar nuestra ignorancia de las cosas más elementales. Hay que tener
: cuenta que en Madrid, donde no halla empresario para sus obras don
iguel de Unamuno, se llama todavía teatro popular al ~·an &lt;ros!. de
J,.
J•
,
Joaquín fficenta (padre), que aún se forman Compañías capaces
de representar los dramas imberbes de Joaquín Dicenta (hijo) y que de cuando en
cuando se e tr
.
.
'
. '
,
s ena, con pretensiones de renovación artística, una tragedia
del Sr. Grau.

C. RIVAS CHBRIP.

�.~.....:••-,•Mltt•Ye7. . . . .~........ ~ ~ - - - - • • ._

Poloo de Otoñ
...,. . .

............................,...•• •.I.

.... -~·--•"-~

I
Alza el viento otoñal sobre la lierra
potvo que antaño palpz"tó de vida,
y la nube reseca nos convz'da
-memento-a meditar; pero se cierra
con los ofos la mente, que en la guerra
no hay que pensar en paz, y la partz'da
sz'endo a muerte, la muerte el alma olvida
y a luchar por luchar no más se aferra.
Diríase que el corazón del mundo
se paró de latir, y en un momento
bafo el pálz'do cielo moribundo
nos llama al polvo seco el bafo vúnto
con sz'lbo de agonía gemebundo
en ocaso de otoño amarillento.

II
Es ocaso de otoño; dulcemente
va el río-una ola sola, llana y lenta120

LA Pi.UMA
llevándose la manta amarz·llenta
de las hofas que el viento del poniente
arranca de los chopos; contra elpuente
presa el agua entre pt'edras se lamenta
y el sol al enterrarse la ensangrienta
de luz; el delo pésame en la frente.
Las horas todas son una sola hora,
hora amarilla y tierna, hora de ocaso,
tinta en sangre que presto se evapora;
abierto al delo el corazón es vaso
donde la noche su rocío llora
cuando nos abre, al fin, el postrer paso

III
Postrer paso que vienes de ta cuna,
vas cediendo ya al canto que te briza;
el viento del otoño al agua rzza
con rzzo en que se rompe de la luna,
.que nace llena-¡espefo de fortuna!-,
el retrato en el agua; se agudiza
el oído al silencio y se enhechiza
d alma, lz'bre de z'lusz'ón alguna.
En este atardecer del tardo octubre
terrz'ble paz espesa, zrrespz'rable,
121

�LA PLUMA

como polvo de plomo el cielo cubre;
el mundo calla para que nos hable
este viento otoñal que nos descubre
las heces del reposo inacabable.

1 11

•
IV
Del fondo del reposo que no acaba
brotaste, mi alma llena, a contemplarte
sola y desnuda de universo, aparte
de la vida de muerte que se traba
con el polvo otoñal; se coronaba
de almas el cielo-espefo-al asomarte
y era el espefo celes#al del arte
tu creación, de que te hiciste esclava.
Pronto otra vez desnuda, tse testigo
potvo i·nerte ha de hacérsete, y el poso
de ese polvo será tu último abrigo,
quieto, mudo, i·ntangi·ble y tenebroso,
y a él llevarás lo que nació contigo
y arma fué de tu lucha y blanco)! coso.

...

MIGUBL DB UNAMUNO
Salamanca 24-9-1919

quía musical de Amécica
o

indigenismo y eut?ope1~ac1on
.,

., JI

D

de una temporada de orientalismo agudo y de más largo·
tiempo aún de orientalismo más tranquilo-y más convencional-,
comienza a quererse en la música un color «occidental• que no sabemos
todavía con clarid~d qué es lo que sea, pero que no nos ilusiona demasiado si lo que se entiende por «occidental&gt; en música es poco más o
menos el «color europeo&gt; con que se distinguieron siempre las consecuencias del germanismo musical.
ESPUÉS

Precisamente este exceso de europeización fué lo que provocó la•
reacción orientalista. Los pueblos que tenían música de un color propio
se resistían bastante bien a la intrusión germánica. Ésta se verificaba en
los planos pretendidamente superiores de la actividad artística de cada·
País; es decir, que los músicos so{-disants sabios, debían serlo por hacer
música alemanizante. No así los compositores de menor cuantía, que se •
refugiaban en la música popular. Tenidos en menos, gozaban, en cambio,
de los beneficios de la inmunidad. Y, por eso, cuando los efectos de la
inoculación germana se dejaron sentir con violencia y cuando, para antL.

12.1
123

�LA PLUMA

..

doto de ella, se pregonó el «nacionalismo», fueron aquellos músicos
menospreciados quienes se convirtieron en modelos para la gente que
vino después.
Tal fué lo ocurrido en Rusia. Munich y Leipzig se habían colado en la
vida musical rusa con grandes aires de plancheta; pero la reacción fué
fuerte y aquellos músicos rusos que hadan «música para cocheros» limpiaron bien el ambiente viciado. Como abrieron las puertas de Oriente,
todo un mundo nuevo de color, de melodía, de ritmos se derramó por su
país como una avalancha, y tan grande, que no sólo los inundó a ellos
sino que se extendió por toda Europa, tan beneficiosamente como un
desbordamiento del Nilo.
Estas curas de exotismo son remedios admirables, pero son remedios
heroicos: a vida o a muerte. Hay que reaccionar pronto; si no, se sucumbe.
Y Europa, después de asimilarse todo ese orientalismo, se afirmó vigorosamente en un retoñar simultáneo del arte musical de cada una de esas
naciones.
Y por eso se habla ahora-como consecuencia de ese impulso- de
buscar algo que pueda considerarse como típicamente occidentalista.
No sin peligro, porque el exagerado creerá necesario para mostrarse
«occidentalista&gt; el abominar del orientalismo anterior y caerá en un cerebralismo seco y frio, casi peor que el germanismo aquel que aborreda. El
occidentalismo nuevo paréceme que lleva malas trazas. Ya lo examinaremos en otra ocasión. Pero por el momento pensamos: ¿y si este movimiento hacia Occidente fuese tan vivo que impulsase a los músicos más
allá del Atlántico? Pues he aquí una nueva cura de exotismo que podría
volver a atemperarnos.
.
-Siempre y cuando que América fuese considerada como cosa exótica y no como la sucursal de Europa. (Artísticamente, a lo menos.)
Ahora bien, habría que decir a los americanos: Si nosotros hemo~ de
ir a buscaros, haced el favor de no venir a nuestro encuentro. Amencanizaos bien vosotros mismos, evitad las inoculaciones europeas.
Yo creo que esto lo sienten ya algunos músicos del doble continente.
,Hay aún muchos que con la cara negra o los rasgos aztecas se ponen cuello
124

LA PLUMA
planchado y fabrican música europea. 1Qué error profundo! ¡Como si no
fuera mucho más interesante ser negro o ser azteca! Mientras que Darius
Milhaud hace un coktail de ritmos del •quartier chocolat• neoyorquino
y de machichas auténticamente negro-brasileñas, pues hay cada ColeridgeTaylor que sueña con los ciclismos franckistas y canta a Hyawatha con
un romanticismo alemán que da tristeza. ¡Si a lo menos nos hubieran
sabido hacer un romanticismo longfellowiano, menos mal! Para el norteamericano de los Estados interiores, una música basada en las costumbres
aviejadas de esos Estados podría ser un buen descubrimiento. Encontrar
hoy la sensibilidad de hace un siglo y sus modas, 1qué cosa interesante!
. Más aún los negros auténticos, cuya música es prodigiosamente sugestiva: (Desde Dvorak hasta nuestros días de cabaret, el negrismo nos ha
enviado buenas cantidades de •color&gt; a los europeos.) Mayor confianza tenemos en Henry T. Burleigh y en Will Marion Cook, con sus «espirituales»,
tan llen~s de carácter y de fuerza-alegría y nostalgia en rara y exquisita
proporción-que en compolsitores como Charles-Martín Loeffler, que
ponen en música a Maeterlink (La Morte de Tintangiles), siquiera Loeffler
sea,con Parker-Carpénter y alguno más,un compositor muy distinguido.
El peor de los males musicales de los Estados U nidos es su furiosa
importación. Sus revistas de comercio musical dan vértigos a fuerza de
retratos, reclamos, bombos zepelinescos y la más absoluta vaciedad en el
fondo. Aunque desfila por todos sus Estados una tropa de virtuosos de
toda calaña, la labor de un Kurt Schindler, por ejemplo, haciendo cantar
~úsica regional, música negra, música de todos los países de Europa que
tienen algún carácter-España, Escandinavia, Rusia, Irlanda...-es mucho
más sana y más fecunda. Si la iniciativa cundiese por el interior de la gran
república podríamos ver multiplicados ejemplos análogos a la colección
de • Viejas canciones inglesas en los Appallachias del Norte&gt; y a colecciones de música indígena.
***
Esa riqueza indígena parece ser extraordinariamente grande en Méjico~
Algunos escritores como Manuel M. Ponce han hecho estudios interesan125

�LA PLUMA

..

,tes que nos informan de los bailes y tonadas que llegados de Europa
hacia el siglo xvm se aclimataron allí, mientras que se perdieron o poco
menos en España. Tal el «jarabe• descendiente probable de nuestro «zapateado• 0 de las «seguidillas» manchegas, mientras que hacia la costa, los
«&lt;lanzones•, «tangos• y «guajiras•, parecen haberles llegado de Cuba. La
vida musical de Méjico es hoy bastante activa. Conocemos los nombres
de muchos compositores y críticos. Escriben música y escriben artículos
que parecen di-stinados a demostrar que alli no s~ les pasa ~ada_ de lo que
,corre por Europa. ¡Lástima que esta preocupación les d1stra1ga en su
interés de lo que queda quieto allá al fondo de su tierra! En los libritos
que escriben leemos mucho sobre Beethoven, sobre Chopín, sobre Mussorgsky inclusive, junto a una constante loa a la_ músic_a. universal. ~l d~a
que la señorita Alba Herrera Ogazón pueda añadir a su mteresante h1stona
del arte musical mejicano un capítulo dedicado a los «músicos autóctonos•
(passtz le mot...) nos alegraremos vivamente.
.
¡Y cómo debe sonar esa manigua antillana! Cuba y Santo Dommgo
tienen una riqueza espléndida en música indígena, de un carácter y de una
originalidad potentemente acentuada, algun?s ~e cuyos acen~os no n~s
son desconocidos a las gentes de Europa, s1 bien se hayan ido desvirtuando a lo largo de nuestras costumbres coloniales. Ni Persia ni Arabia
•tienen más vivos colores ni más deliciosas inflexiones, ni ritmos más insinuantes1 ni timbres instrumentales más llenos de sugestiones. Un músico
genial y sin educación sofística podría crear con ellos algo tan rico y tan
, espléndido como un Borodino o un Rímsky...
.
.
Las Repúblicas Centrales reconstruirián a buen seguro una preh1stona
musical si estudiasen los instrumentos indígenas encontrados, y aun hoy
si vigilasen las costumbres musicales de sus indiÓs. La músic~ i~cásica, de
la que algo se ha recogido, está llena de interés, y las descnpc1ones qu_e
.se nos hacen de sus danzas y de sus instrumentos populares. En el Peru,
algunas colecciones de • Yaravies• quiteños han servido a compositores
españoles, y creemos que a alguno de su país. En cambio :n Santo
Domingo, junto a la «media tuna• y al «punto y llanto•, acompanados por
«cuatro• (guitarras pequeñas), al aristocrático «galeron• y al «zapateo»,
120

LA PLUMA
-~~rente del'd: Cuba, se encuentran aú::i en vigor los «areitos» típicamente
indios... También la «danza» de Santo Domingo, aun semejante a la habanera, conserva su original irregularidad rítmica. Muchos músicos dominicanos-la educación musical en Santo Domingo fué con la universitaria la
más antigua de América-ensayaron a llevar la «danza• al terreno artístico, Y muchos nombres sobresalieron en ese empeño, llevando la • danza
tropical» a Méjico, a Cuba (donde cedió su puesto al «danzón» de ritmo
más monótono y elemental) y a Colombia, donde se mezcló con el «bambuco» (otro pariente cercano de la habanera), a las «cumbias• características de los negros de la costa, a los •pasillos» y demás típicas canciones
-de los llanos Y a los ligeros «torbellinos» netamente colombianos y uno
de los más claros ejemplos del primitivismo constructivo en la músita
popular.
Algunas muestras de la música cultista de Chile han figurado en programas dedicados exclusivamente a músicos argentinos. Hoy es probablement: la Argentina la República que más trabaja por asimilarse en sus producci~nes «de arte• el canto pampero; pero es, creemos, la más pobre en
melodta popular. •Gatos» y «vidalitas» animan la ya abundante cantidad
de ~úsica debida a artistas del país que alternan en los programas de la
Sociedad Nacional de Música de Buenos Aires, quienes siguen ávidamente el movimiento de renovación musical de Europa y vigilan el rumbo
de las nuevas tendencias. Y como éstas son francamente contrarias a los
viejos dogmatismos, a los anquilosados criterios y a los formalismos caducos es seguro que la mejor lección que sacarán de ello será la de comprobar que es dentro de la misma América donde sus musas tienen el refugio.
Para ellos Y para nosotros, entre la decrépita Euterpe de nuestras longitudes Y la virgen musa cobriza inca, azteca o araucana, la elección no
parece dudosa.

ADOLFO SALAZAR

127

�LA PLÚMÁ
las otras! Algún día hablaremos de ellas.) Tengo todo eso que he dicho,
y tengo más: tengo cuatro veraneos en el magín y todos tiran de mí con

furia.

Ct?ónieas

dé "la Dame de
,Cuándo se va usted2 o el
vet?aneo de Bucidán. ~
. tos de conversación, todavía los ojos
no llevamos tres mmhu
·do por entero en ese exa.
. n nos habla no nos an recorn
'
.
e qw: .d
hostil sobre todo de las mujeres, que le deJa a u~o,
men r p1 o y
'
. d
ced de la sonrisa de aprobación
a no ser que toro!! la misma acti~~ ': ~::tiva y ya salta la irritante prepasajera o del signo de compas1 n e
,
gunta:
-¿Cuándo se va USt ed?
lo diga desde el
0
Porque es necesario que uno se lmharche&lt;Íici:e ~:n veces a la misma
.
d calor y aunque se e aya
. .
pnmer asomo e
,
b
firme de las conv1cc10-·
persona la fecha fijada, como para compro ar 1o
nes, nunca deja de preguntar:
.

T

•

ODAVÍA

d

-¿Cuándo se va usted?
.
rta A cualquier parte fuera de
Cuándo y no adónde. Esto poco impo .
Madrid. Al cabo Norte o a Pozuelo:
' y o sé cuándo, porque no sé·
Yo yo no sé cuándo he de irme.
n
.
la
, ···.
un kilométrico intacto; unos ahorrillos, porque. soy
adonde ir. T:ngo . ,
. . libertad tan completa, que m se me
escritora me1or retnbu1?~ que e(Px1ste, las otras?, se me preguntará. ¡Ah,.
ocurre pensar en el femm1smo. ero, ¿y
128

Oeeaneo oasc.J
La babia es de juguete; la playa, también. Pero el puerto, ría adentro,
es una cosa seria. Negra, apestosa como todo lo serio. Sobre la bahía de
jyguete, unas montañas, las únicas salidas al mundo, por donde va la carretera. Aquel lado, a la estación. Por allí viene, bamboleándose, cargado
de gentes, de baúles y cajas y de más gentes encima de las cajas y de los
baúles, el automóvil grande, a dejar en la plaza unos veraneantes afanosos, En los días de fiesta hay música en la plaza y los bailarines van y viene]J sueltos, altas las manos, de un lado para otro, con una rapidez convulsiva; primero se agitan los más cercanos al quiosco de la música; luego
· los inmediatos; y así se van contagiando, de grupo en grupo, todos, hasta
los chiquillos en los alrededores, como una aureola de la danza. La noche
es tranquila. Una voz de barítono en la fonda. Quizá, por la otra carretera, los vivos focos de un automóvil rápido. En las bajas sidrerías un doble
coro marinero. Y las luces del muelle, trazando la limpia curva, todas
iguales, menos las dos de la boca, más altas y de más profundo reflejo,
una verde, otra roja.

'

Oeeaneo leoantino
Sin movimiento, se suda. La tierra un horno, el mar un ascua, el cielo
como la imagen de la impiedad. Hay que tener cerrados los postigos, vestir trajes leves, conservar el abanico en la mano, poner los ojos en el cantarillo rezumante. Se van muriendo las moscas sobre el papel vinoso; parece que todas las del mundo vienen a ver morir a las elegidas por el destino. A lo lejos, el cabo se mete en el mar, coronado de pinos de alta
copa; la mirada cala el pinar por entre los troncos. Al anochecer, bajo las
frondas negras hay un incendio que no las consume. Por la parte llana,
9

�LÁ PLUMA
LA PLUMA
una nube de polvo es la carretera; dos palmeras, un huerto, una palmera,
otro. Nada más se levanta del suelo. Todo el día es una larga espera de la
noche divina, sin rumor, con todas las estrellas arriba, o en el plenilunio,
con una lechosa claridad que penetra hasta los huesos y deja transparente el alma, perdida, con la luz, en el cielo, en la tierra y en el mar.

Oe eaneo bl!itánieo

~

,¡
·11!•

.1....,.,,,,
111

,:111 ~

1
..

Pero aquí ¿no hay tierra? Suave felpa verde es el suelo combo; verde
la luz de las enramadas espesas, verde el rfo cortés, casi artificial. No hay
más que dos colores, el verde y el blanco: son blancas las canoas, blancos
los trajes de sport, blancas las aves, que al posarse en el cesped parecen
más blancas todavía. Y un cielo que no se atreve a ser azul, que no logra
ser verde o blanco y se mantiene gris, neutral. Los amigos recién afeitados, al aire los antebrazos musculosos, hechos a la raqueta y al rem~, las
sonrosadas amigas de rubio pelo y boca chiquita, del tamaño de una pasta para el te, y capaz, sin embargo, de tragarse, entero, un ensangrentado
rosbif, me aguardan. Y va volando la canoa por el río tardo, impelida por
el rítmico esfuerzo unánime, y salta la pelota casi rasando la red, y ·,asa
la bandeja substanciosa, complemento del trabajo abrasador, y la carne
roja pasa en el plato. Deporte, alimento, salud. Todo lo demás es cortesía.

Oe.eaneo septcmtrional
Dejamos el fijord de Trondhjem a bordo de un recio bergantín-el

Bjornstjerne o el Kong Haakon-y vamos, como los. vikings, hacia el botín, en demanda del sol de media noche. La costa, como partida a golpes
de hacha. El mar, como un mediterráne0. El crepúsculo lento, lento, lento. Conversación erizada de nombres raros, que luego correspoden a lo
más sencillo, a lo más patriarcal. Y, compañeros inseparables, los prismáticos. Todo Julio Veme renace en nuestra memoria; ¿habrá pemmícan suficiente a bordo? ¿Nos veremos atacados por el escorbuto? Y este aire, que
130

ho podríamos soportar más que aquf y en 1
ta, duro, el verano... Un día se a b, 1 e ~ue, a pesar de todo, palpi.
ca a e contmente· 1
claro; a tierra; más más arriba El k d k
.
, e mar se abre, más
'
·
o a , el hbro de
ver lo que nunca hemos visto.
apuntes ... Vamos a

* **

Estos son los cuatro paisajes que tiran de mf
.
potros de fuego. No sé cuál preferir Al l d d , descuartizándome, como
Buridán, que se muere de hamb É.l
a o e los potros veo al asno de
re.
se muere de h b
ceur se queda en la corte.
am re y la Dame de

e

Pero no se lo digan a nadie, por n·10S•••

LA DAMB DB CCEUR

li.tS OtOlet~s
Cuando en los huertos paternos vivía yo au'n
.
u ·
b
,
Y mz seno

P ro ignora a el ajan y las venganzas de amor,

una mujer tras la cerca pasaba a menudo· vol ,
lueo-o , 'l',,
,
vza
º mas pa zua, y eran como violetas sus ojoJ.
Mazos de violetas eran ba7J·o las ce1·as s
.
D'.
J
us OJOS.
z;e: ¿Por qué has de volver todas las tardes asír
Dijo, riendo: Un día sabrás este dulce mi., .
Nada
s,erzo.
en eI mundo es tan dulce: Y esto te basta por hoy.
Luego se fué sonriente. Yo busco lafiuente Y m
.
todos l d'
,
e mzro
os zas, por ver las violetas brotar
.
.

GWSBPPB LIPPARINI
(Tr. de B. D-C.)
131

�LA PLUMA
As( tendrá una continuación la maravilla del Exodo.
Hasta pronto, pues, y ah( le envio eso para la revista.
Suylsimo siempre.-Rubén.

Número 3.

Pata los amigos de Rubén Dacio
el primer número de L., PLUMA dimos cuenta de ~na pequeña cole~ci6n
de cartas de Rubén Darío, publicada por V. Garc1a Calder6~ en P~ns.
A título de colaboración, para la nueva edición de ese ep1stolano, publicamos once cartas de Rubén Darío a Amado Nervo, encontradas entre los
papeles de éste.
A. R.
N

E

Carias de Rubén Oa1?1o

De París a México.-Par!s 28 junio 1904.
Querido Amado: Estas Hneas son un post-scriptum de mi carta de ayer.
El articulo enviado servirá de prólogo a un (tachado: «pequeño•)
volumen de versos de Blanco-Fombona, titulado Pequdia Opera Lírica.
Vale et me ama.-Rubln.

Número 4.
Parls II noviembre 1905.
Mi siempre querido y admirado Amado: Fué en verdad una mala ocurrencia de la suerte el que, estando en España juntos, no 001 hayamos visto.

Número 1.

Su carta me ha traído su recuerdo y una prueba más de una de las
pocas amistades, entre iguales, que yo haya encontrado.
Mentalmente, es inútil que le diga que le he seguido a través de tiempo
y espacio, y que veo en usted al más admirable, sin discusión, de nuestros
poetas.

De Madrid a México.-(Recibida en México _el 21 de febrero de 1904)
Al Sr. D. Amado Nervo.-México.-Mi quendo poe_ta: Le ~ando_ un
O Estoy aqui con Francisca. He tenido un chico que tiene siete
gran ab raz •
·
b ·¡ y le
meses.-Me Voy a Africa • y estaré en París de vuelta en a n . - a
escribiré largo y cosas.-Ri,bén.

Su coto no es pequeño como usted dice. Caben en él montes y lagos
de la más pura belleza, que yo me he complacido en visitar.
Ya nos veremos, porque estamos a un paso.
No me deje de escribir cuando pueda.
Le abraza, Rubén.-Francisca le envia sus buenos saludos.

Número 2.

Número 5.

De Paris a México.-30,.rue Feydeau.-Parls, Junio 27, 1904.
Querido Amado: ¡Un gran abrazo! ¡Me dice Quintanilla que usted ven·
drá pronto! ¡Soberano!

30, rue Feydeau.-Paris 16 abril 19()6.
Querido Amado: Siquiera un saludo, ya que me encuentro relativamente mejor de mi dolencia. Acabo de leer dos preciosas cosas suyas en
los dos últimos nümeros de la .Revista Moderna.

a Amado ~evo + + +
•

132

133

�LA PLUMA

LA PLUMA
¿Cómo sigue usted? Ye tengo grandes ganas de ir a Madrid para que
hablemos¡ largamente. ¿Cómo sigue eso? ¿Publicó Chocano su libro? ¿Qué
«potins&gt; nuevos hay? París, por su parte, goza de su primavera.
Le abraza su, R. Dario.-.-¿Sabe usted si V. Vila está en la corte?

Número 6.
7 octubre 1909.
Querido Amado: Recibí su «mot&gt; a mi vuelta de París, donde he
pasado cerca de un mes. ¡Viaje indispensable!
Cuando quiera echar un párrafo, venga a la calle Claudio Coello, 60
-señas sólo para usted-, de preferencia por la tarde, tempran_o. Y quiero
saber también cuál es su hora en su casa.-Muy suyo siempre, R. Darío.

Número 7.
Claudio Coello, 6o.
Querido amigo: Voy a partir definitivamente dentro de poco, y antes
de irme tendría gusto en verle y despedirme. Me encontrará usted a cualquier hora. Suyo afectísimo, R. Dan.o.

Número 8.

' .,

(En papel del Mundial Mag-azz·ne.)
París 3 julio xgn.-Sr. D. Amado Nervo, Madrid.
Mi &lt;:J.Uerido Amado: Vamos siguiendo con Mundtal. ¿Cuándo me envía un cuento o versos? Mándeme cosas. Cuentos ·sobre todo. Harl
pagar al recz'bír.
¿Cómo lo trata el «Nuevo&gt; México? Yo, de mí, no sé nada aún. Más
bien malos barruntos, según algo que hablamos con Gamboa. Ya veremos.
¿Conoce usted al npevo Ministro de Instrucción Pública?
No he recibido los ntmeros de Revista Moderna. De todos modos, que
no nos traten tan duro, que no hemos hecho ná.
«Au revoir&gt;. Suyo afectísimo, R. Darío,

Número 9.
(En papel del Mundial.)
4 rue Herschel.-Paris 8 septiembre 19n.
Querido Amado: Sus Filosofías me encantan, y es, sobre todo, porque las mias son muy semejantes. Nos encontramos ante las cosas, y cambiamos una mirada de vaga iniciación.
A lo práctico: ¿Querria usted escribir una de esas «cosas&gt;, pero con
destinación plutot femenina, para Elegancías? Además de esto, ¿cuánto
cobraría usted si fuese esa colaboración fija, una página para cada número?
Esto es, dos al mes. Si ello está dentro del presupuesto de la Administración, crea usted que el «affaire&gt; está hecho. Y comience a enviar.
¿Es cierto que Pichardo ha desaparecido? ¿Qué hay de eso?
Su afectísimo y viejo amigo, R. Darío.

Número 10.
(Papel de Mundial-Elegancias.)
133, rue Michel Ange.
Querido Amado: Recibí sus nuevos versos. Ya vería los otros publicados. «Ella&gt; le inspirará más, igualmente bellos.
Un ruego: hágame el favor de averiguar si el Gobierno de Nicaragua¡a quien envié una nota conminatorial-en vez de enviarme a mí mis cartas de retiro, las ha remitido al Gobierno español. Le digo esto, entre
otras cosas, para saber si no me registrarán mi equipaje aún ... Es decir: si
sigo siendo tenido como miembro del Cuerpo diplomático en España.
El 25 salgo para Barcelona; diez días después estaré en Madrid. ¡Ya
nos veremos! Muy suyo, R. Darlo.

Número 11.
(Papel de Mundíal-Eiegancz'as.)
133, rue Michel Ange.
Excmo. Sr. D. Amado Nervo, Encargado de Negocfos de México,
Madrid,

�4A PLUMA
Mi querido Amado: No he podido antes de ahora anunciarle mi venida. Espero que haya algo de más calma en su justa tristeza.
Estamos muy gozosos de su continua colaboracién en Mundial y
cElegancias•, y esperamos se sirva seguir favoreciéndonos.
Durante mi viaje, tuve el pesar de saber la muerte de D. Justo. Sentí
no estar en París para que Mundi'al hubiera hecho el homenaje que aquel
buen maestro se merecía.
Querido Amado, mándeme sus bellos versos y sus lindas prosas.
No se extrañe de que esta carta no vaya escrita por mí, pues me
encuentro en este momento en cama, sufriendo una de aquellas crisis que
usted conoce, desde nuestra antigua intimidad.
.
Soy, mi querido Amado, su amigo de siempre, Rubén Darío.
París 28 diciembre 1912.

llBROS y ReOtStAS
Ramón del Valle-Inclán.-Divinas palabras.~ragicomedia de aldea. Opera Omnia. Vol. XVII.

PO€MAS oe CtRCUJ'lSíAJ'{ClAS PR0SAlCAS
es

UttA fACtUAA

..

Sueño roto por el Extraño
-tan pertinaz ante la puerta,
inmóvil quizá todo un mio
en su tintineante alerta
si de un vuelo no despestaño
la pupila en el alba muerta-:
reverencia al sabio e.rmitañB,
durmiente en su cueva sin puerta,
sueño roto por el Extraño.

JORGB GUILLBN
136

Don Ram6n del Valle-lnclán ha avalorado la edición en curso de sus obras
completas con esta tragicomedia que s6lo conocíamos, ridículamente mutilada,
con un criterio de sábado blanco, al publicarse antaño en El Sol. La obra ahora
aparece restituida en las frases y pasajes que la irrespetuosa direcci6n del periódico consider6 necesario supri11J.ir entonce¡;_
Un primer impulso reflexivo muévenos, sobre todo, a comparar las nuevas
lecturas que Valle-lnclán nos ofrece con el resto de la producción española actual. Contingencias, sin duda, del mercado de libros, han decidido en estos últimos años a coleccionar en serie sus obras, a escritores en plena madurez,
cuyo propósito no puede ser en modo alguno el dar su labor por cumplida, con
proporcionar al lector una visi6n de conjunto, que induce, desde luego, a la
crítica definitiva. La circunstancia, sin embargo, de pertenecer esos escritores
la generacz"ón del 98, obligado jalón en la Historia de España, y en la litera.
na por ende, ayuda a considerar semejante empeño editorial, como ese a
modo de público examen de conciencia, que corona con la numeración de sus
obras la vida activa del literato.
. En efecto, las recopilaciones de Azorín, de Pío Baroja, sugieren cuándo la
idea de caducidad, de agostamiento progresivo y prematuro, cuándo la del voluntario retiro al remanso de la serena crítica, en el caso más favorable, o de
la perdici6n en políticos sofismas indefendibles. La emoción que volvemos a
sentir leyendo las felicísimas promesas de una juventud que parecía pletórica,
apasionada, llena de esperanza, se quiebra gustando los frutos de ahora, sin
virtud germinativa, tristes ecos de un grito moceril, perdido luego en el propio vacío interior.
Muy otro es d caso de D. Ramón del Valle-Inclán. Gusta él de ponderar risueño su lozanía, y a fe que no le engaña la confianza en sí mismo. No hay en

ª.

in

�LA PLUMA

...

LA PLUMA

en España escritor más joven; condición, ajena al correr del tiempo, cuyas excelencias estimamos en más que todas las sabidurías que los años enseñan.
Como todo aquel que en el propio ~sfuerzo se complace, Valle-Inclán experimenta de continuo la necesidad de proponerse una nueva dificultad que vencer. No se abandona jamás a la e.noción circunstancial, ni se rinde a la hacedera repetición de lo ya logrado. Una vez que trascienden a su mirada, cobran
las cosas un sentido taumatúrgico, se desdoblan, se nos revelan en cambiantes
insospechados, se trasmutan por arte y gracia del creador que nuevamente las
saca de la nada en que la ceguera espiritual de los hombres las tiene sumidas.
Pero no obedece simplemente al capricho de la fantasía descarriada. Incluso en
las extravagancias a que se entrega alegremente, un concepto puro preside la
divagación. He aquí por qué nos parece de los raros escritores de conciencia,
para quienes la literatura se confunde con la moral más alta.
El escenario de Divinas palabras es el mismo de las Comedias bárbaras, perfumado de los mismos A1·omas de leyenda que difunde la música d~ la Sonata
de Otoño. La clásica unidad de lugar tiene en la obra de Valle-Inclán una intención más comprensiva que la¡eñalada en las retóricas. La decoración no varía:
las tierras de Galicia. El tiempo permanece asimismo detenido en la perenne
continuidad del paisaje que encuadra los sentimientos primitivos del hombre.
La acción está regida por las leyes naturales. En cada escena se desarrolla un
drama, insertado a su vez en la general tragedia. Cambia, eso sí, la luz intelectual que el autor proyecta sobre los temas eternos de la historia del mundo.
Ha querido D. Ramón del Valle-Ioclán en Divinas palabras extender el dictado genérico de tragicomedia, dándole una acepción más en consonancia con
el espíritu moderno, que la de mera sucesión de acontecimientos fatales contrastados con otros livianos, llamados a cortar con la risa la tensión dolorosa
que aquéllos suscitan en el ánimo. Ha intentado depurar esa norma, deduciendo la emoción tragicómica, no de la parodia que sigue a la escena grave, sino
del monstruoso desacuerdo entre la acción dramática y la contemplación del
público. Es decir, que en tanto los actores se rinden al espanto con que la terrible fatalidad los domina, el espectador ideal se siente movido a risa. Mientras que cuando los personajes del drama se elevan con hiperbólica ironía sobre las circunstancias macabras de la intriga, el espectador se siente sobrecogido. Efecto que consigue con una contrapo~ición de perspectivas sentimentales.
·
Y aún resuelve en Divinas palabras otro problema que solicita la atención
del crítico: el del estilo, quintaesenciada armonía en que se funden con un vigor
representativo, sobriamente obtenido, los tonos peculiares de la paleta de Valle-Inclán. El trabajo de eliminación, de condensación, de simplificación, con
que ha castigado la pluma, en una labor cada vez más consciente, ha reducido
ya el concepto casi dialectal de su prosa a los límites de la expresión pura.
Las palabras, henchidas de un sentido popular sutilizado, adquieren esa virtud
universal capaz de imbuir en cualquier efímera fi~ura humana el alma bíblica
de un mujik.

C. R, C.

Ramiro de Maeztu.-La crisis del Humanismo

B"br t
derna y contemporánea.-Barcelona EditoriaÍ-M' I 10 eca de Cultura mo'
10erva, 1 92 0 .
La obra de Ramiro de Maeztu es •
't" d
tad como fundamentos del Estado :n ~na en ica . e la autoridad y de la liberdes en el principio de función&gt; Una ?d erno Y u~ intento de basar las sociedaa este libro, a saber: cla de u~ los h~;a centra -y nu_eva-;-sirve de armazón
unos con los otros, como crien las escu bres
1 !1° se asoc)an mmediatamente los
ser genérico transindividual como m t: ª5 h~erales, m están asociados en un
que están asociados y se as¿cian en
ienen as escuelas _conservadoras, sino
en bienes colectivos y últimamente e11 as lcomune:, materiales y espirituales,
duce el autor la doctri~a ue llama 'L va_ ore~ umversales•. De esta idea detenida por el Renacimienio en la fó • \Pn¡naci~ de las cosas•, frente a la sostítulo, algo equívoco, de la obra.
rmu a • a pnmacía del hombre•. De aquí el
Al descubrir el Renacimiento el gra
, • .
.
didad, por lo menos en el campo de la n pr1n_c1_p10 de relatividad, cuya fecuntrasladaron los humanistas al homb si c1e~c1as exactas, no_se ha agotado aún,
creerse en la existencia de una mo rf o~ e1es todos de la vida moral. Dejó de
en sí mismas y porque participó.hara dob¡et~va, en la que las cosas eran buenas
absolutos• de Ja física de
. n . e ª ondad suprema. Con los «lugares
Renacimiento fué la crisiss~~f~ec;tr?n los &lt;v~lores absolutos• de la ética. El
Tras el_ período orgánico que si:ai&amp;!faºE~e~u~r~! Y de la f: en lo absol_ut?.
tada, viene, como dirían los sansimon.
ª ~ ia coi;i _su vida alegre y hmina, que todavía no ha llegado a su fin'.anos, el periodo critico de la edad modei-Una moral subjetiva reemplazó a ¡
t·
se as:ntaron los principios autoritari: anl;gua ¡nora! p~atónica y sobre aquélla
dos diferentes organizaciones de la S .Y d der;._ que sirven de fundamento a
mente por haber olvidado que el ho oi1e a . mbas han fracasado definitivapasada guerra es un reciente test' m. re es, por naturaleza, un pecador; y la
¿Sobre qué bases sería u
i°:10010 que confirma una vez más esta teoría.
La respuesta a tan rav~ p es, posible e:tablecer una organización social firme?
Sr. Maeztu Como v~rsad¿reg~?-t~ c~nSht~ye la parte constructiva del libro del
contestación sin cimentadae~e;~1p mas losóficas, el autor no aventura una
los capítulos: •Rebasamiento de \aª~in~t)Son fundamei_itales, a este respecto,
las cosas• y •Funciones y valores •.) e1 a y de la autoridad•, «La primacía de
Sobre el fondo de una fil
f' . r
. .
lucha en las escuelas medioei:1~ ra rea ista, idénh~a a la que suscitara áspera
con valor intrínseco-el Poder 1 Je~~~~ ue se ~J_an en cuatro los universales
tu profesa una moral ob'eti ,
.
' a Justicia y el Amor-, el Sr. Maezbién. Según éste nirigfu{h/\qu~_su·vedde apoyo a un derecho objetivo tammismo le ocurre' a un Esta rn re iene erecho a nada, corno tal hombre, y lo
nacen de la función ue de~~- Los_ derechos del Estado, como los del hombre
mial destinada a sustltu·
mpenan. De aquí, una sociedad sindicalista O gre~
1
Roma, en los dos siJJare:Jei3.im~~~i~~!11aldmelnDte e:Ó_sten, fundadas, como la de
-r
Y e omzmum.
.,_ He
. intentad o t razar como un
esquema
·
,. t
1 libro del Sr. Maezt
• muy imper,ec o por su brevedad,.
u, esquema o resqmen que no deja traslucir el profundo

:::S

!•

=

1

�LA PLUMA

LA PLUMA
interés y el singular valor de esta obra, que constituye, sin duda, el esfuerzo
más considerable realizado por un español en el extenso campo de las ideas
filosóficas desde hace mucho tiempo. De estricta justicia es reconocerlo, y si
las presentes líneas tienen algún propósito, aparte del de contribuir a la mera
propaganda de la obra, es el de estimular a su autor para que escriba otras,
animándole con el convencimiento de que sus palabras no son acogidas con
zafia indiferencia, sino con el respeto y la atención que merecen.
Libros análogos a La Crisis del Humanismo-que no es, por otra parte, cla
obra de un periodista atareado•, como modestamente dice su autor, sino labor
de largos años de incesantes estudios y de viva agitación espiritual-debieran
publicarse en nuestro país, al menos uno cada tres meses, y mientras así no
suceda, por lo que revela la falta, tanto como por la falta misma, España significará muy poco en el comercio intelectual del mundo, por mucha oceanogra•
fía o por mucha filología que se ha~a.
J. A. P.

***

J. Maynard Keynes.- Tite economic consequences of the peace.-London, Mac•

millan, 1920.
Este libro, de universal resonancia, se dirige a demostrar que las condicio•
nes de paz impuestas a los alemanes en Versailles son una violación de la p~labra dada y de la moral internacional comparable a la violación que c?metió
la propia Alemania al invadir Bélgica, y además, en el orden _económic~, de
imposible cumplimiento. Alemania rind~ó las armas en la creenci~ de que_ iban
a aplicarse los cCatorce Puntos» de Wdson; las notas y mensa¡es cambiados
entre los beligerantes para llegar al armisticio constituían un pacto obligatorio
para ambas partes. Pero la Conferencia de París, .Y e! Consejo de los Cu~tro,
en vez de limitarse a regular los •detalles de aplicación• del programa wilsoniano, cimentaron una •paz púnica», estran¡tulando a los vencidos, sin nin¡tuna
preocupación de humanidad ni de reciprocidad, y sin enterarse siquiera de lo
que pedhn el porvenir y la vida de Europa. Las causas de tamaño des~str~ son
principalmente de orden psicológico. ?.fr. Keynes_ muestra cói:n? han 1d~ influyendo en las resoluciones cde los Cuatro• la presión de la opim~n pó.bhca_ sobreexcitada, las combinaciones electorales de Lloyd George, las ideas arcaicas
de Clemenceau y la imprevista inferioridad de Wilson. Las P,áginas en que míster Keyoes describe los propósitos y el proceder de cada uno de los miembros
del Consejo de los Cuatro, sus métodos de discusión, y su manera de obtener
cfórmulas» que salvasen las apariencias, son fortísimas y de sabor muy amargo. El autor no habla de oídas: era representante oficial de Ja_Teso~e~í~ inglesa en la Conferencia, y dimitió el cargo al convencerse de la i!11pos1billdad de
obtener una modificación real de las proposiciones de paz. El libro es una acusación abrumadora: la incompetencia y la impostura se reu~iero~ para reorganizar el mundo, entre sorbos de te y las boutades de un a oaano violento y d_es·
ilusionado. Ya estamos viendo que el mundo no se somete; pero cla ~elegac16n
germánica-escribe Mr. Keynes-no acertó a exponer con palabras inJlamadas

y proféticas la cualidad que principalmente distingue a ese Tratado de c . t

· 1a ms~ncendad,.
· ·
•
uan las
os
1e han prece,d1_'do en 1a h'1st ona:
Mr. Keynes deja a 11n lado

cláusulas po!1t_1cas del Trata?o; estudia solo su parte económica.
~as cood1c1ones de paz henden ª. destru!r el sistema económico alemán,
arrumando ~us fundamentos: comercio exterior, explotaciones mineras, transpo~es y régimen aduanero. Per? después de arruinar a Alemania, el Tratado
le impone una cuenta de rep~rac1one~ que podrá llegar a doscientos mil millones. _Mr. Keynes, con estad1sticas cop!osas, p~u~ba que no se ha dejado a Alema~ua rec~so~ para pag~, y acaso m para v1v1r. Rectifica, además, la cuenta
de 10demmzac1óo por danos, y no es ésta la parte menos interesante de la ob
Por último, tras una _descripción del estado en que ha caído la Europa ceotr:t
y_que amenaza también~ ~os vencedores, Mr. Keyoes propone ciertos remedio~, que abarc~n: }a rev1s1?n del Tratado; el finiquito de las deudas interaliadas, el empréstito mter~ac1onal y reforma de la moneda, y las relaciones de
Europa central con Rusia.
El l!b_rp (Evangelio de_ l?s revisionistas) debe ser leído y difundido. Hay ya
~na ed1c1on francesa (Edzltons de ta Nouv. Rev. Fr.) y veo anunciada otra italiana. No será en Francia ~onde menos impresión cause el libro de Mr. Keynes,
que ~xpone en forma sencilla y con calma verdades que era imposible formular sin ser tachado de bochojite y defaitiste de la paix.
M.A.

León-Pelipe.-Versos y oraciones de caminante.-Madrid, , 9 20.
La apari?6n ~e un nue1:o poeta señálase siempre en los fastos del tiempo.
1:,os anales hterar!os del ano que corre datan ya con piedra blanca el primer
libro de León-Felipe. Se ha celebrado su advenimiento con inusitado aleluya
en este pozo del silencio que suele ser ttladrid. Bienvenido sea este poeta que
pretende permanecer «lejos de toda escuela y tao distante de los aotig11os ortodoxos ret~rico~ como de los modernos herejes•, porque e Mi voz-añadeC;l opaca y sin brillo y vale poca cosa para reforzar un coro. Sin embargo me
sirve muy bien para rezar yo solo bajo el cielo azul... ,
'
~on todo, pese a la soledad que desea para sus oracione31 como reza bajo
el cu:lo azul,__y; no en obscura capilla, le toma el alma cierto vago anhelo de comunión espmtual con sus hermanos los hombres:
•Poesía...
tristeza honda y ambición del alma..•
¡cuándo te darás a todos.. a todos...
al príncipe y al paria,
a todos...
sin ritmo y sin palabras!,
. No quiere •el verbo raro ni la palabra extraña,, sí que sus versos tengan el
mismo corte de recio paño que 1el manto de Manrique, coplero de su padre
141

140

�LA PLUMA
Chirrían los goznes rotos de una puerta;
el viento vellones de la nieve arranca,
y la vieja calle, dormida y desierta,
parece una cinta de seda muy blanca.

á dolo él coa un gesto propio, nuevo. Quiere que de su
muerto,una
auaqued
llehvecaho, so'lo queden, como de la rosa, el brillo y el aroma.
verso,
vez es
«Así es mi vida,
piedra,
como tú, piedra pequeña.

Una luz opaca de las sombras sube,
y el reloj-pupila de un monstruo de mitolas horas recita con voz destemplada.

.. . .. ... .. ········· ....... .

~¿~~

t~; 4~~ ~~- ii~; ·;~r~ict~-.

En el cielo negro se rasga una nube,
y por la ventana que da al infinito
se asoma la luna, curiosa y helada.•

para ser ni piedra
de una lonja,
.
.
ni piedra de una Aud1enc1a.

...........................

...........................

como tú,
que, tal vez, estás hecha
sólo para una honda,
piedra pequeña
y
ligera.•
.
·
t
mo un balbuceo, silabeando casi las
Cortado el ntmo constantemea ~ co
t h mildad mal avenida sin
.
F ga de cierta compues a u
'
emociones, Le6 n- e 11pe se P~
. d
do Pero cuyos acentos nos ganan
duda con el clamor revoluc1oaano e 1 mua •
desd~ luego con su austero lirismo.
C. R. C.

* *
.
C
balán
"aminos
.Martinez or
.-..,,
•··-(Poemas.)-Editorial Levante.

...

é
r donde el poeta nos lleva, aliviándo•
No son ciertame_nte nuevo~ éstos po ellos las huellas de otros pasos, los
noslos con sus canciones. Adv1 r~enfes ~:ales vamos harto próximos. Pero se
ecos de otros can\ores, a la zag~ e ? ·tual para glosar temas marchitos ya_ en
da tan buena gracia nuestro gwa espvi
suave música a la letra conocida,
fuerza de repetidos, tan agudamde~te 1e p~:eescasa afición a descubrir nuevos
que no po_demos por menos de iscu par
.
sendei;os ideales..
.6
. ide los Poemas diversos, los Poemas s:n·
Una gran digmdad de exp~es1 n pres n Caminos ... A veces, el acierto p1ctimentalea, los Poemas ~eblil!Jdeddio fire~~~~s :a humorismo lírico de la mejor ley.
tórico revela una sens1 1 a
m:;i '
Tal el soneto Nieve:
«En las altas horas, el viento remueve
de los ventanales la cristal&lt;:ría. ,
La iglesia del pueblo es, baJO la, meve,
de una arquitectura de confitena.

C. R. C.
***
Luis Pemández Ardavín.-Láminas de folletín y de misal.-Editorial Pueyo.
Madrid,

1920.

Pocos poetas han logrado, como Ardavín, tan halagüeña fama con el primer
libro de versos. Ved la lista de sus obras, que preside esta nueva edición de
sus poesías, publicadas en diversos periódicos de 1914 a la fecha, y comprobaréis que el r~ombre de que goza se cimenta en Medit.:zciones y otros poemas,
' volumen publicado seis años hace, y ea una pieza dramática, La campana, representada por Enrique Borrás con aplauso y editada en 1919.
La labor de Ardavín es harto más copiosa, sin embargo. En ese mismo
tiempo ha estrenado un drama en colaboraci6u con Federico García Sanchíz, y
dos comedias musicales con el maest,-o Vives. No sé si la exclusión de estas
producciones en el somero catálogo susodicho significa voluntaria desconsideración a modo de feliz expurgo, o se debe a circunstancias ajenas a la autocrítica. No podemos sustraernos a la inquietud de semejante duda. La estimación
que por Ardavín sentimos no es, en modo alguno, independiente de su virtud
poética. Vemos en él un compañero de fatigas. No queremos que se rinda a la
primera sonrisa fácil del éxito falaz, ni al blando calorcillo del sol que más
caliente. Nos causa ~rto espanto que pueda ser presa de las malas compañías. La de Catalint13árcena-tan mal acompañada a su vez-, la del autor de
Bohemios, temas de sus versos actuales, llevan, ¡ay!, quizá a continuar la historia de España ante el abono de Za Princesa. Una vez estropeado el paladar
¿cómo discernir el buen gusto? Pasan los figurines de las modas y sólo la belleza queda. Todo el resto es ¿lite1·aturar Protesto: también la hay buena. El
autor de Meditaciones y otros poemas, el autor de La campana, sabe dónde está
la verdad, cuya amistad no excluye la nuestra.
c. R. c.

* * •

En Les Marges (junio d·e 1920), M. Camille Pitollet cuenta sus impresiones
de Avila. ¡Qué de sensaciones re~erva a sus devotos la tierra de España! En
punto a notación de paisajes hay que volver siempre al Viaje de Gautier; pero
143

�LA _PLUMA
Gautier no vió Avila; algunos dioses menores se han aplicado a manifestar sil
reacción espiritual frente a la ciudad de la Santa: así Martinenche, en sus Propos d' i:!,spagne, y P. Suau en su Espagne, Te,·re d'epo/le, entre otros. M. Pitollet,
que fué profesor de lengua y literatura españolas en Hamburgo, trató hace
años de sintetizar los rasgos específicos de una ciudad de Castilla en una conferencia titulada: .Muy noble, leal y lteroica ciudad. Ahora quisiera hablar de Avila
en su realidad objetiva. Dejemos a un lado, por de pronto, a la Virgen de Avila. Santa Teresa es un hecho de historia que cada cual puede interpretar seg6n
sus propias teorías. Dejemos también la arquitectura. Las murallas se desmoronan, escandalosamente abandonadas, en torno de esta Siena en decadencia,
cdonde las calles son horribles, donde las viviendas, de granito grisáceo, hielan
el alma; donde la catedral es una fortaleza, donde nada es del presente, ni
siquiera las dos posadas con pretensiones de hotel, que uno se apresura a abandonar por el oasis de Madrid, donde, al menos, el Palace y el Ritz constituyen
dos islotes de vida europea en ese gran aduar de prostitución, de caciquismo,
de haraganería y de verbalismos.• En Avila florece la miseria castellana rural;
unos cuantos señoritos iletrados perpet6an, sobre la plebe harapienta y pueril,
el antiguo sistema de explotación de la ignorancia y de la superstición en provecho de una casta que ni siquiera tiene la excusa de monopolizar la elegancia
del espíritu. Quiere recordar tao sólo que en Avila, además de Torquemada,
inquisidor general, duerme su &lt;iltimo sul"ño El Tostado; con ellos se completa
el tríptico: Teolog{a, Inquisición, Misticismo, en que se resume la expresión espiritual de Avila.

• ••
Grecia.-Revista decena! de literatura.-Director: Isaac del Vando-Villar.Madrid.
Ha reaparecido en la corte esta revista literaria que antaño se publicaba en
Sevilla. Ultraístas, creacionistas, dadaístas colaboran en ella, más que con ardor
apostólico, con académica insistencia. Traducen al español el último grito europeo, del cual nos Jlega amortiguado el eco a través de los Pirineos-todavía
los hay-. Pero revelan, pese a todos los distingos que pretendamos oponerles,
y aun a su pesar a veces, un sincero afán revolucionario por trocar los medios
de expresión que la antigüedad clásica nos ha legado con el Renacimiei:to, del
que las artes viven.
·
No todos los humoristas líricos de Grecia solicitan por igual nuestra atención. Gerardo Diego, Adriano del Valle, la gnbadora en madera Norah Borges, y especialmente Jacques Edwards nos parecen dotados de cierta personalidad, difícil de destacar entre las estrechísimas reglas de la nueva estética.
Bien venida sea Grecia, juvenil vanguardia de la batalla que compartimos
contra las fósiles fortalezas en que adolece nuestra literatura contemporánea,

c. R. c.

ARO l.

1

HADRID, SBPTIÉMBRB 1920.

Nú.M.

4.

fat?sa Y licencia de

la Reina Castiu

==

JORNADA SEGUNDA
OeCORAClÓJ"l

N

ocf)e de oe1!ano. ~ luna en la t
Ho f1!agante de t?osa Y faam{n
4 ' Un pa::
ca la t,~mula tnaaa ~ con fuegos dsu encafe cal=
e baldosín~
e Cuna sobt!e
'
et cá
inte1!columnio deseu b1!e e ( espacio ~ donado
de ~
uasta
mat!a vea( ~ CeistaUnas (á
'
el topacio nr de (a ( ·
__
mpa1!as quieb1!an
~. U en t1!t.S palpita el C1!istal ~

J l,

:/:-a;a·

144

1.45

�</text>
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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>Imprenta Artística de Sáenz Hermanos</text>
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                <text>Azaña, Manuel, 1880-1940, Redactor</text>
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                <text>Rivas Cherif, Cipriano de, 1891-1967, Redactor</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>LA _PLUMA
Gautier no vió Avila; algunos dioses menores se han aplicado a manifestar sil
reacción espiritual frente a la ciudad de la Santa: así Martinenche, en sus Propos d' i:!,spagne, y P. Suau en su Espagne, Te,·re d'epo/le, entre otros. M. Pitollet,
que fué profesor de lengua y literatura españolas en Hamburgo, trató hace
años de sintetizar los rasgos específicos de una ciudad de Castilla en una conferencia titulada: .Muy noble, leal y lteroica ciudad. Ahora quisiera hablar de Avila
en su realidad objetiva. Dejemos a un lado, por de pronto, a la Virgen de Avila. Santa Teresa es un hecho de historia que cada cual puede interpretar seg6n
sus propias teorías. Dejemos también la arquitectura. Las murallas se desmoronan, escandalosamente abandonadas, en torno de esta Siena en decadencia,
cdonde las calles son horribles, donde las viviendas, de granito grisáceo, hielan
el alma; donde la catedral es una fortaleza, donde nada es del presente, ni
siquiera las dos posadas con pretensiones de hotel, que uno se apresura a abandonar por el oasis de Madrid, donde, al menos, el Palace y el Ritz constituyen
dos islotes de vida europea en ese gran aduar de prostitución, de caciquismo,
de haraganería y de verbalismos.• En Avila florece la miseria castellana rural;
unos cuantos señoritos iletrados perpet6an, sobre la plebe harapienta y pueril,
el antiguo sistema de explotación de la ignorancia y de la superstición en provecho de una casta que ni siquiera tiene la excusa de monopolizar la elegancia
del espíritu. Quiere recordar tao sólo que en Avila, además de Torquemada,
inquisidor general, duerme su &lt;iltimo sul"ño El Tostado; con ellos se completa
el tríptico: Teolog{a, Inquisición, Misticismo, en que se resume la expresión espiritual de Avila.

• ••
Grecia.-Revista decena! de literatura.-Director: Isaac del Vando-Villar.Madrid.
Ha reaparecido en la corte esta revista literaria que antaño se publicaba en
Sevilla. Ultraístas, creacionistas, dadaístas colaboran en ella, más que con ardor
apostólico, con académica insistencia. Traducen al español el último grito europeo, del cual nos Jlega amortiguado el eco a través de los Pirineos-todavía
los hay-. Pero revelan, pese a todos los distingos que pretendamos oponerles,
y aun a su pesar a veces, un sincero afán revolucionario por trocar los medios
de expresión que la antigüedad clásica nos ha legado con el Renacimiei:to, del
que las artes viven.
·
No todos los humoristas líricos de Grecia solicitan por igual nuestra atención. Gerardo Diego, Adriano del Valle, la gnbadora en madera Norah Borges, y especialmente Jacques Edwards nos parecen dotados de cierta personalidad, difícil de destacar entre las estrechísimas reglas de la nueva estética.
Bien venida sea Grecia, juvenil vanguardia de la batalla que compartimos
contra las fósiles fortalezas en que adolece nuestra literatura contemporánea,

c. R. c.

ARO l.

1

HADRID, SBPTIÉMBRB 1920.

Nú.M.

4.

fat?sa Y licencia de

la Reina Castiu

==

JORNADA SEGUNDA
OeCORAClÓJ"l

N

ocf)e de oe1!ano. ~ luna en la t
Ho f1!agante de t?osa Y faam{n
4 ' Un pa::
ca la t,~mula tnaaa ~ con fuegos dsu encafe cal=
e baldosín~
e Cuna sobt!e
'
et cá
inte1!columnio deseu b1!e e ( espacio ~ donado
de ~
uasta
mat!a vea( ~ CeistaUnas (á
'
el topacio nr de (a ( ·
__
mpa1!as quieb1!an
~. U en t1!t.S palpita el C1!istal ~

J l,

:/:-a;a·

144

1.45

�LA PLUMA

LA PLUMA

-

-----

-=- ESCENA PRii\1 l{RA -=DoN LINDO.
·I
1

P

'LATICAN en el estrado -= bajo el círculo dorado -=- 'Y trén,u/o
de la luz . . Don Lindo, y un jorobado, o=. guitarrista de ta-

EL JOROBIITA.

ólado - . tn el género andaluz. o=EL JOROBETA.

DON LINDO.
EL JOROBETA.
DON LINDO.
EL JOROBETA.

DoN LINDO.
EL JOROBETA.
DoN LINDO.
EL JOROBETA.

..

DoN LtNDO.
EL JOROBETA.

DoN LINDO.
EL JOROBETA.

DoN LtNDO.
EL JOROBETA.
DoN LINDO.
EL Jea.OB&amp;TA.
146

I

Parece que esta noche pendonea,
en un baile de trueno la patrona,
la veremos llegar con una pea.
Si te diese lo mismo decir mona.
Cómo te pagas del hablar finústico.
No se aviene conmigo el modo chulo.
Del castellano sarraceno y rústico,
prefiero recibir la coz de mulo.
A ti te gusta la extranjera parla,
corbatas de París, te de Inglaterra,
y donde esté una furcia anonadarla
diciéndola: pardón. Nombre de perra.
¡Ay, Torraba\ ¡Torraba, yo me muero!
¿Qué tienes, Querubín?
¡Que mi alma llora!
¡Torroba, ya no estoy en candelero!
¡Iguales el Señor y la Señora!
Torroba. en prenda de amistad...
Supongo
que pretendes tocarme la joroba
para mudar la suerte, y no me opongo,
que la amistad la entiende asi Torraba.
En h desgracia se agradece un acto
tan lleno de ternura.
No seas niño.
Yo pongo a tu servicio mi artefacto,
y tú me das un duro. ¡Ole el cariño!
¿Por qué no hablas al Rey en mi provecho?
Ya no atiende el patrón mis letanias.
Confórmate a tu suerte: a lo hecho pecho.
Tú privas siempre aqui.
Son tus lllanias.

DoN LlNDo.
EL JOROBETA.

DON LINDO.
EL JOROBETA.

DON LINDO.
EL JOROBETA.

DON LINDO.
EL JOROBETA.

DON LINDO.
EL JOROBETA,

DoN LINDO.

EL JOROBETA.

DoN Lnmo.

¿Te figuras que a estar en capitales
me t_ocas por un duro la joroba? •
¿Que es un duro, gachó?
Veinte reales.
¿Y e~o es P~gar su mérito a Torroba?
Aqu1 no existe protección al arte
Y tendr~ que volverme a los cafeses
con la tior~a. Oyeme un aparte:
me está sahendo el Rey, Plata-Meneses.
Los reyes son volubles.
¡Ya lo veo!
¡Pero luciera yo cuatro entorchados!
Tal como soy, a nadie aguanto un feo
y tengo hecha_ la cruz a estps estrados'.
Pero _tras la m1 cruz de Caravaca
me Vln? con empeños cierto Ieg~
que_ quiere hablar al Rey, y naturaca,
Ulp1ano To~roba que haga el ruego.
¡Poco que tienes tú la cara dura
para saber negarte!
¡Asi se pasa!
No has gastado conmigo esa fi nura.
La, finura del hombre es en su casa.
¡T_u estás con el patrón en candelero!
Mientras le traigo historias del Casino
o de las Cucas. Acabando, cero.
A _otr? le cuentas ese cuento chino.
Mi remo fué una nube de verano
aun ~uando no lo creas. La tortllla
volv1óseme en un vírame la mano
Y hoy nada pinto con la Camarilla'.
Por lo cual, me verás tomar soleta
tan y cuanto al patrón y al lego a;iste.
No volverás a 01rme una falseta.
En los cafeses ganaré mi alpiste.
Tu lego es un fantasma.
Cuando veas
al lego entrar.-Si el Rey le otorga audiencia
que si le otorgará. Sé sus ideas
'
en par~cidos casos de conciencia.
¡No quieres ayudarme!
147

�LA PLUMA
EL JoROBBTA.

LA PLUMA
Mira, niño,
una venda le pones a tu herida,
pues nunca vuelve, si se fué, el cariño
¡Torraba sabe mucho de la vida!

-ESCENA TI-=-

E

=

L Rey sale de su alcoba:
calzones de mameluco, .._ melifula
voz de eunuco, -=-:- saludo amable de coba. -=--=-

EL

REY CoNSORTE.

EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.

Et

REY CONSORTE.

EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.
EL JCJROBETA.

EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.

EL

REY Co:-.soRTE.

EL JOROBETA.
I'

EL REY C&lt;:&gt;NSORTE.
148

¡Buenas noches! ¡Me alegra tu visita,
Ulpianol ¿Por dónde se flanea?
Por el mundo ganándome la guita.
¿Y por el mundo qué se ~hismorrea? .
¡Hay de todo, Señor! Chismes de hamo~
chismes de vecindad, de portería,
y hay alguno también, extra()rdinario,
que tiene premio de la lotería.
¡Ya me lo contarás!
.
Tengo un amigo,
que me deja a mi chico, si lo cuenta.
En la antesala está, vino conmigo.
Deja marrullerías, y revienta.
Es el caso, Señor, que con el ruego
de hablaros, me ha venido un franciscano~
varón de mucha ciencia, aun cuando lego,
Que da consultas para el Vaticano.
¿Y sabrá divertirnos?
¡Se diquela!
.
¿Y en la antesala está?
Matando un sueño.
¿Queréis que le haga entrar?
¿Y esa novela
merece oirse?
¡Mi palabra empeño!
1Dos cartas extraviadas! ¡Dos palomas
que llegan a posarse en vuestro alerol
¡Ulpiano, no gastes esas bromas!

EL JOROBETA.

[

EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL RE·, CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.

EL JOROBETA.
EL REY CoNSORTB.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.

¡Os las quieren vender!
¿Cuánto dinero?
Ha de pedir para sacar su escote,
que es un tío más listo que Cardona.
¿Le has metido los dedos?
Por el lote,
un millón pagará la Real Persona.
Rebajará si es hombre de conciencia.
No es sujeto cerrado a las razones.
¡Tendré que revestirme de paciencia!
¡Le sacais al Gobierno dos millones!
¿Trae encima las cartas?
¡Es muy guaje!
Veré de averiguarlo.
¡Justamente!
Si las trae le enfrío de un viaje.
Don Lindo, hazle pasar. Tú sé prudente.

-= ESCENA III

-✓~

LAS

alabardas con sus regato11es -=-z- baten. Sale una bruja de e,rtremés. ,oo, En las manos, calzadas con mitones,= alzado pulcramente el guardapiés. -

UN ü]IER.
LA INFANTA.
EL RRY CONSORTE.
LA INVANTA.

EL JOROBETA.
LA INFANTA.

EL JOROBETA.

LA INFANTA.

¡Su Alteza la Infanta Francisca!
¡Me vengo aquí con mi calceta,
y a echar una mano de brisca,

hasta perder una peseta!
¡Estoy sin humor, abuelita!
¡Jesús, con tus malos humores!
¿A ti qué te pasa?
¡La guita
que no le da sus resplandores!
¿Ese, quién es?
Un tío camama.
Y sobre todo un atrevido.
Tú guardas silencio.
149

�LA PLUMA

LA PLUMA
EL JOROBETA.
LA INFANTA.

EL REY CONSORTE.
LA INFANTA.
EL JOROBl!.TA.
LA INFANTA.
EL JOROBETA.
LA INFANTA.

EL REY CONSORTE.
LA INFANTA.

EL JOROBETA.
LA INFANTA.

~

EL REY CONS..)RTB.
LA INFANTA.

¡Madama,
perdone vu si la he metido!
¿Dónde hallaste a ese jorobeta?
¡Abuelita, Ulpiano Torrobal
¿Es tocador?
Es un chancleta
que a la guitarra le da coba.
¿No sabes callar?
¡Soy San Bruno!
Y aunque me ahorquen no hago chis.
¿De dónde sacaste a ese tuno?
Me lo han mandado de París.
¡Yo recuerdo a este jorobeta!
Fué punto fijo mi joroba
un año entero en la saleta.
¡Mi amigo Ulpiano Torrobltl
Ven, echaremos una mano
de malilla, ya que mi nieto
está de non.
Con Ulpiano,
quería tratar un secreto.
Para decirme que me vaya
no me vengas con fah1edades;
me voy sacudiendo la saya,
que yo soy Doña Oaridades.
oo

ESCENA IV

-:.o

EL

Sopón,_fingido lego me~dica_nte, r.-:. asoma m la puerta, humildes
los o;os. r.-:. La alfor¡a a la espalda llena de rebojos . . y po,la capucha oculto el semblante. .:::e

LA INFANTA.

EL RBY CONSORTE.

LA INFANTA.
EL JOROBBTA.

LA INFANTA.
150

¿Oye, ese lego franciscano,
quién es? ¡ Me parece un bendito!
Es un pariente de Ulpiano.
¡Qué gracia tiene!
¡Baila el vito!
Como el lego de aquella historia,

EL JOROBETA.

Et
LA

SOPÓN.
INFANTA.

EL SOPÓN.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.

EL JOROBETA.
EL REY

CONSORTE.

EL SOPÓN.
EL REY CONSORTE.
EL SOPÓN.

EL REY

CONSORTE.

EL SOPÓN.
EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.
EL JIJROBETA.
EL REY CONSúRTE.

EL JOROBETA.
EL SOPÓN.
EL R ,;:y CONSORTE.

EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.

que bailando por los mesones
llenaba la alforja. ¡Y la gloria
ganó con esas oraciones!
¡Hay que ver la sabiduría
que se guarda en esa sentencia!
¿Mucha verdad?
¡Mucha Misia!
¡San Pedro es un pozo de ciencia!
Una limosna te prometo:
pasa por mis habitaciones.
Os dejo con vuestro secreto
y con vuestras conspiraciones.
¿Cuántas reverencias debo hacer, hermano?
Tres reverencias es bastante.
¿Diga, hermano, debo besarle la mano
al Rey?
Si os la pone delante...
Llega, buena pieza; bésame la mano.
¡Ya tus intenciones por Ulpianol
¿Esas dos palomas que de tu capillo
vienen a posarse sobre mi bolsillo,
en cuánto las tasas?
Piden dos millones.
¡Jesús!
La pareja.
¡No me desazones!
Hijo, te las llevas; pues no tengo antojos.
¿Verdad que es muy caro? ¡Pídeme los ojos!
Os las regalara, si fuese su dueño;
pero un penitente me metió de empeño...
Tú no me la pegas.
Aquí sabe mucho.
¡Las cartas! ¡Las cartas!
Le entró el arrechucho.
¡Con tu regateo me das un sofoco!
Vea, hermano lego, de bajar un poco.
Son las instrucciones de mi penitente.
¡Pero ese sujeto debe ser un ente!
¡Y la otra, la tonta de la pandereta!
¡Se pierde de buena!
¡Y de algo coqueta!

sé

�LA PLUMA

LA PLUMA
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.
EL SOPÓN.
EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.

EL SOPÓN.
EL REv CONSORTE.

O

¿Tú no la conoces?
¡A bien que uno es lego!
¡Y la susodicha encubre su juego!
Hablemos, hermano, sin hacer sondajes,
y sin chalaneo. ¿Cuánto son sus gajes?
Corriendo el peligro de extralimitarme,
cincuenta mil duros.
¡Igual que matarme!
Esas escrituras pondrás en mi mano
mucho más baratas. ¿Verdad, Ulpiano?
¡Verdadl Dos millones son mucho dinero.
Con uno es bastante.
¡Calla, majadero!
Uno es justamente cincuenta mil duros.
¡Con tus metimientos me sacas de apuros!
¿Dónde están las cartas?
Donde las esconde
aquel penitente.
¿Y quién me responde
de que no es engaño? Trata tú, Torroba,
el negocio, y mira cómo le das coba.

VN un mohín adecuado = hace mutis el monarca,
beta se enarca
como un Ministro de Estado.

EL JOROBETA.

EL SOPÓN.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.
EL JOROBETA.
EL SOPÓ,,.

=

=

=

EL JOROBB1' A.

EL SoPóN.

EL JOROBETA.

EL SOPÓN.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.

No haga cucamonas.
Ulpiano Torroba, ve por el talego,
y tendrás lo hablado de mano del lego.
Verás un milagro de lo más sencillo:
que las susodichas vuelan del capillo.
Me asalta una duda, y he de ver primero
si son milagrosas, igual que el dinero,
mis manos. La chunga aquí finiquita.
¡Afloja las cartas!
Afloja la guita.
El hábito al suelo.
¡Me quedo en pelota!
¡ 1 a mí qué me importa esa chirigota!
¡Jesús qué impudencia!
¡Dame esos papeles!
Guárdatelos, hijo, que para babeles
me basta el convento. A mi penitente,
de lo aqui pasado, le póndré al corriente.

=

ESCENA IV=-

y el jorfJ-

¿Diga, hermano lego, rezan aquel cuento
de la buena pipa, allá en su convento?
Si esconde las cartas en la bocamanga,
sáquelas, hermano, para que haya changa.
Siempre aquel que paga pone condiciones.
¡No se encuentran en la calle los millones! ·
¿Se permite, hermano, que pregunte al lego?
Diga usted, hermano.
¿Dónde está el talego?
No se apure, hermano, porque está en recaudo
contra los rateros.
¡Previsión que aplaudo!
¿Y cuál es el cuño?
Onzas peluconas.
¿Quiere las contemos?

'T'RABANDOSE en los hábitos, el lego se escabulle, . . y sale corre-

J - teando el Rey, del camarín.= La vágula libélula de la sonrisa bulle
sobre su boca belfa, pintada de carmín.

=

=

EL REY CONSORTE. ¡Te dejó las cartas! ¡Se fué sin dinero!
EL JOROBETA.

¡Le vuelvo su fama, que es un caballero!
Me dijo: cTorroba, las pongo en tu mano.
Cobra, que en mi celda te espero, Ulpiano.•
Y al hombre que pone esa confianza
en mi, no le juego una mala chanza.
EL REY CONSORTE. ¡Pero yo no tengo tanto numerario!
EL JOROBETA.
Se pide al Gobierno, como extraordinario.
EL REY CONSORTE. No he visto las cartas, y no sé siquiera
el valor que tienen.
EL JOROBETA.
¡Una friolera!
¡Valen dos millones, como dos pesetas!
EL REY CONSORTE, ¡Tanto!

�LA PLUMA

LA PLUMA
EL JOROBETA,
EL REY CONSORTE,
EE JOROBE.TA.
EL REY CONSORTE.

EL JOROBETA

E

¡Tienen golpes, que ni los poetas!
¡Dame que las Jea!
¡Os dan un sofoco!
SI son como dices, quizá pida poco.
Hazme tú lectura de algunos renglones.
¡Mala letra tiene en las ocasiones!

L Rey f)one en la oreja-:-=- la mano, en curvatura, -:-=-y con la voz
perpleja, -=- Torraba hace lectura.

=

EL JOROBETA.

EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE,
EL JOROBETA,
EL REY CONSORTE,
EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.

EL JOROBETA.
EL REY CONSORTE.

e Ayer te he guipado, yendo de paseo,
&gt;Y esta pavitonta cegó e~ t~_mante?·
&gt;¡Me muero por verte, rn1 mno grac1osol
&gt;¡Te quiero por tuno y por asqueros~l&gt;
¡No sigas! ¡~o sigas\ ¡Conozco su est1l?I
¡Viene una metáfora que levanta en vilo!
¿Se dice metáfora cuando hay un descaro?
¡Metáfora! ¡Vaya un boquible raro!
Para el Gran Preboste escribí este pliego.
Pido dos millones.
Uno para el lego.
Y según te explicas, quizá pida poco.
¡Pedidle la luna!
¡Dirá que estoy loco!
Pido dos millones.
Quien pide la luna,
en buena gramática, pide una fortun_a.
Pido dos ir.iliones, que es lo categónco.
Al pedir dinero, no hay que ser retórico.

"RUZÁ Don Lindo la azotea_. y melancólico_solfe~ ~ !'Uspiros.,
que al viento se van. .a- Y el Rey con som zsa aszatica o.::- aco•
ge la melodramdtica o-::- desesperación del galdn. -.i.

O

EL REY

CONSORTE.

¡Ven acá, Don Lindo! Llama a mi Intendente.
Quiero consultarle, que es hombre prudente.
Y a Don Tragatundas pasa igual recado.
Quiero consultarle, que es hombre bragado.

-= ESCENA V=
R

ECHINA una puer~a:

-=-:- Sale repentino o-::- un viejo la~ino . .
que estaba debas. ~ Y enfrente aparece, -=o torciendo el
mostacho,-=-=- otro mamarracho-=-=- al mismo compds.-=-:-

A vuestro real deseo el Intendente
acude. Y por allí Don Tragatundas.
EL lNTENDl!:NTE.
¡A la orden del Rey me bago presente!
¡ Yo saco mis pistolas de las fundas!
TRAGATUNDAS.
EL REY CONSORTE. ¡Ya llegará ocasión!
¡Ni oste ni moste!
TRAGATUNDAS.
EL REY CONSORTE. Mándale sacar filo a la matona.
Quiero envidarte contra el Gran Preboste.
¿Y qué voy a hacer yo con esa mona?
TR.AGATUNDAS.
¡A mi hombres duros y de pelo en pecho
¡A mi los demagogos proletarios!
Uno por uno me los escabecho,
y que haga la Prensa comentarios.
¡A vuestros pies está vuestro Intendente!
EL INTENDENTE.
EL REY CONSORT&amp;. Reclamo tu consejo de hombre cuco
para sacar el máximo cociente
de ciertas cartas que me &lt;lió un frailuco.
EL INTENDENTE.
¿Hay cartas otra vez?
¡Con indulgencia!
EL JOROBETA.
EL INTENDENTE.
¡Ya pesqué esos rumores por palacio!
¿Y qué hay que hacer?
EL JOROBETA.
Estúdielo vuecencia.
Bueno es pensarlo y resolver despacio.
EL INTENDENTE.
Llfs dos palomas portan en los picos.
EL JOROBETA.
Dos ganzúas que abren las gabetas
del Gobierno. ¡Llegó la de ser ricos!
TRAGATUNDAS.
¿Qué se puede pedir?
¡Muchas pesetas!
EL JOROBETA.
EL REY CossoRn. Al Gran Preboste mand o este despacho
conminatorio. Pido dos millones.
EL INTENDENTE.
En el pedir no debe haber empacho.
TRAGATUNDAS.
Se piden tres, y son tres particiones.
DoN LINDO.

1 55

�LA PLUMA
LA PLUMA

O

VERA el Intendente el pliego -=- con un guiño de gitano,
cobrarlo, palaciego, ~ al Rey le besa la mano. -

EL

JOROBETA.

TRAGATUNDAS.

EL JOROBETA.

TRAGATUNDAS.

EL JOROBETA.
TRAGATUNDAS.

El. JOROBETA.
EL REY CONSORTE.

EL JOROBETA.

oc-

y al

Mi general, c:mmigo no se cuenta.
¡Ahora reparo ~n ti, Domingo Siete!
Desarruga ese ceño de tormenta,
que a mí no se me asusta con membrete.
Yo no suelto las cartas sin la guita
de un millón, para el lego franciscano,
y a quien no esté conforme se le invita
a tomar una copa con Ulpiano.
¡En presencia del Rey no hay desafíos!
¡Es un convite!
No te pongas jaque.
Te doy un puñetazo de los míos,
y revientas igual que un triquitraque.
Pruébelo su merced.
¡Que está empalmado!
¡Ulpiano Torroba, no me irrites,
que estoy de tu joreba jorobado!
¡Buena correspondencia a mis convites!

=

ToRNA el l1ltendente
con andar pausado,= solemne la fre11J te ~ y el cuello estirado. ?=EL INTENDENTE.
EL REY CONSORTE.

EL INTENDENTE.
EL REY CONSORTE.
EL INTENDENTE.
EL

REY CONSORTE.
DON LINDO.
EL REY CóNSORTE.

156

Hice del dos un tres.
¡Perfectamente!
¿Hallas bien los conceptos, la manera... ,
lo del impedimento dirimente
y del divorcio ...?
¡Todo de primera!
¡Es un escrito digno de la Historia,
¡Me complace que sea de tu agrado!
Yo me lo aprendería de memoria,
si no estuviese tan desmemoriado.
¡Don Lindo!
¡Majestad'
Al Gran Preboste

TR.t.GATUNDAS.

D

lleva este pliego. Aguarda que lo lea,
y vuelve aquí.
Que sepa ese armatoste
que si niega los cuartos, hay pelea.

ON LINDO toma el Mensaje ,:.e. e indinándose, suspira . .::--:- Y
Si, Majestad-un guaje- ~ sopla haciendo tararira. e-::-

~ESCENA VI._.

L

=

LEGAN dando voces atorbellinadas
la Infanta Francisca y
dos de sus dueñas,~ torcidos los moños, las lenguas trabadas,
- y un mimo grotesco de niñas pequeñas• .:-.:LA INFANTA .
UNA DUEÑA.

LA ÜTRA DUEÑA.
LA lNFANTL
UNA DUEÑA.
LA ÜTRA DUEÑA.
LA INFANTA.

EL JOROBETA.
LA INFANTA.

Et. REY CONSORTE.
LA

INFANTA.

¡Qué espíritu mundano! ¡Qué sacrilegio!
¡Disfrazarse de lego de San Francisco!
¡Y qué hablar renegado(
¡Su florilegio,
Son las fulminaciones de un basilisco!
¡Vengo muerta del susto! ¡Jesús qué lucha!
¡Yo le arañé la cara!
¡Yo el colodrillo!
¡Yo traje entre las uñas, con la capucha,
esta tripa con pelos!
¡Toma el cerquillo!
¡Qué endiablada ocurrencia la de ese tuno!
¡Si parece un Demonio de pesadilla!
¡Ay, si con él no sueño, mañana ayuno!
¿Qué gritan esas lenguas de taravilla?
Manda hacerme una taza de malvavisco,
pues vengo con el pulso sobresaltado.
¡Aquel lego no era lego francisco!
¡Un pícaro muy grande, y un deslenguado!
¡Las barbas que llevaba, barbas postizas!
¡El cerquillo lo tiene puesto Ulpianol
¡Y las cartas! ¡Las cartas! ¿No te horrorizas?
¡Dos cartas que te afectan, tiene en su mano!

�LA PLUMA

LA PLUMA
EL REY

C()NSORTELA INFANTA.

EL JOROBETA.
LA INFANTA.

EL REY CONSORTE.
LA INFANTA.

EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.

E

L REY CONSORTE.

¿Dónde visteis al lego?

EL }OROBErA.

Fué a visitarme.
Me vendía las cartas por cierto pico.
¡Vino como el Demonio para tentarme!
Ya no tiene esas cartas.
¡Cállate el picol
Entre las tres logramos meterle preso.
Lo guardo Pn un armario, bajo esta llave.
A mis años no pueden achacar eso
a una concupiscencia. ¿Verdad?
¡Quién sabe(
¡Mi honor inmaculado[ Le daré suelta.
Ya no paso la noche con ese pillo.
Hay que mirarse mucho, que en cada vuelta,
sacándonos los trapos, hay un corrillo.
¡Heroico Tragatundas, corre a salvarme!
Es el segundo armario que hay en el fondo.
¿Adónde vas, Torraba?
Voy a e&lt;:lipsarme.
¡Aún ha de regalarnos tu cante jondol

LA INFANTA.
EL Jo1toBEfA.
EL REY CONSORTE.
LA INFANTA.

EL JOROBETA.

LA

INFANTA.
CONSORTE.
LA INFANTA.

EL RJty

EL JOROBETA,.

LA INFANTA.

=

=

EL REY

CONSORTE.

LA INFANTA.

EL REY CONSORTE.
EL, JOROBETA.
LA INFANTA.

EL JOROBETA.

LA

INFANTA.

¡Explícame, abuelita, qué pretendías
tP.niendo en un armario cerrado al lego!
Esta noche bailarnos unas folías.
¡Qué preguntas las tuyas, y qué borrego!
La gazuza le hiciera cantar de plano
dónde esconde las cartas de esa simplona.
¡Si las dichosas cartas tiene Ulpianol
¿Me permite ausentarme la Real Persona?
¡Que tú tienes las cartas! Dámelas, niño.
Toma, para que fumes, una peseta.
Se agradece, Misia.
Si es un cariño.

COLTANDO el naipe sobre el tapete= s; alza una dueña de mal
cariz,
y la otra dueña grita en falsete, -=-o- y acompañando su
sonsonete ~ abre los palmos en la nariz. .:-o

U

C'ONANTES las espuelas, que despiertan los ecos
fabulosos dt
tantas hazañas en Marruecos.= parte Don Tragatundas, ti bigote teñido.= R.etemblón en la adusta brama de im resoplido.
Y
entretanto las dueñas de la lnfanta Francisca, . . apartadas dtl
corro, se entregan a la brisca. ~

U

¿Oye, vendrán las cartas a mi estafeta?
Irán magnetizadas.
¿Cuándo?
Mañana.
Si las tiene escondidas en el capacho.
¡Pide un millón por ellas este Juan Rana!
¡Llega acá que te huela! ¡Tú estás borracho!
Niño, como no busques que te remoje,
vas a darme las cartas. ¡Yo las reclamo!
El ejemplo del lego me sobrecoge;
pero quiere las cartas el Rey mi Amo.
¡Mira que otros más listos no te las roben!
Ya las tengo escondite.
¡Dios alabado!
Tú no puedes leerlas, que eres muy joven.
Ya sabe lo que dicen.
¡Te habrás volado!

=

UNA DUEÑA.
LA ÜTRA DUEÑA.
UNA DuEÑA.
LA ÜTRA DUEÑA.
UNA DUEÑA.
LA INFANTA.
LA ÜTRA DUEÑA.
UNADUBÑA.
LA ÜTRA DUEÑA.

¡Te gané! ¡Te gané!
¡Qué tramposa!
No se puede jugar contigo.
¡Te gané! ¡Te gané!
¡Qué gran cosa!
¿Tú nunca pierdes?
¡Y lo digol
Mari-Rosita, cuando pierde
siempre se enoja unas migajas.
¡No me enojo!
¡Y está que muerde.
Lo que digo es que no barajas.

�LA PLUMA

LA PLUMA

= ESCENA

VII -

E

NTRA Don lragatzmdas, una mano aferrada oe. del espantadt&gt;lego, en la cerviz rapada.= Y exprimiendo los ojos,y doblando
,I zancajo ~ saca el iego la lmgua a modo de badajo.
Aflojad un poco la mano,
que voy a escupir el galillo.
Lo tengo en los dientes.
Hermano,
TRAGATUNDAS.
se lo traga, y es más sencillo.
EL REY CONSORTE. ¡Parece que fuiste a la guerra!
¿Sales del saco de los gatos?
EL JOROBETA.
Eso granjean en mi tierra
LA INFANTA.
los terceros de malos tratos.
Yo no m(:rezco ese reproche
EL SOPÓN.
por proponeros un negocio.
Quisiste estafarme esta noche.
LA INFANTA.
Te ganó la mano este socio.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.
:Ulpiano, no seas iluso!
Tú sólo guardas una copia.
¡Me la has pegado! Y por tu abuso
EL JOROBETA.
otra vez me sumo en la inopia.
Yo pido a todos mil perdones,
EL SOPÓN.
pues el amor a la Corona,
más que el amor a los millones,
me trajo aquí.
Y esta persona.
EL JOROBETA.
EL SOPÓN.
Del negocio nada se saca,
divulgado que sea el secreto.
Haya prudencia.
¡Naturacal
EL JOROBETA.
Tiene pupila este sujeto.
EL SOPÓN.
Dejemos el guiño de engaño,
hablemos con claras razones,
y sin jugar a hacernos daño.
¡Muy buenas amonestaciones!
EL JOROBETA.
Procedamos honradamente
EL SOPÓN.
repartiéndonos los dineros.

=

EL SOPÓN.

1

160

EL bITUIDENU.
ELSoPóN.
El.JOROBETA.

¡Se juntó demasiada gente!
¿Pues cuántos somos, caballeros?
Tres y no más. El Rey Mi Amo,
este lego de San Francisco,
y el que le trajo.
LA lN:P'ANTA.
¡Yo me crispo!
EL INTENDENTE.
¡Yo me hago cruces!
TRAGATUNDAS.
¡Yo me inflamo!
LA INFANTA.
~Quién ha cerrado en el armario
a este tuno?
LAS Dos DUEÑAS.
¡Con nuestra ayuda!
LA INFANTA.
¡Un lnctimiento innecesario!
Me bastaba sola.
EL SOPÓN.
·¡Sin duda!
TRAGATUNDAS.
¿Quién ante el Rey te puso ahora?
EL INTENDENTE.
¿Quién dió el consejo más prudente?
EL SOPÓN.
,!Y quién inflamó a la Señora? ·
UNA DUEÑA.
¡Ay, qué lego concupiscente!

ROMANT!CA se desmaya, _.Y com_o ~iern s de Ayuno, . . al pe.
cado dando baya o:, un zanca10, inoportuno, . . asoma bajo
la saya.=
LA INFANTA.

Ex. REY CONSORTE.

,;

EN

¡Ay que le ha dado un patatús,
a esta niña q•le quiero tanto
por tu culpa! ¡Jesús! ¡Jesús!
No enseñes las piernas!
¡Qué espanto! :

=

ESCENA VIII -

el salón, con una morisqueta, ~ atortolado irrumpe et majadero-=-:. que portó al Gran Preboste la estafeta - del Rey,y el
casó erplica aspaventero. Do:N L1Nno.

¡Traigo turbados los sentidos!
¡Qué juras y qué palabrotas!
¿No os cantan, Señor, los oídos?
¡Ay, que viene! ¡Siento sus botas!
161

�LA PLUMA

LA PLUMA
EL REY CoNSOlt.TI!.

RANDO hacia la puerta, .o-e, en zoeobrante alerta, ~ calla l11
reunión. oc, Las pisadas, con eco~ difust1, por ti hueco . .
rodaban cu/ salón. .oo Ponía un estr11,mbote
al re.&gt;onante trote .,.

M

=

EL SoPÓN,
LA lNrANTA.
EL SoP6N.

EL JoaOBBTA-

¡No es oportuno que me vea!
¿Te conoce?
¡Seguramente!
1Tú has tenido la mala idea
de ir con las cartas a ese ente!
¿Qué has pedido por las mi6ivas
al Gran Preboste?
La bicoca
de un destino en Oases Pasivas.
¡Con poco sellaba tu bocal
¿Y dinero?
•
¡Ni una moneda!
1Mas ved que me atrapa!
Te escondo
de mi meriñaque en la rueda.
¡Pero sé formall
¡Yo respondo!
oc,

E

se oculta el lego Francisco . .oo Lleta
el Gran Preboste: Llamas
y bramas cu basiliseo . .::-o

EL GRAN Pn»osTB.
LA INFANTA.
EL GRAN PREBOSTE.
EL SOPÓN. •

=

¡La docta tertulia del Amo!
¡Faltabas tú!
¡Y acudo al reclamo!
¡Cúcúl

• VUELTA de fantoche,
del viejo 11iandónl

'

oc,

oc, golpe

=

de bastón,

Deja ese gesto de amenaza.
LA INFANTA,
EL GRAN PREBOSTE. ¡No se burla nadie de míl
Es el cuclillo en 'a terraza,
LA INFANTA.
que se alegra de verte aqui,

t

S

=

ACA las orejas, ,=,o guiña la pu1&gt;i/a
otra vez se asila.
r , ,.. .11 cabe las viejas -

LA INFANTA.

ESCENA IX . .

N el ruedo de las damas

~EBOSTE.

?º~

tlgolpttkl bastón• .,,..
EL SOPÓN.
EL R.Ev CoNsoan.
EL SoP6N.
LA INFANTA.

Por mi nota est4s al rrl
Una ofuscación
co ente...
se os puso, Señor, en la frente
como un moscardón.
EL REY CONSOlt.TE. Teng~
cartas de una damL
LA INFANTA.
¡De ptttmtnfl
EL REY CONSORTE. Y tú, celoso de su fama
me das a mi...
'
EL GRAK Pauosn. Por la camama
un potosi.
¡So.~ dos carta" falsificadas!
LA INFANTA.
¡D11olo Bias!
EL JOROBETA.
¡Yo tengo las cartas!
EL GRAN Pu»osn.
.
Copiadu
de man? aJena las tendrás.
En la pista de esa impostura
he dado orden de prisión '
contra un tuno que en su frescura
pretendía la sinecura
de una mitra.
EL SOPÓN.
¡Era la ocasión!

EL GRAN

No te inquietes: Es uipiano
EL JOROBETA.
que hace dos voces.
'
EL GRAN PREBOSTE Las
t
¡De chipén!
CONSORTE.. ¿Pue~~eª~:i~~?n de su mano.

iL ~RY

E~ R!:Nc::;Bosu. De. un_ escritor republicano.
EL GRAN PRE~~:~~ C1~ueopc1eosas q~e e~toy en Belén!
·

,a.e,

mirada ftrocht . .

n conc1enc1a
qu~ estáis tocando el violín.
EL REY eONSORTE. 1N t un. dfa más en evidencia!
LA INFANTA.
Hoy pido el divorcio.
EL REY CoNSORTK
L
.
¡En latín!
EL GR p
· 1 e escnbo al Papal
1 AN
REBOSTE.
~
R
No hari caso
•
S enor y ey.
Pongamos las bestias al paso
Y hablemos a ley.

�LA PLUMA

SOS OE Nlet2SCttE
Et REY CONSORTE. Mi nota no cierra el camino
de una transacción.

(Páglna1 de un Hb,o en p,enaa.)

Et GRAN PREBOSTE. Pero lo hace tan supino,
Et RBY CONSORT&amp;.
Et GRAN Paimosn.
Et REY CoNSORTE.
Et GRAN PREBOSTE,
LA MANTA.

Et GRAN PREBOSTI!.
Et JoROBBTA.
Et REY CONSORTE.

que no siendo del Club Alpino
es imposible la ascensión.
Siento decirte que no es cuerdo
buscarle al gato los tres pies.
Tomaré en Consejo el acuerdo
de meteros en Leganés.
~Te niegas a todo convenio?
¡Claro que sil
¡Abusas! ¡Conoces su genio de gilll
Me vendían por un destino
esas cartas, y no piqué.
Si no ha picado en un comino,
imagino
que voló el parné.
¡Mi divorcio, como otras veces,
no quedará en conversación!
1Apuré las últimas heces!
¡Mi pundonor hizo explosión!

C'us regios ojos el velo .::-::- de las

u·

lágrimas ofusca, .::-::- y en la faltriquera busca,.::-::- para sonarse, un pa,iuelo. -=-o-

Et GRAN PREBOSTE. Bebed uná taza de tila,
Majestad.
Y tras una noche tranquila
meditad.
Con vuestra venia me retiro
y os beso los pies.
LA INFANTA.
¡Tragatundas, pégale un tirol
No lo dejes para después. ·
Et REY CONSORTE. ¡No, Tragatundasl ¡Me horroriza
que corra la sangre por mí!
¡Una pali'za,
eso sn

EL

Rey vuelve la pupila;,.... mete, como el avestruz,,::,:, el pico baj•
la axila ,::,:, y se le apaga la luz . .:o
PIN DE LA SEGUNDA JORNADA

16-.

RAMON DBL VALLB-INCLAN

Beomas, Aedides y Oenganzas

Probad mis platos, señores,
comiendo abriréis la gana
y os parecerán mañana
me.fores.
Repetid, os aconse.fo
(JUe mezcléis con apetito
lo reciente con lo añe.fo
os t'nvr:to.

Ayer me cansó buscar
hoy encuentro;
y cuando el viento me azota
si navegar contra el viento.

�LA PLUMA

LA PLUMA

-----COlOQUlO

¿Estuve enfermo? ¿He sanador
~ Y quién mi médico Ita sidor
¡Ah! si todo lo he olvidado:
mi médico fui el olvido .
t1A6lA el PROOER610

Sená'llo y raro, dulce y severo,
pulcro y astroso, fi,no y grosero
ser todo quiero.
Y que se cuente:
Hombre viviente
fué loco y cuerdo;
era paloma, era serpiente
y, a veces, cerdo.
ttecce ttorrto

Soy la llama; soy la llama,
y al alumbrar me consumo,
y lo que toco se inflama,
y queda ceniza y humo.
¡Soy la llama, soy la 1/amaJ
166

el PR011MO

Quien del pró;imo se fú
un guía a su lado aguante:
yo voy solo, que me guíe
quien t¡ztt"era, pero delante.

el

l16€Rt0

Me detengo y escucho
el latir de mis venas:
m rumor me Iza engañado;
pensaóa oír cadenas,
¡qué mucho
si" estuve encadenado!

ett oeRAtlO
"Hay que comer nuestro pan
,on el sudor de la frente",
te dirán:
¿Sudandor ¡Qué desatino!
/ Vaya un consefo imprudente!
Con el sudor de la frente
hay que beber nuestro vino.

�LA PLUMA

LA PLUMA
LOS MUY SU'ttLeS

Entran mefor de puntillas que a gatas:
por el ofo de la llave y no por la puerta fra,ica.

¿lnvestigarr ¿Cómo, cuándor

y auNp,U escribo a grandes bazor
cada ras{fo es una falta.
En cambio, lo que concibo'
de un modo que no se usa
jcon qué claridad transcribo,
Al que leerme rehusa
¿qué más le da si es confusa
la letra con que lo escribor

Al peso
del libro impreso
r,as arrastrando tu vida
y cayendo y levantando
lzasta la última caída.

El que ha de llegar, llega, porque puede

y porque le place,
y nada le importa que diga la gente •
si es temprano o tarde.

Mi pluma no corre, salta
voy escribiendo a pedazos

Una mufer me decía
al despuntar la mañana
¡Si eres feliz en ayunas
qué será si te emborrachas!

Cuando hablo,
para no cansarte, amigo,
con las cosas que te digo
me pongo disfraz de diablo:
nzas no me sirve de nada
el diabólico disfraz,
fa bondad de la mirada
no la cubre el antifaz.
Traduoclón do

PRANCISCO A. DB !CAZA

�LA PLUMA

Peeegeinos cueiosos
1oege 8011~ow y + +
la Bib(ia en españa

T

Borro~, de familia de labradores, establecida desde muy antiguo
c~rca de L1skeard, en Cornwall, se fugó de su casa, siendo todavía mozo,
por esqmv_ar las consecuencias de una fechoría juvenil, y sentó plaza de soldado
en 1783. Diez años más tarde, cuando era sargento, se casó con Ana Preferment
hija de un agricultor de East Dereham, Norfolk, de abolengo francés prnbable~
mente. En 1798,_ ~omás Borrow obtuvo el grado de capitán, del que no pasó
en su carrera w1htar. En 1800 le nació un hijo, Juan Tomás, que fué pintor y
solda_d o y acabó por emigrar a Méjico en busca de fortuna, murie ndo en aquellas berras e? 183~. El S de julio de 180~ nació, en East Dereham, el hijo segundo del m~tnmomo Borrow, Jorge Enrique, el cual, treinta y tres años más
tar~e, ha~1a de ser popular en Madrid con el nombre de Don '.Jorgit, el znglés.
La rnf:mcia de Jorge transcurrió en diferentes poblaciones de Inglaterra y de
Escocia, ~ ~;ce~ a los cambios de guarnición del regimiento en que se rvía su
padre. V1a¡o primeramente por las provincias de Sussex y Kent, y en 1808 y
1810 estuvo otra vez en su pueblo natal. Jorge era •un niño triste que gustaba
de permanecer horas enteras en un rincón solitario, con- la cabeza caída •sobre
el pe~ho, dominado ror ~n abatimiento peculiar; a vece~ sentía una impresión
de miedo muy extrana, sm causa reah. Sus padres le de¡aban vagar libre mente
por los campos. En 181~ conoció a Ambrosio Smith, el gitano a quien después
repre s1;ntó en sus escritos con el nombre de Jasper Petulengro, y se juraron
f~atermdad. El_ desarrollo mental de Jorge fué algo tardío. Comenzó los estudios ~e humamdades en Dereham, y los continuó en Edimburgo, después en
Norw1ch, Y el_ a~o 181 S en la «Academia. Protestante , de Clonmel (Irlanda),
adonde e l re gumento de su padre fué destrnado. La vida escolar Je curó de su¡
OMÁS

"'70

hábitos insociables y de su reserva. A Jorge le gll6taban los estudios pero no la
sujeción de la escuela. Sentía inclinación natural por los idiomas, /Ios aprendía con desusada facilidad; su memoria era descomunal. Amaba la vida al .iire
libre y los deportes. Las aventuras, propias o ajenas, reales o soñadas1 encandila?ªº su imagin~_ción. En Irl~nda, además de aprender la_ lengua del país, se
babia hecho gran Jinete. Termmadas las guerras napoleómcas y licenciado el
regimiento, los Borrow se establecieron en Norwich. Jorge leía griego en la
Gramma,· School, y de un emigrado francés tomaba lecciones de este idioma
de italiano y de español; cultivaba, además, la caza y el pugilismo. Los gusto;
y las costumbres de Jorge Je hicieron antipático a su padre; no se Je parecía en
nada; ten~ale por un verdadero ~itano, y, desentendiéndose de él en Jo posible, le deJaba hacer cuanto quena. En 1818, Jorge se encontró de nuevo con
Ambrosio Smitb, o Jasper Petulengro, y, yéndose con él a un campamento de
gitanos, los acompañó por ferias y mercados, se inició en s 11s costumbres y
aprendió su idioma.
Llegado el momento de adoptar una profesión que le diese para vivir, Jorge, dudoso entre la Iglesia y el Foro, se decidió por el último; así se lo aconsejó un amigo en situación semejante a la suya, diciéndole que la abogacía cera
la mejor carrera para quienes (como ellos) no pensaban ejercer ninguna, . El
padre de Jorge le costeó el aprendizaje, colocándole en 1819 de pasante en casa
de 11.nos curiales de Norwich. Pel'.O Jorge debía de tener mediana afición a los
.pleitos. Aprendió galés, danés, hebreo, árabe, armenio, y en el despacho de sus
maestros trabajaba en traducir de esas lenguas al inglés; su amigo William
Taylor le enseñó el alemán. Así vivió el pobre cinco años, amarrado a un oficio tan opuesto a su vocación. Quizá la lectura de libros de viajes y aventuras
le fué entonces más gustosa y necesaria que nunca, como desquite de la aridez
de su empleo. A Jorge Borrow le gustaban mucho Gt1 Bias, el Peregrino d&lt;Bunyan, Steroe, el Chi!de Harold, y, sobre todos, De Foe. ,¡Oh genio de De Foe,
yo te saludo!-exclama en su autobiografía- . ¡Cuánto no te debe el mío pobrísimo!,
En 1824, el capitán Tomás Borrow murió, dejando por heredera de sus escasas rentas a su mujer. Jorge, que llegaba entonces a la mayor edad, se marchó a Londres a buscarse la vida en cuanto terminó su contrato de pasantía.
Llevaba por todo capital un legajo de traducciones; pero sus esperanzas eran
muchas. Su primera estancia en Londres fué poco placentera. Luchaba con la
escasez, con la falta de salud, con la inseguridad del trabajo, y padeció además
la crisis característica de la juventud al encararse indefensa con la vida y las
amarguras de la vocación, que busca a tientas su camino. Jorge se interrogaba
acerca del valor de la existencia y de la verdad. «¿Qué es la verdad? ¿Qué es lo
bueno y Jo malo? ¿Para qué he nacido? ¿Todo perecerá y será olvidado, todo es
nnidad?&gt; Y no encontraba respuesta. satisfactorid. El futuro misionero era en!onces ateo empedernido; su amigo Taylor, además de enseñarle el alemán, le
inculcó la irreligión. La tristeza y el descorazonamiento de Jorge fueron tales,
que sus amigos temie ron verle poner fin a sus días. Por aqueJla época publicóBorrow algunas traducciones de poesías e xtranjeras (var ios romances espa-.
171

�'
LA PLUMA
LA PLUMA
fioles) (1); escribió, por encar~ de un editor, una colección de «causas c61ebres• (2), y tradujo para una revista fragmentos de leyendas danesas (3). Pero
en ,825, el periódico en que escribía desapareció; riñó, además, con el editor
que le daba trabajo y se quedó en la calle con sus manuscritos y un puñado de
-dinero. Supónese que el ammcio de un librero le indujo a escribir, para zafarse de sus apuros del momento, una Vida y aventu1·as de José Sell, obra publicada, al parecer, con otros cuentos y narraciones en una colección que hoy no se
aabe cuál fué. Vendida la obra, Borrow se marchó de Londres, abandonando la
literatura, y viajó a pie en busca de salud corporal y de paz para su ánimo.
Cuatro meses duró su vida errante. Volvió a encontrar a Jasper Petulengro, y
se fué con él a vivir en hermandad con los gitanos, trabajando en hacer herraduras, y preso en las redes honestas de una linda moza de la tribu. Dt"spués
compró un caballo y recorrió Inglater,ra e~ b~s~a
aventuras. Cuando cst~s
\•iajes concluyeron, Jorge Borrow tema vcintidos anos. Era alto, flaco, zanquilargo, de rostro oval y tez olivácea; tenía la nariz encorvada, pero no demasiado larga; la boca bien dibujada y ojos pardos, muy expresivos. Una canicie precoz le dejó la cabeza completamente blanca. Las cejas, prominentes y espesas,
ponían en su rostro un violento trazo obscuro.
·
Jorge Borrow, al escribir, andando el tiempo, sus narraciones autobiográficas se empeñó en rodear de misterio ciertos años de su vida (1826-1832), y con
alu~iones más o menos veladas quiso dar a entender que se había visto envuelto en misteriosas aventuras y dado cima a dilatados viajes por países como la
India, China y Tartaria. lgnórase, en efecto, lo que Borrow hizo en esos años;
pero en sentir de sus biógrafos más autorizados, es excesivo tanto misterio. Probablemente, Borrow vivió todo ese tiempo sin ocupación fija, viajó un poco y
escribió por gusto y por encargo. En 1826 se publicó una colección de sus traducciones del danés (4) con otras composiciones suyas. Dos años más tarde apareció una traducción de las ,Memorias de Vidocq (s; atribuída a Borrow; insertó en
-algunas revistas trabajos de menos importancia. Viajó por la Europa occidental y parece que estuvo en Madrid, pero este viaje no pudo entrar en el marco
de La Biblia en España.
.
Un gran cambio sobrevino en la vida de Jorge Borrow durante el año 1833,
que decidió de su destino. Conocía Jorge Borrow a una familia residente en
Oulton Hall, cerca de Lowestoft (Suffolk), de la que formaba parte Mrs. Mary
Clarke, de treinta y seis años, viuda de un marino. Un reverendo pastor, relacionado con esa familia, indujo a Jorge Borrow a solicitar de la Sociedad Bíblica Británica y Extranjera un empleo donde pudiera utiliz~r su conocimien-

d:

(1) cBcroard's Address to his army•, aballad from the Spanisb; cThe aingiqg Mariner•, a balla4
from the Spanish¡ cTbe French Pcincess•, a hallad from the Spanish. En cMonlhly 'M agazine• , vol. S1
(1S.4),

, ,

.

,

.

(2) cCelebrated Trials, and ~Remark..able Cases oí Cr1manal JUns.prudence, from the earhe1t recorda to the year 1825&gt;. 6 vo1s. Knigbt and Lavv, London. 182s.
(3) cDanish Traditions aod Superstitions.• En cMontbly lfagazine&gt;, vols, sS, 59, 6o.
(4) cRomantic Ballads&gt;, translated from the Dinish, and Miscellaneous pieces, by Geor,e Bonow; Norwich, S. \Villdn, 1826.
.
(s) c)1emoirs of Vidocq&gt;, principal agent of the P'rcnch police unli\ 1827. Wntco by him■elf
translated from the French, 4 •olt, London. Whittaker Treacber and Arnof, 1828•19.

to de los idiomas. Jorge se fué a pie a Londres, y en veintidós horas recorrió

una distancia de ciento veinte millas. En su frugal pobreza, Jorge sólo gastó en
el viaje cinco peniques y medio, en un litro de cerveea, medio de leche, un pedazo de pan y dos manzanas. Los señores de la Sociedad Bíblica, después de
examinarle de lenguas orientales durante una semana, le preguntaron si estaba dispuesto a ap1ender en seis meses la lengua manchú. Aceptó Jorge, y con
un buen viático se volvió a Norwich, ya en diligencia; estudió con ahinco, y a
los seis meses triunfaba en las pruebas a que sus futuros jefes le sometieron.
Por aquellos mismos días, Jorge Borrow se retractó de su ateísmo; ya fuese
por influjo de Mrs. Clarke, o porque las ideas que le inculcó su amigo Taylor
arraigaron poco en su espíritu y se marchitaron al acercarse la treintena, lo
cierto es que Borrow profesó un protestantismo t.m fanático como el ateísmo
que abandonaba. No tardó en asimilarse el «tono misionero• ni en adoptar la jerga propia de sus patronos. Cuando aún se hallaba en curso su nombramiento, uno
de los secretarios de la Sociedad Bíblica censuraba así el estilo de una carta de
Borrow: «Perdóneme usted si, como sacerdote y mayor que usted en años, aunque no en talento, me atrevo, con la mejor intención, a hacerle una advertencia
que podrá no ser inútil.&gt; Acota una frase que ha llamado la atención de alguno de
dos excelentes miembros de nuestro Comité•: aquella en que «habla usted de
la perspectiva de ser útil a la Divinidad, al hombre y a usted mismo. Sin duda
quiso usted decir la perspectiva de glorificar a Dios, pero el giro de sus palabras
nos hizo pensar en ciertos pasajes de la Escritura, tales como Job, XXI, 2, cte.•
La respuesta de Borrow debió de ser tal, que el mismo reverendo le escribía:
«El espíritu de su última carta es verdaderamente cristiano, en armonía con
aquella regla sentada por el mismo Cristo y de la que Él dió, en cierto sentido,
tan prodigioso ejemplo, que dice: «El que se humille será ensalzado.• Finalmente, la Sociedad Bíblica aceptó los servicios de Borrow y le envió a Rusia,
para donde salió sin dilación, a mediados de año, a colaborar en la transcripción y colación del manuscrito de la Biblia, traducida al manchú, y en la impresión del Nuevo Testamento en la misma lengua.
Jorge Borrow estuvo en Rusia hasta septiembre de 1835. Sirvió con celo y
buen éxito a la Sociedad Bíblica; visitó Moscú y Nowgorod y proyectó t1n
viaje a China, a través del Asia, para distribuir el Evangelio por el Oriente. El
Gobierno ruso le negó los pasaportes. Ese proyecto de viaje fué, en opinión de
uno de sus biógrafos, el único motivo que tuvo Borrow para creer, y hacérselo
creer a sus lectores, que había estado en el Oriente remoto (1). Durante su
estancia en Rusia tradujo al ruso unas homilías de la Iglesia anglicana, y publicó en San Petersburgo dos colecciones de poesías traducidas por él al inglés:
Targum (2) y el 1 alismán (3).
(1) «¿No le ha chocado a usted nunca-le escribía en una ocasi6n su amigo el danés Hasfeldt-cuánto
se parece usted al buen hidalgo Don Quijote de la Mancha? A mi juicio, podría· usted pasar fácilmente
por hijo suyo,&gt; W. Knapp cLife, writings and correspondeace oí George Borrow&gt;. London, Murray
1890, Vol, I, pág. 1qo.
(2) cTargum, or metrical translations from thi rty Janguages and dialects•, by George Borrow. St. Pe,
tersburg, Schulz an Beneze, 1835.
(3) cT?ie Talisman», from the Rusiam of Alexander Pu1hkio 1 with other pieces. St. Petersburg,
Se bulz and Benere, 1835.

173

�LA PLUMA
En octubre de 1835 volvió Jorge Borrow a Inglaterra, y, apenas llevaba un
, mes en su país, la Sociedad Bíblica decidió utilizar de nuevo sus servicios, enviándole a Lisboa y Oporto con encargo de acelerar la propagación de la Biblia
en Portugal.
Ni la Sociedad Bíblica ni Jorge Borrow preveían entonces que sus campa. das en la Península iban a tener la importancia que después adquirieron. Para
la Sociedad, el envío de Borrow a Portugal era un empleo interino, en espera
•, de que se decidiese su viaje a China. Borrow ignoraba si tendría o no en Portugal libertad suficiente para lanzarse a una propaganda intensa ni si el ánimo
,de la gente se hallaría bien dispuesto para recibirla.
Jorge Borrow se embarcó en Londres el 6 de noviembre de 1835, y llegó a
,Lisboa_&lt;;! 13 del mismo mes (1); visitó los alrededores de la capital, hizo una
excurs1on por el Alemtejo, y de estos viajes y de sus conversaciones con el representante de la Sociedad Bíblica en Lisboa nació la determinación de aplazar
· sus trabajos en Portugal. Borrow resolvió pasar a E~paj'ía, Salió de Li,boa para
Badajoz el I de enero de 11361 cruzó la frontera el día 6, detúvose-en Badajoz
·-diez días, y por Mérida, Oropesa y Talavera llegó a Madrid. Por el camino fué
madurando su plan de campaña: le pareció necesario, ante todo, hacer una
tirada de la Biblia en castellano, porque sólo podían circular las impresas en
el reino. Pero lo difícil no era eso· lo difícil era obtener permiso para imprimirla sz'n notas, Desde la invenciód de la imprenta, hasta 1820, no se había impreso en España ninguna traducción de la Biblia descargada de comentarios Y
notas. y que fuese, por tanto, de tamaño manual y de precio reducido, accesible a todos. En 1790 apareció la traducción de Scio, en diez volúmenes en folio,
y en 1823, la de Amat, en nueve volúmenes en cuarto. Al amparo de la fugaz
libertad política instaurada por la revolución de 1820, se imprimió en Barcelona (1820) el Nuevo Testamento, traducción de Scio, pero sin notas; desde entonces, hasta la llegada de Borrow a España, nada más se había hecho. La J:&gt;ropaganda de las Sociedades Bíblicas no consiste1 esencialmente, en predicar
una confesión determinada, sino en difundir la lectura de la Biblia, poniendo al
alcance ~el. mayor número el texto genuíno de la Escritura. Como, en opinión
de l&lt;?s cristianos reformados, los dogmas y prácticas de la Iglesia romana con·
trad~cen la letra y el espíritu del libro sagrado, basta la lectura de su texto aut~nhco, y la :estauración del sentido propio en su inteligencia e interpreta•
c1ón, p~ra m(nar J.as bases de la dominación papista. Así, Borrow, abundando
e_n las 10tenc1ones de sus directores, y con autorización expresa de ellos! ge~tionó desde !~ego el permiso que necesitaba para imprimir el Evange!t&lt;? sin
-notas, y_, ,vencidas no pocas dificultades, se dispuso a reimprimir en Mad~1d la
tr~d~1cc1on del Nuevo Testamento, de Scio, editada sin notas po,r la Soc1ed_ad
Bibhca en Londres, 1826. Borrow y la Sociedad lilíblica desconoc1an las vers10•
~es caste!l~nas de la Biblia, hechas por los antiguos reformistas españoles,
libros rans1mos entonces.
•
Borrow se fué de Madrid a los pocos días de la revolución de La Granja
(r¡ Fechas establecidas por Mr. Knapp, separándose de las que Borrow da en cThe Bible •
.:".5pain•.

174

LA PLUMA
-estuvo en Granada y Málaga (viaje no referido en La Biblia en España) se embarcó en Gibraltar, llegó a Londres el 3 de octubre, instó en la Socrcd¡d Bíblica la inmediata apertura de la campaña de propaganda en España, y, aceptados sus planes, se reembarcó el 4 de noviembre, llegando a Cádiz el 22 del
mismo mes. Por Sevilla y Córdoba se dirigió Borrow a Madrid, adonde llegó
·el 26 de diciembre. No perdió el tiempo. En 14 de enero de 1837 firmaba con
~d_rés Borrego ~l cont:ato para la impresión del Evangelio, y en I de mayo
-s1gu1ente se publicó el libro (1). Borrow obtuvo de la Sociedad Bíblica autorización para repartir en persona la obra por los pueblos, y, dejando en Madrid
encargado d&lt;: sus as.untos a don 1:uis Usoz y Río, emprendió, acompañado de
s? famoso cnado gnego, el larguísimo viaje por Castilla la Vieja, Galicia, Astunas Y, Sa_ntan?e:, que duró· desde mayo a noviembre de 1837. De regreso en
Madrid, 1mpnm1ó dos nuevas traducciones parciales del Nuevo Testamento·
u~a traducción _del Evangelio de Sao Lucas al caló (2), hecha por él, y otra dei
mismo Evangelio al vascuence, por un señor Oteiza (3).
La publicación del Evangelio en caló, la apertura tic un Despacko de la Sociedad Blílica en la calle del Príncipe, los métodos empleados por Borrow para
llamar la atenció°: del público hacia su obra y ciertas imprudencias de otros
agentes de la Sociedad en España, provocaron la intervención de las autorida~es y desencadenaron u?a borrase.., en la que naufragá la propaganda evangélica, f, a la larga, puso fm a los trabajos de Borrow en España; de ella nació
también 1:1n primer disentimiento entre la Sociedad y su agente, disentimiento
que termmó en ruptura. En enero del 38 el jefe político de Madrid secuestró
los libros existentes en la tienda abierta por Borrow; en mayo fué preso Do,i
Jo, ge por desacato a un agente de la autoridad y por vender libros impresos
fuera del reino, introducidos en España con infracción de las leyes vigentes.
Borrow ~uen~a en La Biblia en_ España la historia del secuestro y de su prisión;
pero om_1te ciertos hechos que mfluyeron grandemente en aquellas resoluciones
del Gob1,erno1 hechos que Borrow no conoció hasta después de salir de la cár-cel. Hab1a por entonces en España otro agente de la Sociedad Bíblica llamado
GraY,don,_q~e operaba principalmente en las provincias de Levante. Graydon,
-q1;1e _1mpnm1ó en Barcelona una edición del Nuevo Testamento y otra de la
B1b!1a (A: y N. T.), sin notas, en 1837, no se limitaba como Borrow a propagar
el libro, srno que repartía folletos, prospectos y opú~culos atacando al Gobierno moderado, y al clero español y sus doctrinas. Esta conducta produjo algunos
( 1)
l:l Nuevo Testamento, traducido al español de la Vulgata Latioa, por .el Rmo. P. Phelipe Scio
:e S. M...iguel, de las Escuelas Pías, obispo electo de Segovia. ~fadrid, imprenta a cargo de Don Joaquia
e laBarrera1 1837. En s.•, 53-4 páginas.
r·
( 2)
Embeo e ·Majar6 Lucas. Brotoboro rodado andré la chipé grie¡a, acána chibado andré o Roma·
a6 o chipé es Zincalés de Seoé.
El Evangelio. según S. Lucas, traducido al Romani, o dialecto de los gitanos de España1 Madrid,
2837. En 16."1 177 páginas.
Se¡unda edición: Criscote e Majar6 Lucas, chibado andré o Roman6 1 o chipé es Zincalés de SeséEl Evangelio según S. Lucas, traducido al Romaní, o dialecto de los gitanos de España. Lund.ra_.
1872. En 16."1 177 págs.
(3) Evangelio a San Lucas en Guissan, El Evangelio según S. Lucas, traducido al vascuence, [Ma,
?\d 1 imprenta de la Compañía Tipo¡rá6ca, &lt;838. En 16.º, 176 pá¡1•

175

�LA PLUMA
LA PLUMA
escándalos en Valencia, Murcia y Málaga; y como Graydon se pro~amaba, no
sólo agente de la Sociedad Bíblica, _sino íntim~ colaborador y asociado de Borrow, dió pretexto para que el Gobierno, mov'.do por lo~ _curas, desfogara su
inquina tratando a ~o~ Jorge ~on _extrema~o ngor. La pns1ón de Borrow y las
reclamaciones del mm1stro bntámco produ1eron, com&lt;? ~ucdc sup':m~r~e, una
reunión precipitada del Consejo de ministros, un ofrec1m1cnto de d1m1s~ón por
parte del jefe político e interpelaciones en las Cort~s. ccnsur_and? al Gobierno...
por su lenidad. Excarcelado Borrow, supo por el mm1s_tro británico la par~c que
la conducta de Graydon había tenido en sus pers~cuc1onc;5, -y se le ocur~1ó es•
cribir sendas cartas al Correo Nacional y a la Sociedad Bibhca des~utorizand~
y condenando el proceder de su_ colega. En la ca_rta al Correo_ Naeton~l, publicada el 27 de mayo, se titula «~mco agente autorizad~ en Espana d~ la~· B.• E~
la carta a sus directores de Londres, luego de rcfenr la&amp; entrevistas del ministro británico con Ofalia, dice respecto de Graydon: •Hasta ~I ~omento P:C·
sentc, ese hombre ha sido el ángel malo de la c~u~a de la B1bha e_n Espana,
y también el mío, y ha emple_ado tales proccd11_n1entos .Y :scog1do de ta~
modo las ocasiones, que casi siempre ha conseguido dern~ar IE&gt;s planes h~
cederos trazados por mis amigos y por mí para la propagac~ón del Evangelio
de una manera permanente y segura.• La respuesta de la Sociedad fu~ 1;1n cruel
desengaño para Borrow: rcconocíase en ella que Graydon era tan le~1ttmo representante de la Sociedad Bíblica como él; no se accedía a desautorizar Y con•
dcnar su proceder, y, además, se le advertía a Borr?w que en adelante se abs•
tuviese de publicar cartas como la del Correo Nacional. Por su _parte, el Go•
bierno español, tras algunos artículos oficiosos en que ~e. le exc1ta_b~ a proce•
der •con mano dura• contra los escarnecedores de la rehg1ó11, proh1b1_ó de Real
orden (25 de mayo) la circulación y venta del Nuevo Testamento editado por
Borrow.
En relaciones poco cordiales con sus jefes,, y frente.ª la hostil ida? resuelta
de los gobernantes españoles, Borrow no pod1a ya realizar en la Penmsula una
obra duradera ni fructífera. Aquel verano del 38 anduvo Don Jorge por la Sagra y por tierras de Segovia. El 24 de agosto llegó a sus manos_ la orden de sus
jefes llamándole a Inglaterra, y allá se fué, a través. de Fr_anc1a, Y en. tres o
cuatro meses que permaneció en su país zanjó sus d1fer~nc1as con los d1rect~res y logró que Je enviaran a España por tercera y última vez. El 31 de d1•
cie~bre de 1838 desP.mbarcó en Cádiz, y, salv? los tres _primeros meses qu_e
pasó en Madrid dedicado a la propaganda, casi todo el ano 39 est~vo en ?evilla, en relativa inacción. Allí fueron a buscarle l\~s. Clarke Y( su h1Ja, a qu~e!1cs
instaló en su propia casa de la Plazuela de _la Pila Seca. _Hizo, solo, _un VJaJC a
Tánger, donde Je alcanzó la orden del Comité de la Sec1edad Bíblica, dando
por terminada su misión en España, y en Tánger se aca~a brusc.-m_ente _la narración de sus aventurns. De retorno en Sevilla, anunció su matnmomo con
Mrs. Clarke (la Señá Biuda con Don Jorgito et Brujo), y comenzó l&lt;?s prepar~tivos para volver a Inglaterra. Una disputa con un alcalde de bar~10, en Sevl•
lJa, le costó ir a la cárcel, donde le tuvit:ron treinta hor~s; todav1a ~stuvo en
Madrid gestionando las reparaciones debidas por el agravio, Y en abril de i84o
176

.e embarcó para Inglaterra con Mrs. Clarke y su hija y su corcel árabe. Apen~ tomó tierra, se casó y fué_ ª. instalarse en Ou/lon Coitare (Lowestoft), pro~•edad_ de su esposa, donde VIVIÓ muchos años entregado a las pacificas tareas
hterarias.
~ primero que publicó foé su obra sobre los gitanos (1), en la que había
t,:abaJad~ m_ucho durant~ su perma~encia en, España. Contiene una descripc16n prelimmar de los gitanos de diversos pa1ses, y un estudio de la historia y
costumbres _de los de España, compuesto de observaciones personales y extractos de hb~os referentes a ellos. Siguen una colección de poesías populares
en caló, ~ecog1das verbalmente por Borrow, y un vocabulario. En Tñe Zincoli
se aprecia cuna fuerte personalidad y una observación extraorclinaria&gt; ( 2 )·
per~ cualquiera puede advertir el desorden con que está compuesto el libro'.
Es importante para conocer las costumbi;:es de los gitanos, y completa además
algunas aventuras que en La Biblia en España sólo están indicadas.
La publicación de Tñe Zincali puso a Borrow en relación con Ricardo F ord
docto en cosas hispánicas, que preparaba por entonces su Manual de Espa:
ña (3). Ford acons7jó a Borrow que publicase sus aventuras personales y se deJara.de ~xt~ac~ai: libracos españoles.. Al saber!que tenía entre manos una Biblia
en
!ns1shó en sus advertencias: nada de vagas descripciones, nada d~
erudición libresca; hechos,_ muchos hechos observados directamente; arrojo
para no caer en las vulgandedes; no preocuparse del buen decir· evitar las
g~oñerías y la declamación. Borrow se aprovechó de esos con~cjos. En su
r~t!ro de Oulton ordenó y completó los materiales de que disponía: diarios de
na1e, cartas a la Sociedad Bíblica, y en diciembre de 1842 se publicaba la
obra (4), que velozmente le llevó a la celebridad.
. S~ triunfo fué inmenso. En el primer año se agotaron seis ediciones de a
nul eiemplares en tr_es volúmenes, y una e~ición de diez mil ejemplares en dos
tc:imos. Dos veces reimpresa en Norteaménca aquel mismo año 43, fui'. tradu~a al _alemán, al francés y al ruso: en 191, iban publicadas más de veinte edi~ooes mgle?as de la obra. Borrow saboreó la popularidad; sus escritos postenores contribuyeron poco a sostenerla. Sus aventuras en España despertaron
en el p~blico un deseo muy vivo de conocer otros hechos de la vida del «héroe•. lt1cardo Ford le aconsejó que es~ibic~ su auto~iografía. Don Jorge, sin
levantar m~no, compuso el Lavengro, historia de su miíez y juventud, continuándola anos después (5), hasta la fecha en que comienza aquel misterioso pe-

lu/'!"ª•

h) The Zioeali, • · An Accouot of the Gyp1ie1 of Spain With an orifinal colleclion of their Sonp
ud Poet,y,and a cop,.,us DictionaryoftheirLanguace. ByGeor¡e Borrow ... ID two volwnes. London

Joha

M.urray, 1141.
'
t vol. London Chapman and Hall , u .
9
(3) • ~Hand-Book_ for Travellers in Spaln and Reden at Home.• London: Murray, ,s45 , •· ; 0 1. g,•
Laa ed1c1onea postenorea ~,tán abreTiadas o adaptadas a 101 itioervioa del ferrocarril. El •erdadero
•Jlord, no ha vuelto a parecer•. (Knapp.)
(4j Th_e Bible in Spain, or the Journeya, AdYeDture., and lmprisonements of u Eollilhman io a.o
• ttempt to c1rculate the Scripture1 in tbe Pen insule. By Georce Borrow, author of •The GypaÍea in
8 paln,, ln three To!ume,; London Jobo Murray, 1843.
1
.a.... (s)
Lano¡ro; the Scbolat"the Gypsy-the Priest. By Geor¡e Borrow... In three -,olume1, Lon•
_,,Lo, Jobo Murray, 1'51.The Romany Rye; a aequel to La...nrro. By Georie Borrow... h two •olumea
ndoa. John Munay, 1857.

(•) E. Thomu: George Borrow, the man and bis book1.

,

�LA PLUMA

LA PLUMA

.
a se hizo mención. La obra defraudó las esperanzas del
ríod&lt;? de su v1d,a_de que Y . . d" nación del autor, pronunciaron sobre cl!a un
público: los cntlcos, con gran m tg
"6 ri urosamentc veraz, y aparec1a un
fallo adverso; se aguardaba u?a n~rra~t má~ uc suficiente para desorientar
revoltijo de sucesos reale\ ~ ~~!11:;~~e de lo\ue algunos llamaron su !fracaal lector. Borrow se.~onso -~ 1 t\ntribuir a suavizarle el humor, cada d1a más
so•. La vanidad hen a n:&gt; i ~ a c . c·a la vida sedentaria de escritor. Sentía,
.áspero y.agri?· Llevaba ~o.n tm?ac1cn
uos • terrores• le atormentaba~. Bo.además, i~qu~c~udes rfh1tsas, ~~~0ufra de su patria: misiones li~e.ranas en
rrow quena v1a1ar y so ic1 emp . ero sin resultado. Hizo un v1a1e por el
Asia, el Consulado de Ho~g-Kong, pdatos acerca de la vida y lenguaje de sus
-oriente de Europa, Y recogt~ nuevos .
Macedonia Anduvo también por su
amigos los gitanos en H~ngna, V~aqu1a y y recogió parte del fruto de estas
país; visitó Gale~, Escocia y o¡rosl u~1~f!s~ obra importante que publicó. Desde
jornadas en un libro (1), que /é .ª -~ catorce años sin producir nada después de
1860 r~s~día en L~nd~s,l don e 1~v~oen tanta obscuridad, en tal silenci&lt;?, que &amp;!·
la apanc1óo de W1ld a es,_sum
or el deseo de conservar su antigua pr1guoos le creían m~erto; Estimulado
cultivaban ya con diferente método, se
macía en los estudios gitanoS, qu~ ~ r. ( ) del dialecto de los oitanos ingleses,
lanzó a publicar en 1874 un vocat_u ard10 E2 suma· Borrow se ,.sobrevivió; tan
·
• d perd"d
1 a.
obra que, al apareCcr , -•ra yaKana 1cua
_ a.odían devolverle
la notoneda
sólo la muerte-observa Mr. n pp p
hó de Londres en 1874 y se refu•
La muerte tardaba en llegar. ~orr&lt;?wdse dm=~~ 1869 El arriscado Don Jorge de
gi6 en su casa de Oulton;_ esta a v1u o e
ue v·ivía tr;ste y solo en una casa
otros tiempos era ~o anciano de ::~~:~~1~ q por el jardín recitand? poemas
de campo mal cuidada, Y se P
I dad y «sus conversaciones con
de su cosecha. S~ extraño c.o!1tincnte,ai~~nsfaefinca, crearon en torno s~yo una
los gitanos, a quienes permit~a a~am~n viéndole pasar le gritaban: ¡Gitano! o
especie de leyenda. Los fc ac ~-~• stra fué con su]~at:ido a vivir en su com•
¡Brujo!• Muy ce:,ca ya d~ 6md:u•uJi de 1881 el matrimonio se fué a Lowestoft
pafüa. En la man~na de 2
J m letamente solo; mucho les rogó quc,no se
a sus asuntos, de1ando ,ª Bor~~~ co o 1e di" eroo que ya otras veces hab1a exfuerao, p_orque se sen?afmo~u~~~~o alguJo. Cuando volvieron, a las pocas hopresado igual temor sm un ª
ras, se lo encootra.1:on ?1uert~.
f
en tér'lninos absolutos, el mejor libro
Aunque Tlle B1ble in Spain no uese,
diferencia respecto de sus otros
de Borrow, sería en t,odo caso, c~n eoo::~ción de nuestro público. El mérito
~scritos, el que. más bful~s tefdna ;;:ación de España le hicieron pop ula: en
intrínseco del libro y a.s1ogu ar re. do en varias naciones de Europa, motivos
Inglaterra y Nortearnénca y _conoc1_
e nuestro aís con más el de ser los
también valederos para ~u d1vulga~1ón a~te ioterefada'. actol'CS en las escenas
~spañoles, no lectores distantes, smo p

s"

:¡

tos

f

B Geor,:e Borrow... ¡,. three -.ol11m•.
(r) Wild Wa!es: its people, Lao,:uare, and Scenery. 1
•
Londoo, John Murray, ,~6_•1.' W d·B k ofthe Romany, or Bn,:li1h Gypsy Lan,:uar;e••. By G9oll
(2)
Romano Lavo•L1 .
or
oo
Borrow. London, John llurray, 18H·

y su tierra marco de aquella narración. No es muy honroso para nuestra curio-

sidad que hayan transcurrido cerca de ochenta años desde que vió la luz, sin
.ponerlo hasta hoy, traducido, al alcance de todos.
El libro fué compuesto, en su mayor parte, en los lugares mismos que describe. Borrow redactaba un diario de viaje, y remitía, además, a la Sociedad
Bíblica, cartas de relación de sus aventuras y trabajos. La Sociedad prestó a
Borrow las cartas luego de cerciorarse de que, al aprovecharlas, no cometería
ninguna indiscreción. c¡No he revelado los secretos de la Sociedad!» decía después Borrow; en efecto, no mienta su desacuerdo con los directores, y tribut?
a Graydon, el «ángel malo• de la causa bíblica, ardientes elogios. Las cartas d e
Borrow a la Sociedad Bíblica (1) son tan extensas como la mitad de Tlze Bible
in Spain; pero sólo aprovechó la tercera parte de ellas en la composición del
Jibro; lo demás salió de sus diarios, fundiéndose todo al calor de su espíritu
cuando recordaba y revivía a distancia las impresiones indelebles recibidas.
Tres son los temas de la obra: la difusión del Evangelio, Don :Jorge el inglés
y Espaiia. Los tres se enlazan en un conjunto armónico; la propaganda evangéJica es el propósito deliberado de que remotamente trae origen el libro, y
constituye su armazón interior; todas las idas y venidas de Don Jorge, todos
sus pensamientos van encauzados a la divulgación de la palabra divina. Los
homb1·es y las tierras de España, materia de su experiencia, constituyen, no
sólo una decoración de fondo, asombrosa por el relieve y el color, sino el ambiente en que se mueve y respira un personaje extraordinario, algo distinto
de Borrow, pero que es Borrow mismo, despojado de toda vulgaridad y flaqueza, elevado a la categoría de semidiós. De esos temas, el evangélico es el que
nos importa menos. España, país de misiones, España, país de idólatras, era
un punto de vista nuevo, dentro de nuestro solar, en 1835, e irritante para
quienes, dueños de la religión verdadera, habíanla exportado durante siglos.
No será hoy menos irritante para buen número de personas el antipapismo d e
Borrow; pero es improbable que los españoles descontentos, los no conformistas, rompan a gritar: ¡Al &amp;ampo, al &amp;ampo, Don :Jorge, a prnpagar el Evangelio de
Inglaterra! En el fondo, la preocupación de Borrow es de la misma índole que
la de los e idólatras•, sus enemigos. La regeneración de España por la lectura
&lt;lel Evangelio sería un programa que acaso hiciera hoy son reir.
El mayor número ~eguiría una opinión análoga a la de Mendizábal, que a la
insistencia con que Bonow solicitaba el permiso para imprimir el Testamento,
salvación única de España, respondía: «¡Si me trajese usted cañones, si metrajese usted pólvora, si me trajese usted dinero para acabar con los carlistas!.
Pero Don :Juan y Medio, y los liberales que hicieron la desamortización eclesiástica, no se atrevían a permitir que circulase el Evangelio sin notas. Aunque
movido por un fanatismo antipático, en favor de Borrow hablan su osadía personal, la consideración de que luchaba contra un poder omnímodo, irresponsable, y la de que formalmente pugnaba por un mínimo de hospitalidad y de
Hbcrtad, sin las que los hombres en sociedad son como fieras, y eso está siem(1)

•Letters oí Georre Borrow to tbe Bible Society•, edited by T. H , Dar!ow, 1911.
1 79

�LA PLUMA
pre bien, hágase como se haga. El libro de Borrow es un precioso documento
para la historia de la tolerancia, no en las leyes, sino en el espíritu de los españoles.
The Bi/Jle in Spain es un libro autobiográfico. cEl principal estudio de Borrow fué él mismo, y en todos sus mejores libros él es el asunto principal y el
objeto principal.. (1) No emplea en esta obra las confidencias, no se confiesa
con el lector; su procedimiento consiste en dejar hablar a los que Je tratan
para pintar el efecto que su persona y sus hechos causan en el ánimo del prójimo; asomándonos a ese espejo vemos la imagen de un Don Jorge muy aventajado: subyugaba y domaba a los animales fieros; los gitanos le adoraban; era
la admiración de los manolos; temíanle los pícaros; confundía al posadero ruin
y a los alcaldillos despóticos; encendía en sus admiradores devoción sin límites; era afable y llano con los humildes; trataba a los potentados de igual a
igual y hacía bajar los ojos al soberbio; nunca se apartaba de la razón, ni perdía
la serenidad; en suma: el héroe y el justo se funden en su persona; es un apóstol que propaga la palabra de Dios, pero sin el delirio de la Cruz, sin romper el
decoro; es un caballero andante que se compadece de la miseria, y a cada momento cree uno verle emprender la ruta de Don Quijote, pero ._sin burlas, sin
yangüeses, en una España que creyese en él y le tomase en serio. Apóstol y
caballero están bajo el amparo del pabellón británico.
Borrow se colocó, o colocó a su héroe en un escenario sin segundo, de tal
fuerza que, para nuestro gusto, el aventurero se borra, se disuelve en el paisaje o queda a la zaga de la muchedumbre española que suscita. Es difícil encontrar otro caso en que un escritor haya triunfado con más brillllntez de la
hostil realidad presente. Borro-:v lucha a brazo partido con la realidad española, la asedia, poco a poco la domina, y con la lentitud peculiar de su procedimiento acaba por poner en pie una España rebosante de vida. No se atuvo a
una realidad de cguía oficial&gt;. Lo que le importaba era el carácter de los
hombres, y no de todos, sino de los de la clase popular, donde los rasgos nacionales se conservan más puros. Labradores, arrieros, posaderos, gitano3, curas de aldea, monterillas, mendigos, pastores, pasan ante nosotros, y al verlos
gc&amp;ticular y oírlos hablar, creemos encontrarnos con antiguos conocidos. Unos
son pícaros, otros santos; unos son listos, otros muy zotes; casi todos groseros, muchos con sentimientos nobles, y unidos, en general, por un aire de familia inconfundible, y la verdad es que, con todas sus picardías o su zafiedad,
no puede uno dejar de quererlos. Tuvo además Borrow una espléndida visión
del campo, y lo sintió e interpretó de un modo enteramente moderno. Así.
Don Jorge descubrió y pintó, en realidad, lo que quedaba de España. Arranca•
dos los árboles, agostado el césped, arrastrada en mucha parte la tierra vegetal, asomaba la armazón de roca, con toda su fealdad y su inconmovible fll'•
meza.
El lector de La Biblia"en España apreciará seguramente el novelesco inte·
rés de algunos pasajes que parecen arrancados de un libro picaresco, el moví-

LA PLUMA
miento de ciertos cuadros propios de un cepisodio nacional&gt; el sabo d O tr
csce_nas de cos!umbres,
bosquejos de tipos y caractere; con t r e
as
méntos que es mnecesano ,eñalar; pero lo mismo ante ellos que ant:i~~sdo~ros
tos del_ hbro, y frente a la repulsión que ciertos juicios-ex resos
e ec~ntend1dos_-del autor puedan suscitar en el ánimo de un es _P 1
~ sobreta~ Pf.tv_emdo para no i?currir en las descarriadas apreciad~~~~ q~~n:;:~c:
e~ ~ 1 1~ se han proferido en nuestro país. La Bibita en Espaiia es un libro de
v1a1es, c~erto; pero _hay que entenderse acerca de su calidad. No es un informe
a la Sociedad Bíblica acerca de los progresos del Evangelio en Es - 01·
•cuadro
del
político,
~ana,
un
'é
d estado
·
- social' etc· • • de la naci'ón , 01• u n 1•t·merano
para rec1 n casa os, 01 una resena de las catedrales v otros monumentos p
- d
para ueo de lo~ snobs de ambos mundos; La É_iblia en España es unae~t~:ªd:
a~e, una creación, y con ª:reglo.ª eso hay que ¡uzgar de su exactitud del par •
czdo del retrato y de las «10venc1ones• del autor. Los paisajes los 1u' ares 1:a
figuras, están notados co~ puntua~idad; es excelente en la inteligencia le las'cos~~mbres y no hay en 4:l hbro ca11catura ni falsificación de sentimientos. Episo1os ~ompuesto~, no vistos por Borrow; personajes inventados a Jutinando rasgo~ d1sper~os, sm duda los na de haber; pero eso ¿es ilícito? PudYera compararse a creac~ó1;1 de Borro~ a una estatua de mayor tan,año que el natural La
verdad arlíshca del con1unto y su efecto conmovedor son innegables El Úb 0
no es s6 lo verdadero; es, en ciertos puntos, revelador.
·
r

!ºª

d~

-MANUEL AZA8A

.'

(1) 'Bd. Thomu, cap. IL

18o

11

�L.A PLUMA

-· castillo

M

famoso.

sin ser todavía el reino de Dios, es ya el Edén de los mendigos. Madrid incuba pordioseros, acoge a los de fu~ra, los pro!ege, los retiene. Circular por Madrid es he°:dir masas de m1serables-c1egos, tullidos, pustulosos-, 9u_e acosan, o g_1men, o cantan, o blasfem?n, o
insultan, o profieren amargu1s1mas seotenc!as sobre _el valor de la_ vida Y
de los bienes de este mundo. El paseante, s1 no mendiga, parece un mtruso
en ese vasto coto de la hermandad de la roña: los dueños son los pobres.
y en cuanto llegado el estio se marchan de ~adrid l?s. dos ~ocenas de
familias a quienes su fabulosa fortuna les p~rm1te no v_1v1r de hmosna, las
calles de la capital quedan por su,as. Madnd es un asilo suelto.
.
Sería un exceso decir que envidio a los pordioseros; pero los _admiro,
como a gente capaz de adaptarse sin vacilación al géoe~o. de vida más
acorde con el ambiente. En Madrid, donde todo está proh1b1do, cada :ual
hace lo que se le antoja. Recontar las vejaciones a que uno vive suJeto,
desde la Constitución del Estado hasta el minúsculo deber de conservar
los billetes del tranvfa, pasando por los mandamientos de la S~nta Madre
Iglesia y el Reglamento de la SocIEDA~ ~ILARMÓNICA, es operación penosa
y aflictiva. Un madrileño observante v1v1ría emparedado entre ordenanzas.
Pero Madrid es incoercible: el buen madrileño «se mata con su pa_dre• ~or
mantener su prestigio personal, fundado, como se sabe (remm1scenc1as
del fuero de hidalgufa), en el privilegio de hacer alguna cos~ q_ue al
común de los mortales se le prohibe. La cualidad de madnleno se
adquiere poco a poco a medida que se -aprende a quebrantar condesenvoltura normas que sólo acatan las gentes si? importancia. ~ -yida en
Madrid es un compromiso, renovado a cada mmuto, entre arbitrariedades.
ADRID,

18 2

individuales. Los mendigos perfeccionan el sistema. Quienes, saltando
sobre los falsos respetos humanos, profesan la mendicidad, abrazan una
vida libérrina, sin Dios, sin Estado, sin Trabajo, vida anterior al pacto
social, y se mueven con holgura entre dos infinitos de arbitrariedad: la
limosna y la policía.
Los pobres de pedir cuentan en la villa con el apoyo de la opinión
pública. Ante todo, por la secreta admiración de quienes no se atreven a
mendigar y quisieran una libertad ígual para su orgullo. El público protege a los pobres contra la autoridad cuando de tarde en tarde pretende
darles caza para encerrarlos en un asilo. El público (y no hay que decir los
pobres, que se defienden a mordiscos) acierta. Se sigue la angosta senda
de la mendiguez por conservar el albedrío, prefiriendo a la pitanza la
libertad. Encerrar a los pobres es malear la profesión. Si algún estadista
ininteligente, abundando en la manía de ordenarlo todo, hiciera de la pordiosería un organismo oficial, con su cuerpo de aspirantes, ingreso por
oposición, escala cerrada, jubilaciones y derecho a usar uniforme, nadie
querría, en términos tales, ser mendigo. Después, los madrileños amparan
y respetan a los pordioseros por motivos de religión. Los pobres son de
Dios. Un pobre es el arquetipo del cristiano. Veinte siglos de cristianismo son aún más fuertes que veinte siglos de literatura, y aun en el incrédulo la vista de un pobre remueve no se sabe qué confusos remordimientos y pavor, reliquia de emociones fenecidas. Perseguir a los pobres les
parece una impiedad tan grande como quemar los muertos.
Los pobres se reparten el imperio de las calles e imprimen sobre el
rostro de Madrid sus dedazos mugrientos. Hay pobres de puesto fijo,
que Madrid está habituado a ver como partes integrantes de los inmuebles junto a los cuales posan; si un día. los quitasen, el taadrileño no se
encontraría a gusto en sus calles, le faltaría algo, como si la fuente de la
Gbeles desapareciera por ensalmo. Sirven para computar el paso rápido
del tiempo, y uno se da cuenta de la brevedad de la vida al observar cómo
engorda y encanece la ciega del jardín de Riera, y cómo se le apaga la voz
al tullido de San Luis, y cómo, en general, se estragan y arruinau los más
recios ejemplares de la cofradía. Un puesto de pedir limosna, con su zona
de influencia bien definida y su parroquia fija, es uno de los negocios más
pingües a que pueden aspirar los jóvenes talentos sin empleo; y las familias que por ventura poseen algún monstruo y consiguen un lugar céntrico
para exhibirlo, ya no tienen que preocuparse del mañana. Menos importantes son los pobres que no están fijos, sino sometidos a un movimiento
de traslación rigurosamente medido, como el de los astros: pasan por los
mismos sitios a las mismas horas: la ciega gorda y sentimental, que aún
no ha concluido de cantar al son de su guitarra el vals que empezó hace
183

�LA PLUMA

....

veinte años; el ciego de la ocarina; el empresario de teatros arruinado
(según proclama el cartel que lleva al pecho); ese otro ciego misterioso
que recorre solito todo Madrid sin más que imprimir al brazo derecho un
giro natatorio; el chicuelo que clava en el cráneo de sus clientes un horrible cantar, a grito herido (voz impostada en el entrecejo), mientras su
acompañante, mocosa soñolienta, pasa el platillo de latón (¿hay algo para
el pobre ciego...?) y se restrega los párpados: tales son los más notorio$
de esta categoría. Debajo pululan las tropas ligeras de la hermandad, que
libran batalla a toda hora y en cualquier terreno, saquean al liberal y asedian al escaso, se desplegan entre dos esquinas, se concentran sobre un
café, envuelven a las familias dadivosas, cortaa la retirada al transeunte
esquivo. Son tantos y enseñan tales miserias, que algunos días Madrid
parece una ciudad atacada de la peste. Los muñones, las llagas, las cicatrices, por muy horrendas que sean, no pueden esconderse: son el orgullo
y la mejor arma de los pobres: hay que resignarse a verlos, como _nos
resignamos a ver los caballos destripados en la Plaza para que haya
fiesta.
No a todos les repugna la miseria astrosa. Hay quien come y bebe
en la terraza de un café, conversando amigablemente con un mendig&lt;1
que, en pie a su lado, paga con chuscadas la limosna. La buena armonía
en que viven ciertos pobres con los señoritos madrileños es un espec táculo único en el mundo. Ea los cafés de moda, donde se reúne la gente
aficionada a exhibir sus módicos placeres, circulan los mendigos por
entre las mesas, se mezclan en la conversación de la clientela, conocen
algunos de sus enredi\los, le sirven de correveidiles, hablan el mismo lenguaje y, en el fondo, tienen las mismas aspiraciones e ideas. En la otra
punta de la escala, el señorito es también un caso de adaptación cabal al
ambiente. En Madrid, para no chocar, hay que ser mendigo o señorito, y
de hecho, un señorito suele ser un pordiosero en vías de hacerse.
La mendicidad presta a la vida de Madrid un tono patético que por
otros lados no tiene. El hecho trivial de rehusar un periódico se complica
con emociones penosas cuando una voz lastimera nos dice que es cpara
ayuda de un panecillo•, o e para dar de comer a estos niños•; ·al salir del
café, en las noches de invierno, se tropieza con turbas de chicuelos desnudos que brincan de frío en el asfalto y hacen chistes a costa de su hambre; y si es en verano, ccuando los pobres viven•, no falta ninguna noche
esa pareja de ciegos que con voces cavernosas canta: • ¡Shiquiya, shiquiya.. .l 1Shiquiya delarmamiáa ...l• Y uno se aflige pensando que la copla, la
guitarra, las voces y el imbécil expresionismo de los ciegos, despiertan en
los oyentes una congoja placentera... En fin, los mendigos están en Madrid para curarnos de vanidades. Pero ellos, personalmente, no sufrea
184

LA PLUMA
nada; su vida no es menos fecunda en ioces que la de cualquier mortal.
Hace años andaba todavía por esas calles un mendigo monstruoso, cargado de años y de enfermedades, en verdad horrible de ver. Se arrimaba a
l?s transeuntes, y recreándose en el asco que producia, rezongaba: cSe!ionto, t_engo más _hambre que _un oso;·· Est?Y ~ás aburrido que la virgen,
señontol• Alguien le aconsejó un d1a: cMira, tu ya no puedes vivir mucho:
y para lo que haces en el mundo... ¿Por qué no buscas la celebridad? Coge
una bomba y tírala desde el galliaero del Real...&gt;
-¡La vida es muy amable, señoritol-respondió.

BL PASBANTB BN CORTB

Don Cacique (óleo)
Personaje torvo
MalJín
Alfondo la dramática Sierra tk Pancoróo
Sobre la nariz
Espe_juelos verdes
Donde se o_jeriza tu1 bio mal carl,:
Tipo de Satán
Mano de Caín
Muy Rey tk los NaÍIJes ji m~ sacn'stdn
El semblanteJalde
Capisayo gn's
Empinada m alto la vara de Alcalde

y

A pesar de eso
Un breve infeliz
De malas costumbres y muy poco seso.'
Personaje torvo
De un pueblo de la áspera Sierra de Pancorho
(Oh!
Lejos _de Parls...)

ANTONIO BSPINA GARCÍA

�LA PLUMA.

llBROS Y ReOlStAS
R. Blanco-Pombona.-Dramas mínimos.-Biblioteca Nueva.

...

«En estas cortas historias-nos dice su autor-trasudan el dolor y la imbecilidad del hombre en campos, pueblos y ciudades de América; en campos,
pueblos y ciudades de Europa. Lo más corriente en estas historietas-dramas
mínimos-ha sido observar al hombre viviendo su vida y con sus costumbres
peculiares en el país donde el autor nació. Pero como el autor ha salido de su
país y conoce otros pueblos, pudo, en otros pueblos, ver al hombre, y procuró
observarlo.
&gt;Ha descubierto, y en todas partes, cosa igual: un fondo idéntico de estupidez, de maldad y de dolor.•
De los cuentosji·anceses, y,¡nquis, de cualquier parte, americanos-el campo,
los pueblos, la ciudad-y españoles, en que divide su colección de D,·amas mínimos el Sr. Blanco-Fombona, los americanos nos interesan espedalmente, y si hu•
biéramos de elegir uno entre todos, el titulado El Catire llevaríase la preferencia, incluso sol;ire Los salvado1n de la Patria, sátira cruel de un levantamiento
revolucionario en Venezuela. Tal vez no consigue el Sr. Blanco-Fombona la variedad que se propone, en detrimento acaso de la fuerza con que se acusan los
caracteres que le son más familiares. Quizá ese fondo de estupidez, de maldad
y de dolor com6n a todos sus cuadros produce en el lector la impresión de un
prejuicio más que de una experiencia. En todo caso, sólo después de cerrado
el libro le es dado reaccionar al crítico. Tan sugestiva es la lectura de estas páginas, escritas en un estilo animadísimo, cortante, apasionado, cuya v;olenta
ironía recuerda a veces la de otro americano pesimista: Luis Bonafoux,
C. R. C.

*

*

Valery-Larband.-Poétes espagnols et lzispa110-américains contemporains.-lA
Nom,elle Revue F,·an;aise.-I 'Juillet 1920,
El Sr. Valery-Larbaud, distinguidísimo escritor francés, cuyas novelas, y so•
bre todo cuyas notas y traducciones de literatura inglesa, constituyen uno de
186

los .Pr!ncipales, atractivos_ de la Nouvelle .Revue Fran;aise, dedica en el númerode ¡uho un articulo muy 111teresante a algunos poetas españoles. No sin excu·
sarsc modestamente por tratar un tema extraño a sus estudios habituales
lle.vado de su :tmor a la lengua castellana y en atención al afectuoso requeri~
miento que ?esde las ~olumnas de F.sjaña le hiciera Enrique Díez-Canedo
Le symbol,sme_ fran;a,s et la ¡,_oésie espagnole moderne, libro del Sr. Zerega-F ombona, sug1érele algunas atmadísimas observaciones, tal la que apunta
como más eficaz en los poetas españoles la curiosidad que despertó la lectura
de Los Raros, de Rubén Darío, que la influencia directa del gran americano. No
obstante ser és.ta tan grande. Muy acer_tada nos parece, asimismo, la invitación
que hace a D1ez-Canedo-a quien diputa primero entre los críticos españoles ~onternporáneos-alentándole al estudio de que no es, en todo caso sino
prefacio el del Sr. Zerega-Fombona.
'
Habla d~spués con gran elogio de Ricardo Guiraldes, cuya novela Rauclzo
(Buenos A_1res, 1917), como antes su libro de versos El cencerro de cristal
(Buenos_ Air~s, 19!6), le co!oca entre los primeros, y el primero acaso, de la
generación hterana argentma más reciente.
Y por último, c_on ~olivo de Et humo dormido, de Gabriel Miró, insiste en
proclamar su ad_m1rac1ón por _Raf!1Ón Gómez de la Serna, de quien ya se había
ocupado, Y a quien
traducido incluso (Hispania, núm. 3, 1918, y Litteralure;
scptembre, 1919). Miró y Gómez de la Serna, con Juan RamónJiménez le pare
cen los más notables poetas españoles.
'
Y aquí se nos ocurre una reflexión, que no es esta la primera vez que nos
a.salta. ¿Cóm,o espírit_u~ tan franceses como_ e_l :del Sr. Valery-Larbaud (y entié~~ase aqu1 por espmtu _francés ~se claro JU1c10 de que Francia se enorgullece
lcg1timame_nte en sus escntores) pierden al contacto con la realidad española su
característico sentido de la justicia literaria?
Compartiendo, como compartimos, con el Sr. Valery-Larbaud la admiración
por Ju~n Ramón Jiméne~, .por.?abriel ~fir?, por Ramón Gómez de la Serna, ¿no
se advierte luego la prec1p1tac1on que s1gmfica,no ya el preterir algunos nombres
más! que acaso no conoce, no ?~stante s'-! larga estancia en España, pero aún
la cita en un solo haz de prestig10s tan dispares? Y si en ciertos aspectos .Miró
le.puede parecer un Jamm~s español, ¿cómo comparar su lírico preciosismo humilde con la pompa y sonondad d'annunzianas, pretendiendo asimilar la labor de
uno y otro en sus respectivos idiomas?
He~10s de congratularnos, con todo, de que la literatura española empiece
• .cons1_derarse allende el Pirineo con un criterio menos limitado que el de los
laispamstas de cátedra.
C.R. C.

?ª

•••

Clandio de la Tor.re.-La lzuella ¡,erdida.-Rafael Caro R:tggio.-Editorial
Madrid.

Es es~e el segundo libro de su joven autor, cuya asidua colaboración en el
IICm~nano España muestra la fina distinción espiritual característica de Et can1• diverso, volumen de poesías con que se dió a conocer recientemente.

�LA Pi..UMA
LA PLUMA
En el prólogo de La huella ;erdida sincérasc con graciosa modestia del
aparente desorden que preside sus páginas. Gustaba, dice, cuando niño, de ha•
-cer pequeñas escapatorias a cierto lu~ar llamado los Arenales, junto al mar de
su tierra canaria. Y al volver pretend1a 1 como ahora en sus .andanzas literariaa,
descubrir la propia huella, que ya no encontraba.
Revela desde luego tal preocupación cierto empeño, juvenil por excelencia:
el de renovarse para no morir en prematuro agostamiento. Y con ser pocos los
años-de 1914 a la fecha-que separan los cuentos e impresiones reunidos CD
este tomo por demás simpático y sugestivo, adviértese en La kuella pe,-dida el
propósito de condensar e intelectualizar cada vez más la expresión. Pero no
hay en realidad el desorden de que, excesivamente riguroso consigo mismo, se
.acusa. El tono sentimental es el mismo, y muy de nuestro tiempo, en las dos•
dentas páginas del libro. Un buen tono en que el sentimiento lírico corrige dignamente todo exceso con cierta prudente ironía, templada a su vez con cierto
romántico decoro. El apunte titulado Florín e Hijos (Compañía ilimitada) 5
quizá el más representativo del límpido humorismo de Claudio de la T_orre
acaso el primer escritor en quien empieza a vislumbrarse una posible literatura canaria, caracterizada en la sensualidad nativa del cuento Sur, que el comer•cio inglés de las islas, inteligentemente dirigido en un afán espiritual, atempera a la sonrisa del mundo civilizado.
c. R. c.

•••
.Manuel Ugarte.-EI pon,enir de la A.mlrica e~añola.-Valcncia, Editorial,
Prometeo,

....

1920.

«Un político ad usum-escribe el Sr. Ugarte-es un hombre que dice las
,cosas oportunas que pueden serle útiles. Un escritor, en la alta acepción de la
palabra, ...dice las cosas necesarias, aunque éstas puedan perjudicarle.• Guiado por esa idea de su profesión, el señor Ugarte no les escatima las verdades
.a sus compatriotas al hablar de los peligros que amenazan el porvenir de su
tierra, como no se las escatimó a los españoles, hace años, al escribir sobre Es•
paña. El señor Ugarte da la voz de alarma a los hispanoamericanos, excitándolos a defenderse contra la ascendente marea anglosajona. Agrupados los
hechos capitales de la política exterior de los Estados Unidos durante un siglo
-como los agrupa y repasa el señor Ugarte-es difícil sustraers:: a la impre•
sión de que el peligro es cierto y creciente: sean ejemplo Méjico, Cuba, Pana•
má, Santo Domingo. Y desde que la obra se publicó por vez primera-afirma
,el autor en el prólogo de esta edición, la definitiva-la salvación se ha hecho
más difícil.
En la composición del libro, como en toda la propaganda que ha hecho en
América y en Europa, el señor Ugarte se inspira en un patriotismo continental
y de raza, superior a las divisiones arbitrarias del territorio americano en. estados independientes. «No es posible hacer brotar de cada una de las veinte
repúblicas, nacidas de divisiones convencionales, una razón superior y diferell·
188

te que au1_1c la voluntad c,n _vista de un e&amp;fuc~zo seguro y un fin alto.• Esa ra•
aón superior ?rota de_)a unidad de raza y de idioma; por tanto, desde la frontera septentrional meJ1cana hasta el cabo de Hornos (incluída la variante O -.

tuguesa) ,debe formarse un bloque único-salvando en cuanto sea precisnp l~s
autonom1as locales-para oponerse, moral y materialmente al bloque sajón d 1
Norte.
'
e
Los sentimient~s del ~eñor Ugarte. respecto de España y sus opiniones
acerca de la her&lt;:nc1a espanola en América nos parecen justos; cualquier español de buen sent~do los aceptará. ~o.ternos que del programa de remedios propuesto po~ el senor Ugarte en la ultima parte de su libro, resulta que los hispano~mencanos, para no ser devorados por los yanquis, necesitan curarse de
los m1sm~s defectos y desechar er~ores muy ~arecidos a los que, según opinión
gene~al, t_1enen post~ada y desvalida a Espana. No somos bastante doctos en
amencamsmo pa~a Juzga~ de la e~~ctitud de la pintura, ni, sobre todo, de las
esperanzas de meJora! quizá el leg~tlmo temor al predominio de los sajones no
~aste para f!Oner en_Pte una América española robusta y unida: como que el pehgro yanqui no es smo el &lt;"xponente de la debilidad y desgobierno de nuestros
~ermanos de ultramar. En la contienda que el señor Ugai-te bosqueja, a Espana le cabe p~co que hacer, hoy por hoy; pero ningún español leerá sin cierta
ª!Dargura el hbro d:l ~ñor Ugarte, escrito con pasión contagiosa; como ocurre
s1empr~ que un esp1ntu noble concibe una mejor ordenación de las cosas que,
luego, implacablemente, no son.
M.A.

•• •
Manuel Conrotte,-La intervendon de E~aña en la independencia de los Esta.., dos Unidos de la América del Norte.-Madrid, Suárez,

1920.

¿Cuáles fu:ron, en definitiv~, la cuantía y la eficacia de los auxilios prestados por Espana a los colonos mgleses de Norte América rebelados contra la
metr?poli? Al proteger, andando el tiempo, las insurrecciones de las colonias
espanolas, en la forma y con los resultados que nadie olvida, los Estados Unido! fueron general~e!1te acusados de ingratitud. La excelente monografía del
senor Co1!r~tte se dmge a esclarecer aquella cuestión, y, de rechazo, muestra
que este ultimo cargo carece de fundamento «por haber sido la intervención
que España tuvo en la eman&lt;;ipac_ión de los Estados Unidos tan secundaria, que
sólo puede tomarse como ep1sod1O de escaso relieve en sus crónicas nacionales., Contien_e el lib~·o. una puntual .relación sacada de fuentes originales ( correspondencia de f!lm1stros y embaJadores_ de los países interesados, y notas
r~servadas de_ Flondablanca), de las negociaciones que precedieron a la conce116n de los pnmeros_socorros, de los térmi~?s y modo como se concedieron, y
de los pl~nes y conc1e~t?s, ya de orden m1htar, ya político, que los beligerantes estudiaron o suscribieron, hasta llegar al ajuste de una paz en la que todos,
ulvo los colonos rebeldes, salieron perdiendo. El auxilio a la insurrección ame181)

�LA PLUMA

LA PLUMA
·ricana fué para las dos Cortes borbónicas uo episodio de la dilatada contienda
con Inglaterra, disputándole la supremacía naval, España consideró que el teatro principal de la guerra estaba en Europa y concentró sus esfuerzos en dos
objetivos de carácter nacional: .Mahón y Gibraltar. Lejos de sentir el Rey simpatía por la causa de los rebeldes, el proyecto de auxiliar poderosamente a los
americanos en su propio país tropezó con la oposición decidida de Carlos 111:
cel reparo... de la inconsecuencia y mal ejemplo que el Rey daría para sus propios súbditos revoltosos del PerCi, Río de la Plata y Nuevo Reino de Granada,
era absolutamenk invencible sin faltar a lo que Su .Majestad debe a las más estrechas obligaciones de su soberanía.• La política de España en todo este negocio pecó de indecisa en los procedimientos; el hecho de que la potencia católica y conservadora por excelencia ayudase a unos revolucionarios protestantes y liberales implicaba una contradicción radical que el malhumorado don
.José Moñino no podía resolver, y menos podía sustraerse a las dificultades
de una política invariable, heredera de tradiciones ¡:randiosas y empeñada cu
sostener un programa mundial, pero sin súbditos, sin industria, sin dinero; asl,
· al final de cada aventura no cosechaba más que sinsali&gt;ores. El siglo que· pretendió regenerarse, continuó en demasiadas cosas la historia de España, ya esquilmada. La verdad es que, salvo la restauración de algunos estudios o la introducción de otros nuevos, nos interesa poco el siglo xvm español, tan melan· cólico y apagado como los Sitios Reales de sus monarcas cazadores.
M. A.

•••

.

Tomás M.orale1.-Las rosas de Hércules.-Madrid, Librería Pueyo, XCXIX
La mu a de este poeta no va vestida a la moda del día, mas tampoco se adorna con carnavalescas antiguallas. Si no está desnuda no ciertamente por pudor.
antes bien por mejor encendernos el deseo con los pomposos laureles que decoran más que encubren su mitológica monstruosidad. La musa de Tomás MoTales es una sirena arribada del más puro mar latino a las africanas playas canarias.
En cuatro partes se divide este segundo libro de Las rosas de Hércules (en
cuyo volumen primero, todavía inédito, anuncia su autor la reimpresión, con
otros nuevos, de los Poemas del Amor, de la Gloria y del Mar, publicados en
1908); Los himnos fervorosos; Alegorías; Epfstolas, Elogios, Elogios fúnebres; Paemas de la Ciudad Comercial, amén de un Preludio y un Envío a Leonor, su com·
pañera. La disposición exterior-incluso las viñetas de Nestor y Miguel de la
Torre y las guardas de Hurtado de Mendoza-recuerda li inspiración de lo_s
Laudi de D'Annunzio; la dignidad musical de los versos está -;in duda aprend!·
•-0a en la pauta cosmopolita de Rubén Darío; no pretende el poeta desmentir
su buena casta. Pero sin duda habría que buscarle más segura genealogía en algún robusto lírico español del siglo de oro, cuyo sentimiento se aviene me-

j~r a los poderosos ecos de la trompa épica que a los plácidos sone1 de la
hra.
Y así canta en la Oda al Atlántico:
cEl mar, el gran amigo de mis sueños, el fuerte
titán de hombros cerúleos e inenarrable encanto.•
y ve al otoño que
,Desnudo bajo el húmedo verdor de la espesura
la rubia sién corona con detonantes flores
y un sarmiento flexible que arrolla su cintura
deja caer uo pámpano que cubre sus pudores.•
y le reza a cRubén,
arca del sacro pensamiento latino!,
tu índice iluminado nos señaló un camino.•
-o llora serenamente En la muer/e de Fernando Jiortún:
cEspíritu apacible,
fino mancebo de la faz hermosa,
¡a qué lugar sensible
se partió, milagrosa,
tu juventud, que era como una rosa?•

..:r~·

¡; ;~~1;; ~4~¡1¡; ...

~i&gt;~~ii~~á~,' ~~~que en el mundo tuviste,
y a un mismo tiempo, era cortés y triste... •
Siempre acordada la voz elocuente al rumor sonoro del mar, que baña la
clara ciudad de la Gran Canaria, patria del poeta, cantor en ella de un vasto
horizonte surcado de velas latinas y humeantes chimeneas de acorazados britanos.
c. R. c.
Libros recibidos:

-E. Ontañón: Breviario sentimental, Madrid; Pu"yo, 1920.
-C. R. Avecilla: Mademoiselte Gris, Madrid; Sociedad G. E. de Librería.
-Luis Esteso: La Lujuria, Madrid; Pueyo, 1920.
-Luis del Valle: Emociones, Editorial «Atheneum•, 1950.
-Juan Sin Tierra: Ante la a'llalancha, Málaga; 1920.

Gacetilla.
La infanta Paz, los bolcheviques y la critica salmantina.-Hace
ya algunos días recibimos una carta de un amigo nuestro que escapaba de
Vai:sovia, y entre otros detalles menos interesantes, nos decía: cEn Varso191

190

�LA PLUMA
Tia se ha quedado-al menos esa era su (iltima palabra-dofia Sofía Casanova.
El embajador-un ave rara entre nuestros diplomáticos, que se preocupaba inteligentemente de cada español que a él acudía-y yo, hicimos lo imposible por
convencerla de que saliese de Varsovia. Un automóvil tuvo a su disposición,
mientras centenares de pobres mujeres esperaban toda la noche a las puerta
de las agencias de viaje por ver si conseguían aún un billete&gt;.
La infanta doña Paz se quedó, pues, en Varsovia para poder contar lucio
en el A B C horrores bolcheviques.

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-Lo que ustedes oyen. Años ha, de paso Su Alteza en Salamanca para Alba

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...¡.
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de Tormes, donde a la sazón propugnaba la construcción de una basílica, obsequió a lo principalito de la población con un té literario. Una de las señoritas
invitadas, felicitándose con otra de la admiración que juntas- profesaban por
dofia Paz de Borbón, entonces colaboradora de La Correspondencia, insinuó:
-Escribe unos artículos preciosos, sobre todo los que firma con el pseudónimo cSofía C.,asanova•.
Por cierto que la señorita en cuestión, a quien en vano buscamos _pan
ofrecerle la crítica literaria en LA PLUMA, como le presentaran luego a un distinguido escritor, de tournle de feria por aquellos días con la Compañía Guerre•
ro Mendoza:
-¿Cómo?-exclamó ingenuamente-. ¿Don Gregorio Martí11.ez Sierra? ¡Y a
mí que me tenían dicho que era un pseudónimo de su señora!

Nosotros, no.-Ambos interesados nos han contado el caso en sendas cartas publicadas en los periódicos. La Internacional publicó una Balada de los /J,u.
nos burgueses, escrita por D. Pío Baroja, quien al saberla denunciada por el fis•
cal de Su Majestad solicitó de su amigo el Sr. Azorío que intercediera, dadas
sus relaciones con personajes influyentes, por ver de arreglar el asunto. Ello
es que el juez, oída declaración al Sr. Baroja, ha procesado al director de L,z
/nternacio11al, Sr. Nuñez de Arenas(!!!), quien, acostumbrado a padecer persc•
cución por la justicia en calidad de socialista, ha aceptado sin protesta el endoso
Pero el Sr. Baroja, soliviantado por uo justo comentario del semanario España, se confiesa cobarde (quizá por emular a otro amigo del Sr..Azorío, Mon
taigne, no por su cobardía glorioso, sino por filósofo), y aún dice que el señor
Nuiiez de Arenas no es un Cid...
El A B C manifiéstase conforme con el insigne escritor. Nosotros, no.

A1'i O l.

1·

MADRID, OCTUBRE 1920.

NÚM. 5.

la condena de Unamuno

S

se midiera el valor de los sucesos por la atención y el espacio
que les consagra la Prensa diaria, nos parecería, al recordar ahora la condena de Unamuno, que desenterrábamos un tema fabuloso.
Pero el le~tor sabe que la lesión inferida por aquel fallo al derecho
justo no se ha reparado, el escándalo perdura. ¿Y en qué ha de mostrarse más tenaz el escritor sino en la defensa de la libertad de escribir? No por franquicia profesional. Combate por un derecho que no
es sólo de su gremio, sino investido naturalmente a la conciencia
humana.
En España se disfruta virtualmente de cierto número de libertades: a condición de no usarlas. Así la de emitir el pensamiento. ¿Qué
importa proclamarla en una ley, si luego los intereses de una familia, de una corporación, de una compañía la aniquilan a fuerza de
definir como delitos todos los embates posibles de un juicio independiente? La condena de Unamuno descubre a los más distraídos lo
monstruoso de esa legalidad. Tan monstruosa, que no se atreverá a
llevar hasta el fin sus rigores. Tiraniza, pero se esconde si la opinión
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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>LA PLUMA
Tia se ha quedado-al menos esa era su (iltima palabra-dofia Sofía Casanova.
El embajador-un ave rara entre nuestros diplomáticos, que se preocupaba inteligentemente de cada español que a él acudía-y yo, hicimos lo imposible por
convencerla de que saliese de Varsovia. Un automóvil tuvo a su disposición,
mientras centenares de pobres mujeres esperaban toda la noche a las puerta
de las agencias de viaje por ver si conseguían aún un billete&gt;.
La infanta doña Paz se quedó, pues, en Varsovia para poder contar lucio
en el A B C horrores bolcheviques.

-m
m
-Lo que ustedes oyen. Años ha, de paso Su Alteza en Salamanca para Alba

i

,1

'"1'i

...¡.
- 11

,.

de Tormes, donde a la sazón propugnaba la construcción de una basílica, obsequió a lo principalito de la población con un té literario. Una de las señoritas
invitadas, felicitándose con otra de la admiración que juntas- profesaban por
dofia Paz de Borbón, entonces colaboradora de La Correspondencia, insinuó:
-Escribe unos artículos preciosos, sobre todo los que firma con el pseudónimo cSofía C.,asanova•.
Por cierto que la señorita en cuestión, a quien en vano buscamos _pan
ofrecerle la crítica literaria en LA PLUMA, como le presentaran luego a un distinguido escritor, de tournle de feria por aquellos días con la Compañía Guerre•
ro Mendoza:
-¿Cómo?-exclamó ingenuamente-. ¿Don Gregorio Martí11.ez Sierra? ¡Y a
mí que me tenían dicho que era un pseudónimo de su señora!

Nosotros, no.-Ambos interesados nos han contado el caso en sendas cartas publicadas en los periódicos. La Internacional publicó una Balada de los /J,u.
nos burgueses, escrita por D. Pío Baroja, quien al saberla denunciada por el fis•
cal de Su Majestad solicitó de su amigo el Sr. Azorío que intercediera, dadas
sus relaciones con personajes influyentes, por ver de arreglar el asunto. Ello
es que el juez, oída declaración al Sr. Baroja, ha procesado al director de L,z
/nternacio11al, Sr. Nuñez de Arenas(!!!), quien, acostumbrado a padecer persc•
cución por la justicia en calidad de socialista, ha aceptado sin protesta el endoso
Pero el Sr. Baroja, soliviantado por uo justo comentario del semanario España, se confiesa cobarde (quizá por emular a otro amigo del Sr..Azorío, Mon
taigne, no por su cobardía glorioso, sino por filósofo), y aún dice que el señor
Nuiiez de Arenas no es un Cid...
El A B C manifiéstase conforme con el insigne escritor. Nosotros, no.

A1'i O l.

1·

MADRID, OCTUBRE 1920.

NÚM. 5.

la condena de Unamuno

S

se midiera el valor de los sucesos por la atención y el espacio
que les consagra la Prensa diaria, nos parecería, al recordar ahora la condena de Unamuno, que desenterrábamos un tema fabuloso.
Pero el le~tor sabe que la lesión inferida por aquel fallo al derecho
justo no se ha reparado, el escándalo perdura. ¿Y en qué ha de mostrarse más tenaz el escritor sino en la defensa de la libertad de escribir? No por franquicia profesional. Combate por un derecho que no
es sólo de su gremio, sino investido naturalmente a la conciencia
humana.
En España se disfruta virtualmente de cierto número de libertades: a condición de no usarlas. Así la de emitir el pensamiento. ¿Qué
importa proclamarla en una ley, si luego los intereses de una familia, de una corporación, de una compañía la aniquilan a fuerza de
definir como delitos todos los embates posibles de un juicio independiente? La condena de Unamuno descubre a los más distraídos lo
monstruoso de esa legalidad. Tan monstruosa, que no se atreverá a
llevar hasta el fin sus rigores. Tiraniza, pero se esconde si la opinión
I

193

rl
t1

:...

�LA PLUMA

.
1

general, más sensible que la ley, sirve a Unamuno de salvaguardia.
Lo deja para otra ocasión, para víctimas menos notorias. Mas la vejación subsi,c;te. Ni deja de ser cierto que unos jueces han marcado a
Unamuno para cliente del penal. Eso es abominab!e.
Nosottos no pedimos perdón para Unamuno. En un periódico
que publicaba el facsímil del autógrafo de un parricida, hemos leido
una reverente petición de indulto en pro de Unamuno. ¿Qué dejaremos para el parricida, la víspera del garrote reparador? Q1.üen sale
condenado de esta aventura es la ley. Quítenla. Pero la sentencia
debe quedar, por cualquier medio que se busque, soberanamente incumplida.

ltalía en 1920

A D. Ramón del Valle-Inclán.

,,

El aire está impregnado, en Italia, de acre aroma
de sangre humana. Un viento de social cataclismo
agita almas y fábricas. Es q;,_e la vieja_ Ro~a,
la vieja loba, muerde a su lttJO, el ~apztalwno.
Por Oriente, otra vez el evangelio asoma
como hace veinte sirlos asomó el cristianismo,
y otra vez esta tierra, en su mágica redom~,
futtde emoción y nfJrrna, la ley y el bolchevismo.
Aquí la vida Iza roto su _se~ular durez_a,
y sólo tiene como el Re1taczmzento, u,n dique
de gracia, perfecéi-ón, equilibrio y bellew.
.
Vos, don Ramón, que sois el primer botchevique,
y el último cristiano- que sois fuego y juste~aconsentidme que nuev~ tan buena os comunique.
Lu1s
Milán 26 de septiembre de 1920.
194

JORNADA TERCERA

LA PLUMA

En estos días Luis Araquistaio viaja por Italia. Desde allí le ha enviado a
D. Ramón del Valle-Inclán el soneto siguiente, que nosotros publicamos-sin
licencia del autor, merced a la complicidad amistosa del destinatario-porque
en él se condensa la emoción que los albores de la revolución italiana han suscitado en su espíritu:

,,,'

facsa y licencia de
la Reína Castiza ==

ARA.QUISTAIN.

oeCORAClOJi

e

ande(abeos con. algaeabía ~ de eefleíos. Consolas de
pan2.a ~ y ~n los mueos bailando una dama ~ (os
reteatos de la Oinastía~
~ Gean. ~otonda. Oos damas caducas ~ ag~upadas a(
pie del beaseeo ~ picotean con pico agoeeeo, ~ tembloe.Jsas las tueetas pelucas~
~

ESCENA PRIMERA

=

H

'ABLA una Dueña. Gesto de intriga, - la voz un leve rumor áivulga, =Y la otra Du,e,ia, bajo la liga, - con un remilgo
caza una pulga. ,-...

UNA DUEÑA.

¿Mulliste las almohadas y has hopado
bien el edredón?
1

9s

�LA PLUMA

ÜTRA DUEÑA.
UNA DUEÑA.
ÜTRA DUEÑA.
UNA DUEÑA.
OTRA DudA.

UNA DUEÑA.
ÜTR A })UEÑA .
UNA DUEÑ A.
OT.11A D uERA.
UNA DUEÑ A.
ÜTRA Dui,;R •\.

UKA Dm:ÑA.
ÜTRA DUEÑA.

..

UNA DmtÑA.

,

ÜTRA D UEÑA.
UNA D UEÑ A.
ÜTRA DUEÑA.

¿Está dispuesto el ponche? ¿Lo has cargado
de azúcar y ron?
¿Pusiste en la cama dos garrafas
por calientapiés?
¿Y dos vasos de agua? ¿Y unas gafas?
Hoy no es el marqués.
Tú sigues esa cuenta. Yo me pierdo.
Lleva apuntación.
¿Pero tú no lo fías al acuerdo?
¡Qué exageración!
¡Ya las luces del alba, y la Señora
sin dejarse ver!
¿Le habrá ocurrido algo?
La demora
me da que temer.
¡Y en la casa parece que hay jaleo!
¿Qué malicias tú?
Que aquel rufo del tufo y del manteo
demanda alhajú.
Quiere vender dos pliegos de aleluyas
con corona real.
¿Qué ha pedido?
¡Un millón!
¡Las cosas tuyas
me dejan mortal!
Yo presiento un escándalo.
¿De veras?
Tengo para mí
que el Rey Mambrú tramó con sus gateras
un atraco aquí.

LA PLUMA

C ÚBITA

U

bulla resuena; . . las madamas se hacen cruces - y hace su entrada en escena ... 111 Señora, entre dos luces. _

UNA DUEÑA.

LA SEÑORA.

¡Santo Dios! ¡Santo Fuerte! ¡La señora
con un almirez!
¡Qué mareo de luces! ¡Es traidora
la viña de Jerez!

~

ESCENA II

-:.=.

M

ARIMORENA de ganchete-=, con el majo de Lavapiés . . y el
señor don Gargarabete -=-e- aparecen dando traspiés. ~ Con
risa chispona conjuga._. la alegría del peleón-.:. la Señ~ra. Y es su
pechuga -=-e- hiperbólico acordeón. .:-=LA SEÑORA.
LAS DUEÑAS.
LA SEÑvRA.
LAS DUEÑAS.
LA SEÑORA.
LAS DUEÑAS.

LA SEMO.R.A.

DON GARGARÁBUE.

LA SEÑORA.

¡Cuánto me he divertido, bailando el agarrado!
¡Pero es posible! ¿Cómo? ¿Con quién?
Con un soldado.
¡Me convidó a buñuelos y copas de aguardiente!
¡Mañana se despierta General, de repente!
¡Me habló mal de la Reina! ¡Y del Rey, un espanto!
¡Qué infamia! ¡Qué insolencia!
¡Nunca me reí tanto!
Pues como era un cobista, me dijo: Barbiana,
tú eres la que debía ser nuestra Soberana.
¡Y marcó unos compases de la polka-habanera
entornando los ojos, que me dieron dentera!
Y don Gargarabete en un rincón, más soso,
dormitando...
Señora, porque estaba celoso.
Pasemos a mi alcoba, pues tengo humor reumático
y corre un gris más fino que un joven diplomático.
1 9T

�LA PLUMA
LA PLUMA

_. ESCENA III -=
'óLO quedan en la rotonda .-o el manolo y Marimorena. -=- Él
como un (falto hace la ronda. .:-e- Y ella ríe de la faena . . .

S

LUCERO DEL ALBA.

MARlMORl'.NA.
LUCERO DEL ALBA.
MARIMORENA.

Lucno

"

DEL ALBA.

MARIMOR1tNA.

LUCERO DJ:L ALBA.
MARIMORENA.

LUCERO DEL ALBA.
MARIMORENA.
LUCERO DEL ALBA.
MARIMORENA.

LUCERO DEL ALBA.
MARIMORENA.

LUCERO DEL ALBA.
MARIMORENA.

LUCERO DEL ALBA.
MARIMORENA.

¡Vaya que la comadre se trajo una faena
con aquel militar, de lo más macarena!
Y la que tú con mangue trajiste, no se diga.
Y ahora me alegro verte bueno. ¡Dios te maldiga!
¡Lucero, yo contigo espántome la murria!
Estuviste templada, igual que una bandurria.
¡Pues sí que me camelas!
¡Y te camelo un poco!
¡Vamos, mírame, niña!
¡Lucero, tú estás loco!
Con ser taa resalada, eres un caramelo.
Descifra esto que digo, que no es ningún camelo.
Agradezco, Lucero, tan finas alabanzas,
pero ahueca.
¡Gitana!
Acabaron las chanzas.
¡Ahueca!
No me voy, por menos de un abrazo.
¡Ahueca, mala sombra:
¡Me das el jicarazo!
En durmiendo la curda, se te pasa el berrinche.
¡Dame un beso, paloma!
¡Te lo daré por chinche!
Uno y no más, Lucero.
Con tal que sea muy largo.
Tú no me pongas prisa.
¡Tú no hagas un embargo!

ALE una Dueña de improviso -= y da en la puerta una espdntada ..:-. poniendo en las cejas el viso
temblón de su mano anugada . .:-=-

,S

LA

DUEÑA.

MARIMORENA.

LA DUEÑA.
MARIMORENA.

LA

DUEÑA.

LUCER0 DEL ALBA,

LA

DUEÑA.

LUCERO DEL ALBA.
LA DUEÑA.
LUCERO DEL ALBA,
MARIMORENA.
LA DUEÑA.
LUCERO DEL ALBA.

LA DUEÑA.
MARIMORENA.

=

¡Jesús! ¡Jesús! ¡Jesús! ¡No he visto igual descaro!
¡Perdiste la cabezal
¿Dar un beso es tan raro?
¡Réplicas todavía!
Pregunto.
¿Tú no sabes
que al juntarse los picos hasta pecan las aves?
Y qué puede saber, si acá es una chiquilla.
Cuando menos, las máximas del Barón de la Andill a
¡Qué corrupción de tiempos y qué contaminados
los jóvenes de ahora! ¡Qué siglo de pecados!
Diez años fuí casada, y ese beso imprudente
no le di a mi marido. Le besaba en la frente.
¡Pero no son iguales todas las criaturas)
Pues que tengan recato, y que besen a obscuras.
Oye, Marimorena, yo no te predicaba
esa doctrina.
¡Cierto! Pero es una tan pava.
¡Qué ejemplo escandaloso en los mismos umbrales
de la cámara regia!
Somos dos criminales.
Pero usted nos perdona, señora doña Pepa,
y nos guarda el secreto para que no lo sepa
la Comadre.
¡Es posible que le diese un insulto
al saberlo!
¡Ay, mi madre, el Rey llega en tumulto
con toda la caterva de su tertulia!

�LA PLUMA
LA DUEÑA.
MARIMORENA.
LA DUEÑA.
MARIMORENA.

LA PLUMA
¡Cielos!
No falla, que a la Reina viene a pedirle celos.
Misia doña Pepa, hay tremolina en ciernes.
¿Si quiere entrar, qué hacemos?
Decirle que hoy es viernes.
~

CON

ESCENA IV-=-=-

=

su camarilla llega
el Rey. No falta ninguno: ,_. Don Tragatundas, el Tuno-.... con sus hábitos de pega,-=--=- Torroba con
su talega.-= El Intendente, la arisca-=, Infanta Doña Fraucisca y sus madamas chillonas-= con las mismas cucamonas= que en el·
juego de la brisca.

=

EL REY.
LA DUEÑA.

/ 1
..,, 1

Buenas noches, señoras damas.
Buenas las tenga el Rey mi Amo.
¿Qué os trae, Señor?
Las dulces llamas
de Himeneo, con su reclamo .
Abridme la alcoba.
LA DUEÑA.
¡Imposible!
MARIMORENA.
Hoy es viernes con abstinencia.
INFANTA FRAN'.CISCA. Lunes, niña.
MARIMORENA.
Me es muy sensible
oponerme a vuestra creencia,
y sosteneros lo contrario.
Hoy es viernes.
INFANTA FRANCISCA.
¡Qué disparate!
MARIMORENA.
Eso reza mi calendario.
DON TRAGATUMDAS. El calendario de un orate.
EL REY.
Est6y aquí con mi derecho.
de Rey Conso rte.
200

¡Celebrándolo!

MARIMORENA.

EL REY.

Y quiero llegar hasta el lecho

de la Reina.
¡Jesús qué escándalo!
¡Hoy es viernes!
¡Qué paparrucha!
Hoy es lunes.
LA DUEÑA.
¡Vaya un antojo!
MARIMORENA.
Hoy es viernes y está malucha
la Señora.
EL JOROBETA.
¡Mírame este ojo!
Abre la puerta de la alcoba
para que entre el Rey Consorte,
que al Rey sostiene la joroba
de Torroba.
LUCERO DEL ALBA.
¡Vaya un soporte!
Pues el peso de estos diateles
Sostiene el Lucero del Alba.
EL JOROBETA..
Lo celebro, que sus laureles
me voy a poner en la calva.
Luc.rno DEL ALBA. Sueña usted con la Lotería,
compadre.
EL JOROBETA.
Y acierto en los sueños.
LUCERO DEL ALBA. Usted tiene la fantasía
de todos los hombres pequeños.
LA DUEÑA.
MARIMORENA.
EL JOROBETA.

EL

-:-o

ESCENA V=

=

Gran Preboste acude
blandiendo su bastón,
elude ,_ el Rey tras un sillón. -=--::•

=y

la figura

EL GRAN PREBOSTE. Con este paso inverecundo
habéis colmado la ancha copa
201

�LA PLUMA

LA PLUMA

de mi paciencia. Todo el mundo
fuera de aquf. ¡Vaya una tropa!
Ved
que los pleitos se transigen
EL SOPÓN.
donde la gente oye razones,
y éste cortabais en su origen
para siempre, con dos millones
¿En
dónde vi tu catadura
EL GRAN PREBOSTE.
antes de ahora?
¡Qué pupila!
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE. ¡Tú tenias la guilladura
de ser prelado de Manila!
Señor, reconozco mi yerro.
EL SOPÓN.
EL GRAN PREBOSTE. Lo vas a pagar en el palo.
Tened presente que en mi entierro
EL SOPÓN.
os hará la Prensa un regalo.
EL GRAN PREBOSTE. Yo me río de esa amenaza
encubierta. Con un plumazo,
a la Prensa pongo mordaza
y a las Cortes doy cerrojazo.
Si declaras en dónde escondes
las susodichas escrituras
eres libre. Si no, respondes
con la vida de tus diabluras.
EL SOPÓN.
Dejad tranquila la garrota,
que por romperme a mi la crisma
no adelantábais una jota
en la solución de este cisma
TRAGATUNDAS.
Señor Gran Preboste, los fueros
del Rey defiendo.
EL GRAN PREBOSTE,
¡Para chasco
que a mí me asustasen tus fieros,
Tragatundas, y tu charrascol
¿Qué pretende la Real Persona?

EL REY.

MARIMORENA.
EL REY.
MARIMORENA.
INFANTA FRANCISCA.
EL GRAN PREBOSTE.

EL REY.
EL GRAN PREBOSTE,
INFANTA FRANCISCA.

EL GRAN PREBuSTE.
EL REY.
EL JOROBETA.
EL GRAN PREBOSTE.
TRAGATUNDAS.
EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA.
LUCERO DEL ALBA.

M

ETIENDO mano a la faja= escupe por el colmillo, - y el
muelle de la navaja,= ¡crac!, ¡crac!, canta como un grillo.=

EL JOROBETA.
202

•

Dar un escándalo esta noche,
porque estoy hasta la corona,
cansado de hacer el fantoche.
¡Abrid esa puerta!
¡Imposible!
¡He de entrar; estoy decidido!
No seais, Señor, irascible.
¿'{ sus títulos de marido?
Con un decreto en la Gaceta
mañana os declaro demente.
Vuestra pretensión indiscreta
me obliga imperativamente.
¿Por qué te mostraste avaro
para mis justas pretensiones?
¡Si no hay un cuarto!
¡Qué reparo!
Recarga las contribuciones.
No diseutas lo indiscutible
Me va faltando la paciencia.
¿Quién es ahora el irascible?
No lo puede negar vuecencia.
¡Qué colección de botarates!
¡Defendemos al Rey Consorte!
¡No consiento que los maltrates!
¡Habrá un escándalo en la Corte!
¡A quien Cristo se la depare,
que San Pedro se la bendiga!
Señor Jorobeta, repare
que no le pinche la barriga.

¡Será lástima que en la jeta

�LA PLUMA

LA PLUMA

le pinte a usted otro lucero!
LUCERO.
Usted, compadre, es un poeta.
EL JOJWBETA.
Y usted, compadre, un embustero.
EL REY CoNSOR.TE. ¡Ulpiano, no seas Quijote,
que con la sangre me desmayo!
INFANTA FRANCISCA. Ya desenfunda el chafarote
Tragatundas. ¡Qué Dos de Mayol

CON

simultáne~ !ªpateta,= como en un drama JaJ:~nés, -=-i:- se derrumban d Jorobeta
y el mam,lo del Avapzes. -=---

=

EL GRAN PREBOSTE. Se viene al suelo la Monarquía,
como ,ma vieja, de un patatús.
Vuestra celosa monomanía
tiene la culpa.
EL REY CONSORTE.
¡Jesús! ¡Jesús!

..

·'

Q

r

=

=

eJ

=

LA REINA.

¡Me despertasteis con el ruidv!
¿Qué es lo que ocurre?
Quiere pasar
a saludaros vuestro marido.
Ya oi los trinos de su cantar.
¿Y estos dos muertos?
¡Una desgracia!
¡Qué cosas pasan!
¡Un aire fuél
Para llevarlos a la farmacia,
ponlos derechos de un puntapié.

MARillfORE'&lt;A.

EL REY CONSORTE.

¿Entre dos muertos ahora, qué hacemos?
¡Quien daba coba se va de aquí!
TRAGA.TUNDAS.
Con los fusiles gobernaremos.
EL REY CONSORTE. Se necesita de un maniqul.

MARIMORENA.
REINA.
MARIMORENA.
LA REINA.
LA

C

=

=

ON los nudillos
tras de la puerta,
golpe de alerta ,:;c. pide
atención.
Marimorena
tose, pretende
que tenga el
duende~ contestación . .=-z.

=

=

¡Con nuestros gritos ya la Señora
se ha despertado!
EL REY CONSORTE.
¡Pobre de mi!
EL 1NTENDENTE.
De arrepentirse pasó la hora.
MARI MORENA.

204

~

ALE la Se1iora, con la papalina
puesta sobre un ojo, y da11do
gzei1i.:das.
Las fofas mantecas, tras la muselina ~ del
camisón blanco, tiemblan sonrosadas. -=--=,

UiEBRA el b11stón en la rodilla
y se filtra por un t~piz -=saludando a la camarilla
con el pulgar m la narzz. .a-:-

,

¡Ya no podemos salir de aquí
¿Y aqul qué hacemos?
T.1tAGATUNDAS.
Estar alerta,
y no movernos.
EL REY CONSORTE.
¡Válgame Dios!
Ya mi consorte tras de la puerta
está llamando con una tos.
Me pongo enfermo.
TRAGA.TUNDAS.
Si desertamos,
habremos hecho tan sólo el buey.
Quedad. Ahora somos los amos
y mis espuelas dictan la ley.
EL REY CoNSORT:1.

=

RESUCITADOS por la punta con una mueca cejijunta

EL JOROBETA.

=

del chapín de Marimorena
saltan los muertos en escena.

=
-=-i:-

Me resucito bajo la coba
205

�LA PLUMA

EL REY CONSORTE.
EL JOROBETA,
EL REY CONSORTI!.

LA REINA.

e

LUCERO DEL ALBA.

....

de tus pedales. ¡Vaya calor!
¡Con peteneras, vuelves, Torroba,
del otro mundo!
¡Cuestión de humor!
Esto me barre las telarañas.
Me habéis tomado por maniquí.
¡Marido mío de mis entrañas,
me congratulo de verte aquí!
La luz apago con el trabuco
como en el baile del Avapiés,
y desenredo con este truco
todos los hilos del entremés.

Apuntes
paea una qeogcafía musical
de eucopa.::1920.
1:1i

{(

LA VOZ DE UN CIEGO EN LA PLAZA:

¡Extraordinario a la Gaceta con el nombramiento del nuevo arzobispo
de Manila!

REGONES y campanas el alba simboliza, ~ aptJ;ga d~ ,·epe_nte
sus luces el gitiñol,
y en el reino de Babia de la Reina Castiza ~ meda por los te.fados la pelota del sol.

P

=

=

FIN DE LA FARSA

RAMON DBL V ALLB-INCLAN

206

RUSlA

N

o se pretendfrá que Rusia, que fué quien comenzó la revolución musical que hubo de renovar totalmente el ambiente, dando fin a la
hegemonía alemana, haya arreglado ya sus asuntos artísticos de manera que
sea fácil para el observ,idor trazar un cuadro de su estado presente y examinar su porve111r probable. Lo fácil es, sobrevenido un cambio, ver cual
era el sistema de ideas o de cosas que el cambio da por canceladas y, establecido su programa, definir la orientación que quiere seguirse. Pero estas
intenciones siguen luego cauces muy distintos de los proyectados, empiezan
a embarullarse las líneas de conducta trazadas en un principio con tanta claridad, surgtn tendenchs de todas clases y en todas direcciones y el final es
un conjunto perfectamente complejo, cuyo factor común es la voluntad de
cambio respecto al primer estado de cosas.
La reja del arado de Glinka y Dargomijski penetró muy profundamente en el suelo musical ruso. Los cinco artistas de la Koutchka no fueron
sino los primeros sembradores en ese terreno tan hondamente removido. Y
la colecta fué espléndida; ningún pafs de Europa puede oponer una más
rica consecuencia a una revolución artística; ni aun Alemania, que verificó
con Beethoven el más grande cambio de concepto estético que haya sufrido
arte alguno.
.
·
El estado musical en Rusia durante la épo:a de los &lt;cinco&gt; es de una
definición fácil: dos ramas, una cada vez más poblada, que era la de los nacionalistas innovadores. Otra, cada vez más escuálida: la de los occidenta207

�/
LA PLUMA

..... .

listas, en la cual, sin embargo, ~e daban brotes de una notable riq~eza; tal,
Tschaikowsky. Más tar_de, sobrevieQe la época de los contemponzadores:
gente de raíz vieja que acepta un barniz moderno y gentes de procedencia
Izquierdista que aceptan puestos oficiales y comienzan a pregonar el moderantismo.
Por haber aceptado Rimsky un puesto er. el Conservatorio de Petrogra.
do, comenzó a relajarse el fuerte espíritu de comunidad que unía a los cinco. Y sin embargo, aunque puedan discutirse ciertos escrúpulos técnicos
suyos y aunque sus óperas sean ya para el artista ruso actual un tipo
de música envejecida, pocos músicos han llegado al fin de su carrera con la
juventud de inspi_ración que dictó el Gallo de ~r~, obra que nos sirve de
partida para considerar el periodo actual de la mus1ca rusa.
Giasunof fué la hechura perfecta de ese eclecticismo á que aludíam os, y
traza un camino en el que se encuentran músicos capaces, pero cuya influencia nos parece exigua en el arte del siglo nuevo: Taneief, el gemelo de
Glasunof; Rebikof, que pretende un titulo de precursor por sus atrevimientos de escritura; Rachmaninof, Medtner, Tcherepnin, en quien se hace más
visible la nueva forma del antiguo «eclecticismo• a lo Tschaikowski; Grechaninof, cuyo eclecticismo tiene mayor percentaje de s¡mpatías • kutchkistas•· en fin otros varios, cuya personalidad no levanta del nivel medio.
Este art'ículo no es simplemente informativo. Así, pues, estos músicos,
más o menos notables, no entran en nuestra consideración, hoy, más que
que n o entraron en la papeleta pr\~era de estos Ap_untes. l~s nombres,
mucho más sobresalientes, de los mus1cos que en Francia se s1tuan entre los
fundadores de la Societé Nationale y los de la Societé lndependante, esto
es de Fauré, Saint Saens y Franck, hasta Debussy y R3vel.
' Nuestro objete-acaso convenga repetirlo-es, simplemente, 1:1 ~e trazar
el ambiente musical de la época de guerra, y ver, después, los mustcos que
comienzan la época nueva. Pocas son las ideas anteriores a 1914, que han
resistido al vendaval. Son las figuras que han podido resistirlo las que nos
interesan: la época nueva, la de la músic~ 1920, comienza con ellos Y de
ello!'" vienen los músicos de hoy, confiesen o no, les agrade o no, esa
genealogía.
.
.
Igor Strawinsky parece haber nacido del h~evo eng endra~o por el
Gallo de Oro. Ejemplo alquitarado de las mas puras . esencias_ rusas,
Strawinsky mira ansiosamente hacia Europa, donde es mas conocido que
en su propio país.
_.
.
Alejandro Scriabín pare.:e conc~ntrar en ~us am?1c1ones de pr?fundtd~d
todo lo que fué núcleo del arte omdental, e tnfundulo en su ardiente misticismo moscovita. Scriabin es el repatriado ,espiritual que vuelve a Rusia
cargado de ideas europeas.
208

LA PLUMA
Strawinsky y Scriabin, marcan los lfmites extremos del mapa musical
ruso. Poderosamente renovadores, son, cada uno en su puesto las más
altas fi_guras d~l arte ruso en la época guerrera. Pagano el uno: hasta la
barbane. Místico el otro, hasta la barbarie también. La desenfrenada sensualida~ ~n uno_, es ardiente continencia en el otro. Vuelca Strawinsky todos
los arcoms posibles en su orquesta. Scriabin se limita hasta una monocromía monástica.
En su inquietud por recónditas complejidades del espíritu, Scriabin se
entenebrece; su música se hace obscu ra de lenguaje, confusa en la intención
y negra de colorido. Resplandores rojizos al fondo· llamas sombrías
rosas negras, titula a sus obras, en busca siempre del éxtasis de la divin;
embriaguez prometeica.
Strawinsky, en cambio, como el príncipe de su cuento, salta alegre al
país de la fantasía. Pocas fantasías más ricas que la suya, pletórica de imágenes extraordinatias, de paisajes maravillosos, en una verbosidad inagotable, con un singular cuidado de la precisión y de la claridad, del t ono puro
del tra~o ~alien~e y decidido, de la expresión mordaz, aguda e incisiva. '
Scnabm sena a la Edad Media, lo que Strawinsky al Renacimiente.
¿Y no fué, precisamente, toda esa ideologíc1 y sentimentologfa medioeval
lo que la guerra arr~stró, para dejar más ciará la atmósfera? Apenas comenzó esta frontera ternble del mundo de ayer y del actual, Scriabin moría de
un envenenamiento de la sar,gre. Acaso sus ideás no fuesen más que un
síntoma. Y fué, en 1914, cuando el «Ruiseñor» de Strawinsky comenzó a
cantar sus trinos, nacidos en la flora exquisita de jardines lejanos.
*

*

*

Es solamente en el aspecto exterior de su música, esto es, en el colorido,
en las formas generales de su melodismo, de su instrumentación, en el
•corte» de su estilo, en Jo que Strawinsky muestra ser un discípulo de
Rlmsky. Pero el íntimo carácter de esas obras suyas, la estética que yace
en el fondo de ellas, le acerca más a Mussorgsky. Conforme el admirable
autor de «Petruchka» avanza en su carrera, más clara se hace en nuestro
concepto esa filia.:ión con el genio que escribió «Boris Godunoh. Las primeras obras de Strawinsky son, claramente, las de un discípulo del autor
de «El Gallo de Oro•; alguna de ellas está basada en las mismas leyendas
en las que su maestro halló fundamento para las suyas; a veces los personajes son los mismos de la pintoresca tradición popular; otras, hasta son
las mismas melodías, sacadas del común acervo. Pero después de La
Consagración de la Prímavera, de la segunda redacción de El Ruiseñor,
209

�LA P L U ~1 A

......

l1

-

LA PLUMA

de las piezas pequenas para teatro o para instrumentso, apenas qued~ .Y.ª
un lejano aire rimskiano para dejarnos ver, clara y desnuda, una sens1b11tdad pareja a la de Mussorgsky.
y aun, seguramente, es la personalidad de Modest~ Mussorgsky la más
grande más profunda y más intensa y a la vez la más ignorada, después de
Beetho~en. No llevó un arte ya maduro a la exalta_ción más brillante--:como
\Vagner hizo con el romanticismo post-beethovemano-, pero removió su_s
cimientos estéticos de una manera tan profunda como el autor de la Her_oica; con unas consecuencias menos inmediatas, porque su _obra estaba JeJos
de poseer la necesaria perfección técnica, y porque su¡¡ ideas corrían. ~or
cauces muy lejanos a los que seguían las grandes corrientes de la mus1ca
europea.
i
ta · d
Estamos mal acostumbrados, además, a j~zgar de 1a. mpor nc1a e un
artista por lo que consigue y no por Jo que sugiere; prefenmos una obra perfecta, aunque de una estética caduca-tal el wagnerismo~a un~ obra nue~a
que ensanche considerablemente el horizonte-tales Berltoz, L1szt, Chopm
mismo-. Los casos como el de 13eethoven y el de Debussy, 1enovadores y
perfectos, son poco abundantes.
.
.
.
Realismo y nacionalismo, a Jo que puede atiac!use otro factor. -~umonsmo, son los cimientos de Mussorgsky, ya preparados por Dar~?m11sky. ~stos tres datos, ¡han sido tan mal entendidos! Una fal~a c_oncepc1on ~el r~absmo mussorgskiano se extravió en el «verismo• a la 1taha~a; el nac1ona!!smo
de los Cinco, visto de un modo superficial, engendró lo •pintoresco• _regional
en que abunda la música espai'lola. En cuanto al humor, es una piedra de
toque para los espíritus: su finura o su grosería salta al punto.
Sólo después de comprender bien el alcance de las obras pequ~ftas de
Mussorgsky-el Cuarto de los niños, sobre todo-, es _c~ando com_1enza a
verse con claridad el arte moderno: verdad en la ex~res1on,_ naturalidad en
la manera expresiva, sinceridad en el acento, ause!'c,a d_e ltteratura-(¡qué
fácil es el reproche de quienes creen que la ausencia de )t~era~ura excluye la
imaginación, concediendo sólo el naturalism?l)-sl~~l1f1c~c1ón en los pr~cedimientos, desdén por los dogmas escolá~llc~s, ehm!n~~ón de superflut•
dades· en total una aspiración hacia la virgmahdad pnmtt1va.
E;, precisa:itente, Jo contrario de Scriabin y Jo !undamental ~e Strawinsky. Los jóvenes músicos de Francia no andan leJOS de esta tesis. Veamos si no, nuestra primera papeleta.
.
Tres razones alejan a Strawinsky del impresionismo fin de siglo: pnmera, su concepto de la limitación y del equilibrio e~ la f~r~a, adecuada armonfa de continente y contenido; esto es, un «souci• clas1co; _segunda, claridad, justeza y verdad-a veces elementalldad-e!l l~ ~xpres1ón: otra norma
clásica; tercera, fantasía y humor. Acaso este pnnc1p10 sea el más honda:zJ()~

mente clásico de los tres; pero nos ahorraremos hoy la impertinente exé¡es~;l vez el propio músico, hombre de agudo cultivo espiritual, definiría
esos tres principios diciendo que eran: el primero, clásico; el si:gundo, primitivo; el ttrcero, arcaico. Protéstese si se quiere. Ya volveremos sobre esto
en alguna ocasión.

** •
Strawinsky, que del nacionalismo «tradicional» de Et pájaro de fuego y
Petruchka pasó al nacionalismo •sustancial» de La consagración de la
Primavera, muestra en sus últimas obras un nacionalismo «elemental&gt;, es
decir, de las «esencias• que forman el carácter de un pueblo. No es otro el
nacionalismo de Mussorgsky o el de Beethoven o el de Debussy.
Los músicos que le siguen no podían caer en el «nacionalismo programlstico•, que siendo la conquista de los cinco es hoy tan antl::uado y trivial
como t-1 programa romántico de los «poemas sinfónicos». Añadamos como
inciso que solamente van en Espaf!a más allá de eso Manuel de Falla y Osear Esplá. De los músicos posteriores a Strawinsky, ninguno que yo sepa
puede llé,marse discípulo suyo. En rigor, alguno puede haberle sobrepasado en la agresiva exteriorización de sus inspiraciones; pero me parece que
nadie en su pafs ha aguzado más que él su sentido estético. La influencia de
Strawinsky se ejerce más en Francia, en Inglaterra, en Italia y en Espai'la
que en la misma Rusia. Los dos músicos jóvenes de Rusi~, Sergio Prokofief
y Nicolás Roslavetz, no han tenido aún tiempo de llegar a esa fina depuración del último Strawinsky, alquitaramiento que, como en Ravel, casi podía
llegar a considerarse como una cristalización académica, en su noble significado.
Hay aún en ellos ciertas confusiones, especialmente técnicas, de procedencia scriabiniana, ambiciones de trascendencia estética contrarias tanto a
Strawinsky como a los •seis• franceses; pero estas ambiciones no son nada
«literarias•, sino puramente musicales, acercándose en esto a Schoenberg y
a algunos italianos, que son tambien simpáticos a los jóvenes fran~eses. Esta
atracción, sensible en Roslavetz, no lo es apenas en Prokofief, cuyo furioso
anti-occcidentalismo corre parejas con su feroz vocabulario y lo agresivo de
sus modos de expresión. Este indómito autor de la Suite escita se une al
Strawinsky del Sacre du Primptemps, en cuanto a nacionalismo «sustancial&gt;. Y, sin embargo, acepta sin grandes protestas los bastidores europeos
de forma, como hicieron los músicos viejos de su país de los que antes se
habló.
Roslavetz prefiere los pequeftos moldes de la música de cámara. Partida -

,

211

�LA PLUMA
rio, al parecer, de un cierto impresionismo constructivo, su música no es tan
rebelde como la de Prokofief; pero en cambio, no tiene su poder rítmico, y
su poco agradable colorido no va suplido por lo enérgico de la expresión,
má!: bien incierta, nebulosa, tefiida de una incertidumbre mística y visionaria.
Algún escritor ruso considera a Nicolás Myaskowsky como representativo
de una «derecha&gt; moderna, y a Miguel Gniessin como el de una «izquierda&gt;
strawinskista. Lo poco que de ellos conocemos nos hace mirar con escasá
confianza esta opinión; más viejos ambos que los otros dos músicos mencionados nos parecen también mtlnos representativos de una tendencia «actual&gt;, contemporánea, 1920. Con mayor simpatía mirábamos a otro joven,
Stantchinsky, que murió apenas comenzó la guerra sin hacer más q11e promesas, aunque bien atractivas. Se nos habla de otro Nicolás Oboukov
(sus Poemes liturgiques han hecho que un critico f~ancés le considere como
una especie de «Dostoiewsky musical&gt;), como del verdadero producto
«post-guerre&gt;. Acaso lo sea.
Hemos hecho omisión de un sin fin de nombres de menor interés al que
Roslaveti y Prokofief presentan para las consideraciones que guían estos
Apuntes. A la hora en que los escri bimos nos parece ver claro que el músico nuevo de Rusia, posterior al vendaval guerrero, el músico de 1920 es
todavla lgor Strawinsky.

ADOLFO SALAZAR

CMlSC&lt;::LÁ)'i&lt;::A)

' ' 1920
(libco inédito)

''

I

JAmocl
las rosas son la misma rosa,
¡amor!, la únz"ca rosa;
y todo queda contenzao en ella,
breve imafen del mundo,
¡amor!, la únz"ca rosa .
TODAS

....

-

2

(la verdad y Gtiünewa(d)
LA pena te defó
sin alma, como muerta.
Y te caúte, iºngrávi~a y pesada, entre los brazos
de quien te lastimaba,
en una concesión total de vzaa y muertt.

212

�LA PLUMA

LA PLUMA

¿Qué flor marchita
más tristemente bella así, az"ucena
de carne exacta y leve, dulce nardo de este mundo,
entonces casi estrella de otro mundo;
nardo de entre dos mundos?
No cuerpo con el alma en ascensión,
sino alma caída de cuerpo celestial
parecías allí, en el suelo negro
-mal tenida ;or brazos
que no te comprendían - ,
¡lunar de luna errante
sobre la miserable escoria;
lunar de luna errante!

J
Canción
COJEREMOSflores

y nos las daremos.
Los ¡adi"ós! serán
-¡alegres/para al punto vernos:
¡Qué qui"etos los OJOS
en tos OJOS grandes!
Besos porque sí.
214

¡Si'fendol
Los divinos árboles.
De oro será el río,
si"empre, aunque anochezca.
Si vamos al delo
por algo,
diremos: ¡Espera!
4
¡JlfISERIA del iºnstante!

Pensé destrozar todo
el diºvi'no trabafo de tantos días puros
-de tantas horas solas,
de tantos máJi"cOs mi·nutos
y de tantos segundos innni"tos-;
desbaratar en un instante, ¡ay!,
por inúti"l, por feo, por absurdo,
el camino de fue.

Y echarme al barro
miserable y con#nuo ...

Y dí gopes a bellas JºYªs fráfiles,
y maldife el amor y la hermandad,
y me gustó comer, hablar, dormir ...

�LA PLUMA

LA PLUMA

5

estío

'

¡EL salto!
¡Qué gozo en las blancas piernas,
gradosos brazos!

IJ

Debafo, el agua.
¡Son flores;
flores del prado y la carne;
secretos, voces!

sobre mz"s manos sangrientas
y aplastadas de las moles
que tienen que separar,
que soportar, que rafar,
hasta sacar la sonrisa,
la floredlla, la estrella,
la lágri·ma, la üusión!

7

Anoebeeee
(Beisa y agua)

Corri·endo, el agua.
¡Son lunas;
henas del cuerpo y del delo,
mufer desnuda!

6

líbet?tadoe
¡(ON qué dz1/i,cultad, tz"empo,
te voy robando tus foyas
-¡tantas foyas, tantas!,tus silendos-entre carro
y grz"to, entre bailoteo
y luz agria!¡Cómo brülan
216

\

RIILLOS tenues, puros,
en lo oscuro corren
-red plata en lo azul-,
trayéndome flores ...
-¡Ay, el agua eterna,
por la #erra negra;
la infinz"ta brisa,
por la sombra fría!··· Trayéndome estrellas;
y estoy en lo oscuro,
como un árbol lúgubre
nutrido de mundos.
217

�LA PLUMA

LA PLUMA
8

el solo amigo
No me alcanzarás, amigo.
Llegarás ansi·oso, loco;
pero yo me habré ya ido.

,v

~.

qué espantoso vacio
todo lo que hayas de_¡ado
detrás, por venir conmigo!

¡Madre mía, tierra,
sé tú siempre ;oven,
y que yo me muera!
- Y tú, mt"entras, madre
mía, con más frescas
hofas en las piernas.-

-¡Y

¡Y qué lamentable abismo
todo to que yo haya puesto
enmedio, si·n culpa, amigo!No podrás quedarte, amigo..
Yo quizás volveré al mundo;
pero tú ya te habrás tao.

~,

__; ¡

1

"'"e1

9

·-1

Pcímaoeea total
¡MADRE mía, #erra,

otra vez más verde;
más plena, más bella!
- Y yo, mientras, hifo
tuyo, con más secas
hofas en las venas.218

y

IO ·

AL lado de mi cuerpo muerto,
m·Z: obra viva.
¡Oh día
de mi' vida completa
en la nada y el todo,
-la flor cerrada con la abZ:erta flor-;
el día del contento de alefarse,
por el contento de quedarse,
-de quedarse por ale_;arse-; el día
del dormi'rse gustoso,sabiéndolo,por si'empre,
tnejable dormt·rse maternal
de la cáscara vana y del capullo seco,
al lado del eterno fruto
y ta in/i,nita mariposa!
JUAN RAMÓN JIMBNBZ

�LA PLUMA

leteas italianas.

(t)

Oiscuvso pt?e(ímínae.

Q

quiera, de una ojeada comprensiva y sintética, abrazar los
varios fenómenos y diversas corrientes de la literatura italiana del
día, sin asomarse un momento al pasado, a fin de indagar, aunque
no sea sino aproximadamente, las causas psicológicas e históricas que han
influido sobre los escritores de hoy, llevará a cabo un esfuerzo estéril. E1
p asado próximo está por entero lleno de un nombre, que fué asimismo
fenómPno moral y psicológico de toda una generación: nombre y fenómeno que se llamaron d'Annunzio. Este escritor, durante. un periodo
de cerca de treinta años, ha tenido nuestra literatura sometida a su férula,
impidiendo a otros escritores originales y fuertes el contacto con el público, y, por tanto, la luz de la fama. No parezca esto absurdo. La producción
de d' Annunzio en los años que corren del go al grn fué tan continua y·
férvida, que el público, y no sólo el italiano, de nadie más que de él se
preocupó. Únicamente cuando su producción se debilitó, y las crónicas,
empezaron a abandonarle, se oyó alguna otra voz; y no siempre voces
nuevas, frescas, del momento.
UIEN

(1) Inaugura hoy LA PLUMA su colaboración extranjera con una crónica italiana de Mario Puccini.
En poco más de treinta años de edad, puede Mario Puccini presentar una
obra que tiene valor sustantivo. En espera del libro Essere o non essere, que
está a punto de publicar, hablan por él dos volúmenes recientes: La Vergine e
la Mondana, novela, e I Bn"vidi, cuentos y narraciones breves;; hay en ambos
páginas rpuy bien logradas, trasunto de existencias humanas directas, vistas y
vividas. Mas acaso en obras como Jioville, de 1914, o en los p,1isajes y cuadros
de guerra publicados en uno de los cuadernos de eLa Voce•, Come ho visto il
Friuli, aparezca mejor que en esos antes nombrados, libros de público, ante
todo, la sensibilidad refinada y moderna, en el pensamiento y en el e-stilo, de
220

La fama de Giovanni Pascoli, de Giovanni Verga, de Alfredo Panzini, de Luigi Pirandello, de Adolfo Albertozzi, puede decirse que es de
ayer; y tened en cuenta que los tales son contemporáneos de d' Annunzio,
o desde luego bastante más viejos que él. Giovanni Verga, por ejemplo, que
es nuestro más grande novelista vivo, ha cumplido en septiembre ochenta
años. Cierto que su fama es más antigua que la de d'Annunzio; pero sus.
obras más fuertes, e incluso las dos maestras: I Mala voglía y Mas/ro Don
Gesualdo salieron a la luz precisamente cuando se delineaba el fenómeno
d'Annunzio; de suerte que sólo algunos críticos y un público restringido se
dieron cuenta de que Verga, con aquellas dos novelas, se unía de pronto
a la gran tradición manzoniana, fuera de toda escuela o programa. Apagada un tanto la fama de d'Annunzio, o por mejor decir, una vez acallada un
tanto la curiosidad de críticos y lectores en torno al poeta de los Laudi y
al novelista del Fuoco, en la aclarada atmósfera de la república literaria
italiana, surgieron casi de pronto algunos de los escritores hasta entonces
en la sombra. Mas, como sucede en los momentos de rebusca, presto se
cayó del énfasis d'annunziano a melancólica pobreza de tonos y sonidos. Los
poetas que antes habían imitado a d'AnnuAzio, repitiendo sus defectos con
mucha modestia y sin originalidad, se acercaron a los poetas de FrdnCia y
de Bélgica, a las 1zón famosos, a Jammes, a Maeterlinck, a Rodembach. De
los cantos heroicos se pasó, sin tránsito lógico, a los humildes cantos de
las cosas pequeñas y modestas. Pascoli, poeta, encontraba en tanto imitadores y lectores; y en la prosa narrativa empezábanse a silabear los
nombres de AUredo Panzini, de Luigi Pirandello, de Adolfo Albertozzi
este escritor italiano. Foville es, con justicia, en opinión nuestra, el más celebrado de sus libros; novela en que el accidente y el episodio tienen menos significación que la resonancia de los más leves acontecimientos exteriores en el
alma del personaje central; la dolorosa agudeza de ks impresiones y el indeciso fluctuar del alma adolescente son expresadas por Puccini en páginas de
segura belleza.
Actualmente sigue con atención la literatura española en los cuadernos de
la Rivista d'Italia. Sus crónicas de LA PLUMA tendrán, por tanto, a más de su
importanci;, particular, el atractivo que ha de comunicarles un escritor que conoce las letras espaiiolas y sabe cuáles son las corrientes que hoy dominan en
nuestro espíritu.
E. D. C.

•

221

�/

LA PLUMA

..
..,,
....
t:1

..... l

-

LA PLUMA

y de Federico De Roberto. Ahora bien, unos cuantos años antes
de la guerra hubo un verdadero despertar artístico, por obra, sobre
todo, de una revista batalladora, La Voce, de Giuseppe Prezzolini.
Esta hoja, de apariencia modesta, surgía de las cenizas de una revista noble y luchadora también, el Leonardo, donde habíanse adiestrado escritores originales y de fuerza, como Papini, Soffici, Cecchi, Borgese, Jahier, el
propio Prezzolini. Las batallas de La Vc,ce quedarán en nuestra historia literaria como un índice de renovación de las conciencias. Muchas famas, y
no ciertamente la última la de d'Annunzio, fueron discutidas con severidad
y justicia, y se dieron a conocer, señalándose a la admiración de los jóvenes, muchos escritores hasta entonces obscuros. Como la revista estaba
hecha por jóvenes y a los jóvenes hablaba, su éxito fué enorme. Contribu•
yó indudablemente a mejorar el gusto del público y a dar a los jóvenes
en formación una dirección coherente con los tiempos. Desaparecieron
,como por encanto, o quedaron adocenados los escritores falsos, los imitadores de d'Annunzio, los novelistas de vena fácil, y la atención de los lectores inteligentes se volvió al grupo aquel que, por imprimirse la revista
en Florencia, se llamó florentino . Papini, antes ignorado o poco menos,
fué buscadisimo, y los nuevos libros que escribía o los de antaño reimpresos, encontraron lectores a millares; Soffici, Jahier, Prezzolini, obtuvieron
-en poco tiempo notoriedad y fama. Pero la eficacia de La Voce no sólo
reverberó sobre los escritores de quienes la revista emanaba, sino que diremos que benefició a todos los artistas nobles de Italia, y más que a na-die a Croce, a Di Giacomo, a Panzini, a Lucini, a Chiesa y otros escritores
honestos y olvidados. Los jóvenes en ;ría de formación sintieron en sus pulmones un aire que no era el mismo que al nacer habían respirado, y casi
.automáticamente se propusieron algún problema !erio, y no los últimos, el
estilo y el conocimiento de sí mismos.
Incluso aquellos que habían sido arrastrados por la verbosidad de Marinetti y aceptado las cláusulas que Marinetti imponía a los adeptos del
futurismo, renegaron los dogmas del ruidoso jefe futurista por un arte menos eléctrico y tonante, más de acuerdo con su temperamento. Comenza•
ron, en fin, en tal momento a tomar cuerpo los pocos escritores que hoy
222

•

cuentan algo. Había, es verdad, el caso Gozzano, poeta enfermo de
tuberculosis, que, en pleno d'annunzianismo, había cantado con arte finísimo _pequeñas cosas tristes de provincia; el caso Lucini, poeta enfermo
también, todo cerebro, que había reaccionado, puede decirse que por sí
solo, contra el d'annunzianismo, y el caso Cena, poeta sobrio encerrado en
u~a vis!ón ~lásica y fiel a los antiguos ritmos; pero potente ~n la concepción e icástico en el estilo; los más de los jóvenes, sin embargo, y de los
~u~ Y~ no lo eran, buscaban todavía un camino a fuerza de pruebas, de
1m1tac1ones, de calcos.
Tal el período de ante•guerr~, que pudiéramos decir, aunque de transición, felicísimo; porque cada día marcaba un nuevo descubrimiento. Cier•
to que d~spués muchos jóvenes de aquel tiempo murieron en la guerra 0
reaparecieron después muy cambiados; no obstante lo cual quedan de algunos el nombre y tal cual pequeñ.i joya. Palazzeschi, Serra, Govoni Linati, Onofri, Pea, Cecchi, Jahier, Baldini, Cardarelli, Cicognani, Rébora,
Ungaretti, Saba, De Robertis, Pancrazi, Moretti, Boine, Moscardelli, etcétera, quiénes en un campo, cuáles en otro, despertaron no pocas esperanzas e hicieron en verdad pensar que se acercaba para nosotros también
una hora dichosa. Pero del mismo modo que mató La Voce, la guerra dispersó estas fuerzas jóvenes y bien dispuestas. De todas suertes, ese período, si no ha dado a Italia un gran poeta y un verdadero gran prosista, ha
apagado el énfasis, que habla llegado a ser la expresión natural de quien
hacía versos o novelas. Y mientras que de la guerra volvían inmutables,
Y aun con nuevas fuerzas en cierto sentido, los Soffici, los J ahier, los Baldini, otros jóvenes se libertaban de la imitación y volvían a la prosa y a la
~oesía con una simplicidad de medios de expresión y de imágenes que
sin duda alguna indicaban un progreso sobre los balbuceos de la anteguerra.
Pero los beneficios de la guerra no paran aquí. Aquella necesidad de
honradez y de orgullo, aquella inquietud y aquella ansiosa rebusca de la
J&gt;elleza, se reflejaron, como era natural, en todas las expresiones del ingenio, y aun puede decirse que en todas las esferas de la cultura. Las casas
editoriales, antes cerradas en torno a los autores propios, y deaicadas a ·
223

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LA PLUMA

un comercio tranquilo y metódico años hacía, buscaron fuera de Italia y
en lejanas épocas obras dignas de ser conocidas por el público curioso; y
mientras Laterza, de Bari, se convertía en editor de Benedetto_C~oce _y
de algunas colecciones perfectas como el f:~rpus ~e ~os Scrltton d /taita,
los Jtiloso.fi antichí e moderní y los Classzcz stra~teri, y ~arabba, de Lanciano de colecciones fáciles y modernas, a módico precio, como los Antíchí ; moderní, Scrittori n,,strí y Cultura delfanima (dirigida po~ Borgese
la piimera, y por Papini las otras dos), en las cuales velan la luz ignoradas
obras de otras literaturas y de la nuestra, Treves, Bemporad, Sandron,
Barbéra, Lemonnier, Lattes, Formiggini, Ricciardi, todas las demás grandes casas editoriales que pareclan encerradas de cincuen~a años atrás en
un programa inmutable, despertaron_ publi,ca~do obras de Jóven~s y de extranjeros, y acogiendo con sincera s1mpatta, mcluso a los escntores más

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audaces.
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La guerra entretanto hacia aumentar aut~má~came_nte las tira as.
Mientras antes de la guerra el editor italiano no 1mpnmfa smo 1.000 ó todo
lo más 2 _000 ejemplares de un volumen, durante la guerra, y despu~ sobre todo, !as tiradas se elevaron a un mínimum de 3.000 y a un máXJmum
de 6.ooo, y los libreros afirmaron que nunca como entonces habla estado
tan buscado el libro.
Por desgracia esta avidez no siempre era noble. Leían más ~os jó~enes,
si; pero leían más también las mujeres, los des~cupados, q~1enes Jamás
habían abierto un Libro y ahora lo buscaban por simple necesidad de entretenerse· de suerte que, terminada La guerra, y aún dura, comenzaron a
prevalece: sobre los buenos escritores los med_iocres, los que halagan los
bajos instintos humanos y escriben novelas fáciles, de lectura agradable Y
ligera. Cierto que no toda la producción actual es de ese género; que
casas editoriales como La Voce, de Roma (nacida por obra d_e Pr_ez~oh~1
• as de Ja anti'gua revista)·' Vallecchi, de Florencia; R1cc1ardi,
sob re 1as cemz
ú
de Nápoles; Treves, Bemporad y otros de la vieja guardi~, que dan al P a.
blico obras de arte y sanas tentativas; pero no es menos cierto que la m •
yor parte de los lectores se nutre de malas novelas _Y. cu:ntos menos qu~
mediocres. Para un libro de Alfredo Panzini, de Lmg1 P1ran_dello, de
zia Deledda, de Federico de Roberto o de Adolfo Albertazz1, que es sie •

~ª!

?:

224

pre una obra de arte digna y seria, ¡cuántos volómenes de conocidos o ignorados manipuladores de drogas eróticas no ostentan los escaparatcal
Algunos jóvenes, seriamente dotados, reaccionan, y se comprende, contra
literatura tal, fácil y adocenada. Y hay UD Marino Morctti, prosista de
raza, con una visión modesta, pero sentida, de la vida; hay un Michele Saponaro, que en sus no•elas, todo sol, hace vivir a sus campesinos puglieses con vigorosa sensualidad agreste; hay un Guido da Verona, escritor
que imitaba en sus primeros ensayos a d'Annuazio y que ahora ha encontrado su drama en una nostálgica rebusca de mundos y horizontes lejanos, •
y habla un Federigo Tozzi (muerto en Roma a los treinta y siete año1)
musculoso, sólido, el prosista más robusto que ha tenido Italia después de
Verga, y otros que es inútil recordar puesto que tendremos ocasión de
encontrarlos en nuestras crónicas futuras.
Jóvenes serios y fuertes no faltan, en fin, y mientras los Panzini, los Pirandello, los Albertazzi, es decir, los ya célebres y que tienen un público
fie,, continúan imprimiendo uno o dos libros al año, los escritores de
treinta años trabajan febril e intensamente y superan muchas veces a los
viejos en productividad.
Giovanni Papini, que durante cuatro o cinco años ha sido el ídolo de
los jóvenes, calla desde hace algunos; pero corren voces de que su silencio preludia un trabajo ferviente, su obra maestra. Esa lit~ratura fácil y de
tono erótico a que hemos aludido, tiene por ahora su centro en Milán
tanto que algún critico que la combate culpa de toda esta enfermedad literaria a la gran ciudad lombarda, que enriquecida con la guerra tal vez alimenta natural e inconscientemente el cáncer del erotismo. Nosotros creemos, sin embargo, que el mal es más profundo y que está menos localizado, y que debe buscarse más que en una ciudad, en toda la nación, a la
desbandada aún en busca de un apoyo firme y moral. Roma, entretanto
da prueba, literariamente al menos, de mayor seriedad, y algunas casas edi:
toriales surgidas en la capital en estos últimos años, primera entre todas
la de Arnoldo Mondadori, que es al par tipógrafo de finísimo gusto, parecen contraponer la seriedad de su obra a la fácil labor de las casas edito•
riales milanesas. Entre estas últimas, ha adquirido mucho crédito y públi-

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co la Vitagliano, dirigida por Cavacchioli, poeta y autor dramático de ágil
ingenio. Pero todos estos fenómenos y tentativas, repetimos, son transitorios y de prueba; y, por lo demás, lo que importa es que de veras nazcan
el gran poeta y el gran prosista, que hoy por hoy no aparecen aún en el
horizonte. Hay en Roma una revista, La Ronda, que lucha a su vez por un
principio de sana reconstrucción. Sus tres o cuatro redactores no hacen
las primeras armas y todos tienen grandes dotes de ingenio y preparación;
pero si el retorno a las fuentes clásicas que los escritores de La Ronda
propugnan es laudable, no me lo parecen tanto las prosas y poesías de
estos poetas, que escriben con fidelidad y nitidez italianas, pero que tienen
muy poco o nada que decir. Son ingenios bien educados y despiertos,
pero con la sola excepción de Baldini acaso, esterilísimos. De todas suertes la tentativa de La Ronda es un fenómeno ·de este trabajoso momento
histórico que no hay que olvidar, porque representa el esfuerzo, en una
hora de obscuridad, por mantener viva, aunque no sea sino con medios
pobres, de poco aliento, la luz de la tradición. Todo consiste en ver si nace,
mañana o cuando sea, el poeta potente que refuerce esa luz y la levante
más en alto.

MARIO PUCCINI

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-

lA AJY(lStAO flRJY(e eJi lOS JY(ARes CAÓtlCOS

.Ea amistad, firme en los mares caóticos,
-ola indecisa entre ser y no ser,
vagos vientos de versátiles rumbos,
impulsores de velas simultáneas,
tropel de nubes en flúido tránsitoes un frágil esquife zozobrante
en las aguas precisas de los puertos.
JORGE GUILLEN

teAtROS
lnaugut?ación de tempoeada
en efecto, el espectáculo dentro del espectador? Bien puede ser que
haya algún aforismo cierto. La3 circunstancias concurren a evidenciarlo a nuestros ojos, por lo que hace a los teatros de Madrid. Volved la
vista atrás en cuanto alcanza vuestra memoria de los fastos teatrales y
convendréis conmigo en la fatal vulgaridad de afirmar la excelencia de cualquier tiempo pasado sobre los que ahorá, más que correr, se arrastran lánguidos. Un dilema se ofrece a nuestra consideración: o es mustio collado,
en verdad, lo que fué Itálica famosa, o los campos de soledad que Fabio
con dolor contempla no son sino la ruina del propio ánimo, mejor dispuesto antafio a distraerse con mentidas ilusiones. .,El caso es que la solemnidad ritual de que aparece rodeada en nuestro recuerdo la inauguración
de la temporada en los teatros ha perdido todo prestigio, y apenas si solicitan nuestra atención las falaces promesas que los carteles pregonan por
las vallas de los derribos .
No hace tantos afios que la apertura de la Comedia, precedida de profusos programas con la efigie fotográfica de la primera actriz coquetonamente apoyada en frágil góndola de boudoir, suscitaba nuestra avidez por
asistir a los estrenos en que había de seguir luchando con la indiferencia
del público pagano-profano-e\ autor que entonces significaba la europeización, por decirlo así, de la escena espaflola; europeización que consistía en imitar el amsiente bulevardero, favorable a las toi'lettes del modisto
Antoine, con que realzaba su natural encanto la susodicha primera actriz.
Hoy, clasificado ya aquel dramaturgo innovador en el primer puesto de
una escala de mutuas claudicaciones con su público actual, desaparecida o
punto menos aquella primera actriz, la inauguración de la Comedia ha ido
perdiendo poco a poco el ficticio empaque de que se envaftecia el circulo
STÁ,

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227

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estrecho de sus abonados, hasta perecer del todo a manos del Sr. Mufioz
Seca, principal proveedor de la casa.
Se me antoja, sin embargo, que en tal desmerecimiento hay alguna ventaja para el arte, por más que pueda parecer paradójico lo que digo. 8s
ésta: creían antes los Intérpretes del Sr. Benavente, ponio por caso, que
estaban representando comedias cuasi divinas en fuerza de humanas, lo que
no era cierto. Los cómicos condenados a aprenderse los papelones del seftor Muftoz Seca saben que aquéllo no tiene sentido común. Procedimiento
exclusivo para ir discerniendo cuáles son las obras buenas.
1 Y conste que, en punto a las llamadas astrakanadas, discrepamos de la
mayor pane de cuantos críticos y gacetilleros ilustran nuestro desayu~o
con referirnos el resultado del estreno de la noche antes. Es decir, de qmenes se pronuncian, ante las comedias del Sr. Muftoz Seca, en contra del
género grotesco. De una vez, y para siempre, nos complacemos en afirmar
que entre una atrocidad del autor de El rayo o un bombón empachoso,
mal oliente a perfumer~a barata, de los que con :a.moroso empefio co_nyugal
nos sirve con torpe insistencia el ~utor de Cancion de cuna, prefenmos la
producción del hijo predilecto del Puerto de Santa Maria. Claro que el seftor Mufloz Seca parece hallar un gusto especial en revolcarse en la barbarie
seftoritil que le ofrece el público de la Comedia. Pero la farsa es un género
literario siempre más digno que las ñofieces escritas pensando en los padres
de las hijas de familia.-Las hijas suelen tener un gusto más cerca del bueno cuanto más natural.
Es posible, pues, que el Sr. Escudero, que, en legitima defensa de sus
Intereses de taquilla, tan diver~os gé~eros ha ensayado en el.teat_ro de q_ue
es empresario, no haya procedido guiado de la menor conve~1e~c1a artística
al imprimir a la Comedia el carácter que lo disting-uia estás ultimas !emporadas. Pero había conseguido formar un cuadro de Compaflfa bufa cien veces mejor como escuela de actores, que las hechas ai manerismo verista propio de lo~ de Lara, feudo por derecho de conquista del Sr. Linares Rivas,
verdadero representante de la beocia espaflola contemporánea. El Sr. Escudero ha prescindido este afio de las primeras figuras de su Compaftia por
cuestiones de índole económica, en que toda la razón estaba de parte de los
actores. Ha contratado otros más jóvenes y ha ascendido merecidamente a
algunos como la seftorita Redondo, lindísima, graciosa, y que tal vez sea
de tas p~cas damas de que podría hacer una buena actriz un director artí~
tico que tuviera alguna idea de las posibilldades del teatro moderno. Lástt•
ma que, como es de temer, se malogren esas esperanzas con representar
comedias sin sentido.
No es fácil, por otra parte, ballar un director artístico que tal nombre

LA PLUMA
merezca. Desde que el Sr. Martfnez Sierra se dedicó de lleno al pingüe ofi.
do de mixtificador teatral, amparado ante el público tras el éxito de la excelente ingenua Catalina Bárcena, se ha puesto de m~ el que las CompHfas
se anuncien dirigidas por un literato. Apenas•si se aprecia resultado propicio para el arte. El pabellón, lejos de cubrir la mercancía, arrastrado por las
tablas se mancha, o se descolora cuando menos. Leed los carteles de la
temporada recién abierta. ¿Qué ofrecen, no ya de sugestivo, de meramente
decoroso?
Se ha descentralizado de pocos aflos a esta parte el arte dramático espaflol, en cuanto los teatros de provincia se ven más frecuentados por los
primeros actores y actrices que, erigidos en capitanes no bien oyen el pri•
mer aplauso de la claque en un muús, constituyen en torno suyo un eúnco
de aprendices y se lanzan a representar un repertorio trasnochado. Imitan
semejantes_Compafilas el procedimiento usual en las italianas que antafto
nos visitaban asiduamente de paso para América. Imitación que trae consigo, claro está, el defecto característico de aquellos cómicos: la propensión
a exagerar el tipo central del protagonista, en detrimento del conjunto escénico, sin que, por otra parte, nuestros actores sientan la misma neceslda&amp;
de renovar el repertorio, antes bien repitiéndolo precisamente en cuanto tiene de deleznable, sólo porque la maestría de un Novelli o de un Zacconi
ilustraron la representación de un Papá Lebonnard o de un Oswaldo.
Y no se me escandalice el lector al ver equiparados personajes taR dispares. El Oswaldo de Los espectros que representan nuestros cómicos adolece de la grave enfermedad con que lo deformó, ¿para siempre?, a nu~stros
ojos la genialidad de Ermete Zacconi. Tal como se hace desde que lo mterpretó este gran comediante, el drama de lbsen puede alternar en el cartel
con La carcajada, pongo por melodrama. El público, sometido al error de
los actores, no ve más que la imitación repugnante de una parálisis progresiva. Se siente sobrecogido como cuando en la calle se detiene a contemplar
los espasmos de un accidentado. Habrla una manera fácil de probar mi opinión. Bastaría repres~ntar la obra sin primer actor, con cualquier galán joven discreto, desempeftando, en cambio, una primera actriz el papel de la
madre. Tal vez el drama recobrara su virtud perdida.
En la confusión ayuna de todo criterio con que comienzan este año los
teatros de Madrid, presa los principales de Compa~las de paso, atenta~ tan
sólo a la seguridad de las buenas entradas del domingo por la tarde, sm la
menor preocupación por dar a su trabajo una dirección ordenada, obsérvase, no obstante, un curioso fenómeno: la coincidencia en querer honrar la
memoria artística de D. Benito Pérez Galdós-tan a duras penas soportado
por los directores artísticos y empresarios en vida del maestro-dando

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pomposamente el nombre de homenaje a la simple representación de aquellas de sus obras que menos necesitadas estaban de una revisión, bien porque el públko háyalas recibido siempre con aplauso entusiasta, ya porque significaban en su labor no tanto el punto culminante de su batalla con
los espectadores habituales de los teatros, como la propensión a condescender, en menoscabo de la propia personalidad, con ciertas prácticas viciosas
de la época. Ni Borrás, ni Morano, ni la sefiorita Palou han intentado una
representación cuidada de Realidad, de La fiera, de Alma y vida, atentos exclusiva y equivocadamente al lucimiento personal que supone el hacer los protagonistas de El abuelo, de Amor y Ciencia, de La de San Quintín. Hora es ya de que vayan enterándose los directores de que, no obstante la excelencia de los dramas y comedias de D. Benito Pérez Galdós sobre
los de su tiempo, en el mundo hay más, y, sobre todo, de que es sobremanera ridículo el jurar en vano por su glorioso nombre, y sacarlo, como el
cuerpo momificado del santo Patrón de Madrid, en abono de la propia holgazanerfa artística.
·
¿Cómo ha respondido el público a las insinceras solicitaciones que con
motivo de la inauguración del Centro, de la Princesa, de Eslava.se le han dirigido en sueltos de Contaduría y recensiones oficiosas? El público ¡e ha limitado a ir al teatro, sin más, pervertido por su afición a ver los cómicos,
no las obras, que en la constante feria provinciana que es ahora Madrid, se
sostienen en los carteles un número de veces más en relación con el censo
de forasteros que con su mérito literario, o con el gusto-de los espectadores. Sin embargo, menester es confesar el deprecio de la producción sentimental, de la alta comedia, como se decfa hace algunos afios, que se observa con la vuelta al teatro que en términos generales podemos llamar
romántico, clasificación que damos aquí en su sentUo más amplio, y que en
el repertorio qae estos días se hace, tanto lo representa el drama de Víctor
Hugo con que abrió sus puertas la Latina-tan favorable por su situación
a un ensayo de verdadero teatro popular-como el Don Alvaro, los amantes de Teruel, el Cyrano del Circo de Price, o las pellcultu habladas del Cómico. Refúgiase la comedia burguesa en Lara y el Infanta Isabel, campa la
opereta infecuada en el Reina Victoria y la Zarzuela y agoniza el género
chico en Apolo y los teatroa de barrio.
¿Será cosa de cantar unas honras por la eterna salvación del género chico? Sea. Pero con una condición, con la de que esté de veras muerto. En
pleno florecimiento del sainete lírico en Apolo, cuando había en el teatro de
lá calle de Alcalá una Com pafifa tan adecuada a las obras que se hacían en su
escenario, que sus primeras figuras fuera de aquel marco no han prosperado
artísticamente, la alta crítica discutía en serlo los engendros de D. José

LA PLUMA
Echeiaray, y menospreciaba los cuadritos de D. Carlo~ Arniches. Nos amenaza el peligro contrario. Es posible que de la Restauración a láfecha el mayor
precio de la literatura dramática espafiola esté en los pequeftos modelos de
o Ricardo de la Vega. Ahora bien; desde que el achabacanamiento d~I gén~ro inundó Espafia entera de chulos sensibleros exportados de Madnd en
piececitas de hora, de cuya sensibler!a ~ueda~ ¡~7! nefand~s rastros en boca
de tas tonadilleras al uso, dió esa publica opm10~ que se 1_mprovisa e~ las
redacciones de los periódicos en considerar el s~mete cas:tzo con la misma
actitud prosopopéyica que una novela de D. R1c~rdo Leo?, valga por E~paña tradicional, y combinado todo ello con las fiestas sat~etescas, las peinetas, las mantillas, el Goya de cuadro vivo, lo_ falsamente pmtore~co en fin,
se ha inventado una aureola absurda a un~ ltteratura! c~yo ménto era la
simplicidad, la gracia popular, el buen sentido de lo com1co..
Muy bien nos parece, por tanto, que ~I grupo de •Amigos de Vallelnclán&gt; que tiene anunciado para este invierno un ensayo de teatro docente, es decir, dirigido a intentar una restauración de la buena literat~ra ~n la
escena, se proponga comenzar sus tareas r~presentando ~r~ actos s1gmficatlvos de una estética modernísima, depuracton de un clas1c1smo generalmente ignorado como tal: La guarda cuidadosa, de Cervantes; el Manolo, de
D. Ramón de la Cruz; El hombre del destino, de B~rnard 5haw.
. .
La concisión, la brevedad son notas caracterfsttcas del actual mov1m1ento artlstico en todos los órdenes; un drama de Shakespeare ?ºs parece _más
una novela que una obra escénic~. De ~u~vo cobra oportuntdad la antigua
discusión entre clásicos y románticos, s1 bien los térmmo~ en q_ue antaflo se
apoyaba estén hoy subvertidos. Será menester tantear, ~tscerntr !?ara ver de
hallar la fórmula de colaboración entre el autor dra111:áttco, sus tntérpretes
y su público. Esa colaboración no puede producirse sm una buena ~oluntad
y una buena fe de que carecen los empresarios, los autores, los cómicos, los
espectadores de los teatros abiertos en Madrid.

UN CRITlCO INCIPIENTE

231

210

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LA PLUMA

Ofos gcises
Me place mt'rar tus ojos,
porque mirándolos, veo
pat'sajes entrt'steet'dos
bajo encapotados delos,
con horizontes lluviosos
y con árboles escuetos...
Me place ver tus pupilas,
porque son vivo reflejo
de las mañanas de norte
junto al escampado puerto,
mientras combaten las olas
desgarradas por el viento...
Como los de los 'lttarinos,
qtu Jaben mirar muy lej'os
y descubrir en las rutas
más distantes los veleros,
ius ojos, grt'ses,profundos,
absortos, ausentes, bellos,
parecen estar mirando
a la distancia, un ensueño...
Por eso adoro tus ojos;
y aunque no me quieran elfos,
he de contemplarlos siempn,
porque mirándolos, creo
atravesar los paises
que son mi amor y están lq"os;
porque mt'rando tus ojos
vimen a mt' pensamiento,

un las tempestades /oroas
M los cantdbricos puertos,
los ancl,os mares de Islandia
bajo el reposo de inflierno...

.MARIA BNRIQUBTA

tnciso
.Amo a tas mujeres con cara de chico,
de nervz"os modernos y at're comercial
(la que hace cake/a esa me es igz.al).
&amp;usto de las damas del cheque§ del éter,
las que nunca olvidan que siempre es un rato
(la gatita tímida, esa... para el gato).
Adoro a la Eva de sensorio equivoco
que al amor prefiere el turbio amorío
(las z'ntelectuales de los eztrav{os).
Las que ,;on la borla de sus ojos dt'cen
qui morbo es la clave de nuestro apetito
cuales los resortes de nuestrDs delt'tos.
La mujer lzt'stn'ónica maquülada y frívola
que sabe angustiarme y sabe embrujarme

y sabe reirme y sabe engañarme
y siendo honorable es cocotte y artista,
de nervz·os actuales y aire comerdal,
la que nunca olvida que siempre es un rato.
( La gatita tímida para Don Torcttalo.
LA que hace caketa para Don Vital.)

ANTONIO BSPINA GARCIA

�LA PLUMA
A. de la Sota.-Divagaciones de un transeunte.-Con pró)og~ de Joaquín ~e

•u

llBROS Y ReDIStAS
.J. Moreno Villa.-Velázquez, con 39 fotograbados.-Colección Popular de
Arte.-Calleja, Madrid.

_

Sincérase el autor de esta interesante monografía en las Breves consideraciones -/inale~ de haber seguido, en gracia a la idea divulgadora de los editores

..

.. 1

de la colección en que figura, el camino tradicional en estudios más extensos
;as líneas c~onológic~s trazadas por el Sr. Beruete (padre), del que le separa l¡
mterpretación estética.
¿Cómo resume la suya el poeta Moreno Villa, sutil exégeta de Velázquez?
Dos tipos hay de pintores, según Wickoff: los que buscan la Naturaleza, lascosas, y los que buscan las impresiones de las cosas (naturalismo e ilusionismo).
El proceso de Velázquez va del naturalismo al ilusionismo, de sus primeros bodegones, en que aprendió a dar carácter propio, material, a las cosas, a sus cuadros _de_ apogeo, e!l que proyecta como un realista y pinta como un ilusionista.
Siguiendo la vida y obra del pintor desde los estudios de sus maestros sevillan_os Herrera y Pacheco a su postrera elevación al cargo de aposentador de
Palacio, apunta Moreno Villa la influencia innegable que en el carácter flemático de "."elázquez ejercieron Italia, los Países Bajos y, directamente, no obst~nte el mdocto no sepa apreciarlo, el Greco. De Velázquez en adelante, todo
pintor, en vez de copiar la realidad, inventa un convencionalismo para dar la
impresión de lo que ve. Deducimos, pues, del ensayo de Moreno Villa que ese
punto de culminación del arte pictórico qqe señalan el retrato de Inocencio X,
o Las meninas, estriba en que resumen la composición clásica, a la que añade
Velázquez la pintura de la atmósfora.
Nos parecen discutibles algunos curiosos extremos de la teoría que Moreno Villa extrae de la contemplación del gran pintor español. Tal, por ejemplo,
la negación de cierto sentido irónico en el Esojo y el Menijo del Prado. Agudísima nos parece, en cambio, la observación relativa al estatismo de los Borra-

chos-cóacanal paralftica&gt;.

C.R. C.
2,94

• **

Zuazagoitia.- Ilustraciones de Aurelio Arteta. -Editorial Vasca. - Bilbao, 1920.
cSi yo acertara a dar a las cosas un aire importante, podía titular este ~r_ólogo cDe:cómo descubrí un humorista&gt;, nos dice D. Joaquín de Zuaza_go1ba.
cEsperemos que estas y otras muchas páginas-aún no escritas-de Aleian_dro
de la Sota sean con el tiempo como los pequeños anales de nuestra generación,
de esta generación unida, como pocas, eR un mismo amor hacia su pueblo Y en
un mismo deseo de su engrandecimiento espiritual.&gt;
Las crónicas recet::idas en las Divagaciones de un transeunte nos muestran a su autor como hombre joven, simpático, fino, de mundo, del verdadero
gran mundo. A través de sus páginas, veréis que no pr_etende deslumbraro?,
abrumaros ni imponer su gravedad sobre nuestro descuido. Mas ta_mp?co solicitará constantemente vuestra risa, ni el disloque de vuestra adm1rac1ón ante
paradojas, chistes, ocurrencias más o menos literarias. Es simplemente_ un observador amable de su pueblo, a la vuelta del extranjero. Un hombre b;en edu_cado, en toda la extensión de la palabra. Ni os dirá todo lo que sabe as1 de primera impresión, ni ocultará su afición por descubrir en las cosas m~nudas, en
la vida diaria d~ su pueblo, cierta trascendencia, apenas apuntada, Jamás traspuesta en exageradas hipérboles.
.
Adolece su estilo de localismo, inevitable acaso, pero aun eso le da c1crt&lt;&gt;
gracioso desgaire, que, lejos de irritarnos, nos seduce por su lige~eza. ~• lo que
es más, se advierte en todo el libro un sincero deseo por hallar hteraname~te
la fórmula, encontrada ya por el magnífico dibujante Arteta, cuyas ilustra~10nes, sobre todo la que acompaña a la dedicatoria, rev~lan esa p~rfecta unión
de la tradición clásica con la emoción del momento, mconfund1ble sello del
arte grande, del Arte simple.
c. R. c.

Eugenio D'Ors.-Glosas. Páginas del Glosario de Xenius (1906-1917).-Versióo
castellana de Alfonso Maseras.-Biblioteca Calleja.
Nada menos que cder Socrates des modernes SpanienS• cuenta el trad11;ctor
de estas Glosas, que llamó a Xe:iius un crít_i~o alemán; de «sumn~a d~ los tiempos nuevos&gt; parece que las calificó un cnhco francés. «En el 1ardm de Academo ha aparecido el prescriptor por excelencia, p~nsado_r y poeta a la vez,
moralista y rápsoda, constructor y conductor, a u!1- mismo tiempo, de un pueblorejuvenecido. Este prescriptor, este filósofo y artista, este constructo:. Y normalizador es nuestro Eugenio D'Ors•, dice su introductor al lector espanol, D. Alfonso Maseras.
Semejante ditirambo nos parece excesivo y desde luego induce a que el lector se prevenga en contra del libro. Eugenio D'Ors, ha hecho popular en Barcelona, desde las columnas de La Veu de Catalunya el seudónimo_ de Xenius,
con que ha firmado diariamente, durante algunos años, el GIDsari de que nos.
235

�LA PLUMA

LA PLUMA

....

ofrece ahora la Casa Calleja escogida muestra. El suceso cotidiano, la noticia literaria, el acontecimiento internacional, hallan en Xenius un comentador siempre agudo, justísimo a veces, y (l,rbitrario las más. Arbitrario se proclama el
propio Xenius en un sentido filos6fico. Las pretensiones filos6ficas de Eugenio
D'Ors son quizá el motivo de que la lectura de sus glosas no despierte entre él
y nosotros esa corriente de simpatia que precede a la captaci6n del lector por
parte del autor de un libro. No pretendemos discutir su sistema; es cosa que
DO Dos compete, ajenos como somos al cultivo científico de la filosofía. Pero
hay en la literatura de Xenius, pese a su deseo de universalidad, un sabor inconfundible, que para cuantos no han nacido en el Principado, le sitúa en su
verdadero lugar: el sabor catalanista. Ese sabor, al par que le confina dentro de
la Mancomunidad política en cuyo servicio, tan mal correspondido en fin de
cuentas, se han malgastado basta ahora los más puros anhelos de Eugenio
D'Ors, hace desmerecer su obra, en la cual se adviene esa desproporción entre la apariencia y el fondo, característica de muchas obras del separatismo, literario o no.
Por lo demás, ¿cómo no estar de acuerdo con la teoría clásica que Xenius
pregona en contra del sentimentalismo romántico? Es muy posible que en líneas ge.e.erales aceptemos su programa literario, ya que no su tono magistral.
Valdría la pena de estudiar comparativamente la influencia de Xenius en Cataluña y la del señor Ortega y Gasset en tierras de Castilla; influencias que no
sabemos si serán tan divergentes como la direcci6n respectiva de sus corüeos,
pues Xenius aspira a la serenidad clásica y el señor Ortega se anega en barroquismo.

c. R. c.
Strindberg.-Et viaje de Pedro, el afortunado. Traducido del sueco por Rafael
Mitjana.-Colección Grnnada. Jiménez Fraud, editor, Madrid.
La personalidad literaria de Strindberg es aún poco conocida entre nosotros. De sus numeresas obras, creo que es esta la primera que se traduce al
castellano. El viaje de Pedro, el afortunado, a través del mundo de sus deseos
para hacer la experiencia de la vida, llevado por el ímpetu de una juvenil generosidad, es ameno, interesante, satírico y tiene un desenlace moral. Resulta
pues, un viaje... entretenido. A pesar de t&lt;,&gt;dos los desengaños que el héroe sufre, la vida sigue llamando ardientemente a su corazón; y el mundo continúa
poblado para él de cosas maravillosas, llenas de ir6nicas significaciones, que
dialogan entre sí, animadas por una superabundancia de energía.
La belleza de la obra de Augusto Strindberg me parece que radica no sólo
en la espontaneidad y viveza del diálogo, ni en el sostenido movimiento de la
acci6n, rápido como el vuelo de la fantasía, sino en el espíritu que la informa,
optimista, de confianza en un más allá mejor. El caso de un hombre que pretende realizar la felicidad, individual o colectiva, y fracasa, y que encuentra su
salvación en sí mismo o en el amor, aunque lo último sea tan difícil como el
ll6

propio autor nos dice, es ciertamente un caso que ofrece poca novedad. Lo
que nos interesa de todo ello es la fácil resignaci6n con que el héroe acepta las
lecciones de la experiencia y el entusiasmo con que acomete nuevas aventuras, puesta en alto la espada de la esperanza, cuando aún no se ha repuesto de
los descalabros que acabara de padecer.
La traducción ha sido hecha por Mitjana con gran respeto al original, según se desprende de las r.otas que la acompañan en un castellano correcto y
sobrio. Un estudio literario de Strindberg la precede.
J.A.P.

*

* et*nofl•e temjs.-Un volumen. París, ChiLes amia de Proudhon.-Proudlwn

ron, 1920.
En los primeros años de este siglo las enseñanzas de Proudhon, eclipsadas
por la difusi6n del marxismo, recuperaron la atenci6n de algunos sociólogos y
economistas franceses considerables, y fueron «utilizadas• por antidem6cratas
militantes, venidos de campos opuestos. Se form6 un grupito de gentes (radicales, socialistas, sindicalistas) que tenían de común su amor a Proudhon, al
país y a su tiempo. Se constituy6 también un Ce,·cle Proudhon, donde algunos
teorizantes del sindicalismo revolucionario y los más notorios propagandistas
del nacionalismo integral colaboraban para extraer de los escritos de Proudbon
un sistema, o siquiera argumentos, cuando no diatribas contra la democracia,
Los trabajos de aquel Cercle nos han dejado, por lo menos, un volumen: Ca/ziers du Cercle Proudhon (París, Nouv. Lib. Nat., 1913). Los «amigos de Proudhon, , que pretenden servirse del espíritu proudhoniano para ayudar a la democracia francesa a reorganizarse, no para conducirla a renegar de sí misma,
han empreudido la publicación de una serie de monografías en que se estudia
el pensamiento del fil6sofo en función !le los problemas de reorganización social derivados de la guerra. En este volumen de que hablamos colaboran
MM. Augé-Laribé, Berthod, Bouglé, Guy-Grand, Harmel, W. Oualid, R. Picard,
G. Pirou y J. L. Puecb. El valor del orden político frente al econ6mico y profesional, la formación de una ideología de la tendencia revolucionaria, la enseñanza técnica y la organizaci6n del taller, el socialismo y los problemas agrario~, y otras cuestiones del día se ilustran en este librito con la aportación de
las doctrinas, planes y previsiones de Proudhon acerca de ellas. Nos han interesado especialmente el estudio de M. Pirou (Proudlzonisme et Marxisme), que
al revisar el pensamiento de Jaurés, tentativa de conciliaci6n entre Proudhon
y Marx, rehace con brevedad un capítulo de la historia de las ideas socialistas
en Francia antes de la guerra; el de M. Puech (Proudhon et la guerre), que restituye su sentido exacto a la filosofía de la guerra de Proudhon, de quien se
había intentado hacer un apóstol de la violencia, y el de M. Bouglé (Proudhon
fédéraliste), que admite como problable un ensayo de soluciones federativas
por reacción contra los resultados de la concentración política y econ6mica,
reprobadas por Proudhon. Nos placería ver restaurados en España los estudios
proudhonianos, puesto que el pensamiento de Proudhon habría de ocupar en
una historia de las ideas de nuestro país en el siglo xix un lugar importante,
M.A.
237

�LA PL U ~1 A

LA PLUMA

Reviata de libros.-Enero- .11arzo rpzo.

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.&gt;v

En el ambiente morbosamente antiliterario en que se asfixia la vida española, una revista como la que Luis Bello dirige con tan acertada orientación es
elemento de primera necesidad.
No obstante el retraso, ofrece este último número singular interés. Y de
entre la lucida colaboración crítica, destácase especialmente a la consicteraci6n
del lector un artículo, muy sugestivo, del propio Luis B~llo, sobre La n011el#I
rus• 1n España.
El tema es por demás atractivo. De las innumerables traducciones de que se
surte, con exceso, a nuestro entender, el actual mer,:ado de libros, las novelas
rusas llévanse la palma en el favor del público. Es natural que así~ea. Bastaría
la revolución social de Rusia para justificar tal curiosidad. Luis Bello atribuye
gran parte d1&gt;l éxito a lo que pudiéramos llamar el dinamismo iliterario de la
literatura rusa, a su aparente falta de composición, a su bárbaro naturalismo, o
ausencia de las cualidades clásicas de la novela francesa.
¿Hasta qué punto es esto cierto? Y, dado que lo sea, ¿hasta qué punto puede
,ser beneficioso? Se cierne sobre la literatura española un grave peligro, el del
hechizo eslavo, proverbial en todo el occidente- de Europa de tiempo atrás. Aficionados como solemos ser a tomar, cual vulgarmente se dice, el rábano por
las hojas, es de temer una reacción antiliteraria promovida por los :r.isrnos lite•
ratos, iafluídos tal vez del exceso de intelectualismo que en Francia, por ejem
plo, se observa, pero que en España ha de·tardar todavía muchos años en constituir un mal cuyo remedio sea la invocación a la barbarie.
Luis Bello no hace más que plantear, en esta primera parte de su articulo,
tan considerable problema. Creemos que es cosa de meditar las consecuencias
-de abrirnos incautamente a la invasión del caos rus6filo. ·
C.R. C.

'*

* '· *México y sus luchas internas. Bilbao,
Libros recibidos.-Luis F. Seoane:
1920.-Kahlil Gibran: El loco. Costa Rica, 1920. García Moage, Ed. «El Convivio,.-Alberto J. Ureta: Florilegio. ,Costa Rica, 1920. García Moage: Ed. «El
Convivio•. - Ricardo Fernández Guardia: La miniatura. Costa Rica, 1920.
García Monge, Ed.-K. Hamsun: Hambre. Madrid, 1920, «Editorial América•.E. Heine: Literatura alemana. ldem, íd.-W. Shakespeare: Ensuei,o de ur,a noche
de ve,·ano. Idem, íd.-E. ~escltanel: Las cortesanas griegas. ldem, (d.-D. F.
O'Leary: El Congreso Internacional de Panamá en I8Z6. ldem, (dem.-Vice~te
Lampérez. Los grandes monasterios espa,ioles. Colección Popular de Arte, Madrid,
Calleja.-Ramón Pérez de Ayala: Promete@, Luz de domingo, La caída de los
limones. Novelas poemáticas de la vida española. Biblioteca Calleja.
*

* *
Revlstas.-Hermes. Bilbao, septiemb1e.-Spanien.
Hamburgo, números t
y 3.-Hispania. París, junio.- Vida Nuestra. Buenos Aires, julio.-D1e Aktion
Berlín, septiembre.- Tlida. La Coruña, agosto.-España y América. Cádiz, sep·
tiembre.-España. Madrid.-.Revista de libros. Madrid, enero-marzo. -Pegaso.
Montevideo; julio.-Ariuitectura. Madrid, marzo.
2

238

Gacetilla.
Los preTlsores del poi:venir.-Se asegura que el Sr. Muñoz Seca, no
contento con inundar los esce11arios con las flores de su fecundo ingenio para
e dilatar el bazo• a las generaciones actuales, se ha precavido contra la esterilidad de la vejez. •Ahora que tengo talento-ha dicho a unos amigos suyos-escribiré treinta argumentos y los guardaré en un cajón, para hacer otras tantas
comedias cuando ya no se me ocurra ainguna intriga.• La anél"dota, aparte de
la amenaza que encierra, sirve para probar que el Sr. Muñoz Seca ha cceído
tener talento una yez en su vida.

***
Non voglio raggiouar niente di novo ...-Se va a dar en el Español La
Bofetada, de Novo y Colson. ¡Ahí nos las den todas! El director de la Academia
Española,deseoso de reverdecer los laureles de sus colegas, ha influ(do-dicenpara que esa obra se represente. Si el Sr. Novo, adelantándose al ejemplo del
Sr. Muiioz Seca, hubiese escrito hace treinta años dos docenas de comedias de
reserva, no estaría tan borrado de la memoria de los hombres. «He tenido doce
éxitos verdad en el teatro-dice el Sr. Novo en una página autobiográfica-;
pero sólo de una obra mía he logrado ver la rep1'ise•. Para disponernos a presenciar la de La Bofetada nos hemos acercado a un volumen en 4.º, de cerca
de 900 páginas, titulado Teatro de Novo y Colson, con prólogo del Sr. Fernández
de Bethencourt. El prologuista se disculpa con el lector en este estilo:
e Un muy sincero afecto, la fraternidad académica, una idea, por su parte, de
mis medios literarios, te lo aseguro, y por ti mismo lo verás, de todo punto superior a la realidad, parecen ser la razón única de esta sinrazón, que hace que
Teas al pie de este prólogo, o lo que result&lt;1re, el nombre de un modesto historiador... • Las razones que a juicio del prologuista justifican la publicación del
cTeatro• del Sr. Novo deben de ser las mismas que van a justificar la nprise
de La Bofetada: • ...los más de los que llenan de su producción nuestros teatros, en lo que les permiten y toleran franceses, belgas, italianos y hasta suecos y noruegos, o traducen descaradamente de los primeros, o piensan en francés y en francés hablan. La poesía nacional, no la remilgada, tísica, contrahecha y deforme de nuestro absurdo modernismo, apenas se refugia en tres o
cuatro, cuyos nombres simpáticos me cuesta mucho trabajo no estampar aquí
con todo el elogio que les es debido.• Tras el prólogo hemos leído La Bofetada. Es muy buen drama. En la imposibilidad de reproducirlo aquí todo, ofrecemos al lector, íntegra, la escena IX del acto I:
«MARQds.-¡Alberto!
ALBKRTO.-¡Padre!
MA11.GAIUTA.-¡Ah!
z39

�LA PLUMA

...
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. ")" ,1
►

1

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ALBERro.-¡Ellal&gt;
y un trozo de la escena X. Alberto, oficial de húsares, regresa de la guerra
carlista y describe una carga de caballería:
cALBERTo.-Mi puño vigoroso movió el acero como un relámpago lejos y
cerca, sin tregua ni piedad y en sangre tinto. La gente, acobardada, ensanchó
el cerco; lancé el caballo, y un jefe enemigo se interpuso. Empuñaba un sable
como yo; el furor le cegaba como a mí; sus ojos brillaban como los míos...
¡Plaza!, gritamos, ¡Plaza!, y nuestros aceros chocan y chispean prontos al quite.
De un tajo cercené su mano izquierda al par que él con su diestra armada deshizo la testuz de mi caballo.
MARQUÉS /muy agitado).-¡Caballos había muchos!
AtBERTo.-El mío me arrastró a tierra.
l'l!ARQUÉS (con ansiedad).-Pero un tigre salta.
ALBERTo.-¡Y salté como un tigre!&gt;
La crítica estuvo acorde al proclamar el triunfo del drama: •Todo el mundo
estaba conforme-escribía El hstandarte-en que la obra del Sr. Novo y Col•
son pertenecía a las que poseen el raro privilegio de acallar los gruñidos de
los descontentadizos, de los envidiosos•. Pero no lo estuvo al apreciar su tendencia: «El Sr. Novo y Colson-decía D. José de Laserna en Et Imparcial-no
fué anoche a plantear en el teatro Español ningún problema jurídico, ni sociológico, ni teológico, ni de ninguna clase, como viene siendo uso y costumbre
en estos últimos tiempos». Ea cambio, para el Sr. Ruiz Contreras: «Dos problemas tenebrosos perturban a todas horas nuestra sociedad, amenazando el
pedestal en que ésta se apoya: la familia. Estos dos problemas, enunciados
concisamente, se reducen a estas interrogaciones: Si el hombre duda, no ya del
amor de su mujer, sino de la concepción de su hijo, ¿cómo .se cerciora?, ¿cómo
castiga? Si el hombre, seguro de la concepción de su hijo, no fía en la pureza
de su mujer, ¿cómo se decide,, ¿cómo perdona? En uno y otro caso faltarán
siempre definitivas pruebas. El primero de estos problemas ha servido al s.e ñor
Novo para escribir un poema tan abundante de verdad y poesía que seduce y
convence.,
Nosotros deducimos que la importancia del drama del Sr. Novo estriba en
haber propuesto un medio de prueba (cuando menos sorprendente), para cerciorarse de la «concepción del hijo»: abofetearlo.

AÑO l.

1

l\'.IADRID, NOVIEMBRE 1920

NÚM. 6.

Apuntes y canciones.

I

f.lCay una mano de niño
dispersa en la tarde gris,
o en la tarde gris se borra
una acuarela infantil.
tJtoño tiene en el sueño
un iris de abril.
...no sueñes más, cazador
de escopeta y galgo.
'1/a quiebra el albor.
241

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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>Azaña, Manuel, 1880-1940, Redactor</text>
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                <text>Rivas Cherif, Cipriano de, 1891-1967, Redactor</text>
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                    <text>LA PLUMA

...
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1

¡

ALBERro.-¡Ellal&gt;
y un trozo de la escena X. Alberto, oficial de húsares, regresa de la guerra
carlista y describe una carga de caballería:
cALBERTo.-Mi puño vigoroso movió el acero como un relámpago lejos y
cerca, sin tregua ni piedad y en sangre tinto. La gente, acobardada, ensanchó
el cerco; lancé el caballo, y un jefe enemigo se interpuso. Empuñaba un sable
como yo; el furor le cegaba como a mí; sus ojos brillaban como los míos...
¡Plaza!, gritamos, ¡Plaza!, y nuestros aceros chocan y chispean prontos al quite.
De un tajo cercené su mano izquierda al par que él con su diestra armada deshizo la testuz de mi caballo.
MARQUÉS /muy agitado).-¡Caballos había muchos!
AtBERTo.-El mío me arrastró a tierra.
l'l!ARQUÉS (con ansiedad).-Pero un tigre salta.
ALBERTo.-¡Y salté como un tigre!&gt;
La crítica estuvo acorde al proclamar el triunfo del drama: •Todo el mundo
estaba conforme-escribía El hstandarte-en que la obra del Sr. Novo y Col•
son pertenecía a las que poseen el raro privilegio de acallar los gruñidos de
los descontentadizos, de los envidiosos•. Pero no lo estuvo al apreciar su tendencia: «El Sr. Novo y Colson-decía D. José de Laserna en Et Imparcial-no
fué anoche a plantear en el teatro Español ningún problema jurídico, ni sociológico, ni teológico, ni de ninguna clase, como viene siendo uso y costumbre
en estos últimos tiempos». Ea cambio, para el Sr. Ruiz Contreras: «Dos problemas tenebrosos perturban a todas horas nuestra sociedad, amenazando el
pedestal en que ésta se apoya: la familia. Estos dos problemas, enunciados
concisamente, se reducen a estas interrogaciones: Si el hombre duda, no ya del
amor de su mujer, sino de la concepción de su hijo, ¿cómo .se cerciora?, ¿cómo
castiga? Si el hombre, seguro de la concepción de su hijo, no fía en la pureza
de su mujer, ¿cómo se decide,, ¿cómo perdona? En uno y otro caso faltarán
siempre definitivas pruebas. El primero de estos problemas ha servido al s.e ñor
Novo para escribir un poema tan abundante de verdad y poesía que seduce y
convence.,
Nosotros deducimos que la importancia del drama del Sr. Novo estriba en
haber propuesto un medio de prueba (cuando menos sorprendente), para cerciorarse de la «concepción del hijo»: abofetearlo.

AÑO l.

1

l\'.IADRID, NOVIEMBRE 1920

NÚM. 6.

Apuntes y canciones.

I

f.lCay una mano de niño
dispersa en la tarde gris,
o en la tarde gris se borra
una acuarela infantil.
tJtoño tiene en el sueño
un iris de abril.
...no sueñes más, cazador
de escopeta y galgo.
'1/a quiebra el albor.
241

�LA PLUMA

II

'lf es una mañana
tan coloradita

como una manzana.

1

Prosper Mérimée nació el 27 de
septiembre de I803 , en Par{s,y murió en Cannes, el 23 de septiembre
de I870.

II I

0n el lagar, rojo vivo;
agua en la pera madura,
oro en los chopos del rfo.

IV
¡fMas... ya seca tos,
y las hojas negras
en el ventarrón/
V

{Jolpes de martillo
en la negra nave, .
la del galón amarillo;
y en los aros de un tonel
jocundo y panzón
para el vino nuevo
de tu corazón.

ANTONIO MACHADO

A

de verdad, no es posible; pero bien se alcanza que merece
algo más que estimación.Nada suyo nos inflama, y por mucho apego
que se tenga a nuestros autores excelentes, se puede muy bien no pensar
para nada en él, durante meses, a despecho de Carmen. Si por ventura
le hacemos objeto de nuestra atención, ya no nos deja en mucho tiempo.
Los recuerdos de su persona, tanto como la lectura de sus obras, diluyen una especie de irritación en nuestra curiosidad vivísima: no se llega
fácilmente a penetrar sus razones de ser; acontece incluso que no se le des- ··
cubre ninguna. Si nos esforzamos en aprehenderlo del todo, por alguna
parte se nos va, y el verle escaparse así, escurriéndose de nuestras manos,
nos colma de mal humor.
Parece que lleva máscara: quien le examine se convence de ello, y
busca por donde irá a asomar, como suele decirse, la punta de la oreja;
pero no se advierte rareza alguna en ella ni en la barba: la máscara
tiene tanta naturalidad que muy bien pudiera ser, al fin y al cabo, su mismo rostro. A veces se asoma a él una expresión en que, al parecer, su
corazón se refleja: cree uno haber sorprendido la intriga, tocar al 5n un
nudo; nada de eso: la trama es tan tupida que todas nuestras presunciones se disipan ante la superficie, sin perforarla.
MARLE

(1) M. G. Jean-Aubry nos favorece con este artículo, que se publica, al mismo tiempo que en LA Pwiu, en varias revistas extranjeras.
243

I

�LA PLUMA

-

A punto de cansarse de buscar, se aparta uno de tal hombre; pero
cabalmente su inmovilidad es lo que nos hace volver a él; sobre todo,
porque percibimos que no la finge, y que la reserva, e incluso el encogimitnto, le son tan naturales como pueden serlo a tantos otros la indiscreción y las efusiones.

.u
ti

I

**•
Hijo de un pintor académico, cuyo padre habla sido intendente, y de
una institutriz irreligiosa, viva, seca, a ratos pintora, le transmitió el uno
su espíritu ordenado, la prudencia normanda, la otra el odio a los curas,
cierto don para las réplicas, y la inveterada propensión a no poder enternecerse; ambos, la facultad de ver claro, de mirar con precisión, y esa
pertinacia particular, que ni los grandes ni el pueblo tienen, y que nunca
h a sido en Francia la virtud menor de los burgueses. Añádase aún la rigidez de hábitos, la tiránica puntualidad y la sumisión a los trastos caseros
que lo más a menudo convierten a un hijo de familia en un solterón
ocsde sus veinte años, y aún cuando se decida a casarse.
Sin embargo, cuida su espíritu y su vestir, con esmer9 elegante, aplica
su obstinación al saber, y acierta a dar a su prudencia el precio de las
amistades más firmes.
Esa elegancia corrige la excesiva rigidez que en otro caso hubiera
tenido su porte; no llega al cdandysmo• de un Delacroix o de un Eugenio
Sue; ni en el esplendor de la ju 'i'entud, adoptó aires de león; no muestra aquella «hermosura diabólica• que arrebataba en el joven Musset.
Esbelta es su apostura, pero se echa de menos en él la belleza del rostro,
la elevación del pensamiento y la dist\nción natural que realzaban la
alcurnia hidalga de Lamartine o de Vigny al rango de la primera nobleza.
Su vestir no tiene la elegancia intermitente del de Balzac, ni la extremada
a veces, a menudo dudosa, y siempre conquistadora de Beyle; es elegancia habitual, mesurada, sin ningún esplendor llamativo, y tan distante de
las exageraciones de la moda como de los usos rancios.
Un poco rígido siempre, no por eso parece militar; desde la juventad
244

LA PLUMA

despliega más bien un género de soltura semi-circunspecto propio de los
secretarios de Embajada que ya han dejado por los salones, con sus primeras ansias, sus primeros desaciertos. Hubiera podido vestir, sin parecer
ridículo, uniforme militar; llevó sin esfuerzo, sin creer en ellas, la casaca de
senador, la de académico; lo mismo hubiera llevado la de ministro, si hubiese amado o despreciado a los hombres lo bastante para pretender dirigirlos.
De la misma índole es la elegancia de su espíritu. Es su preocupación
cotidiana, y de recia estofa; nada le debe a la ambición, ni al afán de brillar. Si su certero golpe de vista o cierta acritud de su natural, han podido
hacer a menudo de Mérimée un hombre chispeante y valerle más de un
buen ~~• sirviéronle de distracción momentánea, más que de regocijo,
y su vida entera se nutrió del gusto de aprender para sí mismo. Supo latín, griego viejo, griego moderno, inglés, ruso y español, sin que a ello le
compeliese más obligación que la de su curiosidad.
De lo que sabe quiere saberlo todo, y no ve inconveniente en ignorar,
de lo que ignora, todo; si algo disimula, más es la extensión de su saber
que la de su ignorancia, disposición harto rara en el mayor número, en
unos tiempos en que cada maestro de escuela empezaba a creerse más sabio que Aristóteles, y tantos minúsculos ingenios se ponían a esparcir.
obligadamente, esa mitad de nada que constituye sus conocimientos.
En su espíritu, por bien provisto que esté y refinada que sea su elegancia, pone la misma discreción que en su vestir. No se le verá ostentar sus
dotes, ni, de espaldas a la chimenea, asumir con gracia remilgada el papel
de hombre diserto; dialoga recatadamente en el hueco de una puerta o en
uno de los rincones del salón, desde donde, de vez en cuando, dispara, alzando o bajando la mira y el tono, un dardo veloz y agrio. Son las flechas
que estrictamente necesita para proteger su retiro.
Por conservar siempre fría la cabeza, guarda en sus relaciones tanta serenidad de juicio como en sus burlas; no sufrió decepciones sino en la medida en que a veces se le antojó algo más que amistad; de la amistad, en
cambio, gustó casi todos los aspectos, no quizá los más amables; de fijo
los más segaros. No es vasto el número de sus amigos, pero todos de lo ·
2-45

�LA PLUMA
LA PLUMA

u
ti

más honorable y de provechoso trato, Víctor Jacquemont o Henry Beyle,
Jean-Jacques Ampere o Panizzi, o Turguenief.
Impone respeto a todos, basta a quienes le quieren poco, tratados por él
sin miramientos; incluso le agradecen su sinceridad, porque no le mueve
la envidia, ni la esperanza de recibir nada en cambio. Da lo que le place,
sin esperar ni pedir cosa al~una; sabe hacer un favor, gunde o chico, y
hacerlo con discreción. Si a veces se enoja, aún más contra si propio que
contra los prójimos, es que también se juzga con claridad y mide su capacidad lo mismo que la ajena. Su extremada carencia de entusiasmos e ilusiones, presta a su trato una igualdad perfecta que hubiese sido harto insulsa si no la hubiesen salvimentado los recursos y gracias de su saber.
Por lo demás, aunque su idea de los hombres es tan pobre, no llega a aborrecerlos; gusta un placer perverso midiendo sus defectos, y sabiendo de
antemano a lo que as{ se expone, resígnase a pedirles sólo distracción
para su aburrimiento. &lt;Por qué habrla de huir de los hombres? Ama el retiro, como todas las cosas, con moderación.
Exterior, modales, lenguaje, juicio, saber, sentimientos: por donde se
le mire es ccortesano cumplido•: mas no enteramente en el sentido antiguo. Víctor Cousín, que le trató, pero que era de esos filósofos de quienes Pascal ha dicho que no ven exactamente lo que tienen ante si, ha declarado que Mérimée era un ccaballero&gt;. Eso es, cabalmente, lo que no
fué, lo que le falta, lo que no puede alcanzar para que su figura sea grande o conmovedora, y nos arranque algo más que estimación.
Es, no un caballero, sino un «gentleman•; no por defecto de linaje,
que otros sin mejor abolengo: acertaron a ennoblecerse basta ese punto.
Para ser caballero hay que sumar a la distinción de la cuna o del ingenio,
la adhesión firme a una creencia, y hallarse pronto a darlo todo por ella,
incluso la vida; ya sea, como el cruzado, por el rescate de un sepulcro,
ya, si se trata de un ateo, en honor del amor, o por puro amor del honor.
El caballero puede, si se le antoja, ser anticuado, ignorante, incluso
insolente a ratos: el levantado corazón y los graciosos modales compensan las faltas; en este punto, acaso más que en otro alguno, es cierto que
la fe salva. Sin esa vasta fe, aunque se tenga toda la cortesania del siglo,
246

no se pasa de gentleman. Es el antiguo «cumplido cortesano• que viste a
la moda de Londres, y acepta los convencionalismos, los usos, el sastre
de fama y la tiesura; no importa haber nacido en París o en Manchester:
caballeros, Sbelley o Byron, pero tan sólo gentleman un Guizot o un Mérimée. En comparación del caballero, el gentleman es siempre un poco mezquino y escaso, se le ve muy tasado el paño, y que nunca olvida que es
imprudente gastar demasiado, inconveniente perder demasiado. El gentleman no ignora la cotización de los valores mundanales; su mengua es no
tener por verdaderos los que no están sujetos a medida, y poner respeto
en demasía allí donde fuera menester amor.

***
Nacido en el albor del siglo, un año después que Víctor Hugo, nace
para la literatura en el momento de florecer el romanticismo, hacia el que
ninguna de sus dotes naturales le inclinaba: puede incluso decirse qUie
todas le alejaban de él, excepto su afición al colorido y su don dramáti
co. ¡Pero cómo gradúa sus colores más sombríos, frente a las intemperan
cias de Dumas, padre, y de Hugol Y cuando más vivamente brilla, no va
a dar ni en la blancura de las palideces lamartinianas ni el abigarramiento
improvisado de las Orientales. Sin embargo, sabe mejor que nadie el partido que puede sacarse de lo exótico como trampantojo, y en el certamen
de imaginaciones pintoreicas en que rivalizan los románticos, les gana a
todos la partida, fabricando en unas semanas, sin salir de Parls, una supuesta colección de retratos, de impresiones y de poemas dálmatas; la
Guzla, con la que se dejaron engañar, entre otros, Goethe y Puchkin.
Hubiera, pues, podido cultivar la falsificación con más fortuna que la
cultivaron muchos otros: e, incapaz de experimentarlos, ostentar sentimientos descomunales, desencadenados, salvajes, a pesar de la cortedad
de su aliento y de la flaqueza de su pecho. Parece que si lo ensayó, fué
sólo para demostrar la facilidad del juego; y, siguiendo su inclinación más
cierta, cuando toca los grandes sentimientos, no es para inflarlos, sino,
todo lo contrario, para mondarlos hasta el hueso.

��LA PLUMA

LA PLUMA
corazón de las jovenzuelas educandas del convento; lo mismo que en
todo Le Carrosse du Saínt-Sacrement.
En l' Occasíon, la atmósfera del convento en La Habana, los estragos
que causa fray Eugenio el confesor, las rivalidades y las pasiones de aquellas niñas españolas, sus pudores y sus audacias, se evocan con tan fina
pincelada y tanta gracia que puede colocarse a la Mariquita de Mérimée
entre la Marianne de Marivaux y la Clara d' Ellebeusse de M. Francis
Jámmes. Por su parte, Le Carrosse es una obra maestra; merced a una de
esas ironías que no faltan en la historia literaria, el joven dramaturgo sólo
acertó de veras en una comedia, ágil y ligera como ninguna. Tanto acertó, que es de lamentar que no llevase más adelante la aventura, pues, entre
las tétricas rocas fingidas de su obra dramática y las piedras estériles de
sus documentos históricos, ese sainete brotó como flor hechicera, inesperada y solitaria.
Le Carrosse du Saint-Sacrement enlaza Les :feux de l'Amour et du
Hasard a ll ne fautjurer de 1 íen: la obra está llevada como jugando, tan
pronto sueltas las riendas, tan pronto tirantes; el secreto de este acierto
de Mérimée es que se atrevió a dejar e11 libertad aquel ingenio que tenía,
vivo y malicioso, fácil para acudir a sus labios, pero que parece haberse
ahogado, de ordinario, en su tintero.
Alguien ha tenido recientemente la ocurrencia de volver a representar
esta obrita, fracasada antaño en el Francés merced a los silbidos de espectadores demasiado presurosos en salir a la defensa de la religión, que suponían ultrajada. Asombro han producido su frescura, sus cualidades mil:
intriga ingeniosa, verdad en el acento de los personajes y sus oposiciones.
Desde la torpeza del secretario Martínez hasta la amorosa credulidad del
virrey, desde la cólera refrenada del licenciado y la untuosa benevolencia
de monseñor hasta la maulería de la Périchole, insinuante, desenvuelta,
humilde o arrogante, todo es seducción, hechizo y fantasía. ¡Por qué no
habrá escrito más a menudo con tan buena tinta! Allí queda lo mejor de
su juventud, del tiempo en que aún le parecía que ante la malignidad de
las mujeres, mejor es sonreír que lamentarse.
Al alejarse de la juventud, su mente apenas percibió en las maulas fe-

meninas otra cosa que los aspectos más sombríos, y empleó precisamente
lo mejor de su talent(• en pintar, con negros colores, a las mujeres, al mismo tiempo que deseaba verlas a su alrededor en grupo lo más numeroso
posible.

***
No le guardaban rencor. Muchas tuvo por amigas; las amaba asumanera, con interés, sin amor, como a niños temibles: se complacía en las
menudas atenciones, era muy obsequioso, pero se mantenía sobre aviso.
A decir verdad, le daban mied.:&gt;; siempre conservó algo de hijo único,
formal, que por temor al desenfreno no se atreve a dormir fuera de casa,
que se retira, empero, lo bastante tarde para regalarse con un poco de
licencia, aunque siempre lo bastante temprano para poder dar un beso a
su madre. Se empeña en pasar un poco por calavera; eso siempre seduce
bastante a las mujeres; pero no tiene gusto, ni salud, ni valor para serlo,
El miedo al engaño le retiene, y el temor a los arrebatos, temor burgués. Visita a las mujeres en su casa, pero sin morar jamás ~n ell~, Y en
cuanto a recibirlas en la suya, el solterón no lo tolera. Se las 1Dgema para
serles desagradable en la justa medida necesaria, a fin de desalentarlas en
sus veleidades de dominación: y como otros afectan ser amables, él fingía el
mal humor para estar a cubierto de sus ataques y atraerse algunos favores.
Más de veinte años se entregó a ese comercio en sus Letres d une Inconnue. Despliega juntamente la seducción y la firmeza necesarias
ret~nerlas. Las trata como a niños indómitos; ellas le tratan como a mno mimado. En ese juego se pasa la vida.
Muchos hombres cuando no las desprecian por ello, alaban a las mujeres por haberl.es a~ado, y los otros se alaban de haberlas amado. Mérimée se inclina poco a la loanza, y a la loanza propia menos que a la de
nadie: quizá, en el fondo, no tenía de qué alabarse, y su ~usto era demasiado certero para no percibir esa mediocridad. Las muJeres que hayan
podido entregársele, han debido de hacerlo por tiempo bastant~ breve
-salvo en la correspondencia-, como algunas se entregan al médico o al
confesor, por despecho, ociosidad, perversidad, necesidad, lástima, o . in-

Pª~:

251

�LA PLUMA

-

cluso camaradería, mas no por pasión o amor. Tiene la discreción profesional d,:I médico y del confesor: por añadidura, no sería propio de un
gentleman hacer gala en sus dichos o en sus libros de sus conquistas: ade
más, sus preámbulos, sus prudencias, eran harto suficientes para infundir
sin tardaoza en sus conquistas la idea de la amistad en lugar de la del
amor. Con las mujeres jugaba a quién engaña a quién, como con las literaturas extranjeras y los monumentos históricos; ¡pero con mucho menos
acierto! Están más vivas, son menos frías, y a menudo, su ardimiento se
fatigaba muy pronto de no poder encandilar su natural refractario.
Si es verdad-dicen que no, pero el caso entra en sus maneras-que
Sainte-Beuvc, viendo a George Sand desasosegada por su temperamento y
sin saber a quién ofrecérselo, le procuró a Mérimée, el hipocritón debió de
regocijarse mucho, a solas, con el caso, hasta bastante tiempo después de
sucedido. Nos imaginamos aJoseph Delorme, entre bonachón y apicarado,
guiñando un ojo y relamiéndose de gusto, al término, desde luego previsto, de aquella asombrosa conjunción: era el encuentro, sin ceremonia, de
Don Juan y de Cleopatra, o quizá, más sencillamente, el de la carpa y la
liebre. A la mañana siguiente la dama bajaba de cuatro en cuatro la escalera
de Mérimée, sosteniéndose la falda y llevándose el papel, los cigarros, las
plumas y el tintero que trajera consigo; apenas en su casa, escribió a su
•proveedor&gt; quejándose del envío. La verdad: aquello no le cuadraba.
&lt;Cómo era posible que se mostrase dispuesto a contentarla, sin poner en
ello al menos un poco de éxtasis? Los más ardientes entusiasmos se deshacían en espuma contra semejante iceberg; los arrebatos más fogosos no
podian derretir sus témpanos. George Sand no pudo aguantar la mirada
inquisitiva que no parecía sorprenderse de nada, ni al hombre cuya mesurada solicitud descifraba a una persona como si fuese una inscripción.
En fin, para decirlo todo, George Sand no buscaba sino holgarse con él, y
pase que fuera hasta en público, pues habría de saberse por sus libros,
pero no sobre una mesa de operaciones.
A Mérimée no le gustaban las hembras doctas: supo tenerlas aún a mayor distancia que a las demás. Se esquivaba con facilidad: no por falta de
seducciones: si su rostro no las tenla, su espíritu poseía muchos atracti252

LA PLUMA

1

t

vos, y en el trance de la muerte todavía suscitó pasiones. Gustaba de
exhibir cierto cinismo de expresión, un cinismo elegante, que no desagrada a las mujeres, pero por mucho que se aventurase no iba a ciegas: en
eso era como ciertas audaces vírgenes inglesas, que siempre sabeo hasta
dónde llegan.
Mérimée siempre teme perder la cabeza, sabe muy bien que es lo más
valioso de su persona.
De palabra o en sus escritos se las da de valentón, de incrédulo, de
perverso; diríase que se dispone a poner por obra el espiritu implacable
de Les líaisons dangereuses; pero se detiene en el tocador, todo lo más llega
basta el umbral de la alcoba: adora estar entre mujeres, con dificultad
prescinde de su compañía; pero, tocante a su amor, prefiere reducirlo a
materia de conversación, y, ya encanecido, se le ve seguir siendo con la
mayor naturalidad puntual secretario, taimado en su galantería, de la corte
de amor de S'.-lint-Cloud.
. Hay hombres que no se casan para poder hablar bien de las mujeres,
como hay otros que sólQ se casan para decir o pensar mal de ellas. Mérimée, que no tuvo motivos de queja de las mujeres, se atrinchera en la recámara de su celibato, donde, con fría tinta y aguzada pluma, narra una y
otra vez la perfidia del eterno femenino: la mujer implacable, a quien
mueve, no la pasión ni los sentidos, sino la malignidad pura, el demonio
de la perversidad, el atractivo del mal causado por gusto, una especie de
desinterés satánico, cuya suprema flor brilla en Carmen; este cuento es el
fruto postrero de su imaginación misógina y el más célebre de todos.
Sin embargo, en esa galerla de mujeres inicuas que va de Madame de
T rouville a Carmen no son las figuras sombrías las que mejor sostendrán
su nombre: casi nadie lee Carmen, remitiéndose a la ópera de Bizet, que
la deformó más de la cuenta; la Périchole y Colomba, que sólo son maliciosas y atrevidas, se leerán mucho más tiempo.
No se ha engañado la opinión que mira en Colomba el mayor titulo de
gloria de Mérin,ée. Mateo Falcone, L'Enlévemmt de la Redoitie, L'Abbe
Aubain son obritas maestras; pero la grandeza sencilla de Colomba es más
rara. Sin contar que merced a Co!omba adquirió el mérito de incorporar
253

�LA PLUMA

LA PLUMA

u

de golpe toda la Córcega a los dominios literarios franceses, y transcurridos ochenta años aún la conserva para s{ solo. Mérimée realizó en esa
obra un magno esfuerzo de imaginación: doscientas cincuenta páginas de
invención son un aliento desusado para quien, de ordinario, se afana por
ser breve. Cierto, aun en Colomba, habría mucho que reprender: el joven
Ors Antonio es de una insulsez desesperante, y su enamorada inglesa,
Miss Lydia, no pasa de ser un fantoche que va de la sequedad a la tontería; allí hay bandidos un tantico letrados, un paisaje harto inconsistente;
pero la figura de Colomba todo lo anima y vivifica, y se olvidan los defectos: tiene la grandeza de una idea fija, una belleza casi antigua, algo que
es al mismo tiempo vasto y limitado, a la vez insólito y clásico.

**

*

El gran esfuerzo de Colomba parece haberle agotado: en los cinco
años siguientes no escribió mas que tres cuentos-verdad que uno de
ellos es Carmen-. Después, el autor se acaba; ya no había de escribir
mas que aburridos estudios históricos, fríos dictámenes académicos, y algunas traducciones excelentes. A los cuarenta y tres aiíos, cierra su vena,
que parecía al comienzo abundante y fácil. Cietto que ya es inspector de
monumentos históricos, es de la Academia francesa, y de la de Inscripciones y Bellas Letras; pudiera creerse que sólo había cultivado las letras
por ganar esa inmortalidad provisional; pero Mérimée era de esos espíritus que desean honores no más que para palpar su vanidad. La verdad es
que su juventud no había sido sino lumbre de paja, y que la última chispa se había extinguido antes de tiempo. La animación, la burla y la malicia juveniles fueron enfriándose con extremada prontitud. Al perder la
mayor parte de sus gustos, sólo le quedó su natural: su natural se inclinaba al orden, y sus gustos a las libertades.
Educado en la observancia de las r{gidas normas burguesas, siE transgresores le inspiran irresistible afecto: el aventurero, el paria, los gita·
nos, los bandíttl, son los héroes gratos a su corazón. Empezó, a sus
veinte años, por un lromwel, antes que Víctor Hugo; el tema estaba en
254

el ambiente literario¡ Balzac empezó también por ahí. AtJn puede achacarse la culpa de esa elección al romanticismo; pero más adelante no es
romanticismo ni pura casualidad, si escoge, para pintarlos, a los ladrones
y gitanos de España, a D. Juan y Enrique de Guisa, a los bandidos corsos, o a Don Quijote, a Catilina o al falso Demetrio, a todos los que, por
motivos plausibles o no, o simplemente por gusto, rompen con las leyes y
el Poder. De igual modo, en tiempos más cercanos, se le vió acoger bien
el golpe de Estado, y no desaprobar a Napoleón III sino en los días del
Imperio liberal.
En el fondo, conocedor de sus cortas fuerzas y de su escasa inclinación a la violencia, lo que le gusta es contemplar, mentalmente, la fuerza
y la violencia ajenas. Ser gentleman le ahoga; harto le gustaría verse salteador de caminos, pero salteador con buenos modales, por supuesto,
pues no es de su agrado la fuerza bruta, y no tiene ni pizca de militar. Lo
que le place es esa violencia mesurada que piden los preparativos de un
complot, realzada, si el caso llega, por la generosidad: su héroe, como
para otros muchos espíritus de la época, criados entre los excesos de energía de los ejércitos napoleónicos y la etiqueta arcaica &lt;le la corte de los
borbones, es el bandido hombre de mundo, que mantiene la observancia
de la urbanidad en medio de su desprecio de las convenciones; pero su
héroe no es Zampa, ni Fra Diavolo; no es el bandido pico de oro que recita una perorata a la entrada de un valle que lleva ca la libertad de las
montañas•, o exhibe ante cualquier recién llegado la franqueza jovial de
don César de Bazán: su héroe es hombre de pocas palabras, sin familiaridad ni rudeza, posee el temple flexible del acero castellano, la galana altaneria del hidalgo.
Bien se percibe todo lo que le llevaba hacia España: pudo imitar el
alma dálmata, comprender a Inglaterra mejor que hombre alguno de su
tiempo, inaugurar la Córcega, y, uno de los primeros, llegarse, a través
de Gogol, Puchkín y Turguenief, a la híbrida fermentación rusa; su patria
de letras es España. Antes de su primer contacto la comprendió y la
amó, y sus Lettres d'Espagne, de 1830, están, hoy todavía, colmadas de
verdad y de hechizos. Sin trabajo percibió cuanto España encierra de in255

�LA PLUMA

LA PLUMA
tenso y comedido: era conforme a su corazón: era la proyección viviente
de cuanto hubiese querido y no osaba ser.
Al alcance de ese calor, su juventud aletargada se animaba de nuevo.
El marco español le ronda desde antes de su primer viaje, de su primer
libro. Durante los veinte años que se ocupa en obras de imaginación, no
cesa de recurrir a España: fueron sucesivamente los estudios sobre Don
Quijote y Cervantes, La, Famílle de Carvajal, La, Perle de Tolede, Lettres
a'Bspagne, Le Musée de Madrid, Les Ames du Purgatoíre, Carmen y
L'Húto{re de Don Pedre r.w, roí de Castt"lle.
Cuando se !e acabó el gusto de escribir y no le quedó más que el hábito; cuando el último ardor de su espíritu hubo pasado, y el cronista
mató en él al cuentista, España no le prestó ya la inspiración deseable: el
intenso ardor del alma castellana o andaluza dej, de encandilar su yerto espíritu; se contentó, en punto a cosas españolas, con lo aportado por
su imperial amiga Eugenia de Montijo, y ya no vió de España, a través
de las brumas del recuerdo, sino lo que puede verse desde Biarritz,
adonde iba con la corte imperial. Por la fuerza con que lo español le posee
se mide la vivacidad de.la imaginación de Mérimée: es la piedra de toque
de su espíritu: cuando ya no le conmueva, su obra ha concluído; en adelante no hará más que trabajos.
Todavía durante veinte años esos trabajos, crónicas de historia, traducciones, dictámenes de arquitectura, servirán para distraer el aburrimiento de su natural apagado. Su gusto por lo verdadero le había in clinado siempre hacia la historia. Antes que Vitet, antes del Cz'nq-Mars, de
Vigny, de la Catheríne de Médícis, de Balzac, de Notre Dame de Parzs, de
Les troís mousquetazres, adelantándose a los imitadores de Walter Scott,
escribió La :facqueríe y la Chront'que du régne de Charles IX Aunque escritas en la primavera de su vida, y en una de sus épocas mejores, son
obras fastidiosas: aún peor fué Don Pedre, una vez pasada la juventud.
Sabido es que Mérimée no tenía ni la acritud candente de un Saint-Simon, ni la calurosa fuerza de resurrección de un Michelet: escribía meras
crónicas, a las que necesariameate les faltaba el haberlas vivido.
Por respetable que sea, y a pesar de su abundancia y del interés que
256

\

en algunos lugares presenta toda esa parte de su obra, sólo para Mérimée fué qe algún precio, pues con ella cumplía sus deberes de inspector
de mr.inumentos históricos, o mejor aún, mataba el tiempo: porque encontraba menos aburridos los unos que el otro. Cumplió sus funciones a conciencia, con honradez, con buen gusto, como lo hada todo;
sin duda ha librado de la ruina más de un monumento antiguo; pero de
toda la tinta que en eso gastó, la única que aún nos parece fresca es la
de las traducciones del ruso, y la del precioso folleto sobre Stendhal.
Al hi&gt;blar de Beyle, Mérimée no evocaba solamente al autor de la
Chartreuse, sino los años de su propia juventud, el tiempo lejano ya en
que veía a Beyle en casa de los Stapfer, de Delecluze o de la condesa de
Teba: en que, novel en la carrera de escritor, escuchaba con avidez al ex
oficial de dragones y ex comisario de víveres, que había estado en Italia,
Alemania, Moscú, y visto a Napoleón, y que de todo ello no sacaba grandilocuencia alguna, sino anécdotas escuetas y vivas, agudezas, paradojas
e historias de mujeres. Acertó a descubrir un espíritu asombroso donde
tantos otros no veían sino a un hombre gordo y bajo, algo fátuo, que cortejaba a las señoras.
Comprendió a Stendhal y amó a Beyle. •Pocos hombres-ha dichome han agradado más, y no hay ninguno cuya amistad haya sido para mi
de mayor precio.» Baste eso para reservar a Mérimée una hornacina en la
capilla stendhaliana. Pero se ha querido decir que le debe a Beyle casi
todo: eso es ir un poco lejos, es, incluso, errar el camino; el apodo de
Sten.ihal flaco, que se ha dado a Mérimée, por mucha gracia que tenga, es
injusto. Se ha pretendido que Stendhal le había enseñado mil cosas a Mérimée, y, ante todo, la manera de ver; pero la visión de un escritor es precisamente lo que no se le puede enseñar, es tan suya como su cuerpo; esas
maneras de injertos o de transfusiones no existen más que en la imaginación de los que creen que uno se fabrica a voluntad, y que el natural obedece a los programas. Tiene de común con Stendhal su volterianismo y
su afán de ver claro: fuera de eso, las divergencias son más que las semejanzas. Stendhal es un buen muchacho ingenuo que quiere echárselas de
disoluto; en Mérimée hay más de la mitad de un libertino que a toda cos257

�LA PLUMA

m guarda las maneras de un gentleman. Stendhal es todo imaginación,
primer 'DOVimiento, generosidad cordial; es siempre amigable, ~ propensión a darse a todos no se agota: después razona, traza planes, sienta reglas, decreta cómo se seduce a una mujer, y llegado el m~ment?,
apenas si se atreve a hablarle, no sabe cómo estar, es ardiente e tnhAb'.l,
ingenioso, delicioso, dice lo que hay que decir y lo que ~e. ~ebe call~; .stn
embargo, entre cada dos impulsos del corazón, no hay 1u1c10 más_lucido
que el suyo. Mérimée carece de primeros movimientos, o más bien son
retráctiles; su propensión a economizar le impide entrega~se. Stendhal se
lamenta d~ la necedad de su tiempo, se asusta de los esp1as a cada paso,
maldice la ruindad de las mujeres, pero sabe hallar en todas partes cebo
para su interés, su indiscreción o su pasión; en fin de cuentas, no hay en
el mundo lugar donde no se divierta; porque Beyle le divierte a Stendhal
hasta lo infinito. Mérimée se aburre de Mérimée.

.l.

•••
No es un aburrimiento trágico, un aburrimiento literario a lo Chateaubriand rugiente a lo Flaubert, o rechinante como el de Baudelaire, es un
'
·
· · oto
aburrimiento
que se arrastra y que se conserva bien,
un a b urnmie
cuya acritud no llega jamás a ser cólera, un aburrimiento que ~u~stra e~e
género de paciencia y esa urbanidad constante que sólo la mdiferencia
puede dar.
Su inc!tferencia, cada vez mayor, acrece su pulcritud primera. Entre la
turba de pequeños ambiciosos que se afanan por adular al Em?e:ador, 0
tratan de ganar algún empleo lisonjeándole o atacándole, ~énmee sabe
devolver al César lo que César le ofrece, y se contenta con distraer lo mejor que sabe a la emperatriz, a quien sigue mirando un poco como en ~tros
tiempos, cuando, siendo niña, la llevaba a la pastelería; la emperatriz le
compensa ahora los pasteles de antaño. Quizá es el único que en aquella
Corte dice verdaderame~te lo que piensa. Se le ve ir y venir, con su porte
siempre rígido, pulcro en el atavío, pero conforme a una moda lig:ramente
atrasada que hace sonreír a los jóvenes, a quienes ni siquiera mira, Y_ cuyas mejores obras le parecen, erradamente, muy ridiculas. Se le ve ir Y
258

venir, puntual, con paso firme, sin premura; los que encuentra a su paso
no le quieren: saben que tiene su opinión y que apenas les hace caso, pero
le estiman, con todo, y envidian su cortesacía, su firme adhesión a los
amigos; saben que ha escrito, con estilo ieco y preciso, media docena de
cuentos que durarán más que muchas obras orgullosas. Las mujeres, de
quienes ha dicho tanto mal, halagan a cual mejor su espirit11al incredulidad. Mérimée corresponde con menudas atenciones.
Va al Instituto, al Senado, a las Tullerías, con el mismo andar correcto
con el mismo porte rígido, sin premura... De súbito, todo se desmoron~
en torno suyo, el Imperio se derrumba, Francia es puesta a sangre y fuego. Huyen los que le querían, y en favorecerlos emplea su postrer esfuerzo._ Quebrantado, llévanle a Cannes, para curarle. ¡Qué sol podrá ya rearumarlol Está al cabo de todo, incluso del escepticismo. Senador, académico, familiar de los grandes, muere sin que le hagan caso, y quien se
había complacido en el variado espectáculo de la maulería de las mujeres
ardientes y osadas, se extingue en los castos y serviciales brazos de dos
viejas solteronas inglesas.

G. JEAN-AUBRY
Agosto-Septiembre,

1

1920.

�· LA PLUMA

la cabalgada del nooicio

LA PLUMA

1
.,

Estoy montado en el caballito,
el caballo que corre, el caballo que vuela, porque es dt cartón•
Atraviesa el Océano como un submarino,
como un submarino con alas navega debajo del mar,
y luego recorre el espacio
y sube a la Luna y baja a la Tierra, porque es de cartón ...
Hoy no cabalgo en mi mula,
la mula que mata al jinete y es ella inmortal
(cuidado caballo la mu?a cocea).
De la mula desciendo un instante,
monté el caballito, y volando voy ya;
mas tengo temor,
como soy un novicio no puedo librarme
de caer al abismo del sentido vulgar.
Pero el caballito la intención presupone-y ampara;
¡oh la sacra intención!,
y corre el caballo y vuela el caballo, por que es de cartón.
Y el volar del caballo es una melodía
de silencio, y es un color que no tienen palabras.
(Los colorts del Iris sí tienen palabras).
Y vuelo y vuelo en mi caballito de cartón
¡Oh el encanto aviatorio del vuelo primero,
en un aeroplano que es un caballo de cartón
y que está separado de ta mula,
de la mula vieja, inmortal y de mal olor... !
Pero tengo que volver a montar esa muJa,
y además soy fotógrafo.

Me esperan mi mula y mi fotografía.
hn mi fotografía hago retratos al minuto
subido sobre la :mula, que de vez en cuando me arrea una coz.
Me esperan mi mula y mi fotografía.
Ya volveré otro rato, caballito, ¡adiós!

Una cot?cida de tocos ·

...

Suena el clarín que nadie oye,y sale e/ toro.
El toro par-ece un perro y un eiefante;
tiene siete cuernos que no son cuernos;
los cuernos del toro canz·no y elefantino son navajas.
Acomete,y asoma el bandullo de un torero,
otro torero l uego con las tripas fuera.
Todos los toreros dejan su sangre en el ruedo.
Suena otra vez el clarín que nadie oye.
Mi caballo de cartón va a matar a/ toro·
le da pases naturales con una muleta in~isib/e.
Los siete cuernos, que son siete navajas, están ineficaces.
El toro muere de un soplo de mi caballo de cartón.
Nadie aplaude. No gusta el espectáculo.
Pero mis palmadas resuenan como una ovación.

NILO FABRA

260
261

�LA PLUMA

c~6nicas
de "la Dame de Cceu~".
Otoño.
primeras músicas, las primeras tardes, todavia sin fuego,
ante un rescoldo de amistad interrumpida por un veraneo -lento,
aliviado tan sólo por unas cartas que comenzaban siempre asi:
«Hija, me aburro enormemente.&gt;
Las últimas hojas de los tisicos y de los poetas. «Dentro de poco no
ha de quedar ninguna•, nos decimos al ver sacudidos los árboles por uno
de estos días de racha, en que lluvia y viento se disputan el señorío de
las calles desapacibles. Pero las hay tan tenaces, tan resistentes, que se
pegan a la rama y duran, y duran, como esperanzas de hogar pobre. Cuando las echamos de menos, ya verdea la masa arbórea del parque vecino.
«Acompáñame a casa de la modista... • • Vamos juntas al concierto de
Sauer... &gt; «Te espero mañana a tomar el te... &gt; Tal es la sustancia de las
esquelitas que van llegando en la bandeja ..• • Ven a callejear conmigo ... &gt;
¡Callejear! Ser un elemento más de la muchedumbre que se apretuja,
de seis a ocho, en unos cuantos metros de acera, ante los escaparates deslumbradores, las vallas de los derribos, la curiosidad momentánea y el
lento alud infranqueable de los coches que bajan y suben por el arroyo.
Pensar que nunca hubo en Madrid tanta gente como ahora, como en estos
días, como en este momento, en que todos salen a verse, a reconocerse, a
escudriñarse con los ojos, para volver a una larga indiferencia.
Porque seremos muchos; pero somos siempre los mismos. Anteayer

O

262

TOÑO... Las

nos reuniamos veinte personas en un salón. La tetera servia de contrapunto a las conversaciones. Ayer, diez y ocho de las veinte, mas dos desconocidas, nuevas presentaciones, apellido que nunca se entiende la primera vez, llenábamos un reducido local de exposición. Hoy, los mismos,
hemos cambiado saludos y sonrisas de palco a butaca ea un estreno. Mañana comeremos juntos los más en casa de uno de nosotros. Pasado mañana nos vemos en un baile o en un funeral; si buscamos un paseo solitario, a todos se les habrá ocurrido pasear a solas por el mismo sitio; nunca
hablamos de la muerte; pero, cuando nos llegue la hora, segura estoy de
que todos iremos a parar al mismo patio.
Grata es la compañia, en algunos momentos; deliciosa, muchas veces,
la conversación; pero ver siempre, oir siempre, hacer siempre lo mis:no,
es un suplicio dantesco. ~Qué leyes de atracción invencible forman estos
grupos de sociedad? Por mucho tiempo los huimos, pero el día en que un
diente de la rueda nos coge, toda nuestra carne se va tras él sin remedio.
Esto se nos habla olvidado, en la dispersión veraniega, a los que no
fuimos arrastrados tan fuertemente que sólo cambiásemos de lugar la costumbre. Ya está aquí el otoño a decirnos que no hay evasión. Los que
hablan del retorno eterno dicen verdad. ¡Quién pudiera salir hacia la eterna f11gal
Bajemos el tono. Ya está a.qui todo el mundo. Hay que contestar a tantas preguntas...
Nada, hija. Yo acabé por meterme en un monte de la provincia de
Avila, tocando a Extremadura, y sólo hice vida animal. Ni labores, ni libros, ni cartas apenas. Sólo contar cinco kilómetros de ida y otros cinco
de vuelta, por la carretera, o subir a un pico, y volver derrengados, pretexto para descansar una semana enterita. Cuando no pude más, volvf ami piso de la calle de Goya, y no salí más que por la mañana. ¡Unas pan
za.das de leer! He descubierto a madame de Stael y a Juana de lbarbourou, a Emily Dickinson y a Magda Donato, a George Sand y a ... Alfredo
de Musset. ~No habrá firmado el uno los libros de la otra, y al contrario?
Te sonrfes de mis descubrimientos. No sé por qué. Tal vez porque lo
viejo te parece ya muy conocido y lo demás un camelo; pero te aseguro
263

�.......................______ ......

LA PLUMA

.... . r-

que no. Tal vez porque me ves entrar denodadamente por los caminos del'
feminismo-por lo menos en cuanto a lecturas-; ¡tú que leíste a Samuel
Butler desde que te enteraste de una opinión suya: la de que el autor de
la Odisea era una mujer! Este s[ que es descubrimiento ... Ahora acabo de
recibir un nuevo tomo de Marcel Proust; ya tengo lectura para todo el invierno.
Y nada más, hija m[a, nada más. Las murmuraciones y los escandalillos, tú me los traes. Si aqu[ no quedaba nadie... ¡Ahl, ¿el salón de otoño?
Pues mira; eso que te dije antes del aburrimiento de verse los mismos
en todas partes sucede allí con los cuadros. Parecen los mismos que habla en primavera y que el verano les ha sentado mal. Hay una sala bolchevique tan arrebolada como yo cuando volvía a mi casa después de haber estado unas horas al sol, en el monte, los prim-eros días. No lo entiendo, ni lo _entenderé, mientras no nos decidamos, mujeres y hombres, a dejar estos tonos mortecinos de nuestro vestir, resto de pasadas edades
ascéticas. Me encanta una &lt;maternidad• de Vázquez Diaz. Quieren convertirme al solanismo, y creo que los cuadros de Solana están bien; a mí
me han convencido de la necesidad absoluta e impres~indible de los museos. Yo no tendría un cuadro as[ en mi casa, aunque te digo que me parecen bien. Hay, en otra sala sin vientos de revolución, dos retratos de
Miguel Angel del Pino, que sí, que me gustan: voy a ver si quiere retratarme antes de que se vuelva como Benedito.

LA DA.MB DB CCBUR

r

J

..........

._.Cinematógeafo.

1

..
l.-Lu2..
Al principio nada fué.
Ni el agua para en ella el pez.
Ni la rama del árbol para la f aiigada
ala delpá;aro.
Ni la fórmuta impresa para casos de duelo.
Ni la sonrisa en la faz de la niña.
Al principio nada fué.
Sólo la tela blanca,
y en la tela blanca nada.
Por todo el aire clamaba,
muda, enorme,
la ansz'edad de la mirada.
Y Di"os movió su diútra
y puso en modón la palanca.
Saltó el mundo todo entero
con su bri"nco primeva/.
La tela rectangular
le opr1:mz'ó en normas severas,
le organz'zó bruscamente

�LA PLUMA

LA PLUMA

C()n dos líneas verticales,
eon dos líneas kfJrizontales.
-La cabelléra suelta al vi"entoy en el tefer y el aestefer
· · · · ···
de la tela del senHmiento.
Y el primer día de la creación,
se levantó de su rincón
y vino a asomarse a la tela:
en la mano diestra llevaba
el primer corazón del hombre, ·
que era el último corazón.

tl.--Oscuridad.
El arco voltaico de.fa
desparramarse su alma,
y lo entenebrece todo
la luz, madre de t-inieblas.
Ha vuelto la tela blanca.
Pero ya es otra; se hizo
tela maravillosa.
Entre hz"lo e hz"lo de su trama
está encerrada toda cosa,
y guarda, avara,
et mundo entero perdido.
Y todas las almas sz"enten

su curso como de estrellas
que flivieron en ,ya/fes flfJridos de ta tierra.
Y el caos tomó ante los OJOS
todas las formas /ami'lzares:
la dulzura de la colina,
la dnta de los bulevares,
la mirada llena de inquz·na
de los traidfJres de melodrama,
y la ondulación de la cola
del perro ne! a su amo.
El hombre tuerto sintz"ó
tjue su OJO de crz"stal iba a quebrarse
a la embestt"da de tantas visiones,
En el fondo gritaba un erudito
«¿Y la palabra, y la palabra?&gt;
Y todos los esfuerzos del mundo,
la fuerza lograda y gastada,
las máquinas maravz"llosas
para fJolar, para correr,
para amar, para aborrecer,
se pusieron a funcionar.
El primer día de la creación
humillado, pobre y vencido,
se marchó a llorar a un rincón.
Pero ya el instinto acechaba
en los OJOS de la muj'ttr

�LA PLUMA

y besaron labios humanos.
Ahora vueltas al espado

1
j

extratm-enaJ,
siguen rodando hasta el día
que el destz'no astral las torne
a acercar al mundo puro
de la tela blanca.

PEDRO SALINAS

los ttabajos del ()ombee...
i:os trabajos del hombre grandes en sí son éstos:
coger leche en vasijas de madera;
coger espigas punzantes y tiesas;
guardar vacas al lado de las frescas choperas;
sangrar los abedules en los bosques;
retorcer mimbres junto al vivo arroyo;
clavar y remendar zapatos viejos
junto al hogar oscuro, junto a un gato sarnoso,
junto a un mirlo que duerme y unos niños que juegan;
tejer, alzando un ruido retumbante,
cuando, a la media noche, cantan agrios los grillos;
hacer el pan, hacer el vino;
sembrar en el jardín ajos y coles;
recoger huevos tibios.
FRA,;NCIS JAMMBS
(Del libro D, I' ,A,.g/lus d, /'.Aube a I' .A1'gll"s dt Soir, próxim&lt;&gt; a publicarse, traducido por E. D!ez•
Canedo.)
~

68

Peoposiciones sobte el Hai::k.ai

A

salir til bazar literario la última novedad-flor exquisita del jardín
japonés-, se descubre que, más o menos sospechadamente, esa
flor se daba también en nuestros climas.
,Pero era el mismo su perfume, penetrante tanto como sutil? Si la arabesca geometría de su aspecto simulaba un reflejo ficticio, por entre la fina
traba de sus hojas no se enreda igual aroma.
Cultivemos, pues, la variedad nueva. Nuestro invernadero occidental
puede hacerla crecer de una manera insospechada.
L

**

*

Desde el primer momento, los franceses, al practicar el Hai-Kai, han
soslayado la identidad métrica; realmente, para la poesía actual una simple novedad silábica no podía tener atractivos demasiado fuertes. Es el nú ·
cleo poético encerrado en el Hai-Kai, su concepto de una forma leve y re.
donda-en la agudez de sus puntas estrelladas-, menuda a tent"r dans la
main y ágil como un éter, el motivo principal para la sugestión. Gota
transparente, el rayo se quiebra en ella luciendo sus siete colores: sea ésta
su estética; un puntillismo de sensaciont&gt;s que construya la imagen en e}
fondo de la intuición.

***
No se trata de reproducir una forma exótica característica, sino que,
penetrado su principio, pueda servir para sujetar alguno de los vivos des~&amp;9

�LA PLUMA

LA PLUMA
tellos que se escapall por los intersticios de la poesía occidental. Hay en
el Hai-Kai algo de la vibración estelar; palpitante, claro, inmediato... y remoto.
Nace el Hai-Kai a flor de agua; burbuja irisada y vertiginosa, vuela por
el azul, breve espejo universal, y al instante aprecia el ánimo que nos separa de él una distancia infran9ueable.

•••
La armonía vocal interesa más en el Hai-Kai europeo que su construcción métrica. Su brevedad no tolera una repetición silábica; aun la asonancia es ya redundante: que la eufonía resulte de la armónica variedad sonora de la silaba. Ninguna sensación podrá darse dos vec;es en un HaiKai; tampoco, acaso, en una serie de ellos enlazados por un principio íntimo. Cada palabra, como cada sílaba, debe poseer una virtud propia y
distinta, pincelada de un matiz puro y limpio. Libre y redonda en su individualidad, cada una está sometida a la necesidad de la anterior, dictando la ley a la que sigue, necesidad .e n que se encuentra la libertad su- ·

prema.

***

En la pulsera de Hai-Kai es análogo el principio.

•••

El titulo es como la llave de su esencia secreta. Hoy se da sólo titulo a
cada grupo de Hai-Kai. Pero se podría, en rigor, aclarar con ese rayo a
cada uno; enganche de luz que seria como la vértebra de la serie, dejando
a cada Hai-Kai una libre indiferencia para s.1s compañeros.

** *
Una gota de ironía, a veces, daría su sazón. Pero el lirismo del HaiKai proviene de la atmósfera en que se mueve, herencia del tono musical
de que ha brotado.

•**

iSe me perdonará por buscar un preludio en esta lira nueva?

***

Aaciu ea la calle ·desierta
Fria claridad perfwnada

Loa _..,lal!lt6■ lleaee.de triw

tnterioc
Flores sobre la mesa
El blanco mantel se ofrece
Abre la risa de tus labios

encuentro
Furtivo sobresalto transparente
Ya estás en la sazón armoniosa
No me ha olvidado tu mirada

El mar a través de las hojas
Arpegios de velas lejanas
Te has disuelto toda en el sol

Oíafe
El humo se enreda en el paisaje encharcado
Un árbol seco sobre los lívidos desgarrones fugaces
Tibio dormitar junto a tu cuerpo

Cotidianamente
Las dos Sol-Ventas
Gris Vaivenes Cocido

Nº4

ADOLFO SALAZAR

�LA PLUMA

1

J

... castillo famoso.

t

i

ADRID, apenas habitable

el resto del año, me place en octubre-si la
otoñada es benigna y nos regala, tras las tormentas de septiembre,
remedo de abril, con días suaves, de luz tranquila, propicios al devaneo ambulativo. Sólo en otoño está Madrid en su ser. Mayo florido, es
un mes cargante, sin más día pintoresco qúe el día 2, en que los milicianos,
barruntando a Murat, plantan sus tiendas y emplazan un cañón al pie del.
Obelisco, y cruzan el fusil ante el peatón asustadizo, diciéndole con voz
grave: c¡Atrás, paisano... !&gt; La primavera, cuando la hay, tiene en Madrid
demasiada sazón. Le sobran sugestiones violentas;_sus promesas parecen
amenazas. Es desmedida, como la pasión de los que matan por amor. -En
primavera, llena el ámbito madrileño la toreria-. En verano, ya se sabe que
Madrid no existe. Lo devora el sol. Los madrileños emigran, o revientan
como las chicharras el día mismo de Santiago (cornadas en la capea de
Vicálvaro, puñaladas en la corrida de Alcalá); redúce~e la vida de los que
permanecen a las funciones vegetativas; triunfa en la calle, a su modo, el
pueblo menestral; comilonas nocturnas sobre el asfalto abrasador de las
glorietas, tertulias a lo largo de 1~ aceras, música de voz y guitarra a la
puerta de la taberna; fuera de eso quedan la miseria triste, las pretensiones abortadas de unos pocos, y los señoritos que a las altas horas pasan
en manuela por la calle de Alcalá, de vuélta de las verbenas, haciendo
la vida del hombre malo. El otoño devuelve a la villa su equilibrio, y a
nuestro ánimo el reposo. En otoño, los m¡¡drileños están de mejor humor;
su semblante parece menos hostil, menos agresivo su mirar. Acaso el oto-

M

•

I

\

ilo nos exime de una vida estricta~ente mbana; Madrid es me.nos riguroso, pocque le necesitamos menos. Conta¡los son los dfas cleme~tes; Madrid
traspone. el telón brumoso de las Awmas, y se arroja en el invierno. La
urbe nos atenaza de mil modos, lc,s humores se destemplan, se articulan
gestos de violencia sin objeto ni fruto. Violem:ia exacerbada en los modales. Violencia en la expresión de los gustos: hay conciertos que parecen
sesiones patrióticas del Congreso. Violencia en las opiniones: el autor de
este melodrama es un Sófocles, este grotesco rimador, un Lope de Vega•
Llena el ambiente madrileño la politiquería. Madrid fatiga el telégrafo con
las vanidades de los tiburones parlamentarios. Llegada la primavera, le
entregan la antorcha al torero.
El Madrid antiguo me lo imagino siempre con luz de otoño: para el
caso, Madrid se abisma en la antigüedad cada ayer; todo lo más, cuando
el recuerdo personal se borra. La villa vive al dfa, no deja rastro apenas,
no se defiende contra el tiempo. Nada evoca menos que Madrid. Ha devanado sus siglos en silencio; lleva a cuestas un pasado sin fechas, sin perspectiva ni relieve. Su luz ha debido de ser esta luz de octubre, que pone
olvido del mundo y torna amable la vida mientras se toma el sol; pero
también parece que la vida misma se apaga cuando la luz se va. Madrid
venia. a ser un personaje harto desvencijado, con menos años que achaques y más pretensiones que talegas, retirado en sus tierras, divirtiéndose
con poco en sus holgorios caseros, sensato hasta aborrecer las aventuras,
campechano y servicial ,pero mal provisto para visitas de cumplido; en
fin, chombre de recato, de los de en mi casa me como, y otras hidalguías
celosas, cartujo de alojamiento, atusado de visitas, calvo de amigas&gt;. Tenía una solana para los días despejados del invierno, 1ma huerta para explayarse en verano, las noches de más calor se aventuraba a bajar al soto
y a una alameda al borde del rlo.
Madrid, hidalgo perezoso, rural como quien más, vivía de las tierras,
suyas o ajenas, y de lo que le daba un pequeño comercio que habla puesto a nombre de un pariente pobre trafdo de provincias. Pero a fuer de señorito, no habla visto nunca el campo. Sfrvale su fealdad de disculpa.
Para hallar algún deleite en la visión de esas tierras calmas, de ~os yesa273

�LA PLUMA
res, de esas lomas áridas que asedian a Madrid por las tres cuartas partes
de su perímetro, hay que ser algo poeta o un •mucho usurero. Los lugares amenos de esto, vallecitos carpetanos son del rey: Madrid, para no
ahogarse de polvo en los espartales de San Bias o en los altos de Maudes, tenia que meterse en un café o hacer la revolución. Y de hecho, la
conquista del Retiro, 6nico ccampo» que los madrileños han sabido gozar en medio siglo, quizás es el legado más valioso, sin duda el más durable, de aquella cEspaña con honra• parida por la álgarada de Septiembre.
¡Y hubo que derribar para eso un trono.centenario!
Desde el Retiro ha vuelto la villa a dirigir una mirada desdeñosa a los
andurriales de Vallecas, ya de antiguo aborrecidos. En estos años, Madrid
ha oido hablar del paisaje castellano, del horizonte castellano; el tema de la
meseta y sus hechizos, entronizado por dos o tres buenos poetas, ha degenerado en muletilla de juegos florales; Madrid se ha resistido a tomarlo demasiado en serio. c¿El horizonte castellano?-se dijo-¡Veámosloh Y en
el paseo de coches alzó un tabladillo-como un mozo travieso que arrima
una mesa a la pared y sobre la mesa pone una silla y se encarama a lo
alto-pará asomarse por encima de las tapias del Retiro. «¡Ah! ¿Es esa la
conmovedora parda gleba, el sayal franciscano, la tierra madreh-exclamó, cegado por las nubes de polvo que levantaba un regimiento de artillería al avanzar fieramente por el camino viejo de Vicálvaro. Y no ha
vuelto más. Al mirador del Retiro se asoman algunas extranjeras pazguatas que fundan un sistema de historia española en la desolación del Cerro
de la Plata y el provinciano a quien, por tanda, le corresponde ofr y «ver•
que el Cerro de los Ángeles es, en efcto, el cen.tro de España.
El paseante, madrileño ni poeta ni usurero, egoísta tan sólo, propenso
a la contemplación, se angustia al trasponer los chopos que bordean los
altos del canalillo. Virtud de la luz de otoño alumbrando estos collados,
es mostrar desnuda su paz lúgubre. Yo no he visto nada más triste que esas
cuestas lustrosas, de visos leonados-el estfo ha curtido los rastrojos-con
un asilo, un hospital, un convento de ladrillo flamante, agrio, en lo alto; o
que esos arrabales donde los hoteles alternan con los muladares. Madrid
lucha aquí con el desierto, pero con poco gusto de embellecerse la vida;

L

aw~ • •

'Jµpidoa,

~~---

_

pi:aÚras y uemes,
perdidos? T,
• ladol!e ..Madrid, al pie de lá Moncl09, lmá ugett-.
¡aeliciosos, qae hMt: años vimos arribcados, ~ 1•

vie1
1fsimos, para ensayar elí ~ terreno un c n l t i ~ .
• qae
Carlos III defendió durante sus últimos años la vida de un árbol del camino del Pardo. Y el Rey le deda: •Cu~ndo yo muera, ¿quién te salvará,
pobre arbolito?» Aquel rey beato y de pocos alcances era, por lo visto, un
sentimental, y ya presentía el adveñiníiento- &lt;ti!l t~cnico desalmado que
esgrime su suficiencia contra la amenidad y la fantasía.

EL PASEANTE EN CORTE

Soneto blaneo.

1

rRima con esta paz la paz del alma
-vesperlt'no crepúsculo en el campo,
remanso s{lencíoso en la conáenciao es que el mundo su luz de mi la tomar
rEs la verdad esto que ven niis ojos
-las cosas señaladas con mi nombre
cada cual con su peso y su medidao mi mirada crea el Universo?
Una interrogaáón más en la sombta,
un salto para el vuelo en el vacío, ·
sin que por eso una respuesta ,:lara
ni un apoyo en el aire nunca encuentre.
Tal esta sed que lenta me consume
:¡ tk vago itkal sólo se abreva.
C. RIVAS CHBRIP
275

274

\

�LA PLUMA

del ama y el cura
(la gente murmara).

l

l

:&gt;(\

!Perr"8 con fXll'laTUX1$

guardan chivas blancas
y reses tudttncas
de robustas ancas. o'X\,

reew

en Ceroeca.

!Recuas de animales
potrancas lechales
toros sementales
médicos rurales.

CA la moUMta dct Cenmmuda.l

aT

~

v.:
flerias de Ceruera
en la !Primavera;
gente bullanguera

por la ca"etera.

1 Ol9ft0

9{,[ sol matutino
despierta el camino
y canta un albino
sonoro molino.

~.\'

.fa moza galana
sueña en la ventana
del molino. {}rana
la espiga temprana.
,- '!i

q¡
276

H

!Pasó con presura
la cabalgadura

·,

Un carrero-tralla !.t U ffi. )
que al aire restalla-.
!Detrás la canalla
que vende quincalla.
f.Mendiaos
tiñosos,·
ó
mineros ruidosos;
pernianos, colosos
cazadores de osos.
~ozos de la raga
de !IJurgos; de 9/,maya,
pico que atalaya
Castilla y CJJizcaya.
277

�LA- PLUMA

/ !Blanca molinera/
por la carretera
suena la pandera
g el amor espera•
.Se abre la primera
flor de !Primavera.

teatros.

..

FRANCISCO VIGID

el• Tenorio•.

D

de difuntos. Elevan las campanas su voz antigua sobre el sordo,
distante rumor del tráfago ciudadano. Difundido en el aire, grato aunque pobre tufillo de castañas asadas-¡cuántas, calentitas, cuántas!- Puebla el inmenso cementerio peripatética muchedumbre. Pasan
las gentes deletreando los epitafios inexpresivos. Memorias lapidadas.
Las menos tienen estatua; y esa, yacente. Sólo una se yergue en tan ruinosa desolación. ¿Piedra viva o espiritu tallado en mármol? ¿La corona que
le ciñe la frente es aquel lauro oficial de un tiempo? No, renuévalo todos
los años el sentimiento popular. Estamos ante la efigie de Zorrilla, poeta
nacional.
No venimos a desafiar su fantasma convidándole a cena impla. Descanse en paz gloriosa. Que no descienda de su pedestal, que no recobre
su figura pintoresca, que no vuelva a arrastrar la ralda capa romántica por
el polvo de la picardia española. El españolismo con que lo vemos no es
ese de juegos florales y fiestas de raza enclenque. El Dios de Don :Juan
Tenorio le ha salvado para siempre de las miserias terrenas.
Por única vez en el año tienen 10s fastos teatrales una significación
trascendental, un sentido de rito religioso. Avivemos esa llama, no se extinga el resplandor de tan sagrado fuego. Todas las demás representaciones que dia tras dia se suceden con mentida variedad, adolecen de vaIA

e(

·mueo
.Alto es el muro que orilla mi camino, y su
tksnudez rectilínta st prolonga hasta lo infinito.
Lo mciende el sol como tnorme hoguera, to· blanquea
la luna como sepulcro.~ 1if, e:•
De dla, de noche,pesado, inflexible, oigo detrds
del muro tu paso.
SI que estás allf, que me buscas, me quieres,pálido
con la palidez marmórea de la última vez que te vi.
SI que estds ahí; mas no encuentro puerta que
abrir, nipuedo forzarlo con brecha.
Paralela a tu paso camincJ sin ofr más sin
. mds que ese recl,amo único; '
seguir
esperando encontrarte al fin, mirarte dichosa a la
cara, desma_Jar dlchosa en tu ptcho.
Pero el fin cada vez mds se al,Ja, y en mi no hay ~a
fibra que no estl cansada;
y al otro lado del muro, tu paso se escande a
martillazos en el :atir de 11tls arterias.

ADA NBGRl
(Trad. E. D. C.t

279

�LA PLU1,1A

I¡,\ PLUMA

etas-, Vamo11 al teatro por distrw' el ecio o el ltdio de un «abajo "1A 11,•
tria. y-,n01tlatigado el ánie . - esNpi. . risa o sent'-ie.-a\ism&lt;&gt; -f
f-,OS •lto. De vez en &lt;:_uant&amp;, al cual pelledi8ta 6n_ge n o • ~ ~ -~

•ffO t:

~ arU4co i clama con vo~• - - - •
la creación de'1fn teA.lr1
nacional. Algún diputado recoge platónicamente en el Congreso la idea
quimérica, y dos o tres cómicos viejos se aprestan luego con harta premura a hacer valer sus derechos de antigüedad en el futuro escalafón de actores patn·os.
No es eso. No ha de serlo. ¿Puede haber en España un teatro nacional, popular? ¿Qué pautas tradicionales, qué leyendas, qué mitos lo sustentarían? .Sólo el Don Jua,t Tenorio de Zorrilla resume en estos tiempos las
cualidades propias del teatro, del teatro español.
Gallardo y calavera, Don Juan es el .mismísimo demonio; satánica fatalidad le empuja. Y en una frase se sintetiza el drama: c-úusticia por
doña Inésl-¡Pero no contra do"1 Juanl• El jurado popular de tres generaciones ha sabido hacer esa justicia. Magnifica y consoladora tragedia de
la redención por el amor.
·
Hasta ahora la representación ritual del Tenorio ha conservado su virtud, pese a las profanaciones burlescas, no ciertamente del vulgo más indocto, con que la leyenda ha pasado al dominio público. cConvendría ir
pensando ya en restaurar el prestigio escénico del Don :Juan de Zorrilla?
Mientras ha habido actores educados en la manera romántica de D. Pedro
Delgado, mientras, mal que bien, han sobrevivido los tipos de doña Inés,
del Comendador, de Brfgida, de Ciutti con el empaque tradicional" que los
caracteriza a ojos del pueblo, el Tenorio ha sido a modo de misterio
litúrgico. Pero no hay ahora actor capaz de representar dignamente el protagonista. A los mejores les falta. la prestancia personal, el decoro caballeresco; los que más se precian de guardadores de una tradición, que nada
tiene que ver con la que nosotros preconizamos sino en aquello que por
deleznable y caedizo la frustra, son tan defectuosos de facultades, tan entecos de cuerpo, que justifican sobradamente la impresión que hace pocas
tardes, en el Español, recibía un pequeño espectador al lado mio, según
colegí de esta pregunta a su padre, viendo la escena del primer acto en•
280

tre el raquítico don Juan y et €oaeadador. tonante baria: «cPor qué le
,..W. ae hombre a e• _.o?&gt;
··
..\ttotado, ,-es.. et fW.6--5nw.lemente rc¡...;.niico, cde qu~ nuevos mo•os
~ representaciS. •,_~"!' )!.-,,~"Falta aú en el teatro español contemporánlo e sentido estétleo, fáltales a los atrectores de escena
la visión critica, el concepto de la plástica moderna. Las dos partes en que
el drama de Zorrilla se divide muestran bien a las claras esa diferenciación esencialmente española, tan caracterjgtica de algunos grandc,s pintores, entre 1a primera apariencia de las cosas materiales y su espiritualización en la parte supPrior del cuadro. Amor profano y amor divino, pecado
y contrición postrera, picardía y misticismo, muerte y transfiguración.
cSe ha representado nunca hasta ahora el Tenorio destacando tan poético
contraste? De esa manera se disimularía, corrigiéndolo sin enmendar una
tilde al autor, el vicio que en nuestro sentir desvirtúa la fuerza de la tragedia: la persistencia de la figura de Don Juan, después de muerto, con la
misma consistencia carnal que en los actos anteriores, sin el tránsito de
su ánima en pena, desde que el capitán to mató a la puerta de su casa
hasta que entra en la gloria asistido por el espíritu de doña Inés.
Hemos dicho que la representación anual del Tenorio tiene una tras•
cendencia popular de que nuestro teatro carece-fuera de ciertas reliquias
de fiestas religiosas, como la Pasión, de Elche, la Semana Santa de Sevilla,
o la procesión de tos endemoniados, de Jaca-. ¿Quiere esto decir que la
posible restauración del teatro español deba, a nuestro juicio, seguir una
tendencia puramente literaria, es decir, inspirada en temas ajenos a la realidad actual, preñada de futuro? No. Que a tener Don :Juan un hijo, tal
vez éste desafiara a Dios muy de otra suerte que cautivando novicias.

UN CRÍTICO INCIPIBNTB

�LA PLUMA
mental a la novela, se desprende de la posición ideal en que el autor se coloca,
al contemplar la vida desde el vértice de los cincuenta años. Hay aquí una visi6o panorámica, limitada y ordenadora del mundo de nuestros sentimientos a
la que se afi.ade una agridulce sensación de renunciamiento. Y por esta puerta,
no me parece avcnturadQ afirmarlo, Baroja descubre una perspectiva cristiana
de la vida.
·

•••

llBROS Y ReOtS!AS
Pío Baroja.-La sensualidad pet"f!ertida (novela).-R. Caro Raggio, editor.
Madrid.
La historia de Luis Murguia, cque no es un literato, ni siquiera un dilettanti
de la literatura, sino un curioso, un aficionado a la psicología, un crítico de una
i.ociedad vieja, arcaica y rutinaria&gt;, y que pretende dar en su biografía cuna
impresión exacta de la sociedad española de a fines del &amp;iglo XIX y principios
del xx:•. es una historia interesante, algo melancólica y bastante superficial.
Nuestro héroe nace en Cádiz,_por casualidad, se queda huérfano en edad temprana, le llevan a un colegio de Barcelona, se traslada después a Arnazábal y a
Mota del Ebro, estudia en Villazar y en Valladolid, se establece en Madrid,
donde ensaya sus fuerzas para luchar en la vida; sin saber qué hacer, va a París y vuelve desilusionado completamente y sin haberse enterado de lo que
París es; hace vida de provincias, regresa de nuevo a Madrid, encuentra un modesto pasar, viaja por España comisionado por un chamarilero; vuelve a París,
tiene una aventura amorosa con cierta rusa que le hace traición ... hasta que,
por último, perdido en tales andanzas lo mejor de su vida, se establece otra vez
en su país de adopción, situado seguramente a orillas del Bidaso.t, donde es de
suponer que terminarán sus días escribiendo a ratos perdidos y en otros momentos cultivando su pequeña huerta de Itzea, si no recuerdo mal.
Ni una sola emoción fuerte, ni una sola sacudida violenta conmueve esta
existencia sencilla, primitiva y vasca. Una niñez triste, ya descrita en otras ocasiones, sirve de fondo a una vida de pequeños sucesos descoloridos que, a pesar de todo, nos interesan por hallarse próximos a nosotros y porque se quiebran en planos sentimentales exactos, al parecer.
Baroja abandona en su nueva obra el camino inseguro de las divagaciones
filosóficas y nos ofrece estos que él denomina Ensayos amorosos de un hombre
ingenuo en una époea de decadencia, que se leen con fruición. Novela formada
con recuerdos propios, presenta un doble interés en sí misma, y aparte de lo
que signifique en la evolución literaria de su autor: uno, el principal, a nuestro
juicio, es el que presta al relato cierta cordialidad o efusión que iluQ1ina como
una luz dorada y suave ciertas páginas de la obra. El otro, que da unidad senti282

J. A. P.

AHonao Reyea.-E/ plano oblicuo (cuentos y diálogos). -Madrid, octubre de

1920.

La personalidad de Alfons~ Reyes nos sugiere la respuesta a una pregunta
que acaso nadie ha formulado todavía, con estar en la conciencia de todo crítico; es esta: El descubrimiento del Nuevo Mundo literario, sintetizado en términos generales en el viaje y la conquista de Rubén Darío, ¿qué continuidad ha
tenido en las relaciones hispanoamericanas de estos últimos veinte años? Rubén Darío significa la participación española en el concierto europeo, participación cuyos últimos vestigio¡; habían desaparecido al cerrarse el romanticismo
como tal escuela. Ahora bien, ¿qué hay del Pirineo para arriba en el m_apamundi literario, aparte el caos revolucionario? Hay ... todo lo demds; es decir, la
literatura por la literatura, tendencia eminentemente francesa y que acaso
pueda constituir un peligro de degeneración intelectualista; pero que en España,
y hoy por hoy, es el único refugio de todo ánimo libre. Libre, se entiende, de
la contaminación grosera de un medio ambiente torpe, como lo es en el que se
aboga nuestra literatura contemporánea.
Esa tendencia intelectual es la que, adornada del más fino humorismo, representa Alfonso Reyes, escritor en quien se cumplen verdaderam~nte las afinidades electivas hispanoamericanas, tan gastadas en las salvas ofic1ales.
Distingue a Alfonso Reyes entre los cultivadores de nuestras 17tras una
ecuanimidad rarísima, no ya en sus hermanos del Continente-tan diferentes,
pero caracterizados a nuestros ojos con ciertos rasgos hipe1 bó~icos col!1unes-,
sino en los españoles de hoy, mel'lguados herederos de la castiza sobnedad_de
espíritu. En este _plano oblicuo nos ofrece la realidad sutilizada en una eX:pre_s1ón
literaria, sujeta, sí, al rigor filológico, pero en el que las papeletas científicas
vuelan, convertidas en pajaritas, en alas del arte.
En las J&lt;ejúblicas del Joconusco (ilfemorias de un súbfli~o alemdn), cuento qu~
llena las páginas centrales del volumen, nos par7ce as1~1smo el ce!1tro esp1ntual del libro, el punto ea que convergen su sentido clásico, su gracia moderna,
su medio tono tan digno y sugestivo, irradiaotes hacia las últimas modas y los
últimos modos de la l:&gt;uena sociedad literaria.
Si literario en demasía se te hace, lector, El plano oblicuo, en que Alfonso
Reyes te propone las cosas todas, esto es, ordenadas en una perspectiva de
alusiones que se escapan a veces a tu ignorancia, ¿es justo achacar a defecto
suyo tu falta de gusto por las buenas letras?

C. R. C.

�LA PLUMA

LA PLUMA

S. R. C~Jd:-Ckác~aras de_cef~.-(Pensamientos, Anécdotas y Confidencias).
Madnd, 1mp. y hb. de N1colas Moya, 1920.
c':,o que los franceses llaman ~d _1,-iste edad de los lul.o1, podría calificuse
tamb1én ~ edad de los ,:etrat~s. _Proxuna debe estar tu muerte cuando tus am~
gos y admll"adores te piden tns1s~ntemente el busto. Ap.resúrate a complacer~
les antes que t~ ,cabeza, que com1;nza a desecarse, se convierta en calavera.&gt;
Ye. co_n ocas1on d_el retra~o al oleo que uno de nuestros primeros pintores
está haciendo de CaJlll, hab1amos offio comentar ea alguna tertuli"a 1·t
·
·
"6
1 b"ól
. .
1 erana,
esa m15.ma._preocupac1. n que e I ogo ms1gae corrobora en la reflexión suso
trans~nta. Tal pe!1sam1ento 1 pr~side con serena gravedad, a1Jenas ·d isimulada
por cierto hum?nsmo me_l~ncóhco, pese a la rudeza aparente con que a veces
s 7 expresa, las mteresantis1mas _páginas de las Clzáckaras de caji, en que el sabio emplea sus mal llamados ocios.
. 1:'ocas l~cturas tan apasionantes como ésta, no tanto por la novedad, el &lt;\trevun1ento n1,Ja manera de exponer pensamientos, anécdotas y confidenciag1 vúlgares. las n_ias vec;s. en fuerza ~e huma~s, como porque' en ella se descubre
·con ~mcenda_d ,trag1ca, el dolorido senh: de uno de los pocos homb,es cuyo
he~01smo ~ot1d1ano resplandece ya con.mm.aculada gloria en la desolación. d panola. Tuste consuelo el que de estas 1rón1cas chácharas se desprende, consi~
deraad? la soleda~ a que un Caja! se ve condenado en el yermo espiritual de
su patria. ~oble eiemplo e; de su vida-que la vejez aureola de un nimbo clásico-consc1_entemente pred1~ado en la severa admonición fi nal del libro:
•··· Un ¡_oven pnede ?~cirio todo;_tiempo habrá de rectificar ignorancias,
err~res o ligerezas.~~ v1e¡o debe aspirar a ser reflexivo y grave, pues le falta•
rá tiempo para escnb1r su fe de erratas.
Si las f11:erzas JlO flaq11eaa demasiado, lo más cómodo y socialmente loable
para el _anciano e 7 continuar y desarrollar _la obra iniciada en la juventud. y si
se considera déb_il ~ agotado pa~a la función creadora, escriba sus recuerdos,
c_ontando a sus d1sc1pulos y admiradores, para ejemplar enseñanza, cómo realizó la ardua empresa que le condujo al éxito y a la fama.&gt;
c. R. c.
***

rá cae año de Revista-dice el Sr. Cossío-como el documento más precioso,
auperior sin duda a los Estudios literarios, y aun a estos mismos Estudios de
Literatu,-a y A,-te, para penetrar en los orígenes de la personalidad de don
Francisco, porque allí aparecen ya definidos y tensos, no algunos sino todos
los hilos rectores con que se ha tejido el opulento tapiz de su labor intelectual
y de su vida. Tres son los más fuertes: el espíritu filosófico, la acción social
educadora, y la multiplicidad de intereses o inextinguible curiosidad, que le
mantuvo en perenne vibración, y permitiéndole renovarse cada día, le otorgó
graciosamente el don de aquella eterna actualidad en que siempre viviera.&gt;
Finísimo crítico, no se engañaba ciertamente D. Francisco al considerar tales artículos de su mocedad, «tan sólo como hijos de ese afán que el espíritu
siente por representarse sus propias ideas e impresiones, segwi los acontecimientos de la vida van solicitando su atención, y promoviendo en él un círculo
de reflexiones desordenad.:.s e incompletas&gt;. Al lector desapasionado de hoy
le asaltan repetidamente, leyendo las páginas literarias, o filosóficas, o de pedagogía, que nos quedan del Sócrates sin Platón que fué D. Francisco Giner, esta
reflexión amarga: ¡Malaventurado país, y tiempos desgraciados estos en que un
hombre tal, ha tenido que sacrificar, quizá, su propia obra en aras de una labor
social-de simple roturación del baldío patrio!
Quedan sus discípulos, se me dirá. Cierto, mas no con ellos el impulso vivificador del maestro, cuya virtud no estaba tanto en la profesión de un sistema
determinado, como en el propio ánimo generoso, disperso en un trabajo sin
emulación en foerza de humilde. Y no será la menos inquietante, la consideración del escaso resultado obtenido por la Institución Libre de Enseñanza,
como vivero de artistas y literatos. ¿No será, acaso, muestra palmaria del fracaso de una educación integral, el verla reducida, en sus frutos artísticos, a
cierto dilettantismo, que mal encabre con severa frialdad protestante, la simple
ausencia de catolicismo?
Y entiéndase aquí catolicismo, en su acepción más universal, ajena a toda
confesión religiosa.
c. R. c.

Prancls~o Giner.-Obras completas, III.-Estudios de Literatura y Arte.-

• ••

Madrid, 1919.

Jblien Tienot.-Un demi-siecle de Musique Franfaise.-F. Alean, Paris, 1919

. En la serie ?e l~s obras de D. Francisco Giner, que sus discípulos publican
p1ados~mente, mcluyese abora e~tos Estu1ios de Lite,·atura y A,·te, editados
por pnmera vez en 1876, colecc160 de arhculos «escritos en su mayor parte
p_oco después de los veinte años , edad en que no es dado a la medianía producir sazonados frutos•: según decí~ entonces su propio autor.
Por demás sugestiva es la sucmta referencia que D. Manuel B. Cossío, co•
labor~d◊r de D. Francisco de por vida en la obra de la Institución Libre de
Ensenanza, hace, en el prólogo de este tercer volumen de la Revista Meridio•
nal, A&lt;: qt"~ada, en que los primeros artículos de Gine~ vieron la luz. •Queda•
284

1

La colección de historia, biografía y estética musical que publica el célebre ·
editor de ·filosofía contemporánea Félix Alean, reanudó sus trabajos apenas
empezó a despuntar la paz por el horizonte. Nada más oportuno q ue continuar
esas publicaciones con una que abarcase en una ojeada general la música francesa comprendida entre las dos guerras: la primera, clarín que hizo despertar el ánimo nacionalista de los músicos franceses, mientras que la segunda los
encontraba ya en la plenitud de la sinfonía.
JuJien Tiersot, abundante tratadista en materia de musicología, dedicó permanentemente su actividad al estudio de la música de su país. Sus libros sobre
la Historia de la Canción popular en Francia y sus colecciones de cantos re285

�LA PLUMA

LA PLUMA
gionales y de viejas melodías son indispensables para el estudiante del folklore; al tiempo mismo sus trabajos históricos sobre Ronsard y la m&lt;isica de su
época, Rouget de l'Isle y su vida, la música durante la revolución francesa,
13erlioz y la sociedad de su tiempo, gozan de una reputación bien cimentada,
mientras que sus Musiques f,ittoresques y sus Notes d'etl,nograp!,ie musicale son
de lo más valioso en este género, tan atractivo como poco cultivado.
Su nuevo libro goza de una cualidad general a esta biblioteca musical: una
rara ecuanimidad y amplitud de espíritu que se traduce por la claridad en la
visión y el desapasionamiento en los juicios.
Recorrer la historia de la música francesa contemporánea desde su resurgimiento al año siguiente de la guerra franco-prusiana, al fundarse la Sociétl
Nationale de Musit¡ue, y llegar hasta las últimas consecuencias de la Socilté
Musicale lndependante, sabiendo analizar con la misma simpatía y tranquilidad
de ánimo al viejo Saint-Sal!ns o a Mauricio Ravel, es un mérito de que pocos
podríamos alardear.
Cincuenta años de vida musical significan un período decisivo en la historia
&lt;ie este arte. No es posible hoy desconocer las flaquezas de los fundadores de
la Nacional, ni negar las virtudes de los músicos posteriores a 1900; pero sí es
justo reconocer a éstos como los creadores del más espléndido jardín musical de Francia, y no lo sería el olvidar que aquellos viejos músicos fueron quienes prepararon el terreno y que aun realizaron muy bellas conquistas. ·
Monsieur Tiersot divide su libro en trece capítulos. Su enumeración hará
ver con qué orden recorre este fértil período de la historia musical: Antes
de 1870, los supervivientes.-1871, la fundación de la Sociedad Nacional y Héctor Berlioz.-Bizet.-La generación de 1871.-Saint-Sal!ns, Lalo y sus contemporáneos.-César Franck.-D'Indy y la escuela franckista.-Gabriel Fauré y la
escuela de Saint-Sal!ns.-El conservatorio.-Bruneau y Charpentier.-Claudio
Debussy.-La joven generación.
Pocos estudios más serenos sobre Debussy y los jóvenes existen en Francia
que los del Sr. Tiersot, a pesar de no ser un entusiasta sin reservaa; y es digno
de señalarse el que para ese autor no haya pasado inadvertido el intenso interés del más joven sector musical español por las nuevas manifestaciones del
arte francés.
Una extensa bibliografía aumenta el valor de este volumen.-S.

"

..

Paul Landormy.-Bral,ms.-F. Alean, París, 1920.
A la obra anteriormente reseñada de Tiersot sigue un estudio crítico-biográfico de uno de los músicos alemanes más desdeñado, considerado como el
caso típico de la opacidad germánica. Jobannes Brahms, que ha provocado los
entusiasmos más irrazonados junto a la denigración más despiadada, necesitaba
un estudio como el actual, en el que un perfecto equilibrio de ánimo y la más
justa medida crítica saben ponderar los tan desiguales niveles existentes en la
obra de ese músico.

Paul Landormy es tan conocido entre musicólogos como entre filósofos, repartida su actividad entre ambas disciplinas, y, compositor ademís, sabe ver
cor;,. claridad en la regron en que se mueven las intuiciones y la voluntad inconcreta de los creadores.
.
El estudio de Landormy está dividido en cuatro partes, en las cuales la segunda y cuarta comentan a las otras dos, la 1Jida; el l,om/Jre; la o/Jra; el a,·tista.
Ese capítulo en que el autor describe con tan sutil análisis al «hombre• aclara
singularmente al que critica al «artista•. El ánimo blando, sentimental, enemigo
de violencias y de brusquedades-temperamento de sedentario-explica bien
la excelencia de Brahms a los géneros menores, su «romanticismo de pequeña
envergadura, sentimentalidad burguesa que se contenta con algunas fantasías
al claro de luna y con un pesimismo sin protesta•. Su falta de energía para
crear formas nuevas ni aún para rebelarse contra las antiguas, en una época de
plena revolución, le lleva a contemplar con mirada fría los monumentos clásicos que pretende insensatamente imitar. Así llena esos anchos bastidores de
sustancia inerte o gro!.'era, por turno, según se cree inspirado por sentimientos
poéticos o entu~iásticos.
Saber evitar esas pretenciosas obras en las que Brahms fracasa, pero buscarle en la agradable penumbra de sus obras menores, es lo que Landormy aconseja
con claro razonamiento.-S.

"

..

Carl Van Vecbten.-Tt,e Mu¡ic of Spain (preface and notes of Pedro G. Morales).-Kegan Paul, Londres, 1920.
La Biblioteca de Música y Músicos, de los editores Kegan Paul, Trench
Trubner &amp; C.º, de Londres, contiene obras del mayor interés, entre las que los
estudios crítico-biográficos se unen a los trabajos de divulgación y a las exposiciones históricas.
EÍ último volumen publicado del Sr. Van Vechten, sobre la música en
España, participa de esa triple índole. Se comprenderá, pues, que en unas 160
páginas, s6lo puede contemplarse el arte musical español en muy rápido desfile.
El interés de Inglaterra por la música española crece cada día; un libro bastánte completo en su información y que acoge por igual todos los géneros musicales, desde la danza más popular a las obras &lt;;le más refinado arte, pt1ede, a
falta de trabajos más detallados, servir bien de introducción, pero hace desear
que se le vea pronto sustituido por otros más detallados y puntuales.
El prólogo de Pedro García Morales presta una utilidad grande a ese libro,
ciñendo su materia un tanto disuelta y ajustándola a un principio de unidad
crítica. La falta de valoración de las categorías, sen~ible en el Sr. Van Vechten,
se remedia así, en todo lo posible, por razón de la excelente información y del
seguro juicio crítico de García Morales, que no se olvida de señalar los ú ltimos
acontecimientos-no por ser los últimos los menos significativos de nuestra
vida musical.-S.
·

�LA PLUMA
Libros recibidos: V. García Calderón: En la veróena de Madrid. Amúica
Latina, París, 1920.-Giuseppe Manfroni: Sulia soglia del Vafica1UJ (1870-1901),
Volumen l. 1870-1878. Bologoa, Nicola Zanichelli, ed.-Gioo Damerini: A-,r di
Venezia. Bologna, Zanichelli, 1920.-Giannino Omero Gallo: Le Oasi del Dolore tII, III). Bologna, Zanichelli.-Giuseppe de Lorenzo: M,rale Budd!,ista. Bologna, Zanichelli.-Arturo Issel: Fra le neóbie del passato. Bolo~na, Zanichelli.Concetto Pettinato: I)ora 1·ossa. Bologna, Zanichelli.-Antomno Anile: Ne/la
scienr.a e nella vita. Bologna, Zanichelli.
Revistas: La Lectura, Madrid, agosto.-Arquitectura, Madrid, abril.-Hermes, Bilbao, octubre.- Vida l\fuestra, Buenos Aires, agosto y septiembre.-España, Madrid.-E.11aña y América, Cádiz, octubre.

AÑO I.

1

MADRID, DICIBMBRB 1920

Gacetilla.
Tradncciones.-Puestos a traducirlo todo, lSe debe traducir también
el nombre propio y el apellido del autor• de la obra trucidada? Vemos anunciadas traducciones de las obras de Carlos Maurras, Arna/do Benett, Renato Benjamín, Salvador Giacomo... Esperamos que, no tardando, se traducirán las tragedias de Pedro Corneja y Juan Raiz, el Novum Organum, del canciller Lord
Tocino; las fábulas del cbuenhombre• Lafuente, los laracteres, de Juan del
Brezo; el Gil Bias, de Renato El Formal; las obras selectas de Juan Estuardo
Molino; las de Juan Pablo Juez, y tantas otras poco conocidas hasta ahora. lmit~mos a madame Emitie Le Brun, que más de una vez ha citado a Anatolio
Fran:ia.

• **
De la influencia del clima en la resolución de loa enredos escénicos.-Ingente es la figura literaria del Sr. Linares Rivas; coloso de la dramdturgia española, tiene un pie en la ribera de la comedia chistosa y otro en
los bravos riscos de la tragedia, rústica o urbana.
A este último pie le brotó, años ha, una Garra. Hasta entonces nos había
deleitado (moviendo sin tregua el otro) con esas comedias en que todos los
personajes, tontos, al parecer, se toman el pelo mutuamente: «Tu padre vino a
Madrid arreando mulos.&gt;-«Peor hubiese sido que los mulos le arreasen a él.&gt;
Si la calidad de este diálogo erá insuperable, el Sr. Linares logró al menos encontrar para su Gan·a un conflicto hondísimo: la lucha, en el corazón de un
bígamo, entre el amor y las leyes. Cuando La Garra se representó en el Uruguay, que es país adelantado, el bígamo se m~rchaba con_ 1~ segunda mujer, la
amada; cuando se representó en Eslan, el b1gamo se su1c1daba, pero un cura
le daba la ahsolución; y al representarse en la Princesa, ¡qué hubiera dicho el
abono!, se mataba sin que le absolviese nadie.
Dícese que hay otra versión de la obra, apropiada al público de Compostela. El lector adivinará con qué gusto vamos a comparar los rugidos de Cristobalón en Lara con los que ensaya Borrás para espectorar esa tragedia en el
Odeón.
288

Peeegeínación.
1
bn momento crepuscular
pensé cantar una canción
en que toda ia esencia mía
se exprimiría por mi voz:
predicaciones de cSan :Pablo
o lamentaciones de ;Job,
de versículos evangélicos
o preceptos de &lt;:Salomón
¡0h 9Jiosl
¿ff{acia qué vago C:ompostela
iba go en peregrinación?
¿C:on C/Jalle-fJnclán g con cSan f/?oque,

NÚM. 7.

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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>LA PLUMA
Libros recibidos: V. García Calderón: En la veróena de Madrid. Amúica
Latina, París, 1920.-Giuseppe Manfroni: Sulia soglia del Vafica1UJ (1870-1901),
Volumen l. 1870-1878. Bologoa, Nicola Zanichelli, ed.-Gioo Damerini: A-,r di
Venezia. Bologna, Zanichelli, 1920.-Giannino Omero Gallo: Le Oasi del Dolore tII, III). Bologna, Zanichelli.-Giuseppe de Lorenzo: M,rale Budd!,ista. Bologna, Zanichelli.-Arturo Issel: Fra le neóbie del passato. Bolo~na, Zanichelli.Concetto Pettinato: I)ora 1·ossa. Bologna, Zanichelli.-Antomno Anile: Ne/la
scienr.a e nella vita. Bologna, Zanichelli.
Revistas: La Lectura, Madrid, agosto.-Arquitectura, Madrid, abril.-Hermes, Bilbao, octubre.- Vida l\fuestra, Buenos Aires, agosto y septiembre.-España, Madrid.-E.11aña y América, Cádiz, octubre.

AÑO I.

1

MADRID, DICIBMBRB 1920

Gacetilla.
Tradncciones.-Puestos a traducirlo todo, lSe debe traducir también
el nombre propio y el apellido del autor• de la obra trucidada? Vemos anunciadas traducciones de las obras de Carlos Maurras, Arna/do Benett, Renato Benjamín, Salvador Giacomo... Esperamos que, no tardando, se traducirán las tragedias de Pedro Corneja y Juan Raiz, el Novum Organum, del canciller Lord
Tocino; las fábulas del cbuenhombre• Lafuente, los laracteres, de Juan del
Brezo; el Gil Bias, de Renato El Formal; las obras selectas de Juan Estuardo
Molino; las de Juan Pablo Juez, y tantas otras poco conocidas hasta ahora. lmit~mos a madame Emitie Le Brun, que más de una vez ha citado a Anatolio
Fran:ia.

• **
De la influencia del clima en la resolución de loa enredos escénicos.-Ingente es la figura literaria del Sr. Linares Rivas; coloso de la dramdturgia española, tiene un pie en la ribera de la comedia chistosa y otro en
los bravos riscos de la tragedia, rústica o urbana.
A este último pie le brotó, años ha, una Garra. Hasta entonces nos había
deleitado (moviendo sin tregua el otro) con esas comedias en que todos los
personajes, tontos, al parecer, se toman el pelo mutuamente: «Tu padre vino a
Madrid arreando mulos.&gt;-«Peor hubiese sido que los mulos le arreasen a él.&gt;
Si la calidad de este diálogo erá insuperable, el Sr. Linares logró al menos encontrar para su Gan·a un conflicto hondísimo: la lucha, en el corazón de un
bígamo, entre el amor y las leyes. Cuando La Garra se representó en el Uruguay, que es país adelantado, el bígamo se m~rchaba con_ 1~ segunda mujer, la
amada; cuando se representó en Eslan, el b1gamo se su1c1daba, pero un cura
le daba la ahsolución; y al representarse en la Princesa, ¡qué hubiera dicho el
abono!, se mataba sin que le absolviese nadie.
Dícese que hay otra versión de la obra, apropiada al público de Compostela. El lector adivinará con qué gusto vamos a comparar los rugidos de Cristobalón en Lara con los que ensaya Borrás para espectorar esa tragedia en el
Odeón.
288

Peeegeínación.
1
bn momento crepuscular
pensé cantar una canción
en que toda ia esencia mía
se exprimiría por mi voz:
predicaciones de cSan :Pablo
o lamentaciones de ;Job,
de versículos evangélicos
o preceptos de &lt;:Salomón
¡0h 9Jiosl
¿ff{acia qué vago C:ompostela
iba go en peregrinación?
¿C:on C/Jalle-fJnclán g con cSan f/?oque,

NÚM. 7.

�LA PLUMA
adónde íbamos, 6eitor?
¿'JI el perrillo que nos .eguía
no sería, acaso, un león?

LA PLUMA

11

!lbam&lt;M sig,,.iendo una vasta
muchedumbre de todos los
puntos del mundo, que llegaba
a la gran peregrinación.
&amp;ra una noche negra, negra,
porque se había muerto el clol.
fNos entendíamos con gestos
porque se había muerto la voz.
$.einaba en todo una espantosa
y profunda desolación.
¡t)h !Dios!

¿'Y adónde íbamos aquellos
de aquella larga procesión
donde no se hablaba ni oía
ni se sentía la impresión
de estar en la vida carnal
y si en el reinado del/ ay I
y en la perpetuidad del ¡oh/
¡tJh, ;i)iosl

290

.Cas torres de ia catedral
aparecieron. .Cas divinas
horas de la mañana pura,
las sedas de la madrugada
st1ludaron nuestra llegada
con campanas y golondrinas.
¡tJh, !Dios/
;Jamás hablamos visto
envuelto en oro y albor,
emperador de aire y de mar,
sino aquel '8eñor ;Jesucristo
sobre la custodia del '8ol,
/oh, !Dios/,
para te querer y te amar.
C:Visión fué de los peregrinos,
mas brotaron todas las flores
en roca dura o campo magro,
y por los prodigios divinos,
tuvimos pájaros cantores
cantando el verso del milagro.
:Por la calle de los difuntos
vi a Wietzsche l/ :JCeine en sangre tintos,·

�J

LA PLUMA
parecía que estaban juntos
¡e iban por caminos distintosi

•••
.Ca ruta tenía su fin.

'JI dividimos un pan duro
en el rincón de un quicio obscuro,
con el fMarqués de $radomm.

LA PLUMA

t;l perfume que nace de tu sustancia propia
unge los palpitantes senos de la floresta,
!J la estación que ríe bajo su luz de fiesta
hace tus gracias suyas y tus sonrisas copia.
!Pues al paso de 9lora la 'Gierra se conmueoe
y con formas de oro, de púrpura, de nieve,
de azul, la maravilla de su misterio expresa;

así, llena de música, la selva melancólica,
traduce por el canto de la flauta bucólica
lo que arde, lo que aspira, lo que ama y lo que besa.
fMaravilloso champiñón decorativo
que floreciste tantas funciones sanguinarias
en las luchas carlistas, y que por ser tan varias
tus formas, te conviertes en tiara del esquivo;

RUBBNDAIUO

hacia adelante, o hacia atrás, casco, aureola,
ya redondez de hongo, o arista de peñasco,
9ll ponerte en mi testa, me siento un poco vasco,
ya f!parraguirre, o bien 'llnamuno, o .Coyola.

floca.
9l tus pies 'Griptolemo, déa, su cornucopia
vierte, mientras tus manos alzan sobre la testa
encrespada de oro la simbólica cesta
en donde el f!ris mágico sus riquezas acopia.

293

�edad de oeo

LA PLUMA

(Jiiatoñetas de niños de toda, clase. y pa~a)

dijo el castellanito: cPor el duro, voy a traerle al señor cinco grillos
de lolii buenos... »

(1913=1920)

2

GuadaHama

Clib•o inédito)

(Madrid)

el geiUo ,~al

•Qtt
'

1

(Madriá)

angustia el grill? aq~~I de aqu~ljunio raro-junio cóncavo
Y profundo-, alh encuna de ffi1 ventana abierta, tan dentro
de mi soledad, como un cascabelón en el mismo centro ir:iterior de mi oído! Mi sueño era un infiriito de pesadilla y sobresalto:
era todo el cielo negro de verano, hecho monótono goterón sonoro
Y pesado, de estrella de plomo y eternidad de sombra; el mar inmenso de betún nubiano, condensado en una breve ola terrible y ahogante, que, en cada rítmico golpe, me atragantaba; era el mundo en
concentración, que descansaba sobre mis sesos auditivos, preso yo
por la cabeza-¡qué tirones!-de él.
_ ... Por fin, no pude más; y le dije al niño del portero, dueño del
grillo real, que si me lo quería vender; que le daría un duro o dos
.
o cmco,
lo que él quisiera; con la idea de llevarme el acerado 'anima-'
lito oscuro al Retiro y hÓspedarlo entre la yerba más distante.
El ch~quillo abrió unos ojazos enormes, asombrados, que a mí
me parecieron dos grillotes melancólicos, de honda música triste,
creyendo yo que se le convertían en pena, con mi pregunta.
¡No, gracias al dios del silencio, existente, parapií, aquel día! Me
29•

torrecilla de la Prosperidad, mísera, y los pardos chopucos invernales del Canalillo, se cortan hoy sobre un cielo sucio, vagamente estriado de verdes, telón acuoso del Guadarrama.
Marylin, de pronto, ha arrastrado a Walusia a una ventana, y,
encaramándola un momento, le ha dicho: «Walusia, mira, hoy no
hay Sierra. Se la han llevado esta noche los ladrones.»
W alusia alza sus vivos ojitos negros a los míos, abre sus braci. llos gordos, encolchonados de triples mangas que se le han subido,
sofocándola, y al fin se echa sobre mí, llorando desconsolada, como
si sucediese una cosa horrible: «¡Hoy no hay Sierra, Juan Ramón;
hoy no hay Sierra!»
3
el desmonte
(Madrid)

L

I

A

niño está sentado-¿desde cuándo?-en la húmeda arena dura,
esperando no sé a quién que lo ha dejado allí sin valimiento¿esa mujer del mantón blanco a cuadros marrones, oculta casi en el
desmonte, con un guardia civil?-. En la esplanada sucia, como la
mujer y el guardia no están, están solo el niño chico y la tuna· grande, que nace opaca y friolenta-octubre-, deslumbrada del crepúsculo, tras la torre de la Guindalera.
Un momento, el niño, en la volubilidad de su mirar, ve la lunaluna, tunera, cascabelera-, y, echando la cabeza atrás, le tiende
L

E

2 9S

�LA PLUMA

LA PLUMA
cuanto puede sus bracitos. Luego, el cansancio se le une &amp;I olvido·
Y mira un bichillo que pasa, se queda oyendo una corneta desento~
~acta que raja tristonamente el ocaso de dramáticas fajas, o se entretiene en recorrer con su dedo el charquito que, como un filtro sin
llave, acaba de dejar bajo sí.
...Llora un_ poco, pero también se olvida y se cansa del llanto; y
otra vez, perdidos los ojos arriba, le tiende sus bracitos, en un peq~eño esf~erzo inmenso y desesperado, a la luna, que va ennochec1endo, brillante ya y definida, toda la alta soledad.
. 4

(Madrid)
s invierno, y está siempre con su mantoncillo de pico, cuarta
parte, cortado, de uno de mujer, tapándose con él la boca. Graciosísima, la niña. Su cabecilla redonda, peinada lisa-cierto esmero
¿de quién?-, y su tieso rabito trenzado con una cinta blanca al fin
me recuerdan la luna llena con una estrella cerca-que a su vez me'
recuerdan un barrilete nocturno, con un farol en la punta de la cola
=¡qué misterios, cuando pequeños!Ya me conoce, y sus ojitos nuevos y alegremente tristes me ven
venir, y me sonríen, desde todos los lejos de estas calles. Yo, en vez
de darle el dinero que ~a al bolsillo colilloso del hombre borrado de
la esquina, la llevo a una panadería o a una confitería y le compro
algo que le guste; y ella se viene conmigo paseando y contándome
cosas, hastaJtue se come del todo lo que sea.
Creo que se siente defendida por mí. Sin duda, se figura, confusamente, que su padre de la esquina es hombre de no sabe qué grandes derechos-El Tío de la Lista, Ravachol, El Destripador de mu296-

5
la matiposa
(Madrid)
la asturiana polaquita, buscando, como siempre-los ojos
verdes saltados contra el suelo, ávidas las cargadas manitas
· rojas, sorbiendo distraída su nariz-, buscando por la tierra cristalitos,
bichillos, palitroques, ¿qué?, se ha encontrado una mariposa blanca
medio muerta, al pie de un chopo. La ha cojido, limpiándose las ma- ·
nos en el delantal, con la inocencia de una delicadeza virjen que
«quiere ser&gt; delicada, y, corriendo, la ha puesto sobre una gran marARYLfN,

la mendiguiUa

E

jeres, La Mano negra, El Verdugo, alguien trájico y estraño, destacado en entrevistos crepúsculos matutinos y vespertinos de telarañosos suburbios bajos, con desnudeces y tizonadas; de lo que ella ha
oído aquí y allá, y no une ni entiende-; y si le anda cerca, la
niña me dice, disimulando contra mi abrigo: «Señorito, tenga usté
mucho cuidao, que está ahí mi pare, y no quiere que yo coma dulses.&gt;

M

garita:
«Ahí. Para que se muera a gusto.&gt;
Las manos a la espalda, nerviosamente entrecojidas por los dedos, sacando la barriguilla, caída la cabeza, ha buscado con sus ojos
marinos mis ojos, segura, sin pensarlo, de haber hecho una cosa
grande, merecedora de mí.
Un momento después, olvidados los dos, un punto, de la mariposa, 1a mariposa no estaba ya en la margarita. ¿Se la había comido
un pájaro? ¿Había revivido al impulso de la flor movida por la brisa? ¿Se la llevó el aire a la corriente próxima? ¿O se había evaporado
sencillamente, como de rocío, en una asunción milagrosa, desde el
alma de la flor, por el cielo radiante del entretiempo?

�LA PLUMA
Marylín, cuya sombra alargaba por el cerro el sol bajo-campo
.agriverde, con cerca agrirroja de ladrillo-, me miraba sorprendida,.
diciéndome con las manos inquietas lo que no podía ni sabía decirme con la boca. Su esplicación era más cierta por no ser nada, y►
por no ser nada, la convencía y me convencía.

Caegos
I

y6

el

fNo tienes perdón.

«perlodi&amp;ta&gt;

(Madrid)
que, con la noche de la calle mal alumbrada, apeEs nastan semenudo
ve. Le sale a uno de cualquier parte, de uno mismo casi,.
y me clava en el brazo un periódico que a él lo tapa.
Grita entonado, el papel ya bajo el brazo, las manos eri los hondos bolsillos de su chaquetón de otro: «¡La Corres, con la muerte deGallitooo!»
«¡Chiiico!», le riñe la hermana, algo mayor que él, abriendo la.
ventanilla de su casita encendida y abrigada del puesto; «¡que eso
no eees, que eso era hace cuatro dilias!»
Él se va derechito y empinado a ella, y: «¡Tú! ¡que hace cuatro
día; pero si lo sé, si es pa vendé, boba!»
Da media vuelta, y con un lastimoso contoneo torero militar de
sus poquedades y miserias, mirándose la sombra que le saca una farola de gas-verdelimón en la maraña cobriza de un arbolucho aún
seco, que hospeda a la media luna-, se dice, oyéndose él sólo
«¡Soy má chulo yo!»

JUAN RAMÓN JIMBNBZ

{;l 9l,rcángel de la balanza,
considera menguado al hombre
que la ocasión desampara.
'Yo no sé qué mosca de oro
/ascinó tu alerta mirada;
go no sé por qué te dormiste
cuando la ocasión alboraba.
'Yo no sé como no sintieron
tus manos-proas de esperanzael encontronazo divino
que hace posibles las hazañas.
l;n el CValle de ;fosa/at,
el 9l,rcángel-la acción sagradate rechazará por inválido
con un ademán de su espada.

-

�L A PL U MA

. .. ...
V

[Pues el momento vino a ti
con todo lo que tú soñaras,
y lo deiaste patinar
y hündirse dé nüevó -en·¡a nada.

:for 9lmistad quiero deci.r descanso,
acog~dor albergue, hospedería,
burladero interino de la lucha.
Cualquier otro concepto me fastidia.

II
VI

6n el trance resbaladizo

'Vas derramando tu vida
en un sinsentido ameno,
como las nubes
por el cielo.
'Y después vendrán las llantinas,
el remordimiento cruel;
nube cargada
quiere llover.

pude ver que tu mano era
de yeso {río.
9l mi vacilación angustiosa,
que duró minutos o siglos,
tu mano, en vez de acudir,
quedó plegada a tu egoísmo.
¡!Descuida! 'Ya no se ·tocan
nuestras manos ni en el infinito.

J. MORBNO VILLA

III

¿'Y para qué la petulancia,
cuando sabes que yo te admiro
sin !cáscára?
IV

Cepos pusiste en mi senda nocturna;
yo los colmé de flores y agua pura.

.

'

�LA PLUMA

el

vte,o
Cuento teat,a(.

E

el Sabina!, pueblo del interior, distante muchas leguas de la costa,
tienen los hermanos Isidro y Matías Sosa una 'tienda en la que se
vende de todo, comestible_s, bebidas, telas, quincalla, granos... Los
•negocios no andan bien. En peor situación que su hermano está Matlas,
el cual, cargado de hijos y de deudas, vive en un pago cercano al pueblo.
En éste, en la plaza única y en la misma casa en que se halla la tien•&lt;la, vive Isidro con su suegro el señor Alejo, su mujer CarÍnita y su
hija Lola.
N

• ••

Habitación baja de la casa de Isidro. En el fondo un alto paredón, en
·el cual se abre a la derecha la ancha puerta que da a la plaza y a la iz. quierda una ventana.
A poca distancia de la puerta y en sentido perpendicular a la pared
•del fondo, se encuentra el mostrador, ancho y tosco, que divide la escena
en dos partes desiguales; a la derecha, el espacio destinado al público que
entra a comprar, y a la izquierda, otro espacio, convertido en almacén y
atestado de fardos, cajas, toneles... En los rincones, montones de maíz,
trigo, habas ... A la izquierda, las habitadones de la familia. En el primer .
piso viven Isidro, su mujer y su hija.
Hay en ese piso una galería exterior, de la que parte una escalera angosta, por la que se baja a la tienda. En una habitación del piso bajo
,duerme el Sr. Alejo.
-302

*•*

Es el dla del Patrono del pueblo, en pleno invierno. A las seis de la
mailana es aún noche cerrada.
Las campanadas lentas del alba y, poco después,el golpear de los cascos de varias caballerlas en el empedrado de la plaza.
.
•. d d
Fuertes porrazos en la portada. Una voz ronca y enérgica gnta es e
afuera:
-¡Isidro!
(Los cristales de las ventanas ~ue ~ao a la galerla se iluminan. Una voz aguda de muJer gnta:)
- ¿Quién es?
MATÍAS.
¡Pazl ¿Eres tú, hermana Carmen?
CARMEN.
Ya voy, hermano Mattas.
MATÍAS.
¿Qué hace Isidro!
.
CARMEN.
Ya va. Se está acabando de vesttr •
.
¡Cuerno con el gaodull Bajen pronto a abnr, que hace un
MATÍAS.
frío de todos los demonios.
CARMEN.
1Volando, hermano Matíasl
.
l en
(Al cabo de un rato aparece en la galería Isidro, faro
mano. Grita desde arriba, mirando a la plaza por una
ventana:)
¿Hermano Matías?
MATÍAS •
1Presentel
ISIDRO.
¿Cómo te ha ido?
d
Ya te lo diré, hombre. Baja de una vez y abre esa con eMATÍAS.

ISIDRO.
MATÍAS.
ISIDRO.
MATiAS.
ISIDRO.
MATfAS.

nada puerta.
. d ¡
tó )
(Isidro baja; quita los barrotes y cerrojos e por o.
1Bueoas y santas nos dé Dios, hermano Matlasl
Buenos, hermano Isidro.
¿Qué tal te ha ido!
Regular.
.
¿A qué hora saliste de la ciudad?
subir
Daban las Animas cuando las bestias empezaban a
303

�LA PLUMA

ISIDRO.
MATÍA.S.

MATÍAS.

ISIDRO.
MATÍAS.

ISIDRO.
MATfAS.

la cuesta de San Nicolás. El condenado maltés no pudo
d~spacharme antes, porque la quincalla la tenía aún sobre.
el muelle.
¿Traes los percales, los mantones, la loza, los calderos?
De todo viene un poco. Empecemos ¡,or el encomienzo (al
arriero). Ea, señor Suárez, a descargar. Y abra mucho el
ojo, 110 me rompa nada, si no quiere que yo le rompa a
usted una pata. Encomience por la yegua. Tú, enciende
de una vez la farola. Me·da rabia de tropezar con tanto
chisme, que no vale dos pesetas.
(Isidro enciende la farola, que cuelga de una viga, encima
del mostrador; el arriero entra y sale.)
Pues, como te iba diciendo, salimos de la ciudad a las
ocho de la noche, y como ahora son las seis de la mañana,
más o menos, resulta que me traigo en los huesos mis
diez horas de caminata. Suerte que la noche estaba clarísima, con mucha estrella. U nicamente en el paso de La
Plata tuvimos algo que sentir... Cuidado, señor Suárez,
atienda: ese bulto ~n el rincón... Bien... Se presentó neblina, y como había llovido la tarde de antes, resbalaba el
piso como si lo hubieran fregado con jabón. Por cierto
que estuve a dos dedos de ir a tomar la mañana al otro
barrio, como el otro que dice.
¡Jesús! ¿Cómo fué eso, hermano Matfas?
Pues si; en lo más amargo de la cuesta, resbaló la yegua
que yo llevaba de cabestro, y por un milagro no fuimos a
juntar nuestros huesos, los míos tan aperreados como los
de ella, en el fondo del barranco.
¡Perra vida!
y todo por cuatro cuartos, jinojo; por salir del apuro de
hoy pa entrar en el de (mañana. ¡Ay, hermano Isidro! Si
tú me hubieras hecho caso, a estas horas estaríamos en

LA PLUMA

ISIDRO.
MATiAS.

ISIDRO.
MATÍAS.
ISIDRO.
MATÍAS.

ISIDRO.

MATÍAS.

ISIDRO.
MATfAS.

Cuba o en Buenos Aires, a paleando los pesos, en vez de
arrastrar esta miserable vida de ratones, entre sustos y
amarguras.
Escucha ... ¿Y el pagaré?
Por ese lado, menos mal. Tenemos ocho días por delante.
No pude conseguir más del condenado Procurador. Si a
los ocho días no le pagamos por lo menos dos años de
intereses, vendrá la ejecución, el embargo... La curia se
comerá la tienda, y esta casa que fué de nuestros viejos.
1Y nos dejarán en la calle, a pedir una limosna, hermano
Matfasl
No seas gallina, hermano Isidro. Aún nos quedan algunas
cartas que jugar. Por lo pronto, el día de hoy es nuestro.
¡Hombre! ¿El día de hoy...?
El día de hoy es nuestro, este día de la fiesta del Señor
San Sebastián, Patrono de la Villa del Sabina!. Verás
cómo en la venta de hoy sacaremos para pagar los intereses y aun algo del príncipal al maldecido Carranza.
Eso estarla bien, si no fuera la competencia, como el
otro que dice. Pero no cuentas con Santiago el Largo, con
ese infernal jorobeta, que ayer tarde publicaba por todo
el pueblo una rebaja del veinte por ciento sobre los artículos de quincalla, esos mismos que has traído de la ciu•
dad, exponiendo tu pelleja.
¿El jorobeta? Dale memorias. Ese no abrirá su tienda en
todo el día. Si quiere jeringarnos, tendrá que esperar a la
feria del año que viene.
¿Qué me dice, hermano Matias?
Hermano Isidro: pongo en su conocimiento, que en la
asomada de los Pájaros, alli donde la vereda hace una
vuelta, ¿sabes?, casi a la vista de Aregayeda, en el tramo
más angosto y más peinado-que· da frío de mirar pa
305

�LA PLUMA

LA PLUMA

ISIDRO.
MATIAS.

ISIDRO.
MATIAS.

lsIDRO,

MAl'IAS.

lsIDRO.

MATIAS.

lsrnRo.
MATÍAS.

ISIDRO.
MATIA.S.

306

bajo-, hay ahora cerrando el paso, un peñasco más gordo y más pesado que la Catedral.
¡Jesús, hermano Matiasl
Yo mismo lo puse alli, cen estas manos cQmO tenazas que
heredé del viejo Matías Sosa. ¿Qué te habías figurado? Yo
mismo lo arranqué de la ladera y lo arrastré volteando
hasta el camino, arriesgando esta perra vida que no vale
cuatro cuartos.
Resulta, pues...
Resulta que el pas:&gt; de la Plata está cerrado. Los arrieros de· Santiago el Largo tendrán que dar la vuelta grande
por Verdejuelos. No llegarán al Sabina! antes de las dos
de la tarde. Somos los dueños del mercado, co~o el otro
que dice. Venderemos al precio que nos dé la gana. Hun·
diremos al jorobeta.
Y •.• ¿no habremos gravado nuestra conciencia, hermano
Matías?
(Ríe.)
Acuérdate de lo que padre nos decía: ¡Antes que nada,
muchachos, a portarse bien!
¡Portarse bien! Eso lo pudo decir el viejo, que tuvo siem·
pre una suerte loca en sus compras y en su labranza; pero
nosotros, pobres diablos, arruinados, sin una perra, en la
última encavadura, ¿qué otro remedio nos queda sino robar como todo el mundo?
¡Qué cosas tienes, hermano Matías!
Sí, como todo el mundo. No me vuelvo atrás.
(Tentado de risa, querieftdo contenerla.) Es gracioso, muy
gracioso. Conque todos ladrones, ¿hi?
El robo, hermano Isidro, es tan natural como la respiración. Robamos sin sentirlo, sin darnos cuenta. La vida es

ISIDRO.
MATÍAS.

ISIDRO.

un paseo con las manos metidas en los bolsillos de los
demás.
Yo robo, tú robas, ¡¡hi, hi!!
Aquél roba. Todos robamos.
¡¡¡Hi, hi, hil!!

* **
LOLA.

ISIDRO.
MATÍAS.
LOLA.
MATÍAS.

Lou..
MATÍAS.

SUÁREZ.

MATiAS.

ISIDRO.

(Bajan_do la escalera con la tacita de café para el ab el )
No gnten, no griten, que va-i a despertar a papá
PD~dre, écheme la bendición. Buenos y santos tío Mat~~:·
1Os te haga una santa.
'
·
¿(onq~e al señor Alejo le llevan el café a la cama?
También se lo llevarán a usted cuando te
h
años cc,mo él.
nga oc enta

l1 ~-

Lo dudo. Primero, porque no llegaré a ellos y segundo
p?rque, aunque llegare, me figuro que no habrá hijo n:
met~ que me alcance una taza de sustancia.
No diga eso, tío Matías. Un padre es un padre.
(Incomodado con el arriero.) 1Señor Suárez, señor de la
p_achorra, guárdese ese pasito moderado para l
s1ón
. aa bpr_oce. ddel Santísimo Corpus! 1Vivo • vivo! Q mero
nr la
tlen a al ?olpe de las siete, desde que empiecen a repicar.
Don Matias, más no puedo hacer, créame. Me esto cayendo de pura debilidad ...; atiénteme las manos /verá
que las tengo como el yelo...
.
Hable cl~ro, señor mio. Necesita combustible, ¿verdad?
A_ ~er, Isidro, saca el ron; pero no el bautizado, no· el leg1hmo de Jamaica.
'
(Beben. Grito agudísimo y ruido de loza que cae y se rompe en el cuarto del abuelo.)
¡Misericordia! ¿Qué es eso?

�LA PLUMA
LA PLUMA
Condenada chiquilla, &lt;QUé te pasa?
(Bajando
la escalera, como una loca.) ¡Madre a moro.sal
CARMEN.
¡Mi niña! ¿Qué tiene mi niña?
(Saliendo del cuarto, despavorida.) ¡El abuelol
Lou.
¡Ay,
mi padrito de mi alma!
CARMEN,
¡Espere.
madre; no entre ahora, por Dios! ¡Espere!
Lou.
¡Confesión,
confe1ión!
.
ÚRMEN,
¡Callen,
condenadas
mujeres,
ordinarias,
gritonas!
Ba10,
MATÍAS.
muy bajo, que va a enterarse la vecindad. Ven acá, Lola,
¿qué pasa?
Entré ... a llevarle el café al abuelo ... Todo estaba oscuro ...
Lou.
Le llamo ... No me contesta •.. Me figuré que estaba dormido... Le tiro por una mano ... ¡Ay, que la tenía yelada
como el granizo.. .! ¡Ay, que está muertito, créame, señor
padre; créame, señora madre!
¡Muerto sin confesión!
.
¡Quietos todos! Nadie resuelle... Vista hace fe ... Yo les
MATÍAS.
diré a ustedes lo que pasa... Mucho silencie... (Enciende
una cerilla y entra en el cuarto del abuelo. Si~encio m~droso. Al cabo de un instante sale. Las dos mu1eres e Isidro le rodean, ansiosos.)
KUJER'lS B Isrn. ¿Qué hay? ¿Qué ha pasado? ¿Qué tiene el v~ejo?
Bajito, caramba, bajito. Pues ... nada ... no tiene compostuMA'IiAS.
ra ... Se fué con Dios.
(Llorando a gritos.) ¡Ay mi padrito! ¡¡Ay mi abuelito de
ARM.
Y
Lo
LA.
C
mi alma y de mi corazón!!
.
¡Silencio, escandalosas, ordinarias, mal criadas...! :'a1s. a
MATfAS.
despertar a toda la vecindad. (Brutalmente.) ¡S1lenc10,
IstoRO.

rayol
Matías habla bien. Más que lagrimas y suspiros, aprovechará al difunto un padre nuestro por el ánima •
Eso es. Rica idea. Vayan, vayan mis niñas a rezar un pa-

•

SUÁREl •

M.lTIAS.

SuAREZ.

MAT!AS.
ISIDRO.

MATIAS.
ISIDRO.

MATlAS.

drenuestro por el ánima... Adentro, no tengáis miedo. Yo
dejé encendida la vela... Adentro, adentro. (Entran las
dos mujeres en el cuarto del abuelo.)
(Muy atento.) Yo, por servirles, podrla ir por el cura.
Usted ajunta las caballerías y se marcha volando pa la
cuadra, ¿sabe? Y si yo llego a saber que el señor Suárez
le cuenta a alguna persona, quien quiera que sea, lo que
aqul ha pasado, es a saber, que el tío Alejo ha fallecido,
usted me conoce, señor Suárez, usted conoce a Matías
Sosa, el del Sabina!, pues le juro por la salvación de mi
ánima que donde quiera que le coja le parto el espinazo,
¡Cuidado con eso, señor don Matfas; cuidado con eso!
Usted no me conoce. Por el rigor yo no voy a ninguna
parte. Por el bien, un niño me lleva por delante con una
caña ... Ya sé que usted me lo pide con polltica, con muchísima política. Por eso yo le digo al señor Sosa que
Fortunato Suárez no despegará la boca para mentar al
señor Alejo; y si le preguntan que si ha muerto, dirá que
e.s vivo ... Usted no me conoce, señor don Matías. Por el
rigor, yo .. .
Bueno, hombre, bueno. Andando.
(Sale Suárez.)
¿Has visto qué fatalidad? Es tonterfa empeñarse, desengáñate. No hay más remedio que bajar la cabeza y canfor~
marse con la desgracia.
No me vengas con gallinerías. ¡La desgracia! ¿Qué mayor
desgracia que ser un gandul, sin coraje ni voluntad?
¿Pero qué quieres hacer, hermano !.latías? Con un cadáver dentro de la casa, ¿cómo es posible abrir el establecimiento? Quedarfamos sin dignidad, deshonrados, como
el otro que dice, a los ojos del público.
Entonces, tte conformas con perder el día de hoy, la oca309

�LA PLUMA

ISIDRO.
~ATIAS.

i.SIDRO.
MATIAS.

IsIDRO.

MATIAS.

ISIDRO.
MATIAS.

sión de la feria, la venta segura, el precio que nos dé la
gana, sin competencia?
¡Hay un cadáver dentro de la casa, señor!
¡Y de aquí a ocho días habrá dos, porque cadáveres, cuerpos putrefactos, comidos de cuervos, son los hombres
arruinados, sin una peseta, a quien todo el mundo da con
la punta del piel
Pero hay que cumplir con la sociedad, hermano; hay que
hacer el duelo.
¿y quién te dice que no se haga? Pero se hará a su tiempo; por ejemplo, a las dos de la tarde, cuando hayamos
concluído nuestras operaciones.
Pero el cadáver, hermano Matías. ¿No sabes que la gente
está acostumbr~da a ver todos los días al viejo, sentadito
junto a aquella ventana? Si hoy publicamos que no sale
por estar malo, los vecinos querrán entrar a acompañarle,
a darle un rato de conYersación. Y si entran, hermano
Matías, excuso decirte; si entran y le ven tendido como
un leño en aquella cama y nosotros tan frescos despachando detrás del mostradór, excuso decirte, hermano Matías,
cómo quedaremos. Quedaremos como un trapo, como ...
Asl seria si no vieran al viejo; pero como le verán, hermano Isidro, como le verán sentado allí, junto a la ventana, como todos los días.
¿Qué dices, hermano Matías? ¿En qué piensas, por Dios
vivo?
¿Te has figurado que Matías Sosa, este hermano tuyo que
anoché mismo le ha visto dos veces la cara a la Muerte
en el paso de la Plata, va a retroceder ahora por estúpidas consideraciones a un cuerpo sin vida, a un pedazo de
palo, cuando se trata del pan de sus ocho hijos? Tú no
me conoces. Mírame bien, hermano lsidro. Yo no soy un

.,

ISIDRO.
MATIAS.

l

ISIDRO.
MATIAS.

IsiDRO.

MATIAS,

IslDRO.

MATIAS.

ISIDRO.
MATIAS.

CARMEN.

ISIDRO.

hombre, soy una fiera capaz de derramar la sangre del
prójimo y la mía.
Sosiégate, hermano, no te acalores, no te precipites.
Acabemos de una vez. Dentro de poco saldrá el sol y empezarán los repiques... Ya se siente el rebullicio de la
gente en la plaza. ¡Qué feria vamos a tener! Haremos
doscientos pesos, trescientos quizá, rescataremos el pagaré, nos salvaremos de Carranza y de la Curia. ¡Animo,.
hermano Isidro! Entre los dos cargaremos al viejo y le
pondremos, allí, vuelto de espaldas en aquel sillón.
¡Jesús mío!
Al verle tranquilo, envuelto en su capa, la gente se ·figurará que está dormido.
Las manos me tiemblan, hermano Matías. Las gotas de
sudor me caen de la frente ... ¿Ves? Yo no sirvo para estas cosas.
¡Miserable gallina! ¡Quita! Lo haré yo solo.
No, no, espera, yo te ayudaré. El Señor me perdone ...
Pero escucha ... , ¿y Carmen? ¿Te figuras tú que Carmen
consentirá que le toquen el cuerpo sagrado de su padre?
¿Quién lleva los pantalones, ella o tú?
Pero señor, de todos modos hay que contar con ella,
como principal interesada que es en el cadáver.
Conformes. Pero, ¡vivo, vivo! Mucho tiempo hemos perdido ya.
(Isidro, desde la puerta de la alcoba, llama a su mujer.
Salen madre e hija. Diálogo en voz baja entre Isidro y
Carmen. Protestas y gestos de horror de ella: exclamaciones sofocadas.)
·
(Rompiendo a gritar.) ¡Jesús me valga! ¡Mi padre, los restos sacratísimos de mi padre! ¿Estás en tu juicio?
Espera, mujer, no te sofoques. Si no se trata de perj11di31 1

310

�LA PLUMA

CARMl!N.

MATIAS.
CARMEN.

MATIAS.

ISIDRO.
MATIAS.

ISIDRO.

CARMEN.

MATIAS.

CARMl!N.
MATIAS.

31:?

cario en nada ..• La cuestión e~ tenerle de cuerpo presente, como el otro que dice, un par de horas ... ¿A él qué le
importa? Más bien se alegrará de hacei-nos un favor.
Eso no es cosa tuya. Tú no eres capaz de eso. La ocurrencia debe de ser de tu hermano Matías, que nunca ha
creído en el ánima, ni en la justicia de nuestro Padre celestial.
Sí, señor¡,; la ocurrencia es mía, y como yo lo mando no
hay más remedio que obedecer.
Pues te equivocas. Primero me matan que dejarte manipular el santísimo difunto.
Pero, condenada mujer, ¿no comprendes que ese cuerpo
ya no sirve para nada, que es como un pedrusco, como
un pedazo de palo?
Eso, un pedazo de palo, que ni siente ni padece. Lo mismo que yo te decía, mujer.
¿Prefieres, mujer estúpida, verte arrastrada _por esos sue•
los, echada de esta casa por el granuja de Carranza, que
te rematen hasta la camisa y andar errante por esos campos con un palo y unas alforjas, pidiendo limosma, pasando hambres y vergüenzas?
Espera, hermano Matías. No la sofoques. Ya verás cómo
acaba por comprender la razón.
¿Y el pecado? ¿Tú no cuentas con el pecado grandísimo
que vamos a echar sobre nuestra conciencia?
Ea, bastante tiempo hemos aguantado tus majaderias. Se
me acabó la paciencia. ¡Sus! ¡Largo de aquí!
¡Her¡nano Matías, por caridad divinal
¡Largo de aquil
(Carmen sube lentamente la escalera. La chiquilla la sigue, sollozando. Matías, desde abajo, les impone silencio.)

LA PLUMA
CARM:SK.

LOLILLA.

MATus.:
CARMEN.

Lou.
MATIAS.
CARMEN.

LOLA.
MATIAS.

lsIDRO.

MATU.S.

Ism:ito.
MATIAS.
ISIDRO.
MATIAS.

lsIDRO
MATIAS.

¡Ay, Redentor mío! ¡Ay, Madre amorosa, qué dolor tan
agudo!
¡Hi, hil
¡Cállense, cállense!
¡Ay, qué corona de espinas! ¡Ay, qué hiel y vinagre! ¡Ay,
qué callejón de la Amargura!
¡Hi, hi, hil
¡¡Cállensell
¡Ay mi padre, ay mi padritol ¡Un alma tan buena, tan devota de la Santísima Virgen y del glorioso patriarca San
José!
¡Hi, hi, hil
11Cállensell
(El llanto de las mujeres se aleja. Ya no se oye.)
Ea, ya estamos libres. ¡Jinojo, vaya unos trabajos! ¡Triste
cosa tener que ganar las miserables perras con el sudor
del cuerpo y las amarguras del alma! En fin, ¿qué hemos
de hacer? Vamos, hermano Isidro, a la obra ... ¿Qué es eso?
¿Qué te pasa? Estás temblando...
No lo puedo remediar. El corazón se me encoge cuando
pienso que lo tengo que tocar con mis manos. ¡Ay, hermano Matfas, qué paso tan fuerte!
¿Conque le tienes miedo a los muertos?
No lo puedo remediar.
¡Idiota! ¿Tú crees que los muertos viven?
¿Qué sé yo?
Pues si viven, no están muertos . Entendámonos. Una
cosa u otra. De modo que tú... ¿te quedas en tierra?
(Casi llorando.) No puedo, hermano Matías; no puedo.
los brazos se me parten.
Quita, hombre, quita; da vergüenza... ¡Iré yo sotol No
necesito de til rNo necesitó de nadie!
313

�LA PLUMA

LA PLUMA

MATIAS.

ISIDRO.
MATIAS,
ISIDRO.

MATIAS.

IsIDlilO.
MATIAS.
ISIDRO,
MATIAS.

IsmBo.

MATIAS.
314

(Entra solo en el cuarto del abuelo. Al salir, marcha pe~
sadamente, con la cabeza erguida, jadeante, llevando en
brazos el cadáver, envuelto en una capa.)
¡Vivo, hombre, vivo! ¡Pon el sillón de espaldas a la puerta .. .! Así... ¡Ea, ya está!
(El cadáver queda sentado· en el sillón, de espaldas al
público; sólo se ve la €abeza blanca, apoyada en el respaldo. Matías se deja ca.er sobre un fardo. Respira con
trabajo.)
¿Qué tienes, hc&gt;rmano Matías?
¡Qué he de tener! ¿Te parece poco todo esto?
Tienes razón. Tú eres muy fuerte, pero no eres de hierro. Debes estar rendido. ¿Quieres tumbarte un ratito en
mi cama? ¿Vamos arriba?
¿Dormir yo ahora, cuando va a empezar la batalla? Esta
noche dormiré, si puedo. ¿Sabes lo que me pide el cuerpo? ¡Ron! ¡Venga ron! Echate una copa, que· bien la necesitas. Tienes la misma color que el difunto ... ¡Buen par
de gallinas estamos!
(Beben. Pasa algún tiempo.)
¿Oyes? ¡La señal...!
¿La señal? ¿No serán tus oídos?
No sé; me pareció oír muy claro el golpe del esquilón.
¡Espera, espera un poco .. .!
(Ambos atienden. Golpes débiles, agudos, espaciados de}
esquilón.)
¡Sí, es éll ¡La señal! ¡Ahora la campana...! ¡Benditos repiques,· que alegran y refrescan el alma!
(Los golpes de la campaña, lentos y acompasados al principio, se precipitan luego, se confunden en resonante algarabía. Estallido de cohetes.)
¡Te acabaste al fin, noche de perros, maldecida noche de .

MATIAS.

EL

GENTIO.

MATIAS.

horror y pesadilla! ¡Ya no tengo miedol ¡El padre Sol está
ahí fuera, llamando a la puerta, metiendo por las rendijas-.
monedas de cinco duros! ¡A la obra, hermano Isidro!'
¡Abre el portón de par en par, que entre el padre Sol!
¡Que entre todo el mundo!
(Isidrn abre el portón, Penetra en la tienda, con el sol deL
amanecer, una oleada de gente; hombres que vociferan y
cantan, mujeres que ríen, chiquillos que tocan trompetillas y tambores.)
(Frenético, medio borracho, golpeando con una pesa eL
mostrador.) ¡Adelante, señores míos! ¡Vengan todos a
honrar la casa de Matías Sosa, la primera tienda de la
villa del Sabina!! ¡Aquí encontraréis toda clase de artículos, nacionales y extranjeros, de todas las partes del universo mundo; comestibles y bebidas, lanas y sederías, pañuelos y mantones, quincalla y perfumería! ¡Alto! ¡Esperen un poco! ¡¡La religión siempre por delante!! ¡Caballe-ros, digan todos conmigo: nViva nuestro Patrono San
Sebastián!I
¡¡¡Vivalll
(Isidro se acerca tímidamente al mostrador, protestando
con el gesto contra el escándalo.)
Sí, sí, por D ios; tienes razón; ya no me acordaba ... (Vociferando.) ¡Vean ustedes si en esta familia hay honradez,
si hay ... caridad! ¡¡¡Si hay cristianismolll ¡Mientras loshijos se desloman trabajando, el viejo duerme tranquilamente en ur. sillón!
(Voces en el público, unas que preguntan, otras que con-testan.)
-¿Está dormido?
-Sí, está dormido .
-Dormido ... dormido ... dormido ...

�LA PLUMA
(Las voces, los cantos se atenúan, degeneran en murmullo, que poco a poco se apaga... El silencio se.extiende, se
prolonga indefinidamente...)

Melodías líeicas

..
1

LUIS Y AGUSTlN MlLLARBS

1'

)

Calendat?ío.

jiooiembte.
ffor la /R.eal Orden Otoñal
se declara el frío oficial

la magia del ritmo
!Dama cuarentona
-u hombre de prebendacuándo, el ritmo va
mula canonesa;
cuándo, cabo fino
de ágil hacanea
-trote menudo
y corta crencha.
&lt;:Jh !Dios, que el milagro del ritmo ya esdivertida invención de veras.
'Y ley del vivir. 'Y del triunfar.
!Porque es, entre todas, saber la senda.
'Y entre las mil lucecitas del cielo,
formar la nuestra.

y la poesía sentimental.

C:aen las hojas y los nidos,
los árboles se han declarado
en huelga de brazos caídos.
fllnimas, campaneo tétrico;
las golondrinas se marcharon
(caducaba su kilométrico).

'Y cuando anda el vivir en trastorno
y está como a golpe de ruleta,
saber ponerse en el color
en que la 9ortuna parará su rueda.

C/;odos hablamos del Ocaso
de que la vida es un fracaso

y referimos nuestro caso.

Dicta Ca (foa

F. VlGHl .
...-s 16

1

'Verso mío, has de tener
la alegría triun/al de 9Jeethoven;

�LA PLUMA

y ha de ser, tu canción,

ebrio trovar de ruiseñores.
61 maestro del ritmo que riges,
f ué el riachuelo, sierpe saltarina,
bajo la ventana de la alcoba
en que, infante, ensoñabas tu vida.

'Y f ué tu maestro la senda

,l

Apuntes
paea una qeogcafía musical
de eucopa.=1920.
&lt;-.&gt;)

por las brañas y los lentiscos,
en que ibas, ausente y poseso,
hilando el copo de estos linos.

'Y la golondrina que chiaba eufórica,
divirtiéndose en saltos mortales,
cuando rosa y o,o· venía el alba,
cuando oro y rosa se iba la tarde.

'Y la fina aguja del chopo
-lama, buril y estiloque dibujaba por las estrellas
sobre el cielo sus Jeroglíficos.

***
-'Y habéis de tener, mis versos, la honda
fluidez del canto gregoriano:
que a la carreta cargada de mies
no le va el ritmo del tren rápido.
LUIS G. BILBAO

in
líAllA
razones de tiempo, las que establecen el aspecto del mapa
en las geografías artísticas! Madre de todos, Italia hubiera comenzado, en otro siglo, una serie de papeletas!análoga a esta. Hoy, va
exactamente detrás de Francia y de Rusia. Y con fruto esto, aunque esté
todavía un poco verde y áspero al mordi9Co, mientras que lo parvo de su
cultivo alemán apenas produjo una cosecha débil, incolora y blanducha.
Saludemos el desfile de los buenos esplritus que prepararon el terre•
no-Sgambati, Martucci, Alfano-; pero no hacemos aquí historia retrospectiva. Para combatir la degenerada actitud de dentro de casa, llamaron
a las virtudes del vecino, que, al trasplantarlas, se llenan de veneno. Se
cegaron voluntariamente al luminoso camino del estilo-la intensa esencia de su raza-, tuvieron veleidades germánicas, que pasaron en seguida,
y las cuales esgrimían como arma contra los que derrochaban en malos
pasos la rica herencia tradicional y, en resumen, hubo un espacio temporal de incertidumbre, de decaimiento y de desorientación, hasta que llega•
ron los ecos de las músicas de Rusia y de Francia.
Júbilo general y rebato de corazones a voleo. Cada cual agarró un
trozo de la túnica salvadora, y armaron la más jovial algarada. La Italia
musical de nuestros días es el árbol lleno de pájaros, en el que cada uno
-canta su propia alegría por haber encontrado lo «nuevo&gt;.
Diferencia en esto de España, de casi todos los países musicales, en
ROFUNDAS

P

319

�LA PLUMA
LA PLUMA
general; mientras que el periodo tr~nsit_orio, ~l que media ~ntre el w3:gnerismo hasta el despertar de la conciencia nacional, es sensiblemente igual
al seguido en España. El wagnerismo no empapó del mismo modo a Inglaterra, que seguía con sus adoraciones mendelssohnbrahmistas; a nosotros, si; pero despertamos al mundo nuevo con menos alegría que los
italianos, que se recobran como después de un mal sueño disipado.
Unos países son, esencialmente, sinfónicos, aun cuando miren hacia el
teatro. Otros, como Italia, son, sustantivamente teatrales, aun pensando
en hacer música de cconcierto&gt;. Las primeras impresiones del arte ruso.
sirvieron en Italia para colorear, con algún matiz de novedad, a la
música de escenario. El realismo de Mussorgski producía una impresión
grave entre los pocos que lo conocían, los cuales lo ocultaban con un cuidado que parecería gracioso si no fuese ignorante; este afán de ocultar
ocurrió también entre nosotros.
Entendido a medias, el realismo del autor de cBoris&gt; conducía al
verz'smo. Contra él-esto es, contra lo exótico en el arte teatral italianose alzaron los músicos de la estirpe nueva, porque, además, ese teatralismo sensacional condensaba todos los vicios de la decadencia italiana, mal
encubiertos por un traje que preteudía estar a la mod~, y porque por ~ntre ellos no circulaba más que una sangre corrompida y un propósito
de engañar al incauto con sw espantajos sentimentales.
En este sentido, el &lt;verismo&gt; es_ un 3:traco estético al público d~ ~?ntos· del mismo modo que el sensacionahsmo de Strauss lo es al pubuco
de Íistos. Arte de pícaros, en una palabra; aquél, con la ~anzúa de la. melodía en lo blanco de los ojos; este otro, por sus momgotes grand1filosofista s.
.
En un ambiente tal, con las emanaciones mefiticas del pantano vensta
y las de la cloaca-máxima straussiana, se comprende que la pureza de
intenciones del simbolismo francés o la fresca sangre sonora de los rusos
apareciesen como efluvios de un paraíso encantado.
Algunos de los- primeros ':11ús~cos ~el crin~vamento&gt; hablan incluso
estudiado en Alemania, y sentido Juveniles veleidades ~or Bru~kner y p~r
Mahler; pero Francia, con su ~orizon~e claro a lo Puv1s, les htzo sacudir
las sandalias y acogerse al s~ave ambiente del te~plo nuevo. Luego, la
irrupción de Strawinsky les tnfl.amó con un neofit1smo ~•~no de generoso
entusiasmo. Alguno de los nuevos proclamó que la mus1ca empezaba el
día del estreno de Le sacre du Printemps.
.
.
Nunca se vió un trompeteo más entusiasta, llamada al cammo recién
abierto. Y con·el desprecio de los operistas y el asombro de los demás,
320

un g~po de ardit{ comenzó a trabajar en Italia, apenas sospechados de
los mismos que los habían hecho nacer, y apenas sostenidos por la fe ni
el aliento de nadie.
Hoy mismo, de~~ués de Pizzetti, de Casella, de Malipiero, de Castelnuovo, de Tomassiru, el cuerpo general de opinión en Alemania O ea
Francia, en Inglaterra o en España o aun en la misma Italia no cree de
un modo convencido en la autenticidad de la joven música italiana. Veremos despu~s que esto mismo ocurre respecto de los nuevos compositores germán~cos. A lo qu_e _menos se acostumbra el público es a que un
pueblo cambie en su tradición o la haga evolucionar. Parecería tan raro
hace unos pocos añ?s qu~~er convencer de que Francia, por ejemplo, no
era sólo Gounod-Saiot-Saens-Massenet, y Alemania no Beethoven-Schumann-Wagner, como que Italia no era tampoco Bellini-Verdi-Puccini. y
otro tanto al afirmar que habla una floración musical tan nueva como rica
en ese país, o en Inglaterra o en Espafta.
Nada menos pertinente que hablar de &lt;escuelas&gt; en esas tierras asi
como tampoco en la nueva Alemania. Entre los jóvenes italianos ap~nas
ha)'. otros rasgos co~~nes que los del temperamento o los que dan la seme1anza de las cond1c10nes que los han lanzado a la lid. Hay un cgrupo&gt;
-la escasa docen~ de n~mbres que todos los días repetimos (1)-, pero
no otra cosa. La diferencia de temperamentos, de intenciones, de sensi•
bilidad y aun de procedimientvs (dentro de la generalidad de lineas que
su genealogía les da), es mayor que la semejanza de sus rasgos comunes.
J?efinense éstos como sensuali~ad palpitant~ y ~lerta; viveza de imaginación, de concepto, de percepción y de reahzac1ón; agudeza de intuición
y claridad sintética, un amor por la expresividad de la disonancia y una
limpieza de línea con una acentuación sui glnerls en el modelado, que es
tradición permanente en el arte italiano. Una cosa son todos: italianos
hasta la médula; brotes de un árbol tradicional, cuyas ralees se extienden
~n lo má~ hondo de l_a historia, con sus ventajas consiguientes y con sus
mconvementes también; un arte todo en el aire y en el rayo de sol· un
arte_ todo en el brillo de ojos y en el cascabeleo del oído. Pero ¡qué gran
motivo éste! ¡Qué verdadero su impulso a la creación! Lejos de las inconfesables gestaciones del verismo y de la ciénaga sensaciomi.lista.
Esos músicos italianos son e puros&gt;. He aquí su principal valor. Lo
que les mueve no es la baja palpitación grosera de los post-románticos
sinfónicos u operistas.
'
(1) Véase la nota bibliográfica sobre el libro de G. M. Gatti en este número.
321

�LA PLUMA

lo

Y, por
menos, hoy es esa condición su más alta ventaja. Su obra
no puede aspirar a otros cumplidos mas que por lo limpio y bello de sus
orlgencs. Ahora que, para ser obra verdaderamente, le falta aún mucho
camino. No dudo yo de la vitalidad de la tendencia; por eso creo que la
obra vendrá. Hoy estamos todavia en los propileos. Algunos, Casella,
Malipiero, parecen ser las primeras concreciones estelares de la nebulosa. Pero todo en ella es movimiento y evolución material. Es tan fina la
sensibilidad de un Mario Castelnuovo, tan !frico el dramatismo de Pizzetti, Malipiero está tan deslumbrado por la iridiscente palpitación de la
disonancia, Casella tiene un temple tan fuerte y tán noble; todos ellos,
Davico, Santóliquido, Victorio Gui, Perrachio, Alaleona, Balilla-Pratella,
tienen tan rica vena y tan aguda vibracióR, que la obra no se hará esperar. Sin duda se está ya formando. Mucho de lo ya hecho integrará ese
corpus total necesario. Hoja3 tiernas, de su abundancia nacerá la opulencia del bosque nuevo.
.
Hasta entonces contentémonos con el jardín.

ADOLFO SALAZAR

t
l

t

La co.s tu m bce

E

ec~ _de socieda.d ~ue pregonaba el regreso y consiguiente instalac1on de los senores de Serrano en su hotel del banio de Argüelles, había suscitado de nuevo la maledicencia madrileña en torno a las segundas nupcias del joven ez ministro conservador:
-¡Casarse sin guardar luto siquiera a la otra pobrel
-¡Tirar así una carrera política por la ventanal Porque esas cosas se pagan, ¡vaya si se paganl
-¡Darle madrastra a la niña!
-¡ Y qué madrastra!
-¡Si los hombres de talento hacen a lo mejor cada cosa! ¿Qué
necesidad tenía de casarse con ella?
-¡Pchs! ¡Vaya usted a saber! Quizá todo sea cuestión de costumbre.
Tal vez no estuviera muy lejos de lo cierto el caracterizado senador que tan experimentada opinión aducía.
Viudo de aquel modelo de esposas
L

«cristiana, amable, cariñosa y seria•
322

323

�LA PLUMA

LA PLUMA

que, como el cantor de estas rancias virtudes, era del campo de Salamanca, donde poseía pingües heredades, César Serrano, apenas
transcurrido el novenario, volvió a sentir la comezón de tomar
estado.
En lo que influyó no poco el consejo de la mujer que había arrebatado a la legítima la sobremesa de la cena diaria, transcurridos que
fueron los cinco años primeros de los diez que estuvo casado.
-Mira, César-le dijo-, tengo miedo. Lo que oyes. Míedo de
qua te me vayas. Ya ves tú lo que son las cosas ... Ahora que se ha
}levado Dios a la otra pobre ... Y es que me has dicho tantas veces
que yo era tu libertad, 9.ue al verte libre tengo ~iedo. C~ate. Cásate
para que yo esté otra vez segura de que necesitas de mt. De tu mujer nunca tendré celos.
.
Entonces, desafiando la unánime oposición de deudos y correhgionarios, se casó con ella.
Hicieron el viaje de novios imaginándose que lo eran, y por mejor ayudar al ánimo a recobrar ciertos virginales :~ntimiento; que
yacían dormidos en el recuerdo. A la vuelta, la fam1ha enarbolo desde luego bandera de paz-tal significó a sus ojos el blanco pañuelo
con que les saludó desde el andén la niña, huésped de la abuela durante la paterna luna de miel.

***

Sentados en el sofá como estaban, echóseles la noche encima.
-¿Estás contenta?
. .
Ella, por toda respuesta, se le quedó mirando, luego mclmó ruborosa la cabeza y así permaneció un instante, fijos los ojos en el ca324

lado del delantalillo, cuyas puntas tenía graciosamente cogidas con
cuatro dedos.
-¿Estás contenta? Di.
Tomándole la barbilla con cariñoso imperio, le obligó a levantar
la vista.
-¿Lloras?-Y le besó calladamente los párpados.
.
-¡Tonto!-replicó ella desprendiéndose de sus brazos; y limpiándose el dulce llanto con el pañuelo de su marido, devolvióselo
luego al bolsillo superior de la americana, de modo que asomara dos
puntas coquetas-. ¡Que si estoy contenta! ¡Pues podía no!
-¿De veras, Churrunga?-Esto cogiéndole ávidamente las manos, a la vez que buscaba en sus ojos la verdad de tan tierno halago.
-Te voy a pedir... una cosa-le interrumpió.
E intentó disimular con mentido carraspeo la emoción que su
voz delataba.
-¿Qué quieres?
-A ver si vas a creer que se trata de algo importante...
-Me asustas ... ¡Habla!
-¡Qué bobada!
-¡Acaba de una vez, mujer, no me tengas así!
-¡Ay qué gracia! Pero tontín ...
El afán de restarle importancia al favor, aumentaba el recelo del
marido.
-¡Por algo se me antojaba a mí que no estabas satisfecha del todo!
-¡Eso sí que no, César...! Quería decirte simplemente que ... ,
¡pero no te enfades! Queria decirte que no me llames ya Churrunga.
Él echóse un poco atrás, sin dejar de mirarla, y se limitó a contestar pausadamente:
-Ya.
-¡No creas que es por mí! ¿Que por quién? Al pronto, parece
32 5

�LA PLUMA

LA PLUMA
una simpleza. Es... por ti. Piensa que soy ... tu mujer. Y, sobre todo,
que tengo que ser una segunda madre para tu hija.
Se hizo un silencio. Duró lo que el eco dél reloj de cuco al dar
las nueve.
-¿En qué piensas?
-En que... ya no eres, no puedes ser Churrunga; pero te iba tan
bien. ¿Cómo te voy a llamar ahora?
-¡Ay qué gracia! ¡Como si yo no tuviera nombre cristiano! ¡Y
poco bonito que es!
-Pues... ¡sí que es verdad! Mira que no haber caído... Rosa.
Rosita.
Al conjuro de aquel nombre parecia como si los apasionados sentimientos de antaño se le trocaran en los propios del ánimo matrimonial.
La niña no cenó aparte como en casa de la abuela, sino con ellos,
para que se acostumbrara a no ser huroncilla.
-Es muy mona; se parece toda a su madre.
Y así diciendo, cogióle de la mano la madrastra para llevarla a
acostar ella misma.
Luego de bien arropadita le dió un beso en la frente, y volvió al
comedor.
Su marido, e~ zapatillas, bostezaba ante La Correspondencia.
-¿Qué haces ahí? ¿No sales? ¿Y por qué? ¡Tienes que salir! ¡No
faltaba más! ¡Nada de sacrificar costumbres! En los años que hace
que te conozco, no has dejado de salir una sola noche de tu casa.
Le obligó a calzarse de nuevo, le ayudó a ponerse gabán y sombrero le dió un beso en la mejilla y, empujándole a la puerta, permane~ió luego en el rellano hasta verle desaparecer escalera abajo.

126

***

.

1

11

l

Echó a andar como sonámbulo. Cansado de vagar por calles y
callejas, despertó al ruido de las palmadas que él mismo daba, inconscientemente, ante un portal.
Abrióse en esto el balcón de un entresuelo, cuya vista érale también familiar, y oyó una voz femenina que decía apresurada:
-No llames al sereno. Ya baja la chica a abrirte.
Se pasó la mano por los ojos. Entró.
En el oscuro recibimiento le salió una mujer al paso:
-Creí que no volvías más.
Y como penetró resuelto, seg uiale ella corredor adelante dándole
quejas:
-No tengo un perro. ¡Hasta el casero me ha mandado un recadito! Gracias a que los porteros son buena gente y han hecho
que me fiaran en los ultramarinos, que si no... ¿A ti te parece n
medio regular? ¡Dos meses sin dar señales de vida! ¿Pero te has
quedao mudo? ¿O es que pintan morros? ¡Pues di que sólo eso faltaba?
A su grito de asombro, cuando estuvieron a la luz del gabinete,
respondió risueño el intruso:
-No soy un apache; no se asuste.
-El caso es que a primera vista...; pero, ¿quién es usted?
-¿Qué más da? Ya nos conoceremos... Por lo pronto, no se preocupe de esos piquillos que dice deber, ni se acuerde de ese perdido.
-Pero... ¿quién?
Y le miraba entre espantada y curiosa, engolosinada con la aventura. La•criada, que atisbaba con recelo desde el pasillo, cuando le
vió echar mano a la cartera se retiró discreta a la cocina.
- No vaya usted a creer tampoco que estoy de remate. Apuesto
a que vamos a ser muy buenos amigos. Yo no quiero nada. Nada
327

�LA PLUMA
más que libertad. Un poquito de libertad ... de tapadillo. Después de
cenar... todas las noches ... la libertad ... Churrunga.
Estaba ganada.
-¡Ay qué paso más chusco! ¡Y vaya un nombre que me pone!
~Que, ¿no te gusta? Ya verás qué bonito suena.
-Más que el mío desde luego.
-¿Cómo te llamas?
-¡Anda! ¿Y a usted qué le importa?
-Es verdad, Churrunga, es verdad.
Y se dieron las manos.

~

1

Teatcos. .
«pigmalión.&gt;

C. RIVAS CHERIF

Shaw, detenido años ha ea la Ciudad Lineal-diez o doce van
transcurridos desde la representación de Mrs. Warren's professíon
con el título de 1 rata de blanca¡ (I) en el Teatro Artístico que alli
dirigía el señor Miquis-, ha vuelto a entrar en España por San Sebastián
,este verano, y en Madrid por el Pasadizo de San Ginés. Coincidiendo con
el estreno de Pigmalión, la empresa de Eslava ha publicado en los periódicos una nota oficiosa dando cuenta de la representación en un teatro de
Londres de una comedia de la firma Martínez Sierra. La noticia alimentó
en nuestro ánimo cierta falaz esperanza: la de que semejante intercambio
no fuese tan sólo efecto de un azar casual, sino de un propósito general
beneficiosísimo para el público madrilef\o. Pero nuestra ilusión se desvaneció, no más vimos levantarse el telón en la comedia de Bernard Shaw,
y aun antes, al salir el propio señor Martínez Sierra a leernos, a telón corrido, unas cuartillas explicativas del alcance y significación de la obra
que se iba a representar. El empresario de Eslava, cubriéndose con la
pinta, nos advertía que el Pigmaü'ón era, como todas las de su autor, una
comedia inverosí'11til, escrita para un público-el inglés-que, muy realista en la vida, gusta, al revés del nuestro según el exégeta, de la inverosiERNARD

B

lMP ROMPTU
CVamos a cantar sin copla,
vamos a cantar por cantar,
como el viento cuando sopla
por el encinar.
· 'jj vamos a hacer de manera
que para decir su intención
cante cada. cual lo que quiera,
mas todos a un son.

1
'Í

329

�LA PLUMA
militud en el teatro. Cuentan que uno de los primeros actores más aplaudidos por la claqut y de que más se ufanan los gacetilleros, decía, resu.
miendo en sucinta opinión la que P{gmalt"ón le merecfa, que en España..
tenemos 25 autorea dramáticos como Bernard Shaw. Quien no haya
visto la representación de Eslava juzgará excesivo el número. Nosotros►
sin embargo, nos atreveriamos.desde luego a contar hasta tres, y claro que►
entre ellas, a la firma Martínez Sierra. Ya sea :efecto del expurgo
del tradu.c tor, ya de la dirección artística al dar a la obra el tono con que
ha sido representada, es lo cierto que de la gracia c,riginal dei Pigmalión
apenas si queda otra cosa que la liviandad caracteristica de las comedias.
de Benavente, de Linares o de la firma Martinez Sierra. A ello ha contribuido no poco la int~rpretación, adaptad-i a las condiciones de la señora
Bárcena, sugestiva en extremo, pero cuya acusada personalidad tan repetidamente perjudica a los varios caracteres que le están encomendados
en el reparto de las obras. Llámese Desdémona, Margarita Gautier o Nora,
siempre es Catalina. Nosotros casi preferiríamos que Naturaleza no hubiera dotado a la señora Bárcena de tan delicado metal de voz, voz para
dar el sí de las níñas, cuya ingem1idad teatral cuadraría tan bien a su temperamento.

UN CR1T1CO INCIPIBNTB

330

I',
t

l tBROS Y REOtSt~S
Ramóa

Meaé■ des

Ptd&amp;l.-E.rJudios liJ1rario1.-Atcnca. S. E.-Madrid.

Tanto se ha abusado en estos últimos tiempos del dictado encomiástico de
maestro, atribuyéndolo con vano halago y sin sentido, ora a quien le quedaba,
mucho todavía por aprender, ya a quien de poder enseñar algo diera malísima·,
ejemplaridad a los supuestos discípulos, que es menester, en casos como el presente, llamar la atención del lector sobre la justicia y conciencia con que lapa-Jabra se empica. D. Ramón Menéndez Pidal lo merece sin que semejante título,
Je acarree la enojosa compañia de cuantos lo detentan una temporada, según
Jo impone la moda pasajera de una generación, en el caso más favorable, cuando no de un corrillo.
Heredero de cierta preeminencia magistral, de que había hecho un trono su
glorioso antecesor, ha sabido depurar, reducir a proporciones científicas, el legado espiritual de Meoéndez y I'elayo, cuya leyenda amenazaba, en boca del
vulgo, arruinar la obra fecunda del historiador literario. Meoéndez y Pelayo era•
unfenómt1'o, declarado vo~ pojuli monumento nacional. Había que reaccionarcontra la maravilla, sacrificándola en aras de la sana razón. Desprovista de todo
oropel, mantiénesc incólume la memoria del gran escritor a través de la obra
del crítico, profusa, desordenada , excesiva, discutible en su magnificencia. Menéndez Pida! personifica ese criterio clásico que ha sido menester para encau- zar dentro del sistema europeo, digámoslo así, de la crítica literaria, el caudal de
la erudición española. Criterio que implica tanto el rigor en los métodos de investigación cuanto el estudio de la literatura desde un punto de vista propia-•
mente literario, espiritual, no sujeto tao sólo al tecnicismo de la papeleta que ·
mata.
Tal la enseñanza que se despr ende de estos Estudios, leídos por su autor·
en recepciones a cadémicas o publicados en diferente s revistas de 19 02 a la fecha; trabajos que, no obstante aparecer coleccionados modestamente sin otro.,
orden que el cronológico, no son ensayos nacidos al azar, hijos de la ocasión,
sin más nexo entre sí que el de la pluma que los ha escrito, mas que responden.,
331

�LA PLUMA

LA PLUMA
.:a una unidad de concepto, que trasciende al lector sugiriéndole la serena

al ~errar el l_ibro se i:os_ antoja ronca de so2tener el mismo tono agudo de la
pnmera págma a la ult~m~.. Adolece principalmente, a nuestro juicio, la obra
entera d_el deseo_pec11har_1s1mo en las ~scritoras de dar una impresión de fuerza varonil. La senora ~spma descubre su feminilidad en la invención, allí donde para más rea(zar_ 1~ tremenda fatalidad del sino adverso mezcla inoportunam~nte el drama_1,nd~v1dual a la tragedia colectiva, drama por otra parte tan dilwdo en la _d&lt;::cr1pc1_ón del fondo, que no capta nuestro interés.
Esta op~mon der!va de una discrepancia fundamental t&gt;ntre el gusto artístico de la_ senora !tsprna y _el nuestro. Digamos en holocausto a la verdad que la,
razón, _s1 es el publico _quien la da, parece estar de su parle, pues que en el
poco tiempo transcurndo desde la salida de El metal de los muertos está ya a
punto de agotarse la primera edición.

gra-

vedad intelectual que en tales páginas alienta.
Presídelas, sin duda, en punto a su importancia, el estudio sobre La Crtftli,ca general, al que sigue en nuestra preferencia el discurso acerca de La j&gt;rimitiva poesía Hrica española con que inauguró D. Ramón Meuéndez Pida! el pasado año el prirnero;deJsu presidencia del Ateneo. Muéstrase en todos ellos, aun
en los que _;¡retenden ser sólo apuntes o notas breves de ternas apenas esbozados, el mismo sentido general, que s11.be recrear a la luz de hoy día los fundamentos de un espíritu español, persistente en la literatura castellana.

C. R. C.

•••

c.

·Concha Espina.-El ,mtal dz los muertos. Novela.-Gil Bias. Madrid, 1920.
Al criterio absu.rdo de la r:nayor parte de los editores y libreros españoles,
atentos, al parecer, al sistema de venta preconizado en el inveterado refrán del
buen_ paño encerrado en el arca, ha sucedido de algún tiempo a esta parte el
prunto de anunciar a la norteamericana, es de cir, con exagerada despropor
-ción entre la mercancía que al público se ofrece y su calidad. No es esta la
única concomitancia que el lector, a poco curioso que sea, observará entre la
última novela de la señora Espina y los procedimientos artísticos y editoriales
-de que suele valerse al escribir y publicar las suyas otro de nuestros primeros
escritores, según la fama ambirnuodial, el Sr. Blasco Ibáñez. Tengan o no que
-ver semejant~s nclamos con el mérito literario de las obras así expuestas a la
pública conside ración, revela n en todo caso un afán mercantil digno de respeto, ya que la indife rencia o la falta de información adecuada del común de
los lectores exculpan el exceso ditirámbico.
Et metal de los muertos es una novela-llamémosla así pues que tal nombre
le da su autora- sumamente interesante en cuanto al propósito. Creemos que
ila señora Espina ha intentado romper la monótona liviandad del ambiente
con una obra cuya gravedad correspondiera con épica grande za a la crisis sodal del mundo. Que el alegato puede St&gt;r considerado obra de arte, es cosa
palmaria aun antes de Zola, y a partir de él según ciertas reglas todavía no subvertidas en su género. La trágica cuestión de Ríotinto es de por sí tan apa!&gt;ionante, que incluso a través de las informacioces p eriodísticas impresiona a
todo ánimo sensible. ¿A qué obedece, pues, que su lectura en las páginas de Et
metal de los muertos no suscite en el nuestro esa emoción expiatoria propia de
las grandes obras? (que no son siemp re las más voluminosas). En nuestro en·tender, a que la novela no está lograda.
Pese a la precisión detallista con que la señora Espina acumula cuantos términos técnicos le ha podido proporcionar el estudio documentado del lugar de
la acción, y quizá precisamente por ese exceso, int:xpresivo para el profa•no, se confunde el lector, un tanto abrumado por el esfuerzo de la autora, que
332

R.

c.

***
Mario Pu~cini.-Essere o non essere. Racconti.-Edizioni A. Mondadori.Rorna.
;

!,a interesantísima crónica con que ha inaugurado Mario Puccini su colaboración, ~n LA PL_mu basta µara dar, a través de la imparcialidad informativa
del cntico, un_a idea clara del propósito literario que anima al autor de Essere
o non essere, dignamente presentado ya a nuestros lectores por Enrique DíezCanedo. La lectura de los tres cuentos que componen el volumen nos confir~an e?- es": idea, que juzgamos de provechosa ejemplaridad en el desconcierto.
litera.no reinante. La hermandad hispano-italiana es, por otra parte, tan indudable,_que todo fenómeno social, cuanto más literario, tiene para nosotros doble ahc1e1:1te po~ el solo hecho de producirse en un país tan afín al nuestro.
. ¿Qué mtenc16n revela Mario Puccini en medio del desaforado lirismo futuns~a qu_e ~a sucedido, juntamente con la nueva disgregación dialectal de laumdad italiana, al genial D'Annunzio? La de volver al natural. No haya equívocos. Pero tampoco m_ayores sobresaltos. Esa vuel~a. al natural ¿puede significar
nunca ya la aceptación del 11aturalismo como d1v1sa? No; el mero hecho de
propo~er como modelo al octogenario Verga no implica en el homenaje al
autor_ ilustre de l.avalle~·ía rusticana la consagración de la teoría ve,-ista, que
constituye a nuestros OJOS el peso mu•rto de su literatura. La elección de tal
maestro_ sign_ifica la co_ndenación del énfa~is d'annunziano y del desbarajuste
del mannettismo. Es simplemente un llamamiento a la honradez literaria.
Pero ~n los tres cuentos que integran Bssere o non essere-Kitorno al mondo,.
G_aratten, L_a veritá-hay además un humorismo de tan buen temple, quiero decir tan cermdo a través de ese criterio sutil hecho en fuerza de buenas letras
que ello solo basta para hallar en su lectura el reposo deleitable de que est~
faltas cuantas solicitaciones suelen hacernos los libros, monótonos en su mons-truosa inconexión, que nos brindan los escaparates de la •ueva Europa.
33J

/

�•

LA PLUMA

LA PLUMA
Tenemos noticias de que algún editor es_p~ñol piens~ publicar, no tardando,
Ja traducción de este último libro de Pucc101. La elecc1on nos parece lo más
.acertada.
C.R.C.

*

**

&gt;Guido M. Gatti.-Musicisli moderni d'/lalia e di fuori.-Pizzi

&amp;: C. Editori,

Bologna, 19,0.I
El nombre que encabeza e sta colección de artículos críticos es_ e l que ea
.Italia significa lo más claro y más intelige?te , a la par 51ue lo_ meior informado~
de entre los escritores musica les de su pa1s. Y este pa1s, Ita ha , es uno de lo
,más afortunados en posee r escritores de esta índole: Fausto Tonefra?ca,
Giovvanni Bastiauelli, Domenico Alaleona, entre_otros, SI? contar los mús1_cos
mismos que impulsan el movimiento de renovación, el «nnovamen_to• ~usical
, ue dió cuerpo a )a «Sozieta Italiana de Musica ~oderna~ y a la simpática reiista .Ars nova. Casella, Pizzetti, l\falipiero y el ag1ta~o _Bahlla Pratella defienden
, con la pluma los ideales que dictan sus obras de mus1ca.
.
.
Estudiar éstas de acuerdo con esas ideas estéticas y defio,1~ .la persooah?~d
de c;ida uno de esos músicos es lo que Guido M. Gatti,_el c11t1co de
Critica .
6tusicale, de Florencia, de otras revistas milanesas y director de It Piano Porte
. ~a de las más interesantes revistas m?dernas: de la cual hablare':°o.s enCe~a
sección), intenta en su serie de estudios pubhcados por la casa p¡zz1 &amp; • e
, Bolonia.
.
l"b
nueve·
Los músicos italianos de los que Gatti se ocupa ea su 1. ro son
. •
.Franco Alfano, Alfredo Casella, Mario Castelnuovo-Te~esco, Vmzem:o _Dan~o,
Vittorio Gui, G. Francesco Malipiero, Luigi Perrachio, lldebrando P1zzettt Y
,F. Balilla Pratella. Se ve que todos ellos pertenecen . al gr~1po moderno &lt;;1e su
aís y que el e~critor no ha pretendido un_a _ordenación 01 por ~d:ides 01 por
-~iscutibles categorías. Fraternidad y cord1ahdad ~on las c_arac_tensbcas de e~e
ru O ue no cuida de otras consideraciones smo de 1r directamente ~ a
'. ~on~uiJa de su arte y a tirar fuerte de las orejas del o,·ecdziante, el auditor
neutro y pasivo.
1 ¡·b ·t d Guido
Ocho esbidios sobre músicos extranjeros completan e I no e
•Gatti. Son todos ellos los que más interesan en el momen~o actual a ~d~s los
entusiastas por el nuevo arte musical: Emmanuel Cha~ne~, ~laude . e ussy,
Eugene Goossens, Gabriel Grovlez, Jobo Ireland, Enk Sat1e, Cyril Scott Y
,{)éodat de Severac.
.
d d fi ·
personaEl juicio crítico de ese escritor y su _rápida manera e e mr un~ erle traelidad hace que se le siga con el mayor mterés y mueve el deseo ~e _e Es lá
li ando de,músicos como Strawinsky, Bartok, Falla, Schoenbery, Scnabrn
P .

1:ª

i.

Guillermo d• Torre.-Manifiesto oertical.
De entre los jóvenes que con más ardimiento preconizan la conversión del
~undo litera~io ~ la va~a fe cat~lica que i~radian las numerosas capillas futu!"l~tas, expresiomstas, sm:~ul!ane1stas, dada1stas, ultraístas y creacionistas, diseminadas por el ~undo, d1st10guese en Madrid por su fervor apostólico Guillermo ~e Torre, asiduo colaborador de la revista Grecia. Ha publicado ahora un
mamfi~:t? exornado co? grabados en ma_dera de la señorita Borges, manifiesto
de facilísima comprensión, pese a los sistemáticos detractores de las nuevas
fórmulas, aunque no de fácil lectura por la rigurosa disciplina esdrújula a que
el Sr. Torre somete su estilo. Y sólo hemos de oponer un reparo a la novedad
del P:~pósito que M_ani_fiesto ver~ical exalta: la de su arcaísmo. Porque, aun
transigiendo con atnbuir un sentido figurado a tan ardua posición, ¿cómo no
ver las afinidades retóricas de semejante teoría con alguna de las metáforas
más coreadas estos últimos aiíos, verbigracia, la de una España vertebrada y en
pie? Y en último término, ¿no podría un especialista descubrir en el r,erticalism,
del Sr. Torre antiquísimos vestigios de la mística pasión de San Simeón Estilita?
C. R. C.

•••

Corpus Barga.-Parfs-Madrid.-Un viaje en el año r9.-Madrid, 19w.
Algunos amigos de Corpus Barga han editado en lindo· volumen, fuera del
-comercio, las crónicas en que antaño refirió su viaje aéreo de París a Madrid
con el aviador francés De Romanet. Por gracia especial de su autor, un hombre
raro en el mejor sentir,., de la palabra, nos ha cabido en suerte uno de esos curiosos ejemplares.
Ya la verdad que merecían el ser coleccionados aquellos artículos en que
el simple lector hallará grande complacencia, el bibliófilo avara satisfacción en
poseerlos, y e5pecialísimo interés el historiador literario; pues que tal viaJe representa la prlmera y preciosa tentativa en lengua española por describir ade~ua_d~mente, sin corrección, pero con propiedad aérea-no a ras de tierra-, el
incipiente vuelo del hombre.

....

C. R. C.

Libros recibidos: Maeztu, Unamuno, Campion, Baroja, Mourlane: Del espíritu de los r,ascos. Biblioteca de Hermes, vol. l. Bilbao, 1920.-Rafael Calzad11:
La ~alria de Colón. Buenos Aires, Roldán, 1920.-Manuel Ugarte: Cueutos de la
Pampa. Madrid, Calpe, 1920,-Luis del Valle: Emociones. Zaragoza, Editorial
Athenacum, 1920.-E. Mazorriaga: Platón el Divino. Estudio preliminar a la
traducción directa de sus «Diálogos». Tomo l. Madrid, Biblioteca Clásica, 1920.
335

. 334

�LA PLUMA
Ramón Menéndez Pida!: Un aspecto. en la elabo,-arit/n del Quijote. Discurso leído
en el Ateneo. Madrid, 1920.-Christian Roeber: Poemas. Biblioteca Poética, número 1. Septiembre, 1920. Buenos Aires. Valentín de J:'edro: Kimas de pasión.
1
Madrid, 1920.
Revistas: España, Madrid.-Spanien, nÚf!l 4, Hamburgo.-La Lec/u,-a, noviembre, Madrid.-He,-mes, noviembre, Bilbao.-Nos, núm. 1, octubre, Orense.-Die Aktion, 47-48, Berlin.-Vida, núm. 3, La Coruña.-España y América,
noviembre, Cádíz.

Gacetilla.
Azorin de Tarascón.-:-Ha estado a pique de perderse para 'los fastos de
la energía española la gesta de Azorín en París. Agradezcamos el desenfado con
que el propio Azorín nos cuenta en El Sol sus proezas. En 19:8, Azorín se fué
a la guerra. No en viaje colectivo y segu,-o: «Fuí a París solo, silenciosamente,
sin reclamos de Prensa, en los momentos de más angustia para la hermosa
ciudad: en la primavera de 1918. Los alemanes habían avanzado hasta ChateauThierry; salía a bandadas la gente en los trenes; el formidable cañón de largo
alcance lanzaba, cronométricamente, por el día sus proyectiles¡ los aviones
dejaban caer durante la noche sus bombas. En mi cuartito del hotel (jamais
on ne se se,-ait cru devant la demeure d' un ké,-os ...) en estas horas trágicas, en el
silencio de la gran ciudad(... mais quand on entrait, coquin de so,-t...!), leí al
divino Racine, al divino Cervantes(... un komme était assis, devant le gué,-idon).&gt;
Caro ha podido costarle a España el irrefrenado ardimiento de Azorín: afrontar, solo, el bombardeo de un cañón, que para ser el primero que oía tronar no
era un «pequeño cañón&gt;, como antaño hubiera podido creerse, sino un cañón ..así de grande!, y, lo que es peor, ¡cronométrico! ¿Qué harán Pepita, Rosita,
Carmelita, D. Antonio, D. Fabián, D . Andrés y de.más entes azorioescos al
saber el peligro que ha corrido su epónimo? Pero una duda nos asalta. ¿Estaba
realmente solo Azorín? ¿No le acompañaban siquiera el comandante Bravida,
Costecalde el armero, Bezuquet el boticario? Porque estos eran sus camaradas
de aventuras, según cuenta la historia: L'int,-épide Azorín kabitait alo,-s, á l'entrie de la flille, la troiriéme maison á main gaucke su1· le ckemin d'Á'llignon...

PIN DEL VOLUMEN 1

•

���</text>
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          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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. L. .

4
------. J.

~

VOLUMEN SEGUNDO

MADRID
I

9 2 t

•

l

�'

-

ÍNDICE DEL VOLUMEN II

19 21
«.la pluma es la que asegura castillos, coronas, reyes
y la que sustenta leyes.•

ENERO A JUNIO
NOMBRO 8.0 (BNERO)

lllPJ.\.&amp;NTA ARTÍSTICA, DE S.UZ HERMANOS
NORTl1 21. MADRID; TELiFONO

17-65 J.

Miguel de Unamuno: Fedra (acto 1.0 ) • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Luis Fernández Ardavín: Motivos lfricos..............•........
Cardenio: Fantasías. La muerte de Lepe................... ... .
Goethe: El Caminante. (Traducción de Ramón M.ª Tenreiro) .... .
Mario Puccini: Letras italianas .......•..... .. .... • ...........
Alonso Quesada: Teatro clarucho. Poesía ..................... .
Valentín Andrés Alvarez: Simetrias. Poesías................... .
El paseante en Corte: •..castillo famoso...................... . .
Federico Garcla Lorca: Poesías...•..•........................
Libros y Revistas: Ramón Pérez de Ayala: Belarmino y Apolonio.
Alberto lnsúa: Las fronteras de la pasión.-Manuel Ugarte:
Cuentos de la pampa.-John Brande Trend: :TluM§slery o/Ele/u
Tlu Dance o/tlu Selsu.-Van den Borren: Orlande de Lassus.Homeco Seris: Una nueva vanedad de la edicwn príncipe del
Quijote.-La crisis intelectual en Alemania!•...... . .........
Gacetilla .••....•..•.•.........•••••.•..................•..

1

16

19

25
31
39
41

43

49

54
64

w

�LA PLUMA

LA PLUMA
Pqinu

NOMBRO 9.0 (FBBRBRO)
Miguel de Unamuno: Fedra (acto 2.0 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . • • • • • • • •
G. Jean-Aubry: Jules Laforgue ... ...... . ...... . . - . . . . . . . . . . . .
Antonio Espina: Poesías.... . ........ . .... . ........... , . . . . . .
Cardenio: En torno a Ganivet. . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
C. Rivas Cherif: Poesías .................. .. .. • .. .... , . . . . . . .
Un critico incipiente: Teatros.. . . . . . . . . . . . . . . . . ... • . . . . . . . .
Adolfo Salazar: Apuntes para una geografla musical de Europa. IV
Inglaterra .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
María Enriqueta: Buscando su huella, poesla.. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Libros y Revistas: Julio Camba: La rana víajera.-Ramón Gómez
de la Serna: El drama del palacio deshabt'tado. -Romain Rolland: Clerambault,-Teatro antiguo Español. Nuevas ediciones
de Lope de Vega, Vélez de Guevara y Calderón.-José María
de Cossie: Epístolas para amigos.-Ventura García Calderón:
Cantilenas.-Revistas....................................
Gacetilla ............... . . .... .... .................... .. . : .

65
6g
84
87

"

181
192

97
104
110
114

117

1 28

NOMBRO 10 (MARZO)
Miguel de Unamuno: Fedra (acto 3.º).... ... ................ ..
Enrique Diez-Canedo: Haikais de las cuatro estaciones. . . . . . . . . .
Jesé Mª. Chacón y Calvo: El retrato desconocido.......... . . . . .
Luis García Bilbao: El viaje de España. Elche_ Poeslas...........
C. Rivas Cherif: Comiendo perdices, cuento........ . ...........
Mario Puccini: Letras italianas. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
J. Moreno Villa: Poesías . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
El paseante en Corte: ...castillo famoso .. .. . . .. .•. ... . . , . . . . . . . .
Vicente Martlnez Cuitiño: Al poeta argentino Evar Méndez. Poesia.
Libros y Revistas: Luis Araquistain: España m tl criso/.-Zenobia

Camprubl de Jiménez y Juan Ramó n Jiménez: :Jineus hacia tl
mar.-Eduardo Marquina: El beso en la luri.ia. -Augusto
Strindberg: Danza macabra.-Juan de la Encina: Los maestros
&lt;kl Arte Moderno.-José M.ª Chacón y Calvo: Hermanito Mmor
Una corrección a Darío.-Revistas........ . ... . ............
Gacetilla. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

129

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141
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16o
16g

17 3
178

NUMBRO 11 (ABRIi.)
Ramón del Valle Inclán: Los cuernos de don Friolera. . . . . . . . . . .
Juan Ramón Jiménez: La realidad invisible. Poesías...... . . . . . . . .
G. Jean-Aubry: Un poeta feliz ... . .. . .........................
J. Moreno Villa: Poesías.....................................
Adolfo Salazar: Un manifiesto y dos poemas....... .. . . ........
Fernando González: Emociones peregrinas. Poesías.... . . . . . . . . . .
C. Rivas Cherif: El Teatro de la Escuela Nueva.. . . . . . . . . . . . . . . .
Valentín A. Alvarez: Simetrías. Poeslas....................... .
José de Benito: Iris. Poesía.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Libros y Revistas: Mario Puccini; Vív.i l' anarchia!-Carlos Prreyra: La obra de España tn Amln"ca.-Sergio Yulyevich Witte:
Memorias.-Teatro selecto comtemporáneo.- Revistas. . . . . . .
Gacetilla. . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

193

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255

NOMBRO 12 (MAYO)
Ramón del Valle lnclán: Los cuernos de don Friolera...........
Luis G. Bilbao: La voz de la sangre. Poesla....................
Adolfo Salazar: Apuntes para una geo~rafía musical de Europa. V.
Alemania... . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pedro de Répide: Poemas extravagantes.......................
Mario Puccini: Letras italianas • • • . . . • . • . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . .

257
279
281

286
289

...

�LA PLUMA

Gustavo S. Galarraga: Horas. Pocsfa..........................
Rogelio Buendfa: Canciones para nadie,. . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . .
Paul Colin: Letras alemanas.. . . . . . . . . . . . . . . . • . . . • . . . . . . . . . . . .
Juan José Domenchina: La corporeidad de lo abstracto. Poesías...
Notas de un cicerone: Exposiciones de Primavera...............
Libros y Revistas: E. Marquina: Agua en clsterna.-G. de Nerval:
Sílvia.-Ramón Pérez de Ayala: El sendero andante.-Luis Araquistain: El pelz"¡¡ro ¡ianqui.-Alfonso Reyes: El cazador. Szm.
palías JI diferencías.-F. T. Marinetti: Le taclt'lísme...........

297
298
299
304
3og

312

ERRATAS
Página 113, línea 18 dice:physiologiques. Debe decir: psychologiques.
Página 230, línea 9 dice: Mira al través. Debe decir: Mírame al
través.

NUMERO 13 (JUNIO)
RamGn del Valle lnclán: Los cuernos de don Friolera...........
321
Fernando González: Poesías..................................
345
Alfonso Reyes: Cartas de Jorge Isaacs a Justo Sierra............
347
Angel Espinosa: Poesías........... . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . .
356
G. Jean-Aubry: Henri de Toulouse Lautrec.....................
359
Luis B. Inglott: En la muerte de un amigo. Poesía.. . . . . . . . . . . . .
364
365
Paul Colín: Letras belgas ............. ... ...........•. •..... .
Adolfo Salazar: Apuntes para una geografía musical de Europa. VI, .
España.....••..•....................... • , ·. • • • •• • • - • .. •
371
Antonio Espina: Poesías .......................... •• .. • ..... •
375
Libros y Revistas: Ramón Gómez de la Serna: Libro nuevo-Et pasto del Prado.-Alberto Masferrer: Pensamientos§ formas.Dmitri Ivanovitch: La ventana y otros poemas.-Cesare Arroyo:

Retablo ... ................................ • . • .... • • • • . • .

377

Gacetilla ..............•...................... , •., •. , • • • • • •.

383

Página 371, línea 14 dice: uno de allí. Debe decir: uno allí.
Página 373, línea
cia rural.

1.ª

dice: constancia moral. Debe decir: constan-

Página 373, lineas 1 7 y
se parece mejor a esos.
·

18

dice: parece mejor que esos. Debe decir:

Página 373, línea 29 dice: mencionados, pero este tanto como. Debe
decir: mencionados; él tanto como.

�A~O 11.

MADRID, ENERO 1921

NúM. a.

PEORA
TRAGEDIA EN TR ES AC TO S
PERSONAJES
FBDRA.
PEDRO, su marido.
HIPóuTO, hijo de Pedro y al nado de Fedra.
EusTAQUIA, nodriza de Fedra,
MARCELO, médico, amigo de Pedro.
RosA, la criada.

11

argumento generador de esta tragedia es el mismo dtl H1de Eurípides y de la FEDRA de Racine. El desarrollo
es completamente distinto del de ambas tragedias.
De los personafes de aquéllas sólo he conservado con
sus p ropios nombres tradicionales a Fedra e Hipólito, la nodriza (-.poCfocr) de Euripides, Oenone en Racine, ha cambiado en mi EusTAQUIA. En Eurípidesjiguran además Venus, Diana, Teseo, dos nuncios,
criados y un coro de muferes trezenias, y en Racine, Teseo, Aricia, Teramenes, lsmena, Panopey guardias.
L

PÓLITO

�LA PLUMA

LA PLUMA

ACTO PRIMERO

Déjalo, Fedra!
Es decir que sí, que luchó. Y dime, venció acaso?
EusTAQUIA. Y qué es vencer?
P'EDRA.
Eso me digo también yo: qué es vencer? Acaso vencer
es lo que dicen ser vencida ...
EUSTAQUIA. Fedra!
En fin, murió. . Luego, aquella infancia que se me borra
FEDRA.
como un sueño de madrugada ... Después el convento
en que me educaron las madres ... Ojalá hubiese entrado para siempre en él! A punto de ello estuve; quería
tanto a la madre Visitación! Pero pudiste más tú ·Eus'
taquia, y no sé si te lo agradezco...
EusTAQUIA. Ni yo ...
FEDRA.
Y v~no _mi mat~imoni? con Pedro, tú sabes mejor que
nadie como. Fm vencida por su generosidad y entré en
esta casa, la de Hipólito ... Empezó llamándome «madre:t.
~adre! que nombr_e tan sabroso! cómo remeje las entranas! pero ... la fatalidad! la fatalidad!
EUSTAQUIA. Hablar de fatalidad es querer ser vencida, Fedra!
FEDRA.
Y era él, su padre, mi marido, el que al principio, viéndole tan encogido y tímido le decía para animarle: «anda
hijo, da un beso a tu nueva madre... a tu madre!:. Aque~
llos besos... ! No ves aquí, ama, la mano de la fatalidad
o de la Providencia?
EusTAQUIA. Te veo en mal camino.
FEDRA.
Eso es lo malo, ama, el camino, pero una vez que se
llega...
EusTAQUIA. Adónde?
Fl:DRA.
Adonde sea, que se yo... , al destino!
EUSTAQUIA.
No digas eso, por la Virgen Santísima!
FEDRA.
A ella pido ayuda y consuelo en mi aflicción... Pero no
puedo más, ama, no puedo. Cada vez que llamándome
madre me besa al despedirse, una ola de fuego me labra
la carne toda, se me aprieta el corazón y se me anuda
la garganta. Y debo de ponerme blanca, no? blanca
como una muerta...
EusTAQUIA. Te he dicho que le esquives. Esas cosas salen a la cara.

EusTAQUIA.
FEDRA.

FEDRA

y EusuQU.IA.

Pero qué, no se te quita eso de la cabeza, Fedra?
Ay, Eustaquia! si hubiese de ser de la cabeza solo, ya
se me habría quitado; pero ...
EusTAQUIA. El corazón es más rebelde, lo sé.
Y ahora es cuando más me acuerdo de mi madre ...
FEDRA.
EusTAQUIA. Acordarte? No puede ser...
Sí, aunque te parezca mentira me acuerdo de esa madre
FEDRA.
de la que perdí toda memoria... toda ... ? de esa madre
a la que apenas conocí. Paréceme sentir sobre mis labios su beso, un beso de fuego en lágrimas, cuando
tenía yo... no sé... dos años, uno y medio, uno, acaso
menos ... Como algo vislumbrado entre brumas . .
'
EusTAQUIA. Sueños.
Tal vez...! Y dime, ama, tú que tanto conociste a mi
FEDRA.
madre... !
(tristemente.) Siii ...
EusTAQUIA
Cómo era?
FEDRA.
EusTAQUIA . Te he dicho más de cien veces que dejemos eso.
No, no podemos dejarlo y menos ahora; necesito de
FEDRA.
estos recuerdos.
(aparte.) Si lo supiera todo...
EusTAQUIA
Nunca has querido hablarme de mi madre.
FEDRA.
EusTAQUIA. No lo he sido, no lo soy para tí yo?
Pero la otra, la que me llevó en sus entrañas ...! Qué
FEDRA.
fatídíca niebla vela su memoria? Por qué me lo callas,
Eustaquia! (abrazándola.) Vamos, háblame de ella ...
EusTAQUIA (acariciándola.) Ten juicio, hija, ten juicio. A qué viene
ahora estor
Y me lo preguntas tú, tú, Eustaquia, tú? Ahora, en
FEDRA.
estos días de lucha, es cuando más necesito de su memoria. Dime, luchó ella?

EusTAQUIA.
FEDRA.

2

3

�LA PLUMA
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAPUIA.
FEDM.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

4

Lo habrá echado de ver él, Hipólito, ama? Lo habrá
advertido su padre, mi marido?
No lo creo, pero más tarde o más temprano ... Hay que
acabar con eso!
Sí, tienes razón, voy a acabar con ello; pero sabes cómo,
ama?
No quiero saberlo!
Es que lo sabes ya.
Fedra, Fedra, este amor culpable ...
Culpable? qué es eso de amor culpable? si es amor no
es culpable, y si es culpable ...
Claro, no es amor!
Ojalá no lo fuese!
Ay, hija, la más grande de las culpas es el amor!
No puede ser, ama, no puede ser! He querido resistir... ,
imposible! Pido consuelo y luces a la Virgen de los Dolores, y parece me empuja...
Por Dios, no desbarres!
Es que no soy yo, ama, no soy yol
Pues quién?
No lo sé; alguna otra que llevo dentro y me domina y
arrastra...
(aparte.) Como su madre!
Y tú te empeñas en no darme el consuelo y sostén de
decirme c9mo luchó y venció mí madre ...
Hablemos de otra cosa!
Esto es providencial, Pedro...
Piensa en él, tan bueno, tan noble ...
Pensar... pensar ... de qué sirve pensar sólo? con pensar no se hace nada.. .! Muy bueno, muy noble, muy
amante, pero es el medio de que para traerme a su hijo,
a convivir con Hipólito, se ha valido la Providencia ...
Dí el Demonio más bien...
Qué más da... ! Pero no puedo más y voy a acabar. Viviendo con él, cada día a su lado en la mesa, viéndole
cuando acaba de levantarse de la cama, con el sueño
todavía en los ojos... es como una llovizna continua,

LA P LUMA

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
F1mRA.

EusTAQUIA
F EDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
Fi:oRA.

EUSTAQUIA .
F:EDRA.

EUSTAQUIA.
FEORA.

EUSTAQUJA

cala hasta el tuétano! Y luego a los besos de costumbre heme hecho ya, pero cuando al pasar me roza ...
qué cerco!
Resiste, hija, resiste.
No cabe resistencia. Esto así, contenido, me abrasa; revelado ~ curaría mejor. Está escrito, es fatal! Y si al
menos tuviese un hijo que me defendiera...
Haz cuenta ...
Oh no, no! él? no! Un hijo mío, de mis entrañas uno
a quien hubiese dado mi pecho (estremeciéndose/ pero
a Hipólito...!
(cubriéndose la cara.) Lo que se te ocurre! Estás poseída, embrujada; creería en un bebedizo ...
Y por qué no? Los que no sienten, los que no viven,
los que no aman ni sufren llaman superstición a eso del
bebedizo. Qué más bebedizo, dí, que su aliento esparcido por toda esta casa?
Piensa...
Otra vez piensa...
.
Piensa, sí, que es el hijo de tu marido, que es tu hijo...
Y como a tal le quiero ... no...! sí! Cómo pueden juntarse los dos amores, o salir el uno del otro? Y luego a
él, a Pedro, como a padre ...
Respétale, pues, como a tal!
Respeto ..., respeto ... , qué triste, qué frío es eso del respeto! Cuando tengo que abrazar a Pedro veo en él en
sus ojos sobre todo, los de mi Hipólito... , son los ~ismos, y me hago la ilusión ...
Calla!
Eso quisiera yo, que se me callase lo que llevo dentro...
(abrazándola.) Pobre hija mía! No sé qué decirte que
no te lo hayas dicho ya tú antes. No es esta dolencia de
las que_ se curan con palabras ajenas. Y luego se me
sub~ m1 mocedad al pecho ... , recuerdos ... , sí, sí, es una
fatalidad haber nacido mujer. Pero aquí viene tu marido y me retiro (vase.)

s

�LA PLUMA

LA PLUMA
FEDRA.
FxDRA

PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.

fEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FÉDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.

6

y

P.11DRO,

su marido.

( entrando.) Buenos días, Fedra, qué tal hoy?
Mejor, Pedro, algo mejor.
Y esajaqueca?
Bah, quién hace caso de ella... ?
Cuídate; no te levantes tan temprano y sobre todo no
te preocupes demasiado por cosas no merecedoras de
ello. Eres en demasía cavilosa, Fedra, le das sobradas
vueltas. a las cos.as, y hay que tomarlas cop-io vienen ...
No siempre es posible.
Y vivir, vivir! E Hipólito?
Qué?
No ha vuelto aún Hipólito?
No, todavía no ha vuelto.
Dichosa caza! Así se le van los días; hace tres que falta, y así se le van los años. Es bueno, honrado, trabajador, pero fuera de su trabajo parece no vivir sino para
la caza. Corre el tiempo, nosotros solos con él, yo caminando a viejo y ... vamos, te lo diré de una vez, Fedra,
sin perspectiva de nietos!
·
Pedro!
He hablado de esto varias veces con Marcelo, que es
quien me aconsejó cuando andaba tan delicadillo el chi"
co lo de la caza, y Marcelo...
Dale con Marcelo ...!
Pero por qué esa mala voluntad a mi mejor amigo? dicen que es siempre así... celos acaso?
Celos? yo? de él? no ... pero...
Caprichos, pues! Bien; se va el tiempo que vuela! A
sus años debía Hipólito pensar ya en casarse.
Qué dices?
Y no le he observado en camino de ello. Tú que por la
edad tienes con él más confianza, tú que eres su confidente, su hermana más bien que su madre, no le has
oído nada de esto?

PEDRO.

FEoRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.

No, nada!
No habéis nunca hablado de ello?
Nunca!
Pues es preciso que le abordes, Fedra, que le sonsaques
su ánimo, que le hagas ver que hay una edad en que
~e debe pensar tomar estado y no vivir como un hongo, que yo pues no tengo hijos de ti, quiero tener níetos de él...
,
Pero, Pedro, cómo quieres que yo...?
Tú? pues claro! cosa más fácil... Si a ti no te atiende,
a quién atenderá? Porque él, tan seriote, tan esquivo,
ese oso cazador y cazador de osos, contigo se ablanda.
Te adora...
Lo crees, Pedro?
Que si lo creo? Te adora! Él lo tapa, como sus sentimientos todos, pero adora en ti, no lo dudes. Y tú, tú
le quieres como a hijo propio, no?
Le quiero, sí, le quiero con toda mi alma!
Ya sabía yo bien al tomarte por mujer que él recobraría madre! Es, pues, menester que abordes con él ese
punto, y creo que le persuadirás. Aquí viene!

D1cRos e H1PÓUTO, que entra en traje de caza, deja la escopeta a un lado,
abraza a su padre y luego a Fedra, que le retiene un momento.
PEDRO.

HIPÓLITO .
PEDRO.

HIPÓLITO.

FEDRA.

HIPóLITO.

\
(aparte, al ver cómo Fedra retiene a Hipólito.) La convencí; hoy le aborda.
Qué ataque de ternura es éste? qué tramabais?
Que no nos abandones tanto, hijo ...
Ya sabes, padre, que necesito de la caza. Debo al aire
del campo la vida y aborrezco la ciudad. O el hogar,
esta nuestra casita, o el monte!
Pues el hogar!
Hay que salir de él, para mejor quererle y a.preciarle.
Los hombres caseros, comineros, suelen serlo por egoís7

�LA PLUMA

F.!DRA.

HIPÓLITO.

FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.
PEDRO.

HIPÓLITO.

FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA

HIPóLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.

FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

8

mo. El que se encierra en casa es para mejor molestar
a los suyos, por falta de valor para luchar con los de
fuera. Hay que salir de casa para gustar todo su encanto, y adónde mejor que al monte? hay sociedad como
la de los robles? La vida de campo, bajo el cielo libre, al
aire libre, sobre la santa y libre tierra, mejora al hombre. ALií no hay odios ni envidias; los robles, los arroyos, las rocas no envidian, no odian .. .
Ni aman!
Que no aman... ? No, como nosotros no! y por eso nos
purifican y elevan. La naturaleza no sufre fiebres ni necesita luchar para querer. Por eso t:S el verdadero templo de Dios. Cuánto mejor, madre, que fueses más a él
que no al otro ...
Contigo? cuando quieras!
Sí, tengo algún día que llevarte conmigo de caza...
Sí, síl
No me parece mal...
Conmigo de caza. Ya verás cuando te tumbes al pié de
un roble, cara al cielo, cómo se te curan esas aprensiones y se te acaban esas palpitaciones de corazón. No
hay como el campo; allí se ve todo claro!
Pues quiero ir contigo a él para que lo veamos todo
claro!
Y yo creo traeros del campo algo de su aliento, no es
así? No oléis a tomillo, a mejorana cuando entro?
(husmeando.) Sólo huelo a ti/
O queréis que sea como esos ...
No condeno tu afición, hijo. Es una de las más nobles
y te libra de vicios. Pero entre esos libertinos que ensucian su hogar y tu braveza y despego rústicos ...
Despego yo? yo braveza? por qué? porque no ando con
arrumacos y lagoterías? El cariño no es babosería ni
violencia...
Hombre, no cabe decir eso así, tan en redondo ...
Pues sí, en redondo, el amor no es violencia.
Es que hay amores que no se concibe sino violentos...

LA PLUMA
HIPóLITO.

FEDRA.

HIPóLITO.
PEDRO.

HIPÓLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.
FEDRA.

HIPóLITO.
PEDRO.

HIPÓLlTO.
PEDRO.

HIPóLITO.

Te empeñas, madre, en no comprender la ternura, au~
sintiéndola. Eres demasiado exaltada en tus sentimientos ...
Demasiado? Cosas hay en que no cabe demasía, creo ...
Cuando vayas conmigo al campo, madre, verás si se te
curan las demasías ...
Bueno, basta de metafisicas! Yo, Hipólito, no dudo de
que nos quieres, pero obras son amores y no buenas razones ...!
Obras? qué quieres de mí, padre? qué queréis de mí?
qué tramábais?
Ya te lo dirá tu madre!
Madre, qué es esto? qué significan las palabras de
padre?
Ya te lo diré ...
Dímelo! ahora!
Bien, os dejo.
Para qué? no! quédate!
Os explicaréis mejor a solas.
Si es conjura... bueno! (vase Pedro.)

F EDRA x
HIPóLITO.

FEDRA.

HIPóLITO.

FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

HIPóLITO.

HrPOLITO .

Y bien, qué es ello, madre? callas? qué es? (poniindolt una mano sobre el hombro, a lo que tila se estremece.)
Vamos, habla! Tu beso me pareció antes más largo, más
apretado ...
Y acaso más caliente...
Tal vez. Me diste miedo con él. Hace algún tiempo que
me das miedo; noto en ti algo extraño que me sobresalta, y luego esas palabras de padre ... vamos, qué es ello?
Nada, un capricho ...
Caprichos padre? lo dudo ...
Dice que se siente solo ...
Ko estamos nosotros con él?
9

�LA PLUMA
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.

FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
Fi.DRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

H1PÓLITO.
FEDRA.

10

Sí, pero dice que a tu edad ...
No comprendo...
Desea que vayas pensando ya...
Ah, acabáramos, en casarme!
Eso! Y tú?
Yo?
Sí, tú, tú no piensas en casarte, no?
Por ahora, no! casarme? para qué? Y sobre todo no es
ésa resolución que deba tomarse así, en principio y por
principio; eso viene ello solo. Hay que dar al tiempo lo
suyo. No es cosa de una vez resuelto casarse, echarse
uno a buscar con quién. Y hoy por hoy, como no fuese
con Diana... Ahora si, lo que dudo, llegase a enamorarme...
Quién sabe...
Claro, nadie puede decir «de esta agua no beberé».
Quién sabe si no lo estás ya...
Quién? yo?
Esas cosas no se confiesan y menos a los padres ...
A los !?adres tal vez nol Pero tú, en rigor de verdad, no
eres m1 madre ...
No, no lo soy, no!
Aunque lo seas por ley y por cariño ...
Oh, por cariño! Pero de veras no estás enamorado?
acaso tengas ...
Te aseguro que no!
Bah, bah! Este despego, este salir tanto de casa, por
dos, por tres, por ochó y hasta por quince días con
achaque de la caza... Ah, Hipólito, Hipólito; a una... a
una mujer no se le engaña...
Engañarte? yo? a ti? Te juro que si llegase a enamorarme
serías tú quien primero lo supiese ...
Oh, gracias, gracias, Hipólito, pero enamorarte... de
quién?
De quién? Vaya una pregunta! No te entiendo, madre.
Ya me entenderás, Hipólito, ya me entenderás. Y si tú
te casaras, si te hicieses de otra...

LA PLUMA
HrPóLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
F:ED.RA.
HIPÓLITO.
F.tDRA
HIPÓLITO.
FEDRA.

HrPÓLITO.
FEDRA.

HrPóLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HrPóJ,ITO.
FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

HrPóLITO.
FEDRA.

HrPóLITO.

Si me casara ... qué? (silencio.) Vamos, dí, qué?
Que no podría yo vivir viéndote de otra!
(alarmado.) Cómo? qué? no te entiendo bien, madre!Tú de otra? imposible!
(arredrándose) Madre!
.
. ,
(yendo hacia il.) No me llames madre, por Dios, H1polito, llámame Fedra!
Fedra!
No, así nol nol no así, Hipólito! Me entiendes ahora?
No quisiera entenderle ...
Lo ves claro ahora sin salir al campo?
Ah! Y era esto, esto, el calor de tus besos?
Sí, esto era, Hipólito, esto; ven, mira...
No! no!
Es la fatalidad, Hipólito, a la que no se puede, a la que
no se debe resistir...
Piensa en mi padre, Fedral
Tu padre es quien me empuja a til
Y era para esto, para esto para lo que te dejó ahora sola.
conmigo? para esto?
Pues bien; sí, me he aprovechado, lo ves? él, él mismo
me ha hecho romper mi secreto para contigo, él ha provocado que me salga a la boca el secreto del corazón.
Y de la bocal
Sí, que brote en palabras el secreto de mis besos! Todo
era hasta romper el nµdo que ligaba mi lengua; ahora
todo está claro y me siento libre, libre de un tremendo
peso; ahora respiro ...
Ahora empiezas a ahogarte, madre, y a ahogarme...
De ti, sólo de ti depende, Hipólito. Quiero ser tuya,
toda tuya!
No, lo que tú quieres es que sea tuyo yo!
Si, mío, mío, mío y sólo míol
Tu hijo ...
Pues bien, hijo, ven a mis brazos!
No, ya no! _Me voy, y no volveremos a vernos a solas...
11

�LA PLUMA

LA PLUMA
FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.

Que no? Nos veremos, sí, y más que nos veremos! Hipólito, ven...
(arredrándose.) Antes querría verme con una jabalina
acorralada!
Tan mala... , tan fea te parezco?
Estás loca, madre, loca perdida, y tu locura es contagiosa...
Pues ven, ven que te la pegue, y locos los dos, Hipólito,
los dos locos...
Y él, mi padre, imbécil, no es eso? No, adiós! Y no volveremos a vernos ... , al menos a solas ... adiós!
Espera, Hipólito, siquiera el de siempre, el de despedida,
hijo...
Hijo? ya no! tuyo no, de él, de él siempre, de lmi padre,
de tu marido! Y... el de siempre? no, sino el de nunca ya.
adiós! pobre madre! (vase.)

RosA.
FEDRA.

ROSA.
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

ROSA.
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

RosA.

5.ª
FEDRA.

Oh, yo le rendiré, yo! No puedo más. Esto es más fuerte que yo. No sé quién me empuja desde muy dentro...
Aquel beso de fuego en lágrimas ... Y es el deber, es el
amor filial o me desprecia? Sí, sí, me desprecia... Una
jabalina acon-alada ... tan fea soy? Quiere a otra, no me
cabe duda, no es posible si no... Mas no, no, no, es leal,
generoso, veraz. Sí, sí, es su padre (cubriéndose la cara),
¡qué horror! Soy una miserable! loca, sí, loca perdida!
Virgen mía de los Dolores, alúmbrame, ampárame! No
puedo estar sola, llamaré con cualquier pretexto. La soledad me aterra (llama.)

FEDRA.

FKDIIA

M-ARCELO
FEDRA.

MARCELO.
FEDRA.

MARCELO.
FEDIU.
MARCELO.
FEDRA.

Fsou. y RosA, la criada.
FEDRA.

Anda, Rosa, recoge eso y llévalo. Espera, di, tienes
novio?

Sí, señorita.
Y te piensas casar con él?
Si nó para qué le tendría?
Es cl~o. Y dime, le quieres mucho?
Bastante...
Nada más que bastante?
Luego que nos casemos veremos...
Y va a ser pronto?
En cuanto él consiga una colocación que busca.
Eres demasiado joven todavía.
Pero si una no se casa joven, señorita ...
Qué?
Qué sé yo ...
Es verdad. Mira, te hago estas preguntas, Rosa, porquequiero ser la madrina de tu boda.
·señorita!
Sí sí eso me dará acaso buena suerte.
'
A ' nosotros
más!
No sé, acaso ... mas en fin yo os amadrinaré. Pero vete_
(aparte) siento pasos. (Vase Rosa.)

MARCELO.
FEDRA.

y

MAIICELO

(entrando.) Qué? cómo va la paciente?
Paciente? le he llamado yo acaso?
El buen médico no debe esperar a que se le llame...
Médico? y bueno?
A ver hoy el pulso.
No, es por tomarme la mano.
Bueno, ya sé bastante.
Qué es eso? qué dice usted? qué es lo que sabe? Y_ con·
qué derecho usted, el amigo íntimo y de la infancia de
mi Pedro, el que entra aquí como en su propia casa...
Y con qué derecho supone ústed, Fedra, lo que calla?-·
Oh, no se le escapan ciertas cosas a una mujer...!
13

�LA PLUMA

LA PLUMA
MARCELO.
FEDRA.
MAR.CELO.
FEDRA.

Enamorada, lo sé!
Cómo? ¿Qué es eso de enamorada?
De su marido, claro está!
Basta, basta! ( aparte.) Hay secretos que revientan por
los ojos.
8.ª

PEDRO.
.MAR.CELO.
PEDRO .

(entrando.) ¡Hola, Marcelo!
Bien y tú, Pedro?
Bien. Ví salir a Hipólito, Fedra, y me parece que iba preocupado, inquieto; no contestó acorde a lo que le hablé ...
Le abordaste?

f"EDRA.
PEDRO.
_MARCELO.
hDRO.

Sí...

Drc110s

.MARCELO.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
.MAR.CELO
FEDRA.
MA.RCELO.
PEDRO.
FEDRA
MARCELO.
PEDRO.
MA.RCELO.
FEDRA
MARcELO.

y PEDRO

Y nada, no quiere oír hablar de eso ...
Vaya, me voy, pues tenéis que hablar...
No, Marcelo, no es nada. Y a ti podemos decírtelo todo.
Es sólo que me parece es ya hora de que Hipólito vaya
pensando en casarse, en traernos primero nuera, después ... quién sabe ... nietos, y encargué a Fedra, que de
tanto ascendiente sobre él goza, le abordase ese punto ...
Muy delicado ...
Y qué dice?
No quiere oír hablar de ello...
En fin, ya me lo contarás, porque sacabl:!- una cara...
( aparte.) Pobre Pedro!
Sí, ya te lo contaré, pero ahora... (aparte) No me voy,
no le dejo con él.
Repito que me voy, pues tenéis que hablar ...
No, tú eres como de casa.
( aparte.) Qué ceguera!
Los que son como de casa sin ser de ella estorban más.
O se es o no se es; pero lo de como si se fuese ...
Pues bien, tú eres de casa!
Uno más?
(aparte.) Qué bruto! (alto.) Vaya, me voy!
No; yo. Adiós! (vase.)

FtDRA.

PEDRO.
FgDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
Fl':DRA.
Pl':DRO.

F.EDRA.
PEDRO.

F1mRA.
hDRO.
FEDRA.
PJ:DRO.

F:tDRA
PEDRO.

F:tDIU
PEDRO.

y

PEDRO.

Y bien, qué dijo?
Dijo...
Qué?
Que no piensa en eso; no está enamorado ... para qué
casarse?, dijo ...
Luego no le convenciste?
No le convencí, no!
Para cuándo, pues, tu persuasión? tú, que siempre me
persuades de cuanto se te antoja? Ah, Fedra, es que no
pusiste ni empeño ni calor en tu demanda...!
.
Que no?
No no porque tú eres de las que consiguen cuanto se
' ' Si hubieras sabido hablarle al corazon
. ...
proponen.
Calla, Pedro! calla, calla!
Lo ves? tampoco tú quieres que se case, tampoco tú...
Yo?
Sí, tú; no quieres otra mujer en casa, no quieres
nuera...
Pedro, qué dices?
Sí, estoy harto de saber que las madres suelen tener celos de sus nueras, pero yo creía que tú, Fedra, tú, siquiera por mí...
(cubriéndose la cara.) Calla, calla, calla!
Bien, egoístas todos... egoísta él, egoísta tú ... al fin sois
jóvenes y en tanto el pobre viejo...
(yendo a él y abrazándole.) Pedro!
Convéncele, Fedra, convéncete!
ll!1" DEL ACTO PRIMERO

MIGUEL DE UNAMUNO

�LA PLUMA

¡.Cas lágrimas de mi llanto,
lentamente
las convierto en poesía
decadente...!
¡G.ué triste verdad es ésta:
debiendo de estar llorando
todos estamos de fiesta ...!
'Y al final
la pena de irse callando
es mortal...

MOTIVOS LÍRICOS
EL VINO TRISTE
;

I

'Y aunque pienso no adivino

'Ya vuelvo a estar triste, amigo;
ya sé que, aunque no lo quiera,
la tristeza va conmigo
escondida,
y estoy alegre por Juera
de mi vida ...

la causa de este misterio
de tener tan triste el vino
y de estar,
igual que en el cementerio,
tristes en el lupanar...

fNada me ha de libertar,
porque mi vida interior
es la que me hace llorar
y sentir
que sólo es consolador
el morir...

Il
ELLAS ME DICEN...

0llas me dicen:-Oye, ¿tú no quieres?
¿fNo te han querido nunca las mujeres...?'Y yo las digo: -cSí, pero ya no.
-¿Porqué?
"
-Porque no os tengo fe.

.los libros me dan espanto;
la mujer, melancolía.
2

17

�LA PLUMA

Porque no quiero yo.Y ellas exclaman: -¡{:}h, si lo supieran!
¿Gres un hombre que huye los cariños?
-clí. Yo tan sólo ya quiero que me quieran
los niños...
III

FANTASÍAS
PERO HAY AMOR

Yo llenaba mis versos de ideas tenebrosas,
y ella, en cambio, llenaba de brazados de rosas
los jarros de mi estancia...
¡tlué modo tan distinto de comprender las cosas!
Para mí era la vida petulancia,
y para ella, fragancia ...
¡(:)lor de Palmerones y capullos de flrancial
Sl,rrojé las cuartillas tediosas
y la cogí. del talle para aspirar las rosas!
¡Gl amor es la única comprensión de las cosas!
LUIS FBRNA.NDBZ ARDAVIN

11

LA MUERTE DE LEPE, O ERUDITOS AL
CIELO Y EL GARROTE MÁS BIEN DADO
en la Biblioteca. Arrastrar de sillas, tintineo de llaves,
crujir de vidrieras batidas contra los armarios, bisbiseo de
coloquios entrecortados, sobre un fragor continuo de pisadas, voces y derrumbamiento de pilas de libros; en fin, el _estruendo propio de una sala de estudio. Humaredas azules, escapadas
de los cerebros en ignición, se espesaban en el aire. Más de cinco minutos tardó en recobrarse del mareo repentino y del susto.
Repuesto un poco, esquivando con dificultad los empellones de los
viandantes (aquella tarde de lluvia, el torrente circulatorio de la capital
hacia en la Biblioteca un remanso\ recorría con los ojos las hileras de pupitres.
-Entre tantos imbéciles-decíase angustiado-,¿no estará mi hombre?
Estaba. Tras una cortina de libros se alzó su voz inconfundible, entre
saxofón y clarinete:
-¡Matías: las obras de lbsen, las obras de San Isidoro, las obras del
marqués de las Guadalerzas, el Derecho civil del señor Sánchez Román!
La Creación (al menos, el ámbito de la Biblioteca) enmudeció. Las miradas convergieron en el sitio donde sonó la voz; un halo blanquecino

II

NTRÓ

19

�LA PLUMA
LA PLUMA
circula un cráneo, del que se alcanzaba a ver la bóveda .calva, removida
por corrientes subcutáneas. Cuando la reflexión dió treguas al espanto, las.
lenguas se desataron:
-1Qué tiol
-¡Vaya un cliente!
-¡Se ve que es el cerebro de más circunvoluciones de España!
-¡Viva la raza!
Pero ya salía de la Biblioteca, acompañado por el visitante.
-Siento interrumpir su trabajo, señor de Lepe.
-En efecto, estaba en un momento de inspiración. Me he puesto a.
redactar una nota bibliográfica sobre la Descripción de la basllica de Sarz
Sekrln, y me va saliendo una monografía copiosa, como para renovar estos estudios. ¿Qué le voy a hacer? No es uno dueño de su vena, ~verdad?
Yo tengo sobre el románico ideas propias (véase mi programa inédito de·
Arqueología transcontinental comparada). ¿Qué mé quería usted?
-Maestro, como los ejercicios han concluido, y la votación es mañana ...
-Ni una palabra. Para mi, el catedrático es usted, sin discusión.
-¡Oh! Tantas gracias...
-Espero verme continuado por usted. La Historia literaria ya no me
interesa. Mi actividad es polimórfica, y, por decirlo asi, tentacular; nada
me impide dar cima a mi gran colección de Pensadores hebraizantes de
Bembibre (ya sabe usted, la escuela de que procede todo el racionalismo
moderno), y acabar el raspado y Jeterioro críticos, definitivos, de los códices de Silos; pero mi apetencia actual es otra: en cuanto dé la última
mano a la tragedia...
-¡Ahl ¿Una tragedia?
-Si, Los Ilergetes; obra de afirmación nacional: Indivil y Mandonio representan el espíritu vernáculo frente al extranjerismo invasor. En cuanto.
la deje a punto, voy a entregarme a mi gran proyecto: investigar las insti~
tuciones protectoras del trabajo en el primer Imperio asirio; el Instituto deReformas Sociales patrocina la obra. Hay que marchar con los tiempos.
En cuanto a ust~d, por mí váyase tranquilo; pero tiene un competidorte20

nible, y en el Tribunal hay tres señores de la cáscara amarga. Trabájelos,
muévase. ¿Quiere usted un consejo? Vea a la presidenta de la Junta de
Damas de Honor y Mérito y al Comisario regio del turismo. ¡Ya está usted en la pista!
Trabajó. Se movió hasta echar el bofe. No sentia la lluvia. Se cayó en
las zanjas, de cegato que era ¡y tan distraído! Y cada vez que le llevaron
a la Casa de Socorro le dieron friegas y coñac para reanimarle, pero no
ropa nueva, ni le quitaron el barro de las botas. Entraba hasta el despacho con el paraguas chorreando, y en el aire caldeado todo él empezaba
a vahar como puchero a la lumbre. (La policía, para encontrar l(?S hilos
de su conjura, no tuvo mas que seguir las huellas que fué dejando plan_
tadas en las alfombras.) Veianlo entre brumas. El veía tipos borrosos, que
no le hacían c;iso o le oían en silencio, mirándole con desdén. A las señoras les pareció pedante y tosco. Los varones graves le confirmaron de ingenuo y frlvolo. Sacaba fuerzas contra el miedo, y quería persuadir a todos de sus méritos. Le impon!a como nadie el hombre que se paseaba a
grandes trancos, por lo oscuro, las manos en los bolsillos, y que de vez en
cuando se paraba para atender a la conversación y le dirigía miradas
torvas.
-Vamos, vamos. No se ponga usted asi. ¿Es cuestión de vid- o
muerte? Si ahora no cohabita usted con el éxito, todo llegará.
-¿Y mi método? ¿Y mis ensayos?
-Acabará por hacérsele a usted una buena cabeza; pero aún cultiva
usted la arbitrariedad.
-¿Porque he dicho que Gonzalo de Berceo es una criatura ridícula?
Es mi sentir.
- ¡Qué pifia! Está usted falto de informaéión.
-Pero tengo los datos esenciales. Sé que Lope de Vega adivinó el telégrafo: por eso en mi programa ya no le llaa:.o el Fénix de los Ingenios,
sino el Marconi español. Si Fox .Morcillo no se llega a ahogar, hubiese
construido un sistema filosófico. Más: NUé hizo Descartes? Aprovecharse de las ideas de Francisco Sánchez. También sé que la Inquisición no
,quemó a don Ephraim de Santa Maria, el poeta, sino a su padre.
11

�LA PLUMA
-Muerto don Marcelino, eso no es cuestión.
-¡Europa nos envidia el rito mozárabe!-clamó desesperado.
-Est:i por ver.
-¿Y mis investigaciones? Probado ya que el Quijote es obra con clave, he hallai o en la aventura de los yangüeses una alegato por la Sociedad de Naciones.
-Eso ¡al señor Altamira, al señor Altamira, al señor Altamira...! ·
-¡He refutado la tesis de Rodríguez Marin sobre la cena de Don Quijote!
-Es interesante. Más objetivo...
-¡Y como soy amigo de Cejador, no les pondrá a ustedes en su Hütoria si me tratan sin piedad!
-Mejor, acaso. s~ aliviaría la crisis de los transportes.
En lo oscuro profirió una voz:
-¡¡Creí que se movía usted en otro plano!!
Se derrumbó el teatro. Vióse el opositor amarrado a un escaño de p,n&lt;&gt;
con entalladuras obscenas hechas a navaja. Los curiosos atendían ampliando con la mano el pabellón de la oreja. El autor de los Ilergetes emitia un ruido oficial melifluo.
-El tribunal deplora, por mi boca, no disponer de dos cátedras. Los
dos competidores son de mérito sobresaliente. Por mi parte me impond ría
cualquier sacrificio con tal de no verme en el caso de elegir ...
-¡A mí! ¡A mí! ¿Verdad?
_
Eligieron al otro. Revolcándose en el banco, escupía a los jueces.
-Le hemos preferido porque, al fin, es hijo de viuda pobre...
El público rompió a silbar.
-¡Canallas! ¡Farsantes! ¡A ellos! ¡Mueran!
Los estudiantes apedrearon los tranvías. Se interrumpió la circulación •
en la calle de San Bernardo. En el Ateneo empezaron a recoger firmas en
un pliego. La Policia hizo varios disparos al aire.
Se restableció la calma.
-Señores-exclamó uno del públi&lt;:o-. Es inútil matarlos a todos. Lo
22

LA PLUMA
mejor es producir ahora mismo una vacante para que el hombre insigne,
preterido por ese motivo tan fútil...
-¡Está en la ley de Reclutamiento... !
.
.
átedra
¡Propongo
que
el
presidente
del
tnbuC
- ... pued a ocupar una .
•
nal se suicide en el acto!
El tribunal, sobrecogido, se retiró a deliberar. Volvió a poco. Ríos de
lágrimas corrian por el rostro de los juec~.
. .
-Señores: rechazamos el suicidio por mmoral; pero no el martmo. Yo,
presidente, no me suicido; pero estoy pronto a dar mi cuello ~l verdugo,
si alguien del público se presta a serlo, para que el derecho tnunfe de la
legalidad.
Y el secretario, blandiendo un martillo, según el rito, voceó:
-¿Hay quien quiera dar garrote a nuestro Lepe, el divino? ¡A l~ ~na!
Instantes de congoja, en que el silencio pareció eterno. El publico,
rompiendo las compuertas del pavor,, prorrumpió en imprecaciones dolientes:
-¡Grande es el sacrificio, ¡oh Lepe!, y riguroso es el Destino que fulmina sobre ti sus rayos por tu misma excelsitud! ¿Qué Virginio, qué Scé\fola, qué Guzmán el Bueno igualó tu civismo? Trasp_a sado estoy de
horror.
El secretario: ¿Hay quien quiera dar garrote a nuestro Lepe, el divino?
¡A las dos!
El público: Vuelve a mi la esperanza. Nadie viene. Veo los redondos
ojos dorados del pájaro nocturno brillar sobre t'\ cabeza. La diosa le envía en tu amparo. Te cobija en la sombra de sus alas.
El secretario: ¿Hay quien quiera dar garrote a nuestro Lepe, el divino?
¡A las ...
-¡Yo quierol
Se adelanté un enmascarado con una guita liada al talle.
-¡A las tresl-gritó el secretario, dando un martillazo-. ¡Queda adjudicado el garrote!
El público: ¡Mas, ay, que ni el Padre de los Númenes puede esquivar
los decretos del Hado! Esfuérzate, pues es llegada tu hora. El arroyo de
23

�LA PLUMA
mis lágrimas te abre el camino de la Estigia. Ofrenda tus obras a Carón,
que las arrojará al profundo p1ra que no zozobre el barquichuelo. Consuélate, que vas a entablar coloquios perdurables con tus sombras dilec•
tas, y entre el Tudense y el Brocense sabrás por fin quién fué el Anónimo de Córdoba. Y tú, implacable, ¿quién eres? ¿Qué ánimo te mueve? ¡Oh,
cruell ¿Quién te envfa?
El enmascarado agarrotó con mucha sutileza a Lepe en su sillón. Apiló contra él sus obras completas y las prendió fuego. Arrojó sobre la mesa
una tarjeta, y dijo al marcharse:
-Soy el Análisis Objetivo, del Centro de Estudios Históricos.
Se encendió una discordia fratricida. U nos, pedían la cabeza del ejecutor. Otros, que le diesen una recompensa. La Policia le echó el guante;
pero él manifestó una cédula absolutoria s uscrita por su víctima: &lt;Ahorcado y conforme. Lepe.• Pusiéronle en libertad. Los bandos se acometieron con furia. El G-obierno declaró .que su deseo era que no hubiese vencedores ni vencidos, y nombró una Comisión de arbitraje. Los pliegos
puestos en el portal de la casa de Lepe se cubrie ron de firmas. Los que
u.o firmaban para protestar contra la ejecución, firmaban, a ruegos de los
árbitros, para solicitar del Gobierno el premio del ejecutor. Terminado el
entierro, el cortejo fúnebre fué a depositar los pliegos en la Presidencia
del Consejo. Así, el entierro fué cuna imponente manifestación de duelo•,
y se pudo conceder al ejecutor la Cruz del Salvamento de Náufragos.

EL CAMINANTE
CAMINANTE.

D ios te bendiga, mujer,

y al dulce niño

M UJER.

CA.RDBNIO

CAMINANTE.

que nutre tu pecho.
Deja que aquí, en esta roca,
a la sombra del olmo,
deposite mi carga
y a tu lado repose.
¿Qué oficio te lleva,
en el calor del día,
por el sendero polvoriento?
¿Traes mercadr,¿rías de la ciudad
por las aldeas?
¿Te sonríes, extrar~jero,
ante mi pregunta?
No traigo de la ciudad
mercaduría alguna.
Fresco viene el crepúsculo.
Muéstrame el hontanar
del que tú bebes,
amable mujer moza.

.........

�LA PLUMA

LA PLUMA
MUJER.

CAMJNANTE.

MUJER.
CAMINANTE.

MUJER.
CAMINANTE.

MUJER.

CAMINANTE.

MUJER.

CAMlNANTE.

MUJER.
26

Aquí arriba, por la senda rocosa.
¡ Ve delante! A través del bosquecillo
llega el senderq a la cabaña
donde yo habito,
junto a la fuente
de donde bebo.
¡Huella de la ordenadora mano del hombre
entre las malezas!
¡Tú no has dispuesto estas piedras,
profusa diseminadora, Naturaleza!
¡Aún más arriba!
¡Cubierto por el musgo un arquitravef
¡Te reconozco, espíritu formador!
¡Has impreso tu sello en la piedra!
¡Más allá, extranjero!
¡ Una inscripción sobre la que piso/
¡Nada puede leerse!
¡Idas sois, vosotras,
palabras hondamente grabadas,
que debierais mostrar La piedad de vuestro amo
a millares de nietos/
¿Te asombras, extranjero,
por estas piedras?
Arriba son muchas las piedras
alrededor de mi cabaña.
¿Arriba?
Ahora a la izquierda
subiendo por el bosquecillo.
Aquí.
¡ Oh, musas y grru:iasf
Esta es mi cabaña.

CAMINANTE.

MUJER,

CAMINANTE.

MUJER.
CAMINANTE.

MUJER.

¡Las ruinas de un templo!
Aquí al lado, abajo,
surte la fuente
de que yo bebo.
¡Ardiente te agitas
sobre tu tumba, gl!nio!
¡Se ha hundido sobre ti
tu obra maestra,
oh inmortal!
Espera, voy por el vaso
para qne bebas.
La yedra ha revestido
tu esbelta forma divina.
¡ Cómo os afanáis
por elevaros sobre los escombros,
par de columnas!
¡ Y tú, la hermana solitaria de allí al lado!
¡Cómo, desde lo alto,
11tajestuosamente enlutadas,
con lúgubre musgo en la sagrada cabeza,
miráis vuestras hermanas
rotas a vuestro piel
¡Del zarzal a la sombra,
cúbrenlas escombros y tierra
y la alta hierba ondula sobre ellas!
¿Así estimas tú, Naturaleza,
la obra maestra de tu obra maestra?
¿Insensible destrozas
tu santuarior
¿Siembras cardos en él?
¡Cómo duerme mi niño!
27

�LA PLUMA
LA PLUMA

.CAMINANTE.

MUJER.

"CAMINANTE.

MUJER.
28

¿Quieres desca1tsar en la cabaña,
extranjero? ¿O prefieres
quedar al aire libre?
¡Hace fresco! Toma al ni,io,
para que vaya a buscar agua.
¡Duerme, duerme, amor mío!
¡Dulce es tz, reposo!
¡Qu.i blandamente respira,
rebosando celestial salztd!
¡ Tú, nacido entre los restos
de un sagrado pretérito!
¡Pósese su espíritu sobre ti!
Aquellos sobre quienes flota
gozan de cada uno de sus dias
con dignidad de dioses.
¡Ábrete, colnzac/p germen,
magnífico ornamento
de la resplandeciente primavera,
y reluce entre tits compa1ieros!
¡ Y al caerse los pétalos marchitos
ascienda de tu seno
colmado fruto
que bajo el sol madure!
¡Alabado sea Dios... ! ¿Y duerme todavíar
Nada tengo que pueda ofrecerte
con el fresco trago,
sino un trozo de pan.
Te lo agradezco.
¡ Con q1té delicia florece todo en tomo
y verdea/
Pronto regresará mi marido

CAMINANTE.

MUJER.

MUJER.
CAMINANTE.

de las ltazas a casa.
¡Quédate, quédate, lzombrel
Y toma con nosotros la cena.
¿ Vi·¡;Ís aquí:
Allí entre aqitellos muros.
Ya mi padre lzizo la clzoza
con ladrillos y piedras
de los escombros.
Aquí vivimos.
Dióme como mujer a un labrador
y murió en nuestros brazos...
¿Has dormido bien, corazón 11iíor
¡Qui avispado está y q11,i juguetón
el bribonzuelol
¡Naturaleza, que en eterno germinas!
Creas a cada ettal para el goce de la vida;
a todos tus lzij'os, maternal, Izas dotado
de una heredad, de una cabaña.
Arriba, en la cornisa, edifica la golondrina,
ignorante de los ornatos que embadurna;
teje la oruga en torno a la amarilla rama
el albergue invernal de su nidada;
y tú, ¡olz, hombre!,
de las ruinas excelsas del pasado,
compones, como de remiendos, una choza
para tu abrigo,
y sobre tumbas gozas ...
¡Adiós, 11iujer feliz!
¿No quieres quedarte?
¡Dios os guarde
y bendiga a vuestro lzijol
2c,--.

�LA PLUMA

MUJER.
CAMINANTE.

MUJER.
CAMINANTE.

MUJER.
·CAMINANTE.

¡Buen viaje!
¿Adónde me llevará aquel smaero
que sube la montaña?
A Cttma.
¿A qué distancia está?
/
Tres leguas buenas.
¡ArEós...!
¡ Guía tú mis pasos, Naturaleza!
¡El caminar del extran:fero
que marcha sobre tumbas
de un sagrado pasado!
Condúceme a un asilo
resguardado del Norte,
(Í,()nde breve alameda
proteja de los rayos del mediodía.
Y cuando regrese
con la noche a mi cabafia,
dorada por los últimos rayos del sol,
haz que me reciba una mujer cual ésta
con el hy·o e,, los brazos.

J. W. GOBTHB
{Trae!ucc i611 de R. M. Tenrcico.)

LETRAS ITA LIANAS
1~ Italia inteligente espera su nuevo poeta y mira, sin
un amor excesivo, pero con simpatía, a los cinco o seis escritores que luchan con seriedad por hallarse a si propios y al
Arte, entreténgome yo a veces estudiando en los escaparates de las librerias los escondidos rostros de los libros de crítica y de
pe11samiento y las reimpresiones de los clásicos, y advierto que las novelas fáciles y mediocres con sus cubiertas triviales ocupan el primer lugar
de esos escaparates, mientras las obras de los críticos, de los filósofos, de
los hombres de estudio en general, se recatan tímidamente en segundo término. Echamos de ver que no son muchas; pero ya a primera vista descubrimos nombres de resonancia mundial a estas fechas; son obras de Croce,
de País, de Farinelli, de Anile; son reimpresiones de Tommaseo, de Dante,
de Manzoni, de Foscolo. Pero el público fija su mirada preferentemente
en la primera línea de los escaparates; y sólo algún joven curioso o tal
cual hombre de lentes, se esfuerza por llegar alU donde se han refugiado
los pensadores y los grandes escritores de ayer.
Ahora bien, si el Hbrero no los considera, si la muchacha vestida de
seda y calzada con chapines de raso no los busca, si al estudiante no le
preocupan, el jove'l curioso y el hombre de los lentes fijan la mirada lar1:º rato en aquellos frontispicios, y luego de reflexionarlo mucho, acaban
comprando el pensador y el clásico.
IENTRAS

31

..3•

...

�LA PLUMA

LA PLUMA

Y cuando veo al joven curioso y al hombre de los anteojos decididos
a tal adquisición, ya no temo por la literatura de mi país ni por Italia.
Pues ¿qué pueden contar las cinco mil muchachas vestidas de seda Y los
cinco mil estudiantes que compran la novela de moda, qué pueden contar,
mientras haya un solo joven que se fija en los libros serios, y ni por un
momento mira las cubiertas lujosas de las noveluchas?
Ya no temo, porque esos dos compradvres tímidos, pero reales Y tangibles, me dicen que la seriedad, la honestidad, la elención de los bu.enos
estudios no han muerto todavía en Italia; mientras que presto morirán,
no quiero decir dónde, los pobres alimentos de los novelistas de tres al
cuarto.

•••
En tanto, la Italia inteligente está toda alterada por la reciente co~vcrsión de Giovanni Papini. No es un rumor falso ni una actitud reclamtsta; Papini, el satánico Papini, entra en el seno de la Santa Madre Iglesia.
Los periódicos hablan de la con versión, en los círculos intelectuales se la
discute, un periodista se ha avistado con Papini y le ha interrogado para
saber la verdad. Y Papini ha dicho: «sí señores; yo ya no veo la verdad
sino en el Eva?gelio.• Y está esr,ribiendo-es más, se dice que terminando-una obra profunda y de gran volumen: la vida de Jesucristo.
Se puede discutir a Papini cuanto se quiera; y tanto más hoy que la
nueva generación se acerca a nuestro último clásico, aún vivo, Verga,
como buscando en la obra-toda l)umanidad-de este gran esc;ritor, un
nuevo punto de partida, después de veinte años de rebusca, de manías,
de cabriolas puramente verbales. Papini es ya un recuerdo de nuestra juventud y nada más. ¿Quién lo lec hoy en Italia? Tal vez algún joven de la
nueva generación, que oye pronunciar su nombre, y busca ansioso sus
obras; pero l0s hombres maduros y los jóvenes de treinta años están tao
lejos de Papinl, como si al siglo pasado y no al nuestro perteneciera. La
verdad es esta: Papini ha sido un constructor. Quien construye, y con material humano, quizá esté durante algún tiempo en un plano más modesto
que el dialéctico o el sofista; pero ya llegará el momento en que se le bus3i

cará con preferencia y se hará la luz eÓ torno SU) o. Papini es, ciertamente, uno de los más vigorosos, si no de los escritores más profundos de Ja
genLTació~ actual_; pero no _ha dejado, por desgracia, y tal vez no dejarámás que hbros ammados, violentos, libros de destrucción; allí donde otros
más mode~tos y encerrados dentro de sí, come, Panzini o Pascoli, fijaban
en verso o en prosa momentos y pausas de la vida. Si, hubo uu momento
en que todos hemos crefdo poeta a Papini; pero fué una ilusión suya y
nuestra; más nuestra, acaso, que suya, pues que intentó sus notas líricas
con poc.a convicción, con poca emoción, y aprovechándose admirablemente del eJemplo más modesto de Softici y de otros jóvenes menos conocidos
que él. Mas Papini renace, a cuanto dicen las crónicas, a nueva vida, con
la obra que está escribiendo, y nosotros, que le estimamos, esperaremos
esa obra con tuda la fe que él se me, ece ) nos inspira: porque su tormento_ por encontrarse a si mismo es, com,idérese como se quiera, de los más
tr~g•_cos y dc,lorosos; como el de un prisionero que busca por todos los
~ed10s, con manos, boca y dientes, el romper las cadenas que le suJetan.

•••
Otro di~léc~ico y crftico de mucha fama es Borgese; dudoso a su vez
duran.te algun tiempo entre la poesía y la critica, lejos de la propia comprensión, ¡,~r? obstinado en hallarse, Borgese, a quien los jóvenes estima~ Y los vteJOS respet~n, ha abandonado tiempo ha la poesía, y aun la
:rihca, como tal expresión cuotidiana, o al menos frecuente. Pero no ha
bandonado sus estudios predilectos; y aunque desde las columnas d
uno de _nne~tros grandes diarios, ll Corriere della Sera, escriba de polític:
i-tde ~•stona, corre la voz de sus estudios acerca de un gran problema
t erano ~oderno; es decir, de que prepara su obra máx1ºma Entretanto,
aparecen. en_ los escaparates sus libros agotados, que Treves. reim rime v

r;-

!uaen;)c:,~b~~c;u:\:P;~~ura ~trnprar.1:e aquí la Storia della cr~íca
. mer ' ro, y la primera muestra digna de su noble
p ersonal,.dad d e escritor.
Borgese posee como nadie en Italia la facultad de comprender desde
3

33

�LA PLUMA

LA PLUMA

blema y de resolverlo con claridad y
luego dónde e~tá el ~udo ~e un pr:eden echarse en olvido, ni aun hoy,
fuerza. Sus artículos hteranos no p
tan vivos como cuando
.d
olumen no parezcan
no obstante recoga os en v
d
charse en olvido, tan ta es la
. .
.ódicos· no pue en e
1
¡os leímos en os peri
' .
d. léctica formidable y su ong1c itor inspira con su 1ª
simpatla que este es r
h terminado porque Borgese es
·6
otra parte no a
'
nalidad. Su func1 n, per
' t·1 en estos años de guerra y de
.
y fecundo· y su es 1 o,
d
todavla muy Joven
'.
.
se ha reforzado y adens:.i o, y
.. d
61 ::io ha perdido, sino que
polltica, no s o
.
d
na obra nueva de singular mtt e1, y
es menester esperar de él, s10 du a, u
potencia.

•••
está también a su vez, de cuando en cuand~,
Croce, el célebre Croce,
h
"nistro de Instrucción Púbh,
obstante ser a ora mi
en los escaparates, y no
.
t b·en parece acelerarse, más por
ca su producción no se detiene, ~n esd_t1 'r..aterza que por su voluntad
•
.
d
fidells1mo e i or
'
'
obra de sus amigos y e su
. .
tá estudiando importantes re,or. E f to como m1nastro es
.
y su trabaJo. n e ec ,
.
otra parte reimpresiones o
l'
que p'll.bhca son, por
'
.
.
filosóficos, antaño aparecidos en rev1smas, y los vo umene_s .
colecciones de estudios hteranos y
. . s·endo la figura más
.
Pero Croce continua •
é
O
tas
campo del pensamiento Y
memorias acad micas.
.
.
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omento h1stónco, en e 1
, .
representativa e este m
. tiempo 00 "igue como cntic desde hace a1gun
.
.
de la alta cultura, pues qu
.
él y pudiéramos decir leJos
cola producción actual, que nace ya a1ena a '
.
d
·stcma filosófico.
. •de sus ideas Y e su si
. G fle su más digno hermano espm
No le ha abandonado Gic,vanm I en ªd.'t.ntas ha seguido siempre con
. .
·d as persona es y 1s 1
,
tual, que, s1 bien con '. e
.
.
Gentile se cuenta entre los filófidelidad la dirección ideológ!ca croc1anab.
er encerrada en un pequeño
ás productivos y su o ra, ay
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sofos mo ernos m
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úblico más vaitO, y merec1 o
mundo de lectores, se ha extendido a un p
la adhesión de los di~cípulos.
. des ierta ahora la curiosidad italiana
Otro pensad:&gt;r, Gmseppe Rens'.,
p b t· ada Es acérrimo luchador.
-6
f
fernente y o s 10
•
con una producc1 n con mua,
Z . helll por Perrella, sucédensc
Sus libros, editados por Sandro n, p or ,ame
,
34

violentos, polémicos, audaces. Combate el ide~lismo crociano con un fervor, una nitidez, una gallardía que, como decía, llenan de curiosidad a los
hombres de estudio. Partiendo de unas cuantas premisas negativas y de
lucha, se afana ahora en construir su sistema, basado y fundado en el es•
cepticismo. Pero la simpatfa que inspira en torno a sf no es pueril y menuda, pues que Rensi muestra, pese a sus intemperancias verbales, ser un
talento nuevo y moderno.

***
Otros pensadores, crlticos y filólogos siguen, por el contrario, su camiM tranquilamente. Ettore Romagnoli, uno de los más insignes grecistas
italianos, ha roto muchas lanzas contn la cultura y los métodos de estudio alemanes en sus libros Lo scimmione in ltalía y Mintroa e /.o scimmione (editados por Zanichelli), pero hoy, aquietado ya, trabaja en traducciones del griego, ensayos sobre poetas griegos y comedias. De estos dfas es
la p11blic.. dón de sus tres comedias: U triltico dell'amore e dell'ironia
(ed. Zanichelli), en la cual encontramos al perfecto traductor de las ironías
fen-ces del divino Aristófaoes. Cario Pascal, por el contrario, no abandona
sus trabajos filológicos. Nobles trabajos los de Cario Pascal. Quisiera -yo
que se conocieran en España los estudios realizados por el célebre latinista sobre Horacio, Catulo, Virgilio, Tacito (ed. Battiato), y, sobre todo, su
obra más vital, Scritti vari sulla letteralura latma (ed. Para vía), donde este
alto ingenio desentraña con singular agudeza el pensamiento y el arte de
los más preclaros escritores de la antigua Roma. Tiene el don de colorear
111cluso la materia más árida y puramente cieotffica, de darle vida, fuerza,
interés, y con una simplicidad de medios que pocos poseen.
Arturo Farioelli es, por el contrario, harto conocido en España, y no
tendré que esforzarme en recordar sus estudios acerca de ella. Hoy, en e1
quadrigésimo aniversario de su profesorado, Italia le festeja. Bien lo merece el maestro, el hombre de estudio, que ha dado a conocer en Italia, en un
admirable ensayo, a vuestro Calderón, y a muchos escritores alemanes
ayer desconocidos en Italia. Farinelli es catedrático de literaturas comparadas en la Universidad de Turfn, y, más que autor de ensayos, es un
35

�LA PLUMA
LA PLUMA
maestro admirable. Sus disclpulos reúnen hoy en volumen (ed. Bocea) tales lecciones, documeRtándolas históricamente y dándoles unidad y cuerpo, para que se acerquen a Farinelli los j?ven~, n~ ya c_on la simple curiosidad que inspiran las obras de pura mvest1gac1ón, sino aquellas que
tienen un punto de partida y una meta claros y definidos.
Otra obra critica muy leída y comentada en estos dias es el Balzac in
Jtalt"a, de Giuseppe Gigli (ed. Treves), estudio exacto e inteligente llevado a cabo sobre fuentes históricas del tiempo, del periodo en que Balzac
vivió en Italia, período nada extraordinario por lo demás, del cual sale
Balzac empequeñecido, y, como hombre, lleno de máculas y fla'luezas.
Dos buenos estudios acerca del Dante atraen también en estos dlas la
atención de los doctos sobre el gran poeta cuyo centenario se celebra
en 1921: uno de Cortese (editado por Angelo Signorelli), y otro de Falorsi (editado por Lemmonier), diversos en cuanto a método y ejecución,
pero útiles entrambos para el conocimiento de los problemas da_ntescos.
De Giuseppe de Lorenzo, cuya fama rebasa ya las fronteras, reedita Laterza un volumen de ensayos sobre el Bttdismo, a que dedica estudio y pasión De Lorenzo años hace; y Zanichelli La ltrra e fuomo, obra de poesla
y ciencia bien fundidas, y una de las más bellas de cuantas ha producido
este singular poeta y hombre de ciencia. El propio Zanichelli nos da los
Saggi di scimza e di vita, de Antonino Anile, médico napolitano, conocido
también en Italia como poeta, y que por la singularidad de su filosofía
tiene muchos lectores en todos los campos.
y he aqul después las reediciones de los clásicos, las más caras a
quienes gustan los libros, jóvenes y no jóvenes. Infatigable en este aspecto es La\erza, que con sus Scriltori d' Italia está levantando un monumento duradero en favor propio y el de Italia; libros que por su aspecto
exterior, el carácter de letra y el cuidado en las reprnducciones son verdaderamente perfectos. Otra colección de clásicos imprl.mese en Italia por
la Unione Tipografica Edilrice 1 ori1use, guiada, cuidada, dirigida por uno
de los más notables hombres de letras italianos, Gustavo Ba\samo Crive1\i; pero asi como la colección dt" Laterza, por su alto precio y su fiso no ·
mia aristocrática está destinada más bien al mundo de los filósofos y de
36

•

los hombres de estudio, ésta de Balsamo Crivelli tiene intenciones más
vastas; y en efecto, es la más buscada por los jóvenes, los estudiantes, los
padres de familia. Un nuevo editor de Florencia, Luigi L. Battistelli, inicia entre tanto una colección ibérica antigua, comenzando con los dramas
de Calderón, que serán muy buscados. La lista podia ser aún muy larga;
~ero creemos que es bastante por hoy, si bien es menester decir y repetir que, no obstante parezcan prevalecer en el movimiento editorial italiano las obras decadentes y amenas, muchos editores ofrecen obras puras
y nobles. ¡Acaso no es de hoy también la traducción de la Jú"ada, que
Nicolo Festa, grecista insigne, ha intentado nuevamente, e impreso Sandroo en belllsima edición? ¿No es de koy la reedición, en un solo volumen, de todas las obras del Dante, nobilísimamentelimpresas por Barbera?
~y no más de ayer el nacimíento de una colección extranjera de Bemporad, de otra, extranjera igualmente, de Quintieri, de una colección de
obras inmortales en las ediciones de la Risorgimento, dirigida por Caddeo?
As!, pues, no desesperemos.
Porque incluso en el género oarrati vo no nacen sólo obras antiguas·
'
y, aunque de raro en raro, alguna joya reluce.
Ved en las ediciones de Mondadori, de Roma, ll díavolo nella mla líb1 er~a, de Alfredo Paozini, obra maestra de prosa fina, humorística y humamsta, ! otra de Tommaso Monicelli, Crepuscolo, en que el ingenio de
este escritor recoge algunas de sus novelas, delicadas de tono y exquisitame~te humanas. Y de hoy, en las ediciones de Bemporad, de Florencia
(e~i~or que se lanza ahora con buen éxito a la literatura amena), son Verg,mtd, de Fausto Maria Martini, obra de prosa clara, en la que se narra sin
literatura, antes bien con mucha y verJadera poesia, el retorno de un
cuerpo Y de un alma de la muerte (Martini fue gravemente herido en la
guerr~, Y tuvo un brazo y una pierna atrofiados) a la vida; y l a pace túgli
angelz, d~ Francesco S~pori, novela honrada y, aunque no muy robusta,
noble Y smcera; Y Na7a 1ripudians, de Annie Vivanti, obra tal vez exageradamente dramática, pero expresiva y humana.
En Italia trabajan bien este campo, los jóvenes sobre todo. Giannino
Omero Gallo, por ejemplo, ha hecho en tres volúmenes Le oasi túl dolo31

�LA PLUMA
rt, que ahora reimprime Zanichelli, la prueba segura de una prosa sin retórica y altamente poética. Los oasis del dolor son las ciudades donde la
guerra recogió en hospitales famosos a los heridos y moribundos. Y es de
ver cómo este prosista poeta describe esas ciudades y el dolor que en
ellas reside, en una prosa cálida y densa, con un fervor poético que nunca
rompe los moldes clásicos, que no cae en fin en el énfasis. La obra lleva
un prólogo de G.briel D' Annunzio.
En suma, aun en el campo de la fantasla, si bien raramente y no siempre con éxito, hay quien trabaja con celo y ,eriedad, y se yen en los escaparates novelas y tomos de poesias de escritores conocidos o no, Ma rio
Borsa, periodista de renombre, lla publicado en la casa Edilrict Risorgimmt,, de Milán, una novela, La casdna sul Po, en que se refiere sin pedanterla la historia moral y espiritual de un joven italiano, al que la guerra ha aplacado ansias y dudas, conduciéndole de nuevo, luego de crisis
espirituales y rebuscamientos, a la casa rústica donde nació. Y han publicado buenas novelas Giuseppe Lipparini (Le /antas/e della r:ovant Aurora), Mario Sobrero (La vloktla di Parma), Enrico Franchi (Prlmavtrtlta, novelas cortas y cuentos, Marino Moretti (La voct di Dio), Ugo Malato
(Li·monella se dlverte), Paolo Arcari (La facda che non capisce), Pierangelo Baratono (Commmtl al libro delk Jale), Ferdinando Paolieri ( Novelle
{ncredibíll), Lina Poretto de Stctano ( Le notí della puríld).
Esta ennmeración es harto menuda y estéril para que valga ser co1:tinuada. Pero sirva de testimonio de que en la Península itálica hierve algo
que no es humo tan sólo, y de que, en fin de cuentas, con todo nuestro
pesimismo, no ha muerto nuestra esperanza.

MARIO PUCCINI

DE LOS POEMAS BURLESCOS

TEATRO CLARUCHO
(PROVINCIA)
'Gelón y una lira en el centro.
'Gimbre. !Desparece la lira sin ruido.
cSe oscurece la sala.
cSilencio y principio.
!Decoración dara,
"
de color de ojos de !Rosario !Pino.
;,Muebles lijeros, como !Rosario !Pino. CJJaporosas
cortinas, como !Rosario !Pino. ;No está derecho el /orillo.
6stá puesto de prisa, como !R.os'lrio ;lino y su arte,
que es imperceptible y rapidísimo.
!Palabras en la escena:
don ;,Manuel .linares !R.ivas, diluido ...
fR.osario !Pino y la segunda dama
también fR.osario !Pino.
!Parlan. fR.isas de acotaciones.

�..
LA PLUMA

LA PLUMA

(6goísmo
del don :Manuel .linares que pone su propia gracia
g luego la manda a reir con un paréntesis rigi.do.)
6moción encasillada de antemano.
:Molde de un puding lírico.
Un 'Vaciado dramático.
tJ una sordina literaria. tJ una sensación de oficio.
Pasa el amor, con un bienestar de magnesia
por un tubo digesti'Uo ...
Comedia de vals, de vals que no se oye
sino en el corazón que es donde tiene el nido .
.lágrimas de clase media. 6sparcidas, hacen una
enorme, que es cual un lienzo cristalino
que cubre el escenario.
6s como un telón de cristal sutilísimo .
.Ca emoción al través de esa lágrima...
¡'Gela de araña que teje el artesano espíritu!
'Godo es, como el agua olvidada
en un vaso aburrido;
como el día que cae en un parque
. que tiene una estatua g sabe a domingo;
como un hombre que guarda sus horas
en un armario y las saca g las usa con tino_...
C:omo un sueño entreabierto de siesta ...
C:omo un honesto baño tibio ...
40

'Geatro clarucho . .linares. !Rosario.

Pro'Vincia. ¡;Mongolia g datismol
!Datismo de cielo, datismo de alma.
Programas datistas. fH.astío pianísimo ...
!De nada me vale el silencio ...
rcSe llena el silencio, de voces sin grito .. I
ALONSO QUESADA

SIMETRIAS
I

Gl alma turbia y sombría.
fR.ocío, gotita limpia.
Cuando ella vuela al azul
baj as a la tierra tú.
6/la desciende del sueño
cuando tu v uelves al cielo.

�•

LA PLUMA

•

II

flué en un bello día de abril
cuando !Dios me dió aquel tesoro;
/ué una bella noche de .luna
cuando lo llevó el !Demonio.
III

6spacio g tiempo,
quimeras,
quimeras del Pensamiento.
¿Jy(is pasos en el 6spacio
y mis ritmos en el tiempo,
quimeras,
quimeras del Pensamiento.

Y tú que lo creas todo,
Pensamiento,
que te creas a ti mismo,
Pensamiento,
quimera de una quimera,
Pensamiento.
VALBNTIN ANDRBS ALVARBZ

. .. CASTILLO FAMOSO
AURID-lcntitud, desbarajuste, trabas inútiles-se compendia.
en el tranvía. El jaulón con ruedas que arranca a trom¡;¡icones, se enhebra por calles tortuosas y va de atasco en atasco,,
preñado de broncas, dejando a los clientes frustrados, boquiabiertos, al mari:en de la vla, es una pieza capital de la armazón
madrileña, y si todas las restantes se perdiesen, ella sola bastaría para
reconstruir nuestro sistema urbano. El tranvía es espejo de las costumbres-como el teatro- pero no las corrige, ni mucho menos deleita, misión que le achacábamos al teatro en clase de retórica; antes las
recoge, las encauza, propiamente las encarrila para sacarles friamente el
jugo. El tranvía zurce corruptelas dispersas; celestinea entre la tardanza y
el mal humor; acopla la suciedad con el despotismo. Todo ello es acarreode la villa, que, á lo mejor, se espanta viéndose así condensada en el tranvia. Madrid entonces pretende que el tranvía es una calumnia que le levantan; pero no: nada hay dentro del tranvía que no vaya suelto por esas calles. Hasta el hedor: si en el interior del tranvía hiede a cinematógrafo, eso
lo pone el público, el mismo público que en el cinematógrafo hiede a tranvía. Es más que un achaque de la capital. No le diré, pues, a Madrid: «Me
duelen nuestros tranvías• (como a algunos les ha dolido la Península ibérica) reeditando otra parodia del j' ai· mal d votre poüríne, que inventó una
preciosa memorable. Más propio es encaramarse a la torre de Santa Cru z;
43

�LA PLUMA
LA P L U i\I A
y gritar desde ali!, como almuédano delegado por la Academia de Ciencias Morales y Polfticas: • ¡Hermanos, las ciudades tienen los tranvías que
~e merecen I•
El tranvía es el vehiculo perteneciente al esbozo de progreso material que apuntó en Madrid hace veinte años; se entiende el tranvía con
trole. Cuando España acabó de perder las colonias, el tranvfa empezó a
perder las mulas; sucesos correlativos inaugurales de un período históri~o. No lo he mos olvidado: hubo renovación espiritual y apetencia súbita
de ventajas y adelantos prácticos; descrédito de oradores; auge de inventores, adornados con el prestigio que les usurparon después los pedagogos;
constitución oficial de la «generación del 98•, con escala cerrada y amortización de las vacantes; disquisiciones doctas acerca de la aptitud política
de la raza. Se comprendía que aoui iba a pasar algo. Madrid fué perdien,do la calidad de apacible lugarón manchego: llegaron unas cupletistas
francesas: los señoritos se vestían de frac para asistir al primer music-hall
de la Alhambra: de la Puerta del Sol salió una mañana el tr~nvía eléctrico del barrio de Salamanca: pareció máquina mortífera, innecesaria (¡en
Madrid no hay distancias!), y se la obligó a ir despacio (¡qué más quería
~llal) para que los peatones pudieran pasearse tranquilamente, sin mirar
atrás, por entre las vías. Desaparecieron los encuartes: golpe mortal para
lo pintoresco madrileño. Las mulas en reata, que bajaban al trote la cuesta de Atocha, rebotando los ganchos en los adoquines, con un bigardo
caballero en la grupa, ¿qué se hicieron? Y el desconcertado coro de blasfemias, trallazos, voces y patear de cascos herrados, áspera ofrenda de la
exasperación de Madrid, ¿no lo echan de menos las hostiles divinidades
carpetanas? Así como la introducción de la libertad ahuyentó a los frailes, y la del agua del Lozoya dispersó a los aguadores, el flúido eléctrico
acabó con las mulas del trnn via y sus encuartes. Pero, al fin, de la especie
fraile y de la especie aguador-ornamento del viejo Madrid, único en las
galas-se sabe lo que ha sido: el fraile ha vuelto, y los aguadores, solt:idas las cubas, se abatieron sobre los ministerios, embajadas, senadurías y
otras gangas; los más generosos se pusieron a capitanear movimientos de
-Opinión. En cambio, de las mulas nada se sabe. No es creíble que se ha44

yan extinguido; cierto que los híbridos... Pero también los frailes son hibridos, si n o de nacimiento, por vocaci0n y de resultas, y la especie sobrevive, pese a la esterilidad de sus individuos.
Error fué el de amputarle las mulas al tranvía, propio del aturdimiento en que nos sumió el desastre. La nación bebia los vientos por el europeísmo y aceptaba a tontas y a locas cuanto viniese de fuera, sin pararseª meditar si era conforme a nuestras tradiciones y al genio de la raza. El
tranvia eléctrico estará muy bien en el extranjero, pero lo que es aquí ha
sido un fracaso; la prueba es que no anda. Cada pueblo tiene sus móviles
peculiares; es inútil preteuder cambiárselos. La mula, animal español por
excelencia, más típicamente español que el Loro, es la bestia que mejor
cuadra a sus compatriotas racionales, mirados como carga transportableLa mula es áspera, brava, testaruda, personalista; pero esos defectillos no
son sino espinas de la bondad e ingenuidad radicales de su carácter. Es
sufrida, sobria, recia; levanta los cascos de buen grado, pero en varas o
en ganchos, en reata o en bolea, acaba siempre por tirar; sólo es variable
el número de palos que necesita. Las mulas se han asociado mil veces a
los destinos de la Patria; los sucesos capitales de nuestra historia han pa•
sado casi siempre en mula, o se acometieron en mula; desengancharlas.
del tranvía fué un atentado de leso espíritu nacional.
Entre los carros de la carne y los carros de los muertos (que son los.
otros medios de transporte más notables de Madrid) el tranvía sin mulas
está haciendo, en mi opinión, triste papel. tA qué se debe la grandiosaapariencia del carro de la carne sino a la bien entendida restauración de
la reata de mulas, tras un destrenamiento fugaz? Las cinco bestias, el
carro de gran porte que se bambolea y se derrumba de un adoquín a otro,.
Y los cuatro bipedos Vt!rdinegros, untados de grasa, con sus blusillas cortas y sus trallas, que con un estentóreo ¡¡Rrrr... oooühll gobiernan el
rumbo de las caballerías, forman un cortejo único, inolvidable, enviado
por los barrios bajos a las sumidades de la villa a boca de noche, y pasan
sonando, tronando, apestando, con bazuqueo y roce de carnes desolladas
Y batir de los tendales de cuero que sahuman al vecino con el vaho de la
sangre. ¡Pavorosa máquina! ¿Es la re~ogida de los muertos de una gran.

45

�LA PLUMA

LA PLUMA
tbatalla, o pasan los relieves del festín de Moloch, o es la comitiva triunfal
de una sub-raza de caníbales que lleva los cuerpos de sus víctimas a al,guna escondida caverna para devorarlos a placer! Junto a esa visión truculenta, el tranvía, muy fértil de por sí en vejaciones y percances, se nos
antoja un poco insulso, una especie de comedia casera para.familias bur,guesas Y gentes de buen conformar. Lo mismo si se le compara con el carro de lus muertos. Todos juntos, previenen las postrimerías del madri&lt;leño. El catecismo conoce cuatro postrimerías del hombre natural; las del
madrileño no pasan de tres, pero son horrendas, y no hay ninguna que
corresponda con la postrimería gloriosa de los justos. Ir en tranvía, o colgado de un gancho ea el carro de la carne, o abrigado en un coche estufa
-de las pompas fúnebres, son las tres últimas cosas que pueden sucederle
al habitante de Madrid, a poco que propenda a trasladarse. Incluyo lo del
carro, porque, sobre no estar muy cierto de la condición que sus clientes
,gozaban en vida, reliquias de espíritu franciscano me incitan a considerar
los cuadrúperlos como hermanos menores, y los saiudo, cuando los veo
pasar abiertos en canal, como a convecinos frustrados. De igual modo,
veo en los ocupantes temporales del coche fúnebre a nuestros convecinos
-más sensatos, que optan por ausentarse definitivament€, descontentos y
fallidos en su calidad de pasajeros. Se adivina que, resignándose a perder
de una vez todo el tiempo que tenían, se han tumbado para hartarse de
•dormir, diciéndole antes al cochero: «¡Por horas[ Un paseo hasta las afueras. Ve despacio. ¡Hace un sol tan hermoso!• Son los únicos viajeros que
-están seguros de llegar a su destino. Pero no se dan cuenta del ridículo
aparato con que los llevan; de no ser así, poco tardarían en rebela1se. Ni
perciben las palabras impías que se pronuncian a su paso. Siendo yo estudiante de leyes, volvía con unos compañeros de no sé que lección prác'1:ica, y como nos cruzásemos con un entierro, el docto catedrático que aos
acompañaba, dijo:
-¡Mirad, hijos; llevan a enterrar al de cujus!
Andados los años, me encontré aspirante a la Filarmónica; me recon,-comfa por la tardanza en el ingreso, y cada vez que topaba con un entie:aro, hacíarne esta pregunta, risueña como la esperanza:
46

-¿Sería socio de la Filarmónica?
Tampoco se dan cuenta de la loca alegria que respiran los acompahantes del duelo. Quien se para a mirar el desfile de los coches de un entierro sorprende, Tentanilla tras ventanilla, en los rostros que no se creen
observados, todos los matices de un regocijo animal estúpido; el regocijo
de quien acaba de salvarse de un gran peligro. ¡Imaginan que no se han
de morirl Y van dulcemente mecidos por el deleite de hacer coro en un
suceso aciago que, de momento, los deja indemnes. Pero lo que asombrarla verdaderamente a los muertos, si lo viesen, seria el barullo y la prisa
con que los enterradores regresan a Madrid, una Tez desembarazados de
-su carga; ponen los caballos al trote; se despojan, haciendo un montón
-con ellas, de las insignias funerarias (bastoncillo de zahorf, como para
alumbrar muertos ocultos; peluca de estopa rucia y sombrero bicorne): parecen mascaradas y cabalgatas del Carnaval, que al llegar la noche, rendidas de vocear y correr, abandonan el jolgorio.
Yo no creo que los muertos de Madrid viajen con tanta aflicción como
.aquel de la fábula:
Un mort s' en allait tristement
s' emparer de son dernier gtte;
un cure s'en allait gaiement
enterrer ce mort au plus vite.
¿Tristemente? En Madrid, morirse es cordura. Si el saltatumbas le despa-cha au plus vt'te, el muerto se ríe de él y de la vana agitación de los enterradores. Los madrileños conscientes se mueren por sustraerse al tiempo, por bogar en la eternidad, por dar a su vida el fondo perteneciente a
su ritmo lento. Corno viajeros, los muertos son los únicos madrileños que
or~anizan su experiencia personal y saben la inutilidad de tener prisa.
No así el madrileño que per~iste en viajar en tranvía. Es un tipo atolondrado; pueril, para quien llegar a la Glorieta de Bilbao o a la Puerta de
Atocha vale la pena de zambullirse en el remolino de groserías y de arbitrariedades vejatorias que asalta los coches. Aún no se ha abierto bastante
-camino la idea de que el tranvía es sólo u11 lugar de esparcimiento y re47

�LA PLUMA
creo para familias modestas, campo de operaciones de galanteadores furtivos, vehículo de enfermedades infecciosas, depósito ambulante de malos
humores; pero no carruaje que puedan utilizar las personas que se estimen. En tranvía viajan las gentes más feas de Madrid; sobre todo en verano; son los clientes de Bagaria. Viajan también los más pazguatos: los
que toman siempre la dirección contraria, los que nunca saben el precio
del billete, los que le cuentan al cobrador, al guardia, al viajero contiguo,
adónde van y con qué motivo. Viajan los más impertinentes; los que ocu pan el estribo o la portezuela como finca pro,Jia, las familias que discuten
sus asuntos íntimos en el instante de subir o apearse, concierta'\ bodas,
organizan excursiones, se recomiendan negocios y cambian prolongados
y tiernos adioses. Viajan las señoras gordas, los viejos perláticos, y esas.
hembras temibles rebujadas en un mantón de ocho puntas, con una cesta
en el brazo izquil'rdo y un chiquillo en el derecho. Viajan los peor educados, que compiten en aspereza de genio con el conductor {quien apuñala
con los ojos el espacio y da vueltas a fa manivela con igual furia que si le
retorciese el pescuezo a su mayor enemigo), y con el cobrador (que nos.
alarga, entre reniegos, el billete, bien untado de saliva, especie de cédula
de excomunión). Viajan los conquistadores castizos: uno muy moreno, cejijuni:o, de bigotes puntiagudos, de pavoroso mirar, que al mismo tiempo
subyuga, protege y perdona a una jovencita que va en el interior... Yo,
que siempre voy a pie, los desprecio. Pero a ninguno tanto como a .estos.
dos: al hombre servicial, que abre solícito las barandillas de la plataforma
para que salgan otros, o le avisa al conductor cuando han acabado de
subir los viajeros; y al señorito que desde la acera sale corriendo para dar
alcance al tranvía, y lo atrapa, y de un salto cae en la plataforma como
quien cae de la luna, y mira sonriente a los demás viajeros mendigando
un chispazo de simpatía, y no le hacen caso, y él se ve muy solo, muy
extraño, y se azora, y no sabiendo qué hacer rompe a silbar el andante
de Beethoven oído. la tarde anterior en el concierto de Price. Este es el
Gran Camarlengo del Augusto Colegio de Cretinos.

VELETA
Viento del Sur.
Moreno ardiente.
Llegas sobre mi carne
trayéndome semilla
de brillantes
miradas. Empapado
de azahares.
Pones roja la luna
y sollozantes
los álamos cautivos, pero vienes
¡demasiado tarde!
Ya lze enrollado la noche de mi cu,ento
en el estante.

Sin ningún viento
¡lzazme caso!
Gira corazón,
gira corazón.

BL PASBANTB BN CORTB
4

I

�LA PLUMA

LA PLUMA
Aire del Norte.
Oso blanco del viento.
Llegas sobre nti carne
tembloroso de auroras
boreales.
Con tu capa de espectros
capitanes
y riéndote a gritos
del Dante.
¡ Oh pulidor de estrellas!
Pero vienes
demasiado tarde.
Mi almario está musgoso
y he perdido la llave.

y está cautiva el ave
que dibuja con trinos
la tarde.
L as cosas qne se van no vuelven nunca,
¡todo el mundo lo sabe!,
y entre el claro gentío de los vientos
es inútil quejarse.
¿ Verdad chopo maestro de la brisar
¡Es inútil quejarse!
~

SÓLO TU CORAZÓN CALIENTE
Y nada más.
lvli paraíso, un campo

Sin ningún viento
¡hazme caso!
Gira corazón,
gira corazón.

Brisas gnomos y vientos,
de ninguna parte;
mosquitos de la rosa,
de pétalos pirámides.
Alisios destilados.
Entre los rudos árboles,
flautas m la tormenta.
¡Dejadme!
.
Tiene recias cadenas mi recuerao
50

.sin ruiseñor
ni liras.
Con un río discreto
y una fitentecilla.
Sin la espuela del viento
sobre la fronda
-vi la estrella que quiere
ser hoja.
Una enorme luz,
que fuera luciérnaga de otra,
En un campo de
miradas rotas.

�LA PLUMA
LA PLUMA

Mi corazón se vuelca sobre la fuente fría.

Un reposo claro
y allí nuestros besos
( Lunares sonoros
dtl eco)
Se abrirían muy ltJos
Y tu corazón caliente.
¡Nada más!

(¡Manos blancas lejanas,
detened a las aguas!)

Y el agua se lo lleva cantando de alegría.
(Manos blancas lejanas,
¡nada queda en el agua!)

FBDBRICO GARCIA LORCA

MI CORAZÓN REPOSA JUNTO
A LA FUENTE FRÍA + + + +
( Llénalo con tus hilos,
araña del olvido.)

El agua tU la fuente su canción le decía.
(Llénala con tus hilos,
araña del olvido.)

Mi corazón, despierto, sus amores decía.
( Araña del silencio
téjele tu misterio.)

El agua ele la fuente lo escuchaba sombría.
( Araiia del silencio
tijele tu misterio.)
53

52

�LA PLUMA

LIBROS Y REVISTAS
Ramón Péres de Ayala,-Belarmino y Ajolonio.-Novela. Madrid. Calleja, 1921.
• Saber poco o, mucho, ¿de qué sirve? ~3:da ciencia, d~ por sí, es ~na abdicación al conocer mtegro. En la edad teolog1ca, la humamdad ~e figuraba haber
penetrado el sentido de la vida y la mue~te; el ho~bre se hab1~ a~ostu~brado
a la presencia de lo absoluto en cada realidad relativa; el conocimiento mt~gro
se ofrecía al alcance de la mano. En la edad científica, cada sabio no y_e s1 no
lo que tiene delante de las narice_s. Para a~~ender al concepto y emocion de la
vida, 0 situarse en el punto de vista de Sin&lt;?, C?~º hace el filósofo, o zambullirse con todas las potencias en los dramas md1viduales. El drama y la filosofía son la única manera de conocimiento.&gt; Así dice, en la sobremesa de una
casa de huéspedes, Don Amarant0 de Fraile,_ •ostentando _didácticamente un
tenedor de peltre, al modo de férula_&gt;. Belarmmo_ y _Apol~mo son la representación viva de los dos modos de arnbar al conocim1ento mtegro que el Sr. de
Fraile, iróaico y pedante, propone en las primeras páginas de esta novela.
Belarmino como su antecesor el tudesco Jacobo Bohme, es zapatero y filósofo; Xuantip~. su mujer (Xuana, la Tipa): se pare~e a la mujer de Sócrates, no
sólo en el nombre, sino en el humor agno y dommante con que aten~za_ a su
marido. Belarmino, por seguir las solicitaciones del dnteleto», el geniecillo o
demonio que se rebulle en su alma, aban?ººª poc? a poco el ~~nester zap ateril, afronta serenamente (dos veces estoico), la m1sena,_p_ara v1:-ir, en la co~templación de la Idea: e Su deber era abandonarlo todo, vivir de limosna, sufr~r
penalidades dormir bajo los porches, alimentarse de hierbas, con tal de seguir
la voz del I~teleto.&gt; Se afana en buscar una explicación del Universo. No le
satisface repetir, como las gentes vulgares, palabras y pal:i-bras, sin pararse a
escudriñar en su significado. •El aquel de la filosoha-dice-no ~s más que
ensanchar las palabras, como si dijéramos, meterlas en la horma. Si encontr_ásemos una sola palabra en donde cupieran tedas las ~osas ... , eso es la filosofi~,
tal como lo apunta mi inteleto.&gt; Belarmino, desprovisto de cultura y de técmca, maneja un lenguaje en embrión, que desconcierta y suspende a sus colo-

54

cutores, y un tecnicismo de su inventiva. Pero la sorpresa y la risa que su modo
de hablar provoca, sólo son duraderas en Ios espíritus superficiales: «De las
palabras no cuenta la estructura, sino el timbre y la intención. La cuestión de
la filosofía está en buscar una palabra que Jo diga todo cuando nos da la gana.•
Así, Belarmino, leyendo y meditando el Diccionario (epítome del universo).
descubre que en el Diccionario están todas las cosas, porque la cosa y la p:1.la•
bra es uno mismo; nacen las cosas cuando nacen las palabras, cuando un clnteleto• las conoce y les da nombre. Belarmino, entonces, trueca l)iccionario
por Cosmos y Cosmos por Diccionario. Agudamente va cambiando la aplica- ·
ción de los nombres a las cosas, quitando a los vocablos la significación que
les ha dado la rutina, y pone en libertad los conceptos, los sf!res que en ellos
estaban sepultados. Son creación suya, invención de su inteleto. En suma, Belarmino acomete una reconstrucción idealista del universo. Pero no la articula
en teoría o sistema: cuando cda en el blanco•, como él dice; cuando descubre
la •luz increada., cae en definitivo ensimism,miento, corta la comunicación
verbal con los demás hombres, vive, apenas con apariencia carnal, en los prados elíseos de un asilo.
Por su la~o, ~~olonio penetra el sentido íntimo de la vida y del mundo.
merc~d a la _mtu1c1ón poética. Es un imaginativo, rebelde a la disciplinf y al
estud:10, sensible con exceso, propenso a enternecerse, exuberante, enfático.
Respiraba en verso. Suponía que cada persona es víctima de una pasión y los
hom?res mufi:e~os de una pieza con un solo resorte. Tiene de común con Belarm1?0 el 0~1c10 de zapatero, la ignorancia, la falta de medios de expresión,
la actitud res!gnada ante el infortunio: Apolonio va a dar también con sus hueso_s en un asllo. Pero en la novela, a Apolonio ese le ve• menos que a Belarmmo. Esto puede depender de dos causas: O porque la historia de Apolonio
está contada, en buena part'!, por un tercer personaje. y sus gestas, referidas
a la huella que han dejado_ en la vida personal del narrador, aparecen para el
que lee en un p_lano más distante que las de Belarmino, las cuales pasan todas
ante nuestros OJOS: o I?orque (Y_ esto es lo más probable), Belarmino se va formando por la ~ed~taci?n y el d1acurso, en un lapso de tiempo q ue nos permite
º?servar su ag1tac1ó n mterna, dejándonos así más fuer~e impresión de humanidad Y de vida, al paso que Apolonio, por el arrebato que naturalmente le
posee, se zambulle desde luego y para siempre en el piélago que Belarmino
descubre sólo tras un largo rodeo.
El autor, h~ce vivir en esos dos personajes una dialéctica. Encerrado cada
u:~ enslos lun'.~e~ de su vocación, Apolonio y Bel~rmino se niegan mútuamente;
P 0 e a opos1c16n se resuelve en una armoma superior que los abarca a
~ntam?c:is, En el fondo, Belarmino y Apolonio son dos apasionados de la vida
e esp,ntu. L?s ?ºS se esfuerzan por comprender y crear. ·B~larmino pretende
ril?e~sar_ el Dicc~onario, es ~ecir, el_ Cosmos; quiere profundizar las potencias
º . ¡etiv~,. de _la vida, convertir la existencia en formas de pensamiento. Apolo010 Sspira a IDCorporar en formas dramáticas las ideas que hierven en su caletre. ou do_s •rancheros de la cultura&gt;, dice de ellos el Aligator personalmente
'
,,
dmueven. ansa y compasi·ón,· son d os I·1ustres grotescos, maniaticos,
portadores
e una idea grande; la magnitud de esta fidea refrena las burlas en el ánimo

55

�LA PLUMA
del lector, solicitado al mismo tiempo por la admiración y la lástima. Son rivales, pero su rivalidad •no era zapateril, sino de otro orden más íntimo y personal&gt;. Los sucesos de la novela prestan la coyuntura para que la conciliación
necesaria se produzca. Como medios de abarcar el conjunto de la vida, la filosofía de Belarmino y la intuición artística de Apoloaio se completan. Apolonio
ve en la filosofía de Belarmino la expresión de la poesía que hay ca toda cosa;
Belarmino ve en la poesía de Apoloaio la expresión intuitiva de la verdad de
las cosas. En un campo neutral plantado de asfodelos, Apolonio y Belarmino
s~ encuentran por fin, exentos cuanto es posible de toda ligazón terrena y a
solas con sus ideas; allí, en el asilo, los dos zapateros, que creían odiarse, acaban dándose un abrazo: es la soluci6n armoniosa de la antinomia; el desenlace
del conflicto intelectual figurado en ellos.
El autor dice que no sabe qué pensar en la pugna de lo qu~ Belarmino y
Apolonio representan; pero la soluci6n apuntada nos permite creer que lo sabe
perfectamente, sobre todo si a esa solución se le da su valor verdadero recordando que los dos héroes se va1 por último a vivir con el cura don Guillen, el
hijo de Apolonio, súbitamente enriquecido. El tal don Guillén parece estar en
la novela para corregir, completándola, la doctrina de don Amaranto de Fraile
acerca de los modos de penetrar el sentido íntimo de la vida: junto a la filosofía
y la ibtuición poética, don Guillén es la intuición religiosa. Estando aún en el
seminario, la crítica bíblica le quitó la fe; percibió la nulidad de los testimonios
hist6ricos del cristianismo. Pero rehizo su creencia cristiana por un acto de
voluntad de creer, robusteciendo y exaltando el elemento espiritual de su ser.
Testimonios y dogmas son cosa secundaria. Lo importante en el cristianismo
es la creación del espíritu. Esa religión depurada no le impide a don Guillen
seguir siendo cun. Asciende a la virtud más áspera: la castidad, y se esparce
en proyectos de mejoramiento social, conducentes a satisfacer el común deseo
de felicidad que es lo primordial humano, y el consiguiente derecho a la felicidañ que todos tienen, «pero derecho aquí mismo, en la tierra•. Don Guill~n.
como Bclarmino y Apolonio, es un entusiasta, un hombre de arrebatada vida
interior, fortalecido por ella contra las borrascas y las pesadumbres, para quien
no existe al parecer más realidad que la del espíritu y sus obras; otros personajes de la novela viven también abrasados por una llama, tienen el mismo
empuje, pero los dos zapateros y el cura, dentro de ese violento gii:o, conservan un continente sereno, uua confianza en la vida, una sonrisa que les presan aureola de santidad. Y esto importa señalarlo, porque el demiurgo beaévo•
;o que los inventó, no podía, dentro de la 16gica de su invención, n'!garse a
colmar (figuradamente) sus esperanzas. Cuando don Guillén, contra liU deseo y
su consejo, se encuentra heredero de una beata millonaria, saca del asilo a los
dos zapateros, y llevando de la mano a An~uslias, la inocente pecadora, desaparecen los cuatro de nuestra vista, como si asccnd iesen al cm µíreo. • Viviremos juntos una vida venturosa•, dice don Guillén. «Seremos todos felices• ,
dice la infeliz Angustia~. •¡Qué dramas voy a escribió exclama A polonio.
•¡S6lo es verdad el amor, el bien, la amistad!,, concluye Belarmiao. Este desenlace, que en otra novela de distinta fórmula no tendría cabida, acaba de dar
a la historia de los do~ zapateros su significación profunda. En la escena, ente-

56

LA PLUMA
nebrccida de súbito, queda sólo el Aligator epilogando sobre los sucesos pasa&lt;los; sentirnos que Belarrnino y Apolonio han subido al limbo luminoso de los
hombres que injustamente se frustran.
¿Cómo se hace de dos personajes de ese porte materia novelesca? Mostrándonos su oposición con el ambiente (una ciudad asturiana) y el rechazo de sus
palai&gt;ras y actitudf's incomprensibles en el ánimo de una colección de tipos,
en su mayoría ridículos o poco inteligentes. Y tejiendo, en segundo término,
una sencilla historia de amores frustrados, en la que el influjo funesto de la
rivalidad de ambos zapateros interviene decisivamente en el momento oportuno. Este momento es aquel en que la novela hace crisis, el más feliz del libro;
hasta que llega, los pcrsoc,ajcs van poco a poco cobrando significaci6n a nuestros ojos, y se aumenta el caudal de alusiones y preocupaciones intelectuales
que Belarmino, a su modo, maneja o sugiere; pero está la acci6n como en suspenso; las fuerzas que van a jugar en la novela se acumulan y amr.na.zan.
Cuando el autor les da suelta, prodúccse en las posiciones relativas de los personajes la mudanza esencial, la cri.lis; nOll lo cuenta en un capítulo que es, no
s61o el mejor de esta novela, sino probablemente lo mejor que Ayala ha escrito hasta hoy como novelista: la fuga de los novios, la pérdida de Angustias, la
captura del St'minarista y, sobre todo, la muerte de Novillo, el vejestorio enamorado de la solterona, y la revelaci6n del dolor en el corazón de la ridícula
F~licita, están tratadas con una seguridad de mano, con tal tino, con tan sobrio
p10cel, y coa tan perfecta inteligencia de la gradación de los sentimientos, que
nos parecen en oxtremo bien. Esta es la t:úsp:de de la novela. Ea la arquitectura del libro, las líneas eeneralcs y los recursos técnicos empleados se corresponden con cierta simetría antes y después de ese momento, como en dos
vertientes.
Una palabra, para cerrar esta nota, ::-especto del estilo. Pérez de Ayala
es uno de los pocos (poquísimos) escritores contcmpo1·áacos que pueden dar
razón cabal de los vocablos y giros que empican.
Es todo lo contrario del alarido, de la arbitrariedad, de las piruetas, del
descoco, en suma, de la barbarie . Me parece que una cosa es renovar el idiom~, Y. o_tra cscri_bir mal, a secas; y está uno harto de ver que, no sólo j6vencs
prmc1piantes, smo gente madura, y hasta viejos maestros, rivalizan en humillar el ~astelbno a la llaj1:za de los medios de expresión de una mente cerril,
~acubncndo con pr~t7n~1das a_nsi11.s de remozamiento lo que no es sino brutalidad natur~l o do°:11~10 msufic1ente del habla. Pérez de Ayala apura la capacidad c~pres1va del 1d1oma al ~ervicio de una scnsibi!idad y una cultura modernas, 5111 romper su estructura clásica. Nadie le confunde con los autores d•
trasuntos y jasticlies. Su asimilación del genio del idioma es demasiado seria
para es~. A veces parece un arcaizante. tan s6lo porque restaura ea su sentid? prop_10 los vocablos que, ~al cmpleadc,s, iba? perdiendo todo valor y signifi~anc1a. Por la pausa del ntrno, y por la densidad v encadenamiento de Jos
pcnodo_s, su castell~no co_ntiaúa uua gran tradición én la novela literaria. En
'!,e~armmo y A1_olomo s':1bs1stca todas las cualidades de su estilo; gana en prec1;1ón, en sobriedad, virtudes que implican rigurosa disciplina en quien, como
Percz de Ayala, gusta finamente el &lt;sabor carnal&gt; de las palabras, y sabe oír'

57

�LA PLl'M .4.

LA PLUMA
la cadcnoia de frases amplísimas. Esta prosa de abundante caudal (pero sometida a una técnica siempre alerta), tersa y unida como el haz de un espejo,
se presta mejor que a nada a los discursos, disquisiciones y rcfcrcnr.ias p.iestos por el autor en boca de algunos de sus personajes, y a pasar insensible y
suavemente de una alusión en otra, a gusto de la fertilidad del ingenio. Pérc~
de .Ayala es parco en describir la naturaleza exterior; cuando posa en ella los
ojos, la interpreta en notaciones breves, agrupadas alrededor de una imagen
principal, en la que vienen a cobra1· trascendencia poética las Hncas escuetas
de la visión corpórea. Esta actitud oc Pércz de Ay ala, se opone (no es el único que la ha adoptado) a la tendencia que venía predominando en la novela~
explicarla seriamente por lo que de sus ideas generales pueda colegirse en su1escritos, requiere un repaso de todos sus libros.
Pérc:t. de Ayala escatima sas novelas. Hada ocho años que no publicaba
ninguna. ¡Ah! ¡Ese periodismo, ese periodismo literario, por qué ha de absorver a los que valen para cosas mejores!
M. A.

***

Alberto Insúa.-l,as fronteras de la pasión (Novela),-Rcnacimiento

1920.

El hablar de literatura de e:'Cportación y de importación no implica menoscabo ni reducción a términos exclusivamente comerciales del valor artístico de
obras y autores. En lo que va de siglo, la europeización literaria iniciada en las
postrimerías del pasado se diYersifica en dos tendencias definidas: de afirmación nacionalista la una, muestra de lo típico español con vistas a la exposición
unir,ersal; de adaptación española de los modelos extranjeros, la s•gunda. Los
nombres de Blasco Ibáñez y Jacinto Beoavente presiden, en cierto modo, una
y otra dirección. No se ba producido aún la corricntt&gt; en que se fundan ambas.
dando a lo característico español la significación humana por excelencia de las
grandes obras rusas y escandinavas, pongo por ejemplo de literaturas nacionales influyentes en el espíritu moderno.
Alberto lnsúa se esfuerza en aclimatar entre nosotros un género eminentemente francés. Hay un tipo de novela parisiense que subsiste en el favor del
gran público amorfo, pese a los vientos y mareas de las renovaciones literarias posteriores, derivado, sí, de la gran tradición novelística francesa, pero
bastardeado al someterse a la prueba dtl lector sabidillo, siempre más fácil de
hallar que el lector inteligente. En España la novela psico1ógico-amorosa,
pu!'de d!'cirse que no ha tenido hasta la fecha cultivadores capaces de darle
carta de naturaleza. El éxito de Ft-lipe Trigo amenazó con una ola de imitadores de mala condición, relegados luego de los escaparates de las librerías al
vendedor clandestino de libros pornográficos. El propósito de Insúa no~ parece muy loable, en cuanto intenta dignificar literariamente, según reglas establecidas en los modelos del género, la novela erótico sentimental, tan desprestigiada.
Las fronteras de J:z pasión es el caso triste de un buen burgué~ madrileño
con ínfulas de enamorado a la alta escuela. Casado por conveniencias ~aciales
58

con _,m je.Jaso tú ,·arne, halla rlesp11~s el amor en figura de mujer edueada en el
e%1' anJero. El deber _pone a la pasión una frontera infranqueable. Separados
m s que por la fatahda~ por la vida corrünte, cuando el ~namorado vuelve ;
~cr a la amada_ de un d1a, respeta la felicidad maternal de aquella mujer y
uyc a sum,erg1r su dolor en la vulgaridad diaria.
. Tal en lineas generales la trama de la novela, en que el autor se ha ateo¡do al n atural co~ fiel empeño, aun a ::osta de que pudiera disminuir el inter • nove1esco la pmtura real de un ambiente tan anodino.

c.

*

R.

c.

**

Manuel U1arte.-Cuentos de la Pampa.-Calpe.-Colección Universal.-Madrid,

1920.

Por pr~mcra vez se editan reunidos en castellano estos cuentos a bl"
?dos en erent~s periódicos y revistas, y antaño coleccionados en t~!diic~ió:
rancesa ontes_ e_ la Pampa.-Garnier Hermanos, París), e italiana (Racconti·
~el{ª A,mpa.-Bibhoteca Amena, Fratelli Treves Milan). éJaro es el propósito
e autor, re~ueltamentc dec!ai:ado ad,-más en el breve prólo O del volumen·
f,~:~r de r~he~c lo ca~actcristtco americano, denko de los 1rmites de la lite~
tant/ espanolla, efs dcc_1ór, rebuy_endo la imitación de temas netamente ibéricos
como a a ectact n exótica en pos del m del
t
·
'
que es también el nuestro, •debe existir una mo~ali~aex ran1~ro. A su juicio,
buscar lógicamente esa modalidad en América Los d americana, y h_ay
que
0

(t!

~~~~t~~ 1:~e:ri.~~ ~:s~~~a:a::~~~!~ªt::~;;a:~ -~!u/;~r::;i~t:::~ªt~
P:1!1.
mien o, sm renunciar a la
1
1
~d~~:ªdes~~s~1i~~, ~!~:r~t;:::;::f~fi!.~~~~o~ l~e~~esl1:C:!;~ª~~:. ~~~~cd:}
0

renovación mundial

~~ntro de esa. modalida_d_ general, alienta en los catorce cuentos ue com00
~utor p~; ~~':~p~~;t~oe~fttj/:trosp~c~!v0 , que refleja la preferiÍlcia del
1
mento del cosmopolitismo ar cnt~noen e _iemp~ como parece, dado el increprovincianc, todavía de las cfudades de trernta a_no~ a la fecha. En el ambiente,
colonial, late el dra~a vi~leoto de I cu)'.~ esp~n?l!smo conservaba u.o aspecto
caballos salvajes-, tiñendo de un ro~o ~ ~I prt~iti(a-el gaucho, el malón. los.
Y lo que es m.is, la intención
J • e ama_ a u~ del alba nueva.
rada por el interés o I
d jropiamente hterana está sobre todo avaloatrae y distrae al le~to:e =seo e r_elato, que, aparte toda otra consideración
, poco cuno~o que sea.
~
C. R. C.

***

Jobo
E lche.-The Dance •f tite Seises.-Music Brande
&amp; LettersTrend
-L ·d-Tlu MY_Slery 0,.,
J
.
on res, abnl, 1920, enero, 1921.
El autor de estos dos ensayos b
ú .
Mr. J. B. Trend, es persona tan c:º r~ m s1ca y esce_nas religiosas en España,.
noci ª como apreciada en los círculos artís59

��LA PLUMA
LA PLUMA
• y por masas. Perdido el sentido de lo individual y particular, abarcan fácimen-

De sumo interés para el bibliófilo y el erudito, no lo es menos para la cul·tura española en Norteamérica h. nueva contribución del señor Seds a los estudios que tan dignamente preside la Hisjanie S,citty.
c. R. c.

***

La crlsia intelectual en Alemania .--Antes de la guerra, escribe monsieur
.Bernard Groethuysen en La Nouve/le lfevue Franfaise (noviembre), 1~ literatura y la filosofía constituían en Alemania un mundo apar'&lt;:. El pensamiento era
un refugio cerrado a las ideas del día, donde se veían las cosas sub ae1e,·nitatis
sje&lt;:ie, y no se quería saber nada de política. Las circunstancias han cambiado.
La et.!rnidad es poca cosa frente a las exigencias del presente. Por es~ e~ ahora tan difícil aislar la literatura y la filosofía del conjunto de los mov1m1entos
sociales y políticos.
La crisis intelectual de Alemania es uu hecho que todo el mundo conoce:
Jos espíritus fermentan, los viejos no saben qué ha cerse ~n un II?undo que ya
no es el suyo, los jóvenes, desesperados o exaltados, no tiene n p1~dad para los
viejos; antes de poseer una convicción hacen el gesto correspond1ent_e, y a ve-ces, a fuerza de repetir el gesto, se forma en ellos algo muy parecido a una
convicción; la cambian después por otra, variando de absoluto, f:X~re$án_dolo
siempre con palabras tajantes y sonoras, que ocultan mal el abat11mento mterior. Tales son los síntomas generales de la crisis.
Antes de la guerra, con saber en qué punto del espacio y del tiempo se e staba, parecía bastante. Ser alemán o ser de su siglo parecían co~as igualmente
naturales. Lo cual no significaba más que hallarse colocado en cierto~ cuadros,
en los que la vida evolucionaba, siguiendo el orden que le era particular. La
_¡ucrra trastornó en mucho las concepciones del tiempo y del espacio, y todo
el mundo se entregó a la historia universal. El orden de los tiempos es ahora
,un problema para los alemanes, y a fuerza de pensar en él, han perdido el reposo y la estabilidad.
El abandono a la vida y la confianza en el momento presente parecen hoy
perdidos. El hombre, en nuestros días, parece que no sabe obrar sino desp1;1és
de rehacer el plan de la historia. Pero los alemanes no sólo se han convertido
en historiadores; han pasado también a la cate6oría de personajes históricos.
Es un efecto de la gran guerra. A muchos les produjo gran alegría, al principio,
desempeñar un papel en la historia universal. Y aun después de pasar por la
experiencia de que la historia se hace a menudo a costa de los que creen hacerla, el prestigio de los historiadores no menguó; los hombres de la gene~ación presente parece que ponen toda su confianza en los constructores de historia, que pretenden interpretar el destino de cada uno sacándolo de los datos
de la historia univusal. No se oye hablar más que de siglos y épocas; todo es
mundial y universal. Todo se vuelve visiones apocalípticas. ¿Pero es cosa probada que por despreciar al individuo ha adquirido la nueva generaci6n gran-deza real? Más cierto es que la guerra continúa en los espíritus. En el fondo de
las concepciones históricas de sus sabios, hay un cierto afán de manejar pueblos,
.de no contar los individuos más que por unidades; se si¡ue pensando en masas
62

te tiempos y pueblos; pero es de temer que figurándose ver las cosas en grande,
no hagan más que perder la visi6n de los matices.
Hacía Dotar Goethe que las guerras estimulan la voluntad más que el entendimiento, el espíritu político m~s que e.l espíritu artístico,_ y se pierde toda
relación directa con el mundo sensible. As1 ahora, en el comienzo de toda pro&lt;lucción artística hay un yo quiero; una convicción muy terminante precede y
&lt;lirige Ja inspiración. El artista no _se abandona más que a lo que le parece l_egítimo, y convencido de haber edificado un mundo conforme a las reglas, disfrutará del placer de tener ruón, de haber cumplid• sus deberes de hombre
moderno.
Todo estriba en eso, en los actuales momentos: tener o no tener razón, ir o
no con su tiempo. La obra de arte presenta una intención, más que una reali-dad; una exhortación a una cosa, más que la visión de una cosa. En el fondo,
esos poetas y artistas son moralistas.
La crisis artística y literaria de hoy se parece to todas las crisis de ese género. Periódicamente, el arte se rebela contra el arte, la literat ura contra l a
literatura. El artista y el poeta, en esos momentos, parecen reprochar a su
arte no ser más que arte, y a las imágenes, no ser más que sombras. Es una
tensión entre el arte y la vida, pero tensión interior, porque se trata siempre
de difecencias entre Jo qne el artista siente y los medios de que el arte dispone
para expresado. La tendencia entonces es a suprimir cuanto se interpone entre el artista y la obra de sus visiones. Se busca un arle directo, que retorne al
alma, de la que se ha apartado, o por convenciones, o por bien parecer. o-y
-esta es la teoría actual-dejándose guiar por una realidad que no es la suya
propia, la realidad de las cosas exteriores. El arte parecerá más verdadero por
expresar sin rodeos Jo que pasa en el alma del artista.
La crisis del arte se complica con una crisis de sentimiento: esa alma que
busca la expresión inmediata es un alma en pena. Pero no pretende expresar
sus sufrimientos con gestos patéticos. Buscan lo grotesco con preferencia a lo
patético para expresar la dt:sesperanza.
La generación actual está poco preparada para la tragedia. Antes de la guerra, la vida y la literatura eliminaban de la conciencia los elementos trágicos.
El único gran poeta trágioo de entonces, el sueco Strindberg, compuso la tragedia del individuo GUC ha padecido en cuerpo y alma, y cuyos sufrimientos
t!enen un v~lor trfgicc:i humano. La tragedia que ahora se representa es histór~ca, demasiado histórica para poder ser humana, y como na venido del exterior más que de dentro, le falta el yo trágico. Si los sucesos son trágicos, los
personajes apenas lo son.
La juventud intelectual alemana. arrancada bruscamente del refugio que se
había labrado, se ha encontrado con las puertas cerradas cuando ha querido
volver a él. Se ha juntado en bandos y grupos errantes, lo único que se ve
donde antes se veía iD.dividuos. Pero el individuo no ha abdicado voluntaria~ente su personalidad. Busca en el grupo lo que en sí propio no halla, y poméndose de acuerdo con otros, se cree original. Grita y gesticula; pero no logra convencernos de su originali&lt;lnd: por dd&gt;ajo de sus gritos, se percibe e l
63

�LA PLUMA
apuro del hombre que ha perdido su yo. La gran víctima de la guerra eu A lemania es el individuo. Al volver de la guerra, perdido el hábito del silencio.
del coloquio íntimo y de una vida fundada en h duración individual, no sabían escuchar su alma, no podían reanudar una vida personal. El hombre queha perdido su yo, ¿es el prototipo de la generación presente? ¿O no es eso más.
que una apostasía pasajera, y el alma volverá de su destierro para ser 1Qás
humana que antes? Tal es el problema en que estriba el porvenir de la vida
del espíritu en Alemania.

Libros rccibldos--Juan de la Encina: Los maestros del arte moderno. Madrid, CaUeja.-G. IC Chesterton: Pequeña Historia de inglaterra, versión caste-

AÑ"O II.

llana de A. Reyes. Madrid, Calleja.-Calderón: Teat,·o. 1: Et Alcalde de Zaiamea.
La 'IJida es sueño. Et mágico prodigioso. El prínci¡e constante. Prólogo de J. Gómez Ocerín. Madrid, Calteja.-Lope de Vega: T,atro. 1: Peribáiie,: y el comendo:dorde Ocaña. Ltt est,·eila d, Se'IJilla. El castigo sin venran,:a. La dama boba. Prólo
go de A. Reyes. Madrid, Calleja.-Napoteón explicado ¡or si ,,,ismo. Memorial de
Santa Elena, por el ·Conde de las Cases. Tres volúmenes. Madrid, Calleja.Don Juan Manuel: El Conde Lucanor. Prólogo y notas de Sáochez Cantón. Madrid, Calleja.-Rubén J)ario en Costa Rica. Ediciones Sarmiento, cuadernos 1-¡
y 18; 1920. San José de Costa Rica.
Rev1stas.-España, Madrid. - Hermes, Bilbao, diciembre. - La R1mda,
Roma, agosto-septiembre.-Cuba Contemporánea, La Habana, noviembre y diciembre.-Pe~aso, l\1ontevideo, octubre.-Die Aktion, Berlín, núms. 49-50-51-52.
Esjaña y América, Cádiz, diciembre.-Re.flector, Madrid, dieiembre.-Escena,
Madrid.-Vida Nuettra, Buenos Aires.-Repertotio americano. Noviembre y
diciembre, 1930. San José de Costa Rica.

MADRID, PEDRERO 1921

NÚM. 9.

FEDRA
TRAGEDIA EN TRES ACTOS
ACT,O SEGUNDO

FIIJ)RA y EUSTAQUIA.

GACETILLA
¡Adiós, j11ventudl-Estos días anda retirándose de la escena (por lo menos de la escena peninsular) Rosario Pino. Mucho nos ha gustado siempre esta
actriz, representante-según hemos leído-de la feminidad en las tablas. (Por
lo visto, las demás actrices, o no son femeninas o representan la feminidad,
en otros sitios). Recordamos con fruición algunas muestras de su repertorio
que suenan, sobre poco más o menos, así:
-•~No hallais, querida mía, que la señora de Monsigny rebasa verdaderamente esta noche las conveniencias?
-¡Sí a fe! No sabría deciros en qué medid:1 me intriga su aparente enredo
con el señor de Trevoux.
-¿Quien es, después de todo, el señor de Trevoux con quien tanto se
mnestra?•
Y luego don José Laseroa escribía: «Es un plato de ternera sin ternera.
¡Excusez d" peuf• ¡Inolvidable tiempo!
64

EUSTAQUIA.
FEDRA.

EUSTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

5

Per~, hija mía, te veo enflaquecer, ir...
Muriendo, ama, muriendo. Esto no es vivir. No sé qué
hacer para defenderme.
Acude a la oración, hija, reza...
~o me brotan las oraciones libremente. Algunas vez he
mtentado rezar, pero se me resiste, pienso en otra cosa
en él, Y esto me parece sacrilegio ... No es posible no '
me faltan ganas de rezar...
' ···
Aunque sea sin ganas... Además, eso te distraerá...
~o, eso me enciende más ... Mira, ama, en estos últimos
tiempos, antes del día aquel, temiendo estallar al cabo
65

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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                    <text>LA PLUMA
apuro del hombre que ha perdido su yo. La gran víctima de la guerra eu A lemania es el individuo. Al volver de la guerra, perdido el hábito del silencio.
del coloquio íntimo y de una vida fundada en h duración individual, no sabían escuchar su alma, no podían reanudar una vida personal. El hombre queha perdido su yo, ¿es el prototipo de la generación presente? ¿O no es eso más.
que una apostasía pasajera, y el alma volverá de su destierro para ser 1Qás
humana que antes? Tal es el problema en que estriba el porvenir de la vida
del espíritu en Alemania.

Libros rccibldos--Juan de la Encina: Los maestros del arte moderno. Madrid, CaUeja.-G. IC Chesterton: Pequeña Historia de inglaterra, versión caste-

AÑ"O II.

llana de A. Reyes. Madrid, Calleja.-Calderón: Teat,·o. 1: Et Alcalde de Zaiamea.
La 'IJida es sueño. Et mágico prodigioso. El prínci¡e constante. Prólogo de J. Gómez Ocerín. Madrid, Calteja.-Lope de Vega: T,atro. 1: Peribáiie,: y el comendo:dorde Ocaña. Ltt est,·eila d, Se'IJilla. El castigo sin venran,:a. La dama boba. Prólo
go de A. Reyes. Madrid, Calleja.-Napoteón explicado ¡or si ,,,ismo. Memorial de
Santa Elena, por el ·Conde de las Cases. Tres volúmenes. Madrid, Calleja.Don Juan Manuel: El Conde Lucanor. Prólogo y notas de Sáochez Cantón. Madrid, Calleja.-Rubén J)ario en Costa Rica. Ediciones Sarmiento, cuadernos 1-¡
y 18; 1920. San José de Costa Rica.
Rev1stas.-España, Madrid. - Hermes, Bilbao, diciembre. - La R1mda,
Roma, agosto-septiembre.-Cuba Contemporánea, La Habana, noviembre y diciembre.-Pe~aso, l\1ontevideo, octubre.-Die Aktion, Berlín, núms. 49-50-51-52.
Esjaña y América, Cádiz, diciembre.-Re.flector, Madrid, dieiembre.-Escena,
Madrid.-Vida Nuettra, Buenos Aires.-Repertotio americano. Noviembre y
diciembre, 1930. San José de Costa Rica.

MADRID, PEDRERO 1921

NÚM. 9.

FEDRA
TRAGEDIA EN TRES ACTOS
ACT,O SEGUNDO

FIIJ)RA y EUSTAQUIA.

GACETILLA
¡Adiós, j11ventudl-Estos días anda retirándose de la escena (por lo menos de la escena peninsular) Rosario Pino. Mucho nos ha gustado siempre esta
actriz, representante-según hemos leído-de la feminidad en las tablas. (Por
lo visto, las demás actrices, o no son femeninas o representan la feminidad,
en otros sitios). Recordamos con fruición algunas muestras de su repertorio
que suenan, sobre poco más o menos, así:
-•~No hallais, querida mía, que la señora de Monsigny rebasa verdaderamente esta noche las conveniencias?
-¡Sí a fe! No sabría deciros en qué medid:1 me intriga su aparente enredo
con el señor de Trevoux.
-¿Quien es, después de todo, el señor de Trevoux con quien tanto se
mnestra?•
Y luego don José Laseroa escribía: «Es un plato de ternera sin ternera.
¡Excusez d" peuf• ¡Inolvidable tiempo!
64

EUSTAQUIA.
FEDRA.

EUSTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

5

Per~, hija mía, te veo enflaquecer, ir...
Muriendo, ama, muriendo. Esto no es vivir. No sé qué
hacer para defenderme.
Acude a la oración, hija, reza...
~o me brotan las oraciones libremente. Algunas vez he
mtentado rezar, pero se me resiste, pienso en otra cosa
en él, Y esto me parece sacrilegio ... No es posible no '
me faltan ganas de rezar...
' ···
Aunque sea sin ganas... Además, eso te distraerá...
~o, eso me enciende más ... Mira, ama, en estos últimos
tiempos, antes del día aquel, temiendo estallar al cabo
65

�LA PLUMA

EUSTAQUIA.
FEDRA.

EUSTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

EusTAQUIA .
FEDRA.

EusTAQUIA.
FEDRA.

· si con él me encontrase a solas, cada vez que a punto de
ello estaba santiguábame antes para que la santa señal
de la cruz me defendiese y apretaba contra mi pecho
esta santa medalla, la de mi madre, que me diste. Pero
un día, buscando ese estallido, deseando salir de una
vez de aquel infierno, dejé de santiguarme para tener
valor de declararme, pero aquel día estuve más encogida, más azarada; a cada momento sentía ganas de ir a
un rincón para santiguarme allí a hurtadillas ...
·
Por qué no lo hiciste ante él?
Habría sido tanto como declararme. Ko, no podía, y
echaba de menos la santa señal... ardíame la frente como
pidiéndomela ... me faltaba la cruz ...
Y era esa cruz que no tomaste sobre la frente la que te
protegía!
Más ahora? ahora nada sirve una vez roto el nudo de la
lengua ... Rezar... rezar... con estas cosas no sé ya si creo
o no ... Pero rezo, rezo a la Virgen Santísima de los Dolores ...
Reza a su hijo ...
A quién? al hijo? no! nol Desde que abrí mi pecho a él,
a Hipólito, quémanme sus miradas. Y él me las hurta y
me esquiva y ya no me besa. No le creí tan astuto como
para encubrir a su padre que no me besa ya como antes
me besaba.
Lo que yo me temo es que al cabo su padre se percate
de ello ...
Acaso sea lo mejor ...
Qué dices?
Que así no se puede vivir, ama. O se me rinde o se va
de casa; le echo de ella. Verás en cuanto le amenace.
Ahí val (a Hipólito, que pasa por elfondo.) Hipólitol (yendo hacia él.) Hipólito!

LA PLUMA

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

HIPÓLITO.
FEDRA.

EUSTAQUIA .
FEDRA.

EUSTAQUIA .
FEDRA.

HIPóLITO.
FEDRA.

. HIPóLJTO.

EUSTAQUIA.
FEDRA.

EUSTAQUIA.
FEDRA.

HlPóLJTO.

Fmu
HIPóLJTO.
FEDRA.

HIPóLITO.

66

(entrando.) Qué me quieres? acaba!
Tengo que hablar contigo a solas.
Pues habla y acaba.
No, pero a solas contigo.
A solas ya te he dicho que nol
(cogiéndole.) Sí, vete, ama vete!
Pero, hija...
'
Vete, si no doy voces, llamo a Pedro y se lo digo todo
todo...
'
Serias capaz?
Ahora soy capaz de todo. O hablamos a solas una vez
o me confieso a tu padre, Hipólito.
Pero para acabar?
Para acabar, sí! Vete, ama.
Váyase!
Me quedaré aquí fuera ...
Cómo? qué? en mi casa? es que se me trata como a
una...
Fedra?
Vete, ama, vete o será peor!
Váyase, ama, s_í, v~yase. Me basto y me sobro yo solo.
y men~s _mal si as1 se acaba de nna vez esto, porque no
es ya VlVlr. (Vase Eustaquia.)

FEDRA.

1:

HIPOuTo.

Bien, acaba!
Hipólito!
Qué, volvemos a empezar?
Sí, vuelvo! Mira que no como , que no d uermo, que no
67

�LA PLUMA
LA PLUMA

vivo, que tus ojos me queman, que muero de la sed de
tus besos, que esto es el suplicio de Tántalo... Por qué
no me besas como antes, Hipólito?
Y me lo preguntas, madre?
HIPÓLITO.
Así no puedo vivir...
FEDRA.
Ni yo tampoco! .
HIPÓLITO,
Lo ves? Y tenemos que vivir, vivir ante todo! Para algo
FEDRA.
somos jóvenes...
Y él viejo, no es así?
HIPóLITO.
No
le nombres, Hipólito!
FEDRA,
Sí, le nombraré, pues que su nombre es todavía para tí,
HIPÓLITO,
pobre madre, un conjuro. Pedro, tu marido, mi padre ...
Calla, calla! No puedo vivir, no vivo así, viéndote a diario, sintiéndote cerca de mí, bajo el mismo techo, de día
y de noche, respirando el aire mismo que respiras, tu
aliento. Desde que...
Pero cómo empezó esto, madre?
HIPÓLITO.
No empezó! Te quise siempre, desde antes de conocerFEDRA.
te, y luego que una vez casada te ví por vez primera, estalló ...
Los amores sanos no nacen sino como en el campo el
HIPóLJTO.
amanecer, poco a poco ...
No, poco a poco ya no! de una vez!
FEDRA.
Pues mira, me iré, pretextaré algo para un largo viaje y
HIPÓLITO.
en tanto te curarás.
No, no te irás, no quiero que te vayas, y no me cw·aré,
FEDRA.
no quiero curarme! Pero ... resistamos, sí, resistamos ...
tienes razón! Mas tus besos, Hipólito, tus besos! siquiera los de antes...
Aquellos no pueden volver; les arrancaste su inocencia!
HIPÓLITO.
Con que no, eh? con que no? Pues bien, oye y fíjate, mis
Fi:DRAúltimas palabras, las definitivas; óyelas y piensa bien en
ello. Tu padre ha debido de notar ya que no me besas;
tu padre ve mi demacración y mi desasosiego; tu padre
aunque se calla ha de sospechar ya algo, lo sospecha, y
se lo he de decir yo ... yo ... yo!
Qué vas a decirle?
HIPÓLITO.
61

FEDRA.

HIPóLlTO.
FEDRA.

HIPóLITO.

Que eres tú quien me solicita!
Fedra! Fedral
(arr_ogante.) S~, le diré que eres tú y esta casa se os convertirá en un mfiemo ya que no quieres sacarme de él
se lo diré!
···
Maldita seas! (vase.)

Faou.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.

PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO .
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.

Y

Paoa.o,

( que ha oído las últimas palabras de su hijo entrando)
Qué es eso, F~~ra? qué ha dicho? qué es lo 'que ha dicho nuestro h1Jo? callas? he oído bien? no te maldecía?
Vamos, Fedra, habla!
Querellas domésticas ...
No, no, no, .i:sas palabras en mi hijo tan comedido siempre, tan cannoso, tan dueño de sí... Desde el día aquel
en que le abordaste por lo de su casamiento observo entre vosotros dos yo no sé qué... parece rehuirte... ué
etrs ello?ilva?mos, habla! qué ocurre en esta casa antes ian
anqu a
(Fedra apoya la cabeza en el pecho de su marido y romhe
a sollozar.)
-r
Vamos, cálmate, hija mía...
(estremeciéndose.) Hija?
podrías serlo ... Vamos, cálmate! Dime qué es ello}
c t?-º él te maldecía así, él, mi Hipólito? y a tí que le·
qmeres tanto ... ?
Le quería...
Le querías ... y ahora?
Ahora...
Vamos, qué hay?
L~ que hay es que tu hijo ...
Mío? y tuyo ...!
Ojalá lo fuese!

s¿,

69

�LA PLUMA
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
P EDRO.

F EDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO .
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.

7•

Pues ...
Que no se siente ya hijo mío ...
Qué? te ha faltado al respeto?
Al respeto...
Vamos qué? acaba... me tienes en ascuas ...
Que tu'hijo es casi de mi edad misma... podría ser mi
hermano ... mi marido.
Qué? Habla claro, Fedra!
Más claro aún?
No, más claro no, sobra! Ahora se me aclaran las nieblas de estos días. Hay cosas que no deben decirse.
Pero es posible? vamos, dí!
Déjame, déjame!
f
Y tú, Fedra, tú?
Yo? es que puedes creer...
No, no quiero creer. .. y tú?
Figúrate lo que habr~ lu~~ado ... lo que lu_c,ho...
Oh mi hijo, mi propio hiJo! pero él tamb1en ha luchado.'.. lucha... sí, sí, qué es si no esa manía de la caza?
busca en ella el olvido de su pasión... pobrecillo! pero
dime, qué te ha dicho?
Decirme ... poca cosa... casi nada...
Oh no, no, no; son recelos tuyos, figuraciones, suspicacias ... quién sabe? vanidades de mujer!
Pedro!
No, no puede ser! no es!
Desgraciadamente sin poder ser es.
Y tú, Fedra, tú?
No te dije que lucho...
Pero por qué?
Es al fin tu hijo, mi hijo ...
Voy a llamarle y que se explique aquí, los tres cara a
cara...
Oh, no hagas esol
Cómo?
No, déjale!
(llamando.) Eh, también tú?

LA PLUMA
FEDRA.
PEDRO.

Llámale, pues (aparte.) Dame fuerzas, Virgen de los Dolores!
( a la criada que aparece.) Que venga Hipólito! Ahora se
pondrá todo en claro. Esto es horrible... no puede ser!

DICHOS E Hu&gt;ÓLITO.

PEDRO.

HIPÓLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.
PEDRO.

HrPÓLITO.
FEDRA.

HrPóLITo.
FEDRA.
PEDRO.

HIPóLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.

( Entra Hipólíto cabizbajo; Fedra se cubre primero la vista
con las manos, pero luego apoya la cara en las palmas y
se le queda mirando fijamente.)
Por qué maldecías a tu madre, hijo! callas? vamos, habla, por qué la maldecías?
Ella te lo dirá, no yo, padre.
Me lo ha dicho ...
Entonces ...
Y qué, no te defiendes? no lo niegas? confiesas, pues, tu
infame pasión?
·
Yo, padre, ni niego nada ni nada confieso.
Ah, con que además hipócrita? te creía todo menos eso;
en mi familia no los ha habido nunca ...
Y ella, por qué no habla ella?
Yo, Hipólito, he hablado, he dicho cuanto tenía que decir, a tí primero, a tu padre después. No he hablado
claro?
Sí, muy claro!
No te propuse la paz? Y tú te has empeñado en traer la
guerra, tú. Es la fatalidad, bien lo sé, pero ...
Es_to es mon~truoso, lo que aquí pasa. Debiste, hijo, lo
primero confiarte a mí, abrirme tu pecho ...
Perdón, padre, perdón!
Perdón? ha:y ~osas imperdonables! Y el perdón presupone arrepent1m1ento y penitencia!
Sufriré la que me impongas!
No podemos ya vivir los tres bajo un mismo techo.
Me iré de casa.
71

�LA PLUMA

LA PLUMA
F:&amp;DRA,
PEDRO.

FBDRA.

HIPÓLITO.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.

7.ª

Y qué dirá la gente?

Diga lo que quiera! Aunque la gente no sabrá nada, no
debe saber nada; esto ha de quedarse aquí, enterrado,
entre los tres... si no haría algo que no puede decirse!
Oh no, todo se arreglará ... !
Cosas hay sin arreglo...
Cómo? luego insistes? Vete, Fedra, déjanos solos!
Pedro, Pedro!
D0janos, he dicho.
Por Dios!
Déjanos! (vase Fedra.)

PEDRO.

PBDRO E HIPÓLITO,

PEDRO.

HIPóLITO.

HIPóLITO.
PEDRO.

HIP ÓLITO.
P.&amp;DRO.

HIPóLITO.
PEDRO.

(tras un breve silencio.) Pero hijo, Hipólito, cómo te has
atrevido a poner ojos ... ojos? y labios en tu madre? cómo
has osado revelarle nada? era esa tu caza? callas? vamos,
habla, ven acá, confíate a mí! Sí, sí! es una desgracia, lo
sé ... Qué? callas? no lo niegas? Oh, esto es horrible! Qué
has hecho, hijo, qué has hecho de la tranquilidad de tu
padre? y yo que la traje a casa sobre todo por tí, por tí,
hijo, para que tuvieses madre ...
Ojalá no la hubieses traído! Pero te juro, padre, que soy
inocente!
Inocente? inocente de qué? Luego Fedra miente? habla!
miente? luego ... ah! eso es acusarla!
Nunca, padre, nunca, nunca!
Inocente? Ah, sí, comprendo ... inocente ... claro! pues no
faltaba más! pero la inocente es ella ... ella!
Padre!
Vete y no volvamos a vemos; será lo mejor!
Padre ... antes de irme ...
(se adelanta a él y luego arredrándose.) No, no, no, me
quemarían la cara! No, vete! (Cúbrese la cara con las manos y solloza. Hipólito se va lentamente.)

Imposible! él, él, mi hijo, mi hijo único! Costó la vida a
su madre, a su pobre y santa madre! Aquellos primeros
años, cuando volvía yo a casa sobresaltado, imaginándome que le hubiese ocurrido algo y al llegar y encontrarle durmiendo tranquilame·n te en su cuna me inclinaba a pegar casi mi oído a su boca para sentirle respirar. .. sí, estaba vivo! Mi hijo, mi hijo único! Será un castigo por haberle dado madrastra? por no haber respetado mejor la memoria de su santa madre ... Pero ... me
sentía tan solo! No me bastaba él! Y por qué no le casé
con ella? Oh egoísta, egoísta! No tuve paciencia a que
me diese nietos, quise tener más hijos ... y de Fedra! no
le quise solo! Fué la carne, la carne maldita! Será esto
un castigo? J\ili hijo, mi propio hijo, mi hijo único!

8,ª
FE.DRA

FEDRA.
PEDRO.

F1mRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.

y

PBDRO.

(entrando) Qué, se fué?
Sí, se fué. Y aún juraba su inocencia!
Cómo? Se atrevió ...
A neg~r su fa!ta~. a acusarte? no! aún no ha llegado a eso; aun es m1 h130! Pero ven, Fedra mírame a los ojos
así! Es verdad eso?
'
'
Sí, eso es verdad!
Y tú, Fedra, tú?
Te he dicho que lucho ...
Pero por qué?
Por domar mi corazón de madre!
Y tú antes ... vamos, antes de esa declaración no te habías percatado de nada?
Hace tiempo ...
Y cómo no me lo dijiste?
Esperaba que el tiempo ... la lucha...
73

�LA PL'GMA

LA PLUMA
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.

FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.

PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.
PEDRO.
FEDRA.

Y sabiendo eso consentías que te besase, le besabas? ...
No ves que era echar leña al fuego ... ?
Sí, pero otra cosa habría sido provocar antes de tiempo ...
Antes de tiempo? Estas cosas deben ahogarse antes de
tiempo. Mi hijo, mi propio hijo! mi hijo único! Esto, Fedra, debe ser un castigo ...
Un castigo?
Un castigo, sí, por haberte traído a mi casa, por haber
querido tener de tí otros hijos, por no haber guardado
mejor la memoria de su madre, de su santa madre ...
Sí, yo tengo la culpa, yo!
Cómo? tú? tú tienes la culpa?
Sí, yo, por haber cedido a venir a tu hogar a cubrir el
hueco que dejó otra mejor que yo; yo, por no haberos
dejado solos a padre e hijo.
Quién tiene la culpa, Fedra, quién? El? tú? yo? quién
sabe de culpas? qué quieré decir culpa? qué es culpa, dír
(mirando al suelo.) No sé...
·
No sabes lo que es culpa? Fué la mujer, la mujer la que
introdujo la culpa en el mundo!
Pedro!
Alguien llega...
Marcelo, de seguro. Este llega siempre a destiempo y no
quiero ·verle ahora...
Por qué, Fedra? sabe algo? sospecha algo?
Me voy. Volveré así que se vaya (vase.)

PEDRO.
MARCJtLO.

PEDRO.

MARcELO.
PEDRO.
MARCELO.

PEDRO.

MARCELO.
PEDRO.
AllAR.cELO.

PEDRO.
MARcELO.
PEDRO.
MARCELO .
PEDRO.

MARCELO.
PEDRO.
PEDRO

MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.

74

y MAR.CELO.

Qué? _se ha salido Fedra?
Querías verla?
Como médico, a ver cómo sigue ...
Agitada ... ya ves ... disgustos ...
Sí, y en ella por constitución de herencia una neurocardíaca...

MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.

Y qué, dí, qué? cuando te ha hablado de sus dolencias ...
Yo no soy confesor, soy médico, Pedro.
Pero dime, tú eres mi mejor amigo, tú ... no es verdad?
tú eres como mi hermano...
Conzo, otra vez como ... Repórtate, Pedro, que no estás,
bueno hoy...
No, no lo estoy!
Se te conoce y estando así no se debe querer hablar de·
ciertas cosas ...
De qué cosas?
Qué sé yo... de cosas de familia ... íntimas ...
Pero tú sabes, tú ...
Yo sólo sé que estás, contra tu costumbre, fuera de tí,
que tu mujer anda fuera de sí también hace algún tiem-•
po y que tu hijo vive más dentro de sí que nunca; te
parece saber poco?
Pero no sabes más?
Ni debo. Y basta de esto. A otra cosa. ·
A otra cosa... a otra ... y entras y sales aquí como en tu.
casa... Oh, esta intimidad a medias...
Entonces me retiro ...
Que se yo ... pero no, ven, ven, te necesito, necesito
dentro alguien de fuera, oye. No estoy bueno, no! no sé·
lo q~e pasa en mi derredor. Lo sabes tú? pero cállalo,
eh? s1 lo sabes, cállalol cállalol que no lo sepa nadie ni
tú mismo! No, no sé lo que me digo. Hablemos de ~tra
cosa.
Sí, es lo mejor. E Hipólito?
~ipólito, otra cosa! Qué? qué sabes de Hipólito? Vamos,.
d1 1 qué sabes de él?
De_ tu hijo? De tu hijo apenas puedo saber cosa. No necesita de mis servicios.
Lo crees?
Pues no he de creerlo? Tu hijo está sano, enteramente
sano; es el único sano de la casa. Gracias al campo.
Y de la cabeza?
Perfectamente bien. Tu hijo es uno de los hombres más.
75

�LA PLUMA

LA PLUMA

PEDRO.
MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.

PEDRO.
MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.
PEDRO.
MARCELO.
PEDRO.
MARcELO.
PEDRO.
MARCELO.

equilibrados, más dueños de sí, más serenos, más sanos
que conozco. Pocos padres más afortunados que tú ...
Pues mira, Marcelo, tengo motivos para sospechar que
no anda bien de la cabeza.
Quien no anda bien de ella eres tú, y esa tu sospecha
me lo confirma.
Es que no sabes ...
.
Acaso quien no sepa eres tú...
Habla más claro, Marcelo, sin enigmas!
Enigmas los tuyos, Pedro. Y te dejo. Donde hay enigmas sobro yo; soy incompatible con la Esfinge. Te dejo.
He llegado en mal hora. Adiós.
No, no, quédate!
No me quedo; estorbo. Hasta pronto.
Y de esto, Marcelo, sabes, de esto ...
De qué?
De lo que no sabes, ni palabra, eh? ni palabra!
Pedro!
Si no ... si no ... en fin, no sé, vete! (tomándole la mano.)
No sabes nada, nada, nada...
Demasiado sé con no saber nada ...
Del enigma... ni palabra! Si no ...
Adiós! (vase.)

FEDRA

ROSA.
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

ROSA.
FEDRA.

ROSA.
FEDRA.

ROSA.
FEDRA.

ROSA.
FEDRA.

10.ª

.PEDRO.

Que infierno! Sabrá algo? Sospechará algo? Pero no soy
yo, yo quien me delato? Habrá que negar a todo el mun.do la entrada en esta casa. Una cárcel... un sepulcro...
Que nadie lo sepa, que nadie lo sospeche ni barrunte,
que nadie lo adivine. El honor ante todo! (vase.)

ROSA.
FEDRA.

RosA.
FJ:DRA.

RosA.
FEDRA.
,FEDRA.

(entrando.) Ah, se han ido los dos! Qué es lo que he
hecho? Estaba loca, loca, no sé lo que me hago...

ROSA.
FEDRA.

y RosA.

( desde la puerta.) Señorita...
Entra, Rosa, entra. (aparte) Así no estaré sola... conmigo.
Querría decirle ...
Habla sin miedo, qué?
Como no ha vuelto a decirme nada de aquello ...
De qué? de qué no te he dicho? Vamos, habla!
Pero no se acuerda, señorita?
De qué es lo que no me acuerdo? anda, dí!
Pues ... de lo de amadrinar mi boda...
Aaah! sí, sí, dispensa, Rosa, es verdad! no me acordaba
ya de ello! Ya ves, con tantas cosas y con esta pobre
cabeza... Y bien, qué? persistís en ello, en que sea yo•
vuestra madrina?
Nosotros? Eso queremos saber, si sigue usted en ello ...
Yo? Pues mira, Rosa, no es por volverme atrás, no! no!
no! yo no soy de las que se vuelven atrás, no! lo entiendes? yo cuando digo una cosa la sostengo, sabes? sí, la
sostengo ...
Pero es que lo he puesto yo acaso en duda?
No, no, tú no lo has puesto en duda, no, tú no! Pues
bien, sí, seré si queréis la mad1ina de vuestra boda, pero
me parece que no os conviene ...
A nosotros?
No, no os conviene. Yo llevaría la mala suerte a vuestro matrimonio; serias infelices; yo tengo mala mano,
muy mala mano...
Aprensiones, señorita...
Desgraciadamente no!
Como me lo prometió ...
Es verdad, te lo prometí, pero desde entonces 8.cá...
Sí, ya he notado que la señorita se está volviendo otra .. _
Cómo? qué? qué es lo que has notado? díl

�LA PLUMA
ROSA,
FEDRA.

RosA.
FEDRA.

RosA.

Nada... nada...
dílo!
Vamos , dí , qué has notado?
. d' t
Por Dios, que me da mie o ....
Miedo? Yo? de qué? vamos, habla!
No, no, no se puede seguir más en esta casa.1 (huye.)
13.ª

FEDRA.

( que lzace ademán de seguir a Rosa, pe:o se detie1;e.) Bah!

or una criada! Estoy loca, lo,ca perdida. Yo misma me_
~elato. No se puede seguir as1; hay que acabar y acabar
de una vez y del todo. Tengo que ~elarles en paz y 9-uedarme en paz también yo ... en la umca paz para mt ya
pos1'ble... en la última paz , en la que no acaba, en la paz
eterna!

FIN DEL ACTO SEGUNDO

MIGUBL DE UNAMUNO

JULES LAFORGUE
sería buscar su nombre en los manuales que con la pretensión de enseñar literatura se atienen de ordinario a normas
oficiales y a las recompensas académicas. No obstante, acaso
nadie, ni el propio Stephane Mallarmé, ha influido tan profundamente en la generación francesa joven. Hace algunos años, cierto
poeta nuevo, escribía de alguien: • Era un joven como los demás; pero había leído mucho a Laforgue, y de eso siempre queda algo.&gt; Nada más
cierto: fácil es descubrir en un momento, entre los franceses jóvenes cultivados, a los que han leido a Laforgue y a los que no lo han leido. Hay
otros maestros más grandes, se puede discernir influencias más visibles;
ninguno de nosotros en Francia puede olvidar lo que debe a Baudelaire,
o a Verlaine, como a Balzaco a Flaubert; pero el gusto por Laforgue es un
sentimiento tan especial, penetra tan hondo en nuestro corazón, que no
le tenemos sólo admiración, e incluso quizá no sea admiración tanto como
ternura, donde las exigencias del corazón y de la mente al propio tiempo
se satisfacen.
Murió a los veintisiete años, dejándonos só lo tres volúmenes: uno de
poemas; el segundo, de cuentos, titulado Moralités legendaires, y el ter&lt;:er0, colección póstuma, que contiene cartas y fragmentos; pero aunque
se hayan leido una vez sola, ya no se olvidan nunca; y si se leen, se vuelve a ellos en busca de su gracia, fresca al par que penetrante como ninguna, en busca de un alma fraternal que ha conocido nuestros deseos,
ANO

79

•

�LA PLUMA

LA PLUMA
nuestros ensueños todos, y nuestras melanc')llas también, que el poder de
su genio inimitable magnifica.
1t
No oiréis jamás a nadie, a menos que esté desprovisto por comp e_ o
de tacto, afirmar ruidosamente su admiración por_~for_gue: no se::o;ª;~
d"das pero su obra entera implica tal d1screc1ón, un p
re a escon i
'
do que lo natural es imitar su actitud al hablar de él.
alma tan conmove r,
· d
A é
Su vida cabe en muy pocas palabras: nació, por casuahd~ ' en m rica del Sur, de una familia bretona, que, poco de~~ués, ~olv'.ó parae:s~::
blecerse en el Mediodía de Francia, en Tarbes: v1v1ó algun tiempo
l
ris muy oscu_ramente y cai;i en la miseria, trabajando sin descéandso ~n
~
'
•
t f é elegido lector de franc s e a m
tivarse: después, repentmamen e, u
. d 188&gt;
eratriz Au usta: pasó asl cuatro años en la corte de Alemama. e
~ 1886, y v;lvió a Paris, donde murió de tisis el 20 de agosto de 1887'
casi el dla de cumplir los veintisiete años.
No puede decirse que Jules Laforgue haya sido nuestro cmaestr_od•, no
.
.
ioguno le hemos conoc1 o, Y
sólo porque murió tan Joven, smo porque n
es para nosotros, sobre todo,fraternal.
. tó a los diez años de su muerte: sus obras hablan
Laforgue nos cooquis
Al
·mer pronto
sido publicadas en folletos rarísimos, por lo general.
pnl .
. t
d B udelaire· y de Ver ame, c1er o
descubrfase en sus obras un poco e a
d
Theocvirtuosismo•, una holgura y un giro de la mente que recuer an a
dore de Bainville (en sus Odes. Ftmambuksques), pero con un acento y

t

una {ronia tierna, exclusivamente suyos. .
.
diera paMás tarde un critico le comparó a Henn Heme: al pronto pu
recer exager~da la comparación: es más exacta de_lo que p~ie; peroe!
.
i de Reine es más seca y rechina más: tras la rronla de
o_r~ue p
iron a
d b
grado se expandma, pero
clbese la ternura de un corazón que e uen
que conoce harto los peligros que presentan las frases huecas del romanticismo exasperado.
· f ,
en otros momentos, coTenfa corazón ardiente e inteligencia na, y,
.
.
.
. t d c nsiste en esa alianza
azón frío y ardiente intehgenc1a: su geruo o o o
r
tu . hasta en sus burlas hay una profundidad desconcertante, y sus
fil:sóficas se bañan siempre en el sentimiento de la vida. Con ser

f:::
80

más idealista que nadie, tampoco nadie ha tenido más cabal sentido de
la realidad: lo expresó en un grito ya clásico: c¡Ohl ¡Qué cotidiana es la
vidal&gt;; si con esto padece, si aspira a metas eternas, la vida le alcanza y
le conmueve precisamente por lo que tiene de cotidiano. Nadie quizá, eo
Francia, ha padecido con tanta grandeza esa aspiril ~ión a lo infinito, y
ese discreto y profundo enternecimiento ante la vic.Ja efímera. Como dijo
en una de sus ceñidas sentencias, que con tal facilidad toman forma y
color de adagios: cEI hombre se agita y Todo le arrastra,&gt; Sus poemas
están por entero impregnados del sentimiento de la inutilidad de todo
esfuerzo humano, y al propio tiempo sabe que toda nuestra dignidad
existe cabalmente en la medida que desafiamos esa inutilidad, y obramos
y pensamos como si fuésemos eternos.
Ni aun en las rebeliones de su orgullo contra lo transitorio le abandona la ternura, profunda, verdadera como ninguna, por ser tan directa
y tan verdaderamente humana. Rehunde su propio corazón a fuerza de
burlas; pero siempre está dispue!&gt;to a socorrer el corazón de quienes sabe
que padecen su mismo mal. Ni en sus poemas ni en sus cuentos se hallará la sensibiliddad lacrimosa y literaria que debilitó la expresión de un
Musset, pongo por caso; su alma, tierna y joven, posee una firmeza estoica, pero de un estoicismo sonriente. Sabe padecer, y sabe hasta dónde
se puede padecer, cuando a las exigencias de la emoción se añade la
fiebre de una mente que lo mide todo en su valor verdadero; y así dijo:
•Se necesita, de tiempo en tiempo, una separación, una tristeza de estas,
para mantener en el corazón la suavidad de la infancia&gt;.
En los poemas, nota la forma más directa de su emoción; en este respecto casi puede decirse que cuanto ha escrito en verso es el brote primero de los pensamientos cuya expresión completa se encuentra en las

Moralftls ligmdaires.
De sus poemas, el grupo que lleva por título Les Complaintes, es único
en nuestra literatura: cada Compiaínte se explica por las otras, forman un
todo, y bajo su apariencia negligente, sarcástica y desmadejada, son, con
toda seguridad, los testimonios más puntuales, más profundamente verdaderos de un alma de francés joven y cultivado, de fines del pasado siglo_
6

8r

�LA PLUMA

LA PLUMA
En los poemas exhibe a veces un virtuosismo que el propio Theodore de Banville no rebasó; pero incluso ese virtuosismo le cansa, y se esfuerza por despojar al verso de todo atractivo externo para no conservar
más que ;,u esencia conmovedora, y esto le llevó a escribir sus últimos
poemas ea una espe-::ie de verso libre que, en ciertos casos, como en el

Solo de Lune, aún no ha sido rebasado.
El volumen en que recogió sus poemas, bastada para asegurarle la
inmortalidad; pero aquel joven de veintisiete años dotó a la literatura
francesa de una colección de cuentos, que por la seguridad, la personalidad, la resonancia del estilo, puede rivalizar con las obras más líricas dt:
Flaubert, o los cuentos mas bellos de Villiers de l'lsle Adam.
En la colección de las Moralills légmdaires, Jules Laforgue intentó (y
consiguió) mezclar dos tendencias contradictorias: la de la introspección
filosófica y la de la ironla sonriente más moderna. Son seis cuentos en
prosa: Hamlet ou lts suites de la plélé .filíalt; Le Miracle dts roses; úlzengrln,.fils de Parsifal; Saloml; Pan et la Syrinx; Persle et And1omlde, y
en una lengua maravillosa por la agilidad, la riqueza, el ritmo, los saltos
imprevistos y las súbitas salidas, evocó a través de esos personajes legendarios las obsesiones de un alma moderna.
Se ha dicho en cierta ocasión que su Hamltt era más Hamlet que el
auténtico: el monólogo que pone en su boca es, en efecto, de una penetración psicológica que no hubiese rechazado Shakespeare, si hubiera vivido en nuestro tiempo. ,Morir, yo, vamos; hablaremos de eso más tarde; tiempo tenemos. Morir, ya se sabe; se muere uno sin darse cuenta,
como se cae todas las noches en el sueño. No tiene uno conciencia del
transito del último pensamiento lúcido al sueño, al sincope, a la muerte.
Ya se sabe; pero no ser más, no estar más, no participar. No poder siquiera oprimir contra su corazón humano, una tarde cualquiera, la tristeza secular que cabe en un simple acorde del piano•.
En cada una de las Moralitls ltgendaires las sonoridades cambian,
pero el timbre es siempre el mismo: a pesar de la iron1a presente, el corazón asoma siempre la punta de la oreja, si cabe decirlo as1. Nunca insiste, ni pesa, todo es discreto; cómo sabe poner su leve pincelada hasta
82

en una simple descripción de paisaje· por eiemplo
et la Syrlnx:
'
'
• en este trozo de Pan
,El álamo, árbol tan distinguido que er
.
llorón, llora por el obscurP.cimiento d l ige su hora, tembló. y el sauce
ensombrece las lejanías y las c r
Le as aguas. La soledad inquieta
mas. as ranas van , em
y 1as estrellas no tardarán las estrell
..
pezar a cantar,
La
'
as no pueden tard
lectura de las obras de Lafor e s
ar.•
fácil, en el sentido de esa facilidad fn1m~;:~ en prosa o en verso, no es
obras hueras; pero aplicándose a 11
de la mayor parte de las
de re~exión, se descubre uo aspec:oº;a:eae:cuentra tan copiosa materia
nla lfnca peculiar dtl g . 1:
• g do, tan moderno de esa iroe010 rancés que ilumina n 61
1
actual, su ardiente escepticismo
.
o s o a a generación
1 tr d' .
Y s11 entusiasmo tacitu
.
a a ic16 n de la s~nsibilidad fr
.
rno, pero mcluso
Yo sé que todos los d
. ancesa, ~• puede decirse asf.
cerca de veinte años segu~ m1 g_en~rac1ón que leímos a Laforgue hará
•
•mos smt1éndonos al
1
conmovidos: por mi parte ya no 1 1
'
vo ver a él, fascinados
0 eo nunca sin
•
'
'
mo amigo con quien lo lela antaño
.
pensar en aquel carfsiª:'.go muerto en la guerra, y que en
los días terribles de la batalla d
de Laforgue hallaba la fuerza baet er un, tan sólo en las tiernas ironías
d
s ante para sosegar
•
os y su esplritu casi abrumad
sus nervios extenua.
o, como en uno de
a quienes, en noche de trá .
esos seres de elección
fd b
g1cas aventuras pode
fi
i um re de verle apaciguado
l
'
mos con ar, con la cerdura intolcráble.
' e corazón, abrasado aún por una quema-

°

V

G. JBAN-AUBRY

�LA PLUMA

III
Arribo.
La estancia en silencio
Descanso.

IV
El Dolor
(Pensamiento importuno en mi paz: dril y blanco)
Es dura escuela
Pero
El Reloj.
doctora
en la vida.
Ris-Ras de
persianas.

CONC ÉNTRICA
I
Mediodía
Melodía de candente mediodía .
Saetas de ascua de trigo amarillo.

I

V

•

Trigales rojos...
Veo ...
Ensueiio unánime
Apenas
Veo.

II
La casa bermeja
(oli'· Su parra ...
su patio ...)
Lejana.

r.
, ·¡
1.nmovi

No viene
No llego .
-Agua en jarrodel patio!
¡ Tumbarse desnudo en las losas mojadas
Debajo
de
uH-

toldo
s&lt;Jf#brio...

Vl

I

'Negaciones interiores
Que piden disculpa
Y parten!
Párpados entornados
Y sorda atención de nadie

ss

�LA PLUMA
_ Saetas de ascua de trigo amarillo Milodía de candente mediodía.

VII
Medwdía.

SI
Aquello
Estuvo en nada.
Un momento quizás Y• •·
Pero
En mí vmcitron egoísmos de hombre
y·en tí prejuicios de moral sensata.
Igual
. .
.
Aconteció siempre en mi historia
Con cuanto quise conseguir
Igual
¡A punto kttyóse cuanto a punto estaba.1
Para mt
Aquello y lo otro y esto
Siempre, siempre
.
Desvanecióse cuando a punto estaba.
Para mí
(¡Nunca ...!) tofÍQ
0kt Todo
¡Siempre

Estuvo en nada!
ANTONIO BSPINA GARCIA
86

EN TORNO A GANIVET
este Madrid no sabe uno jamás a qué carta quedarse en
el juego de las valoraciones literarias. El silencio envuelve
por igual a muertos y a vivos, o, peor aún, los envuelve
la alabanza pegajosa de los estúpidos, especie de engrudo
que deja al artista y a cuanto representa, inabordable e intocable. Cualquier pretexto es bueno para eximir a la inteligencia de la penosa y comprometida función de juzgar; penosa porque es esfuerzo, y comprometida
porque la opinión propia, si es libre y expresa, puede ahuyentar a una
clientela, o enojar al patcón, o frustrar la esperanza de un destino de seis
mil reales. A los grandes se les deja dormir en sus hornacinas por puro
respeto. No se nos ha olvidado que al morir Galdós opinó D. Antonio
Zozaya que !a pretensión de criticar la obra de D. Benito era empresa
superior a la inteligencia humana. A los menores se les dispensa el
amistoso favor de desdeñarlos. Madrid, tan conservador en todo, lo es
más que nada en literatura, por falta de discernimiento. Ante valores
coetáneos de los toros de Guisando, tenidos por actuales, todavía es de
ritual quitarse el sombrero; subsisten, como el buen paño que no se
vende en el fondo del arca, a fuerza de no usarlos. Acuñada uea reputación, no corre peligro de desgastarse nunca, por la sencilla razón de que
no circula. Muere un escritor. Pasarán años, lustros, siglos acaso: no se
observará que sus obras se reimpriman, ni que se le dediquen artículos o
libros, ni que se hable de él entre gente de letras, ni quedará ya rastro de
N

87

�LA PLUMA

LA PLUMA

.su influjo en la literatura viviente. «Este es un escritor olvidado»-dirá
para si el discreto-. Error. Un accidente basta para demostrarlo: si el azar
de una lectura, de un viaje, o una fogarada de patriotismo local encienden
un pec,ho ingénuo en admiración súbita, se apresura1a comunicar al público
su descubrimiento: trátase de vindicar una gloria perdida. A esa voz responden las ranas desde sus charcos. Resulta que todas las ranas de la
península venían infundiendo eu sus renacuajos ese mismo culto. Muévese iran estruendo. Así el ladrido de un can suscita en el silencio de la
noche el ladrar de los demás canes de la aldea. Alborotan hasta reventar.
Luego se abate sobre el escritor otra montaña de silencio, que puede
tener la densidad y la duración de la gran pirámide de Egipto.
De tales explosiones suele quedar memoria: una estatua, el nombre
de una calle, una lápida en gerundio. Si el héroe o genio no tomó la precaución de marcharse a la tierra sin dejar huella, está además expuestísisimo a que le zarandeen el esqueleto. En España, lo primero que se hace
-con los hombres ilustres es desenterrarlos. Del cadáver con pretens;ones
de celebridad que no ha sido «reivindicado• alguna vez, bien se puede
creer que usurpa su faina. La manía de la exhumación sopla por ráfagas,
como la del suiddio o la del desafío. Hace años, el Parnaso español pudo
meter que era llegado el día del juicio final: .no dejábamos a nadie yacer
tranquilo. Hubo un ir y venir de ataádes y un trasiego de huesos que
apestaba. Los poetas, siempre desvalidos, no se defienden. No así un
santo que hay en mi pueblo, hecho carne momia, en una caja de sándalo
y plata que huele muy bien-a santidad. Un obispo quiso traérselo a
Madrid, y el santo no lo consintió en manera alguna. Apenas la procesión
que se lo llevaba salía por las puertas del pueblo, se nubló el sol, comenzó a llover, se desbordó el río, y los fieles, gritando ¡ Milagro! 1Milagro!
obligaron a devolver el santo a su iglesia. A!&gt;egundó
obispo con otra
tentativa, y el santo volvió a llover y a tronar y a sacar el río de ma~e,
con lo que para siempre le dejaron en su capilla y en su cofre. Las glonas
de tejas abajo, menos bien en cour, no pueden desencadenar los elementos naturales sobre esas comisiones gestoras y juntas de centenario que,
con estilo de sub-comité electoral suburbano, hablan de «timbres• Y de

71

88

•florones», y se arrojan sobre los restos gloriosos para llevarlos de una
parte a otra, reprentando al vivo la fábula del asno cargado de reliquias...
En estos dfas que corren, la gloria póstuma de Ganivet padece un
recrudecimiento eruptivo. Se habla de él en algunas casas doctas; algún
periódico vocifera su nombre, no sin erratas, confundiéndolo insistentemente con Gavinet, el pensador hurdano, cuyas obras habremos de editar
a bajo precio, andando el tiempo, para qué lleguen al gran público; responden a tales clamores ecos de provincias remotas. Ganivet reaparece
con igual reputación que tuvo en los comienzos del siglo, cuando un
golpe de mano de la critica lo impuso audazmente a la devoción del público: la de inventor de España: apóstol y fundador de la patria espiritual
venidera. La persistencia de los lugares comunes que con periodicidad
mensurable se condensan en torno de Ganivet revelan, o que no se le
lee, o el desuso del juicio. Si este escritor estuviera tan presente en nuestro ánimo como suele afirmarse, la mente, al surcarlo, no lo respetaría
como a un fetiche. Creo .más bien que a Ganivet se le lee de joven, y
no se le echa de menos en la edad madura. Los que leyeron a Ganivet
hace veinte años y conservan el recuerdo de una impresión considerable
vuelvan a leerlo y a leerlo despacio, confrontándolo con las cuestion~
-serias que atacó: hallarán un caso personal interesante, una tragedia intelectua~, pero de su ob_ra se encontrarán a una distancia igual al progreso
cu111phdo por el espfntu del lector en punto a reflexión y orden y en el
-dominio de sus medios y de los problemas.
Ganivet es el tipo acabado del autodidacto, de cultura desordenada y
retrasad~, mente_ sin disciplina. Grande es la actividad de su espíritu;
lee'. medita; escnbe alguna vez. Todo lo va a poner en tela de juicio.
Quiere llegar a la «fuerza madre•, aislar «el eje diamantino alrededor del
cual giran los hechos del diario vivir», esculpir con sus manos su propia
alma. Pero si~mpre se nos aparece como abrumado y aterrado por los
problemas mismos, y escapándose de ellos mediante una pirueta. En el
fo~do,. ~s que solo le interesa su propia persona. La fugacidad de la vida,
la mutihdad del esfuerzo, ensombrecen su ánimo; impropera al Destino
89

�LA PLUMA
que no le permite escribir su nombre en la esfera celeste. No conoce la
ternura ni el amor, ni la naturaleza apacible. Su desesperación es sombrfa
y seca. Se resiste a aceptar la vida; y puesto que el vivir carece de objeto, le dará de su persona lo menos que pueda, encastillándose en su
fiera soledad. Es un bilioso, huraño; vive «requemado física y moralmente•; es misántropo y misógimo; en rigor, poco sensible: eso es lo que
le faltó para ser un gran artista.
Tal es Ganivet en el Epfstolario, breve colección de cartas que despiertan la maligna curiosidad de conocer no tanto las ulteriores epísto~as
del autor como las de su amigo y corresponsal Navarro Ledesma. Un biógrafo con más inteligencia y mejor gusto que Navarro, menos ofuscado
por la amistad, no tan propenso al énfasis espafiolista, más delicado Y
sutil, en suma, habría escrito en torno a Ganivet un libro magnífico probablemente; el hombre mismo, su ambición intelectual; su locura y su
muerte y aquel su sentimiento trágico del vado y de la insipidez de la
existen~ia son por sf solos temas fecundos; pero, tratados históricamente.
haciendo ~urgir a Ganivet del medio en que se crió y no se educó, hubiesen sido el germen de un libro que aún no existe y que acaso ya nadie lo
escriba: tan difícil es restituir el ánimo al punto crítico de fines de siglo.
Está por hacer el drama del español que, en el umbral de !a madurez.
cuando ya ha conseguido despojarse de los harapos con que vistieron su
inteligencia juvenil, entrevé su fracaso y descubre que no le restan medios ni tiempo para advenir a los órdenes superiores de la cultura. Tal
fué fntimamente el conflicto en que sucumbió Ganivet, victima de esta
época que no entendia ni entiende la pasión intelectual;. conflicto q u~ a
pocos perdona, del que unos se evaden arrojándose a ciegas en el histrionismo, y que otros devoran p.ua sí, con la triste certidumbre de haber marrado el blanco. Sólo no arriesgan nada los que, mejor orientados,
empeñan desde luego su talento, grande o chico, en las batallas del arribismo, donde no se pierde más que la vergüenza. En Ganivet, sobre la
desproporción entre los fines y los medios, hállase además una prevención hostil contra el ambiente europeo en que espiritual y físicamente
tenía que vivir sumergido. Él no lo dice. Acaso no se da cuenta. Con
90

LA PL U ~1 A
todo, cree uno verlo a dos dedos de considerar la civilización entera,
como una engañifa, y la historia de los pueblos cultos como una inmensa
mistificación. En esto es muy de su raza, donde pululan los hombres (sobremanera odiosos) a quien «no se la da nadie&gt;. Ganivet es demasiad°'
propenso a explicar los hechos históricos (los verdaderos y los imagina-dos) por pequeñas causas. Esa hostilidad, estrecha el encierro en que ya
él de por sf estaba puesto. No acertó a librarse. Si hubiera amado más,.
habría coqueteado menos y la salvación hubiese sido posible. Se excedióen aplicar por medida su existencia personal. Y cuando cree haber llegado al «eje diamantino•, abandona cabalmente toda veleidad critica, y
apacienta, en ¡,áginas de noble contextura, los sentimientos nacionaleshereditarios y las esperanzas españolas marchitas.
Navarro Ledesma, que no escribió la biografía posible de Gani vet (y,
perdió el tiempo en escribir la de Cervantes, libro nulo), proclamó desde
la tribuna del Ateneo la misión del autor del Jdearium: « ••• si existe una
España joven, robusta, pensadora, valiente y capaz de redimirse por los.
hechos y por las obras del espíritu, el alma de es a España debe identificarse con el alma de aquel Ganivet, el filósofo, el poeta, el patriota: el in-mortal&gt;. Cierto: un hombre inteligente no se encuentra todos los días, ni,
aun entre literatos; pero Ganivet fué mucho más que eso. Ganivet fué el
primer superhombre, precursor de la humanidad futura, tipo moral y
físico perfecto, con su pequeña cabeza y su sotabarba: c ... era un hombreúnico y señero, distinto y desligado en todo y por todo de los demásseres humanos: un eslabón roto de esta servil cadena que humanidad se
llama: era más, mucho más que el vulgar homo sapiens, codeado y des-preciado aquí y allá diariamente ... No creo desvariar afirmando que era,
mi amigo un extraño ser, precursor de razas futuras, en las que, por virtud de no sé qué misteriosas selecciones, llegarán a condensarse calidades
y partes meramente humanas con otras de tipos zoológicos más antiguos,
y más fuertes ... • Bien. La arenga de Navarro fué aclamada en el Ateneo.
Pasó entonces por el cenit la estrella de Ganivet y lograron sus escritos
relativa difusión. Su figura de profeta y sus ideas llegaban a tiempo. Ha-blando de España, era el único que hablaba de ella con amor y dolor sin91

�LA PLUMA
perder el recato; no agredía, no injuriaba; no se le vió retorcersefen bas•cas de iracundia fluente; sus esperanzas, y los juicios históricos en que las
fundaba, caían sobre el lacerado corazón español como bálsamo lenitivo.
De entre las confusas memorias que nos restan de tales años, sobresale la
actitud general de criticismo acerbo, petulante, tan poco informado y tao
miope como la gárrula oquedad españolista tronchaga por la guerra. El
pesimismo era un refugio de la yaoidad; una tabla de salvación personal.
A los españoles de entonces, tanto como el hecho mismo de su reciente
derrota, les avergonzaba el sentimiento de haber hecho el ridlculo. Les
·.gustaba recibir badilazos en los nudillos: Costa les llamaba brutos, puercos, eunucos, y se hundía el firmamento con los aplausos. Tal estado de
espíritu no podía durar mucho, y, en efecto, no duró: fué mudándose en
,cuanto expiraron sin catástrofe los plazos señalados por Costa, y en cuanto
los españoles se dieron de bruces contra este hecho: que el seguir siendo
un pueblo es una carga que no se dimite sin más ni más y cuando se
,quiere. Ciertos escritos absolutorios de Ganivet-radicalmente opuestos
a ese estado de ánimo-fueron muy bien recibidos. Al fin se hacia justi.,cia pc1r un hombre moderno, librepensador, y que (¡cómo no había de estar enterado!) escribía desde el extranjero. Fué sobre todo bien recibido
por los jóvenes posteriores al ciconoclastismo&gt;. Había surgido un nom·&lt;bre que poder alabar, al menos en público, sin' ponerse en ridlculo. ¡Qué
descanso para las pobres almas, fatigadas de ser maldicientes! ¡Qué gozo
poder abandonar una postura incómoda y aflojar los músculos faciales
-c~ntraidos por una mueca de altivez, de hosquedad perenne; y poder
olvidar la propia y abrumadora importancia para dar vado a los instintos
de probidad y bondad que pocos pierden en absoluto! La causa profunda
,de la exaltación de Ganivet al rango de guia y maestro de una España
venidera consiste acaso, más que en la substancia ideal de sus escritos,
en una coincidencia de problemas de juventud. Todo Ganivet es un afa,noso tanteo de la vocación. La España de hace veinte años, ioorieotada,
-empezaba por preguntarse qué podría hacer, y los jóvenes, sobre todo
los jóvenes, los que aún no sabían a qui gene-ración iban a pertenecer, se reivolvíao, como Ganivet se revolvió, en un enredijo de cuestiones previas.

LA PLUMA
uanivet-dice en alguna parte Uoamuno-hubiera rechazado el calificativo de intelectual. Era ante todo un hombre; un creador... Cierto;
pero_ aspiró a crear por el pensamiento, y a la energía, persistencia y profun~dad de ~u pensar sacrificó no pocos ornamentos de la vida. Quería,
ser mdepend1ente, como en todo, en la función mental. Pretendía elaborar nuevas ideas, o ensayaba combinaciones nuevas de ideas recibidas
Este es un mérito que debe tenérsele muy en cuenta, porque estamos e~·
España, donde (y sobre todo en su tiempo) el oficio de escritor público
no supone siquiera la posesión de las primeras letras, y menos todavía
del ~ábito de discurrir. Escritores de fama hemos conocido que, tras de
publicar una veintena de volúmenes, han podido llevarse la mano al cráneo dicie~do: ~¿Pará qué servirá esto que bulle dentro?» Achaque viejo,.
como sena fácil demostrar buceando en esa formidable Biblioteca de Rivadeneyra, a donde a todos nos gusta decir que vamos a aprender el castellano· L o umco
' · que puede hacer creer en el reverdecimiento probable
del esplritu español es el hecho manifiesto de haberse enriquecido el
caudal_ de ideas circulantes, la apetencia más viva de adquirirlas y el
afáo-rncluso indiscreto, pueril-de lucirlas. Pero Ganivet ,fué tan inde
d"
,&lt;
-·
p~n •ente como él se propuso y se figuraba ser? Su noble esf11erzo ¿se ha
VlS to recompensado por algo verdaderamente nuevo ni sobre t~do de
~uficient~ solidez? No lo creo. Le faltaba quizás técnica; de fijo le falt~ba
•~formación; cuando rehace 1~ fisonomla de España está preso de sugestiones emocionantes, pero deleznables; pretende resolver ciertos problemas cuyos simples d:itos sólo una crítica severa podrá algún día fijar.
J?e todos los escritos de Ganivet, el ldeariitm Español es el que más .
~os '.mporta por el momento. El Jdearium es un libro •inspirado,. Le
mspira el amor a España, el sentimiimto patriótico. Su móvil profundo es
1~ necesidad de no verse-en cuanto español-solo, perdido en la historia, Y e_1 cons1gu1ente
· ·
deseo de poner a salvo los valores que naufragaban ..
El senti~o general del ldearium es de reacción anticrítica; su espíritu, de
conformidad con la tradición, que es especiosa, y como siempre, saca del
mero hecho de haberse ido formando la razón mayor para subsistir e imponerse. Tal género de escritos rara vez evitan el peligro de alterar fr[93

Q2

..

�LA PLUMA
•volamente las representaciones históricas. Pueden estar bien como efusión lírica, pero entremeter el sentimentalismo vago en tratados de filosofia de la historia, si es bueno para consolarse de añoranzas, lleva en de,rechura a éonfundir una emoción con un juicio, y al amparo de un goce
estético pasan de contrabando, como verdades probadas, las imaginaciones del autor. En el ]dearíum, libro atrayente, entre otros motivos, por
el calor y la honrada intención con que está escrito, ese defecto es obvio,
así como la flaqueza y confusión del discurso. No siempre se sabe cuándo
,el autor expone y cuándo aprueba. Pasa con excesiva sencillez de la críitica al donaire. Pretende explicar demasiadas cosas a fuerza de alegorías,
y en lugar de poner al descubierto la raíz de un hecho, lo envuelve en
una paráfrasis, en algo superpuesto que coincide con su forma, pero sin
--declararla más. Su propensión a pararse en simples diferencias verbales
entre las cosas, o, por el contrario, a establecer meras analogías verbales
entre las cosas, es funesta. Sea ejemplo su •explicación&gt; de política insular, peninsular y continental, que nada explica; o bien: la prueba de
•que los españoles nunca hemos servido para la gran organización militar,
es que a nuestro general más ilustre sólo se le llama Gran Capitán ... (Entonces, cuando nuestros abuelos le llamaban a Napoleón el Capt"tán del
.siglo, &lt;qué entendía Ganivet? ¿Que era inepto para ascender a comandante?) Una idea fundamental del libro es la supuesta e virginidad• del espíritu español; ocurrencia fútil y sin sentido, figurada en la primera página
del libro con una alegoría extravagante y equivocada, y desenvuelta lue·go en esta forma: ha habido una España romana, una España visigoda,
,una España árabe, una España europea; &lt;por qué no ha de haber una
España española?-En definitiva, esa España virgen, o esa España por
,nacer, postulan las normas tradicionales: e Continuemos-dice-con nues~tro sistema tradicional que, malo o bueno, es el fin nuestro.• El programa nacional del porvenir «debe estar sustentado en los sillares de la tradición..., porque habiéndonos arruinado en defensa del catolicismo, no
cabría mayor afrenta que ser traidores a nuestros padres y añadir a la
,tristeza de un vencimiento, acaso transitorio, la humillación de someter,nos a las ideas de nuestros vencedores.&gt; No es esto un arranque arbitra94

LA PLUMA
rio; de las corrientes de ideas que ha combatido España durante tres y
más siglos, dice: «La Reforma no fué más que la manifestación de la rebeldia latente en espiritus que acaso no fueron nunca cristianos&gt;; y la
filosofía moderna, «desde Bacon acá... es de un valor ideal nulo.&gt; Como
el personaje de cierta novela que eón un «SÍ&gt; y un •no&gt; iba al fin del
mundo, Ganivet, con esas ideas, va hasta los confines de la historia. &lt;Qué
flOS está reservado a los españoles? «España debe intervenir a titulo de
nación católica en la cuestión romana, y a título de nación cristiana en
'la cuestión turca.&gt; La cuestión romana que nosotros tenemos que arreglar es la del poder temporal de los Papas. No es para asustarse; Ganivet
,cree que el poder espiritual vencerá a la potencia política establecida en
Roma.
En general, puede decirse que Ganivet no era un crítico demasiado
sagaz~ Las filosofías de D. Pedro Antonio de Alarcón le parecen cosa
buena; del criterio de D. Marcelino Menéadez y Pelayo en los Heterodo~os españoles, dice que es amplio y generoso; de doña Emilia Pardo Bazán piensa que no debió salir nunca de Marineda; Taine le parece un espiritu poco o nada francés; Velázquez es un genio «aislado•; el propio
Velázquez, y Goya, son genios ignorantes, no porque desconozcan las reglas, sino por carencia de reflexión técnica. Hombre de prevenciones
indomables, que le hadan rebotar con asco ante el solo enunciado de algunos problemas de nuestro tiempo: «El pueblo como organismo social
me da cien patadas en el estómago, porque me parece que es hasta u~
crimen que la gentuza se meta en cosa que no sea trabajar y divertirse...
Mucho amor, y mucho palo para los pequeños.• &lt;y las pobres mujeres?
•~l p_orvenir próximo de la cuestión femenina parece ser la gradual emancrpacrón, y con ella el rebajamiento del hombre y de la sociedad. y si
llega un día en que la mujer de carrera, hoy tolerable por ser uJt bicho
raro, se encuentre en todas partes..., habrá que suplicar a la Providencia
que caiga sobre nosotros otra nueva invasión de bárbaros y de bárbaras,
porque puestos en los extremos es preferible la barbarie a la ridiculez...
La civilización trae el rebajamiento, y el caso particular este de las mujeres nos lo patentiza•.
95

�LA PLUMA
Ganivet se ha confesado y retratado en sus obras. El progama del estudio que eseá pidiendo consiste en mostrar el tránsito de su exaltación
romántica de la personalidad y del concepto que tuvo de la voluntad a
los resultados capitales de las ideas que barajó: el despotismo político
ilustrado (La conquista del reino de Maya), la restauración del ideal his•
tórico español (Idearium), y la insurrección antisocial del individuo (Lo~
trabajos de Pío Ud). No es ya prematuro afirmar, aun sin conocer las
conclusione!l de ese estudio, que Ganivet, sea cualquiera la estimación en
que definitivamente se le tenga, debe decaer de su rango de apóstol de
la España futura: ni las aspiraciones que agitan a nuestro pueblo, ni las
ideas profesadas por demagogos y pensadores de :algún fuste vienen
de él.

PIEDRA BLANCA

f

CARDBNIO

ºr este tiempo /ué cuando a la 'Vuelta
una torpe ilusión desvanecida,
a¡eno al escarmiento, le dí suelta
de nuevo al alma y la salvé con 'Vida.
~

'G'u corazón, huido a donde /ragua
la soledad su triste encantamiento,
yerto y mudo yacía, como un agua
. . to
que se estremece al blanaiJo m ov1m1en
de. sonámbulas
ondas• 'Y ,uzmago
1 ,
b
s~n. sa er mi virtud; niño inocente
tzre la P_iedra y al romperse el lago
descubnmos un mund&lt;&gt;' di/erente.
U~ mundo cuyos límites no abarca
quzen educa su vista en la costumbre;
7

96

91

�LA PLUMA
LA PLUMA

un mundo como aquel a donde el 9lrca
patriarcal arribó, cuando la lumbre
del renacido sol secó la fria
mar desbordada, fforeció el capullo
de la rosa otra vez, y la armonía
pacífica fluyó en el tierno arrullo
de una paloma mensajera.

;}/ada
de cuanto en la luz vibra y el sonido
difunde, se le oculta a tu mirada
ni deja de tener eco en mi oído.
;Jlacen nuestras dos almas una sombra
sola, fundidas desde entonces, una
sombra en pena vagando por la al/ombra
de quimérica plata, que la luna
extiende a nuestros piés en los caminos.
'Y a los dos, para siempre de la mano,
leyendo en las estrellas, los divinos
designios se nos muestran y el arcano
de nuestra vida.
!Desde entonces, sueños
y realidades truecan su figura

ante tus ojos y los míos, dueños
de la razón y esclavos de locura:
(!Dueños de una razón sin otra norma
que el propio corazón -única piedra
filoso/al- 6sclavos de la /orma
simbólica del árbol con la hiedra.)
!Después el tiempo inexorable arranca
la flor de cada día ...
6 inconsciente
ante el enigma de esta piedra blanca
que evoca una e/émerides, la gente
tal vez no alcance a comprender y sienta
m_~edo del monstruo que le sale al paso,
hz¡o _de nuestro espíritu en que alienta
lln centauro con alas de pegaso.

A UNA MUSA VIVA
cSi, ya lo sé. .Ca !Primavera
rosas enciende en las mejillas,
per~ el tiempo no tiene espera,
veras las hojas amarillas.
99

�LA PLUMA
LA PLUMA

'Verás el campo mudo y yerto
con una mortaja de nieve,
tu corazón será un desierto,
pesadumbre tu gracia leve.
0sa luz tan clara y tan pura
en que viertes el pensamiento,
se perderá en la nada oscura,
tu voz no volará en el viento.
:Por más que le aprietes la venda·
a la f é que hace andar la noria.
¿Cómo quieres que no comprenda.
que la existencia es transitoria?
~e tornará opaco el color,
y flácido tu cutis terso,
se apagará con el amor
la música del universo.
.llegará un triste amanecer
que no oirás el gallo cantar.
- !De vivir alegre al no ser
hay muy poco trecho que andar~

-musgo mísero, que no yedraborrará cuanto te recuerde.
'Ven aqui, gocemos ahora,
por que no nos castigue !Dios,
de este sol que los montes dora.
{;l mundo es de nosotros dos.
{;l aire las nubes se lleva,
los torvos pesares se van,
abandónate y sé como {;va,
_yo seré el inocente 91.d.án.
'Grasciende la divina pauta
.Y el cielo se copia en la finfa.
Slaré de cañas una f[aut~.
cloy el sátiro, tú la ninfa.
.9 (1 suave son de este concierto

el cuerpo del alma se ayuda,
cuando de la siesta despierto
estás a mi lado desnuda.
-$e desgarra el último tul
irrumpe el sol, la vida empieza
'
pintada de verde y azul
renace la naturaleza.
•

.luego después, sobre la piedra
de tu tumba, una yerba verde
100

J

-

�LA PLUMA

LA PLUMA

'JI en líquido cristal fluye la /uente

ENDECHA
'Gus pasos no delatan ya mi huella
ni me alivia el andar tu blando peso,
falta en l~ música del mundo un beso ...
!Pero aún lloramos con la misma estrella.

SERENIDAD
91,cordes la razón y el sentimiento
el ánimo viril van ya templando
y responden sumísos a su mando,
el gesto, la actitud, el movimiento.
'[J{i gira veleidosa a cualquier viento
la veleta del alma; porque el cuando
y el cómo de las cosas, según ando
por la vida me muestran su elemento.
!De suerte que me tomá ese reposo
en que la luz divina se reparte
por la naturaleza indiferente.
102

el perenne concepto con que el arte
pone paz en la lid en que ardió el coso.

SOLEDAD
'Gráeme la soledad en sus horas lentas
los mudos ecos de un a/án diario
que en cien rotas memorias, el horario
marcan del tiempo en huellas incruentas.

'JI así, vano ha de

ser que luego mientas
románticos tormentos en tu almario,
espíritu s1,1,ti/ que al incendiario
corazón soliviantas con tus cuentas.
!Porque me he visto ya en el claro espejo
de esa razón serena que en un punto
ilumina el camino de los hombres,
y no he menester más de tu consejo,
!Dolor, que con 9/,mor vas siempre junto.
cSé que uno y otro sois tan solo nombres.
C. RIVAS CHBRIT
103

�LA PLUMA

TEATROS
W AGNERISMO
recuerdo no alcanza al estreno de La Walkyria en Madrid, que tantas veces hemos o ido referir con escándalo:
¡Aquellas representaciones en que el dir~ctor llevaba la orquesta con la partitura de piano en el atnll ¡Aquella traducción castellana-¿de Luis París?-que equiparaba el drama lírico de
Wagner a la ópera española, culminante como tal género en esta frase de
la Raquel de D. Tomás Bretón:
c¡Judías para rato hay en Toledo!,
¡Aquella resistencia de los abonados, que sólo ante la «Cabalgata• se
rendian ...1 Pero aún guardamos memoria del primer Sigfríed, que e~tonces se llamaba Slgfrído, y era el magnífico tenor Giuseppe Borgatti, en
quien Naturaleza y Arte daban espléndido mentís a la teori~, después tan
en boga, de que las óperas de Wagner, mal cantadas al estilo ale~án, estaban mejor que cantadas bien al estilo italiano. La interpretación d~
Borgatti, no superada en el Real de entonces acá, unía a 1~ má~ pura emt ·
sión de voz, propia del bel canto, la fuerza, la gracia, la animación dramática, en fin, de la escuela de Bayreuth.
•
Y, sobre todo, recordamos la que pudiéramos llamar cons.zgrac{ón del
Real al culto wagneriano con lá primera serie de la tetralogía completa
y el estreno de Tn·stdn e [seo, bajo la dirección de Walter Rabi y con
UESTRO

104

varios cantantes alemanes, algunos tan excelentes como la señora Gusalewitz. Entonces fué cuando el wagnerismo, como tal profesión de fe,
alcanzó el punto máximo de su desarrollo entre nosotros. Se generalizó
en el paraíso el uso de las guías temáticas, cuando no de la partitura
completa¡ se consideró irreverente la repetición tradicional de los trozos
hasta entonces inveteradamente interrumpidos por los ap)ausos de una
claque mal educada en debuts y despedt"clas de «divos,; decreció por modo
considerable la venta del argumento de la ópera a la puerta del teatro; y
hasta se constituyó una Sociedad wagneriana, que tuvo cierta prosperi-dad y no poca influencia en los eclécticos programas de la Banda Municipal. Aprendimos los neófitos a preparar debidamente el ánimo con
ayunos y penitencias (a que obligaban las horas, mal acordadas con las de
comer, de los espectáculos wagnerianos, y la dureza y estrechez de los
asientos desti nados en las alturas a los elegidos), y aun a hacer antes de
cada representación severo examen de conciencia. Bien es verdad que,
recién salidos del colegio, no nos parecían tan rígidas semejantes prácticas de religiosa comunión, a que jesuitas, agustinos o laicos de la Institudón Libre de Enseñanza nos tenían acostumbrados a los jóvenes. Únicamente los alumnos de los Institutos del Estado pudieron librarse de tales
nor_mas y resistir con cierto ingénit0 nietzscheanismo a la tentación wagnenana, merced a la indisciplina en que se habían enseñado.
No lo decimos a humo de pajas; estos livianos apuntes para una historia del wagnerismo en España, que brindamos al erudito acaparador de
datos, son exacto trasunto de nuestra experiencia personal. Hemos cono&lt;:ido al ingénito nietzscheano suso aludido. Era compañer0 nuestro en la
clase de «Teoría de la Literatura y de las Bellas Artes,, de la Universidad
Central. Y fué el único que se negó ter uinantemente a asistir con los demás a las representaciones wagnerianas. La preparación, a cuanto decia,
le había aburrido. Nosotros, inflamados del entusiasmo que el catedrático de la asignatura acertó a comunicarnos, no comprendíamos tanta ini.ensibilidad. La preparación se nos antojaba perfecta: Nos eacaminábamos los alumnos departiendo amigablemente con el profesor hacia las
primerílS frondas de la Moncloa, presididos sin duda por el romántico es105

�LA PLUMA
piritu de Rousseau, y logrado que habíamos el primer banco libre, el más
despierto de la clase abría la traducción de la Tetralogía, de venta a la.
sazón en la Contaduría del Real, y en medio del grupo que en derredor
suyo formábamos los demás, hasta seis u ocho, empezaba a leer:
«Acto segundo, Lugar abrupto. Aparece Brunilda en lo alto ?e una roca.
WoTAN
(Al pie, con escudo y lanza.) ¡Apresta tu corcel, virgen guerrera.
apresta tu corcell
.
BRUNILDA.
¡H6 hetoh6! ¡Ho, hotoh6! ¡Hotoh6!» (el lector asp~ra~a 1~ hache
fuertemente, pero no elevaba la voz con alardes h1Stn6n.:cos. antes bien, Ida con sobriedad y mesura). •1Aaay, háya1. ¡Aaay,
háyai...l•
Luego, en el teatro, guía en mano, comprobábamos con regocijo que
la austeridad del director alemán no nos escamoteaba ninguno de los largos parlamentos señalados en el libro c~n un asterisco-:--para eterno op:obio de la tradición ¡taliana que se atrev1a a cortar el hilo de las Parcas.
las discusiones familiares de Wotan y Fricka, o la relación del Viajero-,
y la comprobación de nuestra resistencia nos servia de descanso y nuevo
aliento para los actos sucesivos.
La guerra, que tanto ha influido en los destinos del mundo neutral.
en el que va incluido el sereno limbo de las Artes, ha trast~ocado órdenes y jerarquias, derrumbado imperios kolosales y descubierto muchas
fuentes cegadas. ~Que se ha hecho de nuestro wagnerismo?
La facilidad que en el desequilibrio económico de Europa hallan las
Empresas para proporcionarnos espectáculos inasequibles antes al público madrileño, nos ha deparado el poder asistir, no ya a unas cuantas representaciones de Wagner-perfectas en punto al estilo ~onvenient~ a
tales óperas y sobresalientes en lo que hace a la acabada mterp ·etac1ón
de algunos papeles principales, como los encome~dados a l~ ~eñora
Dahmen, al señor Kirchof y al señor Lattermann-, smo a la rev1s1ón de
nuestro wagnerismo de un tiempo, y deducir una enseñanza decisiva, que
bien pudiéramos condensar en este grito: ¡El wagnerismo ha muerto!
¡Viva la música de Wagnerl
De todo el aparato retórico, de toda la balumba pseudofilosófica, del
106

LA PL U ~l A
concepto grandioso cuya realización corona en Bayreuth el imperio germánico del arte, quedan una ópera magnifica, Trlstdn e /seo, algunos ac-tos de otras, modelos de expresión dramática por medio de la música, tal
cual escena sublime, y un mundo de cartón-piedra y oropel escénicos envuelto en el vapor de agua y las fogatillas con que se figura en el Real
cel fuego encantado•.
Por lo que hace a los espectadores, se ha llegado a una transacción,.
que hubiera parecido antaño imposible, entre el patw y la cazuela. Se
consienten y disculpan las estridencias de algunos ejecutantes; se permite
la admiración calurosa al protagonista, con menoscabo de la adhesión a~
conjunto indisoluble; se agradecen los cortes en la partitura, y ya no se
hace demasiado hincapié en las diferencias, antes fundamentales, entre la
gran ópera y el drama lírico, diferencias que no están tanto en la pretendida superioridad del argumento wagneriano sobre el libreto de Meyerbeer, cuanto en la dignidad artistica de una y otra música.
La experiencia hubiera sido cumplida si la Carmen cantada después
de la Tetralogía, justificara con una interpretación menos desmayada el
entusiasmo de Nietzsche por la posibilidad de una música medite"ánea,,.
melódica, sana, natural; y más todavía si en el repertorio del grupo francés se hubiese incluido el Pelkas et Melisande. As{ como así, la batalla
está empeñada ahora en el Circo de Price, en torno a Debussy. El público de la Quinta y La Revoltosa, de la Overtura de Tanhauser y La boda
de Luis Alonso, ha protestado la /ben.a del autor de L'apres midi d'unfaune. La culpa es del Sr. Pérez Casas, que acata la dirección del Circulo
de Bellas Artes en la confección de sus programas. Bien está que se proteja y estimule la produccióu art{stica nacional; no es la mejor manera
pretender sacar al glnero chico de las casillas donde yace. El señer Arbós,
a quien vimos dirigir un Concierto de música española el año pasado,
en la Ópera de Paris, pudiera decirnos si aquel público tan comprensivo
supo o no discernir entre el fárrago de Pows gitanos y demás colorines.
locales, la música, española si, pero música sobre todo, de Manuel
de Falla.
Pero los bailes rusos anuncian su vuelta a Madrid para la próxima,.
107

�LA PLUMA

LA PLUMA
primavera. El estreno de El sombrero de tres picos será digna señal de la
.colaboración española en la Sociedad Artistica de las Naciones.

FLORENCIO SÁNCHEZ
No para estrechar lazos, que de tan apretados ahogan a veces, sino
para representar comedias, ha venido a Madrid la Compañía Argeatina
de la señora Camila Quiroga. El éxito no ha podido ser más halagüeño .
Desde el primer dla la prensa batió palmas en su honor, y el público, un
tanto remiso en acudir, llenó el teatro en las últimas representaciones.
Bien que no hayamos podido asistir a todas, faltos de tiempo, harto
aprovechado por la Compañía en dar variedad al cartel, y nada sobrados
de plata con que pagar los elevados precios señalados a las localidadespues la D irección artlstica, con exagerado respeto sin duda a nuestra independencia crítica, no nos ha favorecido con ningún billete de los prodigados a los periódicos-, hemos conseguido formar juicio acerca del
teatro sudamericano-ya que no sin cierta preferencia por:los autores ar,gentinos, se nos han dado obras de algún escritor chileno y, las mejores,
de un uruguayo.
No era desconocido en España el nombre de Florencia Sánchez, e incluso José Tallavi había representado con poco éxito en el Español un
drama suyo, Los muertos. Ha sido, con todo, para nosotros una revelación,
y es de esperar que, visto el triunfo de Ba"anca abajo, alguno de nues·tros primeros actores lo incluya en su repertorio.
A nuestro entende.r, Ba"anca abajó es la obra maestra de su autor,
,cuya temprana muerte añade tan romántica simpatía a su figura. Los mis,mos elementos que componen en términos generales el resto de su teatro-de que hay escogida muestra en una reciente edición d@ la cEditorial Cervantes•, de Valencia-, lucha entre padres e hijos, la fa,alidad
-del medio ambiente, la enemiga entre el campo y la ciudad, el anárquico
pesimismo que la realidad le inspira, se concretan con simplicisima y
,grande fuerza dramática en Barranca abajo, donde el color local, la re1,producción exacta de tif,OS y paisajes, la viveza del diálogo, sólo sirven
1o8

de marco a un conflicto sentimental que, si circunscrito en su apariencia.
exterior a caracteres argentinos, alienta con una pasión humana que lo
hace universal. Hasta Florencio Sánchez, el teatro rioplatense bárbaramente popular en las primitivas pantomimas de circo gaucho, mera adaptación de los géneros inferiores del europeo en las primeras comedias na-cionales, podrá ser de costumbrts más o menos argentinas, pero no es
teatro. Después ...
Después, y por lo que hemos visto, es demast'ado teatro, en la peor
acepción de la palabra. Se parece harto al mal teatro de todas partes, y
especialmente al italiano. Las comedias de salón se parecen al teatro italiano imitado del francés. Cierto que, dicho sea en honor de los dramaturgos sudamericanos y contra la mal enteadida protección que se dignan,
dispensarles algunos críticos de la madre España, no pretenden seguir
las huellas de Calderón, Lope, ni Tirso. Ventajas de no tener tradiciones
arraigadas... en las columnas de los periódicos.
La Compañía de la señora Quiroga es buena. El conjunto que ofrece·
es muy superior al de cualquiera de las españolas. Interpreta acabadamente las obras de carácter popular. Se ve que los actores argentinosimitan el ejemplo de los italianos, y aún mejor diríamos que lo son. La
señora Mancini, los señores Escarsela, Acchiardi, Olarra y Fregues, la señorita Arnoedo, son cómicos de primer orden. La señora Quiroga, muy·
bella, los preside dignamente y, lo que es más, nunca sacrifica a su lucimiento personal el reparto de una obra, ni condiciona su representación,
la circunstancia de tener ella o no el primer papel.
Los actores argentinos han ido de Madrid a París. ,Alli verán cómo,
todo el arte teatral no está en el Boulevard ni en el Francés. Ni se arredren melancólicos ante los esfuerzos de Gémier por bajar del escenario
a la pista, de que sus antecesores argentinos desertaron. Verán que el
teatro más moderno, de tan realista o de tan idealista, no tiene decoraciones. Lo cual evita, por lo menos, el ponerlas malas.

UN CR1TICO INCIPIBNTB

�LA PLUMA

APUNTES PARA UN A GEOGRAFÍA
MUSICAL DE E-UROPA. 1920
IV INGLATERRA
de las cosas que parecen haber sido carac~erísticas de
Inglaterra, fué la fidelidad guardada a l~s pas1~nes que la
conquistaron del modo más rápido e 1m1:rev1sto. ~o~ lo
menos en arte, o, más por lo menos todav1~, en, mus1ca.
En este aspecto, Inglaterra tiene con Esp·~na mas. de un
punto común; pero en el plano de su modernida~ musical, 1~ ?1f~rencia es completa, porque mientras lo que caracteriza a la nac1on msu:
lar es su firme voluntad de tener un estilo moderno, entre nosot:os, s1
existe éste es bien a pesar de la pluralidad de gentes de) ,ofic10. No
hay que c¿ntar, claro está, co~ los «s_eniors» de la ~rofes1on: En ln.glaterra, tanto como en Espana, se dieron una mana especial para
erigir una falsa tradición a la que rodearon de todos los resp,etos Y,
como era falsa, daban el grato espectáculo de q?e ~ua nto mas acatamiento guardaban a sus formas exteriores, ma~ hndam~nte se les
escapaba el espíritu de la cosa. Si hoy pretendiese algmen qu~ el
modernismo tan activo despertado en Inglaterra ?es?e fecha re~ien\te, no es más que una repetición del fenómeno md1cado, podna teNA

m

11er apariencias de razón si, por fortuna, aquel país no contase con
.algunos músicos que, esta vez, hagan creer que se trata de algo de
más hondo arraigo.
Amorcitos ligeros de solterones a los que se guardó luego fidelidad perdurable. La vieja gran Bretaña: comenzaba a aburrirse de
sus músicos isabelinos, cuando llegó como un cometa de radiante
cabellera el exuberante Haendel, todo sonoro del más espléndido
italianismo operístico. Un siglo después, todavía reinaba sin rival en
los corazones más embebidos por el sentimentalismo de las «ballads»
cuando otro hermoso invasor, galantería llena de encajes los emborrachó con su perfumado marrasquino; Mendelssohn tenctría todavía
en Inglaterra una adoración muy estilo Nuevo Testamento, tanto
com_o Haendel lo f~~ al estilo del_ Viejo, si otro músico de las postrimenas del Romanticismo no hubiese aparecido por el Oriente rena110 con todas las exigencias del perfecto músico protestante.
La impersonalidad brahmsiana era, en efecto, la más perfecta hechura en que acomodar el espíritu musical inglés de fines de siglo.
'Toda la música victoriana parece la creación irremisible de un pastor
evangelista. Tschaikousky fué después su último estremecimiento.
Luego, pasa de un salto a la época moderna, en donde las más diversas tendencias conviven con los residuos tradicionales en una
amable e indiferente cortesía.
La fragmentación c!el credo actual se apodera de Inglaterra sin
haberle dado lugar a gustar de las efímeras irisaciones del simbolismo y del impresionismo. En música, simbolismo quiere decir estéti-0a, e impresionismo, técnica. Cualesquiera que sean las tendencias
de los novísimos compositores ingleses, hay en ellos menos intención del inte.riorismo peculiar de aquella estética, y menos luminosid_ad '! frescu_ra externa pr~pia de los materiales que utilizaba el impre-s1omsmo. S1 se busca que es lo que constituye el esqueleto de un
arte, esto es, el sistema orgánico que le hará tenerse en pié, se en•contrará que, naturalmente, es un principio constructivo, y será él
1~ que ~segure su ~liación con mucha mayor veracidad que sus manifestaciones exteriores. La herencia artística, como la fisiol~gica,
n? se obtiene por procedimientos circunstanciales, sino por filiación
directa. De aquí la conveniencia de los cruzamientos que en arte son
tan eficaces cuanto combatidos.
11 I

u,10

�LA PLUMA

'

1

LA PLUMA

Fuera de Eugene Goossens, que siendo el mus1co más ~onsiderable de la joven escuela inglesa, no es un inglés de raza, los demás
muestran en su sistema óseo demasiado homologismo con lo escolástico de su país para hacer sosP,echar que lo joven en ellos no es
más que sus treinta años. Diversos «ismos&gt; los caracterizan; pero en
ellos-como también en Italia y en España-esos matices, ¿son algo
más que veleidades? Vemos unos orientalismos puramente superficiales, unos modernismos «fin de siecle&gt;, unos nacionalismos que
andan informándose, indagando razones que presentar, y hay 1 final
irremediable, unos tradicionalismos que se remontan, como en todas
partes, a los tiempos heroicos del clave y la espineta.
Pues, con todo eso, la música contemporánea de Inglaterra tiene
un color propio, y no la aqueja ya aquella impersonalidad de sus antecesores. ¿Y en qué consiste? Pues en el fenómeno general que se
observa en toda la geografía musical europea, y que consiste en que
la gente nueva descubre lo que, !:iiendo tradicional er.. su país, lleva
en su fisiología, ¡;erfectamente asimilados, gérmenes de un exotismo
renovador.
Clara y lisamente: que su organismo artístico está «mejor alimentado&gt;. (Academia=cristalizacióo. Conservatorio=clorosis. Aquéllo significa parálisis; éstos, degeneración.)
Pero véase que una cosa muy importante diferencia el poder de
asimilación de los jóvenes músicos ingleses, consecuencia de su
buen deportismo, de las ifl\Ítaciones pasivas, exteriores y sedentarias de las viejas épocas a la moda de Haendel, etc., etc.
Nosotros pondríamos un nombre a esa función del excelente organismo de los jóvenes ingleses: «facultad de occidentalizau. En
efecto, ahora que se habla de un occidentalismo musical de creación
reciente, se ve que es la nueva escuela inglesa quien ha sido la iniciadora. No tenemos mucha simpatía nosotros por esa facultad, cuyos ingredientes son ciudad
sociedad. Algo gris, gasolina, gran
hotel y smocking a sus horas. Entre la facultad de asiaticismo de
los rusos, de mediterranismo de los franceses o la del expresionismo
actual de los alemanes, que consiste en encontrar la tripa de carnero
a través de la cuerda de violín, desde luego preferimos las dos de
en medio.
Si se me pre¡untase por algún ejemplo de lo más típico de: ese

occidentalismo, contestaría sin re
Lord Berners, profundamente disti~~~o mostrand? ~ &lt;?oossens y a
les-por lo demás-, y tan gran hom~reen sus ?tstmhvos personateur e~te otro; Goossens con su creciente d~~~2c10
aqttél, como ama1
• ª " n por la dureza y la
enérgica expresión de ¡0 pétreo y 10
se en puntas d e .:nstal
·
estallido d mticizo
. .
, Berners con su romperzadas en todas direcci¿nes.
e ns,1s cortantes como aristas, lanEllos, tanto como los músicos de tend
.
~han-Williams, nacionalistas como lrela enc1as_poéticas, como Vaunl Scott, u ori~ntalistas como Bantock-~~• o P!ntorescos éomo Cynos vamos aleJando demasiado de
\J no c1!amos más, porque
parse por la riqueza del color y la 192~)~d c0m1enzan a despreocupe~~liare_s a las primeras músicas ~:~c'f~' ad _del material sonoro.
Mus1cos ingleses de menor nombradí: g o, mixtura r~so-francesa.
más fieles a esos principios en cuy d , ~ero . muy estimables, son
do Scriabin y Schoenberg es
~ eca enc1a tal vez hayan influíBerners parece enfrascado ~n d~~~:~~s e atent~mente ~n las Islas.
do fórmulas casi algebráicas
F. xpres1ón musical, buscanGoossens busca en algo que ta;;:;,.:us ragmmts pkysiologiques, y
gún informes reservadísimos en ~ n 1:reocupa en Alemania Y, seun sistema exclusivamente
á . spaSa: el fundar la música sobre
acaba de estrenar seria di ná ~tco. u poema Etern«l Rytkm que
I
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n m1camente lo qu
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ccor: e choenberg es al arm . _
e e1 vcrscluedenu
Ahora toma
ontsmo puro.
trales.
mos el tren para buscar a éste en los países cen-

di

ADOLFO SALAZAR

+

112

8

113

�LA PLUMA

BUSCANDO SU HUELLA
C:omo arriba
no le encuentro,
la escalera
bajo presto:
quizá le halle
en el huerto.
CVoy al banco,
voq al seto,
voy al pozo, b4jO el tilo
predilecto;
llamo y busco,
voy y 'Uengo,
más... en vano,
que en el huerto,
cual arriba,
nada veo...
C:omo manos invisibles
van los vientos
a su paso
sacudiendo
con gran furia
,14

los abetos.
..Clueven hojas
llueven pétalos ...
&amp;n el pozo verdinegro,
sacan agua:
sube el cubo y va gimiendo.
C:on angustia
voy y vengo;
por la verja
salgo y entro.
CVuelvo arriba...
Qrave y lento
el reloj
mide el tiempo...
..Cos salones,
en silencio,
se recogen
tras la sombra y el misterio.
'llna 9,tusa
alza el dedo

señalando
hacia el cielo...
'Godo solo
todo escue;o
como páramo,
cual desierto
'
como triste
cementerio...
cSalgo al punto
Y el extenso
corredor
atravieso.
&lt;Subo al alto ' mas t,10 mzsmo·
•
nada encuentro
.
.Ca veleta,
···
en extraño voltejeo,
hace burla
de mi duelo.
fe_or el largo caracol
szlba el viento
.Ca redonda ci:raboya
es un ojo que da miedo...
.Coca, bajo
los estrechos
escalones;
huyo luego
por los grandes
aposentos
silenciosos,
Y de nuevo,

-

angustiada,
corro al huerto.
.l:os
rincones escudrzno,
.J
touo exploro, toJ
uo veo·
la avenida
·
de los fresnos
el ruinoso cobertizo
.
donde duermen los cone¡os
e l estanque,
'
los senderos
los recodos.:.
¡fN~da encuentro/...
¡fNz sus pasos
hallo impresos
en la tierra!
¡fNi los ecos
de su voz
guarda el viento!
fJdo es todo,
nada espero;
han volado
los
gorriones
de los suen-os,.
•1
J
soto queuan
los recuerdos
como buhos
agoreros...
'Una lágrima rebelde
una lágrima de fuego:
rueda y cae
por el suelo

'

�LA PLUMA

-gruesa gota
que, sediento,
traga ansioso
el sendero.'Goca y entra
el temido sufrimiento...
'JI a su yugo, resignada,
tiendo el cuello...
,..fJunto al tilo
predilecto,
-ya sin hojas,
cual fatídico esqueleto,sobre el banco de madera,
caer dejo
el gran fardo
de mi cuerpo...

';}legra nube
cruza el cielo
cual un torvo
pensamiento,
cual presagio
de un gran duelo,
9,(,uere el sol;
hunde el viento
sus rencores en las ramas;
tiembla el seto,
y en el pozo
verdinegro
que los musgos
han envuelto,
la mohosa carretilla
lanza un grito lastimero...

MARIA BNRIQUBTA

116

LIBROS Y REVISTAS
Jnllo Camba.-La rana r,iajera.-•Calpe•, Madrid-Barcelona,

1920.

Al pie de la cubierta y frente al título de la casa editorial, se lee: Los humoristas. Est~ rana viajera figura, pues, clasificada por el coleccionista en un rango literario que la define ante el lector, para quien "l libro ha de ser, por la
etiqueta, cosa densa. Al crítico le quedan dos caminos para juzgarlo: Limitarse a la autoridad de las retóricas y decidir si está bien o mal según se ajuste o
no a los preceptos doctrinales del humorismo como tal género clásico-aprendido en las clases-, o deducir lo que es el humorismo de lo que los humoristas-con voluntad de tales-escriben. Nosotros preferimos este segundo criterio. Y con arreglo a él se nos muestra el humorismo, por arte de Julio Camba,
como amenísima manera literaria de decir en broma las cosas de sentido
común.
Julio Camba confiesa lisa y llanamente en las dos primeras págiuas, la
intención del libro: Hace ya algunos años, el director del periódico doude a la
sazón escribía, le mandó al extranjero. •Mis artículos de entonces-dice-,
como los que más tarde escribí desde otras capitales, tenían la pretensión de
estudiar experimentalmente el carácter nacional, pero el único sujeto de experimentación que había en ellos era yo mismo. Yo estoy en mis colecciones
de crónicas extranjeras como una rana que estuviese en un frasco de alcohol...
Y si lo que quería mi director era observar el efecto directo de la civilu:ación
europea sobre un español de nuestros días, ahí tiene el resultado: una serie
constante de movimientos absurdos y de ,.ctitudes grotescas. Ahora el poeta
vuelve a su tierra, es decir, la rana torna a la charca... ¿Cómo encontrará su
charca la rana viajera, después de una ausencia de tantos años?
•Mientras he estado ea el extranjero, yo he tenido un punto de referen.cia
para juzgar los hombres y las cosas: España. Pero esto era únicamente porque
yo soy español y no porque España me parezca la medida ideal de todos l?s
valores. Ahora, y para hablar de España, me falta este punto de referencia.
Forzosamente haré comparaciones con otros países. Y no sólo resultará que
España no puede ser un modelo para las otras gentes, sino que no sirve ape117

�LA P L U l\J A
LA PLUMA
nas para los mismos españoles. La rana encontrará su charca muy poco confortable.•
Continúa por lo tanto Camba la dirección moralista del grupo de escritores
conocidos en bloque por la «generación del 98•. Sólo que al tono elegiaco ha
sucedido la alegre ironía, y al énfasis serio, la simplicidad ligera. En el fondo
la intención satírica es la misma, y el mismo también el lírico egotismo de entonces, si bien disimulado cuidadosamente, con cierto pudor, que evita toda
expansión propiamente poética ¿Esta limitación preconcebida, puede llegar a
constituir un defecto por encallecimiento de la sensibilidad? En todo caso preferímoslo cien veces al exceso contrario.
Fino costumbrista, agudo observador de la realidad diaria en su aspecto
cómico, ha sabido Camba en sus crónicas de El Sol-de que son excelente
muestra las reunidas en este volumen-conferir a su obra una dignidad rarísima en la nefanda literatura de los periódicos, dignidad no tanto literaria cuanto de intención, por el espíritu liberal quP. anima sus divertidas moralejas en
las que siempre se advierte un sincero propósito antifilisteo.
Si por acaso el lector echa de ver en las sátiras de La rana viajera cierta
falta de imaginación, es decir, de esa voluntad de interpretación cómica del
mundo por la reducción de la realidad al absurdo, con que suele por lo general mostrarse el humo,- de los humorislas extranjeros, ello demuestra hasta qué
punto el humor de Camba se alimenta en la observación directa de la vida española, de suyo tan absurda y disparatada que háse\e de buscar el contr~ste
grotesco inventando paraísos, perfectamente terrestres en cualquier otro clima
espiritual.
.
Ha conseguido Camba una popularidad merecida y, lo que es más, _la ¡usta
apreciación ele su esfuerzo artístico púr huir de los dos grandes enemigos d~l
espíritu del escritor: la vulgaridad, en que se pierden los afanosos de glona
callejera, y la pedantería, en que se malogran los sedientos de lisonjas de corrillo. Habrá quien quiera confinarle en el género chico, diciéndol~ ~ue el género chico es el grande, y quien pretenda incitarle a hacer oposiciones a la
cátedra de Salmerón&gt;, valga el tópico anacrónico. Camba, que merced •a la
vis cómica nativa ha sabido ascender del periodismo a la literatura-aún hay
ciases-, nos debe, con o sin etiqueta de humorista, un libro nacido para tal, no
sólo la selección anual de sus crónicas, cuyo mayor precio a nuestros ojos está
en el sentimiento de unidad que las preside.
C. R. C.

•••
Ra~ón Gómez de la Serna.-El drama del palacio deskabitado.-EditorialAmérica, Madrid.
Reúae este volumen cinco poemas dramáticos en prosa, escritos hace ya
tiempo por su autor, e incluso publicados separadamente en ediciones juveniles, según dice la advertencia inserta a la mitad del libro, donde se cuentan
ade:nás algunas curiosas vicisitudes de tal cual de estos ensayos teatrales en

J18

su n~nnata vida escénica. ~o se induye_ el más interesante acaso, si no nos
enga°:a nuestro buen recue_rdo de su pnmera lectura, el titulado Un cuento de
1
Calle1a, recientemente reimpreso por la Editorial de este nombre· e
•
Beatriz, ~fortunada réplica a ~a Salomé de Osear Wilde, que con el adtE
El lunát1C11, nos parece lo me1or del tomo.
'
No quiere Gómez de la Se_rna que sus dr~mas formen parte de ese «es antoso Teat,:o para leen. ¿Cons1gu_e su propósito? A nuestro juicio, no. Un &amp;-ítico ext_ran1ero, grandemente aficionado a la producción de Gómez de la Se
le estima como uno de los mejores poetas españoles contemporáneos ri:1•
duda alguna, el gran temp7ramento literario de Ramón, como él gusta ll~a~~
se. a. sec~s, propende al hnsmo, y a~aso uua de las razones a que se debe su
o~~g1nahdad está_ en _la desproporci6n, el desequilibrio entre los temas ue
ehJe Y su expres1óu madecuada, voluntaria, conscientemente arbitraria. q
Adolecen, pues, su~ dral!1as de falta de vigor dramático, y, no ob4stante !&gt;U
b~eved~d, de ~x_ceso hterano, ?e poca concisión. Más que tales dramas son
divagaciones lineas en prosa dialogada.
'
Es verdad que la ma~or parte, si n_o todos, son obra de juventud, primeros
tanteos en que lo_ más digno de aprecio, cuando se publicaron, era su rebeldía
a las normas cornentes entonces; y si hoy no seducen desde luego al sim le
lector, como alguno_s trozos escogidos de la literatura posterior de Ram~n
son suipamente curiosos para el crítico, que ve esbozuse en ellos ¡¡,_ maner~
Yª tan acu_sada y personal de este escritor, sin duda el más literato de los jóvenes nacidos al mundo de las letras después de los que en la actualidad ostentan y aun detentan el nombre de maestros.
•~nevas carpeta~ con dramas esperan la hora propicia de un teatro que
necesite el repertorio del que no quiere ir al teatro.• A buen seguro, que por
~';1Y apartado del nu~stro que pueda ser cuenca el criterio artístico de Ramón
?!lle~ de la ~erna, siempre nos sorprendei-á con nuevas muestras de ese esp1ntu mdefin1ble que alimenta la obca del verdadero artista.
C.R. C.
• **

~~a~

Romain Ro,lland.-Clerambault. Histoire á'une conscience libre pendant la guerre.-Pans, Ollendorff, 1920.
í «Pa~a mí-dice Cl_erambault-es libre el hombre que puede desprenderse de
~ frop10, de sus pasiones, d e sus instintos ciegos y de los del medio y de los
e momento, n~ para obedecer a su razón, como suele decirse-la ;azón tal
co:;io la entendéis, es un engaño, es una pasión más endurecida intelect~ali:;'" a, Y por tanto fanatizada-, sino para tratar de ve~ por encim~ de las nubes
he J?Olvo que levant:1n los rebaños en el camino del presente, para abarcar el
d onzo~te, a fin de situar lo que sucede en el conjunto de las cosas y en el or~n umversal.:. para op~n~rse con plena conciencia [a las leyes del universo)
siuson ~ontrana~ a la fehcida? y al bien. Porque la libertad consiste en esto
q e e 1 ombre libre es por s1 solo una ley del universo, ley consciente, únic~
que está encargada de hacer contrapeso a la aplastante máquina ... • Cleram119

•

1

�LA PLUMA
bault adquiere penosamente esta idea-idea capital del libro-y la formula,
poniéndola como base de su polémica contra todos los que. sea rutina o cálculo, se dejan engullir por el calma multitudinaria•. ~ntes de hacer ese d~scubrimiento, Clerambault-poeta famoso, burgués feliz, no muy sobrado de rnteligencia-no era libre: no era libre en la paz, pues no se hab1a preguntado cuál
podría ser el valor verdadero de sus ideas generosas y vagas, ni de su creencia
en el advenimiento próximo de la fraternidad universal, confrontándolas con el
«conjunto de las cosas•; no era libre en la guerra, al comienzo, cuando apenas
repuesto del estupor que le produjo el derrumbamiento de sus ensueños, se
puso a cantar, confundido con la turba, «despersonalizado•, la guerra y la patria. La furibunda acometida que da a la patria, a la nación, cuando están en
guerra, no la dió contra el ficticio r~~oso anterior, bajo_el qu~ ~e escondía un
orden podrido, En el fondo, tan prisionero de la multitud v1v1a Clerambault
antes de la guerra, como al arrojarse al arroyo del boulevard, 3:ullando su patriotismo; pero en esa segunda postura. hundido _m,oral y m~tenalmt;~te en las
turbas, víctima del contagio, está lamentable y ridículo, ébno. Un h1~0 de Clerambault, Máximo, se alista voluntario. «Una oleada de alegría heroica arrastraba a su generación. ¡Hacía tanto tiem~o que aguardaba (yaº? se atrevía ª. esperarla) una ocasión de obrar y de sacrificarse!» Cua?do las n~gr_atas r~ahd~des de la guerra. sin quebrantar el ánimo firme, enfrian el ard1m1e~to Juvenil
de los primeros tiempos, y se inicia la divergencia de los combatientes con
los civiles en la apreciación del giro de la campaña, Máximo perece. Golpe
terrible, que despierta la conciencia de Clerambault. En rigor, era hombre 9.ue
había reflexionado poco. El infortunio, que a muchos les hace con~~er a Dios,
a Clerambault le cura de frivolidad. Pensando en la muerte del h1Jo, se pregunta: «¿Para qué? ¿Por quién? Era men':ster. al m_enos ~ersuadirse que por algo
grande y necesario.• Pero: «aunque tuv1ese1s vemte mil veces más razón_ en la
lucha, la razón ¿vale los sacrificios con que hay que pagarla?• La conclusión_ es
negativa. En la guerra, quienquiera que sea el victorioso, siempre es vencida
la Humanided. Y entonces, sobre el pobre Clerambault, se desploma esta verdad: el culpable del estrago, el culpable de aquel derroche de las energías juveniles de Europa, es él, y con él su generación, la de los hombres maduros,
que han ofrendado la sangre de sus hijos al ídolo patriótico, en que no creían;
ante los muertos se acusa, y les pide perdón. Es el momento en que _la conciencia de ClerambauJt cobra libertad; es come si adviniese a la dignidad de
hombre: «Todo el que es hombre de verdad-dice M. Rolland en el prólogodebe aprender a estar solo en medio de todos y a pensar sólo por todos, Y
caso necesario contra todos.• Clerambault lleva valientemente el. fardo de su
su libertad. H;cen falta almas como la suya: «por la sumisión cadavérica de las
iglesias, la intolerancia sofocante de las patrias, y el unitarismo _entontecedor
de los socialismos, volvemos a la vida gregaria.• ¿Y cuándo más mtolerante la
patria que en el trance peligroso de una guerra? Clerambault emprende contra la aberración del instinto patriótico, contra la inútil matanza, contra el heroísmo infecundo, una aventura desigual. No le basta que la luz se baga en su
alma: quiere desligar su responsabilidad e impedir que se pierdan todos; la
alternativa es clara: o dejar que el daño SI! cumpla, dejar que los demás se
120

LA PLUMA
pier?an, o arriesgar.;e a hacP.rles daño, a lastimar su fe, a granjearse su odio
por mtentar salvarlos. Clerambault acomete la gran quijotada. Publica su e Demanda de perdón a los. I?uertos•, un adi_6s a la patria que amó. «¡Patria! ¿Po.t
qué nos has hecho tra1c1ón?... P~tna vendida a los ricos, a los traficantes con
el ~lm~ y los cuerpos de l~s naciones... que te gozas en encender el celo san1:umano de los pueblos, diosa de presa, falso Cristo que revoloteas sobre la
mata!lza, con tus alas en cr_uz y garras de halcón. ¿Quién te arrancará de nuestro cielo?• ~lerambault se p~e~a la vida. La familia y los amigos le abandonan;
una campa°:ª de rr~nsa, dmg1da por su camarada más antiguo, Je denuncia
com? enemigo pú_bhco; encartado en un proceso «contra el gran complot derrotista•. un patriota frenético lo asesina.
Monsieur Roltand advierte desde el principio que este su libro no es una
novela. En efecto, es un libro de historia y de moral. Describe la repercusión
de la guerra en un espíritu honrado, since1:o y generoso, pantalla puesta por
el autor para proyectar sob_re ella los conflictos que agitaron la vida intelectual
Y, moral en_ cuanto se. ro~f)IÓ la paz _de Eu_ropa. El propio Clerambault apenas
si es un ca1ácter, un 10d1v1duo, un tipo. Cierto que padece .-o sus sentimien!OS personales, en su afecto de marido y de padre; pero eso, en realidad, nos
interesa poco, nos conmueve poco; se ve de sobra que eso no tiene más que
un valor figurado. En Cl_erambault se agita y sufre una conciencia que no siempre p_are_ct; encerrada, s1 puede decirse así, en los límites extrictos de una pers~na 1nd!v1d~al; creemos ve1 un alma enorme, difusa, prendida aquí y allá,
P r los ambitos del mundo, a las vidas torturadas de que es vocero Clerambault. Lo q11e nos importa en este poeta es el conflicto mismo que define y representa, Y en la medid_a que el conflicto se ha insinuado en nuestro espíritu.
El autor h~ye de reducir el tema a un caso dramático particular, y desde un
punto de vista de filósofo de Ja historia y de moralista juzga a Jos hombres en
l.a guerra, Y_ sus móviles, y el valor de las ideas que soÍían defender: el fallo es
condenatono.
Aunque no sea «Clerambault» un libro autobiog1·áfico las observaciones
:\1. Rolland ha podido_hacer a su propia costa desde 19'1 4 se hallan de seg_ 0 aprovechadas en la pintura de los desengaños y malandanzas porque atrav;er5a el apóstol del humanitarismo. Y también se saborea esa experieneia en
~ ~rm~nto á~ido qu': destilan muchas páginas, por las que desfila usa galería
e tipos (sab10s, escritores, políticos militantes, y gente! sin notoriedad: burgueses, soldados), en algunos de los cuales se aglutinan rasgos tan peculiares
ue nos tienta el maligno gusto de ponerles un nombre conocido El curso de
1&lt;Ios
' ·
·
b'1 est ª d os d e _ammo
porque ,·a pasando Clerambault no es ciertamente
autod ~gráfico. ~a id~a ~eueral del libro ha obligado al autor a suscitar en el alma
e persona1e principal todas las reacciones imaginables que podía producir la
iUCrra. Cada una de ellas, aislada, es verdad históricamente· quien más quien
menos,_ei~ nuestra corta experiencia personal, todos hemos podido comprobar
que existieron. Verlas pasar por un mismo sujeto ya es muy raro; el arre!)ato
bon ~ue el gran corazón de Cleramhault se va aohiriendo a ellas hace de este
re un ser descomunal. Así, tras el primer desengaño de s~s esperanzas
,pac cas, Clerambault se abraza al embeleco de la «guerra contra la guerra».

r

qi:

ºm

12(

�LA PLU.MA

LA P L U 11 A
•Quería persuadirse que aún podía aceptar el hecho de 1~ g~erra y participar
en él, sin renegar de su pacifismo de ayer, de su humamtansmo. de anteayer,
ni de su optimismo de siemprt-... Clerambault ccmeozab~ a ~abncarse una tesis, un ideal-absurdos-donde se acordaban los contrad1ctonos: la guerra contra la guerra, la guerra por la paz, por la paz eterna.• Esa fu~, durante las hos- .
tilidades la tésis oficial, y sirvió para lo que los no conformistas _b~n lla!11ado .
después pintorescamente e/e bourrage du cr4ne•; en ella no participó, cierto,
M. Rollaod, que desde el primer día se colocó cau-dessus de la melée• y emprt-ndió su resonante campaña por la unidad moral ~e Europa y l?s derechos
primordiales de la humanidad. Cabalmente, en este libro, coronamiento de sus
polémicas de esos dños, M. Rollan~ _fustiga a lo_s pens.1;dores conterráneos suyos que pusieron la Razón al serv1c10 de los odios nacionales. cEn l~s guerras
de hoy día, que engloban a pue~los entero~, se hace lev~ del pensamiento; tanto como los cañones, el pensamiento mata, mata el alma, mala más allá de l~s.
mares, más allá de los siglos..• A las insa~as de los pensadores de Al~mama
respondieron sin tardanza las extravagancias de los h~bladores de Pans y ~e
otras partes.• Clerambault ap:e~dió que Kant _conduc1a a Krupp, tr~gaba. sin
chistar los singulares descu~nm1~ntos_ de los mtelectuales d~ su pa1s, •pisoteando el arte, la ciencia, la 10tehgenc1a, el alma del otro pa1s, en el _decurso
de los siglos, trabajo de delirante mala fe, que negaba al pu~blo enemigo to~o
genio, y encontraba en sas títulos de gloria más excelsos el signo de su 1Dfam1a
actual.,
Las figuras secumlarias que rodean a Clerambault representan sendas respuestas personales ~l confl.icto implicad? e~ el hecho de la guern. ¿Qué v":le
en si la idea de patna, y basta dónde se 1ust1fican por ella los estragos (materiales y morales) de una guerra como esta? Y después: ¿Cómo se acomoda la ~onduct&amp; a la respuesta dada en lo íntimo de la conciencia? Muchos de esos. tipos
quedan descalificados moralmente. Todos se somet~n ": la norma pat:1ótica,
aunque por muy varios modos. Por de pronto .. • •_el 10st10_to de la pat_:-1a es ~l
único, acaso, que en las condicione_s a~tuales se hbra de a1a~s~ en la vida cotidiana. Los demás in.1tintos, las asp1rac.1ones naturales, el legitimo ~fán de amar
y de obrar, se veo, en la sociedad, ahogados, mutilados, constreñidos a pa:sar
por las horcas de las apostasías y de los compromisos. Y cuando el hombre, al
llegar a la mitad de su vida, se vuelve para n:iirarlos, ve que todos llevan en la
frente el sello de su derrota y de sus cobard1as; entonces, amarga la boca, s_e
avergUenza de ellos y de sí propio. Sólo, el instinto de la patria ha p~r~anec1:
do aparte, sin empleo, pero sin mácula. Y c_u~ndo resurge, resurge 1DV1olado,
el alma que lo abraza traslad~ a él su~ aa:ib1c1one~, sus a~o:es, sus deseos a~dientes traidonados por la vida. Med1c. siglo de vida oprimida toma el desquite.• Así Camus, el o.;uperpatriota, un bruto, un filisteo: •La horda en armas c?ntra el extranjt-ro... eograndr.ce a la muchedumbre de los que vegetan en la impotencia de un egoísmo anárquico; los sube al pi~o ~uperior del egoísmo org":nizado. Camus se despertó de pronto con el sentimiento de que por vez pnmera no estaba solo en el mundo.• Y a su lado, el periodista patriotero que de
escalón en escalón había llegado a mirar como sagrada no ya la patria, s_in&lt;? la
guerra; y entre los perspicaces, un sabio cobarde, que no obstante su intlm~

infidelidad a la patria, oficia de pontifical eu las sesiones imprecatorias de la•
Academia, y otros intelectuales, que (dos veces heroicos) aceptan con frialdad
un sacrificio estéril. Con ser tan reales sus sentimientos, no vemos que esos
tipos se muevan en .in medio donde haya aire y sol; falta una onda vital que
los envuelva a todos y los haga vibrar. Forman galería, mas no sociedad. Son.
piezas de museo, descritas y catalogadas a maravilla, dispersas en un ambiente
enrarecido, yerto. Ya se dice que el libro no es una novela. Aun como historia,
erraría quien pretendiera tomarlo por un ccuadro• de la conmoción moral provocada en Francia por la guerra. Había todo lo que M. Rolland cuenta. rero se
echa de menos algo. ¿El qué? No sabría decirlo; aca90 el perfume de las virtudr.:5 humildes, simplemente humanas, de la generosidad, del dolor sin palabras;
en fin, aquella atmósfera que no podía respirarse sin enternecimiento, y que,
trasladada al libro, bañaría a las figuras que por él pasan, haciendo que fuesen
su~ perfiles menos escuetos, menos hirientes, y creando una gradación de térmmos.
La moral de este libro, ,cuál es? ¿Qué uos propone? Con el c?so de Francia
por tema, Clerambault predica una lección universal. Nos muestra al hombre
arrastrado por fuerzas ciegas, por obscuros instintos idealizados; al hombre
víctima del Pensamiento. ¿Va a fulminar Clerambault desde el ápice de su indignación una sentencia condenatoria sobre todos esus pobres pueblos cuyasumisión le irrita y que tienen por santa una causa en cuanto les exige sacrificios cruentos? Clerambault es compasivo; el amor a los hombres desborda de
su corazón. cSe preguntaba si la ley de amor que sentía dentro de sí no estaría
hecha para otros mundo~ y otra humanidad.• Es además optimista. Llegó un
día en que •apartó los ojos del hecho irreparable de la guerra y de los muertos, para volven,e hacia los vivos y hacia el porvenir que está en nuestras ma"?'·• Cleram_bault a_o~ocia .e~ ~vangelio de una sociedad en que los grandes
dioses: ~~tna, Justicia, Familia, Derecho, se vean por lo menos decapitados
de ~u ~niaal mayúscula. Y que esta guerra, lejos de sumir a los jóvenes en el
pes1m1smo. IP.s abra el camino del porvenir: •Hechad la cuenta de estos duros
años; h~béis sufrido por la patria. tQué habéis ganado? Habéis descubierto la
fraternidad de los pueblos que se bateo. ¿Es pagarlo demasiado caro? Que uno
de los frutos de esta guerra de naciones, sea al menos la fusión de la espuma
de las clases, la unión de las dos juventudes, el mundo del trabajo manual y el
del pensamiento, que deben, completándose el uno al otro, renovar el futuro.•
_¡Cuántos q~e han padecido la crueldad de la guerra se rebelarán ct&gt; ntra la
!és1s de este hbro, se negarán a admitir que han hecho un sacrificio por una
idea vana, aunque grandiosa! Pero este país es líbre-dice soberbiamente Clerambault refiriéndose al suyo-cpo1·que siempre ha tenido y tendrá almas
como la mía, que se niegan a sufrir un yu~o que su conciencia repele.•
M. A.

***

Teatro Anti~uo Bspañot.-Nuevas ediciones de Lope de Vega, Vélez de
Guevara y Calderón.

. Ha_st_a hace veinte años puede decirse que no le era dado a un español emi•
tir op101ón alguna acerca d e nuestro teatro del siglo de rro, que no implicase·
123

122

�LA PLUMA
\

'LA PLUMA
.acatamiento al intangible dogma:de f~ nacional. Por entonces empezaron algu•
nos de los más significados náufragos ideales a arrojar por la borda el lastre
-de aquella tradición literaria cuyo ca~dal pretendía_n salvaguardar las. Academias. Data de poco tiempo la tendencia a una reacción, menos apoteótica o ca,tastrófica, en punto a líteratura, de las que h_asta aquí nos han g~iado.
.
Cierto que por lo que hace al teatro clásico, nada se ha reahzado escénicamente desde la restauración antaño de unas cuantas corneciias de Lope; Calde:rón, Tirso o Moreto, por la comP_a~ía Guerrero-M_eod~za, _con u!1 gusto que hoy
nos parece de todo punto inadm1s1ble. No ha habido s1qwera d1rect~r capaz de
.afrontar la representación íntegra de las obras cuyos títulos aprendimos a venerar de memoria en las aulas del bachillerato. Pero el lector no 9C ve tan constreñido como antes a los ingratos volúmenes de los Autores Españoles de Rivadeneyra, o a los menos asequibles aún de las ediciones académicas; y. si no
.hay todavía colecciones completas qu&lt;: sustituyan a aquellas y la~ meJ~ren,
·váose ya publicando con cierta regulandad, acelerada en estos filtJmos tiempos, nuevas vulgarizaciones de este tesoro, mítico hasta ahora para los más de
los españoles.
Tres tomos de teatro clásico, ordenados con diferente criterio cada cual Y
con rarísimo acierto todos tres, ofrece a nuestra consideración el Sr. Gómez
Ocerio. Coostituven el primero, El remedio en la desdicha y El mejor alcalde el
Lectu_ra
,rey (Lope de Vega: Comedias, I. «Clásicos castellanos•, edición de
1920) por él anotadas y prologadas en cola?o:ación con Ra~ón M. Tenre1ro.
Ateniéndose los prologuistas a los descubnm1eotos más recientes acerca de la
vida de Lope, y especialmente a la biografía ~e _Rennei;..y_ Castro, refieren a
grandes rasgos las andanzas del Fenix !~nen mbm~ relación, ~on su obra, Y
-destacan luecro en ponderado apunte cnnco las cualidades poeticas que prestan a su teatt~o el secular verdor con que se nos muestra frondoso. No es 81 r~medio en la desdicha de las comedias más famosas de su autor. Pero no ha movido a los coleccionadores al elegirla el menor afán erudito, sino, sin &lt;luda, el
deseo de restaurar en un rango preeminente, dentro de la jerarquí~ de las
•obras de Lope, una de las más acabadas. Que bastara, aparte los méntos comunes a sus hermanas el haber ea ella un carácter como el del moro celoso,
tan raro en el mundo trágico español, poblado ~e fautasma_s y ~ntelequ)as, de
dogmas y conceptos, pero escaso en personas vivas, para 1ustificar el 10terés
-que suscita a nuestros ojos. Por lo demás, af?r.tunados comentadores, se han
ilimitado Gómez Ocerin y Tenreiro en esta ed1c1ón, a anotar al margen _de las
. pá¡!;inas, aquellos pas~jes o palabras cuyo sentids oscuro o desusado dific~lta
la simple lectura del profano, y a señalar afortunadament~ las fuentes de _rnspiracióo del poeta, tan empapado siempre en el ali~nto nacional de las crónicas.
En otra edición clásica (Calderón: Teatro. Calleja, 1920) nos muestra Gómez
"Ocerin la disc,eccióo suma que le distingue de tantos e~uditosa la yio_let~ como
suelen corromper el propósito de estos libros que, dedicados al publico mdocto, no tienen otro propósito que el de d_a~ limpios textos, con breves prólogos
,en que cabe siempre, al par que la noticia elemental acerca del autor, alguna
fina consideración crítica. Se insertan en ese tomo ;Et alcalde de Zalamta, La
wida es sueño. El mágico prodigi11so y El príncipe constante, selecta muestra del

fª

1

1 1'

1

124

género trágico de Calderón en sus modalidades características. Dada nuestra,
natural propensión a confundir términos y perspectivas, no estaría de más intentar algún día cierta gradación razonada en la admiración que del ejemplo de
n!1estros cl_ásicos se_ deduc~. En el magnífico c~mino de perfección de la poesia dramática espanola, qu1z~s el mod~lo máxim~ es ese Alcalde en que se cifran por modo caba_l tantas virtudes dIBpersas e 10cluso desperdiciadas en laexuberancia. de_ nue~tra mejor época litera.ria. El punto de honor español cobra
aquí plena s1gn1ficac1ón humana y un senhdo de augusta serenidad, hasta entonces nunca logrado con verdadera eficacia literaria, y degenerado después.
en el mismo teatro de Calderón.
El rey en su imaginación, de Véle2 de Guevara, publicada en las ediciones
del Teatro Antigu~ Español, del _Centro de Estudios Históricos, completa con
otro modelo la sene qui", con diverso método y adecuadísima intención en
cada case, nos propone Gómez Ocerin. Aquí el rigor erudito, la simple exposici.ón_ d~cu~enta~a de un texto inédito muéstranos hasta qué punto, una sana
d!sc1phna hteran~ nunca ~enoscaba, antes b!e!l· realza la labor de investigac1ó~. Et rey en su imagznaetón, cuya fábula deliciosa tantas afinidades tiene con
vanas obras de- otros coetáneos de Vélez, señaladas detalladamente en una-.
n_ota del e_i,rég~ta, _es, dentro de los cánones por que se rige con harta poca vanedad la msp1rac1ón de nuestros grandes dramáticos, de una perfección técnica c?mparable a las comedias mejor compuestas del autor de Reinar después de
morir.
Otro volumen de Lope, con que inicia la colección de su teatro la Eeitorial
Calleja, reune Pe1·ibáiiez 'V el comendador de Ocaña La estrella de Sevilla Et castigo_sin vengan~~ La
~oba, p~o!ogado por Alfonso Reyes. La sen~-illez, la.
clandad, la agihs1ma d1sttoc1ón espmtual, peculiares de la literatura de nues-•
tJ:o colaborador, se mu~stran por modo notable en las breves pero jugosas pá•
gmas en que evoca la v~da del monst,·uo de la naturaleza jalonada por las pasiones amorosas_cuya realidad supo mate,·ializar-Lope no era el Dante-artísticamente en heroínas cuyo pseudónimo poético mal encubre su condición ver- &lt;Nl.dera. Un juicio, no por sucinto menos justo, determina el valor positivo que·
hoy J:&gt;ªr~ !1osotro~ puede tener la lectura de las obras en que mejor se declara·
la ag1tac1on exterior, el leve reposo, el desorden lírico, el gusto por la intriga.
novelesca, de la fuerza natural que fué Lope de Vega.

r

1ª~ª

C. R. C.

***
Jo■é. María de Cossío.-Epfstolas para amigos.-Imprenta y Librería de la,
Viuda de Montero, Valladolid, 1920.
·

Dest~adas efectivamente a los amigos a quienes van dirigidas estas epístola~ p~é~1cas, D:º_ha querido el autor _que trasciendan 11. los lectores sino en lim1tad1s1ma ed1c1ón fuera de co'?erc10. El mismo tema general presídelas a todas, saber, la alabanza de la vida campestre, lejos del bullicio ciudadano, tan
rep~tida desde que el mundo es mundo, o cuando menos desd-! que los poetag;,

ª.

12s

�LA P L U il A

LA PLUMA
~estudian retórica. Limpios, claros, correctos, estos versos de José Mada Cossío,
no logran sin embargo transmitirnos la emoción virgiliana que el autor pretende· y ello quizá se debe a que por huir de las modas efímeras del momento, se
atiene con exceso a las normas de un clasicismo un tanto de segunda mano.
.Parece como si cantara el campo por haber leído sus excelencias en el propio Virgilio si se quiere, mas no por haberlas sentido.
Al final dullese el poeta, en una ~omposi~ión así titulada, de no p_odcr. expresar sus sentimientos con la eficacia patética que él descara. Su s1ncendad
"lllaoifiéstasc en noble lucha con el exceso lírico a que suelen entregarse los
románticos degenerados. Pero una cosa ~s la contenc~ón digna y otra la poesía
-preceptiva, que cela con normas aprendidas la emoción personal.
Más que cantar la serena soledad de un. dolor-que_ el poeta 1:1º s~ _atreve a
afrontar Jiricamcnte-diríase que quiere distraer el ámmo con c¡ercic1os P?é"ticos, si desprovistos de personalidad, nutridos e~ cambio de ~i~rta_pcrfccc16u
académka rara en estos tiempos en que los colonncs de la ongmahdad suelen
a duras p¡nas encubrir la desnudez de la ignorancia.
C. R. C.

***

Ventora García Calderón. - Cantilenas. - Ediciones «América Latina•.
París, , 920.

De la musique ar,anl toute cJUJse.
tout le reste est lit terati,re.
Si fuera posible resumir un juicio en un epigrama, ninguno c_u~pliría mejor al último libro del señor García ~alderóo, que el que tr~nscnb1mos refundido de la poética verlcoiaoa. Música ante todo, y ~uy b1e':1 acord~da por
cierto son estas Cantilenas si nacidas al azar de ocasiones diversas, 10spiradas to0das por un mismo se~timiento lírico, m~y cáracterístico del ambic_nte
literario anterior a la guerra que tiene en Pans su Meca. Lo demás es litei!,t

ratura.
Pero el desenfado genial de Verlaine y el entusiasmo con que le hacen coro
los filisteos, pueden atribuir a tni opinión un equívoco q_ue imp~rta salvar. E'nteodámooos: será despreciable la literatura como matena poética, c_uando pretenda aparentar una cualidad distinta de la propia, por_ ejemplo, la mgenu~dad
natural; pero si el poeta lo que se propone es cantar sinceramente la_ rcahdad
de su vida, ¿qué v.,rdad, ni mucho menos qué belleza menoscaba ~a literatt,ra,
que no es simple técnica artística, sino una atmósfera mor.al, a¡ena muchas
veces a la profesión de e!:'cribir, y que no t~do el mu_º?º resiste~
Ventura García Calderón, peruano de ongen, pans1én de afición, poeta por
·temperamento, hubiera exhal3:do románti~amente generosos_ exces~s, a no
disciplinar la expansión del ánimo con el ngor de una expresión cefilda. Sus
versos no nos sorprenden tanto por el aliento qu_e los inspira, común a to~a
una época estética, cuanto por su d&lt;"coro,. su sobriedad, S? rotundez, la gracia
de su movimiento. Los poemas en prosa msertos ~n Ca~ttlenas muestran hasta
.qué punto la elocuencia americana, la ex:u~eranci~ nativa del ~utor, cobran
,plena eficacia expresiva ajustadas a la música del ntmo Y de la nma.
C. R. C.
126

Toledo.-En Les Marges (enero 1921), M. CamiJle Pitollet habla de la imperial ciudad. M. PitoJlet viene publicando en esa revista unas notas de viaj~
por España. en las que a la emoción contemplativa se mezclan los recuerdos
literarios. «¡Oh ciudad relicario, que abres de par en par a los delirios de la
imagin:tción las p~ertas de la _Historia ..:! Decir Toledo es erigir sobre el azul
heráldico de un ciclo de Casti\la las piedras rubias que corona el campanile
gótico de una catedral legendaria; pero es también desencadenar las ondas rumorosas de ese río donde bebieron los poetas del idilio y de la égloga, de la
epopeya y del auto sacramental; y es, en fin, revivir la espléndida época de
esos varones castellanos firmes y elegantes como las torres de sus palacios,
ouros como el t~~ple de sus espada~. Luego todas esas fantasmagorías se esfuman en una v1s1ón de Thcotocópuh... Como en un batir de alas, paSd entonces el alma española, y las palpitaciones de esta Patria que sólo aguarda, para
vo)ve! a ser grande a vers~ li~re de la incuria de algur:os malos pastores madnlenos, le clavan a uno, sm piedad, un momento a la d11ra roca donde, anonad1do, está soñando. ¡Oh Toledo, sombra de Jo que fuiste, musco silencioso
fría necrópolis adormecida&lt;?º la gloriosa vega y acunada por el rumor del Tajo:
a través ~e tus blancos molinos y tus verdes cigarrales, no eres más que una
e~peratnz muerta, C';1Yª momia rígida, sin diadema ni manto, yace en sepulcro
abierto, para que curioseen los filisteos y se delecteo los artistas. Pero tu alma
sig~e viviendo. Y vivirá siempre, en Arte y en Historia, reliquia eterna, trofeo
racial.•
Xenh1s en el infterno.-El propio M. Pitollet, hablando de letras catalanas, _nos cuenta en La Co11naissance (diciembre 1920) la abjuración del germanofihsmo, hecha desde Berlín, por un escritor barcelonés. «A nosotros-comenta M. P.-tales confesiones nos colman de profunda alegría. Y al consig·
narlas en estas páginas efímeras no podemos por menos de anotar el caso de
ese alambicado sofista de X1nius, que, en plena gue rra, tomó sobre sí-verdad
que, acaso, contra sus propios sentimientos y a través de mil reservas prudentes-la defensa de Alemania y de sus métodos... Hoy, Xenius, tras de salir,
dando portazos, de la Veu del poeta Carocr-aspirante (!oh Cataluña, vela tu
faz) a un consulado de España-, continúa sus glosas en el Día Gráfico, enemigo de la Llip regionalista. Pero ocurra Jo que quiera, no debería olvidarse jamás por nosotros que en el momento más crítico fué traidor a la latinidad. Pecado contra el Espíritu, que no se le perdonará... •
¿Guitarra?-En Aclion, suntuosa revista de vanguardia, Jean Coctcau inserta un poema en prosa, Le mauvais ooyageur, donde se habla de España; ,España, tinta de china y corrida de tinta roja. España, jaula de loros. España,
que besa a la muerte por debajo de la pierna. España, guitarra que recibe telegramas. España, persiana del cielo. España, abanico del mar!•
Libros reclbidos.-León Tolstoi: Caudillo Tártaro; versión de R. Cansinos-Assens. Madrid, Editorial América.-Jacioto Grau: La ,·etiención de :Judas.
Madrid, Editorial América.-Pedro Miguel Obligado: El ala de sombra, poesías.
(27

�LA PLUMA
Buenos Aires. Cooperativa Editorial Limitada, 1920.-R. Mesa Fuentes: Elogi1&gt;
de la Fiest• de ta Prima1Jera. Santiago de Chile, 1920.-Manud ugarte: Las esjOllláneas. Barcelona, Biblioteca Sopena.-José María Salaverría: Santa Teresa
de Yenh Enciclopedia, Madrid.-Pedro Prado: A/sino. Editorial •Minerva&gt;, Santiago de Chile.-Luis Araquistain: España en ,t crisol. :Editorial cMinerva&gt;,
Barcelona.
Revistas,-&amp;,aña, Madrid.-Belles-Lellres, París.-Cuba Contemporánea,
La Habana.-L:i Ronda, Roma.-La Gonnaissance, París.-EJ Espectador, Barcelona.-Letras, C6rdoba.-Yuoentud, Santiago de Chile.-Nos, Orense.-Arg-uitectura, Madrid.-Claridad, Santiago de Chile.- Vida /Vuestra, Buenos Aires.Reju·torio .Americano, San José de C. R.-Die A/ilion, Berlín.- Via Lióre, San
Jo~ de C. R.-Le Carnet-Crilig-ue, París.-España y América, Cádiz.-Mercure
de France, París.-Hermes, Bilbao.-Aclion, París.-Athenaeum, Zaragoza.-La
Lectura, Madrid-Le Progrt!s Cioig-ue, París.

AÑO 11.

.\IADRID, MARZO 1921

NúM. 10.

FEDRA

GACETILLA
Los chicos de la escuela... ultraísta.-Siguiendo la moda de Parísdel año pasado-unos cuantos jóvenes que pretenden ocupar las avanzadas
literarias, celebraron noches atrás la primera velada ultraísta. Pese a la excelente disposición de los espectadores, el espectáculo resultó sobremanera
lato. Sobr.S tiesura de ateneo provinciano y faltó, no digamos ya humour, sino
simple buen humor. Nosotros sólo sacamos en consecuencia que el señor Lasso
de la Vega no sabe francés, que el señor Paskiewiu-perfectamente caracterizado de polaco-no sabe español, y que ninguno de los demás lectort·s sabe

TRAGEDIA EN TRES ACTOS
ACTO TERCERO

dad4.
A la manera de... «Padre nuestro que estás en los cielos; santificado sea el
tu nombre, venga a nos el tu reino, hágase tu voluntad así en la tierra como en
el cielo. El pan nuestro de cada día dánosle hoy, perdónanos nuestras deudas,
así como nosotros perdonamos a nuestros deudores y no nos dejes caer en la
tentación, más líbranos de mal, amén.

1

1.ª

F1,;DR.,, muy débil, casi moribunda, apoyándose eo el brazo de E
FEDRA.

VSTAQUU.

Por fin va a acabarse esta tortura'
· Llega la hora del
d escanso!
EusTAQUIA. p
FEDRA.
/ro, q~é ~a~ hecho, hija mía?
No podia vivir más no d' . .
~re e hijo enemistados p~r ia ~1v1r en este infi~mo;_pahto, sin mi Hipólito' M p h m1 y sobre todo sm Hipódrá a verme morir ·a dasa a orlabvendrá, no? Ahora venrme e eso de viático
l , 1t·
•
mo ... no. el primero' Ah .
d
... e u 1' uia?
así, Eustaq
.
o1 a ven rá a perdonarme, no es
EusTAQUIA. s·i, se le ha llamado y Pedr
.
y en vista de tu estado d .º6 en su f?ndo ansiando verle
, 1 su vema ...

128

129

•

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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>Imprenta Artística de Sáenz Hermanos</text>
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                <text>Azaña, Manuel, 1880-1940, Redactor</text>
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                <text>Rivas Cherif, Cipriano de, 1891-1967, Redactor</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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                    <text>LA PLUMA
Buenos Aires. Cooperativa Editorial Limitada, 1920.-R. Mesa Fuentes: Elogi1&gt;
de la Fiest• de ta Prima1Jera. Santiago de Chile, 1920.-Manud ugarte: Las esjOllláneas. Barcelona, Biblioteca Sopena.-José María Salaverría: Santa Teresa
de Yenh Enciclopedia, Madrid.-Pedro Prado: A/sino. Editorial •Minerva&gt;, Santiago de Chile.-Luis Araquistain: España en ,t crisol. :Editorial cMinerva&gt;,
Barcelona.
Revistas,-&amp;,aña, Madrid.-Belles-Lellres, París.-Cuba Contemporánea,
La Habana.-L:i Ronda, Roma.-La Gonnaissance, París.-EJ Espectador, Barcelona.-Letras, C6rdoba.-Yuoentud, Santiago de Chile.-Nos, Orense.-Arg-uitectura, Madrid.-Claridad, Santiago de Chile.- Vida /Vuestra, Buenos Aires.Reju·torio .Americano, San José de C. R.-Die A/ilion, Berlín.- Via Lióre, San
Jo~ de C. R.-Le Carnet-Crilig-ue, París.-España y América, Cádiz.-Mercure
de France, París.-Hermes, Bilbao.-Aclion, París.-Athenaeum, Zaragoza.-La
Lectura, Madrid-Le Progrt!s Cioig-ue, París.

AÑO 11.

.\IADRID, MARZO 1921

NúM. 10.

FEDRA

GACETILLA
Los chicos de la escuela... ultraísta.-Siguiendo la moda de Parísdel año pasado-unos cuantos jóvenes que pretenden ocupar las avanzadas
literarias, celebraron noches atrás la primera velada ultraísta. Pese a la excelente disposición de los espectadores, el espectáculo resultó sobremanera
lato. Sobr.S tiesura de ateneo provinciano y faltó, no digamos ya humour, sino
simple buen humor. Nosotros sólo sacamos en consecuencia que el señor Lasso
de la Vega no sabe francés, que el señor Paskiewiu-perfectamente caracterizado de polaco-no sabe español, y que ninguno de los demás lectort·s sabe

TRAGEDIA EN TRES ACTOS
ACTO TERCERO

dad4.
A la manera de... «Padre nuestro que estás en los cielos; santificado sea el
tu nombre, venga a nos el tu reino, hágase tu voluntad así en la tierra como en
el cielo. El pan nuestro de cada día dánosle hoy, perdónanos nuestras deudas,
así como nosotros perdonamos a nuestros deudores y no nos dejes caer en la
tentación, más líbranos de mal, amén.

1

1.ª

F1,;DR.,, muy débil, casi moribunda, apoyándose eo el brazo de E
FEDRA.

VSTAQUU.

Por fin va a acabarse esta tortura'
· Llega la hora del
d escanso!
EusTAQUIA. p
FEDRA.
/ro, q~é ~a~ hecho, hija mía?
No podia vivir más no d' . .
~re e hijo enemistados p~r ia ~1v1r en este infi~mo;_pahto, sin mi Hipólito' M p h m1 y sobre todo sm Hipódrá a verme morir ·a dasa a orlabvendrá, no? Ahora venrme e eso de viático
l , 1t·
•
mo ... no. el primero' Ah .
d
... e u 1' uia?
así, Eustaq
.
o1 a ven rá a perdonarme, no es
EusTAQUIA. s·i, se le ha llamado y Pedr
.
y en vista de tu estado d .º6 en su f?ndo ansiando verle
, 1 su vema ...

128

129

•

�LA PLUMA

'LA PLUMA

.
. to lo hecho; ahora quiero
.... Ahora s1eénl . él no! Me moría... no
Vendrá... vendrá
· · pero con , sm
de él
vivir vivir, v1v1r,
e iba a su cuarto, hoy ya ,
d'~ más' Cada vez qu
·unto a la que fue su
po 'lo a U~rar allí y desesperrme,~ luego ese Marcelo,
~:a• se me rompía el cora7:
penetrábame hasta lo
t~rrible Marcelo... su ~d 1 guarda mi acusador.
ese
ª que 'adivinar
· · lo .
más hondo; era ~1· demonio
l ée tenía
. . nado m1 secreto, o s '
d
Ha a 1v1
la
No es lo peor eso.
t
odré decir la verdad, toda
lEusrAQUIA. y ahora, ante la muer e, p dre e hijo, vivirán e~ paz_'!
FEDRA,
d d a Pedro. y ellos, pa
d án de este m1 sacuver a
.
erte Se acor ar
d ?
• mí sobre m1 mu
·
• me lo conce es
su1; u' , \timo favor, Eustaqu1a,
fic10? n u
d )
EuiTAQUIA- Habla.
No; me lo conce es.
FtoRAEusuQUIA - Habla!
Otóro-amelo!
. .
FEDRA,
~torgado...
.
.
lt1·ma
confesión,
la
de
m1
enor
P
EusTAQUIA.
mi Virgen.
Toma esta carta. Es m1 us·n ello la Virgen,
FEDRA,
meo- es la verdad entera. ~aria Cuando haya yo m':1e1 de l~s Dolores,no lll:e per~~ta bo~a que llevará su último
to, cerrados estos OJOS y a Pedro, a su padre. Se la enbeso, entrega esta carta
tregarás?
EusrAQUIA. Sí!
Me lo juras?
.
FEDRA,
Te
lo
juro,
pero...
.
.
en
su
memoria
...
EusTAQUIA,
no'· quiero vivir pura
Oh,
no,
·•
,
,
· lma
Fl;DRA,
.
No descansana m1 a
!
EusTAQUIA, Pues lo que es as1...
Así;
solo
la
verda~
H1pu~~~\uedase
bajo
el
pesot:eu:
FEDRA,
. ,ase al infierno s1
después de muer

FJDRA,

~d.~

~~e~~r~~~~:rQ;:~~r:~:=~~b:~~~~r~:

2~:n!~·/!1º0
h" sobre m1 recue .
dre e lJO
ómo murió?
a mi madre... e
~USTAQUIA. Deja eso!
130

•

EusTAQUIA.
FtDRA.

EusTAQUIA .
FEDRA.
EusTAQUIA.
FEDRA.
EUSTAQUIA.
FtoRA.
EUSTAQUIA.
FEDRA . •

Sí, murió pura, besándome. Y yo moriré pura también.
Solo la verdad purifica. Todo lo verdadero y lo verdadero solo es limpio. Si no me presento con la verdad,
cómo me admitirán en el cielo y me perdonarán lo mucho que he pecado en gracia a lo mucho que he amado? No es verdad, ama, que Nuestra Señora de los Dolores, que su divino hijo me perdonarán?
Si crees, confiesas y te arrepientes ...
Oh, sí, sí, ahora creo, ahora sí que creo y reconozco y
confieso mi crimen... el último sobre todo, el de mi
muerte. Perdón, Jesús mío, perdón! Jesús mío, maestro
del dolor, tú con el dolor me has dado la fé salvadora.
Nunca hubiese creído que en vaso tan frágil como
cuerpo de mujer cabría tanto dolor sin hacerlo pedazos.
Pero esto que has hecho, Fedra, esto es un pecado
muy grande!
Sí, lo sé, pero dí, no es un sacrificio?
El sacrificio habría sido decir la verdad, toda la verdad.
Sin la muerte? No, sin muerte no hay sacrificio.
Pero la muerte es Dios quien ...
Dios me la manda!
No blasfemes, Fedra!
Oh, Jesús mío, sigo loca, loca; cúrame con la muerte tú
que te dejaste matar en cruz para curamos ... Perdóname! Y ahora vamos, entremos, quiero acostarme; no
puedo ya tenerme en pié ... Vendrá, sí, vendrá! (Se retira apoyada en el brazo de Eustaquia.)

PxDRO

P!DRO.
lliRCELO.
PEDRO.

y

MA1tCIIL00

(entrando con Marce/o.) De modo que...
Esto es cosa grave, gravísima. Ya ayer me ternia... Y
esta mañana peor! Temo ...
Hasta...
131

�LA PLUMA
Sí, hasta eso. Ha sido terrible, fulminante ... no me lo
explico ... alguna traidora dolencia... pesares .. .
Y grandes ...
PEDRO.
El corazón está deshecho.
M.ARCELO,
Sí, deshecho el corazón, pero, dime, por lo que más
PEDRO.
quieras, Marcelo, dime, sabes algo?
De su enfermedad?
MA_RCELO.
De
la de su alma.
PEDRO.
El alma no entra en mi profesión. Y si he de decirte la
MARC"iLO.
verdad no creo en ella ni en sus enfermedades.
Pero...
PEDRO.
Dejemos ahora eso. Lo urgente es tratar de curarla si es
MARCELO.
posible y me temo que no; alargarle la vida cuanto se
pueda y será muy poco, y en todo caso y esto es lo
más seguro, que no sufra. (En este nzomento sale del
cuarto Eustaquia.)
Sí, sí, nada de sufrir! (a Eustaquia.) Cómo va?
PEDRO,
EusTAQUIA. Cada vez peor.
Entremos a verla. ( Entran.)
MA.RC"iLO.

LA PLUMA

MARCELO.

3.ª
EusuQUIA,

Esto se va... Pobre Fedra! a lo que llevan estas pasiones! Jamás la hubiese creído capaz de semejante cosa.
Y no puedo quitarme de la cabeza a su madre y aquella
muerte tremenda. Parece que con aquel beso, lo único
que de ella recuerda ésta, le transmitió su alma y su
sino. Y esa medalla, esa medalla, qué cosas secretas ha
oído! qué ardores la han calentado! Me pidió más agua
(llama) y salí a respirar. Parece morirse de sed ... está
que abrasa (a Rosa que aparece.) Trae más agua, Rosa!

ROSA.
EusTAQUIA.

RosA.
EUSTAQUIA.

RosA.
EusTAQUIA.

RosA.
EusTAQUIA,
132

ªª

t

EusTAQUIA .a: HIPouTo.

HIPóLITO.
EUSTAQUIA.
HIPóLITO.
EUSTAQUIA.

(desde_ la, puerta.) y o.
Oyh, Hipolito, adelante'
Fedra?
·
Mal,
muy
mal
se
llamado. ·
'
muere Y de prisa. Por eso se te ha

HIPóLITO.
EUSTAQUIA.
HIPóLITO.

Se muere? de qué?
De pasión!
Qué fatalidad' Jamás lo h .
la culpa (pasa Rosa h . ~b1ese creído. y yo, yo tengo
PEor qué?_ por no hab~e~i~~~rto llevando el agua) yo...
•ustaqma... !
Ah, vamos.
No, eso nunca nunca n
ner remedio a tiem o , C ~ca. .P~ro ac!15o pude yo poadiviné antes?
t. orno v1v1 tan ciego? cómo no lo
bres!
orpes, qué brutos somos los hom-

EUSTAQUIA .
HIPóLITO.
EUSTAQUIA.
HIPóLITO.

qul

4.ª
EusTAQUli

A y D.ios mío! morirse así ta .
sin sustancia ... y cuand '·b n Joven, t!ln de repente, tan
0 1
Quién? Fedra?
amadrmar mi boda...
Sí, me lo había prometido
ba excusarse diciéndome aunque ya al último buscaría la ~esgracia a mi matri~~::ala mano y que llevaEs posible. Pero ya l
· .
Esto, ésto sí que par~c;ef, no ~o qu1e~e él cielo...
pobre señorita Fedral V raer esgracia... mal agüero
al ir a salir.) Aquí e~tá oy por el agua ( desde la puert;
Quién? (Vase Rosa.) ···

y Ros.&amp;..

Y cómo sigue?
Mal, muy mal, cosa perdida, Rosa.

EUSTAQUIA.
HIPóLITO.

Algo ...
No vemos la sima hast
pude vivir junto a ella~ue .esta:nos a su borde. Cómo
besos?
n ciego. cómo no entendí sus

�LA PLUMA
EUST/..QUIA.

LA PLUMA
EusTAQUIA.

Es que hay cosas que vosotros los hombre!! creéis se
os deben de juro y por eso no reparais en ellas. Un
hombre rara vez entiende de diferencia de amores; sois
todos egoístas, libertinos por egoísmo y por egoísmo

Mira, tu padre está ahí dentro·
c~lo, y no conviene que te u ' en e~ cu;irto, con Mars1 ~ale, y sin aviso. Ve ahi :fa ver_ as1, tan de súbito)
gmen sale. (Vase Hipólito.)'
gabmete, y espera. Al-

virtuosos ...
Eusn.QUIA Y MA1tCELO.

Dxcaos y RosA.

(que sale lloranrfe.) Pobrecilla! da pena! Me llamó, me
dió excusas por no poder ya amadrinar mi boda; «aunque te lo prometí)) decía... como si fuese suya la culpa...
Y consejos! No tendré otra ama que más me quiera.

RosA.

(Vase.)
EusTAQUIA II

134

EusTAQUIA.

Disgustos...
L
d isg~stos
º; ha
que
sido? no matan así· Necesito saber la verdad·

MARCELO.

EUSTAQUlA.
EUSTAQUIA.
MARCELO.

HxrouTO.

Sí, mi virtud, una virtud ciega, era egoísmo. Sintiéndome firme no sentí que se caía ella... Y luego aquella
vida de campo en que busqué alimento a mi exceso de
vitalidad... aquello me hizo torpe. Y yo que recuerdo
habérsela recomendado a ella invitándole a ir. conmigo,
solos los dos, al campo! Acaso habría sido mejor, acaso
habría yo visto claro más a tiempo ... No, no me lo per-

dono ...
ya tarde...
EusrAQUIA. Es
Siempre es tarde. Pobre madre! Y quiere verme antes
HIPóLITO.
de morir? También yo. Para pedirle perdón de mi torpeza, de mi ceguera, de mi brutalidad de cazador que
no advertí cómo se caía y no la sostuve a tiempo, antes
que la cosa no tuviese ya remedio ...
Y ahora este terrible paso ... no ha sabido esperar... Ya
EusTAQUlA. le decía yo que esperase, que era aun joven, que erais
füpÓLITO.

(saliendo.) Bueno señora ah
cer, solos, usted tiene qu~ s ~ra !que estamos, al pareesto?
a er a verdad; qué ha sido

MARCELO.

7.ª

H1PÓL1TO.

MARCELO.

jóvenes...
Calla, calla! Un padre nunca muere!

EusTAQUlA.
MARcELO.

EusTAQillA.
MARCELO.

EuSTAQUIA.
MARCELO.
EUSTAQUIA.
MARCELO.

EUSTAQUIA.
MARcELO.

Pues ... lo que usted supone.
'
Se tomó unas pastillas ...
Tres o cuatro Pero o D"
No tenga ust~d cuid~d~·
n Marcelo .. J
caso. y no preo-unto
,'
cua es mi deber en cada.
Qué? qué es lo ºque ad1?~s, porque lo otro... lo adivino
Para qué soy medico,
, . ivmar
•
señora? Ad ,
,
dre, a la madre de Fed h
emas conoci a su ma
aig_o, po, rradición de
":inocido a su he,mana,
DeJemos viejas historia
, e su abuela...
Sí,
dejémoslas·
pero
st·
..
sangre...
,
, nora, hay cosas que van con la

:t• I?f

r:.;.;J.

si

Don Marcelo!
No, si no he dicho nada! Bien
,
.
b~e Pedro y eso que de
trate de disuadir al po11
S1, de ella qué tenía u ed ª ··:
, .
Nada; es ella misma q ~ ecrr? q~e tiene ahora?
No la juzoqmen se ha Juzgado!
Ved d· ºu~mo~, pue~, nosotros.
. r a , se Juzgo, se condenó ha
tidad de la cosa juzgada! p b ; que respetar la santanto a ver cerca otro enferi/e edro! E~ fin, voy en
falta. (Vase.)
' aunque aqm ya no hago
1 35

�LA PLUMA

LA PLUMA
I 1.ª
PEDRO
EusTAQUIA

PEDRO.

EusTAQUIA.
PEDRO.

y

PEDRO.

por usted y por...
. do del cuarto)
(sal zen
· Pregunta
,
Ahí, en el gabinete esta. 1 vea (va Eustaquia a busPues, sí! 9~e ven~a... 9ue :ame ·f~erzas para soporta~
car a H_ipolzt~) Dios mb10 't Estoy acorchado. No sé s1
esto! M1 debilidad me as a.
vivo ...

PEDRO.

EUSTAQUIA.
PEDRO.

EUSTAQUIA.
PEDRO.

EUSTAQUIA.
PEDRO.

10.ª

EUSTAQUIA.
EusTAQUIA, P11DRO e H1PÓUTO.

.
ueda cabizbajo frente a su padre que le
Entra Hip6lito coi:i Eustaqu1a ytsee~ silencio con la mirada.
mide un momen o
PEDRO.

H1PÓLITO.
PEDRO.

HlPÓLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.
PEPRO.

HIPÓLITO.
PEDRO.

H1PÓLITO.
PEDRO.

136

Estás otra vez aquí ya?
Me mandaste llamar.... h matado' (se cubre la cara.)
Yo no! ella... ella a qmen as
.
Padre, padre, per~ónll
ll 1 y es ella ella la que dice
Perdón? Ve a pedd~rrtsel º. a e e~it"te ella p~rdón ... l ve si su
te llama para pe 1 e o... p
corazón es grande!
· · d tan ciego, por
Sí, necesito su perdón, por haber v1v1 o
no haber...
más tarde aún, entra!
Es ya tarde! Pero antes que sea
entra a que te perdone, entra!
Contigo, padre...
1 1 O has dejado acaso de ser
Eh? cómo? No! enltra so_ o~ cara de la muerte ... ve tu
mi hijo? Veos so os, ca1 a
obra en todo su horror!
1

Padre
Te he· dicho que entres! (entra H•"'
iroTt
i o.)

y

EusTAQUIA.

Yo también quiero morirme, ama, y que mw-amos todos! Para qué vivir? para qué haber nacido? Y luego ...
Luego ... qué?
Nada, cosas que oye uno por dentro, dichas por una
vocecilla de demonio cuchicheándonos en lo obscuro,
cuando se está a solas y no quiere uno oir, no debe oír...
No, no debe oírlas ...
No oye usted? esos sollozos dentro! qué se dirán?
Entre usted a oirlo!
No, eso es sagrado! Ahora llora... ahora silencio... qué
silencio!
( aparte.) El último beso... el primero!
12.ª
DICHOS e HIPÓLITO.

HIPóLlTO.
PEDRO.

HIPÓLITO.
PEDRO.

EUSTAQUIA .
HIPóLITO.

EusTAQUIA.
HIPÓLITO.
EusTAQUIA.
HrPÓLITo.

(saliendo descompuesto.) Se está acabando, padre, y
quiere despedirse de ti.
Qué, te perdonó?
Sí, y Dios nos perdonará a todos!
Terrible penitencia la que té aguarda, terrible! ( entra al
cuarto.)

Qué?
Esto es superior a mis fuerzas; vale más luchar a puñetazos con un oso enfurecido. Diga, ama, qué ha sido
esto?
Hijo mío!
Vamos, qué ha sido?
Pues, lo que te figuras ...
Qué ho1rnr! Sí yo, yo la he matado con mi ceguera, yo!
Pobre madre! pobre padre!
137

�LA PLUMA
LA PLUMA

HIPÓLITO.
DICHOS

PEDRO.

EusTAQUIA,
PEDRO.

HIPÓLITO,
PEDRO.

EusTAQUIA,
HIPÓLITO.
EusTAQUIA.
HIPÓLITO.
EUSTAQUIA.
HIPÓLITO.

HIPÓLITO.
PEDRO.

HIPóLITO.
PEDRO.

HIPÓLITO.

y

PEDRO.

(saliendo.) Descansó al fin. (Siéntase sollozanao.) Cuando
entré apenas si tenía fuerzas para mirarme ... ese perdón
acabó con las que le quedaban ... ni pqdo siquiera darme el beso de despedida... parecía no verme ... miraba
no sé a donde ... Sólo sacó un hilito de voz para hablarme de no sé qué última confesión escrita que usted,

ama ...
Eso para más adelante ...
No, ahora, ahora mísmo!
Pero padre ...
Padre? eh? qué es eso? a ver, qué es? aún hay más secreto? sabré al fin la verdad toda? (va hacia el hijo.)
(interponiéndose.) No, no! sea! ( entrégale la carta que Pedro se pone a leer.)
( a Eustaquia.) Y eso, qué es?
La verdad.
La verdad? toda la verdad?
Sí, la verdad toda!
Oh ... (intenta ir al padre, pero se detiene) pero sí, sí!
ahora hace falta la verdad, por él, por roí, por ella, por
su mejor memoria y por la verdad misma sobre todo!
(yendo a Hipólito con la carta en la mano.) Y esto que
dice aquí, hijo, qué es?
La verdad!
Toda la verdad?
Sí toda; la verdad desnuda, la verdad después de la.
muerte.
Y por qué no me la revelaste antes, hijo mío?
Quién? yo? contra ella? contra tí? contra tu paz, tu sosiego y tu honor? y para qué? solo para defenderme?
Sí, bien hecho! eres mi hijo, hijo mío, de mi sangre!

PEDRO.
138

•

PEDRO.

HIPóLITO.
EusTAQUIA.

Pero cómo has podido dejar así Oh
como loco, no sé lo que me d. ···
, n?, ~o, no, estoy
to o vivo... Hijo! hijo! hijo mí1;io ... no se s1 estoy muer-.
(yC:'-do a sus brazos.) Padre!
(mientras le tiene abrazado.) Después d
una santa mártir! ha sabido morir'
e todo ha sido,
Sepamos vivir, padre!
·
Tenía razón, es el sino!
FIN

MIGUBL DB UNAMUNO·

�HAIKAIS
DE LAS CUATRO , ESTACIONES
A Adolfo Salazar.

I
6n la capilla de la noche
velos de nieve
¡Primera comunión de invierno!

II
f]{oy le ponén a los aleros
las golondrinas
sombreros de paja.
· (Un baikai de entretiempo.)

'Godavía ... Pero no:
mira el campo, las nubes, tu alma:
¡ya!... Pero no: todavía...
III
.,Ca tierra llega hasta el mar
y llega el mar hasta el ~íelo
y el cielo llega hasta q)zos.

IV
fil[ escaparate todas
las riquezas del año: .
.liquidación por derribo.

BNRIQUB DffiZ CANBDO
"1 40

..

EL RETRATO DESCONOCIDO
una gran ansiedad y un temor inexplicable en conocer de cerca la vida de aquel viejecito de mirada abs-traída, que estaba retratado tan finamente, con tanta
pulcritud, en aquella fotografía del año 60. Este retrato .
conservaba aún aquella indefinible expresión, esa expresión que sale
muy de adentro, de un dibujo a la pluma, que encontré un día en el
archivo de mi casa y que representaba a un joven, a un adolescente,
con un libro abierto sobre la mesa y mirando, al través de la ventana, el campo. Era un dibujo de vagos contornos, con líneas apenas .
insinuadas, que me hizo pensar en algunos de los primeros retratos
de Rossetti y en la impresión que me producía el campo, cuando salía a verle, en una larga convalescencia. Aquel adolescente había vivido en medio de una gran paz. No tuvo sobresaltos su vida, ni brus-co~ cambios, ni un gran dolor, ni una gran alegría. Sin embargo,
cuando el adolescente es un viejecito, que viste de negro, asiste todas las mañanas a la iglesia, es hermano de muchas cofradías, tiene
en la mirada, en esta mirada de un retrato perfecto, algo que no se
puede uno explicar sin pensar en un dolor misterioso, en una callada ansiedad, en un presentimiento, en una resignada tristeza que estf..t

D

ENÍA

�LA PLUMA
iLA PLUMA

ue deja en el corazón la
lejos del vivir cotidiano y aparente, per_o q señora que tanto le coaso Hoy la anciana
'
S bé
.
'
h detalles de su vida. a r
.huella honda d e su p
.
va a contar mue os
nocio y le quiso, me
. t
te este retrato pulcro, fino, son.algo de lo que ahora pres1en o an
,riente.
. . . cu ·o retrato me enseñas, hijo mío,
Era muy bueno este v1eJecito, yd
meneé a preguntarle. Era
·
señora cuan o co
.,
.me ha dicho la anciana
t asados en la que él nac10 y
'
.
la ciudad de sus an ep
&lt;tan bueno que en
1 11
ban el buen señor. Nónca tuvo pnen la que tú naciste, todos e . ama
d mandó a nadie por deu'd'tos cuantiosos, nunca e
1
sa en cobrar sus re 1
,
1
·t d de sus rentas entre os
rtió mas de a m1 a
das muchas veces repa
or Ame'rica cuando era
'
y ··
r Europa Y P
pobres de su ciudad. iaJO pv . . d
via·¡es formó una bibliocuantos D1anos e sus
'
.
. "6
;joven; escnb1 no se
ba los días enteros. Fué siemsa en la que pasa
teca selecta y numero ,
. tt
pestre· nada me gusta com,
, ·t b ólico un espir u cam
•
,
,pre un espm u uc
,
.
has veces En ella se caso y en
,1,
• a Je oí decir mue
·
.mi ciudad camresin • . . d
t no suvo una paz inefable, 1a
.,
.
ya smtten o en or
J
f
ella muno, anciano '
·de la adolescencia, esa paz pro unpaz nunca olvidada de la nmez y d odía turbar.
.da, fuerte, venida de 1~ al_to, q:e natea :ensamiento doloroso, este re•
Pero este mirar ensimisma o, es
t
t ato tuvieron una raíz
El
.
t parece ver en es e re r '
.cóndilo sentir que e
.11 de aquel noble señor.
.
da
soc:egada
y
senci
a
muy honda en l a v1
.
.
. da iba siendo cada vez
.
.
que esta vida, que su vi
,1)ensaba de cor.t muo
.
.
f ·ón de otra vida antoda ella era inevitable repe ici
menos suya, que
.
.
. nte llena de aparente sileQcio,
. d
vida misteriosa, vac11a ,
tenor' e una , .
d ella conturbada, triste, fata l.
ero
allá,
en
lo
intimo
e
,
D ue's de un gran á\bun
·P
·
a pausa esp
,
Hizo la amable ancia~a un ·1 h bia unas cuartillas, amarillentas
.
retrato· Junto a e a
. .
d , aquel bello retrato y compren,dorado saco un
,
ran emoción cuan o v1
. .
1 d 1 ulcrv viejecito y a aquel d1buJo, que
ya. Senh una g,
.dí que se parecia tanto a e p

me hacía pensar en Rossetti. Luego leí las cuartillas, y después mi
ansiedad y temor por el vacilante viejecito se convirtieron en una
cálida simpatía humana .
Las cuartillas, con letra muy clara, decían así:
«¡Oh adolescente pálido, de frente limpia y de triste mirar!, ¿dónde te he visto una vez en la vida? ¿Qué misteriosa voz me dice junto
a mí, que también tengo tu misma mirada, más hacia aJentro que
sobre el vano espectáculo de afuera, y la tristeza de lo irremediable,
lo impreciso y lo fatal? Como esta voz me dice, ¡oh retrato amigo!,
que hay una línea tenue que nos une a tí y a mí, que hay en mi espíritu vacilante el mismo impulso, ·1a misma ansia que en el tuyo, que
tu vida va siendo mi vida también.
Nada sé de tí ni quiero saberlo. Viviste hace muchos años, pasaste sin que te conocieran; un silencio, una amable penumbra te
envolvió en la vida. Hoy he preguntado-¿quién observaría el temblar de mi voz?-¿de quién es este retrato? Y alguien ha comenzado
a recordar. «No, no es de Diego, el hijo menor de mi pobre hermano; no, no es de él, pero ¿cómo se le parece tanto?:. He querido ver
los retratos de Diego, y he sentido una gran alegría al comprender
que este adolelicente pálido, de mirada triste, con la fusta de juguete
enarbolada, como para dejarla caer suavemente, sin ruido y sin enojo, no era Diego, no se parecía en nada a Diego, un mozo altivo de
figura donjuanesca. Sigues siendo desconocido, y por eso tienes sobre mí, ¡oh figura ondulante y frágil!, aquel secreto influjo de Hylas,
el mancebo perdido, o alguno de los príncipes suaves que pintó
Van Dyck.
Algún día te buscarán en el álbun de los grandes escudos; verán
tu puesto vacío y nadie pensará-¿cómo se habría de pensar?-que
yo he sentido una rara alegría cuando he abierto las planchas doradas
del feo libro, he cortado las líneas de papel que te aprisionaban, te
143

�LA PLUMA

he colocado un buen rato sobre mí, he comenzado a hablarte y para
no apurar este difícil goce te he guardado cerca de mis cartas, y un
pensamiento amable y cándido se ha apoderado de mí. El pensamiento de un diálogo sin palabras, en la media noche cuando todos
los ruidos se hayan apagado y el cielo se haya cubierto de esplendo,
lunar. ¡Oh, adolescente, todo parecía feliz bajo la luna!»

EL VIAJE DE ESPAÑA

JOSB M.ª CHACON Y CALVO

ELCHE
(;/ cauce abrasado
de un río sin agua;
sobre la ladera
-rojiza, escarpadaun
pueblo mu11
blaneo que no es flrC
JC'I
.,
. •
vrán ni {}a/ata.
equmez,
ffosado en gentil

mariposa alba
5_:lbre
el rojo peta/o
de un clavel u,
Je cnc,urcza
C"JA
•
t , ch
.,
e es un 'lJZtano del jardín de 9lrabia. ,
6ste betunero

~tsenor
s~brá el fl&lt;orán palabra a palabra?
ventrudo que el an J,

uen pasea
con culmosa marcha
•
¿aguarda el expreso en que h J
el tMah
a ue venir
a
orna nuevo de la era cercana?
¿i7antasía todo?

'º
144

¿9l uno, aunque anda suelto, reclusión le cuadra?
1 45

�LA PLUMA

!B ·emos del tren. tJxigeno y sot
&lt;lJ rea1•J
creen
iaad · $,.yan los fantasmas.
s del tren y, la realidad,
.
.
!Ba1amo l
- 'JI ahora con substancia.
nos torna a ensueno.
.
,
(;stamos en (;[che, es decir, «aq::i:• b. I
en c/1,ra ia
l
¡y a la vez estamos, penos,
.Eas palmeras son...
¡una extravagancia/
-{;so desde .fuego- .
!Pero éstas, tan altas
son, y tan robustas,
y tantas ¡y tantas!
-!Baedeker nos dice
que de cien mil pasan'}/ hay en este bosque
de la flora rara,
un ímpetu tal,
una... yo diria seguridad clara,
; un hervor de vida que se siente plena
y no cede raya;
que uno, amedrentado, regresa a su tren,

al otente y la fuerte encina,
se mete en su jaudla.l
!Pájaro que sabe e nog P
del roble y del haya,
yo no se, q ue· hacer en medio de este bosque,
del trino y del ala.
.
.
(;n la paz del extraño silencio
y la luz extraña,

LA PLUMA
los mástiles fuertes de los fuertes troncos
¿aguardan la vela que les troque en nautas?
.Ca quietud inquietante g nooisima
del bosque asombroso, enfermo de afasia,
a los nervios lleva
a tensión tan alta, ·
que si el tren no parte...
/qué haré de la lira, del trino, del ala/
¡{;/ bosque de G/chel
¡/;xótico ingerlo en tierras de /;spañal
¡Claridad g silencio/
J'Y un bosque es umbria que cantal
Gn tierra de absurdos,
(;/che es el absurdo por antonomasia.
:M.ástiles que esperan
la vela pirata;
columnas de templo
que se hunde, o se alza
-entre nieblas se muere la tarde,
g en neblina nace la pura mañana-.
(;/che, en mi recuerdo,
es:la vieja estampa
del viejo libro de familia, que uno
de chiquito, a diario hojeaba.
Cosas que pasaron en los lueñes tiempos,
g en tierras lejanas,
donde uno no ha ido g no puede ir
porque, « la quimera, solo van las almas.
147

�LA PLUMA

(;l bosque de (;lche
es la plenitud del ;lslam de &amp;spa~a.
.Eos tJmeyas tienen el solar aqur,
en que hacer su casa.
#

tSi el pasado vue~ve,
los vientos clama,
como fNietzche, ,oco, a
cobijaréis un dia, palmeras,
la tienda blanca
de tJmar, el del verde estandarte
y la media luna dorada.
(;l templo de &amp;lche
la deidad agua~da. ¡, • este templo;
ffor eso nos de1a tan 1rro
con toda su traza,
no tiene sentido;
es... «la cosa rara&gt; .
. duda;
lo «raro&gt; es «curioso", sin 1m
y
.
mueve las a as.
pero lo curioso no
LUIS G. BILBAO•

COMIENDO PERDICES

.

felices?
Comiendo perdices-final dichoso de cuento de hadasestaban cuando nos volvimos a ver. Otro que yo hubiera
aceptado como auténtica aquella estampa de la felicidad,
cuyos colores tan bien mentían los que el amor enciende. A mí no
me era dificil penetrar la verdad, por mi intervención, no tan liviana y azarosa como ellos mismos quizás supusieran, en la extraña
aventura de su boda. Creo que, en todo caso, me bastara no más mirarlos para descubrir luego la superchería de su contento. Es menester
la ceguera profesional de un juez, la ingenuidad de una criada lugareña, la torpe envidia de las amigas casaderas, para confundir la engañosa apariencia de una luna de miel, harto ajustada a un modelo
clásico, con la felicidad natural e insospechada.
Para mí la actitud de ella fué una revelación. Despojada de todos
los atributos que mi imaginación había ido acumulando en adorno
de su figura en tantos años de amistad desinteresada, comprendí en
un punto mi derrota moral. ¿Era la misma mujerr
El vulgo de sus conocidos no experimentaba el menor desasosiego, la incertidumbre más pequeña en su identificación. Yo, por
mi parte, nunca hubiera arrostrado tampoco el escándalo de una declaración negativa de su personalidad. Mis ojos reconocían los su_

II

RAN

149

�LA PLUMA
yos; el rubio bermejo de su cabeza ensortijada, de ángel rebelde fogueado en el infierno, y cuya mirada celeste hubiérase contagiado
del verde pecado terrenal; la pálida tez picardeada graciosamente por
leve paño pecoso bajo los ojos; la boca, gordezuela y entreabierta;
los apretados dientes, cuya correcta hilera había conseguido descabalar, obligando caprichosa a un dentista a destacar ligeramente un
colmillo-lo que añadía cierta malignidad a su sonrisa, hasta entonces sobrado inocente-; el hoyuelo de la barbilla; el cuello de chico;
y las manos, aquellas manos inconfundibles, no tanto por delicadas
cuanto por expresivas-¡singular convergencia espiritual de todo su
ser en las uñas pulidas!-Era ella.
Pero la manera como insistió en hacerme ver su felicidad; el im¡:mdor con que una y otra vez repitió palabras capaces, por manidas, de
encanallar los sentimientos que encarnan, que sólo el silencio puede
salvar de una ruina definitiva ante la propia conciencia; la exacta
correspondencia de gestos e inflexiones de voz con la emoción que
pretendía representar, y que tan mal se compagina con la verdadera,
ridícula siempre por el desequilibrio expresivo que la sinceridad s.upone, me convencieron de mi derrota, repito. Toda mi labor educativa de tantos años mo5trábaseme cuán vana en la primera comprobación experimental.
De limitarse a ostentar su dicha con cuantos artificios sugiere la
astucia, sin pretender la aquiescencia de su marido, aún hubiera podido yo seguir creyendo en cierta complicidad conmigo, en cierto
disimulo que me asegurase la mutua inteligencia de antaño, en algo,
en fin, que permitiera atribuir su ventura, no al abandono de sí misma a una fatalidad placentera, mas a la voluntad triunfadora, al humorismo consciente con que yo había querido fortalecer su terquedad femenina. Aquel empeño en solicitar el asentimiento de su marido me descubrió la realidad terrible. Estaba vencida. ¿Y él?
150

LA PLUMA
· Él desafiaba impávido m·1 reproche y
~1s pal~bras la menor alusión alevos . no e~ que yo deslizara en
p10 sentir hasta el punto d
a. Pero, ¿como disimular el
l
e que no se d I t
proen e movimiento apenas perceptibl
e a e en el gesto contenido
en sus matices más recónditos al a e'. en el tono de voz, familiare~
·
t ud sm
• recelo ni recato?migo
· h emos comparti.do .la JUven
. con. q UJen
M1 propia naturalidad, la forzada
mdiferencia complaciente con q
·
ue me most b
ue,
sm
osar
confesárnoslo
cada
I
ra a en aquel momento
q
tn:s, eran indicio evidente de I
cua' tanto habíamos temido los
os callados c
m
º. a cuenta de su traición. Traición
. argos que nutrían mi ánimeJante a esa grosera catástrofe en ' entiéndase bien, en Rada seu~~ mujer, la dignidad de dos hom!ue_ su~I~ perecer, a manos de
pmtu que hasta entonces nos había . es, _tra1c1ón, quiero decir, al esmsp1rado, traición al desinterés
queE~uiaba nuestras acciones.

espectáculo de aquella felicidad
me ~rovocaba invencible naúsea. i:as cartas en que uno y otro
toda v~a daban pábu((; a la esperan:e lefineron su fatal encuentro,
guardia de su independencia Mº t . mbos me confiaban la salvaun refugio contra la vulgarid~d ,en ras_ se reservaran en mi ánimo
a~untaran, en holocausto a la ~ poco t~portaba que las gentes se
d1cación. Aún hoy, al cabo del /ral social, el tanto de aquella claumo en mi opinión de entonces ~:pohvuelvo a leerlas y me confirc~rreo, como escritas que esta~an
o ~e recibirlas¡ en el mismo
ntficar a mis ojos la confabulación
a misma fecha, no podía sigme mostró patente. Decía él:
en contra mía que al verlos se

e:~

«En la frontera, a tantos de ta t
&gt;H ' t
nos.
.
e eme de vuelta. ¡Y qué vuelta' Q .
.
rusmo de un telegrama p
: mzás sena preferible el lacoara anunciarte · • 1 ·
cumplo cuarenta años.
m1 u tima aventura. Hoy
» y mañana me caso.

I

�LA PLUMA

LA PLUMA
&gt;Lo que oyes. Sé que no te producirá tanta impresión la noticia
en sí, como el dártela con !;Olemnidad para nosotros improcedente.
Aunque nunca hemos descartado la posibilidad de ajustar nuestros
actos a la pauta normal de la vida exterior, desde luego estábamos
tácitamente conformes en rehuír toda complicación que menoscabase nue,tra integridad moral. Si hay en el mundo una fraternidad sin
,entimentalismo es la nuestra; fraternidad en que has conquistado la
primogenitura sin comercio de lentejas-por más que digas que soy
yo el inspirador de tu filosofía, sé muy bien hasta qué punto es tu
seguridad la que me alienta-. El suceso no merecería, pues, comentari• que subrayara la simple participación de boda, sin las circunstancias que lo han originado. La sorpresa no está en que m• case,
sino en quién es la novia.
&gt;Como en las novelas que no leo, volvía yo hace una semana de
la última ronda por mi mundo. De haber sido un romántico melenudo, tendría a estas horas la boca amarga con el gusto del hastío. De
haber corrido en pos de juveniles engaños, estaría desengañado.
Esto por lo que hace al viaje. No creas, sin embargo, que el aburrimiento ha entrado por mucho ni por poco en mi decisión.
&gt;Volvía, como te digo, perfectamente sereno, cuando he aquí
que, al llegar a la frontera, me encuentro, por azares del desbarajuste ferroviario, sin equipaje, y, lo que es peor, sin dinero, en absurda
obediencia a los últimos decretos fiscales del ministro de Finanzas
francé,. Total, que en protestas vanas se me fué el tiempo, y con el
tiempo el tren. No me quedaba más solución que aguardar el de la
noche. Y al hotel de la estación me dirigía ya, cuando, al cruzar la
sala de espera, me sentí asaltado por una mirada irresistible.
&gt;Es lástima que el abuso vulgar haya achabacanado la palabra,
porque no hay otra que mejor sirva para el caso. Restitúyela todo
su sentido. A ti no voy a disimularle la verdad, que nadie más sería
152

capaz de comprender, sin atribuir lo
.
s? ... y no temas que infli·a a
sucedido a un flechazo amor smceraclón innecesaria. J
nuestra harmandad la ofensa de u:a
&gt;Aquella mirada que fué .
mis OJOS
· en las pupilas
' de queprimero
· atrayente, concitó
surtí un e fl ~vio
ª.• y vencido ese pequeño sobresalto que produce siempre lo im
do ya n uestras atropelladas p previsto
Ib
, apen as me dt. cuenta cuana ras reconstituían con cie~ rotos
pormenores un pasado vivo
en recuerdos imprecisos
&gt;Ella y yo hemos
pensado un
·
en no solicitar antes, de uno y ot~omomento que habías hecho mal
en que ahora se juntan tus me· • , esta nuestra mutua comprensión
nos ha enturbiado el ánimo el JOres afanes. Pero ni en ese momento
defendernos contra nosotros mfs::ar q_ue nos juzgaras incapaces de
dado con que nos has tenido sin s, m mucho menos que en el cuibra de celos. Después hem
conocernos, hubiera la menor soro
. tu sabiduría en losmotivos d e esta ocasión noos acertado
a descu bnr
b ta
sus
contingencias
no de pen d an
de tus
hilos
'
o
s
nte
E
·

aú:

&gt; n _fin, que ella me da el descanso
la serenidad, las zapatillas de orillo
, la paz, el sosiego, el reposo,
, que ya voy necesitando ...
&gt;Porque son cuarenta 1
»Salud.&gt;
os que cumple este don Juan.

y la firma al pie.
La carta de ella prestáb
esperanza se apoyaba:
ase más todavía al equívoco en que mi

:AQuerido
ta~tos de tantos, en la frontera
maestrillo· No
.

primera quiebra de su ~onfi::ah: des~edido de usted por evitar la
q_ue _estoy curada de toda sensible~a~l Cre? tenerle bien probado
cmd1do de la menor consideración .
ego1smo con que he presa cubierto de sospecha I
de orden familiar y social me po
a guna en ese respecto · He d eJa
. do mi casa
ne
1 53

�LA PLUMA

LA PLUMA
sin duelo ni zozobra. Pero ya en el umbral de la suya para decirle
adiós, me he vuelto atrás poseída de no sé qué extraña cobardía
ante el presentimier.to de una escena excesiva. No hay por qué negar que el humano barro en que usted ha sabido encender la lamparilla ardiente en que me consumo, me liga esta vez a una preocupación indigna de discípula de tal maestro. Pero he preferido soslayar
la despedida, a arrostrar su desprecio de usted si mi flaqueza se derramaba en lágrimas importunas. Por lo demás, no se trataba de pedirle consejo. Demasiado sé que usted no puede por menos de aprobar mi empeño. Mi vocación de aventurera quizás sea innata; a usted cabe, sin embargo, por entero, la responsabilidad de mi decisión;
a usted debo el afáu de vivir los sueños, de convertir la novelería en
realidad.
&gt;Y ahora, una noticia sin importancia: Me caso mañana.
&gt;La gente a quien haya escandalizado mi fuga, no acertará jamás
a comprender la lógica de mi fantasía. Se les antojará que para este
viaje no hacía falta tan inusitado aparato. Cualquier otra solución
más inmoral hubiera parecido más adecuada a mi gusto por la libertad. A usted no necesito decirle cuánto más fiel a sus enseñanzas
soy casándome, que no alardeando de fáciles travesuras.
&gt;Una vez pasado el Bidasoa-mi Rubicón-, me senté en la primera sala de espera. Proponíame no más encontrar un compañero
de viaje. Cuando vi entrar al elegido de mi capricho voluntarioso, le
impuse nuestro común destino. El azar solo ha intervenido para reunir en el tiempo de un horario de ferrocarril y en el espacio de una
estación dos criaturas de un mismo pensamiento: el de usted.
&gt;Este don Juan ha de encontrar en mí, cada día, el renovado ardor, la complicada variedad de deseos, el eterno femenino que la limitación de las demás mujeres le ha obligado a buscar en una tras
otra. Por algo me dijo usted, no sé cuándo, que yo era una entele154

quia viva, una entdequilla de
ma 'd
carne y hueso. Quiero hacer de m1··
n o un sultán monógamo.
&gt;H&lt;ista la vista.&gt;
Y aquí su nombre.
Pese
a la intención de ambos, encaminada
.
J'b
ya . d
l rarse de mi tiranía, el texto de una
sm uda alguna a
y otra carta denota cuán arraigada estaba en su ánimo . tó .
habíanme servido para i m1 rle nea, arma la más eficaz de cuantas
nocu ar en aquellos d
.
mentación el humor inmunizad
. os SUJetos de experior contra Ja deg
.6
.
n moral de
1a H umamdad. No me inf1m1'dó ' pues gran co enerac1
1
..
que bastara tan poco tiempo
' .
sa a noticia, ni creí
, A
para arrumar en
,.
mio. I reunirnos de nuev f é
su espmtu la obra del
o u cuando eché d
1
proceder quirúrgicamente .
.
e ver a necesidad de
si no quena cont ·
cend encia con la realidad cot'd'
ag1arme de su condes1 1ana.
-Niña mía-le dije aprovechand
de él en busca de cioarrostá
o. una ausencia momentánea
No te rías; el caso e; grave É:t: ~ per~1~a. Tú verás lo que haces
que afrontes una prueba h; . s p1rrem1s1blemente perdida, a meno~
11
d
ro1ca. rueba hero.
ama o a sugerirte. Allá te las com
i~a que no soy yo el
No hubo más. ¿Para qué? N' h ~ongas contigo misma.
vé y . d
1 ac1a falta mas ta
.' s1 udara yo de mi fatal influ.
.
mpoco. Así la salmi confianza, la esquela rosa tan ~~• aqu1 tengo para robustecer
su I mente perfumada, que recibí
la misma mañana del e'-t - '
- rano suceso de l
1,
por los periódicos el nú
d
a ca ,e de...-Todos sabéis
mero e la casa -L
.
morandum descuidadamente I 'd d .
a esquela simula un mese
t
o v1 a o al revers d l
.
pre extaba su en-:ío El
t
.
o e aviso con que
.
·
pre exto decia·
Querido maestrillo Le es
.
vemr
·« sin
· empacho Hemos
·
peramos
maña
.
na a cenar. Puede usted
·
·
variado el me ·
szempre perdices, cansan.
nu, por aquello de que
&gt;Su fiel discípula.&gt;

�LA PLUMA

LA PLUMA
. e!lcrt·to con lápiz:
En el' reverso se !eta
«Lunes.-Ritz.
&gt;Martes.--Real.
.
:.Miércoles.-Estudio Zub1aurre.
&gt;Jueves.-Té Legación.
&gt;Viernes.-Filarmónica.
&gt;Sábado.-Prueba.
&gt;Domingo.-?&gt;
. 0 nada en esta clave!
. .
1Y el Juez Instructor no ha v1st
ya de mi reivind1cac1ón
Yo fuí a cenar aquella noche setguroveces a aliviar mi espera
d.6 dos o res
profesora!. La doncella acu t
l tardanza inusitada de sus seno•
con oficiosas suposiciones sobre a ·t ·ón que su demora apenas
. d de innegable ag1 ac1 '
res. É l llegó pose1 o . .
recobró al punto.
justificaba. Pero a mt vista_ se • -insinuó la doncella al ver que
-La señora no ha vemdo aun
.
ás al comedor.
o
nos encaminábamos sin m
. atención a sus menores m me apresuré a llenar el
Quizás fuera efecto de mi exces1vab
. ·entos· pero me parec1·6 que duda a, Y
v1m1
'
d" minuto:
gran silencio aquel de me io
Es que hov tenia prueba.
. n nutó Parecía como
•
l bra no se 1 ,
•
1
No obstante recalcar yo la pa a '
turas en qué templar e
. . le prestara nuevas apoya
. . intervenc10n
s1 m1
lta al maestro
ánimo.
. .
d.. flemático-no le ocu
Veo que la d1sc1pula- lJO
.
.
l marido ignora.
. . d
. aun las menudencias que e
\la me babia invita o a
n1
1
uela en que e
Yo entonces saqué a esq
.
.cenar y le mostré el reverso.
eda llenar todavía el hueco
~Se la traigl)-insistí-para que pu
una interrogación al
h
como ves, por
. .•
"ble que le haga tra1c1on
a ora, d el domingo , detentado
.
, a manana es post
destino inmediato. De aqut d l apuntación habitual.
. si. no se ayuda e a
la roemona,
156

-¿Vamos a buscarla-interrumpió él entonc.?s-, y cenamos en
cualquier parte?
La doncella se atrevió a proponer la posibilidad de que nos cruzáramos en el camino sin vernos.
Pero a esta objeción supo responder él con tan sosegado aplomor
que recobró del todo mi estima.
-No; sé muy bien dónde está la señorita.
A la criada, por otra parte, no podía extrañarle tal extravagancia,
hecha como estaba al caprichoso afán del matrimonio por trastrocar
las costumbres, no bien empezaban a serlo.
Echamos escalera abajo, y luego calle arriba, sin vacilar él en la
dirección, ni yo en seguirle. Entramos en Lhardy, pidió el reservado
a su nombre; nos sentamos a comer.
Cuando aparecieron las perdices me miró y se sonrió elegantemente.
Yo respeté su silencio acerca de ella. Ya en los postres, solicitó
de improviso mi opinión. Y se la dí sinceramente satisfecho de haber recobrado sobre él un ascendiente que me pertenecía de juro.
Ni que decir tiene que ni él al pedírmela, ni yo al dársela, hicimos
la menor alusión al suceso material que la ecasionaba.
-Te reconozco-Je dije-, y celebro ese auto-rescate en que te
complaces. Creo que de cuantas actitudes propones, la más difícil, y
por lo tanto la más digna de nuestra especulación, es la fuga. La
propia entrega a la justicia de los Tribunales, el arrostrar la cárcel e
incluso el patíbulo, el desafiar la audiencia pública, revelan una gran·
cobardía. La confesión, la aceptación de la defensa abogacil, las protestas de inocencia, no son, en fin de cuentas, sino procedimientos
acomodaticios para esquivar el miedo físico a la huida. En la huída,
por encima de toda otra consideración, hay que proveer materialmente, y no con argucias sentimentales ni moralejas a la propia sal157

�LA PLUMA

vación. Un verdadero hombre de acción, que aspire a perpetuar su
memoria en la pantalla cinematográfica, no en gestas literarias, no
debe aceptar otro punto de vista que el de la fuga.
Desde la frontera me puso un telegrama que interceptó la policía. Después no he vuelto a saber de él; espero, de un momento a
otro, carta suya, datada en algún país con el que no haya Tratado
de extradición.
El Juez instructor no ha conseguido hacer la menor luz en el sumario.
Y, sin embargo, o mucho me engaño-sólo la complicación innecesaria que en un ánimo policíaco susciten los folletines de ese
género, puede turbar la simple vista hasta el punto de hacer indesdfra ble la verdad en sus señales más claras.
El cadáver, en posición de decúbito supino, fué hallado entrada
ya la tarde del día siguiente. La dueña de la casa adujo en su descargo la frecuencia con que ocurría el que una pareja amorosa permaneciera silenciosamente recluíca horas y horas en aquel mismo
gabinete clandestino de cuarta plana, sin que a ella le fuera dado
permitirse curiosidad alguna que menoscabara la discreción en que
su clientela confiaba. Había oído, sí, a la hora del crimen sin duda,
cierto ruido como de persecución, rodar de sillas, y sofocados gritos
y risas. Pero lo estimó como amoroso Juego. El criminal, a quien no
había visto entrar, por voluntad de la asesinada que al contratar la
habitación exigió abrirle ella misma la puerta-cosa, en verdad, un
·tanto extraña, ya que suele ser la dama quien, en casos semejantes,
se recata, y el galán quien espera; pero, ¡son tan incongruentes las
exigencias ae los enamorados!-el criminal salió tan inopinadamente, que nadie en la casa-la dueña, una amiga corredora de alhajas
y la criada-se dieron cuenta de su huida.
Levantado el cadáver, y hecha la autopsia, los forenses dictamiC1.aron que babia muerto estrangulada.
58

LA PLUMA
La declaración de la duncella ent
.
e~ebrec16 más el misterio. Aseguraba la muchacha que ni 1 ,
1 d'
e menor disgusto pa ,
os ias anteriores al suceso l " 1· .
. recia empañar en
,
a 1e 1c1dad del m t ·
.
servia desde su instalación en M d ·ct
a nmomo, a quien
ª
ri • La noche ant
en la mesa para cenar el seño h b'
. .
es, sentados ya
•b
•
r a 1a rec1b1do u
t
o rec1 o no esperó siquiera el «boton
n~ car a, cuyo sobre
es&gt; del Continental que fué a
llevarla. El señor luego d 1 1
,
e eer a, había mirad
senora, que parecía muy risueña también
o muy sonriente a la
-Es un anónimo-había dicho el _·
.
cella entraba con la sopa.
senor, a tiempo que la don-

-¿Y no sabes de quién?-había c
go a reír los dos.
ontestado ella, rompiendo lueEn el registro judicial se encontró el a 6 .
tracto en mi primera declaració
fi
n nimo, que me fué mosLa esquela decía:
n, a n de que reconociera la letra.
«Tu mu·Jer te engaña. Soy yo quien te 1 •
de celos, porque te quiero s· .
o dice; yo, que estoy loca
¡
· 1 quieres detalle
os. Te espero en la calle de (
.1
s, manana puedo dárte'ód'
y aqu1 a calle y el ,
n icos han divulgado) L
numero que los pet
. a casa es de absolut
ti
roa e abriré la puerta. A las ocho.&gt;
a con anza. Yo misLos peritos calígrafos estuviero
.anónimo era de puño y letra d !In conformes conmigo en que el
e e a.

C. RIVAS CHBRIF

1 59

�LA PLUMA
sufre deseo de elevación y no aspiraciones mediocres, ni mucho menos
estériles compromisos.

LETRAS ITALIANAS
de nuestros escritores alguna
quisiera destacar ~e la ma;:s demás, y en cierto sentido
figura menos confundible qu~l var a cabo un esfuerzo nada
más expresiva, tendrla qu~enete -No existe hoy, como otra
común. y el por qué es ev1 ran ~rosista que domine sobre la
0
1
vez hemos ::t;::c::r :r~: :::::. s~:e!e ho[h:ntr:r::~::t:~s : ci::m~:
0
masa y dé
é de la desaparición de Goe
(p
a la influencia del
Ale_mania ~;~~:), que los escritores, a fin ~: ~:::~:e una concienc~a
temao un
uieren antes que na
consumen s10
gran poeta muerto, q
l t En tal rebusca se afanan y
to es
l
roblemas de ar e.
i las cosas, el momen
clara de os P
Claro que estando as
é
s de transide las poca
d
poco menos.
resulta o o
.
presenta los caracteres .
. en talentos criesencialmente tip1co y
mo hoy ha sido Italia tan nea fi bre de re.
N ca en efecto, co
.
s jóvenes tanta e
c1ón.- un ,
o se ha sentido en 1o.
el treintenio que
ticos: nunca comob~cZ: de investigación. M1entrasl e~gera navecilla de
·miento Y no
barcaban en ª
.
1 los escritores se em
nac1
d"do
~a o liviana ofrecida por
nos ha prece
'
n la fama pequen
ria1 . ·t· ción o se contentaban co
. rte de los jóvenes se asoma se
h la mayor p:i
l .ona· y el esa im1 a
un público amorfo, oy
d. lo desentraña, lo se ecc1
,
·t,limente al propio mundo, loe::~
abrasa en ellos todas_ las :::~:en
fuerzo es tan intens;e;:e~sta rebusca, este ansia, esta ~::s1::• quien las.
simpatia; como que reve
dades, y los cansa. . .
por lo demás asent1m1ento y
u1EN

;;da,

En los elementos supervivientes de la vieja generación (y digo vieja
por entendemos y distinguirla de la joven) la crítica nueva ha ido descubriendo en estos últimos tiempos valores auténticos que quedaban en
sombra; y esta tensión, esta afición a investigar son asimismo indicio de
seriedad: en cuanto se muestra evidente en los jóvenes el deseo, y aún
diríamos la necesidad de esclarecer a toda costa el pasado antes de buscar el porvenir, y de ver con lucidez el camino que los ingenios de ayer
han recorrido.
He aquí el caso de Albertazzi: Un escritor que produce desde hace
veinte años, solitario, encerrado, testarudo, en una forma de arte suya
que no halaga el gusto ajeno, antl!s bien lo irrita, humorista fino y comedido, clási!:o en las intenciones, seguro en la escritura, honrado. Renato
Serra, el joven crítico del grupo cvociano", fué el primero en darse cuenta; pero tal reconocimiento se ensancha ahora, y se ocupan de él otros
críticos de primer orden: Cecchi, Pancrazi, Tonelli, Spaini.-Hemos dicho
escritor clásico, y no retiramos el terrible y grande epíteto.-La palabra
tal vez responda imperfectamente al concepto que queremos expresar;
pero es, por otra parte, la más próxima, la más segura, la menos incierta.-El arte de Albertazzi, enteramente humano, compuesto, todo color,
es en efecto de los raros que obedecen a la tradición, en cuanto saben
mantenerse siempre en una linea de sobriedad, ya que no excelsa: con
caracteres netos y precisos en punto a la escritura, con toques leves y,
con todo, firmes, de!representación.-En suma, Albertazzi es, a diferencia
de otros muchos novelistas italianos de hoy, un verdadero escritor.-Las
novelas que Carducci no escribió, las ha escrito Panzini, ha dicho el propio Serra; pero nosotros diremos que las ha escrito Albertazzi. En efecto,
el arte de Panzini es harto nervioso, e incluso cuando grande, femenino de tono; de suerte que responde poco o nada al temperamento carducciano, firme, huesudo, rígido.
Albertazzi sí que se le parece; y no sólo en aquellas novelas que evocan mundos y lugares pasados y lejanos, sino también los modernos de la
1(

160
161

�LA PLUMA
LA PLUM A

. .
sin embargo nervio- sin nerviosidad Y
rente
·1· de Bolonia de Romana,
·onados· sin ímpetu apa
• .
todo, emoc1
•
E m1 1a,
sos· sin excesiva emoción y, con
; pesar de ello agilísimos.
·. es muy verdad que apenas_ eny De ahí nace la vena de Albertazzt, y . ro es sie,1,pre carducc1ana,
é abrevarse, pe
,cuentra luego otra agua en qu
.
de factura y de esqueleto: ,
l demás bien poco si en Albertazz; n~
Mas esta semejanza dma por. o
o humor que es comp eta
·
cunoso Y seren
s caracin"luso responde en su
existiera y personalis1mo, un
' yo de su temperamento; y q_ue - la que desde niño ha resmente su , .
l h dado vida, y en
tere!i fijos a la tierra que os a
d
buscan mepirado.
las cortas, cuan
nO
Sus novelas, y sobre todo sus nov:. os s"' desarrollan las más veces
dios históricos o resueltamen~e fantá:, 1c fi~l.-La lengua, aunque rot~, es
.
de Emilia labonosa, tenaz,
. ·embre ha recurndo a
en esa tierra
'
_ .d
Albertazz1 s1
.
,
ura,
de los escntore:;
·taliana·
y
por
anad1
la toscana, la 1
' '
italiana, amante como es .
las buenas fuentes del habla
.
los del diez y seis.
.
bre todo de los trecentlstas y
. l de la mayor parte de
antiguos, so
r desgracia, a
como, po d h"1spazos '{ muchas veces sorSu fantasía no es plana,
.
· a to a c
'
·
· a1os novelistas italianos, sino v1v ~ b. eran desechado, hieren la 1mag1~á
rendente.-Motivos que otros u 1 a de la nada aparentemente, P_ón de Albe,tazzi de tal suerte , que creé, nsele en complejas y azarosas.
&lt;:t
r ras trubraca(y es inútil investigar
•
l
zobulas deleitosísimas, y tramas ige
as ra
Pero lo que cuenta sobre todo en s~.º de conocer, de seccionar el hornnes de ello) es la necesidad d: estu iar,
d
no· y por eso,
. h la Humamdad.
bre, o mejor d ic o,
.ó está en segun o p1a . .
L
En su obra, toda otra preocupact n
estamos ante un clásico. . os
l éndo\o de que
,
rec1sadecía, nos convencemos ey .
\ hombre, porque \o ve1a~ ~
dásicos contemplaron esenc1al~~nte ~versal sin exciuir la esp1ntual. y
mente en el centro de toda la :1 a un and~ sonríe sobriamente ante sus
Albertazzi ama a los hombres, rncluso ~un sentimentalismos, sobrio y razocon un amor s1
defectos y manías; pero

°

1 .

nado.
t62

• *

*

El caso de Panzini es menos triste que el de Albertazzi. Es muy verdad que Panzini ha trabajado veinte años sin aceptación del público ni de
la critic:i-; pero desde el día en que Borgese, Cecchi, Serra, Prezzolini y
algún otro empezaron a estudiar su obra, Panzini ha avanzado mucho.
Discusiones críticas, concesiones periodísticas: y luego, la fama, un público que fué aumentando poco a poco, el acatamiento casi unánime de
la nación. Hoy Paozini es de los escritores más leídos y más gustados.
Hay ya quien habla de repeticiones, de cansancio y hasta de senilidad:
porque Panzini produce mucho, y los escaparates de las librerías tienen
siempre de muestra algún libro suyo. Pero Panzini no nos parece a nosotros en modo alguno cansado ni envejecido. Cierto que su arte no da
ya aquella clara y d iamantina poesía que admiramos en La lanterna dí
Diogene; pero por otra parte se ha reforzado y ensanchado; y mientras
en un tiempo se contentaba con coger apenas cierta tranquila poesía de
las cosas y de las vidas humildes, hoy, turgente, parece, por el contrario,
preocupado de los problemas esenciales de la vida, y trémulo se vierte
en dolientes elegías.- Sus últimos libros ll díavolo nella mza librería
(Moñdadori) y ll mondo erotando (Treves), no son novelas, sino páginas
líricas de sarcasmo y de pena, donde raramente el poeta se abandona a
las descripciones cristalinas de un tiempo, y solamente eleva su grito sobre las tristes consecuencias de la decadencia moral del siglo: por de contado, en páginas ligeras y perfectas como suyas.
Sea como quiera, este escritor está todavía vigoroso y con fuerzas, y
yerra quien lo cree al margen de su actividad. Yo &lt;liria más bien que,
prt:cisamente hoy, si logra la fuerza de síntesis que sólo los más grandes
tuvieron, su dolor, su ansia y su arte podrán confluir, límpidos, en una
obra orgánica y definitiva: en la verdadera obra maestra, en suma.

***
Pirandello no ha sufrido como Panzini una oscuridad de veinte años,
y mucho menos la durísima suerte de Albertazzi. No diremos que su fama
haya estado ha1&gt;ta ayer a la altura de sus méritos; pero es cierto que desde que se asomó al arte no le faltó la atención del público y de la critica;
r63

�•
LA PLUMA
y si en estos últimos tiempos su posición se ha reforzado y es considerado

como uno de los más grandes y nobles escritores italianos, débese sobre
todo a que ha dedicado últimamente su actividad al teatro, el cual, y no
sólo en Italia, tiene el mérito (o el inconveniente) de conducir a un escritor al contacto inmediato con la muchedumbre: contacto que lue~o se resuelve en ei aplauso y la fama.
Luigi Pirandello es un escritor casto. Y digo casto, no porque rehuya
las situaciones veristas ni haga ostentación de moralidad, sino porque yo
siento en él, como tal vez en ningún otro escritor moderno, una honradez
de intenciones muy rara hoy en dia. En efecto, aun cuando la poca fortutuna de sus primeros libros le sugerla que el camino para llegar al público
era muy otro, supo obstinarse en un tipo de arte escéptico, amargo, enervante, fiel a su temperamento, que le llevaba a verlo todo tras una lente
de desconfianza e incredulidad.
Cójanse sus primeros volúmenes y hojéense los últimos publicados por
los editores Battistelli y Treves, el Carnevau dei Morti y Tu Rldi. En
ellos está Pirandello con su sonrisa cortante, tras de sus personajes y sus
¡ áginas, con su obstinada y singular amargura que raramente encuentra
un filón de bondad, y a él se aferra.-Han tardado en llamarle maestro;
pero hoy dla, entre los novelistas italianos, él es ciertamente quien presenta sobre todos los demás una muchedumbre de figuras varia y numerosa; el que más se ha acercado, aunque sólo sea de pasada, a todos los
problemas del alma y del cerebro humano. Su arte no es llano, libre, fácil:
es triste y desconsolado: pero tanto más convence y llega a nuestro ánimo, cuanto más se abandona precisamente al espasmo de la negc1ción. Si,
alguna vez sentimos en sus novelas el sofisma; otra nos parece que sus
personajes han n~cido más del razonamiento que de la vida; pero hay
tanta originalidad, por lo demás, eu sus movimientos fantásticos y psicológicos y tanta coherencia, que el lector está dominado y vencido, incluso antes de que dude de la verosimilitud de lo que lee y oye.
Muchas discusiones ha suscitado también su teatro, por llevar a la escena personajes y acciones extrañamente, y aun dir!amos diabólicamente
trazados; pero pues que el arte es también malicia, además de instinto, su
164

LA PLUMA
teatro
.
. qu
. d responde a esa castidad d e conc1enc,a
'b
sm uda,• personal y nuevo • El est,·1o de Pira d 11e arn a declamos·, y es
.
n e o ¡cuán adherido está a
1a materia, a la sustancia de sus creac,onesl
D
d
llozante como es, puede sorprend
espe azado, roto, casi sobriedad clásicas· pe ·o •i bº
~r a un amante de la Unea y de la so'
" ien se mira nos da
ra podido expresarse de otro mod ,d
m~s cuenta de que no hubieº.' ~ que su construcción angustiosa
responde perfectamente a la
angustia V1sual y 5
• •
ta1, en una palabra, es su estilo.
ens1t1va del escritor: que

•••
y lleg~mos a los más jóvenes. Uno de 1
los más discutidos es Marino Mo tti E
os ~ás notados y también de
sorprendido nunca. Quien recuer;e ,"us ste_ escntor, en verdad, no nos ha
poesfas debió sentir en el Moretf d
primeras novelas y sus primera,
ser más tarde, lograda la madure l : ~nton~s lo que había de llegar a
ba los personajes delicados y s fz:d os veinte años Marino Moretti amaexc
ºó
u n os que a los tr · t
•
~pc1 n, sus personajes. y su arte
etn a y cinco son, sin
~ac10so, también hoy, aunque cada
ayer nos parecía delicado y
~steza, se nos muestra pequeño, humilde s veteado de melancolía y de
vierte en este escritor un sufi . .
. y' en el fondo, amargo. Se adno h bº
nm1ento continuo y pat t
. en e, como si la vida
u iese encontrado para él una hora b
¡°mo hombre, tiene el mismo carácter de uena, 01 hallado cario.o alguno.
s~ arte: tímido, bueno, incapaz
e hacer mal; una verdadera alma d
~arece nacido en época ajena a la su ea franciscano. Marino Moretti, que
tiempos vertiginosos que le ha
dy '. que no parece responder a los
re ·
n pro uc1do sufre
,.
b
,
, en e,ecto, como nadie·
P c1samente porque no tiene ti
y se ie ob ligado todos los d' uerza asta a.te fis ·tea 01· moral para luchar ,
retr~sado; como uno de esos1::;e:n; ntuevta renunci~. Yo le llamarla un'
· atrá s, a un paso más t(• .nd an o enfermizos Y cansados, que
la vida d eJa
pues que su arte es en cuanto hum~~ o _Y tardo que el de los más. Pero
un carácter, leemos a Moretti e
'. e srncero, y pues que tiene en fin
·
de niño, su casi calculada timºdon 5 impatia .y gusta
.
mos su tierna
dulzura
eoriqu
' ez, que lo distingue d 1 d
ece con contornos aunque i d .
e os emás, que lo
,
n ec1sos, personales. He aquí dos nue-

día~:

165

�•
LA PLUMA
LA PLUMA

,.

vos volúmenes suyos: La voce di Dio y Lestofanti (Treves), y he aqui
una vez más a sus personajes que parecen temblar de continuo con los
vendavales de fuera, como si estuvieran todos en un claustro o en una
estufa bien cerrada. l!Cuántos son ya los personajes de Marino Moretti?
Una muchedumbre: y si intentamos coordinarla, la vemos andar pesadfi.
y tarda, como una procesión religiosa, en una atmósfera indecisa, sin sol
y neblinosa: hombres, mujeres, niños, unidos todos por la cadena del dolor que por lo demás pesa sólo lo bastante para humedecer sus rostros
de lá~imas y dar a sus cuerpos un grave cansancio.

•••
Rosso di San Secondo no es todavia un escritor formado, pero no se
puede negar que es rico de posibilidades y susceptible de desarrollo.Yo prefiero este tipo de escritor, porque quien desde las primeras obras
se logra, ya se sabe la meta a que puede llegar; mientras que quien lucha, quien se afana, quien a cada paso se ve obligado a buscar el camino
que le parece haber perdido, ese, a mi t&gt;ntender, puede quizás no triunfar; pero si triunfa tiene ante si un espacio más vasto y horizontes menos
cerrados. Rosso di San Secondo es, por lo demás, uno de los escritores
bien dotados que no saben todavía su propio mundo. Ha dado ya a la
literatura narrativa y al teatro varios volúmenes y comedias, y ha conseguido un nombre envidiable. Pero por lo que hace al arte está todavia
por colocar. Ha dado, es verdad, en las Elel{ie a Marike, en Ponentino y
en otras páginas, discreta medida de su ingenio. Ha escrito una novela
sólida, La fuga, una comedia irónica,· Marlonette che pasione!; mas, en conjunto, es un escritor sin hacer todavia.-Del Occkio chi·uso (Bellini,
Roma) a lo commemoro Loletta y a la recentísima Festa delle Rose (Treves), ha progresado notablemente, pues en sus primeras síntesis dramá·
ticas se nadaba harto en la literatura; pero, sin embargo, no puede decirse en conciencia que tenga aún el dominio de S\J:S propios medios, que
sepa, en suma, lo que debe decir.
Es muy verdad que un escritor puede desperdiciar tres o cuatro años
o malgastar en experiencias cuatro o cinco volúmenes; pero me parece
166

que San Secondo
empieza a desperdiciar d emas1a
. d o. De la se "d d .
.
.
gun a , mcluso excesiva, de sus primeras páginas, a., 1a marcha mcoh
ña d e las últimas,
el
paso
es
ilógico
y
el
·
dº
.
erente
.
proce 1m1ento f tá · y extrapue
e
dec1r
en
sustancia
qué
se
pro
d
.
pone m. a d ónde va an st1co;
T' no se
aun en la rebusca, se afana todavía o
t bl
. a parar.- iembla
rituales con el mundo de fuera p p Ir es a _ecer ciertas relaciones espi. ero a relación no
¡
con claridad, y cuando cree habe r la a1canzado con i se e · revela. todavía
. .
un nada se la veda de nuevo co trº~é
d 1
mprov1sada mtu1c1ón,
10
•
'
ns
n o o a desb d d · •
mverosímilmente extrañas· Con t od o, en estas pági a an a as !lógicas
o
.
das Y no satisfactorias se siente .
. .
n s, aunque equivoca'
viva Y casi simpática l fi
tor, y no se pierde la esperanza de ue a
ª. _gura del escridiapasón, cese en un momento d d q
p sada esta cns1s, ahora en su

a o.

••*
y detengámonos ahora un momento en otr .
. .
sa la crítica desde las columnas d
. º. Joven, que s1 bien profe.
e un gran d1ano roma
b
Y esencialmente
.
' poeta · Hablo d e E mi·uo Cecch1. En E no ~es, soá re todo
conocidos sus ensayos críticos· los ás b 11
..
spana ser n pronto
~anctis; pero, repito, Cecchi n~ est:todoeé~::m duda desp~és de los de
libro: La storla della leterattuY&lt; . le (T
sus ensayos m en su noble
tividad critica y de coment . -a ing. se reves), en las páginas de su acano, en suma La figura d
t .
muy otroa
. caracterese yesno
e Joven
. . relieve considerada en t o dos sus
¡
•¡ tiene
.
e 1 espmtual y el moral· En e~ect0 , 1os tiempos
.
,
os
u
timos
no le da
t 1
n, Y a vez no le
d arán nunca la razón precisam t
jano y anacrónico qu~ no pued;n e porque en su acción hay algo de letumbres de los hombres de h
~ngran:rse en modo alguno con las cosnas de un diario romano y oy. lomo , ~ dicho, habla desde las columºd
, , como os cnttcos de todo el
d
v1 ad periodlstica ha de versar
I
mun o, su acti ducción mediocre y a
d
' por o general, y perderse, sobre la propaga a que su país le da S ·
·
que ejercita esa profesión hu 'Id
.
. e1s o siete años hace ya
~
m1 e y tnste: y con todo
1
•
anos, nadie ha podido acus 1
d
,
' en se s o siete
dios, de concesiones p tiºóardo nunca e compromisos, de términos me• ar
e un punto el
·
¡
de tanto tiempo no se ha apart d
pnmer da y hoy, después
'
a o un centímetro de la línea que se im167

�LA PLUMA
puso. Tales firmeza y austeridad no han sido sin amarguras. Ahora bien,
como el lector comprenderá, si esa austeridad no tiene compensacion~s
inmediatas, es rica y densa de compensaciones intimas, y he aquí que un
día, en este joven contrito y severo que no ha pedido honores a la vida
ni a los hombres, que ha aguantado insultos y enemistades, he aquí, digo,
que despunta tlmida, pero segura, la obra poética, tl libro personal. Quien
comprenda cierta soledad augusta y cierta tenacidad, sabe ya lo que Emilio Cecchi puede haber dado en el libro susodicho, que se intitula Ptscí
Rossl (Vallecchi, Firenze). ~Qué ha dado? Una sensibilidad cargada y
constreñida, el dia que encuentra sú vena y trabajosamente descubre sus
raíces, ya se sabe cuán clara y segura puede ser, cuán rica de pensarnieato y densa de calorías, aunque Umida. Ptsci Rossi es un libro del
que no se puede hablar en una crónica breve, porque cada página, y aun
diremos cada palabra, es viva y justa. Además, no es libro de poeta,
libre y suelto, sino de un hombre que se afana dolorosamente en busca
de un mundo nuevo, y, lo que es más raro, habituado a las selecciones,
a las eliminaciones, a continuo y febril temor de lo supérfluo. Esta lucha
no persiste en todas las páginas; pero claro que en un nuevo libro ciertos
ataderos con la cultura, ciertos peligros de tropiezos y salidas falsas, que
todavía se transparentan, desaparecerán; y el poeta surgirá de su crisálida Hmpido y cristalino.-Pero, repito, más que en sus resultados inmediatos, hemos querido considerar hoy a Emilio Cecchi como problema
en desarrollo, y, as{ considerado, se puede declr en verdad que es de los
más interesantes y prometedores de nuestra generación.

MARIO PUCCINI
Memento.- Savi L"pes. Le orittini neo-latini (Hoepli-Milano). - Nicola
Moscardelli. L'ultima foglia (Vallecch1-Firenze).-V. Spinazula. L'artc di Dante
(Riccardo Ricciardi-Napoli).-G. D, Ruggiero. Storia della filosofía (LaterzaBari).-Edizioni Politúlu de •ll Soleo&gt; (Cittá di Castello).-G/i Scienziali ltaJiani (Nardeccbia-Roma).-f. Pastoru:lu. 11 Randagio (Mondadori-Roma).E. Bo11aiuti. Escursioni spirituali (G. Bardi-Roma).-A. Tilglur. Filosofi Antichi
(Athanor-Todi).-Ennini. Poeti epici latini (Istituto Calogerá-Roma).-Manzo,ú, Carteggic, (Hoepli-Milano).-Turri. Dante (Barbera-Firenze).-P. Barólra.
Quaderni di memorie (Barbéra-Firenze).-Corrado Ri&amp;ci, OrC::ed ombre dantesche (Lemonnier-Fireoze.-Lettere di S. Gerola1'W (Desclée-Roma).-E. Tret11s. Santo Frence1co (Battistelli-Firenze), etc.
168

ANDANDO
Dí lo mismo m la tOTTe

que en la choza del pobre:
la palabra que cueste,
nunca la que te sobre.

Paso de caracol,
lleva el sol,
Aprende:
marcha lenta y peremne.

Aquí, mata de trébol.
Allá, flor del espino.
Lefos,
un /ir,:o.

�LA PLUMA

LA PLUMA

A éste, la paz del día,

"Líbrete DZ:os...!" te dirá la gente.

y al ,tro el sombrerazo.

n,:os no te debe li"bra, de nada;

Al hada del sendero

ni del beso hedz·ondo, ni del filo del hacha.

todo, todo y aun algo.

Todo nos salva.

Cogerás de la nieve,

Un pantano podrúio,

porque tu corazón
se quen,a de otra suerte.

un bosque transparente,
lagos con barcarolas
mares con misereres

y cogerás la flama

atraviesa; de todo

de todos los saharas;

nos queda lo que debe.

porque los corazones

Porque al fin, el destino

se pasman
llegando a derta raya,

es llevar en elpecho,
acribillado el lirio
que brotó la mañana
de nuestro natalicio.

y hay que arrofarles
llamas.
No hay mayor alegría

La flor se desbarata

que cumplir lo temido:

lo mismo con el beso

posarás por la barra

que con la puñada.

del puente quebradizo.

170

17 0

•

�LA PLUMA

DE LAS MONTAÑAS
Así, como vosotras, en tl mitin
de ta naturaleza multifqrme;
junto al valle de almendros
y la fresca ladera
y ti río y los fardiºnes.
Así, como vosotras, en el mitin
de nubes y de soles,
siºn adornos, sin cambios,
en sobriedad eterna,
un tanto arisca. lefos
y por encima de nuestros te1ados.
J. MORBNO Vll.LA

... CASTILLO FAMOSO
embarullado y sin norte en lo material, a merced de
la improvisación en el ordenamiento exterior de su vida,
no está menos indeciso al borde de las rutas del espíritu.
Su cuerpo aumenta (leso es crecer?) con todo lo que, viniendo de otras partes, aquí se aglomera; pero aun no se le vé con
vigor propio sobrado para echar en el suelo raíces tan profundas
que no se puedan arrancar. ~o procede de dentro a fuera; toma lo
que le dan; engulle, pero no asimila ni depura. Toda novedad superficial es posible y se le abre un crédito proporcionado a su insolencia de advenediza. La mente de Madrid .se despierta ahora del sopor
infantil, y su curiosidad, que empieza a irritarse, se esparce en devaneos. Madrid recobra sangre, y goza sinti•ndose vivo, como el que
maltrecho y todo, se escapa de un trance de muerte. Si la villa se remoza, se alegrarán los nietos de mis amigos; de aquí a cincuenta
años, nacer o vivir en Madrid puede que sea nacer o vivir en alguna
parte. Sin coherencia ni densidad, al Madrid de hoy le falta el galardón de la madurez inteligente. Ni gusto, ni estilo.
A Madrid le cupo en suerte estilizar la decadencia de España; de
la gloria apenas si conoció más qu'! el orgullo, de la grandeza, el empaque, de la opulencia, el sinsabor de haberla disipado. La villa debía
de ser entonces horrenda, fosca a pesar de esta luz, pero destiló losresiduos de un espíritu ya amanerado y sutil, y ardió con una llama.
ADRID,

l7J

�LA PLUMA

.quizá venenosa, única: pocos espectáculos habrá visto el mundo
como el de aquella hoguera en que vino a suicidarse una civilización
peculiar, macerada por el fanatismo candente, por la guerra, y por el
aislamiento. Fué Madrid, sus ingenios, su gusto, su público, quien
redujo a líneas de arte ese mundo agonizante y su proyección profunda en el pasado. Quizá solo en aquel tiempo baya sido Madrid verdadera capital de España, y por ello una gran literatura nacional es,
de paso, por más "de un rasgo, madrileña. A través de esas obras
literaiias se vé muy bien al pueblo a que iban dirigidas, sobre todo
a través del teatro. Los mejores espíritus de la época arengaban
desde las tablas, y al avivar en el auditorio la memoria poetizada de
sentimientos y hechos colegidos en las gestas y en el ámbito nacionales, producíase la conmoción instantánea y contagiosa que solo la
palabra hablada suscita; el público no imponía su gusto en la mera
estructura formal, imponía su alma toda, quería contemplarse en
aquel espejo, y así, cada victoria del genio era el destello de una
conciencia despierta aún, que se acendraba, y que ansiaba perdurar
cuando ya apenas le restaba cuerpo donde albergarse. Por este hecho se mide el verdadero valor del advenimiento de la capital política a la primacía literaria; y como entonces no había un ágora, el
pueblo madrileño, apasionado por su teatro, entretuvo el hogar único
donde las esperanzas, los ensueños y los desvaríos del espíritu de la
gran familia ibérica hablaban en libertad. Prodújose el fenómeno
propio de las grandes épocas de unidad espiritual, que a veces sobrevive y a veces se adelanta a la dislocación o al agrupamiento territorial: hubo una materia poética común a todos los rangos de la
sensibilidad, y que, elaborada por los mejores con insuperable dignidad de estilo, era popular.
Madrid dimitió esa función presidencial en beneficiQ de nadie, o
.más bien se quedó sin asamblea en que presidir. Yo tengo escasa
174

LA PLUMA

afición a lo pintoresco, y al repasar la ten
.
dos siglos de estupor, muy cum lido
ue vida de Madrid en sus
leñas más preciadas lejos d
p
s, algunas de las flores madrila vida de España ,M d ºde envanec~rme, me humillan. Índice de
, a n se encogió s
hi 6
su propia salaa, y tuvo un or ullo de ' e ac c , recociéndose en
de hacer de la necesidad v!tud
pobre, ese orgullo que pretencomo para afrectar a quien n
y s~ revuelca en ella, y la exhibe
drid oficinesco y jacarandoso o ~e aviene ~ com~artirla. Fué el Masus fines, que decía· «De
~i~d cont~adictor interno, sin idea de
verlo.• El día en que .Mad ºd a n al cielo, y allí un agujerito para
n , encerrado en sus
t t .
.
que empezaban a disputarle la rim .
.
cua ro apias, vió
a un localismo rival n
d p acta, se d1ó tal vez cuenta de que
cendencia y que lo pl:bpue e op~n~rsele otro localismo sin trans.
'
eyo madnleno no debe
d
riosidad de barrio ja á
.
pasar e ser una cuE
, m s un valor de ctrculación nacional.
n las promesas actuales de re
. .
.
pruebas de nuestra buena vol t ~ac~m1e~to m~nle~o abundan las
acaso hagamos otra capital y ~~aª Es ~dn~ rev_1~e sm memoria, y
los valores esquilmado Co
pana sm visible soldadura con
s.
mo es hoy un islot
d
mundo en que apenas
f .
e a yacente a un
tor, quisiera empezar apart1c1pa, Madrid, para advenir a centro direc'"
en erarse y a no quedar •
. .
siempre mal. Pero le
ialta el archivo de la e
tumbos entre la ingen~~e~enci~, y anda sin tino ni contraste, dandG
llega, y le ocurre lo
a y e recelo. Tan pronto se pasa como no
do el hombre más p!uvee a_ldpaleto desconfiadillo y crédulo, que sienm o contra los timo
que se deje timar. Nótese el re
s'. apenas pasa día sin
oye el «argumento de cult
speto y veneración con que Madrid
·
ura•, aunque consista
¡
simple expresión verbal S 1 1
por o común en
. o o e argumento patriótico le aventaJ·a y
cuando luchan qu
t · t·ismo vence. Esa es la delan'
tera que les 11 , e no es raro' el pano
evamos a los pueblos se . bá b
cultura tiene tanta fu
.
m1- r aros, donde la idea de
erza que sirve para arrancarles en su nombre la

M

1 75

�LA PLUMA
independencia. La cultura en Madrid se emplea para todo: para rogar
que no se escupa, o lanzar una empresa industrial, o cohonestar la
pedantería, o defender un arte pedestre, o proscribir la jovialidad del
humor. Es broquel imperforable que sirve, cuando menos, para detener el primer golpe. Luego cada cual, puesta la ropa en salvo, nada
como puede. ¡Y qué de negocios hemos visto, que en otras partes se
contentarían con la etiqueta de su utilidad, autorizarse en Madrid
ante los pazguatos con las ínfulas de la cultura! Eso comprueba el
vigor del resorte, y le da a Madrid cierto viso de pueblo colonial.
Pero el simple respeto exterior y afectado es, si se compara tiempos
c◊n tiempos, una adquisición formidable, y lo mejor sería cultivarlo
hasta que cale y deje de ser el cobertor de un desdén profundo que
ya no se atreve a ser cínico. En rigor, la mente de Madrid no eo; aún
bastante.,,afilada para escindir y disecar las especies intelectuales, ni
las especies intelectuales mismas ~on aquí tan robustas y varias que
puedan ni necesiten combatir entre sí para que las mejores sobrevivan. Esto es lo que explica y disculpa la buena voluntad con que
Madrid se amolda a las con... 1usiones provisionales de los aprendices. En Madrid, el triunfo es de los que empiezan. Es que no hay
críti:::a, me dicen. Cierto; o más bien la crítica es proporcionada al
vigor de las obras que se producen. Un caletre bien formado y
amueblado, puesto a tasar Jo que hay aquí con un criterio valedero para más de seis meses, no tardaría en granjear fama de
caníbal. O por lo menos, tendría que degollar a muchos inocentes, cuando lo mejor es quizá dejar que sigan viviendo a
crédito hasta que sus esperanzas y las nuestras acaben por fructificar o se marchiten solas. Todo hombre que se parapeta detrás
de unas gafas y se recalza el sobaco con un cartapacio henchido de
papelotes, y calla, abrumado por la gravedad de sus descubrimientos
de principiante, me parece respetable, y estoy pronto a seguirle una

LA PLUMA
vez y otra hasta los bordes de los Mediter .
.
hace, por lo común Madrid
raneos que mvente. Así
.
'
' que no se acuerda de
d
sm cesar a la experiencia fatigosa de un
. ~ª- a, y retorna
aprend1zaJe mtt"rminable.
Madrid descubre cada lustro . 1
, mc uso cada año el
la santidad, el poderío, y se aco e
. • amor, 1a am bición,
nal obligatorio que el corazón _g gustoso sm otra espera al doctrivida le duele como un chasco Jovedn PS~omulga. Cada lección de la
.
pesa o. 1 sus guías no t d
n guar que no hay cerros en Úbeda· ue
ar an en aveque las nieblas llegan puntuales a'I q
las lechuza~ son blancas;
todo, este no es un país tan mal obe;mpezar Bru~ar~o (después de
marismo, se llama a enga ·o L g
nado), Madnd, mcapaz de hun • es vuelve la espald
abandonados gastan la ma t .
a, Y 1os maestros
.
es na en probar que s
ó ·¡
Jan en pureza a los a etitos de
us m v 1 es aventaMadrid no aprende lu ex . lo~ prede~esores que fracasaron. Pero
.
penenc1a es discontinua L
en el punto de partida. y habiendo oído
. o repone todo
voz trémt1Ja
,
preguntar tantas veces con
por q~é están las dos osas
de banarse en el mar siempre medrosas

no se le ha ocurrido, para poner a
_'
mandar a la escuela a los
prue'Ja la calidad del lirismo.
ignorancia de la astr )no ~re~ntantes, no sea que se trate de simple
sado que está por nacer~ 1a. ero ese sería el Madrid docto y avi-

BL PASBANTB BN CORTB

e

p

ti)

176
1 .1

1 77

�LA PLUMA

cSn el rincón mostraban sus perfiles austeros
'Gestigos del heroico simbolismo de ayer,
'Y entre una paralela de epígramas fumaban
C:uatro femmes savantes ajenas a EMoliére.

AL POETA ARGENTINO EVAR MENDEZ
..,.
te he evocado esta noche en París
-.:,var, •
· ya,
GJ
l f'1' ,t que te ad"zvzna

eon le pnnce
;,; ar,z c:r◄
l
t
b
confrére te saludan os va es

cSn la niebla fluyente de los vasos pletóricos
9Je ca/é, de cerveza, de ilusión o de geen
;i)ibujó la voluta los enérgicos rasgos
9Je una cara silueta: ¿9?.ictus era o ;Joaquín?

0

'Y
como a ueln.
la «Closerie de .lilas»
G.ue gestan g orza en

- sentimentales, de
.
cu bl, de tus vemte
anos
cfl,a
J
t u es,'
•'uerzo y tu gran
p le ios de 0nsueño, ue
&lt;Gas a ac
h or el arte que amabas
cSinceridad de luc a P_ d 9l uel Pauvre Lelian...
9l traves de la magza e q
• ·tas a la .luna
'° t , tus complicadas vzsz
,
\.;On e . , l reino de l a misan
· t ropza
'JI tu excurszon a
. dote una
, te salvaron las musas dan
,
'Y como
.
d . Primavera, Poesza ...
fllor en Ma1, que es eczr
· tas precoces
9lllí estaban algunos d adazs
a11
,
l . l ue les daba c1,wnon.,
Con sus ~ubes
s~ agitaron libérrimas,
.tas han e~asle '°h l O » fR.oberto y 9lbsalón.
flaltabas tu Y e « \.; u '

J;9/,~:

flverio trajo en sus ojos dormilones y lúcidos
.Ca seda incomparable de su bella amistad
'Y oyó en lenguaje eslavo reverencias la obra
;i)e ffngenieros, poeta de una nueva verdad.·
Cf;rajo el vizconde el dardo de su fina ironía
flJerard su fantasía, su pluma 9)'/;sparhés,
'Yo traje en mi recuerdo .Ca Pua y .Ca &lt;:Siringa
'Y fMonsegur y Crespo trajeron su ajedrez.
flrente al poeta jóven que cenó cien estrellas
flJebiendo luego el lírico licor en el caJé:J
'lin estudiante pálido nos recordó en su jerga·flue así inzció sus años el glorioso !l)onnay.~--

-·~

.Ca pléyade entusiasta puso en tensión ¡~;·;,das
!De oro de la lira... cSurgióJEMoreas, CVerlaine...
179

�LA PLUMA
LA PLUMA

!Paul flort melodizaba sus sencillas leyendas
Yo recité a .Cugones, a ff{errera y a 9?..ubén.
~obre la brisa eólica que aligeró la atmós(era
Cargada de quimeras, de humo azul, de pasión,
~intióse imponderable en sus alas inmensas
.Ca música del viento que desala ~anón.
Pues viejos cancioneros, bardos ilustres, críticos,.
flilóso/os que inquieren nuestra razón de ser,
{;uardan fresco el espíritu y el corazón alegre
Con la luz que proyecta sobre ellos la mujer.
:Dos hastiados misóginos en agudas saetas,
Concretaron la oculta potencia de su spleen,
Un futurista ameno negó a 93ergson, y un sabio
:Dijo que el infinito tendrá algún día fin.
fl&lt;.arys, hindú sereno, sostuvo ideas graves
t2ue ~are 'Galo!f, el vate ruso, oyó y aplaudió
Y ante madame Orlo/f que vivia cien éxtasis
fliloso/aba el verbo sutil de ~ercereau.

91,lguien lloró al poeta con t
tlue al punto su sollo
h. an honda emoción
P
a1
zo se zzo gr
ura -viher el ~uerte
l
ave,Y total:
a,
/4
esca tor que
l .
.¿ouscó y hall ' l
en e marmol
o as manos de la Marcha Nupcial.
Cuando cesa la orquesta d, l
'G'rás de la dicha al
e as almas los ióvenes
'Yo me d" . .
t' egres y ruidosos se van
zrz10 so o como anf .
,
fMe asiste en el cami l lana a mz casa,
no a uz de 9Udeharán.

'!f.

pues que tu recuerdo me ac
-•
!Poetzca que quiso regalarme !Pi ompano en la noche
'Y puesto que d, [/¡
.
aul flort,
fl.ue sabe del ;;ac: ~a;cza tu sensibilidad
r, e amor, del dolor...
'Y tienes una lira ar
!Para soñar y vives t p la ~antar y un alma
'be envío con la pros: g. .ºrz~ en un rincón,
P
•
szn rztmo de · • l
..La Joven /ortaleza de . . .
mz epzsto a
mz vze1a a/ección.
VICBNTB .MARTINBZ CUIT~O
París, Febrero

Ciencia y literatura, pintura y escultura,
'Godo el bagaie lírico de tu t2uartier .Catín
~e estremeció un instante cuando una voz adusta
!Pronunció en la velada el nombre· de fRubén.
180

1921.

�LA PLUMA
de los predominantes en la crítica de la sociedad española al comenzar el

LIBROS y REVISTAS

siglo.
Quien pretenda orientarse en lo que acerca de España y de sus destinos se
ha pensado y escrito por los españoles contemporáneamente al desastre, as(
como en los años que más de cerca le siguieron, advertirá que toda aquella
producción, en su fase puramente crítica, si tiene hoy un valor documental e
informativo, puesto que nos revela un estado de conciencia ya histórico, no
puede imponérsenos por el vigor de sus conclusiones ni, menos aún, por la
autoridad de sus métodos. Lo primero que hicieron «algunos» buenos españoles en aquel trance fué naturalmente chillar, enfurecerse, o plañir, y rasgarse las vestiduras. Pero fueron solo algunos. Si su escaso námero, y la sordera com6n, los inutilizaron como i.ombres de acci6n, la falta de reposo y la
turbación del alma (causada por \a noble angustia ante el presunto aniquilamiento inminente de Espada) no les preparaban mejor para una crítica s6lida,
que exige tiempo y postula la esperanza. Con un pie en la acción politica inmediata, y otro en la filosofía de la historia y en la crítica, se corre mucho peligro de no hacer en ninguno de los dos campos cosa de provecho. La perdición
del español moderno, que es no saber o no poder partir como se debe las vocaciones y no acertar a realizarse plenamente dentro de los limites escogidos,
no perdonó a los pioneers de la regeneración nacional. Sus escritos son en demasía turbulentos y están contaminados de arbitrismo; muchas de sus conclusiones las contaría maese Nicolás, el barbero, entre los «advertimientos impertinentes que se suelen dar a los príncipes». En rig•r, los inventores y propugnadores del europeísmo dejaron tras de sí una obra que, en conjunto, es lo
menos europea posible.
Refiriéndose a Costa, Araquistain echa de menos un serio estudio crítico
de la obra del cleón de Graus,. Estudio difícil, porque la producción de Costa
es múltiple y desigual; estudio que para ser completo y veraz, debería explicar
la obra por el hombre, puesto que lo descomunal en Costa fué el c:irácter.
Se ha hablado de levantar el mausoleo de Costa en la cima del Moncayo. Bien;
pero del .Moncayo mismo se sabe qué altitud tiene y de qué materiales está
hecho. Yo no quisiera escribir (porque no lo pienso) nada que parezca irrespetuoso para Costa. Vivió como un héroe. Fué el corazón español lacerado. .:Encarnó una España llena de honradez y de buena fe, que aspiraba fervorosamente a salvarse sin salir demasiado de sus antiguos quicios. Su formación
historicista y su temperamento excesivamente conservador prestan un alcance
insospechado a su idea de «reconstitución». Costa pasa por haber arrinconado
ciertos chirimbolos histórioos de que se había hecho un uso desmedido; quizá
sea así; pero otros le eran caros, y le emocionaban, sólo por su prestigio espaliol. Costa, como todos los espaiioles de s..1 tiempo (¿llegan a dos las excepciones?), fué también un sorprendido, un desengañado; en su inmenso coruón, el
fracaso despert6 ecos formidables; pero el atrezzo oratorio del siglo XIX ocupa
todavía harto sitio en su alma: se vé que hay demasiada batalla de Villalar, demasiadas Cortes de Castilla, demasiado Justicia de Aragón... Y acaso también
demasiada confianza en el leal entender y en la cordura de capa parda de los
honrados varones concejiles. En suma: la solidez de su punto de vista histórico
113

�LA PLUMA

,.

y la eficacia del resorte moral que pretendía disparar nos parecen muy discutibles. ,Costa-observa Araquistain-sintió profundamente la emoción de España y de lo español...; pero se le escapó lo genérico humano•. Me inclino a
darle la razón, a pesar de que Co11ta repite mucho: ,Antes libres que solventes, antes hombres que españoles•, porque probablemente solo quería expresar con eso la rebelión contra el Estado oligárquico y caciquil. Menos dudoso
es que el programa de Co3ta, despensa y escuela, no pasa de ser una fórmula
previa, preñada de cuestiones capitales, de los verdaderos problemas. Araquistain se pregunta: «¿Qué escuela quería Costa? ¿Y cómo yeía la distribución
de la riqueza?» Con la respuesta a tales preguntas se mide todo lo que hoy nos
separa de aquel hombre. En general, la violencia y la minuciosidad de la visión inmediata que Costa obtiene de las cosas, le achican el horizonte; ta1 es
la plasticidad de su imaginación, que todo se representa en ella con relieve doloroso; de ahí su estertor, sus urgentes clamores, y la asignación de plazos brevísimos para el hundimiento total de España; la futil superficialidad de ciertos
e remedios• quizá viene también de la ansiedad que no admite espera: resulta
que España ha de salvarse por obra del Estado (unas Cortes, unos jueces), el
c1;1al necesitará salvarse primero a sí propio mediante un esfuerzo cuyos mó•
viles y trámites no se veo muy claros. En lo alto, como garantía intangible,
está el «cirujano de hierro•; su función consiste, en último término, en ~uplir
la conciencia colectiva de sus compatriotas.
El criterio con que Araqui11tain. se aplica a j11zgar las cosas de España (criterio que no es solo personal, sino expresivo de lo que significa actualmente
el europefsmo) difiere del de Costa por más de una razón. Su preocupación
dominante es el hombre: el fin de toda acción pública, de toda política, C6 elevar ilimitadamente la dignidad de cada individuo. En el caso de España, son
aceptables los caminos que conduzcan a establecer la equivalencia entre lo
español y lo humano: que lo específico nacional no sea una minoración de valores universales o un estorbo para percibirlos. En el orden:político, ese liberalismo se realiza mejor que nada por la democracia. Araquistain, que en política es socialista militante, ve en el socialismo cun retorno a lo elemental por
entre la maraña de las desviaciones históricas•. cEl socialismo -aiiade-, como
todo grao movimiento espiritual, parte de la idea de humar.idad para coocluír
en el individuo concreto y físico, pasando por la nación étnica y geográfica•.
Ese modo de anteponer la categoría de humanidad a la categoría nacional, y
esa consideración superior del movimiento ascensional del proletariado (prescindiendo aquí de lo que sea meramente esp{ritu de partido o de clase), movimiento que Costa no ponderó como era debido, son, cuando se refieren a los
problemas de España, dos rectificaciones importantes al costismo. Pero hay
otra quizá más profunda; consiste en fiar menos en una revolución constitucional y política que en la transformación moral del individuo, en nuestro caso,
del español. Cuando se tiene del carácter nacional la idea que Araquistain expoae en los &lt;iltimos capítulos de su libro, no se puede poner mucha espcrania
en el milagro de una convulsión social, aunque de ella salga abolida la propiedad.
,Atonía del sentido moral para todo lo que cae fuera de la órbita doméstica•:
tal es la dolencia española. Y eso ¿cómo se cura? No será por la coerción extc184

LA PLUMA
rior. Araquistain
. se da así la mano con quie
~gra_ron h. ero1camente la vida (con h
, nes_. p_ensando en otra España conc1ón
mtenor del. hombre nuevo• y o no
ero1smo
d1st10to
ro'
A a · t ·
estoy Je·
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rma_r qu1s am; y s1 uno se pone a catalo
J OS
e com:;&gt;artir la opinión de
v;erte que todos los propósitos desiote gar Jªs observaciones personales, ada canee de nuestros ojos han e
. resa os que se han ido tronchand
comEo por ser frívolos, o' pueri)e;e~,~~ nf tanto por ser estúpidos los gesto~cª!
. sa preocupación moral do0::ina cr ener e~ ~1 corazón una cloaca.
viene que este su libro despierte en el etl cspmtu d_c Araquistain y de ella
ce or resonancias graves.
M. A.

f

•••
Zonobia Camprabi de Jlménez J
Esjada, traducciones.-I. JinetesyLA~anl Ramón Jlménez: El Yirasol ., la
'
,._za e ma,· de Job.o B S
J
Nunca como ahora se han vi~to los e
'
. yngc.
ta;;t colmados_de traducciones. A juzgar sC:pF~es de las librerías españolas
e_ /r~s, pud1e~a creerse en una cxplos[ó r da c~an_da que de ellas hacen los
f~~a°E el afán 10tcrnacionalista caractcrí~ti~: c~n~s1dad en el_ púb!ico, contauropa. Mas son tales el desconcie
e ª producción literaria de
~e obras extr_anjcras y la falta de criteri~to en que se multiplican las ediciones
e a su elección, que luego se echa d
he, salvo raras excepciones presi
ra!1cia no se debe sino a la escasa r~ ver . asta qu~ punto semejantt- 'exube:
~1c~ que para el editor supone la idqi~~~~~n
y.ª la ventaja econó1 1 n desplanola
an¡eros.
e a propiedad de títulos ex
r De ahí q uc 1a ¡abor en c..c se r d
cothlabToración con su esposa ~~s ob.:~af.udan
IRamó'?' Jiménez, cuya de0
rana
agorc sigoifi
'
a versión modelo d R
~~~ctor quizás no'advier~u;,;J~~~/:¡~~rf;pccció; en_ cada caso, algo má~
er que de e llo depende en much
' ero_ ª~ importante a nuestro el!falta suele mostrarse la producción / parte la d1gn1dad litcrari;. de que tan
~f~ ~~: m~lgtastado muchas palabras ~~~~·c1!:!p~!~ idcl tordpchabuso pcriodístid
micn o a la atención del lector
ecua o a menester ahora
,:d. Córrese el riesgo si no, de que vo~=~r qu~ las ~es~ituya su prístina clari. reza, moral, cuando referidos al ar
. os 1nsushtu1blcs, como conciencia
b1~~ la moral arlistica de Juan Ram¿~ rcrgan toda eficacia expresiva. Ahor~
na ' ad en las letras españolas sus r
im ~ez_ d~fine de tal modc; su perso_dan tan singular relieve ¡ su ac~~~~~clnnc1p1os deri_vados de la Dclleza
vure~~os que mejor expliquen la serena ar!~~~ca de vc10te año~, qnc no hay
•
en que su obra se deseoni •No serán• pues, nunca sus traducciooc
mucho menos apartamiento del ca . s mer? ~escanso de la labor original
prolongación de aquella, y hasta~'~¡° pro¡1c!o a su inspiración, sino natu:
mana, como si quisiera ayuda 1
~ra ec1rsc que su explicación más
cruzada por el triunfo del esp(ri;ucsib:~P;f hcsfudcrlzo ~on el ajeno en la común
u e a berra.

~f:1ª
1

{;'ºª

;:1

q:~

�..
LA PLUMA

LA PLUMA
Inauguran con Jineles hacia el mar Zcnobia Ca~prubí y Juan Ra~ón Jimé•
nez una nueva serie de traducciones, cuyo solo utulo general El 'J,,-ast1l y la
Espada dice más oon s11gestiva concisión que cien páginas de advertencias y
progra:nas. El nombre de Synge, la boga de cuyos dramas ha trascendido a
Europa no ha mucho, es desconocido en España. Un grupo de a1!cionados y
actores incipientes :preparan para .muy en breve la reprcsentac1ó_n de este
cuadro trágico en que alienta el espíritu heroico_ de esa Irlanda, q~izás menos
enigmática para un público español que para el rn_glés. Teatro poético en toda
su excelsitud, no se diluyen los caracteres dramáucos en vaguedad de ensueño
sin evocación posible en la escena¡ antes bi_en, hieren dire~tament~ _nuestro
sentimiento con la representación escueta, simple, de la realidad estilizada en
los menudos pormenores cotidianos que llenan la secular gravedad del
tiempo.
.
.
Escrito Riders to tite sea en una a manera de deformación poética de un
dialecto gaélico, han procurado sobre todo los traductores_ la fidel!d~d literal,
sin adaptarla a ninguni, modalidad popular española que c1rcunscn~1era a ?e•
terminada región, en el ánimo del lector o del _espectad&lt;?r, el ª~J?ho sentido
humano de esta tragedia, en que la muerte gobierna la vida trad1c1onal de sus
personajes, no ya con la vaga fatalidad, un tanto literaria, de los dramas de
Maeterlinck, sino con esa su terrible pr&lt;'sencia de todos los días.
C.R. C.

***
Eduardo MarqaJna: E.I beso en la herida.-Novela.-Estrella, Madrid

}:i

•••
Aa«a.to Strlndbcrg: Da,ua Macabra
Publicaciones «España•, Madrid

19~0.

Escriia acaso con el pie forzado impuesto por el editor a la serie de •Novelas para mujeres• en que ésta se incluye, revélascnos una vez má~ patente el
esfuerzo de trabajador incansable con que Eduardo Marquina, líneo, drama•
turgo, novelista, multiplica su activida? literaria.
.
.
Adviértese en todas sus obras un smcero afán de comu01cac1ón con el púb!ico, empeño en que suelen fracasar la mayor parte de los e~crito~es, por
desestimiento voluntario y altivo unas veces de la menor trans1genc1a, de la
menor abdicación personal en aras de la mutua comprensión¡ por el deseo
exagerado las más de obtener el aplauso _aun ~ cost~ ?el propio sentir. Mar•
quina se propone honradamente la conv1venc1a esp1ntual con el lector, con el
espectador, concediéndoles sí, desde luego, el derecho a la amenidad de la novela o el drama que ofrece a su consideración, pero sin renegar del lirismo,
de la presencia del poeta que dignifica cuanto toca.
El beso en la herida es, pues, una novela eminentemente romántica, pese al
ambiente natural en que sus amorosas peripecias se desarrollan. Romántica,
en cuanto al autor, sin rebozo, exalta a conciencia la abnegación de una mujer
wwrena y slfJillana, destacandú la pasión en que se consume la protagonista
sobre el sencillo cuadro de la vida diaria. Romántica .además en cuanto al procedimiento del novelista, que parece haber querido imponer al lector un ritmo
acelerado a medida que la narración avanza, disimulando el drama que ha de
estallar luego, bajo los claros tonos, la limpidez del aire, el grato olor a Sevilla
186

J

de la primera parte cuya com
• •
cia de Valera, para preci itars~O 1C16 n nos recuerda a veces la alambicada gras11cesión de acontecimie!tos rá i~spufs conforme la a~ci6n transcurre en una·
mente acumulados, como en
amente expu_eSt os e mcluso melodramática1
Alarcón o de Fernán Caballero. l\~e~~~Jraasm~rtéticas de D._ Pedro Antonio de
parezcan falsos inventados si . .
. icamente, decimos, no porque nos
n_eos, e~to es, p¿r reducidos.' pa~ ~~s:~~ca~~ó¡° huma_na, sino por extemporáCJO de tiempo breve en realidad
gu ª emoción del lector, a un espalando en la lenta progresión de 1~:ra t~n gran des~arga como se ha ido acumu-·
el romanticismo de Et beso en la he,-~;rtulos anteriores. En resumidas cuentas,
sobrado de la que tan fielmente a areceno se nos m~estra_ falto de vida, i;ino,
rcl11s, bt'llos frescos, firmes 6leot ta en sus pá;1?as pmtada-lindas acuac~mo el de la gitanilla plañidera s~brel eta! belhs1mo apunte al agud fuerte,
misma, contada por la gente ue l .
e cadáve~ de_ Almudena-. La vida
el p_oetA dramático, cuya nob~ in:e~~:ó~T~l ei91a historia, espiritualizada por
capitulo, sacados del Shakespeare de Ot ¡, ~e ªJ;n los versos que glosa cada
La 1 empestad y, sobre todo de e,
e ~: e 0 ~ 0 Y ~u_lieta, de Ha,,,/et, de
'
omo gus1t:1s, espeJO de hnsmo dramático.
C. R. C.

192

;.-

T rad

.

uccióo de Manuel Pedroso. _

Coincidiendo con &lt;'1 anuncio de la í
~ el Teatro de la Princesa ha inau ur;acasada cor_npañía dramática alemana
rial, dando la primera versión caste,1 d~ sus pubhcac1ones esta nueva editoq~e demuestra la persistencia en sus ªºIt
e un/fª~ª de Strindberg. Elección
huo del semanario España el mirad e I ores e mismo propósito loable que
una curiosidad mal avenida con el aº: eu~opeo ~e cuantos españoles sienten
Es lástima que el buen aficion d
o ambiente nacional.
probar con la representación esc~nfc! ~ea;ro no haya tenido ocasión de coma buen seguro para el lector que b
e e ecto de la lectura, desconcertante
agrado de la facilidad.
usque ante todo en una obra iiteraria, el
No es, sin embargo, Danza .A:facabra un d
rama.oscuro. Por el contrario, los
1:3racteres muéstranse tao descarnados
t!camente, que nos sobreco en el án. por 1a p~s16n 9ue los gobierna dramáSino con la fatalidad implac:ble de 1~:o n~ c?n irrealidad de fantasmas vagos,
en toda su desnuda crueldad.
sentimientos humanos puestos en juego
El espectáculo de la vida exa b d
.
en.el que el Mal triunfa ioclus~ ~r 1 ~ en un confh_cto ~e terrible sencillez,
ahí toda la tragedia. Horrible e
upre~a purificac1ón de la muerte. He
espíritu como toda concep&lt;.iónpe:~oª? ldepres1va~ao!es bien, fortalecedora del
La composición del drama a ri~a _me?te pe mista. .
severa línea de los sentimientos pu
".1~ta desproporcionada, se ajusta a la
el desequilibrio aparente, efecto de~ ~6:_1g10ao ~on un rigor tal que justifica
a .,1ca estricta con que se desarrolJa la.

ºyª

!

tª

187

�LA PLUMA
acción lenta, saturada de reservas diná:nicas, que hacen inevitable la explosión
'final de cada acto y armónica la relación total de las escenas, desmedidas a
fuerza de agotar el dramaturgo toda la capacidad de pasión-de mala pasiónde sus personajes.
Creciente la boga de Strincfüerg en el Norte de Europa de la guerra a la
fecha, llenos los teatros de Alemania del gran público que acude a las representaciones de sus obras, cuya actualidad ha llegado este año incluso a París
-donde el teatro extranjero suele obtener pocos sufragios, quizás por la perfecta adecuación del propio al ambiente francés-, la publicación de Dansa
Macabra revela el prurito digno de encomio de continuar la obra de España,
al tanto siempre de las modalidades exóticas susceptibles de ejercer una influencia renovadora en nuestro público y en nuestros escritores.
c. R. c.

**•
Ja.an de la Bocina: Los Maestros del Arfe Moderno. l. De Incres a TouJou,eLautnc.-Madrid, Calleja.
Reunidos en volumen, que tendrá adccuaaa continuación en otro próximo,
cobran estos artículos periodísticos toda la significación que su autor se propuso al escribirlos. Leídos en serie se nos muestra mejor la intención del cr(tico, supeditada en cada caso a un concepto estético, en modo alguno abstracto
ni puramente especulativo, antes bien fundado en la interpretación lógica de
las obras que considera. Además, esta consideración y aquel concepto, enderezados no ya a construir ninguna teoría sistemática, sino simplemente a exponer ante el profano las causas y efectos inmediatos del arte contemporáneo,
pretenden ante todo dar a los hechos su plenitud, revelándolos no en su anatomía, minuciosamente desligados, vacíos de su propio aliento, mas coa la apariencia, el color, la animación de la vida misma.
Constituyen este primer volumen hasta veintidós semblanzas de los pintores y escultores cuya obra determina las corrientes artísticas más importantes
del pasado siglo: Oc lngrcs a Toulouse-Lautrec, los uombres de Corot, Dclacroix, Courbet, Puvis de Chav~nncs, Mcunicr, Manet, Rops. Degas, \Vhistlcr,
.Fantin-Latour, Rodin, Odilon Rcdon, Monct, Pisarro, Sisley, Renoir, Cézanne
Gauguin, Carriérc y Van Gogh son, cuándo jalones de etapas netamente definidas en la historia del arte, cuándo simples puntos de referencia en que apoy.a.r
la visión crítica del arte contemporáneo. No se propone Juan de la Encina
ningún empeño erudito, sí solo divulgar, interpretando a los ojos del público
su significación, las teorías en que los artistas encauzan el prurito de expansión espiritual. ¿Qué carácter, qué íntimo sentido tienen el academicismo de
lngres o la romántica exaltación de Dclacroix? ¿Cómo se explica la gran conq11ista de la luz por lo? pintores impresionistas y el audaz retorno al concepto
grávido de la representación plástica, que implican las tendencias ahora predominantes? ¿Hasta qué punto se funden y triunfan en superior armonía de
contrarios las dircccionc::s más opuestas en principio? ¿De qué suerte se influ:-yen mutuamente medios técnicos inventados con muy diferente propósito del
188

LA PLUMA
fin estético a que luego sirve ? ·Q
~as :e~c•b·ones ~~rendidas deci~e~ l~ép~~nud~J indcidencias, qué azares ajenos a
~n e a or cntica no es menester
ucc1 n e la obra maestrar ¿Qué consuda per la torpe repetición acadé:rra con~ervar una tradición pura, ervergentes a las nuevas auroras&gt; ·Qué ca,_abnendo todos los días los ojof de 1
de los artistas en lucha con ·el
d~nsenanzas se desprenden de la vida he o·ªs
l~s de l~s -~anifestaciones liter1:r~a~ºo ambi~n~c? ¿Qué transfusiones espir:t~~~
!~~~~t~:::tª11 en ocasiones pcrnicios:1:;~~~s~~:ce!u :ipoác~
predstan.
singular
mmo
e pmtores
y
Tales son algunas de las consider .
tura de los amenos artículos de J
ac1ones que al aficionado sugiere la 1
nas afean tal cual descuido en el
de la Encina, cuya limpidez literaria a e~=
voca-dt tan li~eral-al traducir los
alg~na que otra interpretación eciuíque errores fácilmente subsanables en do_s.
e alguno~ cuadros, erratas más
e 1c1ones sucesivas.
C. R. C.

~!~u

tgJ

c. R. c.

�LA PLUMA

LA PL UfMA
,

. o al texto impreso de una (a-

ción a Dario.-No a Dano, srn E el último número de
Una c&lt;;&gt;rrec . La haila,'ina de los ji~s &lt;fesnudos. Cdo provisional-nuestro

mosa poesia ~uya.
a la palabra último un sen I
vidcntemenEspaña-y quE1s1é_ramobt::.canedo señalaba el erro~ cor: ~~::ora de aquella
colaborador nnquc . . 6 en El canto errante la prunc
te a su juicio, se ,mpnm1
composición:
Iba en un ¡aso rttmico y felino
A auances dulces, áriles o ~u'!4s,
C•n airo de animal y de d1vmo
La bailarina de los jies desnudos.

. fi . y al hacer la indica1 t xto repite e1mo. •
d
1·m•
En vez dcbl a~jc~i;~:~:r~:fa~
coerrección que su_g~~~mo; :º:¡
de
0
ción, apunta a,e c
or la economí l de la compos1c1 ' al 0 uien por habérpucsta, más aun qu~ fa hemos visto así. Qu~siéramos 9-~e arime~tc o en ma•
·toda ella. Pero nunc
haberla visto unpresa ongm.
sela oído decir _al poetafio p~: o invalidara nuestra hipótesis¡- El primero es
nuscrito aut~ntic?, c~n :alidad han venido luego a confirmar ª~ticular a DíezDos testimo01osllo~quín D. Juan Alcover, que, en c~rt~oi de Miramar, la
,del noble p~eta ma
n el oeta una tarde en un _mira ue fué por cierto
Canedo le dice: «Pasé coen M~llorca· entrevista inolv1dab_le
d de un ocaso
segu~da v; que écs~~vfargo silcncio'impucsto porJa ~bhfo~ ~os recordamos
la últ1i:nª· cspu ~zo palidecer intcosam~ntc a
~~ilarina de los pies des•
rmarav11loso,. que .
Darío recitó preosamcnte a d ·t dice:
versos propios y a1cn1~·
verso de la estrofa que uste c1 a
.nudos, y, en efecto, e ercer
..
Con algo de animal y de dmno.•
.
.
a la memoria unos
l
rta de Alcovcr, se oos v,1cnenal
lur. son los
Al citar este trozf de
vierte o las anteriores l~ncas . g~or~os hoy en el
versos suy~s, sobre Ro~~~ Darío con el título de L liostt, m e
versos dedicados a u
libro Cap al tard:
41 ·¡
Ha arrib,zt un h•me intensament j ' '
gue la dolsa lira ¡unteja ¡er joch; .
~ ·ne-~aporta
un até /,cálit,
a terra mve,
,_
porta un até jove d1l pais del foc .

~::~f:

.°i_;

·J

L

:.i~:

.
mar ue en • Los Lunes de El¡,,..
El segundo testimonio e~ de Gabri~~rº rot~n~amentc e~ que siempre(~~

:?~a1E:~€! 1;::i~ty~;?~}~?}::7i;~:;:2~~:.

0

·{sfe,.a~~~:;i~:~~it
~te ~r:,masl
¡ d'go como es oa u •
b
d
leo esa bella poes a '1 b fi /'no es efectivamente, a sur a.•
J..a repetición de la pa a ra e '
'

Así, pues, las futuras ediciones de Rubéa Darío habrán de tener en cuenta
esa corrección, que ao es un descuido del poeta, como otros que Alomar y
Dícz-Caocdo han citado, sia.&gt; mero error de copia o de impresión, rutinariamente aceptado luego.

Bl semanario «España•: Esta revista, fundada por García Bilbao hace
seis años, dirigida eo sus comienzos por Ortega y Gasset, y ulteriormente por
Araquistaio, cesa de publicarse. El punto a que ha llegado la carestía de los
medios materiales de confección de un periódico, y la apática reserva de nuestro público, que cuando su devoción es mayor, suele no pasar de uoa actitud
expectante, fiando la defensa de aquello que le place más a la buena voluntad... ajena, han dado con ella en tierra. Volvemos a quedarnos sin periódico
libre. Ciertos tipos y clases de la sociedad española se alegrarán, porque el
semanario Espa,1a, que ha machacado sin tregua en la recia costra de la insensibilidad nacional, veía corroborada su autoridad por el rencor de los beocios
recalcitrantes. Si, eo contra de nuestro deseo, la desaparición del semanario
España es definitiva, y quienes lo han defendido hasta lo último dejan a otros
la dificultosa tarea de reemplazarlo, ni su fundador, ni quienes lo han dirigido
y orientado deberán pensar que su esfuerzo ha sido estéril. España no es un
propósito malogrado. Quien pretf'oda conocer las inquietudes, las esperanzas
que, en una fase crítica de la vida espiritual española, han agitado a lo más
selecto de la generación que ahora llega a la madurez, tendrá que buscarlo en
esas páginas. &amp;paña ha removido muchos falsos valores enquistados en el
aprecio público, ha puesto en circulación otros nuevos; las líneas generales de
,u acción suponen una idea de lu que debiera ser nuestro país, tao distinta de
la realidad presente, que los españoles de mañana, si valen más (esperámoslo)
que los de hoy, mirarán en el pensamiento director de Espa,1a un brote precoz
de su propio espíritu.

***

La invención del cine ¿pned• compararse a la de la imprenta?La excelente revista parisina Le Crapouillot, nacida en las trincheras, acaba
de publicar (16 de febrero) un número cspccialmcotc dedicado al cinematógrafo. «La invención de la imprenta-escribe M. Pcrrot-no fué sino un perfeccionamiento mecánico en el desenvolvimiento de la escritura manuscrita.
La invención del cinc es, por el contrario, uoa revolución; es una transformación completa en la manera de expresarse y de comprender, uoa especie de
esteoo-ideografía, legible por todos». Artículos sobre la estética del cine (Alcxandre Arnoux, Galticr-Boissiére, Delluc, Braga, Colio), al~uoas fotos, y muy
buenos dibujos de Oberlé, Jean Loup, Foy, Naza y otros, componen un número
que los españoles devotos de este nuevo arte leerán con provecho. Y al que
más le aprovechará será al autor de los insufribles e letreros chistosos» con
que empezaron a estropear las cintas en un cine de la calle de Génova, y que
ya ha hecbo escuela.

�LA PLUMA
a ,las
atencl.ón SO"tenida
.
írancesas que /lconsagran
~.
• cosu
·
Entre las revistas
Ad ás de las crónicas
po1ibcas,
inespañolas se cuenta L'Europe_ No~v\tros ~:n buenas recensiones de cuanto
serta periódicamente 1!nª. revista e l
aquí se publica de algun interés.

**•
. .
arís) re resenta, en lo político y social.
El semanario Le P1·ogrés Civu¡ue (P uí Esp'tiia. Se halla, no obst3:nte su gran
un papel análogo al que representaba aq 11 mamiento a la generosidad de sus
difusión, en un apuro grave, y _hac~e~en ~il francos. La suscripción se cu~re
lectores, pidiéndoles un donatlvpo
, Civique cuantos atienden a las senas
b
leer Le rogres
.
pront_amente. .D e eén úblico planteadas hoy en Francia.
cuestiones de mter s p
. . 1R
.
dí . Lusitania Madrid, Ed1tona e11:s,
Libros recibidos: Rogeho Bl~e: i \o.-Mario 'puccini: Viva l'anarckta,
1920.-Canci~nero de amor..:.._~ª~~iam'e/ Vida de los mártires, trad. de Rafael
Bemporad-F1renze, 192 1.
•
Calle·a Madrid, Calleja, 1921.
J •
• •
, -La Connaissance, París.-N?s, Oren~e.es, Pans.
B
Ai.r·es -Re,.u·tono Amencano,
Revistas•• Belles-Lett1
.
v,·d
Nuest1·a
uenos
·
-r
E,,,, Ar uitectura, Madnd.- 1
Vía LibYe San José de C. R.- 5rana
sa! José de C. _R.-Die Aktion, Ber~~-París.-Le' Carnet-Critique, París.-Le
y América, Cádiz.-~eYcur~ de Fra~o~velle París.-La Revue de l' Epoque, PaProgrés Civique,. Pans,-;L EPdo_fe Sevilla ...'.....Atkenaeum, Zaragoza.-L;i Ronda,
rís.-Le Crapouillot, Pans.- gina,
Roma.

ª

,'

GACETILLA
&lt;Si Churruca hubiese derrotado a Nellion en Tra-

PeqtJ.eñas causa■...
d
fectos: ...yo ganaría ah ora tanto dinero como BerProducen ¡ran es e
nard Shaw•.
R. de Maeztu (El Sol, 5 de marzo).

falgar ... •

*

**

E n Madrid, y en ...-arlas expesiciones:
-Aaah....
-¿Eh?

.

.

-¡Hil ¡Hi! ¡H1!
-Oooohl
-¡Uh!

192

Algunos críticos de arte.

A.&amp;O II.

1

MAD RID , A B RIL 1921

NÚM. 11.

~

LOS CVERNOS
DE DON FRIOLERA

ESPERPENTO

SV AVTOR

DON RAMÓN DEL VA LLE-INCLÁN
PRÓL O G O
AS FERIAS DE SANTIAGO EL VERDE, en la raya
de Portugal. El corral de una posada, con entrar y salir de
gentes, tratos, ofertas y picardeo. En el arambol del corredor, dos figuras asomadas: Boinas azules, vasto entrecejo,
gozo contemplativo casí infantil y casi austero, todo acude a decir que
aquellas cabezas son vascongadas. Y así es lo cierto. El viejo rasurado,
expresión mínima y dulce de lego franciscano, es Don Manolito el Pintor: Su compañero, un espectro de •ntiparras y barbas, es el clérigo he193

�</text>
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                  <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>En junio de 1920 apareció el primer número de La Pluma, sin nombre de director o de editor, solamente con la mención “Redactores: Manuel Azaña y C. Rivas Cherif”, aunque seguidamente se indicaba: “Pedidos y suscripciones a Manuel Azaña, Hermosilla, 24, duplicado – Madrid”, que era el domicilio particular del redactor, y en consecuencia podía suponerse que hacía también de editor y de administrador. Subtitulada “Revista literaria” anunció en sus primeros números: “Se publica mensualmente en Madrid en fascículos de 48 páginas”, lo que fue cierto hasta el número 7, pero del 8 al 25 los fascículos tuvieron 64 páginas, y desde el 26 al 37 alcanzaron las 80 páginas, excepto el 32, extraordinario dedicado a Valle-Inclán, que llegó a las 96, el doble del tamaño inicial. Se vendía el ejemplar suelto a dos pesetas, y los suscriptores se beneficiaban de un interesante descuento, ya que se les enviaban seis fascículos por nueve pesetas y doce por quince. Lo que no se modificó fue el formato, de 22,5 por 15,5 centímetros, así como el diseño, que era obra de Azaña, lo mismo que el título y el lema que lo justificaba: “La pluma es la que asegura / castillos, coronas, reyes / y la que sustenta leyes.” La cubierta llevó inicialmente un adorno tipográfico, pero después incluyó el sumario del número. Se encuadernaba con tapas facilitadas por la revista, en volúmenes de seis números, excepto el primero, que reunió las siete iniciales del año 1920. Se compuso en la Imprenta Artística de Sáez, sita en el número 21 de la calle del Norte, Publicó 37 números, o fascículos, todos de gran interés histórico.</text>
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                <text>Azaña, Manuel, 1880-1940, Redactor</text>
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                <text>Rivas Cherif, Cipriano de, 1891-1967, Redactor</text>
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                <text>El diseño y los contenidos de La hemeroteca Digital UANL están protegidos por la Ley de derechos de autor, Cap. III. De dominio público. Art. 152. Las obras del dominio público pueden ser libremente utilizadas por cualquier persona, con la sola restricción de respetar los derechos morales de los respectivos autores.</text>
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